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	<title>Djibouti &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Djibouti &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Djibouti : les élections locales, laboratoire de la décentralisation</title>
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				<pubDate>Thu, 17 Mar 2022 19:30:51 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Si les résultats étaient prévisibles, le scrutin du 11 mars a permis à l’exécutif d’avancer sur deux chantiers : le transfert de compétences aux collectivités territoriales et l’accès à l’information. Les élections régionales et communales du 11 mars ont, sans surprise, été remportées haut la main par l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) du président Ismaïl Omar Guelleh....]]></description>
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<p>S<strong>i les résultats étaient prévisibles, le scrutin du 11 mars a permis à l’exécutif d’avancer sur deux chantiers : le transfert de compétences aux collectivités territoriales et l’accès à l’information.</strong></p>



<p>Les <a href="https://www.jeuneafrique.com/1327199/politique/djibouti-sans-surprise-la-majorite-remporte-les-elections-regionales-et-communales/">élections régionales et communales du 11 mars</a> ont, sans surprise, été remportées haut la main par l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) du président <a href="https://www.jeuneafrique.com/1271100/economie/djibouti-a-labri-des-turbulences-iog-peut-il-finir-le-travail/">Ismaïl Omar Guelleh</a>. Et pour cause : sur les six régions de Djibouti, seule une, celle d’Ali Sabieh, voyait plusieurs listes concourir. Mais l’essentiel était ailleurs. À défaut d’avoir pu offrir une <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/1049056/politique/analyse-djibouti-recherche-opposition-desesperement/">représentation satisfaisante de pluralisme démocratique</a>, ce scrutin a permis au gouvernement et à plusieurs institutions d’expérimenter de nouvelles choses, et d’identifier des axes d’amélioration en vue des prochaines échéances électorales.</p>



<h4>Échauffement</h4>



<p>Une stratégie assumée par Bahnan Ali Maidal, président de la Commission électorale régionale indépendante (CERI), l’instance chargée d’organiser et de veiller au bon déroulement des votes. « Je prends ces élections comme une forme d’échauffement avant les prochaines législatives [prévues pour la fin 2022]. On regarde ce que l’on peut améliorer au niveau logistique, comment bien travailler avec les superviseurs. Même s’il n’y a qu’une seule liste, il y a toujours des choses à faire, et on peut tester des choses », explique-t-il.</p>



<p>Parmi les chantiers phares lancés par le gouvernement pour les années à venir, celui de la décentralisation occupe une place singulière dans ce pays de moins d’un million d’habitants. Ainsi, depuis 2006, la loi prévoit la division de la République de Djibouti en cinq régions – en plus de celle de Djibouti, qui dispose d’un statut particulier. Pour mener à bien ce chantier, l’État s’est doté d’un ministère délégué chargé de la Décentralisation, dont la mission principale est de mettre en œuvre le « transfert des compétences et des ressources de l’État aux collectivités territoriales ».</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>NOUS SOUHAITONS TRANSMETTRE LE POUVOIR AU NIVEAU LOCAL. ON Y ARRIVE LENTEMENT, MAIS ON Y ARRIVE</p></blockquote>



<p>Prises sous cet angle, ces élections communales et régionales – les quatrièmes depuis l’adoption des lois de décentralisation – revêtent une importance toute particulière, puisque les élus locaux sont les premiers concernés par ces changements. C’est en tout cas ce que veulent croire les autorités djiboutiennes, qui misent et attendent beaucoup de cette délégation des pouvoirs.</p>



<p>Le ministre de l’Intérieur, Saïd Nouh Hassan, en est persuadé : « Les gens comprennent que la décentralisation leur est très bénéfique. » Il se dit également satisfait des remontées qui lui parviennent du terrain, tout en reconnaissant que le processus prend du temps. « La volonté politique est là, mais nous manquons encore de moyens, explique-t-il. Nous avançons très doucement. » Et de rappeler que, contrairement à d’autres pays qui ont entrepris cette démarche il y a plusieurs décennies, Djibouti s’est lancé sur cette voix bien plus récemment.</p>



<p>Même son de cloche du côté du président de la CERI. « Nous sommes en pleine mutation, dit-il. J’ai senti un engouement par rapport aux élections précédentes. Les gens se rendent compte qu’il y a quelque chose qui fonctionne. Nous souhaitons transmettre le pouvoir au niveau local. On y arrive lentement, mais on y arrive. »</p>



<h4>À égalité entre radio et télévision</h4>



<p>Pour mener à bien ce chantier, les autorités peuvent également s’appuyer sur une autre entité indépendante et complémentaire&nbsp;: la<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/792298/politique/djibouti-la-cnc-la-gardienne-de-linformation/">&nbsp;Commission nationale de la communication (CNC)</a>. Créé en 1992, mais réellement actif depuis 2016, cet organisme avait à l’origine pour vocation de réguler le temps de parole entre les candidats. La configuration actuelle du paysage politique djiboutien, caractérisée par l’absence d’opposition, a momentanément relégué cette prérogative au second plan et le « gendarme de l’info » a su évoluer, se lançant dans une vaste entreprise de démocratisation de l’accès à l’information.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’OBJECTIF : FAIRE EN SORTE QUE TOUT LE MONDE AIT ACCÈS AUX MÊMES SOURCES D’INFORMATION ET DE MANIÈRE ÉQUITABLE</p></blockquote>



<p>« Nous nous sommes fixés un objectif : faire en sorte que tout le monde ait accès aux mêmes sources d’information et de manière équitable », affirme sa présidente par intérim, Souad Houssein Farah. Ainsi, les neuf commissaires qui composent la CNC se sont répartis les régions et ont effectué, en parallèle de leur mission principale de partage du temps d’antenne, un travail de « sensibilisation et de pédagogie », tant avec les partis politiques qu’avec les médias.</p>



<p>La principale antenne nationale, la Radiodiffusion Télévision de Djibouti (RTD), n’était par exemple pas présente dans les zones périphériques les plus reculées. La CNC l’a donc contraint à investir un million d’euros près de la forêt du Day, dans la région de Tadjourah, pour installer une antenne principale et des relais afin de couvrir un maximum de zones grises. Elle a également imposé à la chaîne de segmenter sa production à égalité entre la radio et la télévision, dans la mesure où cette dernière n’est pas présente dans les coins les plus isolés du territoire. « Le bilan est positif et tout le monde a joué le jeu », affirme Ahmed Osman Hachi, l’un des commissaires, également haut fonctionnaire au ministère de la Justice et des Affaires pénitentiaires.</p>



