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	<title>Deuxième vague &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Covid-19 : l’Afrique s’arme contre la seconde vague</title>
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				<pubDate>Fri, 18 Dec 2020 10:52:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les nouveaux cas augmentent en Afrique de l’Est, du Nord et australe, mais ils ont plutôt tendance à baisser en Afrique de l’Ouest et du centre. Relativement épargnée jusqu’ici par la pandémie, l’Afrique s’arme contre une seconde vague de Covid-19, qui force les pays les plus touchés du continent de plus d’1,2&#160;milliard d’habitants à revenir...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200813_185822.png" alt="" class="wp-image-18868" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200813_185822.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200813_185822-300x200.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Un patient est vu dans l&rsquo;unité de soins intensifs (USI) de l&rsquo;hôpital Prince Moulay Abdellah alors que la propagation de la maladie à coronavirus (COVID-19) se poursuit à Sale, au Maroc</figcaption></figure>



<p><strong>Les nouveaux cas augmentent en Afrique de l’Est, du Nord et australe, mais ils ont plutôt tendance à baisser en Afrique de l’Ouest et du centre.</strong></p>



<p>Relativement épargnée jusqu’ici par la pandémie, l’Afrique s’arme contre une seconde vague de Covid-19, qui force les pays les plus touchés du continent de plus d’1,2&nbsp;milliard d’habitants à revenir vers des mesures sanitaires strictes.</p>



<p>Sur les autoroutes sud-africaines qui filent vers les plages du sud-est, des milliers de voitures se sont agglutinées ces derniers jours&nbsp;: la période coïncide avec le début de l’été et les grandes vacances dans cette partie du monde.</p>



<p>Mais dans ces zones touristiques où le virus se propage déjà avec une rapidité inquiétante, pas de longues journées sur la plage cette année : fermetures ponctuelles, limitation des rassemblements et couvre-feu élargi, le pays africain le plus touché par le virus avec près de 900 000 cas a redonné un tour de vis aux restrictions sanitaires.</p>



<p>A ce jour, le tableau de la pandémie sur le continent reste contrasté. Les nouveaux cas augmentent en Afrique de l’Est, du Nord et australe, mais ils ont plutôt tendance à baisser en Afrique de l’Ouest et du centre, selon le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) de l’Union africaine (UA).</p>



<p><em>«&nbsp;Au moins vingt-cinq pays africains ont enregistré une augmentation de plus de 20&nbsp;% des cas&nbsp;»</em>&nbsp;le mois dernier, avec désormais 11&nbsp;000&nbsp;nouveaux cas par jour, a alerté jeudi 17&nbsp;décembre le docteur Nsenga Ngoy de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), depuis Brazzaville.</p>



<h4>Moins de morts qu’en France</h4>



<p>En Tunisie, vingt personnes meurent du virus chaque jour actuellement, alors que la première vague n’avait fait que cinquante morts. Dans la médina de Tunis, désertée par les touristes, des commerçants tentent de se reconvertir en sandwicheries pour la clientèle locale.</p>



<p>En Ouganda, toutes les régions sont touchées. Le Rwanda voisin a enregistré presque autant de nouveaux cas en décembre (722) que depuis le début de la pandémie (797). Bars et boîtes de nuit y sont fermés depuis mars. Sous le coup d’une lourde amende pour avoir enfreint la règle, un propriétaire de bar à Kigali raconte à l’AFP avoir tout perdu : <em>« Il y avait des clients en train de boire, les policiers nous ont forcés à fermer. »</em></p>



<p>Au Kenya, où une seconde vague dès septembre a conduit à maintenir un couvre-feu et les écoles fermées, certains professionnels de santé attendent déjà&nbsp;<em>«&nbsp;la troisième vague&nbsp;»</em>. Depuis plusieurs semaines, le CDC et l’OMS appellent à se préparer à une deuxième vague&nbsp;<em>«&nbsp;inéluctable&nbsp;»</em>&nbsp;en Afrique, dans le sillon de l’Europe.</p>



<p>Apparue sur le continent il y a neuf mois, la pandémie n’a toutefois pas été aussi dévastatrice que redouté, dans une région pauvre et largement dépourvue de structures sanitaires. L’Afrique enregistre 2,4&nbsp;millions de cas, selon un comptage réalisé par l’AFP, soit seulement 3,6&nbsp;% du total mondial. Et plus de 57&nbsp;000&nbsp;morts, soit moins que la France seule (59&nbsp;072).</p>



