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	<title>dialogue &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Discuter pour réussir la transition en Guinée</title>
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				<pubDate>Tue, 14 Sep 2021 17:57:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les échanges ont démarré par les partis politiques. Une centaine de partis ont répondu à l’appel de la junte militaire. Mais petit problème : certains responsables de partis politiques n’ont pu pas à accéder au lieu de la rencontre. Ces derniers sont bien entendu en colère contre la commission d’organisation du comité militaire. C’est le cas d’Etienne Soropogui. ...]]></description>
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<p>L<strong>es échanges ont démarré par les partis politiques. Une centaine de partis ont répondu à l’appel de </strong><a href="https://www.dw.com/fr/guinee-cedeao-militaires-putsch/a-59148404"><strong>la junte militaire</strong></a><strong>. Mais petit problème : certains responsables de partis politiques n’ont pu pas à accéder au lieu de la rencontre. Ces derniers sont bien entendu en colère contre la commission d’organisation du comité militaire. C’est le cas d’Etienne Soropogui. </strong></p>



<p> »&nbsp;<em>Eux même ont annoncé une transition inclusive et nous ne comprenons pas que des acteurs majeurs comme nous n’aient pas pu accéder et je ne suis pas le seul, il y en a plusieurs qui n’ont pas pu accéder à la salle&nbsp;</em> » réagit-il.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/guin%C3%A9e-transition-partis-politiques/a-59183209#"><img src="https://static.dw.com/image/59106257_404.jpg" alt="Des membres du gouvernement renversé lors de la première rencontre avec les putschistes à Conakry." width="430" height="242"/></a></figure></div>



<p>Des membres du gouvernement renversé lors de la première rencontre avec les putschistes à Conakry.</p>



<h4>Pas d&rsquo;exclusion</h4>



<p>Au début de la rencontre,&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/la-guin%C3%A9e-de-nouveau-entre-les-mains-des-militaires/a-59096014">le président du Comité national pour le rassemblement et le développement (CNRD)</a>a assuré les leaders politiques qu’il n’y aura pas d’exclusion. Le colonel Mamady affirme qu’il mettra l’intérêt de la Guinée au-dessus des considérations politiques.&nbsp;</p>



<p>&nbsp; »&nbsp;<em>Nous ne tolérons aucune exclusion, nous ne tolérons aucun calcul individuel et partisan, nous ne tolérons aucune stratégie partisane. Le seul calendrier qui vaille est celui du peuple de Guinée qui a tant souffert</em>&nbsp; » précise le colonel.&nbsp;</p>



<p>Une quinzaine de partis politiques se sont exprimés au cours de la rencontre. C’est le président de l’Union forces républicaines qui a été le premier leader politique à prendre la parole. Sidia Touré indique qu’ils vont bientôt déposer un mémorandum auprès du CNRD&nbsp;pour dit-il « <em>donner notre vision de la transition qui doit permettre de bâtir les fondements d’un Etat nouveau</em>&nbsp;« .&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/guin%C3%A9e-transition-partis-politiques/a-59183209#"><img src="https://static.dw.com/image/59149672_404.jpg" alt="Rencontre entre la junte au pouvoir et une délégation de la CEDEAO le 10 septembre 2021." width="467" height="262"/></a></figure></div>



<p>Rencontre entre la junte au pouvoir et une délégation de la CEDEAO le 10 septembre 2021.</p>



<h4>Prendre le temps qu&rsquo;il faut</h4>



<p>Faya Milimono, président du parti Bloc libéral, a invité les acteurs politiques à donner le temps nécessaire à la junte afin d’assoir la base d’une vraie démocratie. Cela en vue d’éviter les erreurs du passé.&nbsp;</p>



<p>Selon lui  »&nbsp;<em>pour que le système change il faut que nous travaillions tous pour implémenter la rupture. Nous prendrons le temps qu’il faut pour que la Guinée tourne définitivement le dos à ces mouvements récurrents</em> » .&nbsp;</p>



<p>Le représentant du parti de l’ancien président Alpha Condé à plutôt insisté sur la libération de son leader, le président Alpha Condé, renversé le 5 septembre dernier. D’autres rencontres sont prévues dans la soirée de ce mardi, notamment avec les responsables religieux. </p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br> </strong></p>
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		<title>Mali : faut-il dialoguer avec les groupes armés radicaux ?</title>
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				<pubDate>Tue, 23 Feb 2021 12:45:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La question divise au sein de la société civile et de la classe politique. Certains Maliens ne veulent surtout pas entendre parler de la charia. Au Mali, la question se pose de plus en plus depuis que la perspective d’ouvrir des discussions avec les figures maliennes du djihad a été évoqué lors du dialogue national...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/16632553_303.jpg" alt="" class="wp-image-21389" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/16632553_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/16632553_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Iyad Ag Ghaly un des chefs djihadistes maliens</figcaption></figure>



<p><strong>La question divise au sein de la société civile et de la classe politique. Certains Maliens ne veulent surtout pas entendre parler de la charia.</strong></p>



<p>Au Mali, la question se pose de plus en plus depuis que la perspective d’ouvrir des discussions avec les figures maliennes du djihad a été évoqué lors du dialogue national inclusif tenu fin 2019. Faut-il dialoguer oui ou non avec les groupes armés radicaux ?</p>



<p>Le sujet ne fait pourtant pas l’unanimité au sein de la société civile et de la classe politique.</p>



<p>Aboubacar Sidik Fomba,&nbsp;membre du parti PRVM Fasoko et du Conseil national de transition, l’organe législatif de la transition estime qu&rsquo;il y a&nbsp;des modalités pour le&nbsp;dialogue avec les deux figures maliennes du jihad :  »&nbsp;<em>&nbsp;Iyad Ag Ghaly et Amadou Koufa,&nbsp;n’ont jamais demandé la séparation du Mali. Ils ont tout le temps parlé de la charia qui constitue la loi islamique. Mais qu’on sache de quelle charia parle-t-on. Dans cette optique, s’il y’ a des Maliens qui pensent qu’ils peuvent se soumettre à la charia, moi je ne vois pas d’inconvénients à cela. Ceux qui n’en veulent pas, cela nous permettra d’évoluer vers la transition transitionnelle »</em>, explique&nbsp;Aboubacar Sidik Fomba.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/mali-faut-il-dialoguer-avec-les-groupes-arm%C3%A9s-radicaux/a-56660679#"><img src="https://static.dw.com/image/18498799_404.jpg" alt="Combattants touareg dans la ville de Kidal"/></a><figcaption>Combattants touareg dans la ville de Kidal</figcaption></figure>