<p>Enfin, cette décentralisation « devra aller de pair avec la déconcentration, qui est elle le prolongement de l’action de l’État au niveau local », précise le ministre de l’Intérieur. C’est d’ailleurs lui qui nommera les sous-préfets, chargés de coopérer avec les futurs élus locaux dans chaque région.</p>



<h4>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</h4>
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		<title>Djibouti : malgré l’absence d’opposition, les électeurs restent mobilisés</title>
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				<pubDate>Fri, 11 Mar 2022 19:02:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Coup d’envoi, ce vendredi matin, des élections communales et régionales. Il y a deux jours, l’unique parti en lice dans la capitale, l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), a tenu son dernier meeting à Balbala. Il est 16h30 lorsque les énormes enceintes placées en hauteur se mettent à retentir. Rassemblés sur un vaste terrain vague,...]]></description>
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<p><strong>Coup d’envoi, ce vendredi matin, des élections communales et régionales. Il y a deux jours, l’unique parti en lice dans la capitale, l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), a tenu son dernier meeting à Balbala.</strong></p>



<p>Il est 16h30 lorsque les énormes enceintes placées en hauteur se mettent à retentir. Rassemblés sur un vaste terrain vague, des centaines d’habitants de la commune populaire de Balbala sont venus assister au meeting organisé par l’Union pour la majorité présidentielle (UMP) à l’occasion du premier tour des élections communales et régionales prévues ce vendredi 11 mars et dont le résultat ne laisse guère place au doute. Conformément à la loi électorale, la campagne, qui a duré treize jours, s’est achevée le mercredi qui précède le scrutin, à minuit.</p>



<p>En attendant que plusieurs des candidats prennent la parole pour défendre à tour de rôle leur bilan ou annoncer ce qu’ils comptent faire durant leur prochain mandat, la petite estrade accueille des danseurs qui, sous un soleil relativement doux de fin d’après-midi, proposent des chorégraphies traditionnelles.</p>



<h4>Absence d’opposition</h4>



<p>L’absence de liste concurrente et l’issue déjà connue du scrutin auraient pu conduire à un désintérêt massif de la population, voire des élus, qui n’ont aucune opposition à affronter. Et pourtant, à en juger par l’ambiance de fête qui règne à Balbala et par le discours des candidats et des militants, la ferveur populaire est bel et bien à l’ordre du jour.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>À ELLE SEULE, LA CAPITALE DU PAYS CONCENTRE PLUS DE LA MOITIÉ DES ÉLECTEURS</p></blockquote>



<p>Dans ce petit État de la Corne de l’Afrique, les 215 687 citoyens inscrits sur les listes électorales sont appelés à voter dans 529 bureaux de vote disséminés à travers le territoire afin de désigner leurs prochains représentants locaux. Parmi les six régions, dont chacune dispose de son assemblée, seule celle d’Ali Sabieh, située à deux heures de voiture au sud de Djibouti, voit concourir plusieurs listes.</p>



<p>À elle seule, la capitale concentre plus de la moitié des électeurs, avec 134 896 inscrits. Un chiffre logique au regard du nombre d’habitants de la ville, estimés à plus de 600 000 pour une population totale de 990 000. C’est la raison pour laquelle celle-ci dispose d’un statut particulier et se découpe en trois communes qui, une fois les élections terminées, devront élire un maire.</p>



<p>Avec un élu pour mille électeurs inscrits, la commune de Balbala est la deuxième plus importante de la capitale en nombre d’élus locaux (62), derrière celle de Boulaos (69). La troisième, Ras Dika, comptabilise une poignée d’élus seulement (9).</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ALORS QUE LE RENOUVEAU EST UNE CARTE UNIVERSELLE JOUÉE PAR BEAUCOUP D’ACTEURS POLITIQUES POUR MOBILISER LES ÉLECTEURS, LA LISTE LOCALE DE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE A FAIT LE PARI INVERSE</p></blockquote>



<p>« On aurait préféré qu’il y ait un ou plusieurs adversaires, mais aucun parti n’a suffisamment confiance en lui pour espérer pouvoir battre l’UMP », observe Mohamed, un agent de sécurité venu assister au meeting avec sa fille de 9 ans.</p>



<p>Fruit d’une coalition de quatre partis, dont celui du président Ismaïl Omar Guelleh, l’UMP a remporté toutes les élections depuis sa création, il y a une vingtaine d’années.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/538626/politique/djibouti-recherche-opposition-desesperement/">Minée par le pouvoir en place et par des querelles internes, aucune opposition n’a réussi à émerger et à se maintenir dans la durée</a>.</p>



<h4>Renouveau dans la continuité</h4>



<p>Alors que le renouveau est une carte universelle jouée par beaucoup d’acteurs politiques pour mobiliser les électeurs, la liste locale de la majorité présidentielle a fait le pari inverse, illustré par son slogan&nbsp;: «&nbsp;UMP, quand continuité rime avec proximité. Ensemble, faisons briller Balbala&nbsp;».</p>



<p>« Notre liste est composée à environ 70 % de nouveaux candidats », affirme Mohamed Hassan Saïd, tête de liste dans la commune, qui se présente pour la première fois à un scrutin. Cet ancien professeur, qui sera très prochainement amené à prendre les rênes de Balbala, rappelle également l’importance que revêtent ces élections avec les lois de décentralisation mises en œuvre par l’exécutif au début des années 2000. Ces dernières octroient davantage de prérogatives aux régions et aux communes.</p>



<p>« Notre liste est celle de la jeunesse et de la parité », ajoute Leïla Mohamed Dato, elle aussi candidate pour la première fois dans la même commune. Elle se félicite de proposer 21 femmes pour 62 postes à pourvoir. Comme de nombreux candidats, elle assure regretter le manque d’opposition : « C’est la démocratie et cela aurait été parfaitement normal d’avoir une liste concurrente. Mais aucune n’a choisi de se présenter. »</p>



<p>La future élue locale préfère se concentrer sur les chantiers qui l’attendent. «&nbsp;Nous sommes les avocats du peuple auprès des hautes sphères de l’État. Nous avons fait du porte-à-porte et nous avons recueilli les revendications des habitants, que nous allons à présent faire remonter au niveau national&nbsp;», explique-t-elle.</p>



