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	<title>droit de l homme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>droit de l homme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<item>
		<title>Rwanda: les proches de Paul Rusesabagina inquiets pour son état de santé</title>
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				<pubDate>Wed, 20 Apr 2022 20:32:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Au début d&#8217;une conférence de presse qui a eu lieu ce mercredi (20.04.2022) à Bruxelles, l’assistance a pu visionner une vidéo de l’acteur américain, Don Cheadle, qui a incarné Paul Rusesabagina à l’écran dans le film Hôtel Rwanda. Don Cheadle qui&#160;se dit fier d’avoir incarné ce rôle, a rappelé qu’il a rencontré aussi bien la famille...]]></description>
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<p>A<strong>u début d&rsquo;une conférence de presse qui a eu lieu ce mercredi (20.04.2022) à Bruxelles, l’assistance a pu visionner une vidéo de l’acteur américain, Don Cheadle, qui a incarné Paul Rusesabagina à l’écran dans le film Hôtel Rwanda.</strong></p>



<p>Don Cheadle qui&nbsp;se dit fier d’avoir incarné ce rôle, a rappelé qu’il a rencontré aussi bien la famille de Paul Kagamé que celle de Paul Rusesabagina.</p>



<p>Estimant connaître les deux hommes, il a demandé à Paul Kagamé de faire preuve&nbsp;envers Paul Rusesabagina, de la même bienveillance qu’il a eue à son égard.</p>



<p>Présent également dans la salle, Roger Rusesabagina a rappelé combien il était important pour son père de pouvoir revenir en Belgique pour y être jugé.</p>



<p>Il y&nbsp;va de sa santé aussi bien physique que mentale dit Roger Rusesabagina.&nbsp;<em>« Cela a été démontré par les autorités dans le monde, que ce soient les Belges, les Américains, l’Onu, les Italiens, les Espagnols que le procès n’a pas été équitable. Le soutien dont nous avons besoin c’est de dire au Rwanda&nbsp;: vous n’avez pas su faire un procès, libérez-le immédiatement et renvoyez-le chez lui en Belgique auprès de sa famille, »</em>&nbsp;a expliqué Roger Rusesagabina à la Deutsche Welle.</p>



<h4>Procédure en cours</h4>



<p>L’avocat belge de Paul Rusesabagina a pour sa part, insisté sur les conditions de détention et le déroulement du procès de son client qu’il estime avoir été inéquitable.</p>



<p>Il a également fait le point par rapport aux différentes procédures en cours.</p>



<p><em>« Il y a un deuxième dossier qui est ouvert pour enlèvement et nous avons eu une facture qui vient du siège de la compagnie d’aviation qui a été saisie par le juge d’instruction belge. Cette facture montre qu’effectivement c’est la présidence de la république rwandaise qui a payé pour effectuer les parcours Athènes-Dubaï-Kigali-Athènes. Je crois que maintenant on va passer devant la chambre du conseil et j’espère pouvoir obtenir un non-lieu par rapport à ce problème là.&nbsp; Et aux USA, vous avez un dossier concernant l’enlèvement pour voir si par cette compagnie d’aviation on pourrait confirmer que tout ceci a été effectué à la demande de la présidence de la rwandaise. Je pense que maintenant, tout ceci est clair »,&nbsp;</em>indique Me&nbsp;Lurquin.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/rwanda-famille-paul-rusesabagina-inqui%C3%A8te-%C3%A9tat-sant%C3%A9/a-61528085#"><img src="https://static.dw.com/image/61527878_404.jpg" alt="Pressekonferenz zum Fall Paul Rusesabagina" width="629" height="353"/></a></figure>



<p>Pour rappel, Paul Rusesabagina vivait en exil en Belgique et aux Etats-Unis depuis 1996. Il possède la nationalité belge.</p>



<p>Paul Rusesabagina a été condamné à 25 ans de prison pour « avoir fondé et appartenir » au Front de libération nationale (FLN), groupe armé accusé d&rsquo;avoir mené des attaques meurtrières au Rwanda en 2018 et 2019.</p>



<h4>Campagne « Free Rusesabagina »</h4>



<p>L’activiste rwandais, Pacifique Kabalisa, rescapé du génocide contre les Tutsis, l’a rencontré plusieurs fois. Il se souvient d’un homme empreint de justice.</p>



<p><em>« Paul, quand vous discutez avec lui, c’est quelqu’un qui est fort attaché aux valeurs de vérité, au respect des droits de l’Homme. Je ne connaissais pas Paul en tant que politicien, à chaque fois qu’on discutait, je le trouvais beaucoup plus humanitaire que politicien. Et lorsqu’il a créé son parti, quand je l’ai appris, personnellement, j’étais déçu. Moi, je l’encourageais plutôt à continuer dans l’humanitaire, en lui disant que son message passerait beaucoup mieux par l’humanitaire que par le politique »,&nbsp;</em>précise l’activiste rwandais.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/rwanda-famille-paul-rusesabagina-inqui%C3%A8te-%C3%A9tat-sant%C3%A9/a-61528085#"><img src="https://static.dw.com/image/61527892_404.jpg" alt="Pressekonferenz zum Fall Paul Rusesabagina | Kampagne Free Rusesabagina" width="626" height="352"/></a></figure>



