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	<title>developpement &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>developpement &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Les solutions du PNUD pour le développement du Sahel</title>
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				<pubDate>Fri, 10 Dec 2021 18:40:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les différents potentiels dont dispose cette région qui englobe une dizaine de pays ont été soulignés tout au long d&#8217;une conférence virtuelle à laquelle a notamment assisté le président nigérien, Mohamed Bazoum.  Toutefois, c’est sans surprise la question de l’insécurité et des&#160;attaques des groupes djihadistes&#160;qui s’est imposée très vite dans les débats.&#160; Ahunna Eziakonwa, directrice générale pour...]]></description>
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<p><strong>Les différents potentiels dont dispose cette région qui englobe une dizaine de pays ont été soulignés tout au long d&rsquo;une conférence virtuelle à laquelle a notamment assisté le président nigérien, Mohamed Bazoum. </strong></p>



<p>Toutefois, c’est sans surprise la question de l’insécurité et des&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/niger-attaques-djihadistes-terroristes-hrw-human-rights-watch-corinne-dufka/a-58836706">attaques des groupes djihadistes</a>&nbsp;qui s’est imposée très vite dans les débats.&nbsp;</p>



<p>Ahunna Eziakonwa, directrice générale pour l&rsquo;Afrique du PNUD, revient sur l&rsquo;accroissement de l&rsquo;extrémisme dans la région du bassin du Tchad.</p>



<p>« <em>Tous les jours, on entend parler de choses horribles sur ce qui se passe dans cette région. Des appels urgents pour l&rsquo;aide humanitaire sont devenus la norme. Tout cela traduit le nombre de gens qui meurent de faim, qui n&rsquo;ont pas d&rsquo;eau potable, de nourriture, et qui manquent de tous les besoins de base</em>« , estime la directrice générale pour l&rsquo;Afrique du PNUD.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/les-solutions-du-pnud-pour-le-d%C3%A9veloppement-du-sahel/a-60077159#"><img src="https://static.dw.com/image/56117519_404.jpg" alt="Les attaques terroristes ont beaucoup fragilisé le Sahel" width="613" height="344"/></a><figcaption> Les attaques terroristes ont beaucoup fragilisé le Sahel </figcaption></figure>



<h2>Investir dans la région</h2>



<p>Mais, si l&rsquo;extrémisme fait souffrir la population de la région, la responsabilité en incomberait aussi à ceux qui sont censés trouver les réponses mais qui ne s’attaquent pas à la partie importante du problème.&nbsp;</p>



<p>Pour Achim Steiner, secrétaire général adjoint de l&rsquo;ONU et administrateur du PNUD, « <em>la solution à ces problèmes a toujours été de chercher une réponse à la crise en passant par la livraison d&rsquo;une aide humanitaire de courte durée. Les vraies raisons des conflits et de l&rsquo;insécurité n&rsquo;ont jamais été passées en revue. Nous nous concentrons plus sur les symptômes que sur les causes</em>. »</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/les-solutions-du-pnud-pour-le-d%C3%A9veloppement-du-sahel/a-60077159#"><img src="https://static.dw.com/image/59533976_404.jpg" alt="Les présidents Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et Mohamed Bazoum du Niger" width="612" height="344"/></a><figcaption> Les présidents Roch Marc Christian Kaboré du Burkina Faso et Mohamed Bazoum du Niger </figcaption></figure>



<p>Entretemps, malgré la complexité de la situation, certains pays, notamment le Niger, ont déjà mis en place un plan pour l&rsquo;amélioration de la gouvernance.</p>



<p>« <em>Conscients de la nécessité de promouvoir l&rsquo;Etat de droit et de la démocratie, nous avons fait l&rsquo;option pour les cinq années de notre mandat de mettre en place des institutions fortes. Nous avons à cet effet , décidé de consacrer près de 2,5 milliards de dollars, soit 10% de notre budget total</em>« , dit Mohamed Bazoum, président du Niger.&nbsp;</p>



<p>Le programme « Régénération » s’étalera sur 20 ans pour un budget estimé à 4,5 milliards de dollars. Pour l&rsquo;instant, les pays du Sahel ont contribué à hauteur de 500 millions de dollars.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Maroc, catalyseur du développement en Afrique</title>
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				<pubDate>Sat, 11 Sep 2021 21:15:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
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				<description><![CDATA[Sur les vingt dernières années, le Maroc a participé de manière active au développement du continent. Par ses actions de solidarité, son approche basée sur le principe de développement, mais aussi par ses investissements qui visent le partage de croissance à l’échelle de la région. Le futur gouvernement issu des élections du 8 septembre devra...]]></description>
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<p> <strong>Sur les vingt dernières années, le Maroc a participé de manière active au développement du continent. Par ses actions de solidarité, son approche basée sur le principe de développement, mais aussi par ses investissements qui visent le partage de croissance à l’échelle de la région. Le futur gouvernement issu des élections du 8 septembre devra capitaliser sur ses acquis pour renforcer davantage cette position de leadership sur le continent.</strong></p>



<p>Le 30 janvier 2017 restera une date importante dans l&rsquo;histoire contemporaine du Maroc, puisqu&rsquo;elle marque l&rsquo;abandon de la politique de la chaise vide et le retour officiel du royaume au sein de l&rsquo;Union africaine. Pourtant, le Maroc n&rsquo;a jamais tourné le dos à ses pays frères : tout au long des deux dernières décennies, il n&rsquo;a cessé de maintenir et de renforcer des&nbsp;relations de coopération bilatérales basées d(abord sur l&rsquo;entraide, le co-développement et le partage de croissance.</p>



<p>Trois années après son intronisation, le souverain marocain allait en effet multiplier les visites d&rsquo;Etats en Afrique, accompagné quasiment à chaque visite par des décideurs publics et privés. En l&rsquo;espace de 15 ans, la présence économique marocaine en Afrique se renforce dans différents secteurs&nbsp;: les télécoms, la finance, le BTP, les mines, l&rsquo;agriculture et l&rsquo;agroalimentaire, etc. Le royaume devient ainsi le premier investisseur africain en Afrique de l&rsquo;Ouest et le deuxième à l&rsquo;échelle du continent.</p>



<p>Parallèlement à la diplomatie économique, le Maroc entreprend, au cours des deux dernières décennies une politique de coopération volontariste avec les pays africains, orientée vers la responsabilité partagée et la solidarité. Comme le rappel le Conseil économique, social et environnemental (CESE) &#8211; une institution constitutionnelle indépendante mise en place par le Roi Mohammed VI en 2011 &#8211; dans son rapport sur&nbsp;<em>L&rsquo;intégration régionale du Maroc en Afrique</em>, plusieurs initiatives ont été mises en place comme «&nbsp;<em>l&rsquo;annulation de la dette des pays africains les moins avancés, l&rsquo;accès au Maroc des produits de certains pays d&rsquo;Afrique en exonération des droits de douane, l&rsquo;octroi de bourses au profit des étudiants africains et une politique migratoire favorable ayant permis de régulariser, depuis 2014, la situation de plus de 50 000 ressortissants africains&nbsp;</em>».</p>