<p>De son côté, et bien qu’il s’estime plutôt satisfait de son bilan, Mohamed attend encore beaucoup de la part de la majorité : « De manière générale, on aimerait que les projets annoncés se concrétisent. Par ailleurs, le prix du logement ici est élevé. J’espère que les prochains élus adopteront des politiques qui en tiendront compte. »</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Djibouti : à l’abri des turbulences, IOG peut-il « finir le travail » ?</title>
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				<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 18:28:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Dans une Corne de l’Afrique très tourmentée, la petite République fait figure d’îlot de stabilité. Si Ismaïl Omar Guelleh (IOG) a été réélu grâce à un bilan économique positif, les attentes de la population, dont les trois quarts ont moins de 35 ans, restent nombreuses. Le 9 avril, Ismaïl Omar Guelleh (IOG) a été réélu,...]]></description>
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<p>D<strong>ans une Corne de l’Afrique très tourmentée, la petite République fait figure d’îlot de stabilité. Si Ismaïl Omar Guelleh (IOG) a été réélu grâce à un bilan économique positif, les attentes de la population, dont les trois quarts ont moins de 35 ans, restent nombreuses.</strong></p>



<p>Le 9 avril, Ismaïl Omar Guelleh (IOG) a été réélu, à 73 ans, pour un cinquième mandat, avec&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1152363/politique/presidentielle-a-djibouti-ismail-omar-guelleh-reelu-avec-9858-des-voix/">plus de 97,30 % des suffrages exprimés</a>. On ne change pas une formule qui gagne, et, pour s’assurer un cinquième quinquennat d’affilée, le président djiboutien a simplement proposé à ses compatriotes de « continuer ensemble » une aventure entamée en 1999. En plus du soutien indéfectible de ses supporters, IOG a également pu compter sur l’absence de véritables adversaires lors de ce scrutin, l’opposition officielle ayant décidé cette fois de passer son tour.</p>



<p>Les résultats n’auraient de toute façon guère été différents tant cette élection ressemblait avant tout à un plébiscite pour le chef de l’État, qui s’est appliqué durant la campagne à mettre en avant ses incontestables réussites, de la stabilité de Djibouti dans une Corne de l’Afrique toujours plus tourmentée, à son bilan économique, largement positif, à l’image du PIB djiboutien, multiplié par sept au cours des vingt-deux années de règne d’IOG, pour s’établir en 2020 à plus de 3 milliards de dollars. Sans oublier sa gestion efficace de la crise sanitaire, qui a même valu à son pays un satisfecit de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).</p>



<p>Seul face à lui-même, IOG a donc obtenu cinq années de plus « pour finir le travail », selon ses proches, pour qui ce mandat sera avant tout celui de la redistribution des fruits de la croissance, notamment en direction de la jeunesse, cette fameuse « génération IOG » qui aurait supplié le président de rempiler.</p>



<h4>Rééquilibrage social</h4>



<p>Et, en la matière, beaucoup reste à faire. Car si, alors que la pandémie s’essouffle, l’économie du pays semble avoir rapidement retrouvé son rythme de croisière, avec une croissance attendue autour de 5 % pour 2021, le chômage concerne toujours près de 60 % de la population, dont les trois quarts ont moins de 35 ans. Nommé le 24 mai, le premier gouvernement de ce quinquennat reflète donc les priorités affichées par le candidat IOG : la continuité, à la primature dans les ministères régaliens ; l’emploi et la jeunesse, avec la création d’un vaste ministère des Affaires sociales et des Solidarités, censé être l’un des principaux instruments de ce développement inclusif promis par IOG.</p>



<p>Ce rééquilibrage social intervient pourtant au moment où Djibouti fait face à un contexte extérieur rendu très incertain par la crise qui secoue l’Éthiopie depuis plus d’un an. L’enjeu est de taille pour la petite République, qui, au fil de la dernière décennie, a amarré son économie à celle de son puissant voisin pour devenir la porte d’entrée maritime obligée d’un marché enclavé de 120 millions de personnes.</p>



<p>L’électricité et l’eau, fournies par l’Éthiopie à Djibouti en échange de ses services portuaires, continuent d’arriver, et les frontières communes ne sont toujours pas prises d’assaut par les vagues de réfugiés. Certains projets bilatéraux en matière d’infrastructures sont en revanche gelés, et les premières baisses significatives du trafic ont été enregistrées ces derniers mois sur les différents terminaux portuaires djiboutiens, dont près de 90 % des volumes sont destinés à l’Éthiopie.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2021/11/12/djibouti-indicateurs-conomiques-et-sociaux.jpg" alt="Djibouti – Indicateurs économiques et sociaux"/><figcaption>Djibouti – Indicateurs économiques et sociaux © JA</figcaption></figure>



<h4>Crainte d’un nouveau conflit</h4>



<p>Les conséquences de la guerre avec le Tigré ne sont pas qu’économiques pour Djibouti, elles sont aussi communautaires. Les vieux antagonismes entre les populations afars et somalis, dans l’est de l’Éthiopie, ont traversé la frontière, et, le 3 août, ce sont les communautés afars et issas djiboutiennes qui en sont venues aux mains dans certains quartiers populaires de la capitale. En plus de quelques incendies, ces événements ont surtout ravivé la crainte d’un nouveau conflit entre les deux principales communautés du pays, comme ce fus le cas au début des années 1990.</p>



<p>Pas question de laisser la situation interne risquer de s’aggraver pour IOG, au moment où son pays fait figure de dernier îlot de stabilité, cerné dans la sous-région par les tensions grandissantes entre l’Éthiopie et le Soudan, une Somalie toujours en proie à ses démons intérieurs, une Érythrée très interventionniste dans le Tigré et la guerre civile au Yémen. Dans ce contexte hautement inflammable, IOG apparaît plus que jamais comme le garant de la paix et du développement de son pays durant ce qui devrait être son dernier mandat. En 2026, le chef de l’État aura en effet dépassé la limite d’âge, fixée à 75 ans par la Constitution, qu’il s’est, en mai, engagé à respecter.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Des violences intercommunautaires font au moins trois morts à Djibouti</title>
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				<pubDate>Tue, 03 Aug 2021 14:48:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Des violences entre communautés au cours desquelles la police est intervenue ont entraîné la mort d’au moins trois personnes, dimanche 1er août à Djibouti, où les incidents de ce type sont extrêmement rares. Les violences, qui ont impliqué des Issa et des Afar, les deux grandes communautés de ce pays de la Corne de l’Afrique, se sont...]]></description>
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<p><strong>Des violences entre communautés au cours desquelles la police est intervenue ont entraîné la mort d’au moins trois personnes, dimanche 1</strong><sup><strong>er</strong></sup><strong> août à </strong><a href="https://www.lemonde.fr/djibouti/"><strong>Djibouti</strong></a><strong>, où les incidents de ce type sont extrêmement rares. Les violences, qui ont impliqué des Issa et des Afar, les deux grandes communautés de ce pays de la Corne de l’Afrique, se sont produits dans plusieurs quartiers de la capitale.</strong></p>



