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	<title>djihadisme &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Togo et Ghana, les nouveaux refuges des djihadistes au Sahel</title>
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				<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 18:59:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>C&rsquo;est ce qui ressort d’une étude intitulée « La menace djihadiste dans le nord du Ghana et du Togo » conduite par la fondation allemande Konrad Adenauer et publiée ce mercredi (06.04).</strong></p>



<p>Le document insiste sur le fait qu’au-delà du Sahel, ce sont aussi les pays côtiers qui sont touchés par l’insécurité.&nbsp;</p>



<p>Voisins du Burkina Faso, où&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/colloque-international-populations-souffrent-du-terrorisme-robert-dussey/a-61045973">les attaques djihadistes</a>&nbsp;se multiplient depuis plusieurs années, le Togo et le Ghana étaient jusque-là épargnés. Mais ce n’est plus le cas.</p>



<p>Le nord de ces deux pays est devenu un refuge facile pour les groupes armés. Mal contrôlé par l’Etat, il a longtemps servi de transit pour les trafiquants de drogue. C’est aussi une zone de conflits communautaires.&nbsp;</p>



<h2>Recrutements&nbsp;</h2>



<p>Ces derniers temps, selon Florent Geel de Promediation, une ONG française qui a participé à cette étude, les activités des groupes djihadistes touchent désormais le nord du Ghana.</p>



<p><em>« Il y a probablement des implantations de groupes armés djihadistes dans le nord du Ghana. On sait également qu&rsquo;un nombre non négligeable de Ghanéens sont partis faire le djihad. Ils sont formés et sont aujourd&rsquo;hui au sein de différents mouvements et groupes qui composent les mouvements des djihadistes présents au Sahel. C&rsquo;est une évaluation que nous avons réalisée sur la base notamment de témoignages du porte-parole de l&rsquo;Etat Islamique.</em></p>



<p>Selon cette étude, plus de 200 jeunes Ghanéens se répartissent dans des groupes comme Ansar al-Islam présent au Burkina Faso et au Mali, ou encore le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).</p>



<p>Mais le Togo est aussi l&rsquo;un des pays où les djihadistes recrutent et en réponse, l’Etat a renforcé sa présence militaire sur la frontière nord du pays.</p>



<h2>Déni des autorités</h2>



<p>Ce pays a aussi mis en place des projets de développement comportant des services de base dont manquait la population, afin de dissuader les jeunes de rejoindre les groupes terroristes.</p>



<p>Mais la tendance à nier ou à sous-estimer le danger djihadiste dans ces pays a nui à la réponse des pouvoirs publics, selon Bakary Sambe, directeur régional du Timbuktu Institute, un think tank qui travaille sur le radicalisme religieux en Afrique :</p>



<p><em>« Il y avait une tendance dans la région ces derniers temps, au sein des institutions de recherche, à nier complètement l&rsquo;aspect djihadiste de cette violence et de vouloir expliquer tout ce qui se passe dans le Sahel avec une forme d&rsquo;analyse criminologique en parlant de groupes criminels, de trafiquants, en disant qu&rsquo;il n&rsquo;y a plus de djihadisme, ni d&rsquo;idéologie. »</em></p>



<p>Les groupes djihadistes opérant dans le nord du Ghana et du Togo se financent en grande partie grâce à l’exploitation des mines d’or de la région, mal contrôlées par l’armée ou la police, révèle enfin l&rsquo;étude de la Fondation Konrad Adenauer.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les djihadistes du Sahel gagnent de plus en plus de terrain</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Dec 2021 20:05:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>L&rsquo;avancée imparable du djihadisme au Sahel depuis une décennie n&rsquo;a pas seulement causé des milliers de morts, trois millions de déplacés et une grave crise humanitaire. También está erosionando a los gobiernos de la región y generando una enorme inestabilidad política y social: los golpes de Estado en Malí o la reciente caída del Gobierno de Burkina Faso son consecuencia de la crisis en materia de seguridad que se expresa también en manifestaciones espontáneas contra les autorités. Profitant de ces faiblesses, la stratégie des radicaux est de gagner de plus en plus de terrain et d&rsquo; </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://elpais.com/internacional/2020-05-27/grupos-yihadistas-del-sahel-extienden-sus-operaciones-a-otros-cuatro-paises-africanos.html" target="_blank"><strong>avancer vers les régions du nord des pays du golfe de Guinée</strong></a><strong> comme la Côte d&rsquo;Ivoire, où les attentats ne sont plus une nouveauté, ou du Bénin et du Togo, qui ont subi de graves raids au cours du dernier mois.</strong></p>



