<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>droits de l homme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/droits-de-l-homme/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Wed, 13 Apr 2022 18:42:46 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.15</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>droits de l homme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Au Mali, Amnesty déplore la lenteur de la justice sur les crimes visant des civils</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/au-mali-amnesty-deplore-la-lenteur-de-la-justice-sur-les-crimes-visant-des-civils/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/au-mali-amnesty-deplore-la-lenteur-de-la-justice-sur-les-crimes-visant-des-civils/#respond</comments>
				<pubDate>Wed, 13 Apr 2022 18:42:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l homme]]></category>
		<category><![CDATA[jihadistes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=27287</guid>
				<description><![CDATA[La dégradation sécuritaire au centre du Mali s&#8217;est traduit, depuis 2018, par une hausse des exactions commises contre les populations civiles, déplore Amnesty International dans un nouveau rapport publié mercredi. L&#8217;ONG appelle le gouvernement à accentuer la réponse judiciaire pour combattre l&#8217;impunité qui « règne toujours ». Le conflit qui déchire le&#160;Mali&#160;est marqué par une hausse des crimes commis...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>La dégradation sécuritaire au centre du Mali s&rsquo;est traduit, depuis 2018, par une hausse des exactions commises contre les populations civiles, déplore Amnesty International dans un nouveau rapport publié mercredi. L&rsquo;ONG appelle le gouvernement à accentuer la réponse judiciaire pour combattre l&rsquo;impunité qui « règne toujours ».</strong></p>



<p>Le conflit qui déchire le&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220412-l-ue-arr%C3%AAte-ses-formations-militaires-au-mali-mais-conserve-sa-pr%C3%A9sence-au-sahel">Mali</a>&nbsp;est marqué par une hausse des crimes commis contre des civils dans le centre du pays, pour lesquels « l&rsquo;impunité règne toujours », déplore, mercredi 13 avril, Amnesty International, dans un nouveau rapport&nbsp;analysant la réponse judiciaire à ces actes.</p>



<p>« Depuis 2018, le conflit est caractérisé par une hausse des exactions commises contre les populations civiles, en particulier dans le centre du pays (régions de Mopti et de Ségou) », y souligne&nbsp;Amnesty.</p>



<p>Le document a été produit avant les&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220407-massacres-dans-le-centre-du-mali-l-onu-r%C3%A9clame-un-acc%C3%A8s-imp%C3%A9ratif-%C3%A0-la-localit%C3%A9-de-moura">événements survenus fin mars à Moura</a>, a indiqué à l&rsquo;AFP le bureau d&rsquo;Amnesty au Mali. L&rsquo;armée malienne dit avoir « neutralisé » à Moura 203 jihadistes quand l&rsquo;ONG Human Rights Watch (HRW) l&rsquo;accuse de l&rsquo;exécution sommaire de 300 civils avec l&rsquo;aide de combattants étrangers.</p>



<p>Mais Amnesty rappelle plusieurs massacres commis entre 2018 et 2021 dont sont accusés des groupes jihadistes, divers groupes armés, des soldats maliens, ainsi que le bombardement controversé par Barkhane en janvier 2021 à Bounti, où l&rsquo;ONU dit que la force française a tué 19 civils réunis pour un mariage. Paris réfute avec vigueur, affirmant que la frappe visait des jihadistes.</p>



<p>Pour Amnesty, « certaines » de ces « exactions » peuvent « être qualifiées de crimes de guerre, voire de crimes contre l&rsquo;humanité ». Malgré les engagements réitérés des autorités maliennes, « le cours de la justice reste lent, frustrant les victimes et leurs familles, et renforçant l&rsquo;impunité », dit Amnesty.</p>



<h2>Des obstacles « à la justice et à la vérité »</h2>



<p>L&rsquo;ONG relève que « plusieurs procès se sont tenus contre des membres présumés de groupes armés mais pour des faits qualifiés de terrorisme et sans lien avec des crimes commis contre des civils », et qu' »aucun militaire n&rsquo;a encore été jugé pour des crimes commis par l&rsquo;armée contre des civils dans le centre du pays depuis 2018&Prime;.</p>



<p>Amnesty liste l&rsquo;insécurité qui entrave l&rsquo;accès des enquêteurs maliens aux lieux des crimes, l&rsquo;absence de protection des victimes et des témoins et les « détentions illégales » de suspects par le renseignement intérieur comme autant d' »obstacles à la justice et à la vérité ».</p>



<p>Amnesty demande « une plus grande volonté politique, des moyens techniques et financiers adéquats et l&rsquo;appui de l&rsquo;armée et de la Minusma », la mission de l&rsquo;ONU au Mali, pour surmonter ces entraves.</p>



<p>Un responsable du ministère de la Justice avait affirmé, fin mars, dans un message diffusé au Conseil des droits de l&rsquo;Homme des Nations unies, que les autorités étaient « résolues (à) mettre un terme » à l&rsquo;impunité.</p>



<p>Il avait admis « des lenteurs » dans les enquêtes, mais « cette situation n&rsquo;est pas le fait d&rsquo;un manque de volonté politique mais plutôt le résultat de contraintes d&rsquo;ordre sécuritaire et matériel ».</p>



<p>Le Mali est pris, depuis 2012, dans la tourmente de violences jihadistes qui se sont étendues à partir du nord vers le centre et le sud en dépit du déploiement de forces étrangères.</p>



<p>Le conflit s&rsquo;est compliqué avec l&rsquo;apparition de milices communautaires et de bandes criminelles. Il a fait des milliers de morts civils et combattants. Le centre du Mali est un des principaux foyers de la crise sahélienne.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/au-mali-amnesty-deplore-la-lenteur-de-la-justice-sur-les-crimes-visant-des-civils/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Tunisie: HRW dénonce des détentions secrètes sous couvert d’état d’urgence</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/tunisie-hrw-denonce-des-detentions-secretes-sous-couvert-detat-durgence/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/tunisie-hrw-denonce-des-detentions-secretes-sous-couvert-detat-durgence/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 12 Feb 2022 19:30:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l homme]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=26638</guid>
				<description><![CDATA[En Tunisie, Human Right Watch dénonce des détentions secrètes dissimulées sous certaines assignations à résidence. Depuis que le président tunisien s&#8217;est arrogé de pouvoirs extraordinaires, le 25 juillet dernier, les recours aux assignations à résidence seraient fréquents. Human Rights Watch recense quatre figures politiques de l&#8217;opposition assignées à résidence qui sont en réalité arrêtées dans...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En Tunisie, Human Right Watch dénonce des détentions secrètes dissimulées sous certaines assignations à résidence. Depuis que le président tunisien s&rsquo;est arrogé de pouvoirs extraordinaires, le 25 juillet dernier, les recours aux assignations à résidence seraient fréquents.</strong></p>



