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	<title>Économie africaine &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Économie africaine &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Economie : la BAD prêche la reprise durable par la restructuration de la dette et la gouvernance</title>
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				<pubDate>Tue, 16 Mar 2021 15:43:30 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg" alt="" class="wp-image-16969" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Le président de la Banque africaine de développement, Akinwunmi Adesina</figcaption></figure>



<p><strong>Après la récession de 2020 due à la Covid-19, l’Afrique devrait renouer avec la croissance en 2021 pour une performance autour de 3,4% selon la Banque africaine de développement (BAD). Mais outre les mesures urgentes sur le plan macroéconomique, la restructuration de la dette couplée à une gouvernance pointue permettra d’échapper aux incertitudes persistantes, d’éviter une crise de la dette dans un contexte de besoin criard de financement pour les économies africaines et ainsi paver le chemin pour une reprise pérenne.</strong></p>



<p>En 2021, le continent devrait globalement commencer à se relever de la crise économique provoquée par la pandémie de Covid-19, mais cette reprise ne pourra être pérenne que si un certain nombre de facteurs sont réunis. En première ligne, la restructuration de la dette des Etats qui poursuit une trajectoire évolutive dans un contexte de besoin criard de financement pour les économies. C&rsquo;est en substance l&rsquo;un des points saillants des perspectives économiques fraichement dévoilées par la Banque africaine de développement (BAD) sous le thème&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;De la résolution de la dette à la croissance : une feuille de route pour l&rsquo;Afrique ».</em></p>



<h4><strong>150 milliards de dollars de besoin de financement supplémentaire</strong></h4>



<p>Pour faire face aux conséquences de cette crise inédite qui a largement paralysé, voire même rétrogradé les économies, les gouvernements africains ont besoin d&rsquo;un financement brut supplémentaire d&rsquo;environ 154 milliards de dollars sur la période 2020/2021, estiment les experts de la BAD. Ces fonds devraient servir, entre autres, à huiler la machine économique et booster le secteur privé en particulier les petites et moyennes entreprises, &#8230; Et l&rsquo;urgence ne dit pas son nom, puisque le continent qui était pourtant sur une belle trajectoire jusqu&rsquo;en 2019 a été court-circuité dans son élan par la Covid-19. Ce qui s&rsquo;est traduit une récession comme il n&rsquo;en avait pas été depuis un demi-siècle, avec une contraction du PIB de 2,1% en 2020.</p>



<p>Désormais, l&rsquo;institution financière panafricaine table sur une croissance de 3,4% en Afrique en 2021 qui pourrait être soutenue notamment par la hausse des prix des matières premières, mais aussi la reprise attendue du tourisme et l&rsquo;assouplissement des restrictions dues à la Covid-19 et ce, si le vaccin est correctement administré comme prévu.</p>



<h4><strong>Si rien n&rsquo;est fait, « de graves problèmes de dette » en perspective</strong></h4>



<p>Mais alors que l&rsquo;Afrique va devoir mobiliser des fonds à grande échelle, elle devra également honorer ses engagements en matière de dette souveraine. D&rsquo;autant que les solutions d&rsquo;allègement temporaire de la dette mises en œuvre par le G20, bien qu&rsquo;<em>«&nbsp;appréciées&nbsp;»</em>&nbsp;par la BAD ne consistaient finalement qu&rsquo;à&nbsp;<em>«&nbsp;différer les remboursements&nbsp;»</em>, souligne l&rsquo;institution qui remarque,&nbsp;<em>in fine</em>, un alourdissent de la charge pour les Etats africains.</p>



<p><em>«&nbsp;Le choc de la pandémie et la crise économique qu&rsquo;il a provoquée ont eu des implications directes sur les soldes budgétaires et le fardeau de la dette des pays ; et le ratio moyen dette/PIB de l&rsquo;Afrique devrait augmenter de 10 à 15 points de pourcentage à court et moyen terme. Par conséquent, l&rsquo;Afrique pourrait se voir confrontée à de graves problèmes de dette, et les défauts de paiement et les résolutions prolongées&nbsp;pourraient entraver les progrès de l&rsquo;Afrique vers la prospérité »</em>, alerte Akinwumi Adesina, président de la BAD.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p><em>«&nbsp;Le moment est venu d&rsquo;alléger une dernière fois la dette de l&rsquo;Afrique&nbsp;»</em>, martèle-t-il, ajoutant que&nbsp;<em>«&nbsp;c&rsquo;est bien sur le lien entre la gouvernance et la croissance qu&rsquo;il faut se concentrer pour mettre l&rsquo;Afrique sur la voie d&rsquo;un endettement qui soit soutenable, et éviter à l&rsquo;avenir tout besoin d&rsquo;alléger la dette »</em>.</p></blockquote>