<p>Selon ses proches, Paul Rusesabagina,a été victime il y a quelques semaines en prison d&rsquo;un accident vasculaire cérébral (AVC) sur lequel aucun diagnostic fiable n&rsquo;a été posé. De plus il souffre de fortes douleurs à un bras laissant craindre « un arrêt cardiaque », d&rsquo;après sa fille.</p>



<p>Cette conférence de presse a également été l’occasion de parler du lancement de la campagne « Free Rusesabagina » qui compte désormais de nombreuses célébrités hollywoodiennes comme Scarlett Johansson, Don Cheadle, Joaquin Phoenix, pour ne citer que ceux-là.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Libye: les vols humanitaires reprennent, les migrants toujours plus vulnérables</title>
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				<pubDate>Sat, 23 Oct 2021 18:48:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Des milliers de migrants campent toujours devant un centre du Haut commissariat aux réfugiés à Tripoli pour échapper aux violences et aux rafles qui les ont visés en ce mois d&#8217;octobre. C’est dans ce climat que les Nations unies (ONU) ont annoncé la reprise des vols humanitaires depuis la Libye. Après des mois de suspension par...]]></description>
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<p><strong>Des milliers de migrants campent toujours devant un centre du Haut commissariat aux réfugiés à Tripoli pour échapper aux violences et aux rafles qui les ont visés en ce mois d&rsquo;octobre. C’est dans ce climat que les Nations unies (ONU) ont annoncé la reprise des vols humanitaires depuis la Libye. Après des mois de suspension par les autorités libyennes, un vol de rapatriement a eu lieu cette semaine. Mais la situation des migrants reste catastrophique.</strong></p>



<p>Quelques jours après une rafle aussi violente qu’inédite les visant dans le quartier populaire de Gargaresh à Tripoli, la peur règne parmi les migrants. Au début du mois d&rsquo;octobre, des milliers ont été arrêtés en quelques jours.</p>



<p>Craignant pour leur sécurité, des milliers d’autres se sont mis à&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211014-libye-plusieurs-centaines-de-migrants-campent-toujours-devant-le-hcr-%C3%A0-tripoli">camper devant un centre d’accueil</a></strong>&nbsp;opéré par le Haut conseil aux réfugiés (HCR). Vendredi 22 octobre, Soudanais, Érythréens et Somaliens en majorité, attendaient toujours devant des portes closes, le HCR ayant suspendu l’accueil pour des raisons de sécurité après des incidents devant le centre.</p>



<p>Cette semaine, pour la première fois depuis le mois d&rsquo;août, un vol de rapatriement opéré par l’Organisation internationale pour les migrations, agence de l&rsquo;ONU, a quitté le sol libyen. À son bord, il y avait 127 migrants gambiens, ramenés dans leur pays dans le cadre du plan de retour volontaire de l’agence.</p>



<p>Si l’ONU a salué la reprise de ces vols vendredi, elle souligne qu’ils ne profitent qu’à une minorité. Plus de 1 000 réfugiés et demandeurs d’asile vulnérables prioritaires attendent leur tour pour être évacués. Une attente qui se fait dans un contexte chaque jour plus dangereux pour eux.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Libye: l&#8217;Unicef appelle à relâcher un millier de femmes et d&#8217;enfants détenus Publié</title>
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				<pubDate>Sun, 17 Oct 2021 17:44:42 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[En Libye, deux semaines après l’arrestation de milliers de migrants par les autorités libyennes, l’Unicef appelle Tripoli à relâcher les femmes et les enfants retenus dans plusieurs centres de détention. Début octobre, les autorités ont mené un raid antidrogue dans un quartier pauvre de la capitale.&#160;Environ 5&#160;000 personnes –&#160;des migrants, des demandeurs d’asile&#160;–&#160;ont été&#160;arrêtées et envoyées dans...]]></description>
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<p><strong>En Libye, deux semaines après l’arrestation de milliers de migrants par les autorités libyennes, l’Unicef appelle Tripoli à relâcher les femmes et les enfants retenus dans plusieurs centres de détention.</strong></p>



<p>Début octobre, les autorités ont mené un raid antidrogue dans un quartier pauvre de la capitale.&nbsp;Environ 5&nbsp;000 personnes –&nbsp;des migrants, des demandeurs d’asile&nbsp;–&nbsp;ont été&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211003-libye-pr%C3%A8s-de-4000-migrants-arr%C3%AAt%C3%A9s-en-libye-ces-derniers-jours"><strong>arrêtées et envoyées dans des centres de détention de la capitale</strong></a>. Parmi eux, il y aurait&nbsp;751 femmes et 255 enfants, dont une trentaine&nbsp;de nourrissons, selon l&rsquo;agence des Nations unies pour l&rsquo;enfance.</p>



