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	<title>Duel &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>BENIN : Aïvo/Madougou, un duo redouté par Patrice Talon ?</title>
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				<pubDate>Thu, 28 Jan 2021 04:48:16 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/PHOTO-RM-JA-720x430.jpg" alt="" class="wp-image-21048" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/PHOTO-RM-JA-720x430.jpg 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/PHOTO-RM-JA-720x430-300x179.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>A défaut d&rsquo;une candidature de taille, ce duel permettra à Talon de légitimer sa réélection</figcaption></figure>



<p><strong>Le constitutionnaliste béninois était dans la danse depuis près d’une année. Mais ces derniers jours, Reckya Madougou est présentée par de nombreuses sources comme sa probable colistière.&nbsp; Une information non encore confirmée. Sauf que face à Patrice Talon, il faut plus que Joël Aïvo et la conseillère spéciale du président togolais pour faire le poids. Même si cette aventure devrait leur permettre de disposer d’une conséquente cagnotte grâce à de nombreux mécènes pour se préparer à des échéances futures.</strong></p>



<p><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Reckya_Madougou">A 47 ans, l’ex garde des sceaux du Bénin</a>, jusque-là conseillère du président togolais entretient le flou. Dans un message posté sur sa page facebook ce 26 janvier, elle dévoile tout lentement le secret, insistant sur des appels qui lui viendraient de la jeunesse. «&nbsp;<em>L’avenir doit et peut appartenir à ceux qui sont censés le subir&nbsp;: les jeunes</em>&nbsp;» lance Reckya Madougou, citant un livre qu’elle a publié aux éditions L’Harmattan en 2007. Ces derniers mois,&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=AUccJEqGMio">profitant de la promotion de son dernier ouvrage</a>, cette technocrate et spécialiste des finances inclusives a enchaîné des rencontres et échanges avec des jeunes, parrainant ici et là de nombreuses manifestations. Les rumeurs sont devenues plus retentissantes depuis que le président sortant,<a href="http://www.afrikastrategies.fr/2018/09/19/benin-la-democratie-a-lepreuve-dune-psychopathique-talonnade/">&nbsp;Patrice Talon à qui il est reproché d’avoir fait reculer la démocratie</a>&nbsp;pendant son premier mandant, a révélé l’identité de sa colistière. Le président béninoise ira à la prochaine présidentielle, dont il a repoussé, contre les avis de constitutionnalistes, de 45 jours la date de tenue, avec l’actuelle vice présidente du parlement, Mariam Chabi Talata Zime. Un choix d’une femme qui peut avoir précipité le probable plan Aïvo/Madougou, d’autant plus qu’au delà du fait qu’il s’agit de deux intellectuels connus dans leur pays,&nbsp; le professeur d’université et l’ex ministre ont en commun de florissants contacts de chefs d’Etat sur le continent.</p>



<p><strong>Le phénomène Aïvo</strong></p>



<p>Il était sur le terrain depuis plusieurs mois, si ce n’est un an. Respecté professeur de droit, ce natif de Porto-Novo (sud est) multiplie des sorties ici et là au point de pousser Talon, trop casanier, à entamer une tournée de reddition de comptes. En réalité, une véritable précampagne. Le président sortant est d’autant plus inquiet qu’une large partie des financements du putatif concurrent proviennent du puissant Nigeria voisin, avec qui le Bénin entretient de piteuses relations bilatérales. De nombreux proches de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Muhammadu_Buhari">Buhari</a> dont Yemi Osinbajo, son actuel vice président, mettent la main à la pâte pour Aïvo. L’un des conseillers de ce dernier est chargé de mobiliser des hommes d’affaires du géant voisin au secours de l’ex <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Doyen_(universit%C3%A9)">doyen</a> de la Faculté de droit et de science politique de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_d%27Abomey-Calavi">Université d’Abomey-Calavi</a> (2016-2019) qui n’ayant pas occupé de « juteux » postes dans le pays, dispose de peu de moyen pour battre campagne dans un Bénin où l’argent est le principal critère de crédibilité en politique. Joël Aïvo compte aussi sur des réseaux, au Niger et au Nigeria, de Yayi Boni qui, ces derniers temps, le lâche doucement en faveur d’un hypothétique plan B. L’ancien président du Bénin ne trouve pas l’ex étudiant de l’Université Jean Moulin Lyon 3 « <em>suffisamment reconnaissant</em> » et s’agace de ses « <em>excès de liberté »</em>. Mais cela n’empêche pas le phénomène Aïvo de continuer à mobiliser de la foule, face au vide orchestré en face par Patrice Talon. En effet, grâce à de nombreuses dispositions exclusives, le président sortant s’est donné, par le biais d’acrobatiques réformes, le droit « <em>de se choisir ses adversaires</em> » comme le dénonce Komi Koutché, ancien ministre des finances. Dans une telle situation, l’outrecuidant juriste fait office de favori au sein d’une opposition en débandade et dont les ténors sont en exil en France. Soutenu par les jeunes et une grande partie de l’élite, le major de promotion DEA 2002 à l’Université Pierre Mendès Grenoble 2 peut aussi compter sur les « déçus » de la rupture qui sont « <em>majoritaires dans le pays</em> » selon Valentin Djenontin, un autre opposant en exil. Quoiqu’il arrive, et si le duo Aïvo/Madougou se met en place, il saura compter sur le bilan décrié de Patrice Talon.</p>



