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	<title>droits humains &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Violences faites aux femmes: en Afrique du Sud, cinq fois plus de féminicides que dans le reste du monde</title>
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				<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 19:15:30 +0000</pubDate>
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<p><strong>La campagne mondiale des 16 jours d’action contre les violences basées sur le genre débute ce jeudi, Journée pour l’élimination des violences faites aux femmes. En Afrique du Sud, où le niveau de violence est de manière générale très fort, le taux de féminicides est près de cinq fois plus élevé que dans le reste du monde, selon les chiffres les plus récents de l’ONU, le pays se classant en haut de l’échelle mondiale en termes de violences faites aux femmes. Un phénomène que le gouvernement ne parvient pas à enrayer.</strong></p>



<p>Il s’agit pourtant d’une des promesses répétées du président Cyril Ramaphosa, pour qui les violences faites aux femmes sont la «&nbsp;deuxième pandémie du pays&nbsp;». Un grand plan national a d’ailleurs été lancé depuis 2018, financé à hauteur d’un milliard d’euros pour les trois prochaines années, avec l’accent mis notamment sur le renforcement des moyens judiciaires.&nbsp;</p>



<p>Il est difficile de mesurer exactement l’évolution de la situation, puisque les&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200410-afrique-sud-confinement-violences-femmes"><strong>différents confinements</strong></a>&nbsp;ont faussé les chiffres officiels. Mais elle reste « très préoccupante » selon le ministre de la Police, alors que par exemple près de 10 000 viols ont été enregistrés sur les trois derniers mois.&nbsp;</p>



<p>Et selon la&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210809-afrique-du-sud-toujours-beaucoup-trop-de-violences-faites-aux-femmes-pour-les-ong"><strong>société civile</strong></a>&nbsp;et les experts de l’ONU, les politiques du gouvernement sont bien trop lentes pour répondre à l’urgence de la crise : les affaires judiciaires prennent encore trop de temps avant d’être traitées, et les victimes peinent à obtenir une protection. Sans compter que les refuges qui pourraient temporairement les héberger manquent cruellement de financements.&nbsp;</p>



<p>Certaines organisations appellent par ailleurs à enclencher le dialogue avec les hommes du pays, pour pouvoir un jour observer un changement de comportements et de mentalités. </p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La Tanzanie lève l’interdiction d’étudier pour les mères adolescentes</title>
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				<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 18:44:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Tanzanie a annoncé sa décision d’autoriser les étudiantes enceintes et les mères adolescentes à poursuivre leurs études, mercredi 24 novembre, balayant ainsi une interdiction très critiquée mise en place par son défunt leader, John Magufuli. En 2017, le pays avait commencé à expulser des filles enceintes des écoles étatiques et à leur interdire de retourner en cours après...]]></description>
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<p><strong>La </strong><a href="https://www.lemonde.fr/tanzanie/"><strong>Tanzanie</strong></a><strong> a annoncé sa décision d’autoriser les étudiantes enceintes et les mères adolescentes à poursuivre leurs études, mercredi 24 novembre, balayant ainsi une interdiction très critiquée mise en place par son défunt leader, John Magufuli. En 2017, le pays avait commencé à expulser des filles enceintes des écoles étatiques et à leur interdire de retourner en cours après avoir mis au monde leur enfant, une décision critiquée par des militants des droits humains, qui avaient appelé à l’abrogation de la loi.</strong></p>



<p>Après le décès de John Magufuli cette année, Samia Suluhu Hassan, qui lui a succédé à la tête de l’Etat, a cherché à rompre avec certaines des politiques menées par l’autocrate. La ministre de l’éducation, Joyce Ndalichako, a déclaré mercredi que <em>« les écolières enceintes seront autorisées à poursuivre leurs études après l’accouchement »</em>. <em>« Je publierai une circulaire plus tard dans la journée. Il n’y a pas de temps à perdre »</em>, a-t-elle déclaré lors d’une cérémonie à Dodoma, la capitale.</p>



<p>John Magufuli avait juré qu’aucune étudiante qui tomberait enceinte ne terminerait ses études sous son mandat, affirmant qu’il était immoral que des jeunes filles soient sexuellement actives.&nbsp;<em>«&nbsp;Je donne de l’argent pour qu’une étudiante étudie gratuitement. Et puis elle tombe enceinte, accouche et après ça, retourne à l’école. Non, pas sous mon mandat&nbsp;»</em>, avait-il déclaré en&nbsp;2017. A cette période, Human Rights Watch avait publié un rapport dans lequel l’ONG déclarait que des responsables d’écoles en Tanzanie effectuaient des tests de grossesse en vue d’expulser des étudiantes enceintes.</p>