<h4>Poser des conditions</h4>



<p>Mamedy Dramé du Front de refus contre l’application de l’accord d’Alger estime pour sa part qu’il faudrait d’abord poser certains jalons avant d’envisager l’ouverture d’un dialogue avec les deux principaux chefs jihadistes maliens : &nbsp;</p>



<p><em> » Un dialogue doit préalablement répondre à des axes. Ces axes doivent être discutés par les Maliens qui sont les premières victimes de cette guerre. Si le gouvernement arrive à mettre de côté, l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger que je qualifie d’illégal et d’illégitime, pour trouver un consensus autour d’un dialogue d’abord inter-malien, toute chose qui pourrait nous orienter vers la nécessité ou pas d’engager des discussions avec les terroristes. »&nbsp;</em></p>



<h4>Impliquer les communautés<a href="https://www.dw.com/fr/mali-faut-il-dialoguer-avec-les-groupes-arm%C3%A9s-radicaux/a-56660679#"></a>Les autorités de transition se disent ouvertes au dialogue</h4>



<p>Si en octobre 2020, Moctar Ouane, le premier ministre de la transition malienne avait laissé entendre devant Jean Yves le Drian, ministre français des affaires étrangères, qu’engager des pourparlers avec les principaux chefs maliens des groupes djihadistes est une recommandation du dialogue national inclusif, ce discours semble évoluer depuis.&nbsp;</p>



<p>Ce Lundi (22.02.2021), le chef du&nbsp;gouvernement a nuancé ses propos sur la question devant les conseillers de la transition, lors des débats sur le plan d’action du gouvernement.&nbsp;<em>« Il ne s’agit pas d’engager des discussions avec tel&nbsp;ou tel&nbsp;leader. Mais au delà, qu’il y ait de vastes discussions impliquant toutes les communautés vivant dans ces localités, afin que nous puissions redéfinir le mode de gouvernance qui a permis aux groupes armés radicaux de s’implanter. Cette voie n’est pas exclusive d’une autre forme d’action qui est déjà en cours, à savoir l’action militaire. Les deux vont de pair »</em>, dit&nbsp;Moctar Ouane.</p>



<p>En 2019, Dioncounda Traoré, ancien chef de l’Etat et haut représentant pour les régions du centre avait envoyé des émissaires pour tenter d’instaurer un cadre de dialogue avec Iyad Ag Ghali et Amadou Koufa. </p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Burundi et l&#8217;UE entament un dialogue concernant la levée des sanctions</title>
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				<pubDate>Wed, 03 Feb 2021 14:35:51 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Un dialogue politique entre le gouvernement et l’Union européenne a débuté ce mardi 2 février à Bujumbura. Les autorités burundaises et l&#8217;UE doivent discuter de la levée des sanctions budgétaires prises contre le pouvoir burundais au début de la crise 2015 notamment pour « de graves violations des droits de l’homme » imputées alors au régime en place....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/53960576_303.jpg" alt="" class="wp-image-17992" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/53960576_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/53960576_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Evariste Ndayishimiye a introduit une première nouvelle donne en déclarant le coronavirus, plus grand ennemi des Burundais</figcaption></figure>



<p><strong>Un dialogue politique entre le gouvernement et l’Union européenne a débuté ce mardi 2 février à Bujumbura. Les autorités burundaises et l&rsquo;UE doivent discuter de la levée des sanctions budgétaires prises contre le pouvoir burundais au début de la crise 2015 notamment pour « de graves violations des droits de l’homme » imputées alors au régime en place.</strong></p>



<p>Déverrouillage de l’espace politique, liberté de parole et d’association, violations des droits de l’homme, corruption généralisée, accès des sociétés occidentales aux marchés publics…&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/union-europ%C3%A9enne/"><strong>L’Union européenne</strong></a>&nbsp;et ses états membres demandent des mesures concrètes pour<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20151002-burundi-sanctions-ue-union-europeenne-ngendakumana-bizimana-ndirakobuca-niyonzima"><strong>&nbsp;lever les sanctions prises contre Gitega</strong></a>, au plus fort de la crise de 2015.</p>



<p>De son côté le pouvoir burundais&nbsp;vient, fort opportunément, de lâcher du lest en&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210202-burundi-le-gouvernement-tend-la-main-aux-m%C3%A9dias-sous-sanctions"><strong>libérant quatre journalistes qui croupissaient en prison</strong></a>&nbsp;depuis plus d’une année et en annonçant prochaine réouverture des médis sous sanctions, presse ses partenaires européens de tourner la page sombre de 2015 en mettant fin à des sanctions budgétaires qui l’étranglent.</p>



<p>Le ministre burundais des Affaires étrangères, Albert Shingiro, et ses hôtes européens sont donc rentrés dans le vif du sujet dès cette première rencontre. À&nbsp;l’ordre du jour notamment,&nbsp;l’établissement d’une feuille de route qui doit leur permettre aboutir rapidement à «&nbsp;<em>une solution satisfaisante</em>&nbsp;» pour les deux parties.</p>



<p>Elles prévoient pour cela&nbsp;des discussions hebdomadaires au niveau des équipes techniques ponctuées chaque mois d’une rencontre entre le chef de la diplomatie burundaise et les ambassadeurs de l’Union européenne et de ses états membres,&nbsp;histoire de faire le point et un bilan d’étape. Ils auront en tête une échéance :&nbsp;fin novembre de cette année, date à laquelle il sera mis fin aux accords de Cotonou, chaque pays étant désormais traitée par l’Union européenne comme un cas particulier.</p>