<p><strong>La rupture, un bilan en double teinte</strong></p>



<p>A Cotonou, ce mois de décembre, les béninois n’affluent pas dans les bars comme d’habitude en cette période de fin d’année. «&nbsp;<em>La rupture a cassé notre portefeuille et détruit le panier de la ménagère</em>&nbsp;» s’offusque Lionel. A 38 ans, ce jeune entrepreneur a vu son chiffre d’affaire baisser de plus de 80% en 5 ans. Tout comme un grand nombre de béninois, cet ancien enseignant converti aux affaires se plaint d’une «&nbsp;<em>circulation ralentie de l’argent&nbsp;»</em>. Un concept typiquement béninois auquel rétorque le président sortant «&nbsp;<em>chacun a son salaire, l’argent qui ne circule pas, c’est l’argent sale&nbsp;»</em>. Une riposte qui est loin de convaincre dans un pays où le secteur informel et notamment ce qu’on appelle là bas «&nbsp;la débrouillardise&nbsp;» occupe plus de 2/3 de la population. Mais point d’effort pour le constater, les infrastructures constituent le principal axe de l’action gouvernementale. Routes, centres de santé, établissements scolaires, stades de sports, presque tous les secteurs sont concernés dans ce pays de 12 millions d’habitants aux ressources aléatoires. Conséquence, la dette du pays a atteint 48,7% du PIB en septembre 2020 dont 53,4% constitue la dette extérieure. L’ancien chef d’Etat Nicéphore Dieu Donné Soglo dénonce «&nbsp;<em>un naufrage</em>&nbsp;» en comparant les dettes souscrites en 5 ans à celles des deux décennies précédentes. Mais ce qui aurait le plus marqué ce quinquennat, c’est la reculade démocratique. Les libertés publiques sont restreintes, Amnesty international dénonce «&nbsp;<em>une chasse à l’opposition</em>&nbsp;» et Reporters sans frontière (Rsf) a fait perdre au Bénin 17 points lors de son dernier classement sur la liberté de presse, le classant à la 113<sup>e</sup>&nbsp;place. Même l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) a dû retirer cet ancien modèle démocratique de la liste «&nbsp;<em>des pays sûrs</em>&nbsp;» pour permettre à la France de recevoir plus aisément ces béninois obligés de fuir leur pays pour des raisons purement politiques. Et alors que le président Talon tient les principaux acteurs du processus électoral (la Commission électorale et la Cour constitutionnelle notamment), il devrait partir favori pour la présidentielle du 11 avril 2021. Il dispose d’une marge de manœuvre assez souple sur l’issue, par diverses manipulations et fraudes.</p>