<h4>Vulnérables</h4>



<p>Il s&rsquo;agit de personnes vulnérables, en danger, qui n&rsquo;ont rien à faire en prison et qu&rsquo;il faut libérer, estime Juliette Touma de l’Unicef.&nbsp;«<em>&nbsp;Les conditions de détention dans ces centres sont désastreuses,</em>&nbsp;souligne-t-elle.<em>&nbsp;Le fait qu’il y ait des femmes et des enfants est inacceptable.&nbsp;Nous savons que des enfants, des femmes et des hommes y sont victimes de violences physiques, y compris d’abus sexuels. Il s’agit de prisons qui sont surpeuplées,&nbsp;elles reçoivent parfois cinq&nbsp;fois plus de personnes que leur capacité maximum.&nbsp;À cela s’ajoute l’épidémie de Covid, le manque d’hygiène. C’est une situation dramatique.&nbsp;Nous demandons aux autorités de libérer ces migrants qui sont détenus, notamment les enfants&nbsp;et de trouver un moyen de réunir les&nbsp;mineurs seuls avec leur famille.&nbsp;Et puis les pays européens&nbsp;autours de la Méditerranée&nbsp;doivent faire un effort collectif.&nbsp;</em>»</p>



<h4>Trouver une solution rapide</h4>



<p>La Libye est un important point de passage pour des dizaines de milliers de migrants, majoritairement issus de pays d&rsquo;Afrique saharienne, cherchant à gagner l&rsquo;Europe. «<em> En l’espace d’un an, nous avons vu des centaines de migrants et de demandeurs d’asile se noyer ; d’autres ont été plus chanceux et ont été sauvés. Mais il faut trouver une solution rapidement, </em>alerte Juliette Touma.<em> Il est grand temps que ces migrants et ces réfugiés soient protégés. </em>»</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en lihne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Burundi: lettre ouverte de 43 ONG au Conseil des droits de l&#8217;homme de l&#8217;ONU</title>
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				<pubDate>Thu, 19 Aug 2021 17:15:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Une large coalition d&#8217;ONG signent une lettre conjointe au Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour demander la poursuite du mandat de la Commission d’enquête sur le Burundi mise en place en 2017.  En septembre prochain, le Conseil des droits de l’homme doit se réunir à Genève pour décider de l’avenir de&#160;cette commission,&#160;«&#160;le seul...]]></description>
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<p><strong>Une large coalition d&rsquo;ONG signent une lettre conjointe au Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour demander la poursuite du mandat de la Commission d’enquête sur le Burundi mise en place en 2017. </strong></p>



<p>En septembre prochain, le Conseil des droits de l’homme doit se réunir à Genève pour décider de l’avenir de&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20180628-commission-enquete-burundi-imbonerakure">cette commission</a></strong>,&nbsp;«&nbsp;<em>le seul mécanisme indépendant qui documente les violations et atteintes aux droits humains au Burundi</em>&nbsp;», selon ces ONG qui craignent donc la fin de cette commission.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il semble qu’il y aurait certains États qui ne seraient pas tellement enthousiastes pour renouveler le mandat de la commission d’enquête,</em>&nbsp;explique Carina Tersakian de l’Initiative pour les droits humains au Burundi, l’une des ONG signataires.&nbsp;<em>Ils&nbsp;cherchent à renouer des relations diplomatiques avec le gouvernement burundais, et donc craignent peut-être que le renouvellement de cette commission pourrait nuire à ces relations diplomatiques, parce que le gouvernement burundais s’oppose totalement à cette commission d’enquête, et d’ailleurs, a refusé de coopérer avec la commission d’enquête depuis sa création.</em>&nbsp;»</p>



<h4>«&nbsp;<em>Retour en arrière</em>&nbsp;»</h4>



<p>Pour Carina Tersakian, les quelques progrès constatés ces derniers mois ne doivent pas être l&rsquo;arbre qui cache la forêt.</p>



<p>« <em>Il y a eu certaines évolutions positives depuis les élections de 2020</em>, précise-t-elle.<em> Mais il y a eu également des évolutions négatives, nous avons vu : une augmentation des arrestations arbitraires, une augmentation aussi des cas de torture et de disparitions forcées, et cette situation est très inquiétante, car elle semble signifier justement un retour en arrière. À notre avis, il doit y avoir un mécanisme efficace qui reste en place, que ce soit la commission d’enquête ou un autre mécanisme équivalent.</em> »</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Mkaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Cameroun : les civils pris entre deux feux, selon HRW</title>
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				<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 16:09:44 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>

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				<description><![CDATA[Human Rights Watch appelle à sanctionner les personnes responsables de violations de droits humains dans un rapport publié lundi.    Selon son rapport, il y a deux mois, les forces camerounaises se seraient rendues coupables de la mort de deux civils dans le Nord-Ouest, une des deux régions anglophones du pays. Une femme de 53 ans aurait été...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Human Rights Watch appelle à sanctionner les personnes responsables de violations de droits humains dans un </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.hrw.org/fr/news/2021/08/02/cameroun-nouveaux-abus-par-des-membres-des-deux-camps" target="_blank"><strong>rapport</strong></a><strong> publié lundi.   </strong></p>



<p>Selon son rapport, il y a deux mois, les forces camerounaises se seraient rendues coupables de la mort de deux civils dans le Nord-Ouest, une des deux régions anglophones du pays. Une femme de 53 ans aurait été violée.</p>



<p>Celle-ci a raconté à Human Rights Watch qu’elle n’a pas signalé le viol par peur de représailles. D’après l’organisation, au moins 33 bâtiments ont été détruits et pillés, toujours dans le Nord-Ouest, en juin dernier par les forces armées camerounaises.</p>