<h2>Une annonce saluée par la Banque mondiale</h2>



<p>Cette décision avait été largement critiquée par des groupes de défense des droits humains et par des donateurs internationaux, qui avaient coupé leurs financements au pays en réponse aux politiques de Magufuli. La Banque mondiale avait ainsi gelé un prêt de 300&nbsp;millions de dollars (265&nbsp;millions d’euros) destiné à l’éducation des filles.&nbsp;<em>«&nbsp;La Banque mondiale salue l’annonce du gouvernement tanzanien sur la levée des barrières pour accéder à l’éducation&nbsp;»</em>, a réagi mercredi l’organisation.</p>



<p>Le parti d’opposition Alliance pour le changement et la transparence (ACT Wazalendo) s’est félicité que ses efforts aient été couronnés de succès : <em>« Nous avons réussi ! Un exemple limpide d’une lutte sur de nombreux fronts »</em>, a déclaré son leader, Zitto Kabwe.</p>



<p>Président à partir de 2015, surnommé le «&nbsp;Bulldozzer&nbsp;» pour son leadership à poigne, John Magufuli, 61&nbsp;ans, est officiellement mort le 18&nbsp;mars de problèmes cardiaques. Mais son principal opposant affirme que le dirigeant, qui n’a cessé de minimiser l’impact du coronavirus et refusé de prendre des mesures pour endiguer la pandémie, est mort du&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/l-afrique-face-au-covid-19/">Covid-19</a>.</p>



<p>En succédant à John Magufuli, la nouvelle présidente a largement révisé la politique du défunt président, s’engageant à défendre la démocratie et les libertés fondamentales et à autoriser de nouveau les médias interdits. Mais l’arrestation fin juillet du leader du principal parti d’opposition, Freeman Mbowe, dénoncée par des associations et des pays occidentaux, a nuancé cette rupture. M. Mbowe est actuellement en procès pour « terrorisme ».</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Rwanda: Human Rights Watch dénonce les arrestations d&#8217;opposants avant l&#8217;«Ingabire Day»</title>
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				<pubDate>Wed, 20 Oct 2021 16:45:01 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Il y a quelques jours neuf opposants rwandais et un journaliste ont été arrêtés quelques jours avant l&#8217;« Ingabire Day », une journée de débats organisée par le parti d&#8217;opposition (le Dalfa-Umurinzi). L&#8217;ONG Human Rights Watch a dénoncé les arrestations. Selon le Bureau des enquêtes rwandais (RIB), ils ont été arrêtés pour «&#160;publication de fausses rumeurs visant à inciter...]]></description>
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<p><strong>Il y a quelques jours neuf opposants rwandais et un journaliste ont été arrêtés quelques jours avant l&rsquo;« </strong><em><strong>Ingabire Day</strong></em><strong> </strong><em><strong>»</strong></em><strong>, une journée de débats organisée par le parti d&rsquo;opposition (le Dalfa-Umurinzi). L&rsquo;ONG Human Rights Watch a dénoncé les arrestations.</strong></p>



<p>Selon le Bureau des enquêtes rwandais (RIB), ils ont été arrêtés pour «<em>&nbsp;publication de fausses rumeurs visant à inciter au soulèvement ou des troubles au sein de la population&nbsp;</em>». En réaction, HRW a dénoncé ces arrestations dans un communiqué intitulé «<em>&nbsp;Rwanda : la répression contre l&rsquo;opposition et les médias s&rsquo;intensifie&nbsp;</em>».</p>



<p>Lewis Mudge est le directeur Afrique de l&rsquo;ONG : « <em>En termes d’espace démocratique au Rwanda, il y a des choses qui ne vont pas par rapport en général à cette fermeture de l’espace politique, qui continue au Rwanda. Il y a deux aspects. Il y a des gens qui ont été arrêtés pour leur soutien à un parti d’opposition et il y a aussi un journaliste qui a été arrêté pour avoir annoncé qu’il va suivre cette journée. Cela veut dire que la liberté d’expression, la liberté de participer à un groupe d’opposition politique, c’est toujours une ligne rouge au Rwanda. Pour nous, Human Rights Wacht, ces arrestations arbitraires et politiques sont destinées à dissuader davantage les personnes à s’exprimer contre la politique ou les abus du gouvernement</em> ».</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mauritanie : les progrès de Ghazouani sur les droits humains sont encourageants, selon deux ONG</title>
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				<pubDate>Thu, 16 Jan 2020 17:12:05 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les deux associations de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) et Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA) saluent les réformes engagées par le président Mohamed Ould El Ghazouani, mais attendent de nouvelles avancées, sur la peine de mort et l’esclavage notamment. Le président Mohamed Ould Ghazouani peut être globalement...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/ghazouani.jpg" alt="" class="wp-image-13312" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/ghazouani.jpg 678w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/ghazouani-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /><figcaption>le president mauritanien </figcaption></figure>



