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	<title>diaspora &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Comores: hausse surprise des transferts d&#8217;argent de la diaspora</title>
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				<pubDate>Tue, 30 Jun 2020 19:58:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5d95e3f83e527_91560-moroni-couleur-608217.jpg" alt="" class="wp-image-17773" width="743" height="496" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5d95e3f83e527_91560-moroni-couleur-608217.jpg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/5d95e3f83e527_91560-moroni-couleur-608217-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 743px) 100vw, 743px" /></figure>



<p><strong>Les Comoriens de la diaspora se sont montrés particulièrement généreux depuis le début de la pandémie de Covid-19. Les transferts d&rsquo;argent ont augmenté d&rsquo;un tiers sur les cinq premiers mois de l&rsquo;année, par rapport à l&rsquo;an dernier, selon la Banque centrale des Comores. Une hausse inattendue alors que les institutions financières redoutent globalement une baisse des transferts d&rsquo;argent vers l’Afrique.</strong></p>



<p>C&rsquo;est une divine surprise pour les autorités comoriennes. Selon la Banque centrale, les transferts d&rsquo;argent de la diaspora se sont élevés à 74&nbsp;millions d&rsquo;euros sur les cinq premiers mois de l&rsquo;année, contre 56&nbsp;millions d&rsquo;euros l&rsquo;an dernier. Une hausse d&rsquo;un tiers&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200430-coronavirus-premier-cas-officiel-comores" rel="noreferrer noopener">en pleine période de pandémie</a></strong>, que le gouverneur de la Banque centrale attribue à la «&nbsp;<em>solidarité traditionnelle</em>&nbsp;» des Comoriens.</p>



<p>L&rsquo;archipel de 800&nbsp;000 habitants dispose d&rsquo;une diaspora forte de 300&nbsp;000 personnes,&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/emission/20150925-entraide-diaspora-comorienne-marseille-societe" rel="noreferrer noopener">dont la générosité est essentielle à la vie économique</a></strong>&nbsp;locale. Les transferts de la diaspora représentent environ 20% dans la richesse nationale et constituent la première source de devises du pays.</p>



<p>La pandémie ayant interrompu nombre d&rsquo;activités aux Comores, à commencer par le tourisme, il semblerait, selon les autorités, que la diaspora ait voulu compenser la chute des revenus. D&rsquo;autant qu&rsquo;en raison de la crise sanitaire, beaucoup d&rsquo;expatriés ne rentreront pas aux Comores pour les vacances estivales. Mais il est encore difficile de dire si l&rsquo;exemple comorien se reproduira dans d&rsquo;autres pays.</p>



<p>Il y a deux mois, la Banque mondiale prévoyait pour cette année une chute de 23% des transferts d&rsquo;argent vers l&rsquo;Afrique en raison de la baisse d&rsquo;activité des pays où vivent les différentes diasporas.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Ghana invite sa diaspora à investir dans de grands projets</title>
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				<pubDate>Thu, 09 Jan 2020 17:21:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19912723lpw-19915623-article-jpg_6815437_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-13029" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19912723lpw-19915623-article-jpg_6815437_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19912723lpw-19915623-article-jpg_6815437_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption> A<em>près l&rsquo;Année du retour, le Ghana ouvre cette année un compte dédié aux investissements de la diaspora. À gauche de l&rsquo;image, la cheffe Essie Bartels qui a travaillé dans les meilleurs restaurants du monde avant de rentrer au Ghana installer son entreprise dédiée aux épices, EssieSpice. </em> </figcaption></figure>



<h4>Avec la création d&rsquo;une banque d&rsquo;investissements dédiée, le pays compte tirer bénéfice des nombreux envois de fonds de sa diaspora, en hausse&nbsp;chaque année.</h4>