<h4><strong>2020-2030, une décennie décisive?</strong></h4>



<p>La BAD admet que la résolution de la dette en Afrique n&rsquo;est pas un exercice aisé, en raison notamment de l&rsquo;inexistence de procédure formelle de faillite de la dette souveraine. Et alors qu&rsquo;il a fallu&nbsp;<em>«&nbsp;plus d&rsquo;une décennie pour mettre en œuvre l&rsquo;initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE)&nbsp;»</em>&nbsp;et que&nbsp;<em>«&nbsp;la résolution récente de la dette a été retardée par de longs litiges avec des créanciers privés et officiels&nbsp;»</em>, la Banque africaine de développement suggère que les pays du continent mettent à profit le contexte actuel pour ne pas louper l&rsquo;occasion de résoudre le problème la dette pendant la décennie en cours.</p>



<p>Depuis le début de la pandémie de Covid-19, la question de la dette est devenue centrale pour l&rsquo;économie du continent. Si quelques chefs d&rsquo;Etats comme Macky Sall du Sénégal ou Félix Tshisekedi de la RDC ont carrément demandé l&rsquo;annulation de la dette, plusieurs experts se sont également prononcés en faveur d&rsquo;une restructuration. C&rsquo;est le cas notamment de&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/think-tank/entretiens/2020-04-23/carlos-lopes-la-dette-publique-n-est-plus-un-probleme-africain-mais-mondial-845896.html">Carlos Lopes</a>, ancien secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l&rsquo;Afrique (CEA).&nbsp;<em>«&nbsp;Je propose qu&rsquo;il y ait une restructuration de la dette africaine pays par pays et que cela permette d&rsquo;alléger le fardeau de la dette en ramenant les taux d&rsquo;intérêt à des niveaux plus bas&nbsp;»</em>, déclarait-il dans un entretien avec&nbsp;<em>La Tribune Afrique</em>&nbsp;en avril 2020 sous le feu de la crise, préconisant une annulation de la dette uniquement pour&nbsp;<em>«&nbsp;les pays les plus fragiles économiquement&nbsp;»</em>. Désormais, le tout est non seulement dans l&rsquo;entente internationale autour des mesures à prendre pour résoudre une fois pour toute le problème de la dette africaine, mais aussi trouver le moyen efficace de la restructurer.</p>



<p>Après étude, la BAD propose que la communauté internationale fasse pression en faveur d&rsquo;une coordination mondiale renforcée, mais aussi l&rsquo;adoption et le partage entre pays africains d&rsquo;innovations juridiques et financières qui facilitent la restructuration de la dette, le relèvement du niveau de gouvernance en faveur de la croissance pour éviter une crise de la dette, le renforcement de la gestion des finances publiques ou encore l&rsquo;accélération de la digitalisation et la promotion de la concurrence libre et loyale.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Entre résilience et choc exceptionnel, l’économie africaine face à la pandémie de Covid-19</title>
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				<pubDate>Wed, 27 Jan 2021 19:40:13 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/5dc765b_781957191-000-8z69fn.jpg" alt="" class="wp-image-21041" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/5dc765b_781957191-000-8z69fn.jpg 664w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/5dc765b_781957191-000-8z69fn-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /><figcaption>Dans une usine de liqueurs à Alrode, dans la banlieue de Johannesburg en janvier 2021. LUCA SOLA/AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Dans un nouvel ouvrage, l’Agence française de développement détaille les conséquences d’une crise sanitaire qui n’a pas touché le continent de façon uniforme.</strong></p>



<p>Une Afrique résiliente face à la pandémie de Covid-19. C’est l’image que défendent les auteurs de l’ouvrage&nbsp;<em>L’Economie africaine en&nbsp;2021</em>&nbsp;(ed. La Découverte), tout juste publié par l’Agence française de développement (AFD). Le continent, soulignent les auteurs, a plutôt bien résisté sur le plan sanitaire&nbsp;: il représente 17&nbsp;% de la population planétaire et comptabilisait officiellement, en octobre&nbsp;2020, 4,7&nbsp;% des cas de contaminations dans le monde et moins de 87&nbsp;000 morts au 27&nbsp;janvier. Sur le front économique, l’activité a également moins reculé en Afrique (-2,6&nbsp;%) qu’à l’échelle mondiale (-4,4&nbsp;%).</p>