<p>Human Rights Watch recense quatre figures politiques de l&rsquo;opposition assignées à résidence qui sont en réalité arrêtées dans des lieux gardés secrets. Les explications de Ahmed Benchemsi, directeur de la communication et du plaidoyer pour le Moyen-Orient et l&rsquo;Afrique du Nord, auprès de Human Rights Watch, joint par RFI.</p>



<p><em>«</em>&nbsp;<em>Le gouvernement tunisien ne considère pas que ce sont des détentions secrètes</em>, dit-il<em>. Il appelle cela de la résidence surveillée. Et le ministre de l’Intérieur, dans un communiqué, a même développé. Il a dit que c’était une résidence surveillée dans le cadre d’une mesure préventive dictée par la nécessité de protéger la sécurité nationale. Il a même cité un décret sur l’état d’exception.</em>&nbsp;<em>»</em></p>



<h2><em>«</em>&nbsp;<em>Ces violations se sont accélérées</em>&nbsp;<em>»</em></h2>



<p><em>«</em> <em>Mais tout ce juridisme ne rime à rien parce que, quand on fait arrêter quelqu’un par les policiers en civil, qu’on ne lui dit pas où on l’emmène, qu’on ne lui dit pas de quoi il est accusé, qu’on ne dit pas à sa famille où il se trouve, pendant plus d’un mois, qu’on ne le laisse pas accéder à ses avocats, qu’il est coupé du monde, en gros. Il y a eu des visites qui ont été autorisées avec les familles mais dans un lieu tiers et il est donc ramené à un lieu de détention qui reste secret. Puis, au final, que l’on n’accuse même pas cette personne de quelque chose de particulier et qu’il n’y ait donc aucune procédure judiciaire claire qui est mise en place, eh bien nous, nous appelons cela des détentions secrètes et c’est ce qui se passe en Tunisie maintenant. C’était malheureusement déjà le cas sous l’ancien président Béji Caïd Essebsi mais là, sous le mandat de Kaïs Saïed, ces violations se sont accélérées</em> <em>»</em>, conclut Ahmed Benchemsi.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/tunisie-hrw-denonce-des-detentions-secretes-sous-couvert-detat-durgence/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Les droits humains en régression au Cameroun</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/les-droits-humains-en-regression-au-cameroun/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/les-droits-humains-en-regression-au-cameroun/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 10 Feb 2022 20:07:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Crise anglophone au Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l homme]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=26612</guid>
				<description><![CDATA[Le rapport annuel sur la situation des droits humains au Cameroun en 2021 a été présenté à Yaoundé ce mercredi (9 février) par les organisations de la société civile: Un Monde Avenir et Nouveaux droits de l&#8217;Homme Cameroun, en présence de certaines représentations diplomatiques. Philippe Nanga, de l&#8217;ONG Un Monde Avenir, estime que la situation est alarmante. « On a...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>L<strong>e rapport annuel sur la situation des droits humains au Cameroun en 2021 a été présenté à </strong><a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-troubles-mentaux-yaound%C3%A9-can/a-60582842"><strong>Yaoundé</strong></a><strong> ce mercredi (9 février) par les organisations de la société civile: Un Monde Avenir et Nouveaux droits de l&rsquo;Homme Cameroun, en présence de certaines représentations diplomatiques.</strong></p>



<p>Philippe Nanga, de l&rsquo;ONG Un Monde Avenir, estime que la situation est alarmante.</p>



<p><em>« On a observé en 2021 plus d&rsquo;un millier de personnes tuées dans l&rsquo;ensemble du pays et près de 600 dans les seules régions anglophones. Des cas d&rsquo;incendie se chiffrent à près de 200 dans ces mêmes régions. Les cas de tueries dans les unités de police et gendarmerie,&nbsp;nous les avons documentés. De manière globale, on peut s&rsquo;inquiéter que l&rsquo;écart reste énorme entre les engagements du Cameroun sur les questions de droits de l&rsquo;Homme et les pratiques sur le terrain »&nbsp;</em>explique t-il.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-droits-de-lhomme-rapport-annuel/a-60734379#"><img src="https://static.dw.com/image/55681676_404.jpg" alt="Les forces de l'ordre seraient responsables de violation des droits de l'Homme" width="571" height="321"/></a><figcaption> Les forces de l&rsquo;ordre seraient responsables de violation des droits de l&rsquo;Homme </figcaption></figure></div>



<p>Le rapport annuel sur la situation des droits humains au Cameroun en 2021 a&nbsp;été présenté à&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-troubles-mentaux-yaound%C3%A9-can/a-60582842">Yaoundé</a>&nbsp;ce mercredi (9 février) par les&nbsp;organisations de la société civile: Un Monde Avenir et Nouveaux droits de l&rsquo;Homme Cameroun, en présence de certaines représentations diplomatiques.</p>



<p>Philippe Nanga, de l&rsquo;ONG Un Monde Avenir, estime que la situation est alarmante.</p>



<p><em>« On a observé en 2021 plus d&rsquo;un millier de personnes tuées dans l&rsquo;ensemble du pays et près de 600 dans les seules régions anglophones. Des cas d&rsquo;incendie se chiffrent à près de 200 dans ces mêmes régions. Les cas de tueries dans les unités de police et gendarmerie,&nbsp;nous les avons documentés. De manière globale, on peut s&rsquo;inquiéter que l&rsquo;écart reste énorme entre les engagements du Cameroun sur les questions de droits de l&rsquo;Homme et les pratiques sur le terrain »&nbsp;</em>explique t-il.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-droits-de-lhomme-rapport-annuel/a-60734379#"><img src="https://static.dw.com/image/55681676_404.jpg" alt="Les forces de l'ordre seraient responsables de violation des droits de l'Homme"/></a></figure>



<p>Les forces de l&rsquo;ordre seraient responsables de violation des droits de l&rsquo;Homme</p>



<h2>Un témoignage</h2>



<p>Moussa Bello, un jeune militant de Stand Hope Cameroon, a été arrêté en septembre 2020 à Douala. Il a retrouvé la liberté le 21 janvier 2022 après 16 mois de prison pour incitation à l&rsquo;insurrection. Il revient sur l&rsquo;horreur qu&rsquo;il a vécu.</p>