<p>Après une année&nbsp;2019&nbsp;sous le signe du «&nbsp;retour&nbsp;» de la diaspora,&nbsp;2020&nbsp;sera-t-elle celle de ses investissements&nbsp;? C&rsquo;est en tout cas le souhait du gouvernement ghanéen, qui, fin décembre, a annoncé la création du Diasporan Savings and Investment Account, ou African Sankofo Account. L&rsquo;instance, supervisée par la Banque du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/ghana">Ghana</a>&nbsp;et le ministère des Finances, sera récipiendaire des prêts – à des taux avantageux – alloués au pays par les membres de sa diaspora. Les autorités espèrent, à terme, récolter près de trois milliards de dollars de financement, a fait savoir le ministre des Finances Ken Ofori-Atta lors d&rsquo;une conférence de presse à Accra. Une somme qui sera investie en priorité dans les infrastructures, l&rsquo;agriculture et le tourisme.</p>



<p>Le ministre a défendu son projet en rappelant que ses bénéfices profitent aux deux parties. «&nbsp;Les fonds des diasporas profiteront ainsi autant à l&rsquo;économie du Ghana qu&rsquo;aux prêteurs, qui percevront un retour sur investissements&nbsp;», note le site d&rsquo;informations&nbsp;<a href="https://www.modernghana.com/news/977045/finance-ministrys-diasporan-investment-account.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Modern Ghana</a>.&nbsp;Avec l&rsquo;African Sankofo Account, le Ghana fait bouger les lignes. Car, d&rsquo;ordinaire, rares sont les fonds de la diaspora à être investis. D&rsquo;après la Banque mondiale, les deux tiers servent en effet à répondre aux besoins de la vie quotidienne, comme l&rsquo;achat de nourriture ou de prestations de santé.</p>



<h4>La diaspora pour dynamiser l&rsquo;économie</h4>



<p>Mais les autorités ont bien compris le potentiel qu&rsquo;elles pouvaient tirer de&nbsp;ses compatriotes de l&rsquo;extérieur. Car les retombées de «&nbsp;l&rsquo;Année du retour&nbsp;»,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/culture/ghana-la-diaspora-africaine-en-quete-de-reconnexion-avec-la-terre-des-ancetres-14-01-2019-2285478_3.php">destinée à encourager les Africains et Afro-Américains à venir au Ghana à la recherche de leurs racines</a>, sont encourageantes. D&rsquo;après la Ghana Tourism Authority (GTA), le pays attend pour cette année 500&nbsp;000 touristes – dont 45&nbsp;000 Afro-Américains – contre 350&nbsp;000 en 2018. Des arrivées qui pourraient générer 925&nbsp;millions de dollars de revenus annuels, soit une augmentation de 50&nbsp;% par rapport à l&rsquo;année précédente.</p>



<p>Une somme qui, couplée à celle des transferts de fonds – de 2,5&nbsp;milliards en 2018, ils pourraient s&rsquo;élever à près de 3&nbsp;milliards en&nbsp;2019&nbsp;–, représente un potentiel économique conséquent pour le pays. Car malgré sa bonne santé économique globale, le gouvernement prévoit 7,9&nbsp;% de croissance pour 2019, le Ghana fait encore face à de nombreuses difficultés. Et en premier lieu, celle de la corruption. Selon le Pnud,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/ghana-la-corruption-a-son-paroxysme-19-12-2019-2354128_3826.php">Accra perd chaque année plus de deux milliards de dollars à cause de ce fléau</a>. Le pays est même le deuxième plus corrompu d&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>, juste derrière l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique-du-sud">Afrique du Sud</a>, d&rsquo;après un rapport de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/transparency-international">Transparency International</a>&nbsp;publié en 2019. La situation écorne l&rsquo;image du pays à l&rsquo;international, et refroidit logiquement les investisseurs.</p>



<p>Surtout que l&rsquo;inquiétude gagne aussi les autorités nationales. Dans une note publiée fin septembre, la Banque centrale affirmait que «&nbsp;la situation budgétaire demeure préoccupante&nbsp;», et que «&nbsp;des efforts accrus seront nécessaires pour combler le déficit&nbsp;». En cause, d&rsquo;après les auteurs du document, la faiblesse des recettes perçues par le Ghana, moins élevées qu&rsquo;attendu. Entre janvier et fin juillet&nbsp;2019, les recettes globales, y compris les dons, se sont ainsi élevées à 26,8&nbsp;milliards de cedis ghanéens contre un objectif de 31,8&nbsp;milliards de cedis.</p>