<p><em>« Il a été constaté plusieurs actes criminels d’une extrême gravité. En effet, des maisons ont été incendiées de manière intentionnelle »</em>, a déclaré lundi à la télévision publique la procureure de Djibouti, Lamisse Mohamed Saïd. <em>« Des personnes innocentes ont été gratuitement violentées »</em>, a-t-elle ajouté, sans évoquer le caractère communautaire de ces incidents.</p>



<p>M<sup>me</sup>&nbsp;Saïd a fait état de&nbsp;<em>«&nbsp;trois décès&nbsp;»</em>, sans dire si ces derniers sont survenus dans les affrontements ou au cours de l’intervention de la police. Des habitants ont signalé à l’AFP une dizaine de morts, dont un boulanger&nbsp;<em>«&nbsp;lynché par de jeunes Afar&nbsp;»</em>, selon l’un d’eux. Selon des témoins, les violences ont commencé en début d’après-midi à Warabaley, où des maisons issa ont été incendiées, et se sont ensuite étendues à d’autres quartiers. Des maisons afar ont notamment été brûlées à PK12, un quartier de la capitale.</p>



<h4>Plusieurs personnes en garde à vue</h4>



<p><em>«&nbsp;Vers 22&nbsp;heures, je voyais des gens courir partout, des policiers les chassaient. Des maisons continuent de brûler jusqu’à maintenant, c’est en train de devenir grave&nbsp;»</em>, a raconté Amareh, un vendeur du PK12 qui ne souhaitait pas donner son nom complet, dimanche dans la nuit. Daher, un entrepreneur à Hodan, a raconté avoir vu ses voisins afar quitter leur logement.&nbsp;<em>«&nbsp;Ils partent car ils ont peur que leur maison soit incendiée à cause de ce qui se passe&nbsp;»</em>, a-t-il dit.</p>



<p>Lundi, la vie avait repris son cours normal malgré une forte présence policière dans certains quartiers. L’accès à Internet était cependant erratique et Facebook inaccessible. Les réseaux sociaux djiboutiens s’échauffaient depuis plusieurs jours, après que des affrontements similaires ont eu lieu fin juillet dans la région éthiopienne Somali, près de la frontière sud de Djibouti.</p>



<p>Lundi, M<sup>me</sup>&nbsp;Saïd a affirmé que plusieurs personnes étaient en garde à vue à Djibouti.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous prendrons des mesures fermes à l’encontre de tous ceux qui sèment ces troubles ainsi que ces crimes dans notre pays&nbsp;»</em>, a-t-elle dit.</p>



<p>Ilot de stabilité dans une région troublée, le pays compte moins d’un million d’habitants et son régime à poigne, présidé depuis 1999 par Ismaïl Omar Guelleh, n’observe que rarement des contestations ou des violences. Le ministre de l’intérieur, Said Nouh Hassan, a évoqué dans un discours télévisé diffusé dans la nuit des <em>« évènements d’une ampleur nouvelle »</em> qu’il a qualifiés d’<em>« intolérables »</em>.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Djibouti annonce la privatisation partielle de son opérateur historique</title>
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				<pubDate>Mon, 12 Jul 2021 13:43:43 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Djibouti&#160;a lancé, dimanche 11 juillet, la privatisation partielle de son opérateur historique, Djibouti Télécom, dans le cadre d’un plan de modernisation de son économie et de réorganisation de ses entreprises publiques. Situé dans la Corne de l’Afrique, ce petit pays d’un peu moins d’un million d’habitants est le dernier en date dans la région à...]]></description>
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<p><a href="https://www.lemonde.fr/djibouti/">Djibouti</a>&nbsp;a lancé, dimanche 11 juillet, la privatisation partielle de son opérateur historique, Djibouti Télécom, dans le cadre d’un plan de modernisation de son économie et de réorganisation de ses entreprises publiques.</p>



<p>Situé dans la Corne de l’Afrique, ce petit pays d’un peu moins d’un million d’habitants est le dernier en date dans la région à ouvrir aux investisseurs privés son secteur des télécommunications, emboîtant le pas à l’Ethiopie voisine, qui a lancé en juin la privatisation partielle de son opérateur Ethio Télécom.</p>



<p>Dans un communiqué publié dimanche, le gouvernement de la République de Djibouti a indiqué qu’<em>«&nbsp;il proposera une part minoritaire et significative de son actionnariat</em>&nbsp;[dans Djibouti Télécom]<em>&nbsp;à un partenaire stratégique de premier plan&nbsp;»</em>.</p>



<p>L’opérateur, l’un des derniers monopoles nationaux sur le continent africain, compte environ 410&nbsp;000 abonnés à ses services mobiles, selon des données fournies en 2019 par la Banque mondiale.</p>



<h4>« Importantes infrastructures »</h4>



<p>Le gouvernement de cet Etat, qui occupe une position géographique particulièrement stratégique dans la région, n’a pas précisé combien il escomptait gagner avec la vente de cette participation.</p>



<p>Djibouti Télécom&nbsp;<em>«&nbsp;dispose d’actifs télécoms de dernière génération, dont la mise en place d’un réseau 4G, ainsi que de très importantes infrastructures d’atterrissage de douze câbles sous-marins de grande capacité&nbsp;»</em>, a fait valoir le gouvernement dans son communiqué.</p>



<p>Selon lui, <em>« Djibouti Télécom occupe une position stratégique pour connecter la sous-région, le continent et le reste du monde »</em>.</p>



<p>Ancienne colonie française devenue indépendante en 1977, Djibouti est un Etat stable dans une région troublée et dont le PIB par habitant est plus élevé que beaucoup de pays de l’Afrique subsaharienne.</p>



<p>Néanmoins, environ 20 % de sa population vivent dans une extrême pauvreté et 26 % sont sans emploi selon la Banque mondiale.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Djibouti, pivot stratégique mais le pays demeure pauvre</title>
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				<pubDate>Thu, 08 Apr 2021 17:44:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Djibouti pays stratégique]]></category>
		<category><![CDATA[Ismaël Omar Guelleh]]></category>
		<category><![CDATA[paix et sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Pouvoir dictatorial]]></category>