<p>« <em>Nous avons subi des violences psychologiques et physiques. Lors de notre parcours pour entrer dans nos cellules, les prisonniers de droit commun ont profité de l&rsquo;occasion pour nous taper dessus en disant&nbsp;: Vous n&rsquo;avez pas encore marché, maintenant vous allez courir »</em>&nbsp;raconte le jeune homme.</p>



<p>Lire aussi :<a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-crise-anglophone-enfants-victimes-dessins/a-58035347">Cameroun : quand les enfants parlent du conflit</a></p>



<h2>Les militants des droits humains visés</h2>



<p>Les défenseurs des droits de l&rsquo;Homme sont de plus en plus visés par ces violences, ce qui rend leur travail difficile sur le terrain, affirme Agbor Bala, du Centre des droits de l&rsquo;Homme pour la démocratie en Afrique.0 seconds of 0 secondsVolume 90%<strong>Écouter l&rsquo;audio</strong><strong>02:03</strong></p>



<h2>Ecoutez les explications d&rsquo;Elisabeth Asen</h2>



<p><strong></strong></p>



<p>Lire aussi :&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/pression-ong-pays-cameroun-ethiopie-conflit/a-59031582">Pression sur des ONG dans des pays en conflit</a><br><em>« Pour nous les défenseurs des droits de l&rsquo;Homme, c&rsquo;est difficile parce que nous sommes au-dessus du conflit, on condamne les violations qu&rsquo;elles viennent du gouvernement ou des Ambaboys. Je pense qu&rsquo;il faut une certaine éducation parce que d&rsquo;un côté les gens du gouvernement pensent que nous sommes avec les Ambaboys et eux également pensent que nous travaillons avec le gouvernement »</em>&nbsp;explique t-il.</p>



<p>Le rapport annuel sur la situation des droits de l&rsquo;Homme au Cameroun en 2021 a été présenté en présence des diplomates français, canadiens, suisses, américains, britanniques et des représentants de l&rsquo;administration camerounaise qui se sont abstenus de tout commentaire sur le sujet.</p>



<h2>Un témoignage</h2>



<p>Moussa Bello, un jeune militant de Stand Hope Cameroon, a été arrêté en septembre 2020 à Douala. Il a retrouvé la liberté le 21 janvier 2022 après 16 mois de prison pour incitation à l&rsquo;insurrection. Il revient sur l&rsquo;horreur qu&rsquo;il a vécu.</p>



<p>« <em>Nous avons subi des violences psychologiques et physiques. Lors de notre parcours pour entrer dans nos cellules, les prisonniers de droit commun ont profité de l&rsquo;occasion pour nous taper dessus en disant&nbsp;: Vous n&rsquo;avez pas encore marché, maintenant vous allez courir »</em>&nbsp;raconte le jeune homme.</p>



<h2>Les militants des droits humains visés</h2>



<p>Les défenseurs des droits de l&rsquo;Homme sont de plus en plus visés par ces violences, ce qui rend leur travail difficile sur le terrain, affirme Agbor Bala, du Centre des droits de l&rsquo;Homme pour la démocratie en Afrique.</p>



<p><strong></strong><br><em>« Pour nous les défenseurs des droits de l&rsquo;Homme, c&rsquo;est difficile parce que nous sommes au-dessus du conflit, on condamne les violations qu&rsquo;elles viennent du gouvernement ou des Ambaboys. Je pense qu&rsquo;il faut une certaine éducation parce que d&rsquo;un côté les gens du gouvernement pensent que nous sommes avec les Ambaboys et eux également pensent que nous travaillons avec le gouvernement »</em> explique t-il.</p>



<p>Le rapport annuel sur la situation des droits de l&rsquo;Homme au Cameroun en 2021 a été présenté en présence des diplomates français, canadiens, suisses, américains, britanniques et des représentants de l&rsquo;administration camerounaise qui se sont abstenus de tout commentaire sur le sujet.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/les-droits-humains-en-regression-au-cameroun/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Ghana: Ignatius Annor, un journaliste en première ligne pour la défense des droits LGBT</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/ghana-ignatius-annor-un-journaliste-en-premiere-ligne-pour-la-defense-des-droits-lgbt/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/ghana-ignatius-annor-un-journaliste-en-premiere-ligne-pour-la-defense-des-droits-lgbt/#respond</comments>
				<pubDate>Fri, 31 Dec 2021 19:32:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Ghana]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l homme]]></category>
		<category><![CDATA[droits LGBT]]></category>
		<category><![CDATA[Ignatius Annor]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=25929</guid>
				<description><![CDATA[Il est la première personnalité médiatique – et la seule à ce jour – à avoir fait son coming out en direct à la télévision ghanéenne. Expatrié en France, puis aux États-Unis, Ignatius Annor espère voir son exemple inspirer le Ghana, où l’homosexualité est encore illégale, alors qu’un projet de loi criminalisant la défense des...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>I<strong>l est la première personnalité médiatique – et la seule à ce jour – à avoir fait son coming out en direct à la télévision ghanéenne. Expatrié en France, puis aux États-Unis, Ignatius Annor espère voir son exemple inspirer le Ghana, où l’homosexualité est encore illégale, alors qu’un projet de loi criminalisant la défense des droits LGBT est en discussion au Parlement.</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Pour la toute première fois, j’annonce que non seulement je suis un activiste pour les droits des minorités sexuelles en Afrique, mais je suis moi-même gay.&nbsp;</em>» Quand Ignatius Annor prononce ces mots en direct sur la chaîne de télévision ghanéenne&nbsp;<a href="https://www.myjoyonline.com/im-gay-fear-forced-me-to-deny-it-ghanaian-journalist-comes-out-on-live-tv/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Joy News</a>, le 22 février 2021, il sait qu’il s’apprête à provoquer un cataclysme médiatique. Le journaliste ghanéen, qui travaille en France pour Euronews, a déjà été par le passé la cible d’une campagne de diffamation homophobe. Il avait alors choisi de nier publiquement son orientation sexuelle, pour ne pas risquer sa carrière.</p>



<h2>Discriminations homophobes</h2>



<p>Des craintes fondées sur un épisode douloureux. En 2011, Ignatius Annor manque abandonner un début de carrière prometteur à Radio Gold, où il est entré comme stagiaire en 2008. «<em>&nbsp;Le directeur de la station m’a appelé pour me dire que ma voix lui plaisait, et pour me proposer de passer titulaire</em>, raconte-t-il au téléphone depuis Washington où il vit aujourd’hui,&nbsp;<em>les 6 000 kilomètres de distance ne parvenant pas à masquer l’émotion dans sa voix. J’ai accepté immédiatement !</em>&nbsp;<em>Ça a toujours été mon rêve d’être journaliste, et Radio Gold était l’une des radios les plus populaires au Ghana</em>. »</p>