<h4>Une richesse africaine</h4>



<p>Pour inverser la tendance, le Ghana compte donc sur les fonds de la diaspora. Une initiative déjà appliquée dans plusieurs pays d&rsquo;Afrique, à l&rsquo;instar du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/rwanda">Rwanda</a>&nbsp;ou de l&rsquo;Éthiopie. Les deux pays est-africains possèdent depuis plusieurs années des instances dédiées aux fonds de la diaspora et promeuvent les&nbsp;<em>«&nbsp;diaspora bonds&nbsp;»</em>, des emprunts ciblant ses membres. Des projets qui pourraient, à terme, fleurir sur le continent tant les fonds transférés par les Africains du monde sont conséquents. Dans certains pays, ils dépassent même largement l&rsquo;aide internationale au développement,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/transfert-d-argent-pourquoi-les-africains-sont-les-plus-ponctionnes-30-04-2019-2310154_3826.php">malgré leurs coûts exorbitants</a>.</p>



<p>D&rsquo;après le Fonds international pour le développement agricole (FIDA), les fonds rapatriés par les travailleurs migrants d&rsquo;Afrique subsaharienne sont en hausse de 36&nbsp;% sur la période 2007-2016. Cette année, la Banque mondiale estime d&rsquo;ailleurs à 48&nbsp;milliards de dollars les envois de fonds à destination du continent, soit 2&nbsp;milliards de plus que l&rsquo;année précédente… et trois de moins qu&rsquo;en 2020. Soit un potentiel considérable, que le Ghana compte bien mettre à profit.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Irma Bafatoro : « La Centrafrique risque un génocide si elle n’est pas secourue »</title>
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				<pubDate>Fri, 15 Nov 2019 06:40:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Irma Laura Bafatoro, 38 ans, d’origine centrafricaine, basée en région parisienne, est à la tête de l’association d’Assistance humanitaire en Centrafrique qu’elle a créé dans le but de prêter main forte aux populations dévastées, en proie aux groupes armés qui commettent régulièrement des tueries, depuis la chute en mars 2013, de l’ancien président François Bozizé....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/photo-Irma-Laura-1-1.jpg" alt="" class="wp-image-11234" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/photo-Irma-Laura-1-1.jpg 682w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/photo-Irma-Laura-1-1-300x155.jpg 300w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /><figcaption> En blouse blanche et lunettes, Irma Laure, ici au milieu des enfants, en Centrafrique </figcaption></figure>



<p><strong>Irma Laura Bafatoro, 38 ans, d’origine centrafricaine, basée en région parisienne, est à la tête de l’association d’Assistance humanitaire en Centrafrique qu’elle a créé dans le but de prêter main forte aux populations dévastées, en proie aux groupes armés qui commettent régulièrement des tueries, depuis la chute en mars 2013, de l’ancien président François Bozizé. Elle explique à Afrika Stratégies France (Asf) pourquoi il est crucial que le monde entier agisse face à la crise humanitaire du pays.&nbsp;</strong></p>



<p>Irma Laura Bafatoro ne dort plus en paix depuis que la Centrafrique est plongée dans une grave crise humanitaire. L’infirmière d’Etat qui exerce en région parisienne, entre toujours dans une grande colère, élevant sa voix grave et posée, lorsqu’elle évoque la situation de la Centrafrique : «&nbsp;<em>Plus rien ne va! Le pays vit dans le chaos et pourtant les autorités font comme si de rien n’était alors qu’il est en grande partie sous le contrôle des groupes armés qui prolifèrent et se confrontent pour le contrôle des</em></p>