<p>« <em>Les forces de sécurité camerounaises ont certes l’obligation de riposter de manière légale aux attaques des groupes séparatistes armés et de protéger les droits des personnes pendant les périodes de violence »</em>, indique Ilaria Allegrozzi, chercheuse sur l’Afrique centrale à Human Rights Watch. Elle ajoute toutefois que Yaoundé a répondu à la menace posée par les groupes séparatistes en foulant au pied les droits de l’Homme.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-crise-anglophone-violations-droits-humains-hrw/a-58734464#"><img src="https://static.dw.com/image/56036650_404.jpg" alt="Un séparatiste à un checkpoint au sud-ouest du Cameroun "/></a><figcaption>Un séparatiste à un checkpoint au sud-ouest du Cameroun</figcaption></figure>



<p>Les séparatistes ont aussi commis des exactions dans la même période du mois de juin. Ils auraient tué un garçon de 12 ans puis un enseignant de 51 ans en juillet dans le Sud-Ouest anglophone. Quelques jours plus tôt, ils avaient enlevé et détenu durant une nuit quatre travailleurs humanitaires.</p>



<p>Les ONG internationales et l&rsquo;Onu accusent les deux parties d&rsquo;exactions et de crimes contre les civils, dans un conflit qui a fait plus de 3.500 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile.</p>



<p>L’ONG Médecins sans frontières (MSF) regrettait jeudi dernier (29.07) l’accès aux soins médicaux essentiels « particulièrement difficile » pour les populations des régions anglophones.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-crise-anglophone-violations-droits-humains-hrw/a-58734464#"><img src="https://static.dw.com/image/45790671_404.jpg" alt="Les forces armées camerounaises "/></a><figcaption>Les forces armées camerounaises</figcaption></figure>



<p>MSF a décrit des « conditions indicibles »&nbsp;pour les populations locales.&nbsp;<em>« Les communautés qui ont fui les violences se réfugient souvent en brousse, loin de toute structure de santé et sont vulnérables au paludisme, aux infections ou aux morsures de serpent, dans des lieux souvent inaccessibles aux véhicules d&rsquo;urgence comme les ambulances, voire même aux motos »</em>, a poursuivi MSF.</p>



<p>Amnesty International a dénoncé de son côté, mercredi dernier (28.07),<em> « l&rsquo;ampleur dévastatrice des destructions causées par le conflit en cours dans les régions anglophones du Cameroun »</em>. L’ONG a ajouté que les civils sont les plus touchés <em>« par les homicides illégaux, les enlèvements et la destruction généralisée de maisons et de villages »</em>.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Le journaliste et militant marocain Omar Radi condamné à six ans de prison, sur fond d’affaire « Pegasus »</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/le-journaliste-et-militant-marocain-omar-radi-condamne-a-six-ans-de-prison-sur-fond-daffaire-pegasus/</link>
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				<pubDate>Mon, 19 Jul 2021 17:50:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Il a toujours affirmé être poursuivi en raison de ses critiques du pouvoir. Une cour de Casablanca a condamné, lundi 19 juillet, le journaliste et défenseur des droits humains Omar Radi à six ans de prison dans une double affaire d’« espionnage » et de « viol » à l’issue de son procès, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse....]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Il a toujours affirmé être poursuivi en raison de ses critiques du pouvoir. Une cour de Casablanca a condamné, lundi 19 juillet, le journaliste et défenseur des droits humains Omar Radi à six ans de prison dans une double affaire d’« espionnage » et de « viol » à l’issue de son procès, a constaté une journaliste de l’Agence France-Presse. Le reporter, 35 ans, est en détention provisoire depuis juillet 2020. Il peut faire appel.</strong></p>



<p>L’enquête pour « espionnage » avait été ouverte fin juin 2020 après la publication d’un rapport d’Amnesty International affirmant que le téléphone de M. Radi avait été piraté via le logiciel Pegasus de la firme israélienne NSO. Celle-ci est mise en cause dans une nouvelle enquête d’un consortium de médias internationaux, à laquelle a participé<em> Le Monde</em>, qui a fait état d’une liste de personnalités potentiellement ciblées par le logiciel, et dans laquelle figure le nom de M. Radi.</p>



<h4>« Atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat »</h4>



<p>Le gouvernement marocain a dénoncé lundi comme <em>« mensongères »</em> les informations selon lesquelles les services de sécurité du royaume <em>« ont infiltré les téléphones de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères et de responsables d’organisations internationales à travers un logiciel informatique »</em>.</p>



<p>M. Radi était accusé d’<em>« atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat »</em> et d’avoir reçu des <em>« financements étrangers »</em> en lien avec <em>« des services de renseignement »</em> mais aussi de <em>« viol »</em>. Il a toujours nié ces accusations. <em>« Le parquet est motivé par la vengeance et non par la quête de la vérité »</em>, a clamé, sûr de lui, le reporter lors de sa dernière adresse devant le tribunal de Casablanca, une audience publique. Il avait précédemment affirmé être poursuivi à cause du rapport d’Amnesty International.</p>