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				<description><![CDATA[Djibouti vote ce vendredi pour son président. Le pays accueille les bases militaires des Etats-Unis, de la France, de la Chine ou du Japon. L&#8217;Arabie saoudite et l&#8217;Inde pourraient bientôt les rejoindre. Ce petit pays de la Corne de l&#8217;Afrique compte moins d&#8217;un million d&#8217;habitants mais c’est un pays très stratégique sur le plan militaire....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Zeinab-Ismail-Djibouti-City-Downtown-Rooftop-2018.jpeg" alt="" class="wp-image-21850" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Zeinab-Ismail-Djibouti-City-Downtown-Rooftop-2018.jpeg 780w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Zeinab-Ismail-Djibouti-City-Downtown-Rooftop-2018-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/Zeinab-Ismail-Djibouti-City-Downtown-Rooftop-2018-768x432.jpeg 768w" sizes="(max-width: 780px) 100vw, 780px" /><figcaption>Djibouti se rêve en « Dubaï de l&rsquo;Afrique » et entend développer encore ses importantes infrastructures logistiques et ses services, grâce à des investissements étrangers.</figcaption></figure>



<p><strong>Djibouti vote ce vendredi pour son président. Le pays accueille les bases militaires des Etats-Unis, de la France, de la Chine ou du Japon. L&rsquo;Arabie saoudite et l&rsquo;Inde pourraient bientôt les rejoindre.</strong></p>



<p>Ce petit pays de la Corne de l&rsquo;Afrique compte moins d&rsquo;un million d&rsquo;habitants mais c’est un pays très stratégique sur le plan militaire.</p>



<p>L’une des raisons de l’importance de Djibouti est&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/la-france-face-%C3%A0-la-chine-en-afrique-anglophone/a-47898398">sa position géographique</a>. Le pays est situé dans l&rsquo;une des zones les plus sensibles du système commercial mondial, à l&rsquo;entrée de la mer Rouge, directement sur le détroit de Bab al-Mandab.</p>



<p>Si vous souhaitez voyager d&rsquo;Asie en bateau via le canal de Suez vers l&rsquo;Europe ou vice-versa, vous devez passer par Djibouti.</p>



<p>Plus de dix pour cent de tout le commerce mondial se fait le long de la côte djiboutienne. Dans le but de sécuriser cette route, les puissances économiques y ont installé des bases militaires &#8211; par exemple pour lutter contre les pirates somaliens.</p>



<h4>Les bases militaires pour la sécurité mondiale</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.dw.com/image/57129684_7.png" alt="Ilot de stabilité dans une région troublée, Djibouti offre un point d'appui stratégique aux grandes puissances."/><figcaption>Îlot de stabilité dans une région troublée, Djibouti offre un point d&rsquo;appui stratégique aux grandes puissances.</figcaption></figure>



<p>En outre, Djibouti est considéré comme un point d&rsquo;ancrage de la stabilité dans une région en crise. En Somalie, l&rsquo;organisation terroriste Al-Shabaab se bat contre le gouvernement et mène régulièrement des attaques contre la population civile.</p>



<p>En Ethiopie, le gouvernement du Premier ministre Abiy est engagé dans un conflit avec le Front de libération du peuple séparatiste du Tigray (TPLF), et l&rsquo;Erythrée voisine y est également impliquée.</p>



<p>Et juste de l&rsquo;autre côté du détroit, dans la péninsule arabique, la guerre civile au Yémen, dans laquelle l’Arabie saoudite est impliquée, fait rage depuis des années.</p>



<p>Et le fait que le pays soit devenu une zone sécurisée dans la région au cours des vingt dernières années est aussi le résultat d&rsquo;une politique menée par les autorités, selon Annette Weber, experte de la Corne de l&rsquo;Afrique.</p>



<p><em>« Ce n&rsquo;est pas arrivé par hasard. Cela a été planifié et réalisé par Djibouti. Cela donne bien sûr la sécurité et peut en fin de compte être également un avantage géographique pour l&rsquo;économie locale</em>« , a déclaré Annette Weber.</p>



<p>Que ce soit pour servir de base pour les missions antiterroristes pour les forces spéciales américaines ou pour évacuer les civils des zones en crise dans la région, Djibouti est donc devenu très stratégique pour la communauté internationale. Le pays étant également épargné par l’insécurité.</p>



<h4>Dette nationale élevée, grande pauvreté</h4>



<p>L&rsquo;homme qui a fait de Djibouti un haut lieu des bases militaires internationales est&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/pr%C3%A9sidentielle-%C3%A0-djibouti-isma%C3%ABl-omar-guelleh-assur%C3%A9-de-lemporter/a-19174839">Ismail Omar Guelleh</a>. Il est président du pays depuis plus de deux décennies. Ce vendredi (9 avril), il se présente à nouveau pour un cinquième mandat.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/djibouti-pivot-strat%C3%A9gique-mais-le-pays-demeure-pauvre/a-57133177#"><img src="https://static.dw.com/image/19175452_404.jpg" alt="Le président de Djibouti Ismaël Omar Guelleh, règne sans partage depuis 1999 sur ce pays de la Corne de l'Afrique."/></a><figcaption>Le président de Djibouti Ismaël Omar Guelleh, règne sans partage depuis 1999 sur ce pays de la Corne de l&rsquo;Afrique.</figcaption></figure>



<p>Face à lui, un candidat inconnu de la population, l’opposition boycottant le scrutin. Les observateurs s&rsquo;attendent donc à une réélection d’Omar Guelleh dont le pouvoir est qualifié d’autoritaire par ses opposants.</p>



<p>Selon Hassan Khannenje, directeur du Groupe de réflexion sur la Corne de l’Afrique à Nairobi, la gouvernance de Guelleh n&rsquo;a jusqu&rsquo;à présent apporté aucune prospérité à Djibouti.</p>



<p><em>« Si vous regardez la situation sur le terrain, vous voyez surtout que les gens sont encore très pauvres. Djibouti est toujours l&rsquo;un des pays les plus pauvres de la région »</em>, a estimé Hassan Khannenje.</p>



<p>Rien n&rsquo;indique que la situation économique se soit améliorée par rapport aux pays voisins, a ajouté le chercheur.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Djibouti et le Kenya s&#8217;opposent pour un siège non permanent au Conseil de sécurité</title>
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				<pubDate>Sun, 14 Jun 2020 13:31:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
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				<description><![CDATA[Mercredi prochain les Nations unies vont voter pour élire les membres non-permanents du Conseil de sécurité. Des postes de prestige accordés aux autres pays du monde en plus des 5 membres permanents. Trois sièges seront attribués à l’Afrique. Ils sont la plupart du temps désignés par consensus en amont, avec l’appui de l’Union africaine. Le...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/conseil-de-securité-de-lonu.jpg" alt="" class="wp-image-13879" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/conseil-de-securité-de-lonu.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/conseil-de-securité-de-lonu-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/conseil-de-securité-de-lonu-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /><figcaption>conseil de sécurité de l&rsquo;onu</figcaption></figure>