<p><em>«&nbsp;Frappé d’une présomption de fragilité, le continent a pourtant fait la preuve de sa résilience, fort de la jeunesse de sa population, de la réactivité de ses dirigeants et de son expérience des pandémies&nbsp;»</em>, estime Rémy Rioux, directeur général de l’AFD, l’opérateur qui orchestre le déploiement de l’aide publique au développement.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/aca7cd4_488096406-infogmarie2.png" alt="" class="wp-image-21040" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/aca7cd4_488096406-infogmarie2.png 664w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/aca7cd4_488096406-infogmarie2-300x294.png 300w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /><figcaption>Infographie « Le Monde »</figcaption></figure>



<p>Mais, si la récession a été moins marquée en Afrique que dans les autres régions du monde – à l’exception de l’Asie –, la déflagration économique provoquée par la pandémie n’en est pas moins exceptionnelle. Comme le rappelle Yasmine Osman, économiste au sein du département Afrique de l’AFD, aucun des chocs de ces trente dernières années, y compris la crise financière mondiale de 2008 et l’effondrement des cours du pétrole en&nbsp;2015-2016, n’avait à ce point impacté le produit intérieur brut (PIB) régional. Au total, plus de quarante pays sont en récession simultanément sur le continent, du jamais-vu.</p>



<h4>Sévérité de la crise</h4>



<p>La sévérité de la crise s’explique par une série de facteurs désormais bien connus. Il y a d’abord eu la chute des prix des matières premières dont de nombreux pays africains demeurent tributaires pour leur croissance et leurs recettes. Pétrole, charbon, zinc, plomb… Les cours comme les volumes exportés se sont brutalement contractés, affectant les grands producteurs. La fermeture des frontières a également affecté en profondeur les économies africaines en pénalisant notamment le tourisme, un secteur clé dans près d’une quinzaine de pays du continent. Le recul des transferts de fonds opérés par les migrants (-20&nbsp;%, selon le Fonds monétaire international), les mesures de confinement, le manque de marge de manœuvre budgétaire des Etats pour élaborer une riposte, l’absence de filets sociaux, ont contribué à cette récession d’une ampleur inédite.</p>



<p>La pandémie a ainsi déclenché une <em>« crise en poupées russes »</em>, le fléau sanitaire entraînant une dégradation économique et sociale. D’après le FMI, la baisse du revenu par tête pourrait effacer dix ans de progrès sur le front du développement. Au total, près de 43 millions de personnes sont menacées de retomber dans l’extrême pauvreté. L’éducation, la santé, la sécurité alimentaire risquent d’être durablement affectées dans les pays les plus pauvres.</p>



<p>L’ouvrage de l’AFD rappelle toutefois que le continent n’a pas été touché de façon uniforme. Le choc a été violent pour les principales économies africaines, souvent très dépendantes de l’exportation des matières premières, comme le Nigeria, l’Angola ou l’Afrique du Sud. Cette dernière cumulait déjà plusieurs années de croissance faible et, très touchée par l’épidémie, a décrété un confinement strict, qui a ravagé l’activité. La violence de sa récession (-8&nbsp;%) a pénalisé les performances de toute la région. En Afrique du Nord, dont la croissance est liée à la demande européenne en tourisme ou en pétrole, la décélération a aussi été notable, contribuant à la hausse des taux d’endettement. En Tunisie, la dette représente désormais 85&nbsp;% du PIB.</p>



<p>Pourtant, certains pays ont mieux résisté économiquement. C’est le cas par exemple de l’Egypte, l’une des rares nations du continent à avoir su maintenir une croissance positive (3,5&nbsp;%) grâce à la taille de son marché intérieur et à la réponse – monétaire et budgétaire – des autorités. Les Etats peu tributaires des matières premières extractives, comme en Afrique de l’Est ou dans le golfe de Guinée, ont aussi réussi à déjouer les pronostics les plus sombres. Quant au Sahel, la récession y a été deux fois moindre que dans le reste de l’Afrique. En proie à des difficultés sécuritaires, climatiques et alimentaires persistantes, cette région est peu dépendante du tourisme ou des capitaux étrangers, et a pu bénéficier de la remontée des cours de l’or.</p>