<p>La coopération marocaine concerne également le volet du développement durable. C&rsquo;est le cas notamment de « l&rsquo;Initiative Triple A » pour une agriculture pérenne, de la « Ceinture Bleue » qui promeut une pêche durable, ou encore l&rsquo;appui au « Fonds bleu pour le bassin du Congo » qui vise à accompagner la transition des pays du Bassin du Congo de passer d&rsquo;économies basées sur l&rsquo;exploitation forestière à une économie basée sur les ressources maritimes.</p>



<h4><strong>Une solidarité sans faille</strong></h4>



<p>L&rsquo;élan de la solidarité qui lie le Maroc aux pays du continent s&rsquo;étend également au domaine de la santé. En témoigne l&rsquo;implication du royaume au cours de la crise sanitaire du Covid-19. Dans son&nbsp;<em>policy paper</em>&nbsp;«&nbsp;<em>Le Maroc, de la résilience à l&rsquo;émergence&nbsp;?</em>», publié en juillet 2021, Deloitte détaille par les chiffres les aides apportées par le Maroc à une quinzaine de pays d&rsquo;Afrique subsaharienne&nbsp;: 8 millions de masques, 30 000 litres de gel hydroalcoolique, 75 000 boîtes de chloroquine, 900&nbsp;000 visières, 600 000 charlottes et 60 000 blouses destinées au personnel hospitalier, ainsi que 15&nbsp;000 boîtes d&rsquo;un antibiotique associé à la chloroquine.</p>



<p>Cet élan de solidarité du royaume, devenu une tradition dans ses relations bilatérales, on le retrouve aussi en 2014. A cette époque, alors que l&rsquo;épidémie de maladie à virus d&rsquo;Ebola sévit dans une partie de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, plusieurs pays suspendent leurs vols vers les trois pays les plus fortement touchés par l&rsquo;épidémie&nbsp;: la Guinée, le Libéria et la Sierra Leone. Le Maroc sera alors le seul pays à maintenir des vols réguliers à travers sa compagnie nationale, la RAM. En octobre 2014, en pleine 61e session du Comité régional de l&rsquo;OMS pour la Méditerranée orientale qui se tenait à Tunis, le directeur général de l&rsquo;OMS de l&rsquo;époque n&rsquo;hésitera pas à remercier le royaume «&nbsp;<em>pour sa politique non discriminatoire de transport aérien avec les Etats affectés par le virus Ebola</em>&nbsp;».</p>



<h4><strong>Un ancrage régional</strong></h4>



<p>Capitalisant sur son implication auprès des pays du continent, le Maroc manifeste également sa volonté d&rsquo;intégrer les groupements régionaux. Déjà membre de l&rsquo;Union du Maghreb Arabe (UMA) et de la Communauté des Etats sahélo-sahariens CEN-SAD, il entreprend les démarches pour intégrer la CEDEAO, la CEMAC et l&rsquo;UEMOA et prévoit incessamment la ratification de l&rsquo;accord de principe, signé en 2018, pour intégrer la Zlecaf, la zone de libre-échange qui regroupe les 54 pays du continent.</p>



<p>Au vu de son implication et son engagement vis-à-vis des autres pays du continent, la Commission spéciale sur le modèle de développement (CSMD) lancée le souverain marocain en 2019 estime que le Maroc pourrait et devrait être un acteur de développement de l&rsquo;Afrique en se basant sur une approche de co-développement à l&rsquo;échelle bilatérale, régionale et continentale, en s&rsquo;érigeant en hub régional de l&rsquo;enseignement supérieur, de la recherche et de l&rsquo;innovation et en hub financier, mais aussi à travers une relation gagnant-gagnant qui mobilise les complémentarités, impulse les profils de spécialisation économiques et concourt à l&rsquo;édification de chaînes de valeurs régionales dans des secteurs à fort potentiel (l&rsquo;agro-industrie, le textile, l&rsquo;industrie automobile, le tourisme, l&rsquo;enseignement supérieur, l&rsquo;innovation, l&rsquo;industrie culturelle et le développement durable et l&rsquo;industrie pharmaceutique) .</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Afrique-France : la « schizophrénie » de l’aide au développement décortiquée</title>
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				<pubDate>Tue, 20 Jul 2021 21:17:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Dans son livre intitulé « La Politique de coopération – Je t’aide moi non plus », le chercheur Philippe Marchesin décortique les tenants et les aboutissants de l’aide à la française depuis 1958… Voici un brûlot de belle taille qui entend contredire le discours officiel sur les vertus de l’aide publique au développement conduite par...]]></description>
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<p><strong>Dans son livre intitulé « La Politique de coopération – Je t’aide moi non plus », le chercheur Philippe Marchesin décortique les tenants et les aboutissants de l’aide à la française depuis 1958…</strong></p>



<p>Voici un brûlot de belle taille qui entend contredire le discours officiel sur les vertus de l’aide publique au développement conduite par la France depuis 1960. Et qui y parvient. Certes, le livre intitulé&nbsp;<em>La Politique française de coopération – Je t’aide, moi non plus</em>&nbsp;qu’a rédigé Philippe Marchesin, enseignant-chercheur au département de science politique de l’université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, défend une thèse qui n’est pas nouvelle. Avant lui, Tibor Mende, Dambisa Moyo ou&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1139277/politique/assassinat-de-thomas-sankara-enfin-un-proces/">Thomas Sankara</a>&nbsp;ont dénoncé les effets pervers de ces transferts en apparence généreux des pays riches vers les pays pauvres.</p>



<p>La première originalité de l’ouvrage est qu’il se consacre à ce que son auteur appelle « la schizophrénie » de la coopération française avec ses anciennes colonies : son aide cache beaucoup d’égoïsme. La deuxième est l’ampleur de l’étude, puisque Philippe Marchesin a travaillé avec ses étudiants pendant dix ans pour mettre en lumière, en 684 pages, « le grand écart permanent entre les bonnes intentions solidaires et la froide réalité de l’intérêt national ». La troisième tient à l’angle géographique et politique adopté qui traite majoritairement de la Françafrique, comme le prouvent les nombreuses citations de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/471170/politique/francafrique-jacques-foccart-le-prince-des-tenebres/">Jacques Foccart.</a></p>



<p>« Au fond, écrit Philippe Marchesin dans son introduction, l’objectif de ce livre consiste en grande partie à inverser le regard habituellement porté sur l’aide en envisageant moins ce que le donateur donne que ce qu’il garde ou reçoit. »</p>



<h4>Politique d’influence</h4>



<p>Les discours et les postures des huit présidents de la République qui se sont succédé à la tête de la France depuis 1958 en apportent la preuve. Pour le général de Gaulle, père de la politique de coopération, il est clair que « cet argent que nous donnons pour l’aide aux pays sous-développés n’est de l’argent perdu à aucun point de vue. Je considère même que c’est un très bon placement. »</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>FRANÇOIS MITTERRAND CONSTATE QUE LE VÉRITABLE MINISTRE DE LA COOPÉRATION EST LE PDG D’ELF…</p></blockquote>