<p><em>richesses !</em>&nbsp;», Clame-t-elle à Afrika Stratégies France. Depuis la chute de l’ancien président François Bozizé, en mars 2013, la Centrafrique est toujours engluée dans une grave crise. Bien qu’il y ait eu par la suite une élection présidentielle remportée par Faustin Archange Touadéra, le pays est en proie à de multiples violences entres plusieurs factions de groupes armés. Principalement l’ex-séléka, qui prétend défendre les minorités musulmanes et le groupe d’auto-défense anti-balaka, qui insinue protéger les populations chrétiennes et animistes. Mais le contrôle des ressources minières est le principal enjeu du conflit entre les belligérants. Face à la situation, cette mère de trois enfants,&nbsp; toujours élégante, fille d’un ancien diplomate centrafricain à l’ambassade de Paris, a décidé d’agir. Depuis plusieurs années, elle se rend chaque été dans le pays pour prêter main forte aux personnel médical, distribuer des médicaments, mais aussi des vêtements, et de la nourriture aux plus démunis. Pour avoir un impact encore plus important, elle décide de créer l’association d’Assistance humanitaire en Centrafrique (AAHC). L’objectif, prendre en charge les orphelins, les femmes enceintes, les personnes du troisième âge ou encore les enfants des rues. «&nbsp;<em>Nos actions consistent à venir en aide aux populations, à assurer leurs besoins alimentaires, en médicaments,&nbsp; ou encore en vêtements…</em>&nbsp;», explique Irma qui, malgré la gravité de la situation dans son pays d’origine, refuse d’abdiquer.</p>



<p><strong>Vous venez de créer l’association d’Assistance humanitaire en Centrafrique (AAHC). Comment comptez-vous concrètement vous y prendre pour atteindre vos objectifs dans un pays où l’insécurité règne en maître&nbsp;?</strong></p>



<p>Pour atteindre nos objectifs, nous comptons mener plusieurs campagnes de sensibilisations sur tout le territoire centrafricain en débutant par la capitale Bangui, suivie d’une sensibilisation au sein de la Diaspora centrafricaine en France,&nbsp; en Europe et dans les quatre coins du monde, avec l’aide d’internet, des médias, de la télévision, ou encore de la radio. Notre objectif est de faire comprendre au monde entier qu’il y a urgence à soutenir les populations centrafricaines, qui sont totalement livrées à elles-mêmes et démunies dans le pays. Pour le moment, les choses avancent concernant notre travail de sensibilisation. En fin juillet 2019, j’ai effectué un déplacement aux États-Unis, à Washington DC, plus précisément dans la ville de New-York, où j’ai rencontré des partenaires donateurs qui ont sollicité ma présence, afin d’en savoir plus sur mon association pour nous venir en aide.</p>



<p><strong>Quel est votre constat de la situation actuelle, notamment humanitaire et sécuritaire en Centrafrique?</strong></p>



<p>La situation va de mal en pis, plus précisément dans la ville de Bangui, où plus de 16 préfectures sont occupées par les groupes armés, c’est à dire 80 % du territoire, où la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté. Le pays est plongé dans une spirale de violence. Pas plus tard que la semaine passée, dans la localité de Birao, dans l’extrême nord-est, des groupes armés ont tué de nombreux citoyens et brulé des maisons. Pourtant, un accord de paix et de cessez-le-feu en juin 2019 et en octobre 2018 avait été signé par les belligérants à Khartoum, sauf que les violences et les exactions contre les civils n’ont jamais cessé. De nombreuses régions du pays comme la Basse Kotto, le Haut-Mboumou, Ouham et Ouham-Pendé sont victimes d’exactions de ces groupes armés. La population sur place a vraiment besoin des aides humanitaires et d’eau potable pour sa survie dans les zones détenues par les rebelles. Nous sollicitons aussi beaucoup les ONG pour soutenir les populations les plus meurtries dans l’arrière du pays. Pour ma part, je pense que la situation sécuritaire et humanitaire vont de paire et ce sont les premières priorités à instaurer pour que chacun puisse vaquer à ses nombreuses occupations, telles que l’élevage, la pêche, la cueillette, l’agriculture et travailler pour subvenir aux besoins de sa famille, ce qui n’est plus possible aujourd’hui dans une large partie du territoire.</p>