<p><strong>Mercredi prochain les Nations unies vont voter pour élire les membres non-permanents du Conseil de sécurité. Des postes de prestige accordés aux autres pays du monde en plus des 5 membres permanents. Trois sièges seront attribués à l’Afrique. Ils sont la plupart du temps désignés par consensus en amont, avec l’appui de l’Union africaine. Le Niger et la Tunisie ont déjà été sélectionnés. Mais pour le 3e siège, Djibouti et le Kenya s’opposent toujours. L’UA déclare pourtant qu’elle soutient Nairobi, mais les Djiboutiens ne sont pas d’accord.</strong></p>



<p>Le combat diplomatique fait rage. Mardi, l’UA a écrit aux délégations étrangères de l’ONU pour rappeler son soutien au Kenya. L’organisation se base sur un vote d’août 2019, par son Comité des représentants, durant lequel Nairobi avait été choisi. Mais&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20191207-djibouti-campagne-sieger-conseil-securite-onu-kenya" rel="noreferrer noopener">Djibouti conteste et a encore envoyé</a></strong>&nbsp;un courrier virulent mercredi.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il y a eu un mépris du règlement avec une décision arbitraire et injuste. Les textes sont clairs, le choix final devait être entériné au sommet des chefs d’Etats d’avril. Ça n’a jamais été le cas. On est dans l’illégalité</em>&nbsp;», explique un diplomate.</p>



<p>Certains estiment que ce 3e siège&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20190811-kenya-operation-seduction-siege-non-permanent-conseil-securite" rel="noreferrer noopener">revient pourtant au Kenya</a></strong>, car les deux autres places ont été accordées à des nations francophones. Daoud Houmed reconnaît le fort lobbying de Nairobi auprès des anglophones, pour autant, le porte-parole de la majorité balaie cet argument… Selon lui, c’est au tour de Djibouti, qui n’a siégé au Conseil qu’une fois en 93, alors que le Kenya a été membre en 77 et 97.</p>



<p>« <em>La démarche de certains semble discriminatoire</em> », confie-t-il, sans citer de nom. Daoud Houmed se dit néanmoins confiant. Il cite entre autres la lutte de Djibouti contre le terrorisme, sa participation aux missions onusiennes ou l’hébergement de militaires étrangers sur son sol. « <em>Notre diplomatie tourne à plein. Nous allons gagner cette bataille</em> », conclue Daoud Houmed.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>A Djibouti, le régime d’Ismaïl Omar Guelleh confronté à une vague de contestation</title>
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				<pubDate>Wed, 10 Jun 2020 14:15:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Ismaïl Omar Guelleh]]></category>

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				<description><![CDATA[Plusieurs manifestations ont eu lieu après la diffusion d’une vidéo tournée par un pilote de l’armée de l’air depuis sa cellule de la prison de Gabode. Le régime du président Ismaïl Omar Guelleh est confronté depuis quelques jours à un mouvement de contestation déclenché par l’incarcération d’un militaire qui avait dénoncé la discrimination clanique et...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/Ismail-Omar-Guelleh2.png" alt="" class="wp-image-14295" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/Ismail-Omar-Guelleh2.png 598w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/Ismail-Omar-Guelleh2-300x188.png 300w" sizes="(max-width: 598px) 100vw, 598px" /><figcaption>Ismaïl Omar Guelleh </figcaption></figure>



<p><strong>Plusieurs manifestations ont eu lieu après la diffusion d’une vidéo tournée par un pilote de l’armée de l’air depuis sa cellule de la prison de Gabode.</strong></p>



<p>Le régime du président Ismaïl Omar Guelleh est confronté depuis quelques jours à un mouvement de contestation déclenché par l’incarcération d’un militaire qui avait dénoncé la discrimination clanique et la corruption minant à ses yeux l’armée et la société djiboutienne. Petit pays hautement stratégique de la Corne de l’Afrique, qui abrite des bases militaires française, américaine, chinoise et japonaise, <a href="https://www.lemonde.fr/djibouti/">Djibouti</a> est dirigé d’une main de fer depuis 1999 par le président Guelleh.</p>



<p>Jeudi 4&nbsp;juin, des centaines de manifestants sont descendus dans les rues de la capitale, avant d’être brutalement dispersés par la police, qui a ensuite procédé à de nombreuses arrestations au hasard un peu partout dans la ville, a constaté un journaliste de l’AFP. Vendredi, la police a tiré à balles réelles sur la foule à Ali Sabieh, la deuxième ville du pays, blessant plusieurs personnes et en arrêtant d’autres, selon les organisations de défense des droits humains. Une nouvelle manifestation a encore eu lieu lundi dans l’immense quartier populaire de Balbala, à Djibouti-ville. Et mardi, la capitale était quadrillée de toutes parts par les forces de sécurité.</p>



<h4>Une cellule sale et sans fenêtre</h4>



<p>Les protestataires ont été indignés par la vidéo tournée par le lieutenant de l’armée de l’air Fouad Youssouf Ali depuis sa cellule de la prison de Gabode, à Djibouti-ville, où le régime est accusé par les défenseurs des droits humains de détenir ses opposants et de parfois recourir à la torture. Dans cette vidéo, le militaire montre ce qui lui tient lieu de cellule&nbsp;: une pièce minuscule seulement équipée de latrines, répugnante de saleté et sans fenêtre.</p>



<p>Le pilote, incarcéré depuis le 22 avril, se filme avec un téléphone portable et dévoile ce qui semble être des blessures aux jambes provoquées par des mauvais traitements. Il se plaint de ses conditions d’incarcération et s’inquiète de ne jamais en sortir vivant. <em>« Il risque de mourir à tout moment »</em>, a affirmé à l’AFP son avocat, Zakaria Abdillahi, qui réclame son hospitalisation et a obtenu du tribunal la conduite d’une expertise médicale.</p>