<p>Georges Pompidou qui lui succède réoriente cette politique vers l’influence culturelle. La diffusion de la langue française devient la « priorité absolue », car il faut « avant tout répandre en profondeur notre langue ». Le budget d’aide à l’enseignement est presque doublé. <a href="https://www.jeuneafrique.com/1085403/politique/giscard-destaing-chasse-diamants-uranium-les-verites-interdites-de-bokassa/">Valéry Giscard d’Estaing</a> donne un tour plus économique et plus technocratique. Il affirme que « la France sera l’avocate inlassable de l’Afrique », mais « elle y trouve son compte ».</p>



<p>Avec François Mitterrand, c’est officiellement la rupture avec la Françafrique. Le discours de La Baule conditionne l’aide aux progrès en matière de démocratisation. Ce virage ne tient pas longtemps : le président précise très vite que chacun doit progresser vers la démocratisation « à son rythme » et constate que le véritable ministre de la Coopération est le PDG d’Elf…</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2019/09/26/6053hr_.jpg" alt="Jacques Chirac lors d’une visite en Côte d’Ivoire, en 1995." class="wp-image-834808"/></figure>



<p>Jacques Chirac cultive les contradictions. Il se montre très généreux pour sauver certains pays africains de la faillite, mais est d’une remarquable indulgence avec les vieux dictateurs francophones. Il dénonce les subventions des pays riches en faveur de leur coton, mais se montre l’un des plus ardents défenseurs de la politique agricole commune européenne qui affecte l’Afrique.</p>



<p>Nicolas Sarkozy, lui aussi, annonce la fin de la Françafrique… et la prolonge en sauvant notamment<a href="https://www.jeuneafrique.com/1138123/politique/tchad-idriss-deby-itno-ou-les-six-vies-du-marechal/">&nbsp;le président tchadien Idriss Déby Itno</a>&nbsp;d’une rébellion. Son ministre du Commerce extérieur, Pierre Lellouche, présente le budget de l’aide publique à l’Assemblée nationale en déclarant : « À l’heure de la rigueur budgétaire et des déficits commerciaux records, on ne peut plus se permettre de faire de l’aide publique au développement sans penser commerce extérieur. »</p>



<p>François Hollande entend rompre avec la Françafrique. Certes, l’aide française devient plus écologique et plus verte. Mais la crise économique rend la France moins généreuse et le développement du terrorisme sahélien oblige le président à composer avec des chefs d’État peu exemplaires. La diplomatie économique l’emporte et Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, donne le ton : « L’Agence française de développement doit être pleinement engagée dans la promotion des entreprises et de l’expertise françaises à l’étranger. »</p>



<h3>Ambiguïté</h3>



<p>Emmanuel Macron<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/847696/politique/politique-africaine-de-la-france-emmanuel-macron-du-discours-a-la-methode/"> affirme qu’« il n’y a plus de politique africaine de la France »</a>. Le budget de l’aide augmente fortement. Le président met le cap sur la jeunesse et la modernité. Il entend promouvoir un partenariat avec l’Afrique. Son approche est très entrepreneuriale. La dégradation de la situation sécuritaire l’oblige lui aussi à faire des concessions à la realpolitik et à soutenir financièrement des États dont la gestion est loin d’être à son goût.</p>



<p>En refermant le livre, on partage l’avis de son auteur : sous couvert d’aide et de solidarité qu’ils vantent dans leurs discours, les dirigeants de la France ont constamment poursuivi une politique d’influence. Ils ont cherché à avantager les entreprises et les exportations. Développer l’Afrique, c’est aujourd’hui réduire l’immigration. L’ambiguïté de l’aide française est comparable à celle des États-Unis ou de la Chine.</p>



<p>Mais alors, quelle est la « bonne » aide à pratiquer pour qu’elle ne soit pas « une somptueuse arnaque », selon les mots d’Alain Mabanckou, ni une source de corruption ? Philippe Marchesin ne se montre pas prolixe à ce sujet. Il estime que l’aide devrait se diriger plus vers les individus et les associations que les gouvernements, afin de répondre aux besoins réels des populations. Elle devrait ne plus mélanger le commerce extérieur et le soutien aux plus défavorisés.</p>



<p>Pour les pays émergents qui sont sur la bonne trajectoire, le coup de pouce peut prendre la forme de prêts avantageux, mais pour les plus pauvres qui n’ont pas les moyens d’assurer les besoins essentiels en matière de nourriture, de santé et d’école, seul le don est adapté, estime l’auteur.</p>



<p>Peut-être faut-il se souvenir surtout du mot du Burkinabè Thomas Sankara, qui déclarait en 1984 devant l’Assemblée des Nations unies : « Nous encourageons l’aide qui nous aide à nous passer de l’aide. »</p>



<p><em>La Politique française de coopération – Je t’aide, moi non plus</em>, par Philippe Marchesin, Édition L’Harmattan, avril 2021, 684 pages, 57 €</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2021/06/28/couv-marchesin.jpg" alt="" class="wp-image-1195224"/></figure>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Un mécanisme en France pour restituer les biens mal acquis aux populations</title>
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				<pubDate>Tue, 13 Jul 2021 21:24:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[biens mal acquis]]></category>
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				<description><![CDATA[Un projet de loi est sur la table des députés français qui devaient l&#8217;examiner et l&#8217;adopter ce mardi (13.07.2021). La semaine prochaine, ce sera le tour du Sénat de voter la mesure. Celle-ci prévoit un mécanisme de financement de projets de développement avec les fonds issus de la vente desdits biens mal acquis. La société civile...]]></description>
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<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.dw.com/fr/relation-afrique-et-france-plus-de-sujets-tabous/a-57044721" target="_blank"><strong>Un projet de loi est sur la table des députés français</strong></a><strong> qui devaient l&rsquo;examiner et l&rsquo;adopter ce mardi (13.07.2021). La semaine prochaine, ce sera le tour du Sénat de voter la mesure. Celle-ci prévoit un mécanisme de financement de projets de développement avec les fonds issus de la vente desdits biens mal acquis</strong>.</p>



<p>La société civile en France comme en Afrique, dans les pays concernés, devrait avoir un rôle à jouer.</p>



<h4>Faire profiter directement les populations</h4>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/m%C3%A9canisme-france-restituer-biens-mal-acquis-populations/a-58255831#"><img src="https://static.dw.com/image/52217956_404.jpg" alt="En Suisse, cette voiture appartenant à Teodorin Obiang était mise aux enchères (Archives, Cheserex 28.09.2019)"/></a><figcaption>Les fonds issus des biens mal acquis devraient financer des projets de développement dans les pays concernés</figcaption></figure>



<p>L&rsquo;idée à travers ce projet de loi, est de faire des populations des Etats concernés, les bénéficiaires directes de la restitution des biens mal acquis par leurs dirigeants ou leurs proches.</p>