<h4>5 ans de sanctions</h4>



<p>Les premières sanctions, dirigées d’abord contre&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20151002-burundi-sanctions-ue-union-europeenne-ngendakumana-bizimana-ndirakobuca-niyonzima">plusieurs personnalités du régime</a></strong>&nbsp;dont l’actuel n°2 du gouvernement et ministre de l’Intérieur, le général Gervais Ndirakobuca alias «&nbsp;Ndakugarika&nbsp;» (« Je vais t’étendre raide mort » en langue nationale), ont été prises dès le début de la crise de&nbsp;2015.</p>



<p>Rapidement, l’Union européenne suspend toute aide directe au gouvernement en mars 2016, un coup dur pour le pouvoir burundais qui perd ainsi son principal bailleur de fonds&nbsp;et voit s’envoler 430 millions prévus sur cinq&nbsp;ans. Mais c’est «<em>&nbsp;sans effets</em>&nbsp;» comme le disent à longueur de journée les communicants du régime.</p>



<p>Au contraire, l’Union européenne et ses États membres vont perdre toute influence dans le pays, au profit de la Chine et de la Russie.&nbsp;Les diplomates européens ne sont plus reçus dans aucun cabinet burundais, et sur le front des droits de l’homme, la répression contre l’opposition et la société civile s’accentue. C’est l’impasse.</p>



<p>Jusqu’à&nbsp;l’arrivée au pouvoir du&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200617-evariste-ndayishimiye-r%C3%AAnes-d%C3%A9fis-burundi">général Evariste Ndayishimiye</a></strong>, qui a hérité après 15 ans de pouvoir du président Pierre Nkurunziza aujourd’hui défunt, dont cinq ans d’une grave crise politico-économique, d’un pays devenu l’un des plus pauvres au monde. Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté est ainsi passé de 65 à 75% durant cette période.</p>



<p>« <em>L’Union européenne et ses États membres se sont rendus compte que les sanctions étaient contre-productives, le régime du CNDD-FDD a de son côté désespérément besoin d’argent frais. Ces deux-là sont aujourd’hui faits pour s’entendre </em>», analyse un diplomate africain.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« Le dialogue avec les terroristes est une volonté des Maliens », assure le Premier ministre du Mali</title>
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				<pubDate>Thu, 03 Dec 2020 19:08:01 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/bd9DLwRqEI4Yk-bT-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-20403" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/bd9DLwRqEI4Yk-bT-1024x576.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/bd9DLwRqEI4Yk-bT-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/bd9DLwRqEI4Yk-bT-768x432.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/bd9DLwRqEI4Yk-bT.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>L&rsquo;ENTRETIEN &#8211; Moctar Ouane, Premier ministre de la transition du Mali © France 24 / RFI</figcaption></figure>



<p><strong>Moctar Ouane, Premier ministre de la transition du Mali, a accordé un entretien exclusif à RFI et France 24, depuis Bamako. Le Premier ministre a annoncé la mise en place « rapide » d&rsquo;un conseil national de transition. Il s&rsquo;est également exprimé au sujet de la négociation entre Bamako et des groupes terroristes, la jugeant en phase « avec la volonté des Maliens » et complétant les frappes militaires françaises contre ces mêmes groupes jihadistes.</strong> </p>



<p>Lors d&rsquo;un entretien accordé à France 24 et RFI, le Premier ministre malien Moctar Ouane affirme que le conseil national de la transition sera mis&nbsp;en place dans un futur proche, sans préciser si c&rsquo;est une question de jours ou de semaines. Il affirme que la négociation pour la libération de&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20201009-en-direct-l-ex-otage-au-mali-sophie-p%C3%A9tronin-arrive-en-france">l&rsquo;humanitaire française Sophie Pétronin</a>&nbsp;et du chef de l&rsquo;opposition Soumaïla Cissé est le fruit d&rsquo;efforts conjugués.</p>



<p>Il nie tout « déphasage » entre le Mali et la France sur&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20201026-d%C3%A9saccord-entre-la-france-et-le-mali-sur-des-pourparlers-avec-les-jihadistes">la question du dialogue avec les groupes jihadistes</a>. Il souligne que la volonté de dialogue a été exprimée par le dialogue national de 2019 et qu&rsquo;il s&rsquo;agit de ce fait pour le gouvernement d&rsquo;être « en phase avec la volonté du peuple malien ». Face à l&rsquo;option militaire,&nbsp;le gouvernement a préféré la voie du dialogue, insiste Moctar Ouane, qui nie que&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20201102-au-mali-l-arm%C3%A9e-fran%C3%A7aise-tue-plus-de-50-jihadistes-pr%C3%A8s-de-la-fronti%C3%A8re-burkinab%C3%A8">les frappes militaires française ces dernières semaines</a>&nbsp;puissent entraver ce dialogue, ajoutant au contraire que les deux&nbsp;actions se complètent.</p>



<p>Il explique que des négociations avec des personnalités comme Iyad Ag Ghaly, le chef du&nbsp;Groupe de soutien à l&rsquo;islam et aux musulmans&nbsp;(GSIM) ou Mamadou Koufa, le chef de la Katiba Macina, n&rsquo;est pas exclu, soulignant que le but est un « dialogue avec tous les enfants du Mali ». &nbsp;</p>



<p>Le Premier ministre déclare qu&rsquo;une enquête sera menée sur les exactions supposées de militaires fin octobre dans le village peul de Libbé.</p>



<p>Moctar Ouane évoque enfin la situation de l&rsquo;ancien président Ibrahim Boubacar Keïta, actuellement « dans sa résidence à Bamako avec sa famille ». Il affirme qu&rsquo;il n&rsquo;est pas en résidence surveillée, ni poursuivi par la justice, tout en ne précisant pas s&rsquo;il est autorisé à sortir de chez lui ou non. Le Premier ministre ajoute que son fils, Karim Keïta, est parti à l&rsquo;étranger de son plein gré, et qu&rsquo;aucune démarche n&rsquo;a été effectuée pour obtenir son retour au pays auprès des autorités de Côte d&rsquo;Ivoire, où il se trouve.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Cameroun: les députés européens montent au créneau</title>
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				<pubDate>Sat, 20 Jun 2020 12:27:56 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Dans une lettre adressée à Josep Borrell, le Haut représentant de l&#8217;Union européenne pour les Affaires étrangères, 29 députés issus de 13 pays et de 5  groupes politiques différents interpellent l’Union européenne sur la situation au Cameroun. Pour ces députés, il est urgent que le dialogue politique entre l’Union européenne&#160;et le Cameroun, prévu en ce début d’année...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/cameroun7.jpg" alt="" class="wp-image-8170" width="750" height="376" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/cameroun7.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/cameroun7-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>cameroun</figcaption></figure>