<p>Le militaire était déjà connu depuis quelques semaines des Djiboutiens. Fin mars, il avait publié une première vidéo, dans laquelle il dénonçait les humiliations et persécutions qu’il subissait en raison de son origine tribale, ainsi que le népotisme régnant selon lui dans l’armée. Le même jour, il s’était enfui vers l’Ethiopie pour y demander l’asile politique. Mais, arrêté le 8&nbsp;avril par la police éthiopienne, il avait été remis quelques jours plus tard à Djibouti.&nbsp;<em>«&nbsp;Ce monsieur a été enlevé, il n’a pas été extradé</em>, argue M<sup>e</sup>&nbsp;Abdillahi.&nbsp;<em>Pour moi, il est arbitrairement détenu depuis le 11&nbsp;avril. C’est quelqu’un qui a été enlevé et séquestré, ce qui est criminel.&nbsp;»</em></p>



<p>Signe peut-être de sa fébrilité, le pouvoir a réagi sur les médias officiels, ce qu’il ne fait presque jamais quand des opposants sont arrêtés.&nbsp;<em>«&nbsp;Pour une fois quand même, il y a une pression de la population. Ce régime autoritaire a peur&nbsp;»</em>, a estimé M<sup>e</sup>&nbsp;Abdillahi, qui a aussi accusé la police de harceler la famille de Fouad Youssouf Ali.</p>



<h4>Deux journalistes arrêtés</h4>



<p>Le procureur général, Djama Souleiman Ali, a affirmé que le lieutenant avait tenté de voler un avion militaire pour se rendre en Erythrée mais avait raté son décollage et endommagé l’appareil. Il l’a inculpé notamment de «&nbsp;trahison&nbsp;», une accusation passible de la réclusion criminelle à perpétuité mais qui&nbsp;<em>«&nbsp;n’a aucun sens&nbsp;»</em>&nbsp;pour M<sup>e</sup>&nbsp;Abdillahi.</p>



<p>Les relations entre Djibouti et l’Erythrée sont tendues en raison d’un différend frontalier de longue date concernant Ras Doumeira, un promontoire stratégique qui surplombe l’entrée de la mer Rouge. Fouad Youssouf Ali&nbsp;<em>«&nbsp;a appelé à l’insurrection et à la révolte et cela n’est acceptable dans aucun pays&nbsp;»</em>, a déclaré à l’AFP l’ambassadeur djiboutien en Ethiopie, Mohamed Idriss Farah. Le diplomate a démenti que le pilote ait été torturé. Selon lui, ces accusations sont lancées par des Djiboutiens de la diaspora&nbsp;<em>«&nbsp;qui souhaitent la déstabilisation, ce que nous ne pouvons accepter&nbsp;»</em>.</p>



<p>Deux journalistes de <em>La Voix de Djibouti,</em> le seul média libre du pays, qui a enquêté sur cette affaire, ont été arrêtés vendredi et dimanche, a annoncé Reporters sans frontières (RSF). Parmi eux figure le propre correspondant de RSF, Mohamed Ibrahim Wais, déjà arrêté à de multiples reprises ces dernières années. Djibouti est 176<sup>e</sup> sur 180 au classement mondial de la liberté de la presse de RSF.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Djibouti: tensions autour de la détention du lieutenant Fouad Youssouf Ali</title>
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				<pubDate>Mon, 08 Jun 2020 20:21:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) dénonce et condamne sans réserve les violences répétées des forces de sécurité contre les civils dans le pays. Opposants et militants de la société civile évoquent de nombreux blessés dont plusieurs dans un état grave, ainsi que des dizaines de civils toujours emprisonnés ce dimanche, au lendemain de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/djibouti-boutiques-ville-francisco-anzola-flickr-1024x457.jpg" alt="" class="wp-image-17058" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/djibouti-boutiques-ville-francisco-anzola-flickr-1024x457.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/djibouti-boutiques-ville-francisco-anzola-flickr-300x134.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/djibouti-boutiques-ville-francisco-anzola-flickr-768x343.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Djibouti</figcaption></figure>



<p><strong>La Ligue djiboutienne des droits humains (LDDH) dénonce et condamne sans réserve les violences répétées des forces de sécurité contre les civils dans le pays. Opposants et militants de la société civile évoquent de nombreux blessés dont plusieurs dans un état grave, ainsi que des dizaines de civils toujours emprisonnés ce dimanche, au lendemain de manifestations violemment dispersées par la police.</strong></p>



<p>Selon une source proche du pouvoir, la police serait intervenue pour mettre fin à des dégradations et parle d&rsquo;un seul blessé. Seules les personnes ayant commis des faits graves seront gardées en prison, les autres relâchées, dit cette source. Des milliers de personnes ont participé à Djibouti-ville et à Ali Sabieh, dans le sud du pays, à des rassemblements demandant la libération du lieutenant Fouad Youssouf Ali, ce militaire&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200413-djibouti-ethiopie-officier-djiboutien-arrete-exil-asile" rel="noreferrer noopener">emprisonné après avoir tenté de fuir le pays</a></strong>, et qui a filmé ses conditions de détention inhumaine. Deux militaires ont annoncé leur démission de l&rsquo;armée en solidarité avec le détenu.</p>



<p>Fouad Youssouf Ali est accusé par le procureur général d&rsquo;avoir tenté de voler un avion militaire pour gagner l&rsquo;Érythrée, puis d&rsquo;avoir fui en Éthiopie après avoir raté son décollage et endommagé l&rsquo;aéronef. Des accusations ridicules, selon son avocat, maître Zakaria Abdellahi&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est impossible, cela n’a pas de sens parce qu’il y a quand même des règles à suivre. L’avion militaire se trouve dans un hangar. Il faut l’association de combien de personnes pour que cet avion sorte déjà du hangar&nbsp;: il faut les mécaniciens, il faut les assistants. Il y a toute une procédure, des règles à respecter. Je pense que quand même, ça c’est un peu pour donner plus de couleurs en disant qu’il était en relation avec une puissance étrangère, en l’occurrence l’Érythrée. Mais cela n’a aucun sens&nbsp;!&nbsp; Prendre la fuite avec un avion et l’amener chez l’ennemi qui est l’Érythrée. Quelqu’un qui fuit la justice, quelqu’un qui se plaint de la hiérarchie militaire et qui fuit un système où ses droits ne sont pas respectés, vous croyez qu’il va aller dans le pays le plus fermé du monde, l’Érythrée. Tout le monde veut quitter l’Érythrée. Mais quelqu’un qui se plaint de la justice, il ne peut pas se rendre en Érythrée. Cela n’a pas de sens. Il peut se rendre partout. Les Djiboutiens qui fuient ici vont en Europe, vont aux États-Unis d’Amérique et au Canada. Mais ils ne vont jamais en Érythrée. Les Érythréens veulent sortir de leur pays. Donc, ça n’a pas de sens&nbsp;!</em>&nbsp;»</p>