<p>Concrètement, il s&rsquo;agira d&rsquo;abord de prélever les avoirs sur les comptes en banque et mettre en vente les biens immobiliers luxueux, voitures, montres. Ensuite, une ligne budgétaire sera créé dans le budget français et placée sous la responsabilité du ministère des Affaires étrangères. Cette ligne budgétaire servira à financer des actions de coopération et de développement.</p>



<p>L&rsquo;Ong Sherpa est l&rsquo;une des organisations en pointe dans la lutte contre les biens mal acquis.</p>



<p>Pour Laura Rousseau, la responsable du programme « flux financiers illicites » de cette Ong,<em>&nbsp;« notre association est rassurée à l&rsquo;idée de la création de ce mécanisme de restitution qui est l&rsquo;aboutissement d&rsquo;une quinzaine d&rsquo;années de combat contre la corruption internationale. Il ne faut pas que la restitution se mélange avec des enjeux diplomatiques. Et elles doivent financer de façon transparente, des actions de coopération et de développement, au cas par cas, dans les pays concernés, en matière de santé et d&rsquo;éducation par exemple ».</em></p>



<h4>Encore un long chemin à parcourir</h4>



<p>Une fois adoptée par les députés français, le texte passera&nbsp;devant les sénateurs. Tout ceci intervient à quelques jours du verdict attendu dans&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/biens-mal-acquis-teodorin-obiang-condamn%C3%A9-en-france/a-52329237" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le procès contre Teodorin Obiang</a>.</p>



<p>Le fils du président équato-guinéen condamné en appel à trois ans de prison avec sursis et 30 millions d&rsquo;euros d&rsquo;amende&nbsp;et des confiscations, attend le verdict en cassation le 28 juillet. Outre la Guinée Equatoriale, une procédure vise aussi des dirigeants du Gabon.</p>



<p>Laurence Ndong, une militante de la société civile gabonaise a pourtant une réserve vis-à-vis de ce projet de loi en France.&nbsp;<em>« Des organisations non gouvernementales gabonaises qui agiraient au profit de la population avec des fonds provenant des saisies des biens mal acquis, seraient simplement considérées comme défiantes par ce régime ! N&rsquo;oublions pas que le régime incriminé est toujours en place, le fils ayant remplacé le père. On est là dans un mécanisme qui en dictature ne sera pas viable »,</em>&nbsp;craint la militante Laurence Ndong qui préfère attendre l&rsquo;alternance au pouvoir avant que le mécanisme ne soit appliqué à son pays.</p>



<p>La France n&rsquo;est pas le premier Etat à se doter d&rsquo;un tel mécanisme dont le principe est prévu dans une convention de l&rsquo;Onu adoptée en 2003. Les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la Suisse disposent aussi de cet outil qui gouverne la restitution de biens mal acquis.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Aide au développement en Afrique : la nouvelle doctrine française</title>
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				<pubDate>Tue, 02 Mar 2021 17:26:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
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				<description><![CDATA[Un budget en hausse, un recentrage sur les pays d’Afrique subsaharienne, une priorité accordée aux dons plutôt qu’aux prêts, la France veut réformer son aide au développement. L’Assemblée nationale a adopté, mardi, en première lecture, un projet de loi dans ce sens. Avec cette nouvelle doctrine, Paris compte se distinguer du modèle chinois et regagner en...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/jean-yves.jpg" alt="" class="wp-image-10554" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/jean-yves.jpg 900w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/jean-yves-300x180.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/jean-yves-768x461.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /><figcaption>Jean-Yves Le Drian</figcaption></figure>



<p><strong>Un budget en hausse, un recentrage sur les pays d’Afrique subsaharienne, une priorité accordée aux dons plutôt qu’aux prêts, la France veut réformer son aide au développement. L’Assemblée nationale a adopté, mardi, en première lecture, un projet de loi dans ce sens. Avec cette nouvelle doctrine, Paris compte se distinguer du modèle chinois et regagner en influence sur le continent.</strong></p>



<p>C’est une promesse vieille de plus d’un demi-siècle. En 1970, les pays de l’ONU s’engageaient à consacrer 0,7&nbsp;% de leur revenu national brut à l’aide au développement (APD). Cinquante ans plus tard,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20181006-remy-rioux-aide-developpement-afrique-climat-agence-afd-pib-solidaire">la France</a>&nbsp;n’a toujours pas tenu parole, mais les choses pourraient bientôt changer sous la pression des députés.</p>



<p>L’Assemblée nationale a en effet voté, mardi 2 mars, un texte visant à porter l&rsquo;aide publique au développement à 0,55&nbsp;% du revenu national brut à la fin du quinquennat en 2022. Les députés ont aussi inscrit dans la loi que la France « s&rsquo;efforcera » en « 2025 » de consacrer « 0,7&nbsp;% de son revenu national brut » à l’APD.</p>



<p>“L’inscription dans la loi de cet objectif des 0,7&nbsp;% est un pas en avant extrêmement important, explique à France 24 Louis-Nicolas Jandeaux. Cependant, cet objectif aurait mérité une rédaction plus claire et s’accompagner d’une trajectoire détaillée”, nuance le porte-parole d’Oxfam France et de coordination SUD, une organisation qui regroupe 170 ONG de solidarité internationale.</p>



<p>Si la France respectait cette trajectoire, elle irait au-delà des engagements des États membres de l&rsquo;UE, qui visent l&rsquo;échéance de 2030, même si certains pays comme le Luxembourg ou les pays scandinaves &#8211; les meilleurs élèves de l&rsquo;APD &#8211; dépassent déjà l&rsquo;objectif.</p>



<p>&nbsp;“Emmanuel Macron a régulièrement plaidé pour&nbsp;un&nbsp;monde plus solidaire. Le président de la République s’est notamment exprimé en faveur de&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200414-covid-19-emmanuel-macron-veut-aider-l-afrique-en-annulant-massivement-sa-dette">l’annulation des dettes des pays africains</a>.&nbsp;En tant que leader sur ces questions de multilatéralisme, la France se doit d’être au rendez-vous”, ajoute Louis Nicolas Jandeaux. La solidarité internationale n’a jamais été aussi nécessaire qu’actuellement. On voit bien que les grands enjeux sont tous interconnectés.&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200409-la-france-va-consacrer-1-2-milliard-d-euros-%C3%A0-la-lutte-contre-le-coronavirus-en-afrique">La pandémie de Covid-19</a>&nbsp;en est la preuve flagrante”.&nbsp;</p>



<p>&nbsp;<strong>Nouvelles priorités</strong></p>



<p>Selon les ONG, cette nouvelle ambition française est d’autant plus importante que d’autres pays, jusqu’ici en pointe dans le domaine, se désengagent. C’est le cas du Royaume-Uni, qui va réduire son aide en 2021, en raison de l&rsquo;impact financier de la crise sanitaire.</p>



<p>De son côté, l&rsquo;APD française a atteint 10,9 milliards d&rsquo;euros en 2019, 12,8 milliards en 2020 et poursuivra sa hausse cette année.</p>