<p>Quelques semaines plus tard, l’un des producteurs l’appelle à son tour, visiblement embarrassé. «&nbsp;<em>Il m’a dit qu’il y avait un problème avec ma voix, qu’elle ne concordait pas avec mon nom. Des auditeurs appelaient la radio en disant :</em>&nbsp;“C’est étrange, il s’appelle Ignatius et pourtant, il parle de manière féminine. C’est un homme ou une femme ?”&nbsp;<em>Le propriétaire de la radio était mal à l’aise avec cette ambiguïté. Alors il a décidé de m’évincer.</em>&nbsp;» La direction prive Ignatius de sa voix et l’envoie au placard, au département commercial. Il pose sa démission et tombe&nbsp;en dépression.</p>



<p>«&nbsp;<em>Ce n’était pas la première fois que ça m’arrivait</em>, se souvient-il aujourd’hui.<em>&nbsp;Pendant toutes les années que j’ai passées au Ghana, mon genre et ma sexualité étaient constamment remis en question. J’ai eu une enfance très solitaire.</em>&nbsp;» Il existe en twi, la langue locale majoritaire au Ghana, un terme péjoratif pour moquer les hommes perçus comme efféminés : « Kodjo-Besia », que l’on pourrait traduire par « garçon-fille ». «<em>&nbsp;On me jetait sans cesse ce mot, Kodjo-Besia, au visage. Où que j’aille, les gens me pointaient du doigt, riaient de moi. Alors pour m’intégrer, je me suis efforcé de changer mon apparence et mon comportement, d’avoir l’air viril. Je voulais être accepté, faire partie du groupe.</em>&nbsp;» Pour «<em>&nbsp;chasser l’homosexualité de son corps</em>&nbsp;», l’adolescent se rend souvent à l’église et prie Dieu de le remettre «&nbsp;<em>dans le droit chemin</em>&nbsp;».</p>



<p>Quelques mois après son éviction de Radio Gold, en 2011, il décroche son premier job à la télévision ghanéenne, sur la chaîne Metro TV. Sa prestance et son éloquence charment immédiatement les téléspectateurs, et Ignatius Annor devient une personnalité médiatique très populaire. Il est ensuite recruté par AfricaNews au Congo-Brazzaville, puis devient reporter&nbsp;pour sa chaîne sœur EuroNews, avant d’obtenir en novembre 2020 sa mutation au siège de la chaîne à Lyon, en France.</p>



<p>En février, la journaliste ghanéenne Ayisha Ibrahim lui demande de réagir, en direct sur Joy News, à la polémique entourant l’inauguration d’un centre communautaire pour les personnes LGBT+ à Accra. Ignatius Annor n’hésite pas. «&nbsp;<em>J’ai su que le moment était venu pour moi d’annoncer au grand jour qui j’étais. Donc je l’ai dit. Je suis un homme, ghanéen, un journaliste, et je suis gay. Les Ghanéens doivent comprendre que nous faisons partie de la société au même titre que les personnes hétérosexuelles, et qu’ils doivent nous traiter avec la dignité, la bienveillance et le respect qui nous sont dus</em>.&nbsp;»</p>



<h2>Une communauté suffocante</h2>



<p>Après son coming-out, il reçoit des tombereaux de messages haineux sur les réseaux sociaux. «&nbsp;<em>Mes amis restés au Ghana me racontaient qu’ils ne cessaient d’entendre mon nom à la télévision, à la radio, en prenant le taxi… partout.&nbsp;</em>» Sur les plateaux, la condamnation est unanime. Les tenants autoproclamés des bonnes mœurs, et en premier lieu Moses Foh-Amoaning, secrétaire général d’un puissant lobby conservateur appelé « Coalition nationale pour les droits sexuels humains et les valeurs familiales », l’agonissent d’injures homophobes et de menaces à peine voilées. «&nbsp;<em>Mais en privé, oh mon Dieu !</em>&nbsp;s’exclame Ignatius en riant.&nbsp;<em>J’ai reçu énormément de messages d’amour et de soutien. Beaucoup de jeunes Ghanéens dans le placard me disaient qu’ils aimeraient avoir le courage de m’imiter, que mon coming-out leur donnait force et espoir.</em>&nbsp;»</p>



<p>Offei (le prénom a été changé) est de ceux-là. Le jeune homme de 22 ans vit en banlieue d’Accra, et dans la crainte que son homosexualité soit découverte un jour. «&nbsp;<em>Pour moi, le coming-out d’Ignatius Annor a été un acte héroïque</em>, nous écrit-il sous couvert d’anonymat.&nbsp;<em>J’ai grandi en le voyant à la télévision, et je l’ai toujours trouvé admirable. Grâce à lui, je me suis senti représenté. Je sais maintenant qu’un jour, moi aussi, je passerai à la télévision, et qu’un garçon queer se sentira représenté à son tour. Et je ferai mon coming-out à mon tour, pour que ce jeune garçon sache qu’il a le droit d’être lui-même, comme Ignatius me l’a appris.</em>&nbsp;»</p>



<p>Aujourd’hui, Ignatius Annor dit avoir trouvé à Lyon «<em>&nbsp;sa deuxième maison</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>Au Ghana, c’est comme si j’étais prisonnier de mon ombre. Mais en France et aux États-Unis, je peux enfin me montrer au grand jour. Rendez-vous compte, je mets ma photo sur les applis de rencontre ! Quand j’ai un rendez-vous galant, je peux tenir la main de mon partenaire en pleine rue ! Pour moi, c’est le paradis. C’est une promesse que Dieu m’avait faite, et qu’il a tenu.&nbsp;</em>»</p>