<p><strong>JA et RM, le duo gagnant ?</strong></p>



<p>Aïvo et Madougou, le duo gagnant ? Pas vraiment et pour plusieurs raisons. D’abord, il faut que l’ex garde des sceaux du Bénin qui est encore conseillère du président Faure Gnassingbé, veuille se joindre au professeur Aïvo. Elle n’en a pas fait l’annonce officielle. Le président togolais ne l’y autoriserait pas si cette décision peut mettre à mal ses relations avec son homologue du Bénin. Ensuite, aucun des deux (Aïvo et Madougou) n’a réussi à se construire une véritable image d’homme ou de femme d’Etat. Joël Aïvo est sans doute l’un des meilleurs constitutionnalistes de l’Afrique francophone et avant d’être limogée par Yayi Boni, Reckya Madougou aura été une ministre remarquée et dont la compétence est incontestable. Mais cela ne suffira pas pour gagner une présidentielle au Bénin. Même si cette tentative peut permettre au duel de se préparer pour des victoires futures. Membre influente du gynécée qui rode autour du président togolais, Madougou peut compter sur l’aide financière de Faure Gnassingbé mais aussi sur des coups de mains d’autres chefs d’Etat notamment Alassane Ouattara et Macky Sall dont, grâce à son poste de conseillère à Lomé II, elle s’est rapprochée ces dernières années. Que ce soit le Niger, le Burkina Faso ou le Nigeria, Aïvo a des accès pointus dans plusieurs palais présidentiels africains. Cette aventure, perdue d’avance face à un Patrice Talon qui fera feu de tout bois pour s’arroger un second mandat, peut permettre tout de même de mettre de l’argent de côte pour d’autres tentatives, notamment en 2026. Encore faudrait-il qu’au-delà de son immensité intellectuelle pour Aïvo et de son remarquable charme pour Madougou, le couple démontre qu’il est une alternative crédible. Ce n’est pas encore le cas mais il peut y parvenir.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, à Paris, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>Algérie : nouveau round entre le juge Sadedin Merzoug et le ministère de la Justice</title>
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				<pubDate>Tue, 26 Jan 2021 20:04:54 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/jad20210126-mmo-algerie-merzoug-zeghmati-1-592x296-1611679828.jpg" alt="" class="wp-image-21011" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/jad20210126-mmo-algerie-merzoug-zeghmati-1-592x296-1611679828.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/jad20210126-mmo-algerie-merzoug-zeghmati-1-592x296-1611679828-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Le juge Sadedin Merzoug et le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati. © Billal Bensalem/NurPhoto/AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Le duel féroce entre le juge Sadedin Merzoug et le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati a connu un nouvel épisode le 25 janvier avec la comparution, jusqu’à une heure tardive, du magistrat devant le Conseil supérieur de la magistrature.</strong></p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/762794/politique/algerie-des-magistrats-refusent-de-superviser-la-presidentielle/">Principale figure du soulèvement du corps des magistrats depuis le début du «&nbsp;Hirak&nbsp;»</a>, le 22 février 2019, le juge Sadedin Merzoug est poursuivi pour manquement «&nbsp;au devoir de réserve&nbsp;» . Il lui est reproché ses positions en faveur du boycott des scrutins présidentiels du 18 avril et celui du 4 juillet 2019, l’incitation à la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1050960/politique/algerie-la-fronde-des-robes-noires/">grève des magistrats</a>&nbsp;et son appel aux membres du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) de rejoindre la contestation populaire.</p>



<p>Autant de griefs assimilés par sa tutelle à une entrave à l’exercice judiciaire et à une tentative de déstabiliser les institutions de l’État. Le ministère de la Justice a suggéré au CSM d’engager contre lui des poursuites pénales devant les tribunaux. L’organe constitutionnel a renvoyé hier, l’examen de ce volet à une session ultérieure, sans préciser de date.</p>



<h4>Rancœur personnelle</h4>



<p>Le dossier de ce magistrat très actif sur le plan syndical a été alourdi par une accusation d’erreur de procédure dans le traitement d’un dossier judiciaire. Dans cette affaire précise, le CSM a prononcé une suspension de six mois de fonction avec la préservation de la moitié du salaire. En revanche, le chef d’inculpation de dépôt d’un arrêt de travail suspect n’a pas été retenu contre lui après l’examen de l’expertise de la caisse nationale de sécurité sociale.</p>



<p>À ces affaires, se greffe une rancœur personnelle entre Sadedin Merzoug et le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati. Le juge n’a en effet pas hésité à qualifier d’illégaux&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/811313/politique/algerie-le-president-par-interim-limoge-le-ministre-de-la-justice/">le limogeage, en juillet 2019, de Slimane Brahmi</a>&nbsp;et son remplacement par Zeghmati. Il estime que Abdelkader Bensalah, alors chef d’État par intérim, n’a pas respecté la Constitution, qui interdit tout remaniement ministériel jusqu’à ce qu’un nouveau président de la République soi élu. «&nbsp;Nous sommes très peu à parler. Le secteur est fermé, mais je ne renierai jamais mes positions et mes engagements&nbsp;», confie-t-il à la veille de sa convocation par le CSM.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’OBLIGATION DE RÉSERVE NE CONSISTE PAS À SE TAIRE</p></blockquote>



<p>Le jeune magistrat oppose cette position ferme au deal proposé par le ministère : des excuses publiques et le retrait de ses publications critiques sur le fonctionnement du pouvoir judiciaire sur sa page Facebook, en contrepartie de l’abandon de la procédure disciplinaire engagée contre lui. «&nbsp;L’obligation de réserve ne consiste pas à se taire&nbsp;», réplique celui qui mène une active campagne pour l’indépendance de la justice depuis 2013.</p>