<p>Au-delà de l’augmentation de son budget, la France veut donner une nouvelle orientation à son aide. Les crédits vont ainsi être recentrés sur&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200411-les-%C3%A9conomies-de-l-afrique-subsaharienne-durement-frapp%C3%A9es-par-le-coronavirus">les pays d’Afrique subsaharienne</a>&nbsp;et Haïti. Le projet de loi définit clairement les nouvelles priorité&nbsp;:&nbsp;&nbsp;lutte contre la pauvreté, santé, climat, éducation et égalité femmes/hommes.</p>



<p>Pour gagner en efficacité, deux branches essentielles de la politique de développement vont également être réunies. Ainsi&nbsp;<a href="https://www.expertisefrance.fr/afrique-subsaharienne" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Expertise France, l’agence de coopération technique</a>, dont 60 % de l’activité se concentre en Afrique, va intégrer l’Agence Française de développement. D’un côté, l’AFD réalise des prêts ou génère des enveloppes de dons, de l’autre France Expertise mobilise des spécialistes sur des projets liés à la santé ou encore au développement durable.</p>



<p>“C’est un modèle très original, proche de ce que font les Japonais par exemple », analyse Jérémie Pellet joint par France 24. Cela répond à la nécessité de concilier les moyens humains et financiers. Cela sert surtout à mieux répondre et plus directement aux besoins des pays avec lesquels on travaille”, se réjouit le directeur d’Expertise France.</p>



<p>Autre nouveauté, les députés veulent un mécanisme pour « restituer » aux « populations », sous forme de projets de développement, les avoirs confisqués par la justice française dans&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20201211-nouveau-revers-pour-la-guin%C3%A9e-%C3%A9quatoriale-dans-l-affaire-des-biens-mal-acquis">les affaires dites de « biens mal acquis »</a>&nbsp;de dirigeants étrangers.</p>



<p>“Le sujet est tellement moralement connoté qu’il est presque impossible d’être contre, réagit auprès de France 24 Magali Chelpi-den Hamer, chercheuse à&nbsp;<a href="https://www.iris-france.org/chercheurs/magali-chelpi-den-hamer/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l’Iris</a>, responsable du programme Humanitaire et Développement. Cependant, je pense que le volume concerné va rester faible, je ne suis donc pas sûre qu’il faille penser à un mécanisme pesant administrativement”.</p>



<p><strong>« Guerres de modèle et d’influence »</strong></p>



<p>Avec cette réforme de l’AFD, la France entend redonner à l’aide au développement un rôle central dans sa politique étrangère et redorer son image en Afrique.</p>



<p>Pour cela, la nouvelle doctrine consiste à privilégier les dons plutôt que les prêts. L’objectif affiché est de se distinguer de la Chine, régulièrement accusée par les Occidentaux de financer de grands projets d&rsquo;infrastructures par&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20180903-sommet-chine-afrique-partenariat-gagnant-gagnant-dette-investissements-prets">des prêts qui fragilisent des pays déjà lourdement endettés</a>.</p>



<p>Cependant, la France est pour le moment loin d’être exemplaire sur le sujet.&nbsp;<a href="https://www.oxfamfrance.org/financement-du-developpement/tirer-les-lecons-du-coronavirus-dans-la-politique-de-developpement-francaise/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Selon Oxfam</a>, 50&nbsp;% de l’aide française brute bilatérale s’est effectuée sous forme de prêts en 2018.&nbsp;<a href="http://www.oecd.org/fr/cad/examens-de-l-ocde-sur-la-co-operation-au-developpement-france-2018-9789264302716-fr.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Dans un rapport</a>&nbsp;de la même année, l’OCDE invitait la France à “accroître la part des dons par rapport aux prêts, conformément à l’ambition affichée de soutenir les pays fragiles et les moins avancés”.&nbsp;</p>



<p>“Les pays occidentaux utilisent aussi le levier de la dette pour gagner en influence dans les pays africains, mais à la différence de ce que fait la Chine, la forte idéologie derrière est d’éviter des pratiques de surendettement”, précise Magali Chelpi-den Hamer, qui rappelle également qu’une grande partie des flux financiers entre la Chine et les pays africains échappent à tout contrôle. En juin 2019,&nbsp;<a href="https://www.ifw-kiel.de/fileadmin/Dateiverwaltung/IfW-Publications/Christoph_Trebesch/KWP_2132.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une étude sur les prêts de la Chine à l’étranger</a>&nbsp;assurait que 50&nbsp;% des prêts chinois&nbsp;aux pays en développement ne sont pas déclarés au Fonds monétaire international&nbsp;ou à la Banque mondiale.</p>



<p>Interrogé sur&nbsp;<a href="https://www.franceinter.fr/emissions/l-invite-de-7h50/l-invite-de-7h50-18-fevrier-2021" target="_blank" rel="noreferrer noopener">France Inter</a>&nbsp;à la mi-février, Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, l’assumait sans détour : « On est entrés dans des guerres de modèle et d’influence » avec la Chine.&nbsp;</p>



<p>Après son examen à l’Assemblée nationale, ce projet de loi dit de “programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales” sera présenté au Sénat et devrait être son adopté cet été.</p>



<p><strong>Source :  France 24/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Alliance Sahel : l&#8217;impact de 3 ans d&#8217;appui au développement</title>
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				<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 10:25:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/41781298_303.jpg" alt="" class="wp-image-17208" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/41781298_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/41781298_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Des chefs d&rsquo;Etat du G5 Sahel avec le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel (Archives &#8211; Château de La Celle Saint-Cloud, 13.12.2017)</figcaption></figure>



<p><strong>Plusieurs projets ont reçu l&rsquo;appui de l&rsquo;Alliance Sahel en trois ans. L&rsquo;agriculture et la formation des jeunes sont parmi les priorités. Mais l&rsquo;insécurité reste un défi.</strong></p>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/lalliance-pour-le-sahel-un-rapprochement-franco-allemand/a-39682324" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;Alliance Sahel a trois ans</a>. Cette organisation regroupe les partenaires des Etats du Sahel et vise à soutenir les pays à travers des investissements dans le développement. Depuis 2017, quelque 800 projets ont ainsi reçu l&rsquo;appui de l&rsquo;Alliance Sahel pour un montant global estimé à&nbsp;environ 17 milliards d&rsquo;euros.</p>



<p>Un rapport des trois ans d&rsquo;activités&nbsp;a été présenté le mardi 19 janvier, lors d&rsquo;une conférence digitale. À cette occasion, les acteurs engagés au sein de l&rsquo;Alliance Sahel ont livré leurs observations sur les activités du groupe composé de 14 membres de plein exercice et 10 pays ou institutions qui sont des observateurs.</p>



<h4>Des défis à surmonter</h4>



<p>Selon Angel Losada, représentant spécial de l&rsquo;Union européenne pour le Sahel, le succès de l&rsquo;Alliance Sahel dépend de facteurs tels l&rsquo;efficacité, l&rsquo;appropriation par les Etats du Sahel des projets&nbsp;de développement et la coordination entre les partenaires.&nbsp;<em>« Nous sommes conscients que toute action doit venir en premier lieu des Etats sahéliens et nous sommes là pour les accompagner dans ce processus. ce n&rsquo;est pas nous qui dictons ce que les Etats veulent. D&rsquo;ailleurs le Cadre d&rsquo;actions prioritaires intégré&nbsp;a été demandé par les Etats du Sahel et nous agissons sur cette demande »</em>, clarifie Angel Losada.&nbsp;</p>