<p>Mais pour la communauté LGBT du Ghana, cette perspective semble s’éloigner : huit députés conservateurs portent en cette fin d’année à l’Assemblée nationale <a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211108-ghana-l-assembl%C3%A9e-d%C3%A9bute-les-auditions-autour-du-nouveau-projet-de-loi-anti-lgbt">un projet de loi visant à alourdir la répression des minorités sexuelles</a>, en punissant l’homosexualité de dix ans de prison et en criminalisant la défense des droits des personnes LGBT. « <em>Si ce projet de loi est adopté par le gouvernement, ce serait le coup de grâce porté à une communauté déjà suffocante,</em> soupire Ignatius. <em>Un pays qui oppresse ses minorités est un pays sans avenir. </em>»</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/ghana-ignatius-annor-un-journaliste-en-premiere-ligne-pour-la-defense-des-droits-lgbt/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Marche contre les féminicides en Tunisie: «On ne naît pas femme, on en meurt»</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/marche-contre-les-feminicides-en-tunisie-on-ne-nait-pas-femme-on-en-meurt/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/marche-contre-les-feminicides-en-tunisie-on-ne-nait-pas-femme-on-en-meurt/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 11 Dec 2021 17:45:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l homme]]></category>
		<category><![CDATA[femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=25611</guid>
				<description><![CDATA[En Tunisie, une dizaine d’associations féministes ont effectué, vendredi 10 décembre, à Tunis, une marche contre les féminicides et l’impunité des auteurs de violences envers les femmes, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l’homme. C’est une marche qui a eu lieu dans le silence… avec des pancartes aux slogans...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En Tunisie, une dizaine d’associations féministes ont effectué, vendredi 10 décembre, à Tunis, une marche contre les féminicides et l’impunité des auteurs de violences envers les femmes, à l’occasion de la célébration de la journée internationale des droits de l’homme.</strong></p>



<p>C’est une marche qui a eu lieu dans le silence… avec des pancartes aux slogans coup de poing contre les féminicides comme celui-ci:&nbsp;«&nbsp;<em>On ne nait pas femme, on en meurt.</em>&nbsp;»</p>



<p>Elles étaient une centaine à défiler, vendredi 10 décembre, sur l’avenue Bourguiba, à Tunis. Monia Ben Jemia, ancienne présidente de l’association des femmes démocrates était en première ligne:&nbsp;«&nbsp;<em>C’est une marche contre les féminicides et donc voilà, c’est pour dire notre deuil. La ministre de la Femme nous avait dit qu’il y avait eu 50 féminicides en 2020.</em>&nbsp;»</p>



<p>Cette militante souligne aussi la recrudescence des violences faites aux femmes en Tunisie, «&nbsp;en particulier les violences conjugales. D’après l’observatoire, il y a eu 70% d’appels au numéro vert. Les violences augmentent, en même temps qu’il y a une crise économique, une crise politique ou encore une crise sociale et on sait que dans les moments difficiles de crise, ce sont toujours les femmes qui en pâtissent le plus.&nbsp;»</p>



<p>Assala, 26 ans, appartient à la jeune génération de féministes avec l’association Damj qui réunit aussi la communauté LGBT: «&nbsp;<em>Il faut toujours se rappeler qu&rsquo;il y a des femmes qui sont criminalisées par le code pénal tunisien qui dit que l&rsquo;homosexualité des femmes et celle des hommes est illégale et entraîne de 3 mois à 3 ans de prison.</em>&nbsp;»</p>



<p>Cette marche est venue clôturer seize jours d’activisme pour les droits des femmes en Tunisie. Ces associations réclament une meilleure application de la loi 58 contre les violences faites aux femmes, votée en 2017.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/marche-contre-les-feminicides-en-tunisie-on-ne-nait-pas-femme-on-en-meurt/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Côte d’Ivoire: polémique sur les droits des personnes homosexuelles</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/cote-divoire-polemique-sur-les-droits-des-personnes-homosexuelles/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/cote-divoire-polemique-sur-les-droits-des-personnes-homosexuelles/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 11 Nov 2021 18:30:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d’Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[cote d-ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l homme]]></category>
		<category><![CDATA[droits des personnes homosexuelles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=25240</guid>
				<description><![CDATA[Les droits des personnes homosexuelles devront encore attendre en Côte d’Ivoire. Dans le cadre d’une modification du Code pénal, le gouvernement projetait d’ajouter aux motifs de discriminations proscrites par la loi, comme la race ou la religion, l’« orientation sexuelle ». Le 28 octobre, les députés de la commission des affaires générales et institutionnelles ont décidé...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Les droits des personnes homosexuelles devront encore attendre en Côte d’Ivoire. Dans le cadre d’une modification du Code pénal, le gouvernement projetait d’ajouter aux motifs de discriminations proscrites par la loi, comme la race ou la religion, l’« orientation sexuelle ». Le 28 octobre, les députés de la commission des affaires générales et institutionnelles ont décidé à l’unanimité – opposition comme majorité – de retirer la mention « orientation sexuelle » du texte. Mais la polémique ne retombe pas.</strong></p>



<p>Alors que la mention « orientation sexuelle » a été retirée du projet de modification de l’article 226 du Code pénal sur les discriminations il y a deux semaines, ce mardi 9 novembre le groupe parlementaire pro-Gbagbo&nbsp;ravive la polémique.</p>



<p>Dans une conférence de presse, Auguste Dago, porte-parole du groupe EDS, ne ménage aucun amalgame ni propos homophobes pour accuser le pouvoir de vouloir,&nbsp;<em>de facto</em>, avec cette disposition, légaliser à terme le mariage homosexuel : «&nbsp;<em>L’orientation sexuelle englobe l’homosexualité, la zoophilie, la pédophilie, etc. La validation d’une telle loi entraînerait l’acceptation de la célébration des mariages homosexuels en Côte d’Ivoire. Ce que les Ivoiriens, dans leur grande majorité, ne sont pas prêts à accepter.</em>&nbsp;»</p>



<p>Un «&nbsp;<em>faux débat&nbsp;</em>» politicien, rétorque ce mercredi&nbsp;le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, à l’issue du Conseil des ministres.</p>



<p>Si, en Côte d’Ivoire, les couples homosexuels ne sont pas reconnus juridiquement, l’homosexualité n’est pas illégale. Les personnes homosexuelles sont toutefois souvent stigmatisées dans la société. Et la loi ne les protège pas&nbsp;contre les discriminations.</p>



<p>Le texte doit maintenant partir au Sénat avant de revenir pour examen en plénière à l’Assemblée.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/cote-divoire-polemique-sur-les-droits-des-personnes-homosexuelles/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Violences en RDC : la justice transitionnelle doit être décolonisée</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/violences-en-rdc-la-justice-transitionnelle-doit-etre-decolonisee/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/violences-en-rdc-la-justice-transitionnelle-doit-etre-decolonisee/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 16 Oct 2021 17:57:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[République démocratique du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l homme]]></category>
		<category><![CDATA[republique democratique du congo]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=24705</guid>
				<description><![CDATA[Comment répondre aux violations massives des droits humains dans l’est de la RDC ? La justice transitionnelle peut être une solution, si elle est mise en œuvre par les Congolais eux-mêmes. Depuis plus de trois décennies, la RDC vit au rythme des conflits et violences incessantes qui emportent des milliers de vies et causent de...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Comment répondre aux violations massives des droits humains dans l’est de la RDC ? La justice transitionnelle peut être une solution, si elle est mise en œuvre par les Congolais eux-mêmes.</strong></p>