<p>Dimanche 14 novembre.&nbsp;<a href="https://elpais.com/internacional/2021-11-16/al-menos-una-treintena-de-muertos-en-burkina-faso-tras-un-ataque-yihadista-a-una-base-de-la-gendarmeria.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">À l&rsquo;aube, des dizaines de djihadistes à moto et en camionnette&nbsp;<em>ont</em>&nbsp;pris d&rsquo;assaut le poste de gendarmerie d&rsquo;Inata</a>&nbsp;dans le nord reculé du Burkina Faso, tuant 53 policiers.&nbsp;Des rapports ultérieurs révèlent que les agents manquaient de tout, y compris de la nourriture.&nbsp;<a href="https://elpais.com/internacional/2019/07/13/actualidad/1563028087_404573.html#?rel=mas" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Après des semaines d&rsquo;attaques incessantes et un demi-millier d&rsquo;agents tués en six ans</a>&nbsp;, Inata est la goutte d&rsquo;eau.&nbsp;Des milliers de Burkinabés ont manifesté dans les principales villes pour dénoncer l&rsquo;inaction des autorités dépassées par la menace terroriste et, sur fond de rumeurs d&rsquo;épuisement des forces armées et même de coup d&rsquo;État, le président Roch Marc Cristian Kaboré a limogé l&rsquo;ensemble du gouvernement pour tenter de sauver son propre tête.</p>



<p>La propagation de l&rsquo;activité djihadiste menace non seulement la démocratie, mais l&rsquo;existence même de l&rsquo;État au Burkina Faso, prévient Gilles Yabi, directeur du centre d&rsquo;analyse Wathi.&nbsp;« Cela s&rsquo;est déjà produit au Mali depuis 2012, où la dégradation de la sécurité et l&rsquo;incapacité de répondre ont ouvert la porte aux coups d&rsquo;État.&nbsp;Ce scénario doit être évité par tous les moyens au Burkina Faso », assure-t-il.</p>



<p>En mars 2012, des militaires maliens, furieux du manque d&rsquo;armes et de munitions pour faire face à l&rsquo;insurrection radicale qui commençait à éclater dans le nord du pays, se sont soulevés contre le président de l&rsquo;époque Amadou Toumani Touré.&nbsp;Huit ans plus tard, en août 2020,&nbsp;<a href="https://elpais.com/internacional/2020-08-21/golpistas-sobre-la-ola-de-una-protesta-popular.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">un groupe de colonels las de voir leurs soldats mourir dans le nord et le centre du pays a sauté dans le train du mécontentement populaire pour réaliser un nouveau coup d&rsquo;État</a>&nbsp;qui a renversé Ibrahim Boubacar Keita.</p>



<p>« La déstabilisation des gouvernements du Sahel est une conséquence palpable de l&rsquo;activité des groupes armés », explique Ornella Moderan, chercheuse à l&rsquo;Institut d&rsquo;études de sécurité (ISS).&nbsp;« Au Burkina Faso, on assiste à une lutte entre le Groupement de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans (JNIM) et l&rsquo;État islamique du Grand Sahara (EIGS) pour contrôler une partie du territoire burkinabè, qui sert en même temps de couloir vers les pays côtiers ».&nbsp;Ces deux groupes terroristes, soutenus par les&nbsp;<em>katibas</em>&nbsp;(groupes de combattants)&nbsp;locaux&nbsp;, sont principalement responsables des attaques et attaques constantes dans toute la région.&nbsp;Le dernier, jeudi dernier dans le nord du Burkina Faso, a fait 41 morts.</p>