<p><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/07/29/au-maroc-le-journaliste-omar-radi-place-en-detention-pour-viol-et-financements-etrangers_6047640_3212.html">L’enquête pour «&nbsp;viol&nbsp;» avait été ouverte fin juillet&nbsp;2020 sur plainte d’une collègue de M. Radi</a>. Si le journaliste parle de&nbsp;<em>«&nbsp;relations librement consenties&nbsp;»</em>, la plaignante affirme qu’elle n’était pas consentante. Un autre journaliste Imad Stitou, 32&nbsp;ans,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/07/06/maroc-les-journalistes-omar-radi-et-imad-stitou-relaches-apres-un-long-interrogatoire_6045405_3212.html">a été condamné à un an de prison, dont six mois ferme dans la même affaire</a>. Il avait d’abord été présenté comme l’unique témoin à décharge dans l’affaire de viol avant d’être poursuivi en état de liberté au cours de l’instruction. M.&nbsp;Stitou demeure libre.</p>



<p>QqLes peines des deux journalistes ont été assorties d’un dédommagement de 200 000 dirhams (environ 19 000 euros) à la partie civile, avec une contribution à hauteur d’un tiers pour M. Stitou. Son cas a mobilisé au Maroc comme à l’étranger : des défenseurs des droits humains, des intellectuels et des responsables politiques réclamaient sa libération provisoire.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Guinée: l&#8217;ONG Amnesty International demande la libération de 57 détenus</title>
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				<pubDate>Sat, 10 Jul 2021 14:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>Après la remise en liberté, début mai, de 40 personnes détenues depuis les manifestations d&rsquo;octobre 2020 autour de la présidentielle en Guinée, Amnesty International rappelle que 57 détenus, arrêtés dans les mêmes circonstances, sont toujours derrière les barreaux. L&rsquo;ONG demande le respect de leurs droits et de la procédure pénale</strong>.</p>



<p>«&nbsp;<em>En dépit de ces libérations et également de certaines grâces accordées par le chef d’État guinéen, il y a toujours des dizaines de personnes qui demeurent en détention, certaines dans des situations qui soulèvent certaines questions,&nbsp;</em>rappelle Fabien Offner, du bureau régional d&rsquo;Amnesty International à Dakar.<em>&nbsp;Ce que l’on demande, c’est que, tout simplement, ils aient droit à un procès équitable. Il y a certains signes qui montrent qu’on pourrait en douter.&nbsp;</em>»</p>



<p>Cela fait plus de sept mois qu’ils sont en détention provisoire. Pour Amnesty International, il faut que ces prisonniers soient jugés au plus vite, voire libérés.</p>



<h4>Détention arbitraire</h4>



<p>Fabien Offner cite <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210610-guin%C3%A9e-l-activiste-oumar-sylla-du-fndc-condamn%C3%A9-en-appel-%C3%A0-3-ans-de-prison-ferme">le cas «<em> symbolique </em>» d&rsquo;Oumar Sylla</a></strong> : «<em> C’est un militant pro-démocratique, en détention arbitraire depuis bientôt dix mois maintenant, simplement pour avoir participé à des manifestations. Il doit être libéré. En dépit de plusieurs appels de la part de différentes organisations guinéennes et internationales, il demeure en détention, ce qui reste problématique </em>».</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Madagascar: le gouvernement fait annuler une soirée LGBT dans un bar d&#8217;Antananarivo</title>
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				<pubDate>Sun, 04 Jul 2021 17:11:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le ministère de l’Intérieur malgache a fait annuler une soirée LGBT dans un bar de la capitale pour « atteinte aux bonnes mœurs » et « incitation à la débauche », selon le procès-verbal.&#160; Un coup dur pour la communauté, dans un pays hostile aux minorités sexuelles. C’est la première fois qu’une soirée LGBT est...]]></description>
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<p><strong>Le ministère de l’Intérieur malgache a fait annuler une soirée LGBT dans un bar de la capitale pour « atteinte aux bonnes mœurs » et « incitation à la débauche », selon le procès-verbal.&nbsp; Un coup dur pour la communauté, dans un pays hostile aux minorités sexuelles.</strong></p>



<p>C’est la première fois qu’une soirée LGBT est interdite par les autorités bien que le bar en organise chaque année depuis trois ans. Ricia Rasoanaivo, la directrice de l’établissement, a été convoqué au ministère de l’Intérieur par un officier de police.&nbsp;«&nbsp;<em>C’est une&nbsp;</em>« incitation à la débauche des mineurs »&nbsp;<em>sur le PV de la notification,&nbsp;</em>rapporte-t-elle.&nbsp;<em>On a contesté cette décision. Derrière ils m’ont dit que si on faisait la soirée ils allaient fermer le bar</em>&nbsp;». L’acronyme «&nbsp;LGBT&nbsp;» serait donc une «&nbsp;<em>incitation à la débauche&nbsp;</em>» pour les autorités malgaches.</p>



<p>Pour Aina, membre de la communauté, au-delà de la déception, c’est l’incompréhension. «<em>&nbsp;Il y a beaucoup de choses qui peuvent inciter les gens à la débauche, mais pas une soirée LGBT,&nbsp;</em>s&rsquo;indigne-t-il.<em>&nbsp;Parce qu’une soirée LGBT, c’est comme toutes les soirées. Il y a de la musique, les gens s’amusent, les gens sont ouverts. Il y a des artistes, il y a des danseurs. On ne franchit aucune limite dans les soirées LGBT, c’est comme aller en boîte.</em>&nbsp;»</p>