<h4>Élan de solidarité</h4>



<p>Imperturbable à l’heure où il comparait pour la deuxième fois devant le CSM (sa première convocation remonte au 1er juin), Sadedin Merzoug a qualifié de «&nbsp;faible&nbsp;» le document de renvoi soumis par le ministère de la Justice à cette instance disciplinaire, sur lequel ont travaillé, ironise-t-il, trois ministres successifs, à savoir Tayeb Louh (septembre 2013 à mars 2019) Slimane Brahmi (avril à juillet 2019) et actuellement Belkacem Zeghmati.</p>



<p>Le cas de Sadedin Merzoug a suscité un grand élan de solidarité sur les réseaux sociaux. Les critiques de ce juge hostile à la gestion répressive du&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/877071/politique/liberation-des-detenus-en-algerie-un-geste-symbolique-pour-calmer-la-contestation/">dossier des détenus d’opinion</a>, sont régulières et publiques.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>SADEDIN MERZOUG&nbsp; ACCUSE LE MINISTRE DE LA JUSTICE D’AVOIR INSTAURÉ UN CLIMAT DE CRISPATION DANS LE SECTEUR</p></blockquote>



<p>Depuis bientôt deux ans, il ne cesse de croiser le fer avec son ministère de tutelle, accusant le ministre de la Justice d’avoir instauré «&nbsp;un climat de crispation dans le secteur&nbsp;». Également porte-parole du Club des magistrats algérien, une organisation indépendante qui rassemble près d’un millier de juges,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1067759/politique/algerie-le-ministre-de-la-justice-belkacem-zeghmati-est-il-sur-la-sellette/">il dénonce fréquemment les « entraves au processus d’indépendance de la justice »</a>, en particulier concernant le dossier des détenus du «&nbsp;Hirak&nbsp;».</p>



<h4>Ingérence de l’exécutif dans le judiciaire</h4>



<p>En février 2020, le magistrat Merzoug s’érige aussi en soutien de Mohamed Belhadi, procureur-adjoint du tribunal de Sidi M’hamed à Alger, lorsqu’il est convoqué par l’inspection générale du ministère de la Justice, puis muté dans le Sud quelques jours après avoir plaidé pour la relaxe d’une vingtaine de manifestants du Hirak.</p>



<p>Pour dénoncer ce qu’il considère comme une ingérence de l’exécutif dans le travail judiciaire, le Club des magistrats a boudé, en avril, les élections portant sur le renouvellement partiel des membres du CSM. L’organisation avait alors accusé, par voie de communiqué, le ministre de la Justice Belkacem Zeghmati de « gérer le secteur de la justice suivant une logique étroite et unilatérale ».</p>



<p>Pour le magistrat Merzoug, les points contenus dans <a href="https://www.jeuneafrique.com/1042104/politique/algerie-une-nouvelle-constitution-pour-solder-les-annees-bouteflika/">la nouvelle Constitution</a> concernant le pouvoir judiciaire ne répondent pas non plus « aux aspirations et aux luttes des juges du Club des magistrats ». Selon lui, il ne suffit pas de retirer le ministre de la Justice et son représentant du CSM pour garantir son indépendance. « La représentation des membres du CSM devrait plutôt être entièrement électorale », argumente-t-il.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : duel au sommet de l’institution judiciaire</title>
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				<pubDate>Fri, 20 Nov 2020 19:33:43 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les juges Béchir Akremi et Taïeb Rached se livrent une bataille sans merci. Un duel qui remet sur la table le dossier des assassinats politiques de 2013 et celui de l’indépendance de la justice. C’est l’histoire de deux juges. Ainsi pourrait commencer le récit de la bataille publique que se livrent deux juges tunisiens, dans...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/téléchargement-2-1.jpeg" alt="" class="wp-image-20164" width="330" height="248"/><figcaption>Palais de justice de Tunis</figcaption></figure>



<p><strong>Les juges Béchir Akremi et Taïeb Rached se livrent une bataille sans merci. Un duel qui remet sur la table le dossier des assassinats politiques de 2013 et celui de l’indépendance de la justice.</strong></p>



<p>C’est l’histoire de deux juges. Ainsi pourrait commencer le récit de la bataille publique que se livrent deux juges tunisiens, dans un milieu habituellement très feutré. Dans le coin gauche, Taïeb Rached, président de la cour de cassation. Dans le coin droit, Béchir Akremi, l’ancien procureur général de la République près du tribunal de grande instance de Tunis, devenu en août magistrat dans l’administration pénale.</p>