<p>Une stratégie de ciblage des besoins urgents est mis en place, grâce à l&rsquo;instauration d&rsquo;un Cadre d&rsquo;actions prioritaires (CAPI), le Programme de développement d&rsquo;urgence (PDU) et l&rsquo;Approche territoriale intégrée (ATI).&nbsp;</p>



<p>Pour Maman Sidikou, le secrétaire permanent du G5 Sahel,&nbsp;<em>« le bilan de mise en oeuvre du PDU à ce jour présente des résultats positifs ».&nbsp;</em>Mais il met l&rsquo;accent sur&nbsp;<em>« les immenses défis liés notamment à la coordination des acteurs, la lourdeur des procédures et le partage d&rsquo;informations »</em>.</p>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/sahel-le-terrorisme-est-un-serpent-%C3%A0-plusieurs-t%C3%AAtes/a-55593271">La stabilité dans la région reste un pilier important.</a>&nbsp;Au Mali, les soulèvements enregistrés vers la fin de l&rsquo;année 2020 et&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/coup-detat-au-mali-le-pr%C3%A9sident-ibk-arr%C3%AAt%C3%A9-%C3%A0-bamako/a-54614071" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le coup d&rsquo;Etat du 18 août ont remis en selle le besoin de stabilité</a>&nbsp;pour mener les actions humanitaires au profit des populations.</p>



<p><em>« Nous n&rsquo;aurons pas de paix au Sahel s&rsquo;il n&rsquo;y a pas de paix au Mali »</em>, affirme Angel Losada dans une interview exclusive à la DW.</p>



<p>Depuis 2017, 419.045 personnes ont bénéficié de formations professionnelles et/ou d&rsquo;initiatives de renforcement de compétence, indique le rapport d&rsquo;activités de l&rsquo;Alliance Sahel. </p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Mercier Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Produits de grande consommation : le français Avril accélère son développement en Afrique</title>
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				<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 15:06:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Business]]></category>
		<category><![CDATA[developpement]]></category>
		<category><![CDATA[Groupe français avril]]></category>

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				<description><![CDATA[Après le Maroc, la Tunisie et le Sénégal, le groupe français Avril, spécialiste des biens de grande consommation, entend appuyer sur l’accélérateur pour renforcer ses positions actuelles et conquérir de nouveaux marchés à travers le continent. 2021 commence avec une forte ambition d&#8217;expansion en Afrique pour le groupe Avril. Ce spécialiste français des produits de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/aois-logo150b.png" alt="" class="wp-image-20782" width="303" height="303"/></figure>



<p><strong>Après le Maroc, la Tunisie et le Sénégal, le groupe français Avril, spécialiste des biens de grande consommation, entend appuyer sur l’accélérateur pour renforcer ses positions actuelles et conquérir de nouveaux marchés à travers le continent.</strong></p>



<p>2021 commence avec une forte ambition d&rsquo;expansion en Afrique pour le groupe Avril. Ce spécialiste français des produits de grande consommation annonce son intention d&rsquo;accélérer son développement sur le continent en s&rsquo;appuyant sur sa filiale marocaine Lesieur Cristal. Cette dernière va gérer tous les actifs africains du groupe actuellement présent au Maroc, en Tunisie et au Sénégal et conduira la conquête de nouveaux marchés à travers le continent.&nbsp;<em>«&nbsp;L&rsquo;international est clairement un levier prioritaire de notre stratégie&nbsp;»</em>, Jean-Philippe Puig, CEO du groupe Avril et administrateur de Lesieur Cristal, qui se félicite de cette&nbsp;<em>«&nbsp;opération structurante pour l&rsquo;avenir du groupe Avril et notre croissance future&nbsp;»</em>.</p>



<p>Le groupe Avril, qui considère le continent africain comme un véritable levier de croissance pour ses activités, mise énormément sur sa nouvelle stratégie.&nbsp;<em>«&nbsp;C&rsquo;est une étape-clé du développement de nos activités dans le secteur de la grande consommation, sur un continent engagé dans une forte évolution socio-économique&nbsp;», estime&nbsp;</em>Olivier Delaméa, Directeur Général d&rsquo;Avril Végétal. D&rsquo;après lui, la nouvelle orientation stratégique du groupe français en Afrique lui permettra «&nbsp;<em>non seulement de consolider [son] leadership sur les marchés où [ses] marques sont déjà présente&nbsp;», mais aussi de «&nbsp;gagner de nouvelles positions&nbsp;».</em>&nbsp;Le groupe n&rsquo;a pas encore précisé les autres marchés du continent qui l&rsquo;intéressent, mais logiquement toute la zone ouest-africaine pourrait bien être une priorité, vu son positionnement acquis dans le domaine des huiles végétales sur le marché sénégalais, lequel pourrait constituer sa porte d&rsquo;entrée sur les autres marchés de l&rsquo;UEMOA à titre d&rsquo;exemple.</p>



<p>Au niveau managérial, la nouvelle organisation démontre bien la volonté déployer une stratégie bien ciblée sur la région. En effet, Lesieur Cristal vient de créer une Business Unit confiée au Marocain Youssef Barradi, directeur général en charge des Activités en Afrique. Son rôle consistera notamment à assurer l&rsquo;<em> « efficacité »</em> des actions qui seront entreprises pour le développement des activités de l&rsquo;entreprise. Pour rappel, Lesieur Cristal propose des produits tels que des huiles de table, des huiles d&rsquo;olive, des savons, de la margarine et des condiments.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Coopération et développement en Afrique : et si on pensait autrement ?</title>
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				<pubDate>Thu, 22 Oct 2020 18:26:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[covid-19 en Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[developpement]]></category>

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				<description><![CDATA[AFRIQUE SÉNÉGAL Coopération et développement en Afrique : et si on pensait autrement ? La pandémie du Covid-19 pourrait bien être l’occasion de repenser les actions de coopération et de développement sur le continent. Trois conférences en ligne ont donné un écho et permis de discuter cette question majeure pour l’Afrique de demain. Le Monde Afrique était...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<ul><li><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/"><br>AFRIQUE</a></li><li><a href="https://www.lemonde.fr/senegal/">SÉNÉGAL</a></li></ul>



<h1>Coopération et développement en Afrique : et si on pensait autrement ?</h1>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/19932136lpw-19932140-article-jpg_6825840_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-19632" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/19932136lpw-19932140-article-jpg_6825840_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/19932136lpw-19932140-article-jpg_6825840_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<p><strong>La pandémie du Covid-19 pourrait bien être l’occasion de repenser les actions de coopération et de développement sur le continent. Trois conférences en ligne ont donné un écho et permis de discuter cette question majeure pour l’Afrique de demain.</strong></p>