<p>Dans le bar, un groupe traditionnel a remplacé la soirée LGBT. Aina&nbsp;s’est quand même rendu à l’événement pour le symbole.&nbsp;«&nbsp;<em>On veut juste passer du bon temps, c’est juste une soirée. C’est pour montrer qu’on est là, qu’on existe, qu’on ne se cache pas,&nbsp;</em>souligne-t-il.&nbsp;<em>C’est une communauté comme toute autre communauté</em>.&nbsp;»</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;enfer vivant des prisonniers disparus de Guinée équatoriale et de leurs familles</title>
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				<pubDate>Sat, 03 Jul 2021 13:00:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[En Guinée équatoriale, des centaines de personnes se retrouvent derrière les barreaux pendant des années sans pouvoir recevoir la visite de proches ou de professionnels du droit. Ces oubliés, pour la plupart incarcérés à l&#8217;issue de procès truffés d&#8217;irrégularités, se trouvent dans des prisons infâmes dans le monde, comme Black Beach, Bata ou Bioko. Depuis qu&#8217;ils...]]></description>
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<p><strong>En Guinée équatoriale, des centaines de personnes se retrouvent derrière les barreaux pendant des années sans pouvoir recevoir la visite de proches ou de professionnels du droit. Ces oubliés, pour la plupart incarcérés à l&rsquo;issue de procès truffés d&rsquo;irrégularités, se trouvent dans des prisons infâmes dans le monde, comme Black Beach, Bata ou Bioko.</strong></p>



<p>Depuis qu&rsquo;ils sont entrés dans les murs de la prison, ils n&rsquo;ont pas été renvoyés ni entendus, et leurs proches ne savent pas s&rsquo;ils sont vivants ou morts.</p>



<p>Il y a quelques années, un prisonnier libéré a décrit la prison de Black Beach, située dans la capitale, Malabo, comme un trou dans lequel, en raison de la proximité de la mer, l&rsquo;humidité faisait vivre les prisonniers dans des conditions inhumaines.</p>



<p>La torture est une pratique répandue dans les prisons du pays et la surpopulation constitue une menace constante pour la vie des détenus.&nbsp;<a href="https://www.amnesty.org/es/countries/africa/equatorial-guinea/report-equatorial-guinea/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amnesty International a recensé</a>&nbsp;plusieurs cas de prisonniers disparus, comme ceux de Francisco Micha, citoyen équato-guinéen vivant en Espagne depuis la fin des années 1990, et de son ami Fulgencio Obiang Esono, ingénieur, de nationalité italienne et originaire de Guinée équatoriale.</p>



<p>Francisco et Fulgencio allaient ensemble de Rome au Togo en voyage d&rsquo;affaires.&nbsp;A leur arrivée à Lomé le 18 septembre 2018, ils n&rsquo;étaient subitement plus joignables.&nbsp;Le bruit a commencé à se répandre qu&rsquo;ils avaient été enlevés par les forces de sécurité équato-guinéennes et qu&rsquo;ils étaient détenus à la prison de Black Beach.&nbsp;Quelques jours plus tard, des sources officielles ont confirmé ces rumeurs.Francisco et Fulgencio allaient ensemble de Rome au Togo en voyage d&rsquo;affaires.&nbsp;A leur arrivée à Lomé le 18 septembre 2018, ils n&rsquo;étaient subitement plus joignables</p>



<p>Fulgencio et Francisco ont été jugés avec plus d&rsquo;une centaine d&rsquo;hommes accusés d&rsquo;avoir participé à un prétendu complot visant à renverser le président Teodoro Obiang en 2017.&nbsp;<a href="https://elpais.com/espana/2020-03-27/guinea-ecuatorial-condena-a-dos-espanoles-a-90-y-60-anos-de-carcel-por-conspirar-contra-obiang.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le procès s&rsquo;est déroulé dans la ville de Bata entre mars et mai 2019.</a></p>



<p>Selon ceux qui y ont assisté en tant qu&rsquo;observateurs, le processus a été assombri par tout un catalogue de violations du droit à un procès équitable.&nbsp;La plupart des accusés avaient été détenus arbitrairement pendant environ un an sans avoir été informés des charges retenues contre eux.</p>



<p>Au final, les 112 prévenus &#8211; dont certains jugés par contumace &#8211; ont été condamnés à des peines de prison allant de trois à 90 ans.&nbsp;Fulgencio et Francisco ont été condamnés à près de 60 chacun.&nbsp;Depuis que la décision est connue, leurs familles vivent un cauchemar.&nbsp;Ils avancent, mais sans comprendre comment un voyage d&rsquo;affaires au Togo a pu aboutir dans une prison de Guinée équatoriale.</p>



<p>À Madrid, où vit la famille de Francisco, ils savent seulement qu&rsquo;il s&rsquo;est rendu à Rome pour rencontrer Fulgencio et que de là, ils se sont tous deux rendus au Togo.&nbsp;La femme de Francisco, qui doit prendre des médicaments pour dormir, estime qu&rsquo;elle a un besoin urgent de savoir s&rsquo;il est encore en vie, car elle ne peut pas supporter la souffrance de ses fils et de sa fille.</p>