<p>Depuis plus de trois décennies, la RDC vit au rythme des conflits et violences incessantes qui emportent des milliers de vies et causent de multiples blessures physiques et traumatismes mentaux dans toutes les communautés du pays, particulièrement dans les provinces orientales du Nord et du Sud Kivu, de l’Ituri et du Tanganyika. Répondre à ces violations massives des droits humains requiert une prise en compte globale des facteurs historiques, politiques, sécuritaires, économiques et sociaux qui peuvent nous éclairer sur les mécanismes ayant conduit au chaos et à la dévalorisation de la vie humaine dans ce pays. Mais les débats restent dominés par l’activisme en faveur de la création de mécanismes de justice transitionnelle.</p>



<h4>Milices ethniques</h4>



<p>Par justice transitionnelle, les Nations unies entendent « l’éventail complet des divers processus et mécanismes mis en œuvre par une société pour tenter de faire face à des exactions massives commises dans le passé en vue d’établir les responsabilités, de rendre la justice et de permettre la réconciliation ».  Dans le contexte congolais, les débats sont étroitement centrés sur le Mapping Report. Publié en août 2010, ce rapport du Haut-commissariat de l’ONU pour les droits de l’homme inventoriait les « 617 incidents les plus graves » survenus entre mars 1993 et juin 2003, pouvant, « s’ils sont dument enquêtés et prouvés […], suggérer la commission de multiples violations des droits de l’homme». Les dits incidents couvraient notamment les violences au Shaba/Katanga et au Nord Kivu à partir du début 1993, celles précédant et accompagnant les deux guerres du Congo (1996-1998/1998-2001) ainsi que la difficile transition vers un gouvernement post-rebellions (2001-2003).</p>



<p>Parmi leurs auteurs présumés se trouvent diverses milices congolaises souvent organisées sur des bases ethniques, les forces armées régulières congolaises, les mouvements armés, notamment l’AFDL, le MLC, et les forces en provenance des pays voisins de la RDC, dont les armées rwandaise (APR/RDF), ougandaise (UPDF), burundaise (FAB), zimbabwéenne (ZDF) et angolaise (FAA).</p>



<p>Dans ses conclusions, le rapport recommandait « une politique holistique de justice transitionnelle qui s’appuierait sur la création de mécanismes divers et complémentaires », notamment un tribunal mixte pour la RDC ; une Commission vérité et réconciliation ; des programmes de réparation et de réformes institutionnelles. La juridiction mixte devrait mener des enquêtes approfondies devant éventuellement conduire à des poursuites judiciaires contre les auteurs des crimes commis dans le pays.</p>



<p>Au terme d’une campagne médiatique plutôt réductrice autour du Rapport Mapping et face aux protestations ou aux objections des pays voisins de la RDC, ce travail est quasiment tombé dans l’oubli. Il a resurgi ces dernières années grâce à l’activisme de personnalités telles que le&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1042612/politique/chronique-rdc-denis-mukwege-un-nobel-sous-haute-protection/">Dr. Denis Mukwege, Prix Nobel 2018,</a>&nbsp;d’acteurs politiques comme Martin Fayulu (coalition Lamuka) ainsi que de membres de la société civile portés par leurs soutiens internationaux, surtout européens.</p>



<h4>Théories complotistes, rapport politique</h4>



<p>Mais cet activisme soulève bien des interrogations tant il procède d’une lecture plutôt sélective du rapport. Ainsi, lors de sa publication, la tempête médiatique soulevée par l’évocation des «  attaques contre les réfugiés hutu », qualifiées de génocidaire, était en totale contradiction avec le silence quasi absolu sur les violences dirigées contre les Banyamulenge et les Tutsi congolais. De même, la qualité de victime ou de bourreau est attribuée aux uns et aux autres de manière fantaisiste, suivant le principe de l’objectivité sélective.</p>



<p>L’exemple le plus frappant est l’attitude paradoxale des personnalités comme Martin Fayulu qui promeuvent le Rapport Mapping ainsi qu’un vague concept de « génocide congolais » en souscrivant aux théories complotistes sur la balkanisation et l’occupation tutsi-rwandaise de la RDC tout en niant toute présence de Banyamulenge dans le pays.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL NE FAUT PAS FÉTICHISER LE RAPPORT MAPPING ET IGNORER LES RÉALITÉS CONTEMPORAINES, Y COMPRIS LES ATROCITÉS EN COURS</p></blockquote>



<p>Deuxièmement, l’usage sélectif du Rapport Mapping comme fondement d’une future justice transitionnelle en RDC rétrécit, de manière artificielle, les limites matérielles et temporelles des débats sur la responsabilisation pénale pour les violations des droits humains en RDC. En effet, celles-ci ont perduré au-delà de la décennie 1993-2003 couverte dans le document, jusqu’à aujourd’hui. Diverses sources, notamment l’ONU et le Baromètre sécuritaire du Kivu, ont récemment recensé dans les provinces orientales plus d’une centaine de groupes armés, essentiellement locaux, régulièrement accusés de multiples exactions. Les forces régulières (FARDC) et des groupes armés étrangers s’illustrent également par leurs abus envers des populations civiles.</p>



<p>De ce fait, une poursuite de justice transitionnelle qui fétichise le Rapport Mapping tout en ignorant les réalités contemporaines, y compris des atrocités en cours, revêt un caractère plus politique qu’une sincère défense des droits des victimes.</p>



<h4>Décolonisation de la justice</h4>



<p>En effet, l’activisme déployé pour la création d’un Tribunal pour la RDC trahit une certaine volonté d’externalisation des responsabilités pour tous les crimes commis dans le pays. Comme le déclarait récemment un député provincial sud-kivutien favorable à une justice international(isée) – et par ailleurs chantre du discours anti-banyamulenge-tutsi –, la justice pour laquelle il milite viserait à la condamnation des acteurs étrangers (rwandais, ougandais, burundais…) qu’il considère comme seuls responsables des violations commises en RDC. Cet argument trahit une lecture erronée du Rapport Mapping et surtout l’absence de regard introspectif sur les responsabilités congolaises dans les conflits, violences et autres maux qui gangrènent le pays.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>INVESTIR DANS LA CAPACITÉ DES JURIDICTIONS CONGOLAISES AUSSI BIEN POUR LES VIOLATIONS PASSÉES QUE PRÉSENTES, SERAIT SALUTAIRE AU MOMENT OÙ L’AFRIQUE</p></blockquote>