<p>« Les terroristes profitent de l&rsquo;instabilité », reconnaît le chercheur Bakary Sambe, directeur de l&rsquo;Institut de Tombouctou. « Derrière le nombre incroyable d&rsquo;attentats que subit le Burkina Faso, il y a une stratégie des groupes djihadistes pour affaiblir la présence de l&rsquo;État pour poursuivre son expansion vers les pays du golfe de Guinée », ajoute-t-il. <a rel="noreferrer noopener" href="https://elpais.com/internacional/2021-05-02/el-yihadismo-se-aduena-de-las-zonas-rurales-del-sahel.html" target="_blank">Avec une grande partie du Mali et du Burkina Faso déjà hors du contrôle de l&rsquo;État</a> , ce progrès est une réalité. Le 9 novembre, un poste militaire togolais a subi une attaque terroriste, la première de son histoire, et début décembre deux bases de l&rsquo;armée béninoise ont subi le même sort. Les escarmouches sont courantes dans le nord de la Côte d&rsquo;Ivoire. Dans tous les cas, les assaillants venaient du Burkina Faso voisin.Rejoignez EL PAÍS pour suivre toute l&rsquo;actualité et lire sans limites.</p>



<p>« Les pays du golfe de Guinée ont eu le temps de travailler sur la prévention et ils ne l&rsquo;ont pas fait parce qu&rsquo;ils sont installés dans le déni du problème, comme s&rsquo;il s&rsquo;agissait d&rsquo;une affaire lointaine, ou dans une approche exclusivement militaire au lieu d&rsquo;essayer de combattre les causes.&nbsp;Tôt ou tard, comme cela s&rsquo;est déjà produit au centre du Mali ou au nord du Burkina Faso avec l&rsquo;ethnie peule, cette approche accentuera les conflits et la stigmatisation communautaire », explique Sambe, pour qui la faiblesse des États non préparés à un conflit asymétrique comme celui-ci « profite aux djihadistes pour poursuivre leur avancée.</p>



<p>La propagation du djihadisme vers le golfe de Guinée a été l&rsquo;une des principales préoccupations du récent Forum sur la paix et la sécurité qui s&rsquo;est tenu à Dakar.&nbsp;Le président sénégalais Macky Sall, hôte de la rencontre et prochain président de l&rsquo;Union africaine en 2022, a parlé de « métastases ».&nbsp;Les chercheurs s&rsquo;accordent à dire que ces pays sont déjà une source d&rsquo;approvisionnement et de financement pour les groupes terroristes, mais cela va beaucoup plus loin.&nbsp;Un récent rapport de l&rsquo;ISS souligne comment l&rsquo;exploitation artisanale de l&rsquo;or, très difficilement contrôlable par les États, génère déjà des revenus pour les groupes armés et met en garde contre l&rsquo;existence de risques de contagion djihadiste vers le Sénégal, à la frontière sud avec le Mali de plus en plus d&rsquo;incidents liés à la sécurité étant répété.</p>



<p>Dans ce contexte d&rsquo;avancée du djihadisme, le retrait partiel des troupes françaises de l&rsquo;opération Barkhane, qui passera d&rsquo;environ 5.100 soldats à 3.000 l&rsquo;été prochain et qui a déjà cédé le contrôle de trois bases militaires à l&rsquo;armée malienne, <a rel="noreferrer noopener" href="https://elpais.com/internacional/2021-09-06/la-reduccion-de-tropas-francesas-lleva-la-inquietud-al-sahel.html" target="_blank">a suscité des inquiétudes. vers les pays du Sahel</a> . « C&rsquo;est une période de grands changements. Barkhane a été l&rsquo;axe sur lequel pivote toute la stratégie antiterroriste dans la région et on assiste à un redimensionnement de cette force militaire. C&rsquo;est un mystère de voir comment les armées nationales ou le G5 du Sahel s&rsquo;adaptent à ce changement », assure Moderan.</p>