<p><strong>Dans une lettre adressée à Josep Borrell, le Haut représentant de l&rsquo;Union européenne pour les Affaires étrangères, 29 députés issus de 13 pays et de 5  groupes politiques différents interpellent l’Union européenne sur la situation au Cameroun.</strong></p>



<p>Pour ces députés, il est urgent que le dialogue politique entre l’Union européenne&nbsp;et le Cameroun, prévu en ce début d’année mais repoussé pour cause de pandémie de Covid-19, ait lieu au plus vite, compte-tenu de la situation dans le pays. Ils demandent à l’UE de plaider pour une résolution pacifique du conflit anglophone, et un meilleur respect des droits de l’homme.</p>



<p>A l’initiative de ce courrier, la députée socialiste belge Marie Arena, également présidente de la Commission des droits de l’homme au Parlement européen.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il faut trouver la solution pour que le dialogue politique entre l’Union européenne et le Cameroun reprenne, parce que la situation est extrêmement tendue,&nbsp;</em>explique la députée,interrogée par&nbsp;<strong>Florence Morice</strong>&nbsp;du sercice Afrique de RFI.</p>



<p><em>Quand on parle de la question des droits de l’homme, c’est bien entendu les arrestations arbitraires, c’est aussi la question du journaliste qui a été assassiné &#8211;&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200609-cameroun-la-mobilisation-poursuit-apr%C3%A8s-la-mort-journaliste-samuel-wazizi" rel="noreferrer noopener"><strong>Samuel&nbsp;</strong></a></em><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200609-cameroun-la-mobilisation-poursuit-apr%C3%A8s-la-mort-journaliste-samuel-wazizi" rel="noreferrer noopener"><strong><em>Wazizi</em></strong></a><em>&nbsp;&#8211; pour avoir exprimé une&nbsp;</em><em>position journalistique sur la question des séparatistes.</em></p>



<p><em>Et c’est aussi le fait qu’aujourd’hui, le Cameroun est confronté à une situation qui est extrêmement difficile et où la réponse qui a été apportée par rapport aux séparatistes, est une réponse militaire, qui en trois ans de temps, a fait 700 000 déplacés !&nbsp;Donc on ne peut pas dire &#8211; et c’est ce que nous disons dans le cadre de cette lettre -, que les choix qui ont été faits, voient une sortie du tunnel.</em></p>



<p><em>N’oublions pas que le traité européen dit que, toute relation que l’Union mène avec un partenaire doit être assortie de cet article 2 : les valeurs fondamentales de défense des droits de l’Homme et d’une gouvernance qui va vers la paix</em>&nbsp;».</p>



<p>Précisons que les auteurs de ce courrier ne plaident ni pour des sanctions, ni pour une suspension des aides européennes au Cameroun, dont les populations seraient « <em>les principales victimes</em> » précise Marie Arena.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Négocier avec les terroristes, une fausse bonne idée !</title>
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				<pubDate>Fri, 21 Feb 2020 18:05:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[dialogue]]></category>
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				<description><![CDATA[Les initiatives visant à négocier avec les terroristes sont aussi hasardeuses qu&#8217;improductives et, surtout, encouragent la persistance dans la terreur qui sera ainsi perçue comme un moyen d&#8217;obtenir des contreparties L&#8217;annonce faite par le chef de l&#8217;Etat du Mali, des contacts avec les groupes terroristes en vue de négociations, a eu un retentissement médiatique important....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-697x1024.jpg" alt="" class="wp-image-13055" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-697x1024.jpg 697w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-204x300.jpg 204w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara.jpg 720w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /><figcaption>Moussa Mara</figcaption></figure>



<p><strong>Les initiatives visant à négocier avec les terroristes sont aussi hasardeuses qu&rsquo;improductives et, surtout, encouragent la persistance dans la terreur qui sera ainsi perçue comme un moyen d&rsquo;obtenir des contreparties</strong></p>



<p>L&rsquo;annonce faite par le chef de l&rsquo;Etat du Mali, des contacts avec les groupes terroristes en vue de négociations, a eu un retentissement médiatique important. Le président de la République se fonde sur les recommandations du Dialogue national inclusif de la fin de l&rsquo;année dernière et sur une opinion publique favorable à ces démarches, car essentiellement préoccupé par la fin des hostilités et des morts. Il est aussi vrai que l&rsquo;ouverture de négociations a été régulièrement demandée par des leaders d&rsquo;opinion. Ces suggestions visent principalement Iyad Ag Ghali et Amadou Kouffa qui tireraient les ficelles du terrorisme dans notre pays. En 2019, des rencontres auraient même été organisées avec Amadou Kouffa dans cette perspective. Cette nouvelle stratégie des autorités maliennes laisse pour le moins sceptique.</p>



<p>Les initiatives visant à négocier avec les terroristes sont aussi hasardeuses qu&rsquo;improductives et, surtout, encouragent la persistance dans la terreur qui sera ainsi perçue comme un moyen d&rsquo;obtenir des contreparties. C&rsquo;est exactement comme la négociation avec les preneurs d&rsquo;otages, à la base de la multiplication de ce phénomène. N&rsquo;importe quel aventurier verrait dans cette possibilité l&rsquo;opportunité de prendre en otage la communauté nationale en s&rsquo;érigeant leaders d&rsquo;organisations terroristes, ayant comme signature des actes violents pour ensuite monnayer sa reddition contre des faveurs indues. Il faut éviter de mettre son doigt dans cet engrenage compte tenu de notre contexte, du trop grand nombre d&rsquo;hommes en arme au Sahel et donc des possibilités d&rsquo;y lever des groupes violents.</p>