<p>Finalement – et c’est ici que se situe l’argument décolonial – le militantisme actuel, qui réduit la justice transitionnelle en RDC à une cour internationale ou mixte, est un aveu d’incapacité ou d’absence de volonté des acteurs congolais. La justice devant les tribunaux internationaux ou mixtes est essentiellement symbolique en ce sens qu’elle ne peut instruire qu’un nombre limité de dossiers. Après tout, la Cour pénale internationale a déjà mené des poursuites et reste saisie du dossier depuis 2004. Étant donné les coûts exorbitants que nécessite une telle démarche, investir dans la capacité des juridictions congolaises à délivrer la justice pour tous, aussi bien pour les violations passées que présentes, serait salutaire au moment où l’Afrique est appelée définir son avenir.</p>



<p>Avec le soutien d’institutions telles qu’Avocats sans frontières et l’International Centre for Transitional Justice, les juridictions congolaises ont démontré leur potentiel à surmonter les défis structurels – tels que la corruption institutionnalisée – pour instruire des dossiers, souvent très sensibles et médiatisés, sur certains crimes. La plainte récemment déposée devant les juridictions congolaises sur les crimes commis dans la région de Minembwe et les discours de haine s’inscrit dans ce cadre. Plutôt que de dépenser des ressources sur des juges, procureurs et experts de justice étrangers providentiels, un renforcement institutionnel de la capacité des praticiens congolais du droit à délivrer une justice véritablement indépendante, impartiale et inclusive contribuerait à une réelle décolonisation des interventions visant la justice, la paix et la sécurité en RDC et dans sa région est.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/violences-en-rdc-la-justice-transitionnelle-doit-etre-decolonisee/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Djibouti : les arrestations «arbitraires et illégales» se multiplient, selon la LDDH</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/djibouti-les-arrestations-arbitraires-et-illegales-se-multiplient-selon-la-lddh/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/djibouti-les-arrestations-arbitraires-et-illegales-se-multiplient-selon-la-lddh/#respond</comments>
				<pubDate>Sun, 10 Oct 2021 17:39:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Djibouti]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[arrestations «arbitraires et illégales]]></category>
		<category><![CDATA[djiboutie]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l homme]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=24560</guid>
				<description><![CDATA[Depuis plusieurs semaines, la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) multiplie les communiquées pour dénoncer des arrestations qualifiées « d’arbitraires et d’illégales » visant des populations civiles, notamment des nomades dans le nord et le sud-ouest du pays. C’est une vingtaine de personnes qui auraient été arrêtées depuis septembre. La dernière en date, vendredi. La Ligue djiboutienne...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Depuis plusieurs semaines, la Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) multiplie les communiquées pour dénoncer des arrestations qualifiées « d’arbitraires et d’illégales » visant des populations civiles, notamment des nomades dans le nord et le sud-ouest du pays. C’est une vingtaine de personnes qui auraient été arrêtées depuis septembre. La dernière en date, vendredi.</strong></p>



<p>La Ligue djiboutienne des droits humains s’inquiète que des personnes détenues soient torturées. Et demande leur libération. La LDDH dénonce «<em>&nbsp;un climat de terreur instauré par le pouvoir djiboutien contre les populations civiles</em>&nbsp;». Selon le président de la Ligue&nbsp;: ces arrestations viseraient à dissuader les Djiboutiens de rejoindre le FRUD, le Front pour la restauration de l&rsquo;unité et la démocratie, un groupe armé en conflit avec le gouvernement.</p>



<p>Le groupe armé voit dans ce tour de vis un signe de fragilisation du régime depuis la réélection en avril d’Ismaïl Omar Guelleh pour un cinquième mandat. Le «<em>&nbsp;mandat de trop&nbsp;</em>» pour le chef du FRUD. Il affirme avoir vu de plus en plus de jeunes rejoindre le mouvement ces derniers mois. Pour Mohamed Kadamy, «<em>&nbsp;le FRUD s’est renforcé et le pouvoir le voit. Ils espèrent qu’en arrêtant les gens la résistance va cesser mais elle est toujours là&nbsp;</em>», dit le chef rebelle.</p>



<p>Le pouvoir djiboutien, lui, rejette catégoriquement ces accusations. D’après Daoud Houmed, porte-parole de la majorité présidentielle, les arrestations visent des personnes qui ont enfreint la loi et seront jugées. Pour lui, le FRUD est «<em> une organisation terroriste </em>». Quant à la LDDH, elle «<em> manque de crédibilité</em> » et ses informations sont « <em>mensongères </em>».</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/djibouti-les-arrestations-arbitraires-et-illegales-se-multiplient-selon-la-lddh/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Droits de l&#8217;homme en RDC: bilan de mi-parcours mitigé pour Tshisekedi</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/droits-de-lhomme-en-rdc-bilan-de-mi-parcours-mitige-pour-tshisekedi/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/droits-de-lhomme-en-rdc-bilan-de-mi-parcours-mitige-pour-tshisekedi/#respond</comments>
				<pubDate>Wed, 08 Sep 2021 20:47:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[République démocratique du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l homme]]></category>
		<category><![CDATA[état de siège]]></category>
		<category><![CDATA[Félix Tshisekedi]]></category>
		<category><![CDATA[violences]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=23997</guid>
				<description><![CDATA[Le Bureau conjoint des Nations unies aux Droits de l’homme a documenté en juillet une diminution des violations des droits humains, mais il reste encore de nombreux progrès à faire. Au moment de son investiture, ce dernier a promis de lutter contre la corruption, de faire des droits de l’Homme sa priorité et d’installer un...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le Bureau conjoint des Nations unies aux Droits de l’homme a documenté en juillet une diminution des violations des droits humains, mais il reste encore de nombreux progrès à faire.</strong></p>



<p>Au moment de son investiture, ce dernier a promis de lutter contre la corruption, de faire des droits de l’Homme sa priorité et d’installer un Etat de droit durant son mandat.</p>