<p>Le Monde Afrique était partenaire le 21&nbsp;octobre d’une journée de conférences en ligne sur la thématique&nbsp;: «&nbsp;Coopération et développement en Afrique&nbsp;: et si l’on pensait autrement&nbsp;?&nbsp;». Neuf intervenants (universitaires, chercheurs et militants associatifs), français et africains, ont échangé pour tenter de dresser la liste des enjeux et des perspectives pour l’Afrique construire l’Afrique du XXIIe&nbsp;siècle.</p>



<ul><li><strong>Première conférence&nbsp;: «&nbsp;Vers des modèles de coopération et de développement co-construits&nbsp;?&nbsp;»</strong></li></ul>



<p>Aide publique au développement, actions humanitaires, dette des États, zones de libre-échange, chaîne de la valeur, maîtrise des ressources naturelles, monnaies… Eric Berr, maître de conférences en économie à l’Université de Bordeaux&nbsp;; Virginie Troit, chercheuse au Centre de recherches internationales à SciencesPo Paris et directrice générale de la Fondation Croix Rouge et Kako Nubukpo, doyen de la faculté des sciences économiques et de gestion de l’Université de Lomé ont réfléchi autour des manières de coopérer, dans un contexte de concurrence d’influences. Ce débat était animé par Christophe Lucet, éditorialiste et chef de la rubrique étranger pour Sud-Ouest.</p>



<ul><li><strong>Deuxième conférence&nbsp;: «&nbsp;L’épidémie de Covid-19, une aubaine pour réformer les systèmes de santé&nbsp;?&nbsp;»</strong></li></ul>



<p>Même si l’épidémie de Covid-19 n’a pas pris sur le continent africain la même ampleur qu’en Europe ou sur le continent américain, la survenue du nouveau virus incite à réfléchir à une réorganisation des systèmes sanitaires des pays d’Afrique. Quelles leçons tirer de la crise et des politiques de santé publique décidées en Afrique depuis mars&nbsp;2020&nbsp;? Autant de questions auxquelles ont tenté de répondre Valéry Ridde, directeur de recherche à l’IRD Dakar, Marianne Séverin, chercheuse associée au laboratoire de recherche LAM et Albert Ze, économiste de la santé au Centre d’analyse et de recherche des politiques de santé à l’Université de Dschang au Cameroun. Ce débat est animé par Marie-France Chatin, journaliste à Radio France International.</p>



<ul><li><strong>Troisième conférence&nbsp;: «&nbsp;En développement aussi, les sociétés civiles ont leur mot à dire&nbsp;!&nbsp;»</strong></li></ul>



<p>Les sociétés africaines donnent naissance, en pleine transformation, à de nouveaux groupes sociaux ; jeunes, femmes, entrepreneurs, classes moyennes, diasporas, qui créent de nouvelles formes de mobilisation sociale. Mais ces sociétés civiles en formation font-elles entendre une voix particulière lorsqu&rsquo;il s’agit de développement ? Autour de Dominique Darbon, professeur de science politique à Sciences-Po Bordeaux, Fatima Chahid, juriste spécialisée dans la gouvernance locale au Maroc et Fatoumata Souratie, membre dirigeante du mouvement de politique populaire Le Balai Citoyen au Burkina Faso, le débat s’est ouvert sur la présence ou l’absence de contre modèle de développement. Ce débat était animé par Maryline Baumard, rédactrice en chef du Monde Afrique.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br></strong></p>
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		<title>Première réunion de la Coalition pour le Sahel</title>
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				<pubDate>Fri, 12 Jun 2020 20:17:36 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Par visioconférence, une cinquantaine de partenaires du Sahel ont réaffirmé leur engagement aux pays de la région. La coalition pour le Sahel repose sur quatre piliers. Elle était annoncée par les chefs d&#8217;Etat lors du&#160;sommet de Pau, en janvier 2020. La Coalition pour le Sahel s&#8217;est réunie ce vendredi (12.06.2020) pour la première fois depuis...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/41781298_303.jpg" alt="" class="wp-image-17208" width="741" height="417" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/41781298_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/41781298_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 741px) 100vw, 741px" /><figcaption>Des chefs d&rsquo;Etat du G5 Sahel avec le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel (Archives &#8211; Château de La Celle Saint-Cloud, 13.12.2017)</figcaption></figure>



<p><strong>Par visioconférence, une cinquantaine de partenaires du Sahel ont réaffirmé leur engagement aux pays de la région. La coalition pour le Sahel repose sur quatre piliers.</strong></p>



<p>Elle était annoncée par les chefs d&rsquo;Etat lors du&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/la-nouvelle-strat%C3%A9gie-de-lutte-contre-le-terrorisme-en-discussion-%C3%A0-pau/a-51979006" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sommet de Pau</a>, en janvier 2020. La Coalition pour le Sahel s&rsquo;est réunie ce vendredi (12.06.2020) pour la première fois depuis sa création. Il s&rsquo;agissait d&rsquo;une réunion ministérielle par visioconférence sous la présidence conjointe du&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/le-g5-sahel-persiste-%C3%A0-vouloir-s%C3%A9curiser-son-financement/a-52547539" target="_blank" rel="noreferrer noopener">G5 Sahel</a>, de l&rsquo;Union européenne et de la France.</p>



<p>Elle a pour mission de rassembler tous les pays, organisations internationales et institutions engagées dans lutte contre l&rsquo;insécurité au Sahel. Il en a été question pour la première fois à Pau, lorsque le président français avait convoqué ses homologues des pays du G5 Sahel à une réunion en présence des représentants des Nations unies, de l&rsquo;UE, de l&rsquo;Union africaine et de la Francophonie.</p>



<p><strong>Intégrer les actions pour plus d&rsquo;efficacité</strong></p>



<p>Au mois d&rsquo;avril, un nouveau pas a été franchi avec un appel à tous les partenaires des Etats du Sahel à intégrer leurs approches et en confier la promotion à la coalition.</p>



<p>Selon Virgine Battu, porte-parole pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité de l&rsquo;Union européenne,&nbsp;<em>« les participants ont réaffirmé leur engagement en soutien du G5 Sahel et en particulier dans un certain nombre de domaines clés, comme l&rsquo;action contre le terrorisme et pour soutenir le retour de l&rsquo;Etat et de l&rsquo;administration dans les territoires des pays ainsi que l&rsquo;aide au développement ».</em></p>



<p>Face au nombre élevé de partenaires et aux résultats peu concrets sur le terrain, la lutte contre l&rsquo;insécurité au Sahel fait face aux critiques des populations. L&rsquo;intégration des différentes actions vise sans doute à résoudre ce problème.</p>



<p><strong>L&rsquo;Alliance Sahel comme un des leviers</strong></p>



<p>Il faut rappeler que cette même logique a été à l&rsquo;origine de la création de l&rsquo;Alliance Sahel. Ce groupe de 23 membres finançant quelque 800 projets pour un montant de près de 12 milliards d&rsquo;euros existe depuis bientôt trois ans.</p>