<p>La communauté internationale devrait savoir que Iyad Ag Ghali n&rsquo;existe pas sans la force de frappe de AQMI et tout ce qui lui est lié. Sa force est celle des terroristes. S&rsquo;il se séparait d&rsquo;eux, son influence socio politique, voire sa vie, seraient en danger et il lui sera impossible de prétendre à un quelconque leadership au sein de sa communauté. L&rsquo;évolution sociologique de ce milieu, la démographie et le rajeunissement subséquent de la population ainsi que l&rsquo;apparition de la donne du trafic de drogue ont et vont redistribuer les cartes de leadership au sein des communautés du nord du Mali. Le retour de nombreux acteurs de la diaspora qui ne s&rsquo;inscrivent pas dans les dynamiques classiques remet en cause certaines réalités passées.</p>



<p>Il faut enfin ajouter l&rsquo;existence d&rsquo;autres mouvements politico-militaires qui, à la suite de la dernière crise et de la signature des Accords, bénéficient de quelques redistributions de pouvoirs liées à la mise en œuvre desdits Accords. Ce sont des réalités perceptibles qui font que Iyad Ag Ghali n&rsquo;a que AQMI pour exister, la violence pour s&rsquo;affirmer et compte sur la persistance dans cette voie pour être crédible. Comment négocier avec quelqu&rsquo;un qui est dans une posture similaire&nbsp;? Amadou Kouffa a lié son sort à Iyad Ag Ghali, ce qui ne fait plus de lui un interlocuteur indépendant.</p>



<p>Il faut ajouter que d&rsquo;autres acteurs, notamment l&rsquo;Etat islamique dans le grand Sahara, sont actifs dans le Sahel et sont même en passe de dépasser AQMI en termes d&rsquo;influence et de capacités militaires. Discuter avec les uns ne pourra donc pas être synonyme d&rsquo;apaisement même en cas d&rsquo;accord, car cela ne concernera pas les autres&nbsp;!</p>



<p>En outre, négocier avec les terroristes sous-entend proposer des contreparties ; quelles contreparties peuvent être proposées&nbsp;? Que peuvent demander les terroristes&nbsp;? Leur discours est radical et incompatible avec la laïcité et la République. Il n&rsquo;est pas envisageable de leur proposer de responsabilités ; Ag Ghali est inscrit sur la liste des terroristes à éliminer par les États Unis et d&rsquo;autres, et continue à revendiquer la mort des soldats étrangers ou nationaux.</p>



<p>En réalité, la proposition de négocier avec les terroristes est l&rsquo;exemple même de la fausse bonne idée. Elle est dangereuse en soi et injustifiable. Elle pourra difficilement aboutir compte tenu de la position des principaux concernés.</p>



<p>Un terroriste reste un terroriste&nbsp;! Qu&rsquo;il soit Malien ou Afghan, il est un acteur de terreur qui s&rsquo;exprime par la violence aveugle et gratuite et se réalise par la désolation sociale qu&rsquo;il crée par ses actes. Il doit être traité de manière similaire à Mossoul, Maidougouri ou Menaka. Sa neutralisation doit être une priorité pour limiter les pertes civiles et militaires qu&rsquo;il cause.</p>



<p>En revanche, combattre les terroristes, notamment ceux qui dirigent les mouvements terroristes, ne veut pas dire assimiler à eux tous les jeunes désœuvrés enrôlés, souvent à leur corps défendant. La majorité de ces jeunes ne sont pas des fous furieux, loin de là&nbsp;! De nombreux rapports indiquent pertinemment que certains parmi eux se sont engagés pour avoir une rémunération, d&rsquo;autres par peur de représailles, pour protéger leurs familles ou, simplement, pour être considérés et avoir quelques faveurs au sein de leurs communautés. Il convient de traiter cette réalité et engager les voies et moyens permettant de retirer ces jeunes d&rsquo;entre les griffes de marchands de morts fanatisés.</p>



<p>De nombreuses actions doivent être envisagées dans cette perspective. Il faut mettre à profit le caractère intégré des communautés, convier les leaders traditionnels, religieux et les mécanismes disponibles pour identifier et convaincre certains jeunes à abandonner la voie du terrorisme. Le processus de paix peut être mis à profit pour les inscrire dans les dynamiques de Désarmement démobilisation et réinsertion (DDR). L&rsquo;initiative algérienne de la loi sur la concorde civile peut aussi être envisagée pour amnistier certains auteurs de délits mineurs et faire bénéficier aux auteurs de crimes de peines atténuées afin de les soustraire de la dynamique jusqu&rsquo;au-boutiste du terrorisme.</p>



<p>Les pays sahéliens sont constellés de réseaux, d&rsquo;organisations traditionnelles, de leaders influents et de mécanismes appropriés pour permettre de faire un travail fouillé sur la question des jeunes embrigadés et obtenir quelques résultats appréciables sur ce segment. L&rsquo;administration, la justice, les forces de sécurité et les services de base doivent également jouer leur partition en agissant pour obtenir la confiance des populations.</p>



<p>Cela constitue la démarche idéale pour affaiblir la dynamique terroriste dans le Sahel en ce moment. Il n&rsquo;est ni utile ni productif de se focaliser sur des leaders terroristes inscrits dans d&rsquo;autres trajectoires.</p>



<p><strong>Source :Afrique La Tribune /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Exclusif : Le président malien IBK confirme l’ouverture d’un dialogue avec des chefs jihadistes</title>
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				<pubDate>Mon, 10 Feb 2020 19:23:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le président malien a accordé un entretien exclusif à France 24 et RFI ce lundi, en marge du sommet de l’Union africaine, à Addis Abeba, en Éthiopie. Il confirme  notamment l’ouverture d’un dialogue avec les chefs jihadistes Iyad Ag-Ghaly et Amadou Koufa. Ibrahim Boubacar Keïta revient aussi sur l’avancée de l’armée malienne vers la ville...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w400-p16x9-ibrahim-boubacar-keita-ibk-rfi_0.png" alt="" class="wp-image-14137" width="623" height="350" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w400-p16x9-ibrahim-boubacar-keita-ibk-rfi_0.png 400w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/w400-p16x9-ibrahim-boubacar-keita-ibk-rfi_0-300x169.png 300w" sizes="(max-width: 623px) 100vw, 623px" /></figure>