<p>La prochaine audience est fixée au 18 juin. D&rsquo;ici, là, l&rsquo;avocat espère que Fouad Youssouf Ali pourra voir au plus vite des médecins et être hospitalisé. Il salue toutefois, qu&rsquo;enfin, après deux mois de détention, sa famille a pu lui rendre visite ce dimanche et lui apporter des vêtements propres et de la nourriture.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« En quinze ans, Djibouti a développé une marque pour satisfaire ses ambitions internationales »</title>
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				<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 13:29:24 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/Ismail-Omar-Guelleh2.png" alt="" class="wp-image-14295" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/Ismail-Omar-Guelleh2.png 598w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/Ismail-Omar-Guelleh2-300x188.png 300w" sizes="(max-width: 598px) 100vw, 598px" /><figcaption> Le président djiboutien, Ismail Omar Guelleh, lors de la 74e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2019 à New York. Eduardo Munoz/REUTERS </figcaption></figure>



<p> <strong>Depuis plusieurs mois, Djibouti ne cachait pas son ambition de briguer un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Mais, fin août 2019, à 37 voix contre 13, c’est le Kenya qui a été choisi par l’Union africaine (UA) alors même que, le 14 novembre 2017, une réunion des pays de l’Afrique de l’Est avait officiellement lancé la candidature de Djibouti. Plaidant </strong><em><strong>« le principe de rotation »</strong></em><strong>, les autorités djiboutiennes rappellent que le Kenya a déjà été deux fois membre du Conseil de sécurité (1973-1974, 1997-1998), contre une fois seulement pour Djibouti (1993-1994) en pleine guerre civile contre le Front pour la restauration de l’unité à Djibouti (FRUD).</strong></p>



<p>Ces six derniers mois, les deux rivaux se sont affrontés sur les champs diplomatiques et médiatiques, mais cette rivalité n’est pas nouvelle. La lutte contre la piraterie ou la gestion de la crise somalienne avaient déjà cristallisé les tensions entre les deux pays de la Corne de l’Afrique. Ce qui est nouveau, c’est la stratégie de Djibouti, qui cherche à faire valoir sa situation de&nbsp;<em>«&nbsp;petit Etat&nbsp;»</em>&nbsp;et les avantages qui en découlent en matière diplomatique. Le pays parvient d’ailleurs à rallier à sa cause nombre d’autres petits Etats à travers le soutien de fédérations comme l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) ou l’Organisation de la coopération islamique.</p>



<h4>«&nbsp;Intermédiaire honnête&nbsp;»</h4>



<p>Etant par nature vulnérables, les petits Etats ont besoin d’être résilients et astucieux dans leurs rapports avec les grandes puissances. Comment&nbsp;? En proposant des solutions originales à des problématiques internationales, notamment celles qui leur sont d’un intérêt vital. En jouant le rôle de médiateur ou de&nbsp;<em>honest broker</em>(«&nbsp;intermédiaire honnête&nbsp;»), les petits Etats ont l’opportunité de maximiser leur influence, car ils ne sont pas considérés comme une menace.</p>



<p>De plus, Djibouti a de nouvelles cartes en main depuis les années 1990. Grâce à sa situation géographique – à l’entrée de la mer Rouge et sur la Route de la soie – qui lui offre un positionnement stratégique, le petit Etat accueille aujourd’hui les bases militaires de cinq grandes puissances –&nbsp;la France, les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Italie&nbsp;– sur un territoire à peine plus grand que la Lorraine (25&nbsp;030&nbsp;km<sup>2</sup>). Des bases qui demeurent, tout comme au temps de la guerre froide, un outil primordial pour sécuriser les soutiens politiques, économiques et militaires des grandes puissances dans la région. Ce positionnement est un héritage qui s’est imposé aux dirigeants djiboutiens, mais le régime souhaite manifestement en faire le socle d’une stratégie plus large.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://img.lemde.fr/2020/02/13/0/0/960/1938/688/0/60/0/e88c5d3_1fh0SH_OofHLTwfS_8PjIPGQ.png" alt=""/></figure>



<p>Dès 2006, le président Ismaïl Omar Guelleh avait annoncé ses objectifs : renforcer l’attractivité du pays et <em>« affirmer la présence de Djibouti sur la scène mondiale »</em>. Le pays a ainsi doublé le nombre de ses représentations diplomatiques à travers le monde et en compte aujourd’hui un peu moins de cinquante. Une caractéristique assez exceptionnelle pour un Etat de cette taille quand on sait que le nombre moyen de missions pour des Etats d’envergure comparable est de sept. Le pays est également membre de plus de cinquante institutions internationales non africaines. Il est aussi très actif dans les négociations internationales et a été parmi les premiers à signer l’accord de la COP 21 sur le changement climatique.</p>



<p>Pourtant, malgré ses efforts, le pays a dû pour l’instant se contenter de postes intermédiaires au sein des organisations internationales de premier plan comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Banque africaine de développement (BAD), le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’Unesco ou encore la Commission économique pour l’Afrique. Parfois, le ton a pu monter avec des nations africaines de premier plan comme l’Afrique du Sud, à l’occasion par exemple de la défaite du candidat djiboutien aux postes de vice-président et de commissaire aux affaires politiques de la Commission de l’UA. Djibouti doit encore apprendre à lisser son langage diplomatique.</p>



<h4>Posture active</h4>



<p>Quoi qu’il en soit, le gouvernement djiboutien a développé une sorte de marque qu’il compte bien utiliser pour porter à nouveau sa candidature au Conseil de sécurité des Nations unies. Ainsi, alors même que la devise officielle du pays est « Unité Egalité Paix », c’est le slogan « Djibouti, terre de rencontres et d’échanges » qui a été diffusé et traduit la perception qu’ont de nombreux Djiboutiens de leur rôle sur la scène internationale. Djibouti incarne de nombreuses influences : ancienne colonie française peuplée d’Afar, de Somali, d’Arabes, de Yéménites, il se trouve encastré dans une région anglophone.</p>



<p>En multipliant leur réseau diplomatique sur un mode plus ou moins informel et en s’intégrant dans des organisations régionales pour faire entendre leur voix, les petits Etats sont en mesure d’exercer une influence significative. En ce sens, ils transforment leur vulnérabilité en avantage et passent d’une posture internationale passive à une posture active. Djibouti l’a bien compris.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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