<h4>Reprise rapide</h4>



<p><em>«&nbsp;Résiliente&nbsp;»&nbsp;</em>donc, mais très fragilisée, l’Afrique aurait besoin de voir l’économie redémarrer vite et fort pour pouvoir se remettre sur le chemin de l’émergence. Pour l’heure, le FMI prédit une reprise rapide, dite en «&nbsp;V&nbsp;», avec une croissance qui pourrait atteindre +3,7&nbsp;% en&nbsp;2021. Mais comme le rappelle la publication de l’AFD, ce scénario reste soumis à de multiples inconnues, à commencer par l’évolution de la pandémie qui semble rattraper le continent avec plus de vigueur depuis quelques semaines.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/694c1a6_471473814-infogmarie1-1.png" alt="" class="wp-image-21039" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/694c1a6_471473814-infogmarie1-1.png 664w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/694c1a6_471473814-infogmarie1-1-300x212.png 300w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /><figcaption>Infographie « Le Monde »</figcaption></figure>



<p>Au-delà de ces incertitudes, la crise a remis en perspective des enjeux de long terme dont les pays africains sont invités à se saisir. La nécessité d’une intégration régionale par exemple, pour se prémunir des risques de rupture d’approvisionnement ou de la montée du protectionnisme. Cela tombe bien, souligne l’AFD, car l’Afrique <em>« dispose d’un atout important »</em>, avec un marché intérieur de 1,2 milliard de personnes, et s’est déjà lancée dans la mise en place d’une zone de libre-échange continentale, la Zlecaf.</p>



<p>Une autre priorité est celle de la diversification des économies, un chantier sans cesse invoqué mais toujours remis à plus tard. Pour Thomas Mélonio, directeur exécutif chargé de la recherche et de l’innovation à l’AFD, <em>« le développement africain ne se fera pas par pure extraction des ressources, ce serait un modèle non durable »</em>. Les experts de l’Agence appellent à mettre l’accent sur l’agriculture et le développement du secteur privé pour favoriser encore davantage la <em>« résilience économique »</em> du continent.</p>
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		<title>En Afrique, la crise économique a davantage circulé que le Covid-19</title>
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				<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 17:26:02 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20240630lpw-20240643-article-jpg_7039680_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-16146" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20240630lpw-20240643-article-jpg_7039680_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/20240630lpw-20240643-article-jpg_7039680_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption>À Marrakech, on mesure combien le Covid-19 est bien pris en compte à travers les masques portés par les habitants sortis faire leurs courses. © FADEL SENNA / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Le nouvel ouvrage de l&rsquo;Agence française de développement consacré à « l&rsquo;économie africaine en 2021 », paru jeudi, dresse, entre autres, un tour d&rsquo;horizon du lourd tribut économique payé par les pays africains au Covid-19. Et ne s&rsquo;arrête pas à des généralités sur le continent dans son ensemble.</strong></p>



<p>C&rsquo;est l&rsquo;une des nombreuses injustices de la pandémie de Covid-19&nbsp;: l&rsquo;Afrique, relativement épargnée par le Sars-CoV-2 comparé aux autres continents en 2020, n&rsquo;en paie pas moins un prix très fort sur le plan économique. Un constat détaillé dans l&rsquo;ouvrage&nbsp;<a href="http://www.afd.fr/fr/actualites/afrique-en-2021-un-rebond-attendu?origin=/fr/actualites" target="_blank" rel="noreferrer noopener">« L&rsquo;économie africaine en 2021 », publié jeudi 21&nbsp; janvier par l&rsquo;Agence française de développement (AFD)</a>.</p>



<p>Le continent ne comptabilisait, en effet, que 4,2&nbsp;% de toutes les contaminations dans le monde en octobre&nbsp;2020, alors même qu&rsquo;il abrite 17&nbsp;% de la population mondiale, soulignent les auteurs de cette étude. Les causes de cette résilience sont connues. D&rsquo;un côté, l&rsquo;Afrique a une population plus jeune et donc moins à risque, et une concentration urbaine moins importante qu&rsquo;en Europe, par exemple, limitant la capacité du virus de se propager rapidement. De l&rsquo;autre, les pays africains « ont connu leur lot d&rsquo;épidémies et ont donc un énorme savoir de terrain » qui leur a permis de réagir rapidement à l&rsquo;apparition du Covid-19,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200228-face-au-covid-19-le-nigeria-reste-l-un-des-pays-les-mieux-pr%C3%A9par%C3%A9s-d-afrique">expliquait déjà en février&nbsp;2020 à France&nbsp;24 Mathias Altmann</a>, épidémiologiste à l&rsquo;université de Bordeaux.</p>



<p><strong>Du jamais-vu</strong></p>



<p>Des avantages pour faire face à la pandémie qui n&rsquo;ont pas empêché la violence de la crise économique. « Aucun des chocs enregistrés ces trente dernières années – ni la crise financière de 2008, ni les Printemps arabes en 2011 – n&rsquo;avait eu un tel impact sur l&rsquo;activité », souligne Yasmine Osman, macroéconomiste au sein du département Afrique de l&rsquo;AFD. Le PIB sur le continent africain a ainsi reculé pour la première fois en 30&nbsp;ans en 2020 et cette récession a touché 40 des 54 pays africains. « Du jamais-vu », notent les auteurs du livre.</p>