<p><strong>Le président malien a accordé un entretien exclusif à France 24 et RFI ce lundi, en marge du sommet de l’Union africaine, à Addis Abeba, en Éthiopie. Il confirme  notamment l’ouverture d’un dialogue avec les chefs jihadistes Iyad Ag-Ghaly et Amadou Koufa. Ibrahim Boubacar Keïta revient aussi sur l’avancée de l’armée malienne vers la ville de Kidal, ainsi que sur la situation sécuritaire dans le Sahel qu’il qualifie de « très préoccupante ».</strong></p>



<p>Dans un entretien exclusif accordé à France 24 et RFI ce lundi 10 février 2020, le chef de l’État malien,&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/ibrahim-boubacar-ke%C3%AFta/" rel="noreferrer noopener">Ibrahim Boubacar Keïta (IBK),</a>confirme pour la première fois l’ouverture d’un dialogue avec les chefs jihadistes Iyad Ag-Ghaly et Amadou Koufa, afin de tenter de venir à bout du terrorisme.</p>



<p>« Parler avec les djihadistes et lutter contre le terrorisme n&rsquo;est pas antinomique. J&rsquo;ai le devoir et la mission aujourd&rsquo;hui de créer tous les espaces possibles et de tout faire pour que, par un biais ou un autre, on puisse parvenir à quelque apaisement possible », affirme-t-il. « Il est temps que certaines voies soient explorées ».</p>



<p>S’il assure que cette tentative de discussion est nécessaire, IBK ne se dit toutefois « pas naïf » quant aux intentions de ces interlocuteurs. « Nous ne sommes pas des grands candides,&nbsp;mais nous ne sommes pas des gens obtus non plus », explique-t-il.</p>



<p><strong>« L&rsquo;armée malienne à Kidal vendredi »</strong><br><br>Le président&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/mali/" rel="noreferrer noopener">malien</a>&nbsp;confirme par ailleurs que l’armée malienne est « en mouvement » vers la ville de Kidal, au nord, qui échappe à son contrôle depuis 2014, affirmant qu’elle « devrait y être&nbsp;en principe ce vendredi ».&nbsp;</p>



<p>Selon la mission de l&rsquo;ONU dans le pays (Minusma), le retour de l&rsquo;armée malienne dans la ville symbole de Kidal,&nbsp;contrôlée par d&rsquo;anciens rebelles séparatistes touaregs, constituerait une « étape déterminante dans la mise en œuvre » de l&rsquo;accord de paix d&rsquo;Alger de 2015. L&rsquo;application de cet accord est considérée comme un facteur primordial d&rsquo;une sortie de crise au Mali, confronté depuis 2012 aux insurrections indépendantistes, salafistes et jihadistes et aux violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.</p>



<p><strong>« Sans Serval, que serions-nous aujourd’hui&nbsp;? »</strong><br><br>Enfin, le président malien qualifie la situation actuelle au Sahel de « très préoccupante » et dénonce l’arrivée « d’éléments » venus de Syrie et d’Irak, via la Libye. Il affirme, à ce titre, que la réunion du&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20200113-debat-g5-sahel-pau-barkhane-armee-francaise-avenir" rel="noreferrer noopener">G5 Sahel à Pau</a>&nbsp;organisée le 13 janvier 2020 autour d’Emmanuel Macron a été « utile ».<br><br>Le président malien nie par ailleurs toute « duplicité » vis-à-vis de la France, et condamne&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20200111-%C3%A0-bamako-des-maliens-r%C3%A9clament-le-d%C3%A9part-de-la-force-fran%C3%A7aise-barkhane" rel="noreferrer noopener">ceux qui manifestent contre la présence française</a>, affirmant qu’ils sont « anti-Maliens ». « Sans&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/op%C3%A9ration-serval/" rel="noreferrer noopener">Serval</a>, que serions-nous aujourd’hui&nbsp;? »,&nbsp;s’interroge-t-il.<br><br>Le chef de l’État se dit par ailleurs optimiste quant au maintien d’une présence militaire américaine dans la région malgré les indications de retrait de Washington, soulignant que cette présence était plus nécessaire face à des groupes de plus en plus aguerris et meurtriers.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie: le parti islamiste MSP se dit prêt à dialoguer avec le président</title>
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				<pubDate>Tue, 31 Dec 2019 16:44:41 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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				<description><![CDATA[Le principal parti islamiste, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a annoncé accepter le dialogue offert par le président Abdelmadjid Tebboune. Dans son discours d&#8217;entrée en fonction le 19 décembre, le nouveau chef de l&#8217;État avait appelé à tourner la page des divergences. «&#160;Notre devoir national est de donner au nouveau président...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/000_1n239e_0.jpg" alt="" class="wp-image-12809" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/000_1n239e_0.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/000_1n239e_0-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/000_1n239e_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /></figure>



<h4>Le principal parti islamiste, le Mouvement de la société pour la paix (MSP) a annoncé accepter le dialogue offert par le président Abdelmadjid Tebboune. Dans son discours d&rsquo;entrée en fonction le 19 décembre, le nouveau chef de l&rsquo;État avait appelé à tourner la page des divergences.</h4>



<p>«&nbsp;<em>Notre devoir national est de donner au nouveau président la chance de réussir, sa réussite est dans l&rsquo;intérêt de l&rsquo;Algérie et de l&rsquo;ensemble des Algériens</em>&nbsp;». C&rsquo;est par ces mots que le leader du MSP, Abdelrrazak Makri a annoncé ce lundi participer au dialogue<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/2min/20191214-algerie-abdelmadjid-tebboune-hirak-politique-manifestation-algeriens" rel="noreferrer noopener">&nbsp;lancé par le nouveau président.</a></strong></p>



<p>Le parti était dans un premier temps resté sur la réserve et avait rappelé que les offres de dialogue n&rsquo;avaient bien souvent aucune suite.</p>