<h4>La bataille pour l’accès aux vaccins</h4>



<p>Si le faible niveau de dépistage peut remettre en cause la fiabilité des statistiques, aucun pays n’a observé de pic de surmortalité qui serait le signe d’une propagation du virus passée sous les radars. Population jeune, immunité croisée due à de précédentes épidémies&nbsp;: les experts n’en sont qu’aux hypothèses pour expliquer cette évolution inattendue.</p>



<p>Les mesures draconiennes et précoces prises par les autorités y sont aussi sans doute pour quelque chose. Avec un revers de la médaille, car les conséquences sociales et économiques du confinement ont été désastreuses pour les économies les plus fragiles. C’est aussi pour ces raisons que, dans les pays africains où les stigmates du Covid-19 sont devenus moins visibles, la vie s’est empressée de reprendre son cours, ignorant largement tout geste barrière.</p>



<p>Au Cameroun, où le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) se tiendra en janvier, le gouvernement envisage une ouverture partielle des stades. En Guinée équatoriale, seules les discothèques sont encore fermées. Et les autorités sénégalaises font face à des appels à protester contre les restrictions.</p>



<p><em>« D’une manière générale, le virus continue de progresser en Afrique »</em>, avertit Isabelle Defourny, directrice des opérations chez Médecins sans frontières (MSF). L’ONG a observé une recrudescence dans les capitales, mais aussi des cas dans des zones rurales jusqu’ici épargnées, notamment au Tchad. <em>« On voit aussi une augmentation des cas sévères qui nécessitent de l’oxygène, notamment à Bamako. Ce n’était pas le cas lors de la première vague »</em>, souligne M<sup>me </sup>Defourny.</p>



<p>Et la bataille des pays africains pour l’accès aux vaccins est loin d’être gagnée. Seul un quart de ces pays ont les ressources pour payer la facture globale estimée à 4,7 milliards de dollars, selon l’OMS. Mais <em>« si tout le monde n’est pas protégé, alors personne n’est protégé »</em>, a martelé jeudi le directeur de l’Alliance pour les vaccins (GAVI), Thabani Maphosa, appelant à leur accès équitable.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Covid-19 en Afrique : le spectre de la « deuxième vague »</title>
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				<pubDate>Fri, 20 Nov 2020 16:07:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200801_185923.png" alt="" class="wp-image-18589" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200801_185923.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200801_185923-300x202.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Un médecin en équipement de protection prend l’air après avoir traité des patients infectés par le Covid-19 dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital Saint Petros à Addis-Abeba, le 17 juillet 2020. AMANUEL SILESHI / AFP</figcaption></figure>



<h4> Si l&rsquo;Afrique peut donner l&rsquo;impression d&rsquo;être « épargnée » par le Covid-19, la situation est plus complexe avec un continent partagé en deux.</h4>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-les-vaccins-un-sujet-eminemment-politique-21-04-2020-2372365_3826.php">Plus de neuf mois après l&rsquo;apparition du Covid-19</a>&nbsp;sur le continent, la barre des 2&nbsp;millions de cas d&rsquo;infection a été dépassée, a annoncé jeudi le Centre africain de contrôle et de prévention des maladies (CDC&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>). C&rsquo;est toujours moins de 4&nbsp;% des cas recensés dans le monde, alors que le continent compte 17&nbsp;% de la population mondiale. Les hypothèses ne manquent pas&nbsp;pour expliquer «&nbsp;l&rsquo;exception africaine&nbsp;». Comme la jeunesse de sa population avec un âge médian situé à 19,7&nbsp;ans, le mode de vie en majorité rurale, sa faible insertion dans l&rsquo;économie mondiale ou encore une forme d&rsquo;immunité liée à une exposition régulière à des épidémies renforçant la résistance aux virus.</p>