<p><strong>Les deux associations de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) et Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA) saluent les réformes engagées par le président Mohamed Ould El Ghazouani, mais attendent de nouvelles avancées, sur la peine de mort et l’esclavage notamment.</strong></p>



<p>Le président Mohamed Ould Ghazouani peut être globalement satisfait. Le 14 janvier, l’organisation non-gouvernementale Human Rights Watch (HRW) et l’association mauritanienne Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA) ont publié des communiqués convergents et favorables à ses actions récentes en faveur des droits de l’Homme… mais en l’invitant à faire plus.</p>



<p>HRW dresse un réquisitoire contre l’ancien président Abdel Aziz auquel il impute l’utilisation de lois répressives pour arrêter et museler les opposants. Son rapport passe en revue les atteintes à la liberté d’expression qui ont émaillé l’année 2019, en ayant recours à l’utilisation de l’article 10 de la loi contre la discrimination votée en 2017 : « Quiconque encourage un discours incendiaire contre le rite officiel de la République islamique de Mauritanie sera puni d’un à cinq ans d’emprisonnement ».</p>



<h4>2019, année sombre pour les droits humains en Mauritanie</h4>



<p>C’est ainsi qu’ont été arrêtés notamment l’opposant Samba Thiam en juin, les journalistes Seydi Moussa Camara (juin également) et&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/313514/societe/mauritanie-ahmedou-ould-wediaa-journaliste-rebelle/">Ahmedou Ould Wedia</a>&nbsp;(juillet) ainsi que deux blogueurs, Abderrahmane Weddady et Cheikh Ould Jiddou (en mars), qui avaient dénoncé sur Facebook la corruption. En juin, les connexions Internet mobiles ont été coupées, après des manifestations contre les résultats de l’élection présidentielle.</p>



<p>Les pratiques policières n’ont pas forcément changé du tout au tout avec l’arrivée au palais présidentiel de&nbsp;Mohamed Ould Ghazouani en août. En octobre, les bacheliers protestant contre l’âge limite de 25 ans pour une première inscription à l’Université ont été rudement dispersés par la police.</p>



<p>Mais le rapport note que les étudiants ont fini par être entendus, tandis que les opposants et blogueurs ont été libérés. Toutefois, HRW estime que les autorités doivent en faire plus pour régler le problème des 90 000 personnes vivant en état « d’esclavage moderne », soit 2,4 % de la population.</p>



<p>L’ONG l’invite à supprimer la peine de mort pour blasphème (<a href="https://www.jeuneafrique.com/810818/societe/mauritanie-liberation-du-blogueur-mohamed-cheikh-ould-mkheitir-accuse-de-blaspheme/">le blogueur Mohamed Cheikh Ould Mkheïtir a été libéré en juillet</a>, au terme de cinq ans de détention), l’adultère et l’homosexualité. Il lui demande également de mieux définir et sanctionner les agressions sexuelles dont sont victimes les femmes.</p>



<h4>Les discriminations pointées du doigt</h4>



<p>Il estime enfin que la transition présidentielle d’Abdel Aziz à Ould Ghazouani « laisse espérer que le nouveau chef de l’État garantira la protection des droits humains de tous les Mauritaniens ».</p>



<p>Quant à l’IRA, ce sont des félicitations en bonne et due forme qu’il adresse au gouvernement pour avoir obtenu la démission de deux fonctionnaires ayant commis des « crimes aggravés de racisme » selon elle.</p>



<p>Le premier était un juge d’instruction près la Cour criminelle de Nouakchott-sud qui avait décidé de maintenir une mineure en esclavage et libéré ses maîtres. La seconde est une haut-fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères qui se félicitait du refoulement le 12 janvier à l’aéroport de Nouakchott de Jean-Marc Pelenc, président de l’IRA-France, le qualifiant sur Twitter de «&nbsp;juif appartenant à&nbsp;<em>Charlie Hebdo</em>, journal qui offense la religion musulmane en général, le Coran et le prophète Mohamed en particulier&nbsp;».</p>



<p>Le communiqué de l’IRA « encourage [le gouvernement et le président] à une réforme en profondeur du personnel de l’État » pour réussir « la restauration du mérite, la fin des discriminations fondées sur l’ethnie et la langue, l’enseignement de la déontologie, du protocole et du savoir-vivre moderne ».</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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