<p>La dernière fois qu&rsquo;il a vu Francisco, c&rsquo;était à la télévision en 2019, lorsque sa phrase a été lue.&nbsp;Depuis, c&rsquo;est comme si la terre l&rsquo;avait englouti.&nbsp;Elle n&rsquo;a pas eu de ses nouvelles depuis plus de deux ans et veut croire qu&rsquo;il est toujours bien vivant.</p>



<p>Pour les quatre fils et la fille de Francisco, la situation est si douloureuse qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas pu la partager même avec leurs amis les plus proches.&nbsp;Ils considèrent leur père comme un homme bon avec de bonnes valeurs.&nbsp;La maison leur semble vide depuis qu&rsquo;elle est partie.&nbsp;Ils m&rsquo;ont manqué quand je rentrais du travail tous les jours et leur ai demandé un à un comment s&rsquo;était passée leur journée.&nbsp;Les secrets qu&rsquo;ils ont partagés avec lui leur manquent, la façon dont il les a aidés et les matchs du Real Madrid qu&rsquo;ils ont regardés ensemble à la télévision.</p>



<p>Mais malgré tout, ils ont encore de l&rsquo;espoir.&nbsp;Ils rêvent du jour où leur père rentrera à la maison.&nbsp;Ils ont hâte de vous dire à quel point ils réussissent à l&rsquo;école et à quel point ils se sont améliorés en jouant au soccer.&nbsp;Ils veulent que Francisco soit fier.</p>



<p>En Italie, la sœur de Fulgencio se sent parfois coupable de penser que son frère est mort.&nbsp;Ses propos témoignent d&rsquo;une souffrance sans fin à laquelle il voudrait mettre un terme :</p>



<p>« Si vous saviez que Fulgencio est mort, avec toute la douleur du monde, on s&rsquo;habitue à l&rsquo;idée et on démissionne, mais ne pas savoir s&rsquo;il est vivant ou mort est une éternelle agonie.&nbsp;Les autorités équato-guinéennes ne tuent pas seulement Fulgencio, la famille n&rsquo;a pas de vie.&nbsp;Ce que je demanderais au président de la Guinée équatoriale, c&rsquo;est de nous dire si mon frère est toujours en vie ou l&rsquo;a tué.&nbsp;(&#8230;) Je pense que les autorités font cela en pensant qu&rsquo;avec le temps nous allons oublier Fulgencio, mais nous n&rsquo;allons pas l&rsquo;oublier ».</p>



<p>Les familles de Francisco et Fulgencio ne sont pas les seules à vivre ce cauchemar.&nbsp;En novembre 2019, quatre membres du groupe d&rsquo;opposition Mouvement pour la libération de la Troisième République de Guinée équatoriale (MLGE3R) ont été enlevés au Soudan du Sud par les forces de sécurité équato-guinéennes et transférés dans une prison du pays.&nbsp;Quelques jours plus tard, des sources officielles ont confirmé les rumeurs : ils avaient été jugés par contumace dans le même procès en mai 2019.</p>



<p>La plupart des détenus étaient les soutiens de famille, qui luttent désormais pour survivre en vendant leurs biens.&nbsp;Dans certains cas, ils n&rsquo;ont pas eu le courage de dire la vérité à leurs fils et filles.&nbsp;On leur a simplement dit que leurs parents étaient en Guinée équatoriale pour des raisons professionnelles, car connaître la vérité les tuerait de tristesse.La torture est une pratique répandue dans les prisons du pays et la surpopulation est une menace constante pour la vie des détenus</p>



<p>Une des mères s&rsquo;est posée cette question : « Comment ma fille de huit ans, qui adore son père et pense qu&rsquo;il est une bonne personne, comprend-elle que son père a été envoyé en prison pour 80 ans ?&nbsp;Comment peux-tu comprendre que tu ne le reverras plus ?&nbsp;Il n&rsquo;a que 8 ans !&nbsp;Je ne peux pas te faire ça.&nbsp;Cela me brise le cœur de penser que ma fille ne reverra plus jamais son père. »</p>



<p>En Guinée équatoriale, de nombreux prisonniers continueront de disparaître, vivant « dans un trou noir profond », comme l&rsquo;a dit un ancien détenu, seuls et abandonnés, sans que leurs proches sachent quel a été leur sort.</p>



<p>Cependant, leurs familles n&rsquo;ont pas perdu la foi.&nbsp;Ils continuent de croire en la force de leurs proches et qu&rsquo;ils pourraient un jour être libérés.&nbsp;En vertu du droit national et international, toute personne accusée d&rsquo;un crime a droit à un procès équitable.&nbsp;Cependant, dans de nombreux pays à travers le monde, comme la Guinée équatoriale, les droits fondamentaux à la défense et à une procédure régulière ne sont pas respectés : professionnels de la justice présents lors des interrogatoires, personnel médical indépendant disponible pour examiner les personnes détenues et contacter les familles, et veiller à ce qu&rsquo;un « des aveux » obtenus sous la torture ne peuvent jamais être utilisés comme preuve.</p>