<p>« Ils ont toujours été comme chien et chat », sourit un juge en évoquant les relations entre ses deux confrères. Leurs divergences ont en particulier commencé à apparaître sur<a href="https://www.jeuneafrique.com/892385/politique/affaire-chokri-belaid-en-tunisie-une-nouvelle-enquete-sur-lappareil-secret-dennahdha/">&nbsp;les dossiers des assassinats politiques de Chokri Belaïd</a>&nbsp;et Mohamed Brahmi.</p>



<p>Béchir Akremi, souvent accusé par le comité de défense de Chokri Belaïd, leader de la gauche assassiné en 2013, de faire obstruction à la justice et d’être au service d’<a href="https://www.jeuneafrique.com/1047412/politique/tunisie-quand-ennahdha-rejoue-la-querelle-des-anciens-et-des-modernes/">Ennahdha</a>&nbsp;s’est ainsi livré ni plus ni moins qu’à une enquête approfondie sur les biens de son rival, lesquels n’auraient pas été déclarés à leur juste valeur.</p>



<h4>Magistrat instructeur</h4>



<p>L’ancien procureur se fait ainsi magistrat instructeur et publie tout un dossier assorti de commentaires et de recoupements orientant l’analyse des documents vers des faits de corruption et réclame, sur cette base, au Conseil supérieur de la magistrature (CSM) la levée de l’immunité de Rached.</p>



<p>« Et encore, il n’y a que ses biens propres et non ceux de sa famille », assure un proche d’Akremi, qui laisse entendre que d’autres annonces pourraient éclabousser Taïeb Rached.</p>



<p>Le président de la Cour de cassation avait de son côté transmis un rapport à l’inspection générale du ministère de la Justice présentant les dépassements et des abus opérés par Akremi.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>BÉCHIR AKREMI EST ACCUSÉ D’AVOIR CHERCHÉ À BROUILLER LES CARTES EN MORCELANT LES DOSSIERS EN DIFFÉRENTES AFFAIRES</p></blockquote>



<p>Maître à bord dans la gestion de dossiers sensibles comme ceux des assassinats de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi, Béchir Akremi est accusé d’avoir cherché à brouiller les cartes en morcelant les dossiers en différentes affaires. Il lui a été notamment été reproché de paralyser les procédures en ne pas se prononcer sur le classement ou non des affaires.</p>



<p>L’intéressé, qui a par ailleurs été muté en août sur décision du Conseil national de la magistrature, a rétorqué par une estocade en produisant cette semaine les résultats de ses investigations.</p>



<h4>« Un déballage de linge sale »</h4>



<p>« Un tel déballage de linge sale n’aurait pu se faire sans des appuis solides », relève un proche des milieux sécuritaires qui laisse ainsi entendre que l’ex-procureur bénéficie de protections à haut niveau, en particulier auprès d’Ennahdha dont il est réputé proche.</p>



<p>Tout est possible, « mais il est certain que la victime de cette bataille est la justice », regrette un avocat. Face aux accusations graves portées contre Béchir Akremi, l’institution judiciaire semble faire bloc et ne pas réagir.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA JUSTICE EST RÉGULIÈREMENT SOUPÇONNÉE DE COMPLAISANCE VIS-À-VIS DE CERTAINES FORCES POLITIQUES, EN PARTICULIER D’ENNAHDHA</p></blockquote>



<p>« L’ensemble est en dysfonctionnement, une inspection en 2015 avait été diligentée par le ministère de la Justice pour contrôler le travail de Béchir Akremi et n’avait rien retenu contre lui dans le traitement de l’affaire Chokri Belaïd.</p>



<p>En 2018, les avocats ont largement démontré le contraire », affirme un juriste, qui estime que la méthode consistant à morceler les dossiers des assassinats politiques était destinée à camoufler les liens entre Ennahdha et ces affaires.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/178683/politique/tunisie-avocats-et-magistrats-exigent-l-ind-pendance-de-la-justice/">Depuis la révolution en 2011, le dossier de l’indépendance de la justice</a>&nbsp;et donc de sa réforme n’a jamais été sérieusement ouvert, l’institution étant régulièrement soupçonnée de complaisance vis-à-vis de certaines forces politiques, en particulier d’Ennahdha.</p>



<p>« C’est peut-être l’occasion de crever l’abcès et de mettre en place un nouveau processus, mais qui est suffisamment crédible et solide pour mener ce combat ? », s’interroge toutefois l’avocat Ghazi Mrabet.</p>



<p><strong>Source:Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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