<p>Le MSP est actuellement la principale force d&rsquo;opposition au Parlement. Le parti islamiste, proche des Frères musulmans, avait d&rsquo;abord participé à la coalition présidentielle de l&rsquo;ancien président Bouteflika, avant de rompre les liens en 2012.</p>



<p>Durant les élections du 12 décembre, le mouvement<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20140126-algerie-le-principal-parti-islamiste-msp-boycotte-election-presidentielle" rel="noreferrer noopener">&nbsp;avait refusé de participer</a></strong>. Le MSP n&rsquo;avait apporté son soutien à aucun autre candidat. Il avait déclaré que «<em>&nbsp;les préalables requis, notamment la transparence de l&rsquo;élection et la satisfaction des revendications du Hirak, n&rsquo;étaient pas réunis</em>.&nbsp;»</p>



<p>Lundi, après avoir annoncé accepter de participer au dialogue, Abdelrrazak Makri a précisé que son parti n&rsquo;avait pas été consulté pour la formation du gouvernement.</p>



<p><strong>Source :Rfi Afrique /Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong> </p>
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		<title>Fin du dialogue politique intensif entre l’Union européenne et le Gabon</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/fin-du-dialogue-politique-intensif-entre-lunion-europeenne-et-le-gabon/</link>
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				<pubDate>Mon, 16 Dec 2019 06:53:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
		<category><![CDATA[Gabon]]></category>
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		<category><![CDATA[Union européenne]]></category>

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				<description><![CDATA[Suspendu en octobre 2017 suite à la réélection contestée du président Ali Bongo, le dialogue a repris le 25 novembre dernier. Sur la table des questions des droits de l&#8217;homme, des libertés fondamentales, de la gouvernance démocratique et, enfin, des élections. En deux semaines, le Gabon et l’Union européenne ont soldé leur contentieux. Les relations...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/claude-bilie-by-nze_0.jpg" alt="" class="wp-image-12401" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/claude-bilie-by-nze_0.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/claude-bilie-by-nze_0-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/claude-bilie-by-nze_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /><figcaption> Claude Bilie By Nze, ministre d&rsquo;État, ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement gabonais.<br>© DR </figcaption></figure>



<h4>Suspendu en octobre 2017 suite à la réélection contestée du président Ali Bongo, le dialogue a repris le 25 novembre dernier. Sur la table des questions des droits de l&rsquo;homme, des libertés fondamentales, de la gouvernance démocratique et, enfin, des élections.</h4>



<p>En deux semaines, le Gabon et l’Union européenne ont soldé leur contentieux. Les relations entre les deux parties s’étaient considérablement dégradées au lendemain de l’élection présidentielle de 2016.</p>



<p>Dans une résolution, le Parlement européen avait remis en cause la réélection d&rsquo;Ali Bongo, une réélection qui avait manqué «&nbsp;<em>de transparence</em>&nbsp;», ce qui remettait «&nbsp;<em>en cause la légitimité</em>&nbsp;» du vainqueur, selon Bruxelles.&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/emission/20161031-jean-ping-gabonais-considerent-comme-peuple-danger-demandent-assistance-ali-bongo" rel="noreferrer noopener">Jean Ping</a></strong>, qui continue de revendiquer sa victoire lors de ce scrutin, avait exulté et demandé des sanctions contre le pouvoir de Libreville.</p>



<p>Le Gabon n’a pas été sanctionné s’est réjouit Alain Claude Bilie By Nze, ministre des Affaires étrangères. «&nbsp;<em>Nous avons accepté de parler de tous les sujets, les négociateurs de l&rsquo;Union européenne n&rsquo;ont rien éludé non plus, nous ne sommes pas arrivés à l&rsquo;étape des sanctions, cela veut dire que la démarche du gouvernement gabonais a été comprise par nos partenaires.</em>&nbsp;»</p>



<p>Quant à la question des prisonniers politiques, la réponse est claire&nbsp;: «&nbsp;<em>Il n&rsquo;y a pas au Gabon de prisonniers politiques. Il y a des prisonniers de droits communs interpellés, suite à la crise électorale, mais ce n&rsquo;était pas des prisonniers d&rsquo;opinion, ce sont des prisonniers qui ont posé un certain nombre d&rsquo;actes de droit commun.</em>&nbsp;»</p>



<p>Dans un communiqué conjoint, les deux parties ont convenu de se pencher sur les détentions irrégulières et des possibles réparations en faveur des victimes des violences post-électorales de 2016.</p>



<p><strong>source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>RDC : « Le dialogue avec les groupes armés est la clé de la riposte à Ebola »</title>
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				<pubDate>Wed, 04 Dec 2019 10:49:11 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/travailleurs-ebola.jpg" alt="" class="wp-image-11974" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/travailleurs-ebola.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/travailleurs-ebola-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>&#8211; AFP PICTURES OF THE YEAR 2019 &#8211; 

Health workers carry a coffin containing a victim of Ebola virus on May 16, 2019 in Butembo. &#8211; The city of Butembo is at the epicentre of the Ebola crisis, the death toll of the outbreak to date is now over 1000 deaths. The Red Cross warned that critical underfunding could force it to cut vital work to rein in the deadly Ebola virus in the Democratic Republic of Congo at a time when case numbers are soaring. (Photo by JOHN WESSELS / AFP)</figcaption></figure>



<p><strong>Alors que la lutte contre le virus n’a jamais été aussi avancée, les équipes de David Gressly, qui coordonne la réponse de l’ONU, sont confrontées à des actes de violence.</strong></p>



<p>L’est de la&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/congo-rdc/">République démocratique du Congo</a>&nbsp;(RDC) est en proie depuis plusieurs semaines à des violences qui ont notamment conduit à la mort de quatre membres d’équipes anti-Ebola, la nuit du mercredi 27&nbsp;novembre, dans la province de l’Ituri. Parallèlement, des émeutes ciblent la mission de l’ONU en RDC, la Monusco, accusée de passivité dans la protection des civils.</p>



<p>Nommé en mai coordonnateur de la réponse de l’ONU contre Ebola en RDC, après avoir été représentant adjoint du secrétaire général dans ce pays depuis 2015, David Gressly veut intensifier la protection de son personnel pour permettre la poursuite des opérations et éviter un retour du virus qui a déjà fait près de 2&nbsp;200&nbsp;morts depuis le 1<sup>er</sup>&nbsp;août&nbsp;2018.</p>