<p><strong>Comment la Diaspora centrafricaine en France contribue de son côté à participer à l’apaisement du pays ?</strong></p>



<p>Au sein de la Diaspora de France, il y a de nombreuses associations et des cellules qui ont été mises en place pour soutenir les populations centrafricaines. Malheureusement cela ne suffit pas car il faut beaucoup plus d’apports et de mobilisations dans notre communauté. La communauté centrafricaine en France n’est pour le moment pas suffisamment soudée pour apporter efficacement son apport au redressement de la Centrafrique. Le problème c’est que d’autres profitent du fait que nous soyons divisés pour s’accaparer de nos richesses souterraines (or, diamants, uranium, fer…), et selon moi c’est tout cela qui est aujourd’hui en partie la cause des conflits meurtriers qui se multiplient en Centrafrique. Pourtant, nous sommes un pays extrêmement riche en sous-sol et paradoxalement nous sommes passés du rang d’avant dernier au tout&nbsp; dernier pays le plus pauvre du monde. A cela s’ajoute le fait que le sang des Centrafricains ne cesse d’être versé. La question qu’il faut se poser c’est à qui profite tous ces crimes ?</p>



<p><strong>Vous accusez aussi régulièrement la communauté internationale, dont vous pointez du doigt l’inaction…Qu’est-ce qui vous met tant en colère?</strong></p>



<p>Aujourd’hui je suis consternée de voir de nombreux pères et mères de famille mourir,&nbsp; laissant des orphelins innocents à leurs tristes sorts ainsi que des séquelles compromettant leur avenir. Sans compter les viols des jeunes filles innocentes qui&nbsp; demeurent impunis. Toutes ces victimes ont besoin de prise en charge psychologique. Et tout ce qui se passe est au su et au vu de tous malgré les mises en garde des instances internationales car les violations de cet accord de paix sont de plus en plus nombreuses et pas respectées. Ma plus grande colère est que les droits internationaux humanitaires sont bafoués, et personne ne vient au secours de la Centrafrique qui risque un génocide. Plus d’un million de Centrafricains ont fui les combats et les exactions, espérant trouver refuge dans les pays voisins.</p>



<p><strong>Vous semblez aussi particulièrement sensible à la situation des enfants de la rue en Centrafrique. Quelles sont leurs principales difficultés au quotidien?</strong></p>



<p>Les enfants de la rue en Centrafrique sont quotidiennement exposés à de nombreux dangers. Ils sont meurtris par les intempéries, le dénuement, les privations,&nbsp; les maladies et l’indifférence. Et à cela s’ajoute la précarité, la violence, les sévices sexuels, la loi du plus fort qui les exposent aux rencontres et influences les plus nuisibles. Ses enfants fondent leurs espoirs sur le gouvernement centrafricain, les ONG et les associations pour les aider à quitter la rue et à garantir leur avenir. Ses enfants sont retranchés dans les marchés et dans les coins et recoins de Bangui et beaucoup s’adonnent à la toxicomanie au vu et au su de tout le monde. D’autres, pour survivre, doivent transporter les bagages des commerçants depuis le dépotoir, jusqu’au marché. Les conditions dans lesquelles ils vivent sont donc terrifiantes et ne sont pas enviables. Sans compter aussi que beaucoup de femmes dans l’arrière du pays sont toutes devenues veuves, ayant perdu leurs maris, assassinés, dans les tueries. Ces femmes ont aussi été victimes d’agressions sexuelles et de viols tout comme leurs petites filles. Ces dernières ayant survécu à des violences sexuelles sont toujours confrontées à la stigmatisation, au rejet et à d’autres obstacles pour accéder à des services essentiels et à la justice. N’ayant pas de suivi psychologique, elles peuvent à la longue développer des traumatismes à vie.</p>



<p><strong>Propos recueillis par Assanatou Baldé, Afrika Stratégies France</strong></p>
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