<p>Basé à Kinshasa, Franck Citende est le secrétaire exécutif du Réseau national des ONG des droits de l&rsquo;homme en RDC. Il note une nette différence entre l’ère Kabila et Tshisekedi.&nbsp;<em>« Concernant la situation des droits de l’Homme en RDC, il est vrai que nous avons senti une amélioration. Mais il y a encore beaucoup de choses à faire, surtout du côté des personnes ayant une responsabilité publique »</em>, affirme-t-il.</p>



<p><em>« A ce jour, nous assistons à beaucoup d’abus de pouvoir, surtout du côté de la police »</em>, poursuit le défenseur des droits humains.&nbsp;<em>« C’est la raison pour laquelle nous avons formulé une recommandation précise au président de la République en lui demandant d’engager une réforme profonde de la police, afin d’y extirper les moutons noirs, tous les éléments véreux qui sont aujourd’hui en train de ternir l’image de la police et qui occasionnent des violations incessantes des droits humains. »</em></p>



<p>Bien que les séquences temporelles ne soient pas les mêmes, il n’est pas simple de comparer les périodes Kabila et Tshisekedi.</p>



<p>Pour Abdoul Aziz Thioye, directeur du bureau conjoint des Nations unies aux Droits de l’Homme, si on se réfère à la période précédant les élections de 2018 qui a été marquée par la répression des manifestations, les arrestations arbitraires ou encore les exécutions extrajudiciaires, il y a lieu de noter un petit changement depuis 2019.</p>



<p><em>« Le rapport que nous avons publié sur les six premiers mois de l’année 2021 montre qu’effectivement il y a un recul des violations des droits de l’Homme dû principalement à la réduction du nombre de ces violations attribuées aux forces de défense et de sécurité, mais aussi une réduction du nombre d’atteinte attribuées aux groupes armés »</em>, souligne-t-il.</p>



<p>Le&nbsp;directeur du BCNUDH&nbsp;dit espérer&nbsp;<em>« que la tendance va se maintenir et se confirmer pour qu’en décembre, nous puissions avoir un net recul qui pourra nous montrer une amélioration générale des droits de l’Homme dans le pays ».</em></p>



<h4>Des manquements à certains niveaux</h4>



<p>Une amélioration générale, c’est aussi le souhait de Jeff Mbiya qui est chercheur dans le secteur des mines, de l’environnement et des droits de l&rsquo;homme au Katanga.</p>



<p>Pour lui, il y a un changement et une prise de conscience au niveau des acteurs au sein de l’appareil judiciaire et sécuritaire, bien que certains droits fondamentaux peinent encore à être respectés.&nbsp;<em>« Aujourd’hui, l’Agence nationale des renseignements n’arrête plus les gens pour leurs opinions ou pour certaines infractions politiques »,&nbsp;</em>se félicite le chercheur.</p>



<p><em>« D’après nos informations, il y a eu une amélioration de l’enveloppe salariale mais également des primes qui leur ont permis d’être professionnels. Cependant, il n’en reste pas moins que tous les droits fondamentaux des communautés ne sont pas respectés, notamment les droits économiques et socioculturels sur lesquels il va falloir beaucoup travailler »</em>,&nbsp;rapporte Mr. Mbiya.</p>



<p>Bien que certains défenseurs des droits de l’homme semblent percevoir les signes favorables de l’instauration d’un Etat de droit, la liste des atteintes à la population reste donc encore bien remplie.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/droits-de-lhomme-en-rdc-bilan-de-mi-parcours-mitige-pour-tshisekedi/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Afrique, un terrain toujours plus dangereux pour les acteurs de l&#8217;humanitaire</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/lafrique-un-terrain-toujours-plus-dangereux-pour-les-acteurs-de-lhumanitaire/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/lafrique-un-terrain-toujours-plus-dangereux-pour-les-acteurs-de-lhumanitaire/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 20:50:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[droits de l homme]]></category>
		<category><![CDATA[ONG]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=23603</guid>
				<description><![CDATA[Chaque 19 août depuis douze ans, la journée mondiale de l’aide humanitaire est l&#8217;occasion de rappeler que les travailleurs humanitaires risquent leur vie pour apporter leur aide aux populations locales. L&#8217;Afrique représente pour eux&#160;l&#8217;une des régions les plus dangereuses. Sur le continent, au moins quatre pays constituent des pays à risque. Sur les 72 personnes&#160;mortes...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Chaque 19 août depuis douze ans, la journée mondiale de l’aide humanitaire est l&rsquo;occasion de rappeler que les travailleurs humanitaires risquent leur vie pour apporter leur aide aux populations locales. L&rsquo;Afrique représente pour eux&nbsp;l&rsquo;une des régions les plus dangereuses. Sur le continent, au moins quatre pays constituent des pays à risque.</strong></p>



<p>Sur les 72 personnes&nbsp;mortes cette année, 35 ont été tuées en Afrique d&rsquo;après les données de l&rsquo;Aid Worker Security Database, un projet de base de données sur la sécurité des travailleurs humanitaires.</p>



<p>Certains pays du continent constituent des endroits hautement dangereux pour ce personnel. Aid Worker Security montre que la plupart des violences en Afrique&nbsp;sur l&rsquo;année 2020 ont eu lieu au Soudan du Sud et en République démocratique du Congo. Ils notent par ailleurs qu&rsquo;en Centrafrique ou au Mali, les incidents ont plus que doublé depuis 2018.</p>



<p>La tendance se confirme en 2021 : sur les 35 humanitaires tués depuis le début de l&rsquo;année en Afrique, 11 l&rsquo;ont été au Soudan du Sud, 9 en République démocratique du Congo et 2 en Centrafrique. Les victimes sont d&rsquo;ailleurs très majoritairement des travailleurs locaux. Sur l&rsquo;année 2020, ils représentent 95% des victimes.</p>



<h4>La plupart des attaques «&nbsp;<em>en dehors des zones de conflit initiales&nbsp;</em>»</h4>



<p>Pour Aid Worker Security, la plupart des attaques de 2020 ont eu lieu «&nbsp;<em>en dehors des zones de conflit initiales&nbsp;</em>», ce qui constitue un phénomène nouveau. Des faits qui témoignent, selon le groupe, d&rsquo;«&nbsp;<em>une atmosphère croissante d&rsquo;anarchie [&#8230;] alimentée par l&rsquo;abondance des armes à feu</em>&nbsp;».</p>



<p>L&rsquo;année dernière, 108 personnes de l&rsquo;action humanitaire sont mortes dans le monde, 242 ont été gravement blessées et 125 kidnappées.</p>



<p>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/lafrique-un-terrain-toujours-plus-dangereux-pour-les-acteurs-de-lhumanitaire/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