<h4>La polémique russe</h4>



<p>La révélation de l&rsquo;existence de négociations entre le gouvernement du Mali, contrôlé par les militaires, et la société privée russe Wagner pour le déploiement éventuel de mercenaires dans la lutte contre le djihadisme a suscité une grande réaction internationale.&nbsp;Jeudi dernier, 15 pays européens, dont l&rsquo;Espagne et la France, et le Canada ont condamné ce déploiement, assurant qu&rsquo;ils étaient au courant de l&rsquo;implication du gouvernement russe dans le soutien matériel au débarquement de Wagner au Mali.&nbsp;Des sources gouvernementales françaises ont informé les médias qu&rsquo;elles avaient détecté la mise en place d&rsquo;un camp d&rsquo;accueil à l&rsquo;extérieur de l&rsquo;aéroport de Bamako, la capitale malienne, pour accueillir les mercenaires et qu&rsquo;il y avait eu une forte rotation des avions de transport russes.</p>



<p>Cependant, les autorités maliennes ont démenti vendredi dernier par un communiqué qu&rsquo;aucune entreprise privée russe ne se déploie sur leur territoire et ont assuré qu&rsquo;elles sont des formateurs.&nbsp;« Au même niveau que la Mission européenne de formation (EUTM), des formateurs russes sont présents au Mali dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles des Forces nationales de défense et de sécurité », précise le colonel Abdoulaye Maiga, ministre de l&rsquo;Administration territoriale et porte-parole du gouvernement, dans ladite déclaration.&nbsp;Dans le même temps, il demande à ses partenaires européens de juger l&rsquo;exécutif malien sur des faits et non sur des rumeurs et exige qu&rsquo;ils fournissent des « preuves de sources indépendantes » d&rsquo;un tel déploiement.</p>



<p><br>Mardi dernier, le président français Emmanuel Macron a demandé au président russe Vladimir Poutine des « clarifications » concernant la situation au Mali lors d&rsquo;une conversation au cours de laquelle ils ont abordé différentes questions.&nbsp;Macron avait prévu de se rendre à Bamako la semaine dernière pour visiter les troupes françaises qui y sont déployées et rencontrer le président malien, le colonel Assimi Goïta, afin de réduire la tension entre les deux pays, mais ce voyage a été officiellement suspendu en raison de la crise sanitaire. causé par le rebond des cas de covid-19.</p>



<p><br>Mardi dernier, le président français Emmanuel Macron a demandé au président russe Vladimir Poutine des « clarifications » concernant la situation au Mali lors d&rsquo;une conversation au cours de laquelle ils ont abordé différentes questions. Macron avait prévu de se rendre à Bamako la semaine dernière pour visiter les troupes françaises qui y sont déployées et rencontrer le président malien, le colonel Assimi Goïta, afin de réduire la tension entre les deux pays, mais ce voyage a été officiellement suspendu en raison de la crise sanitaire. causé par le rebond des cas de covid-19.</p>



<p><strong>Source: El Pais/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« C’est l’échec même de la politique française »</title>
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				<pubDate>Tue, 18 Aug 2020 12:37:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-1.jpeg" alt="" class="wp-image-17796" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-1.jpeg 335w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-1-300x134.jpeg 300w" sizes="(max-width: 335px) 100vw, 335px" /><figcaption>G5 Sahel </figcaption></figure>



<p><strong>Paris a classé en zone rouge le Sahel après l’attaque de Kouré. Si les dirigeants sahéliens n’ont pas réagi, des observateurs dénoncent la politique française dans la région.</strong></p>