<p>L&rsquo;Alliance Sahel devrait donc désormais intégrer un des quatre piliers de la Coalition pour le Sahel, à savoir l&rsquo;aide au développement. Les trois autres piliers concernent la lutte contre les groupes armés terroristes, le renforcement des capacités des forces armées des Etats de la région du Sahel et le soutien au retour de l&rsquo;Etat et des administrations sur le territoire.</p>



<p>Mais à côté de la Coalition pour le Sahel, il y a le Partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel. Une initiative conjointe de la France et&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.dw.com/fr/berlin-renforce-le-mandat-de-ses-soldats-au-mali/a-53623784" target="_blank">l&rsquo;Allemagne</a>&nbsp;dont le ministre des Affaires étrangères, Heiko Maas, a également participé à la visioconférence de ce vendredi.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« En quinze ans, Djibouti a développé une marque pour satisfaire ses ambitions internationales »</title>
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				<pubDate>Thu, 13 Feb 2020 13:29:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[ Depuis plusieurs mois, Djibouti ne cachait pas son ambition de briguer un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Mais, fin août 2019, à 37 voix contre 13, c’est le Kenya qui a été choisi par l’Union africaine (UA) alors même que, le 14 novembre 2017, une réunion des pays de l’Afrique de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/Ismail-Omar-Guelleh2.png" alt="" class="wp-image-14295" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/Ismail-Omar-Guelleh2.png 598w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/Ismail-Omar-Guelleh2-300x188.png 300w" sizes="(max-width: 598px) 100vw, 598px" /><figcaption> Le président djiboutien, Ismail Omar Guelleh, lors de la 74e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le 26 septembre 2019 à New York. Eduardo Munoz/REUTERS </figcaption></figure>



<p> <strong>Depuis plusieurs mois, Djibouti ne cachait pas son ambition de briguer un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Mais, fin août 2019, à 37 voix contre 13, c’est le Kenya qui a été choisi par l’Union africaine (UA) alors même que, le 14 novembre 2017, une réunion des pays de l’Afrique de l’Est avait officiellement lancé la candidature de Djibouti. Plaidant </strong><em><strong>« le principe de rotation »</strong></em><strong>, les autorités djiboutiennes rappellent que le Kenya a déjà été deux fois membre du Conseil de sécurité (1973-1974, 1997-1998), contre une fois seulement pour Djibouti (1993-1994) en pleine guerre civile contre le Front pour la restauration de l’unité à Djibouti (FRUD).</strong></p>



<p>Ces six derniers mois, les deux rivaux se sont affrontés sur les champs diplomatiques et médiatiques, mais cette rivalité n’est pas nouvelle. La lutte contre la piraterie ou la gestion de la crise somalienne avaient déjà cristallisé les tensions entre les deux pays de la Corne de l’Afrique. Ce qui est nouveau, c’est la stratégie de Djibouti, qui cherche à faire valoir sa situation de&nbsp;<em>«&nbsp;petit Etat&nbsp;»</em>&nbsp;et les avantages qui en découlent en matière diplomatique. Le pays parvient d’ailleurs à rallier à sa cause nombre d’autres petits Etats à travers le soutien de fédérations comme l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) ou l’Organisation de la coopération islamique.</p>



<h4>«&nbsp;Intermédiaire honnête&nbsp;»</h4>



<p>Etant par nature vulnérables, les petits Etats ont besoin d’être résilients et astucieux dans leurs rapports avec les grandes puissances. Comment&nbsp;? En proposant des solutions originales à des problématiques internationales, notamment celles qui leur sont d’un intérêt vital. En jouant le rôle de médiateur ou de&nbsp;<em>honest broker</em>(«&nbsp;intermédiaire honnête&nbsp;»), les petits Etats ont l’opportunité de maximiser leur influence, car ils ne sont pas considérés comme une menace.</p>



<p>De plus, Djibouti a de nouvelles cartes en main depuis les années 1990. Grâce à sa situation géographique – à l’entrée de la mer Rouge et sur la Route de la soie – qui lui offre un positionnement stratégique, le petit Etat accueille aujourd’hui les bases militaires de cinq grandes puissances –&nbsp;la France, les Etats-Unis, la Chine, le Japon et l’Italie&nbsp;– sur un territoire à peine plus grand que la Lorraine (25&nbsp;030&nbsp;km<sup>2</sup>). Des bases qui demeurent, tout comme au temps de la guerre froide, un outil primordial pour sécuriser les soutiens politiques, économiques et militaires des grandes puissances dans la région. Ce positionnement est un héritage qui s’est imposé aux dirigeants djiboutiens, mais le régime souhaite manifestement en faire le socle d’une stratégie plus large.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://img.lemde.fr/2020/02/13/0/0/960/1938/688/0/60/0/e88c5d3_1fh0SH_OofHLTwfS_8PjIPGQ.png" alt=""/></figure>



<p>Dès 2006, le président Ismaïl Omar Guelleh avait annoncé ses objectifs : renforcer l’attractivité du pays et <em>« affirmer la présence de Djibouti sur la scène mondiale »</em>. Le pays a ainsi doublé le nombre de ses représentations diplomatiques à travers le monde et en compte aujourd’hui un peu moins de cinquante. Une caractéristique assez exceptionnelle pour un Etat de cette taille quand on sait que le nombre moyen de missions pour des Etats d’envergure comparable est de sept. Le pays est également membre de plus de cinquante institutions internationales non africaines. Il est aussi très actif dans les négociations internationales et a été parmi les premiers à signer l’accord de la COP 21 sur le changement climatique.</p>



<p>Pourtant, malgré ses efforts, le pays a dû pour l’instant se contenter de postes intermédiaires au sein des organisations internationales de premier plan comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), la Banque africaine de développement (BAD), le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l’Unesco ou encore la Commission économique pour l’Afrique. Parfois, le ton a pu monter avec des nations africaines de premier plan comme l’Afrique du Sud, à l’occasion par exemple de la défaite du candidat djiboutien aux postes de vice-président et de commissaire aux affaires politiques de la Commission de l’UA. Djibouti doit encore apprendre à lisser son langage diplomatique.</p>



<h4>Posture active</h4>



<p>Quoi qu’il en soit, le gouvernement djiboutien a développé une sorte de marque qu’il compte bien utiliser pour porter à nouveau sa candidature au Conseil de sécurité des Nations unies. Ainsi, alors même que la devise officielle du pays est « Unité Egalité Paix », c’est le slogan « Djibouti, terre de rencontres et d’échanges » qui a été diffusé et traduit la perception qu’ont de nombreux Djiboutiens de leur rôle sur la scène internationale. Djibouti incarne de nombreuses influences : ancienne colonie française peuplée d’Afar, de Somali, d’Arabes, de Yéménites, il se trouve encastré dans une région anglophone.</p>



<p>En multipliant leur réseau diplomatique sur un mode plus ou moins informel et en s’intégrant dans des organisations régionales pour faire entendre leur voix, les petits Etats sont en mesure d’exercer une influence significative. En ce sens, ils transforment leur vulnérabilité en avantage et passent d’une posture internationale passive à une posture active. Djibouti l’a bien compris.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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