<p>Mais la direction régionale de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/oms">Organisation mondiale de la santé</a> (OMS) redoute une « deuxième vague » alors qu&rsquo;approchent les fêtes de fin d&rsquo;année synonymes de grands rassemblements. « Il y a maintenant plus de deux millions de cas de Covid-19 en Afrique et malheureusement, 48 000 personnes sont décédées », a indiqué la directrice régionale de l&rsquo;OMS pour le continent, le docteur Matshidiso Moeti. « Au cours des 28 derniers jours, les cas ont augmenté par comparaison au mois dernier dans 19 pays, dont le <a href="https://www.lepoint.fr/tags/kenya">Kenya</a>, l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie">Algérie</a>, le <a href="https://www.lepoint.fr/tags/ghana">Ghana</a> et l&rsquo;Algérie », a ajouté le D<sup>r</sup> Moeti lors d&rsquo;une conférence de presse en ligne depuis le siège de l&rsquo;OMS-Afrique à Brazzaville.<em>closevolume_off</em></p>



<h4>Résurgence des cas en Afrique du Nord</h4>



<p>Invité au point presse virtuel, l&rsquo;épidémiologiste Salim S. Abdoul Karim a identifié trois facteurs pouvant favoriser une seconde vague, particulièrement dans son pays, l&rsquo;Afrique du Sud&nbsp;: la «&nbsp;complaisance&nbsp;» à l&rsquo;égard des mesures de prévention, les grands rassemblements favorisant les contaminations, et l&rsquo;approche des vacances de fin d&rsquo;année.</p>



<p>Comme au début de l&rsquo;épidémie, le continent africain est divisé en deux parties.&nbsp;Plus de 80&nbsp;% des cas se concentrent dans une poignée de pays. L&rsquo;Afrique du Sud à elle seule a déclaré la moitié des cas. Mais après le pic de la première vague atteint en juillet, le nombre de cas déclarés a progressivement chuté pour se stabiliser autour de 7&nbsp;000 par jour. Depuis fin septembre, le nombre de contaminations a recommencé à augmenter, notamment en Afrique du Nord, qui entre à son tour dans l&rsquo;hiver.</p>



<h4>L&rsquo;Afrique guette le vaccin</h4>



<p>Matshidiso Moeti et&nbsp;Salim S. Abdoul Karim ont salué l&rsquo;annonce d&rsquo;un vaccin anti-Covid-19 efficace à 95&nbsp;% faite ces derniers jours par les laboratoires Pfizer et Moderna. Pour un accès aux vaccins, ils ont rappelé que les pays africains misaient sur la plateforme internationale Covax, un mécanisme de financement devant permettre à&nbsp;92&nbsp;pays à revenu faible et intermédiaire d&rsquo;avoir accès à des vaccins sûrs et efficaces contre le Covid-19.</p>



<p>Au total, les contributeurs du Covax – Union européenne, France, Espagne, Fondation Bill et Melinda Gates – ont promis «&nbsp;plus de 2&nbsp;milliards de dollars&nbsp;», a indiqué le 13&nbsp;novembre l&rsquo;Alliance du vaccin Gavi qui codirige Covax. «&nbsp;Il restera toutefois à trouver au moins 5&nbsp;milliards de dollars supplémentaires en&nbsp;2021&nbsp;pour acheter les doses de vaccin au fur et à mesure de leur livraison&nbsp;», a ajouté l&rsquo;Alliance.</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/l-afrique-face-au-covid-19-un-tournant-critique-18-04-2020-2371950_3826.php">L&rsquo;OMS-Afrique ignore encore quelle sera la part de l&rsquo;Afrique dans ces financements</a>. La directrice régionale de l&rsquo;OMS a fait état de «&nbsp;discussions&nbsp;» avec Moderna «&nbsp;pour être en mesure d&rsquo;obtenir des doses aussitôt que le vaccin est disponible&nbsp;». «&nbsp;L&rsquo;idée n&rsquo;est pas d&rsquo;essayer de vacciner tout le monde, c&rsquo;est impossible&nbsp;», a ajouté le D<sup>r</sup>&nbsp;Moeti.</p>



<p>« L&rsquo;objectif est d&rsquo;atteindre 20 % de la population d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année prochaine » en donnant la priorité aux plus vulnérables, a-t-elle indiqué. Saluant la fin de la 11<sup>e</sup> épidémie d&rsquo;Ebola en RDC, la directrice régionale de l&rsquo;OMS a ajouté : « Les innovations utilisées pour combattre Ebola, telles que les technologies pour maintenir les vaccins à des températures ultra-froides, seront d&rsquo;un grand recours à l&rsquo;heure d&rsquo;amener un vaccin Covid-19 en Afrique. »</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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