<p>Après l’assassinat le 9 août dernier au Niger de six Français et de deux Nigériens, le ministère français des Affaires étrangères déconseille à ses ressortissants de se rendre dans&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/sommet-du-g5-sahel-bilan-d%C3%A9tape/a-53993552">les pays du Sahel</a>&nbsp;désormais classés en zone rouge, à savoir le&nbsp;Mali,&nbsp;le&nbsp;Niger,&nbsp;la&nbsp;Mauritanie et&nbsp;le&nbsp;Burkina Faso.</p>



<p>Selon le Quai d’Orsay, la menace d’attentat et d’enlèvement visant des Occidentaux demeure élevée dans la zone sahélienne, mais aussi dans les pays limitrophes.</p>



<p><strong>Contradictions&nbsp;?</strong></p>



<p>Cette décision choque Aly&nbsp;Tounkara,&nbsp;enseignant&nbsp;à l’université de lettres et de sciences&nbsp;humaines de Bamako, et spécialiste de&nbsp;l’islam politique&nbsp;:&nbsp;</p>



<p><em>« On ne peut pas rester&nbsp;dans des&nbsp;salons climatisés à Paris ou Washington&nbsp;et mettre tout une liste de pays sur ce qu’on pourrait qualifier&nbsp;de&nbsp;carte rouge. Et dans le même temps, brandir les succès militaires remportés dans&nbsp;lesdits&nbsp;pays. Donc, vous comprendrez aisément combien le Quai d’Orsay se trouve au cœur même de la contradiction. »</em></p>



<p>Moussa&nbsp;Aksar, journaliste d’investigation et directeur de l’hebdomadaire L’Evénement du Niger, affirme pour sa part que les raisons invoquées par la diplomatie française ne sont pas convaincantes.</p>



<p>Ce membre du Consortium international des journalistes d’investigations (ICIJ) et par ailleurs président en exercice du Centre Norbert Zongo pour le journaliste d’investigation en Afrique de l’ouest (CENOZO) croit que Paris serait en partie comptable de l’enlisement sécuritaire dans le Sahel&nbsp;:</p>



<p>« <em>On peut dire d’emblée que c’est l’échec même de la politique française mais aussi de Barkhane (l&rsquo;opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014 et est dirigée par l&rsquo;armée française pour lutter contre les&nbsp;djihadistes&nbsp;dans le Sahel). La France a misé sur le tout sécuritaire au lieu que ça soit des actions concrètes de développement dans ces zones&nbsp;qui connaissent&nbsp;l’insécurité. »&nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.dw.com/image/54604495_7.png" alt="La France recommande la prudence à ses ressortissants dans le Sahel et les pays limitrophes "/></figure>



<p>La France recommande la prudence à ses ressortissants dans le Sahel et les pays limitrophes</p>



<p><strong>Coopération étroite en Paris et le Sahel</strong></p>



<p>C’est pourquoi le sociologue Mohamed Amara, auteur de l&rsquo;essai&nbsp; « Le Mali rêvé », plaide&nbsp;pour&nbsp;une étroite coopération entre la France et ses partenaires du G5 Sahel&nbsp;:</p>



<p><em>« Donc, ce serait bien qu’il y ait un cadre de coopération, qu’il y ait de la concertation. Ce qui permettrait&nbsp;de lever toute équivoque par rapport à une politique qui est une politique de deux poids deux mesures&nbsp;où,&nbsp;quand ce sont des&nbsp;Français qui sont attaqués,&nbsp;on voit&nbsp;tout de&nbsp;suite que le Quai d’Orsay monte au créneau.&nbsp;Mais&nbsp;la même politique devrait aussi se faire du côté des pays africains,&nbsp;des Nigériens, des Burkinabè. »</em></p>



<p>Jusqu’à présent, aucun des dirigeants politiques de ces pays classés en zone rouge n’a réagi officiellement à cette décision de la diplomatie française.</p>



<p><strong>Source: Deutsch Welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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