<p>C&rsquo;est, en premier lieu, la conséquence de la dépendance encore très forte d&rsquo;une partie des grandes économies africaines aux exportations de ressources, tels que le pétrole ou les minerais. La crise mondiale a entraîné un effondrement du cours et de la demande de ces matières premières, alors même que « leur exportations représentent plus d&rsquo;un quart des exportations totales dans 25 pays constituant 55&nbsp;% du PIB africain total », note Yasmine Osman.&nbsp;</p>



<p>La fermeture des frontières a fait que ces États ne pouvaient pas non plus compter sur les touristes pour se refaire une santé économique. Enfin, la plupart de ces nations n&rsquo;ont pas les moyens de déployer des plans de soutien à l&rsquo;économie ou de relance d&rsquo;une ampleur comparable à ceux mis en place en Occident pour limiter les effets de la crise.</p>



<p>En clair, le virus de la récession a bien mieux circulé sur le continent africain que celui du Sars-CoV-2. Mais pas de la même manière dans tous les pays. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs l&rsquo;une des forces de l&rsquo;ouvrage de l&rsquo;AFD, qui entre dans le détail des situations régionales et nationales. On y apprend, ainsi, que l&rsquo;Égypte est l&rsquo;une des économies du continent qui a le mieux résisté malgré l&rsquo;effondrement du tourisme. Le pays se paie même le luxe d&rsquo;être l&rsquo;un des rares à avoir enregistré une croissance positive en 2020 (+3,5&nbsp;%), grâce à « la solidité de son marché intérieur et à la réponse forte des autorités sur le plan budgétaire et monétaire », notre l&rsquo;étude de l&rsquo;AFD.</p>



<p><strong>Disparités entre les pays</strong></p>



<p>Il n&rsquo;en va pas de même pour les deux autres principales économies africaines, le Nigeria et l&rsquo;Afrique du Sud, qui ont toutes deux subi de plein fouet la crise. La dépendance aux revenus pétroliers a coûté très cher au premier, tandis que la seconde a été fortement touchée par l&rsquo;épidémie et a dû mettre en place très tôt et pendant très longtemps des mesures de confinement très douloureuses pour l&rsquo;activité économique.</p>



<p>La crise du Covid-19 pourrait ainsi déboucher sur un changement des rapports de force économiques sur le continent. Des régions comme l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, moins dépendantes des exportations de matières premières, pourraient ainsi mieux tirer leur épingle du jeu que l&rsquo;Afrique centrale, où des pays comme la République du Congo, le Gabon ou la Guinée équatoriale&nbsp;<a href="http://www.lepoint.fr/afrique/pays-africains-producteurs-de-petrole-la-chute-des-cours-decryptee-14-05-2020-2375483_3826.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sont particulièrement exposés à la chute des cours du pétrole</a>.</p>



<p>« Ce genre de crise peut toujours être l&rsquo;occasion de rebattre les cartes », confirme Yasmine Osman, de l&rsquo;AFD. Mais elle précise qu&rsquo;il est encore un peu tôt pour refaçonner le paysage économique africain. D&rsquo;abord parce que l&rsquo;Afrique, comme le reste du monde, subit la deuxième vague du Covid-19 dont on ne mesure pas encore l&rsquo;ampleur de l&rsquo;impact économique. Ensuite, parce qu&rsquo;on « ne sait pas à quel point les dégâts économiques ont affecté en profondeur le tissu industriel de chaque pays », précise-t-elle. Les effets à plus long terme de cette crise sur le nombre de faillites de petites et moyennes entreprises restent encore à déterminer. Et des pays qui, pour l&rsquo;instant, semblent mieux résister pourraient, au final, payer un prix bien plus élevé.</p>



<p>Au-delà de ces inconnues, l&rsquo;ouvrage se demande aussi quelles leçons économiques le continent va tirer de cette crise. Est-ce que les pays vont en profiter pour tenter de diversifier davantage leurs économies afin de moins dépendre de la demande mondiale ? La tentation d&rsquo;un certain protectionnisme économique qui agite certaines grandes puissances mondiales en Europe et en Amérique du Nord pourrait pousser les États africains à accélérer l&rsquo;intégration régionale. C&rsquo;est tout l&rsquo;enjeu de la Zone de libre-échange continentale (Zlec) qui doit voir le jour en 2021.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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