<h4>Une centaine de civils ont été massacrés par des groupes armés dans l’est de la RDC, et des membres de l’équipe de riposte contre le virus Ebola ont été tués à Biakato et Mangina. Quelles sont les conséquences sur votre travail&nbsp;?</h4>



<p>Dans la plupart des régions touchées par le virus Ebola, nous continuons le traçage des contacts des personnes contaminées et organisons leur surveillance. A Biakato, en revanche, tout le travail a été suspendu. Nous avons aussi dû réduire significativement notre activité à Mangina, Oicha et, dans une moindre mesure, Beni et Butembo. Le principal problème concerne les zones où nous savons qu’il y a toujours des transmissions, essentiellement à Biakato. Nous allons essayer d’y accéder le plus rapidement possible. Dans un premier temps, nous mettrons probablement en place un pont aérien pour que le personnel puisse travailler en sécurité sans passer la nuit sur place. La bonne nouvelle, c’est que les populations de Biakato et Mangina demandent à nos équipes de revenir. Nous recevons des appels en ce sens. Les violences contre nos équipes ne relèvent donc pas d’une résistance de la part des communautés, qui connaissent le danger d’Ebola, mais bien davantage d’un acte criminel.</p>



<h4>Les Congolais manifestent contre la présence de la Monusco. Comment comptez-vous protéger votre personnel&nbsp;?</h4>



<p>Nous sommes en train d’évaluer comment mieux protéger tout le monde sur le terrain. Nous allons nous adapter aux menaces en demandant des mesures de sécurité renforcées et en nous appuyant sur les forces de sécurité nationales, la Monusco et la sécurité interne de l’ONU. Le directeur des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, examine également comment intensifier les opérations de maintien de la paix dans la région.</p>



<h4>Fin novembre, vous avez atteint le chiffre de sept nouveaux cas Ebola par jour, contre 120 en avril. Pensez-vous qu’il soit possible d’éradiquer l’épidémie&nbsp;?</h4>



<p>La situation actuelle est, à bien des égards, bien meilleure qu’elle ne l’a jamais été depuis le début de l’épidémie. La chaîne de transmission est à présent connue, ce qui n’avait jamais été le cas auparavant. Même avec les retards que nous subissons à cause de la situation sécuritaire, nous pouvons reprendre rapidement le travail et retrouver les individus contaminés. Mais il faut agir très rapidement, sans quoi le virus repartira à travers de nouvelles chaînes de transmission.</p>



<h4>Comment expliquez-vous que les groupes armés des Forces démocratiques alliées (ADF) s’en soient pris spécifiquement aux personnels onusiens&nbsp;? M.&nbsp;Lacroix a parlé d’attaques préméditées et financées…</h4>



<p>Les ADF n’ont pas directement attaqué l’équipe de riposte contre Ebola. Ils ont attaqué des civils et des membres des forces de sécurité nationales. Ils ont également pris pour cible les conjoints de militaires ou de policiers. L’impact réel sur l’équipe de lutte contre le virus Ebola est indirectement dû aux manifestations massives qui ont eu lieu à Beni <em>[pour dénoncer les massacres et la passivité des casques bleus]</em> et qui ont complètement perturbé la riposte contre Ebola en nous imposant de transférer nos équipes dans des zones plus sûres.</p>



<h4>Qui a tué l’équipe anti-Ebola et pourquoi&nbsp;?</h4>



<p>Cela doit être déterminé. C’était un petit groupe. Il y aurait des Maï-Maï&nbsp;<em>[groupe armé]</em>&nbsp;opérant dans la région, mais cette attaque porte les marques d’un acte criminel. Il y a eu un ciblage délibéré des bâtiments de l’OMS&nbsp;<em>[Organisation mondiale de la santé],&nbsp;</em>et peut-être aussi des individus. Mais nous avons besoin d’une enquête sérieuse pour identifier les responsables et, si des preuves crédibles sont découvertes, entamer les poursuites nécessaires. La lutte contre l’impunité dans ce type d’attaque est extrêmement importante.</p>



<h4>Pour pacifier la zone, faut-il dialoguer avec les groupes armés et engager les communautés&nbsp;?</h4>



<p>Nous y travaillons déjà. C’est la clé de cette riposte à Ebola et la raison pour laquelle les chiffres ont considérablement diminué en août et septembre. Nous avons mis en place un programme visant les communautés, notamment dans les régions de Beni et Butembo, les deux principales zones au cœur de l’épidémie et concentrant tous les risques : forte densité de population, mobilité, problèmes politiques, insécurité due à la présence des ADF et des Maï-Maï, forte résistance aux personnels de santé… Nous avons engagé des discussions avec des groupes armés, des leaders communautaires, des groupes de jeunes, des chefs religieux. Progressivement, nous avons gagné leur confiance. Et lorsque vous êtes acceptés par les communautés, les milices aussi vous acceptent, car elles sont issues de ces communautés. La dernière zone où nous observons une forme de résistance est celle de Biakato et Lwemba. Il nous faut agir vite là-bas pour maintenir l’épidémie sous contrôle et éviter une explosion des cas</p>



<h4>Une épidémie de rougeole, qui a fait 5&nbsp;000&nbsp;morts dont 90&nbsp;% d’enfants, frappe aussi la région. L’OMS s’alarme que la lutte contre Ebola absorbe tous les budgets. Que lui répondez-vous&nbsp;?</h4>



<p>De toute évidence, plus vite nous y mettrons fin, plus vite nous pourrons libérer des fonds pour d’autres programmes. Cependant, nous avons déjà prévu des ressources supplémentaires pour d’autres problèmes de santé tels que la rougeole, le paludisme, le choléra, l’eau, mais aussi l’accès à l’emploi, qui est un gros problème pour ces communautés. Le plus important, selon moi, c’est de mettre en place un programme pour l’après-Ebola et ne pas disparaître une fois que le virus aura été éradiqué. Il faudra un travail sérieux et des financements adéquats pour que nous ne laissions pas derrière nous des communautés dévastées.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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