<p>Amnesty International exhorte le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang, à se conformer d&rsquo;urgence au droit international relatif aux droits humains et à veiller à ce que tous les détenus soient protégés contre la torture et autres mauvais traitements, soient détenus dans des conditions humaines et aient accès à leur famille et à des professionnels de la justice. .</p>



<p><strong>Source : El Païs/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Burundi : nouveau rapport sur les abus des droits humains</title>
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				<pubDate>Tue, 08 Dec 2020 15:04:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La multiplication des exactions et des violations continue au Burundi, selon un rapport publié par l&#8217;IDHB, et ce malgré les promesses du pouvoir. DW :&#160;Carina Tertsakian, vous êtes chercheuse à l&#8217;IDHB (Initiative pour les droits humains au Burundi). Vous êtes l&#8217;une des rédactrices d&#8217;un rapport publié ce mardi 8 décembre 2020. Un&#160;rapport qui rappelle, exemples...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/38823927_303.jpg" alt="" class="wp-image-20484" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/38823927_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/38823927_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Les violences entre supporters du parti au pouvoir et ceux de l&rsquo;opposition, comme ici en 2015, n&rsquo;ont jamais vraiment cessé.</figcaption></figure>



<p><strong>La multiplication des exactions et des violations continue au Burundi, selon un rapport publié par l&rsquo;IDHB, et ce malgré les promesses du pouvoir.</strong></p>



<p><strong>DW :&nbsp;Carina Tertsakian, vous êtes chercheuse à l&rsquo;IDHB (Initiative pour les droits humains au Burundi). Vous êtes l&rsquo;une des rédactrices d&rsquo;un rapport publié ce mardi 8 décembre 2020. Un&nbsp;rapport qui rappelle, exemples et preuves à l’appui, la persistance et la multiplication des exactions et des violations des droits humains dans ce pays, en dépit des promesses faites par le nouveau président, Évariste Ndayishimiye lors de son investiture, le 18 juin dernier, de mettre fin à cette situation de non-droit.&nbsp;</strong></p>



<p>Ce sont les mêmes types de violations de droits humains qui perdurent. Après les élections, il y a eu une brève période où les dirigeants du parti au pouvoir et du gouvernement ont donné des ordres à la Ligue des Jeunes du parti au pouvoir. Ils leur ont demandé de s&rsquo;abstenir de commettre des exactions contre les opposants politiques. La situation s&rsquo;est calmée un petit peu, mais à partir du mois d&rsquo;août, les exactions ont repris.</p>



<p><strong>DW : Vous rappelez, Carina Tertsakian, la nomination d&rsquo;Alain-Guillaume Bunyoni&nbsp;à la primature et de Gervais Ndirakobuca&nbsp;</strong><strong>à l&rsquo;Intérieur. Or, ces deux personnalités sont connues pour leur passé sinistre au Burundi.</strong></p>



<p>Carina Tertsakian : Là aussi, cela montre la contradiction entre la réalité et les promesses du président de mettre fin à l&rsquo;impunité. Notre rapport retrace leur passé en matière de droits humains, avec des exemples de violations graves dont ils ont été responsables. Ces deux autorités ont collaboré étroitement avec des agents de la police et du service national du renseignement, qui sont connus pour avoir commis des meurtres et des actes de torture depuis plusieurs années.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/burundi-nouveau-rapport-sur-les-abus-des-droits-humains/a-55869737#"><img src="https://static.dw.com/image/43752767_404.jpg" alt="Ancien ministre de la Sécurité publique, Alain-Guillaume Bunyoni est le Premier ministre du Burundi depuis le 24 juin 2020"/></a><figcaption>Ancien Ministre de la Sécurité, Alain-Guillaume Bunyoni est le Premier ministre du Burundi depuis le 24 juin 2020</figcaption></figure>



<p><strong>DW: C&rsquo;est pourquoi vous exigez que le gouvernement burundais puisse demander des comptes aux Imbonerakure</strong><strong>, les jeunes du parti au pouvoir qui sont accusés de nombreuses exactions.</strong></p>



<p>Carina Tertsakian : Oui, leur demander de rendre des comptes et s&rsquo;assurer qu&rsquo;ils soient traduits en justice &#8211; pour ceux qui ont commis des crimes.</p>



<p><strong>DW : En fin de semaine dernière, le Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU a laissé tomber le Burundi de son agenda. Est-ce décevant, pour vous ?</strong></p>



<p>Carina Tertsakian : Bien sûr, c&rsquo;est décevant, parce que ça montre une fois de plus que le Burundi n&rsquo;est pas une priorité pour les instances internationales. On parle d&rsquo;une nouvelle phase au Burundi, on parle de progrès. J&rsquo;aimerais bien savoir de quelle nouvelle phase parle-t-il, de quel progrès, puisqu&rsquo;au Burundi, on assiste à une certaine continuité avec l&rsquo;ancien régime. Même quand le Burundi était à l&rsquo;agenda du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU, ça n&rsquo;a pas vraiment mené à des réformes ou des améliorations en matière de droits humains. Ce genre de langage de la part du Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU donne vraiment un mauvais signal aux autorités burundaises, même si le gouvernement va percevoir cela comme une victoire.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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