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	<title>destruction &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Le Nigeria détruit 1 million de vaccins AstraZeneca donnés avec une courte durée de conservation</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Dec 2021 20:30:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[ Le Nigeria a détruit mercredi plus d&#8217;un million de doses de vaccins périmés AstraZeneca (AZN.L) dans le but d&#8217;assurer à un public méfiant qu&#8217;ils ont été retirés de la circulation. La destruction est survenue plus d&#8217;une semaine après que les autorités sanitaires ont déclaré que certaines doses de COVID-19 données par de riches pays occidentaux avaient une durée de...]]></description>
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<p> <strong>Le Nigeria a détruit mercredi plus d&rsquo;un million de doses de vaccins périmés AstraZeneca </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.reuters.com/companies/AZN.L" target="_blank"><strong>(AZN.L)</strong></a><strong> dans le but d&rsquo;assurer à un public méfiant qu&rsquo;ils ont été retirés de la circulation.</strong></p>



<p>La destruction est survenue plus d&rsquo;une semaine après que les autorités sanitaires ont déclaré que certaines doses de COVID-19 données par de riches pays occidentaux avaient une durée de conservation qui ne laissait que quelques semaines pour administrer les injections. Reuters a rapporté le 7 décembre qu&rsquo;environ un million de vaccins COVID-19 auraient expiré au Nigeria en novembre sans avoir été utilisés.</p>



<p>Sur une décharge à Abuja, un bulldozer a écrasé des balles d&rsquo;AstraZeneca qui étaient emballées dans des boîtes en carton et en plastique sous le regard des journalistes et des responsables de la santé.</p>



<p>Faisal Shuaib, directeur exécutif de l&rsquo;Agence nationale de développement des soins de santé primaires, a déclaré aux journalistes qu&rsquo;une pénurie de vaccins sur le continent avait forcé le Nigéria à prendre les doses, sachant parfaitement qu&rsquo;elles avaient une courte durée de conservation.</p>



<p>« Nous avons retiré avec succès 1 066 214 doses de vaccins AstraZeneca expirés. Nous avons tenu notre promesse d&rsquo;être transparents envers les Nigérians. La destruction d&rsquo;aujourd&rsquo;hui est une opportunité pour les Nigérians d&rsquo;avoir confiance en notre programme de vaccination », a déclaré Shuaib.</p>



<p>Les gouvernements du continent de plus d&rsquo;un milliard de personnes ont fait pression pour davantage de livraisons de vaccins alors que les taux d&rsquo;inoculation sont à la traîne des régions les plus riches.&nbsp;Les niveaux de vaccination plus faibles augmentent le risque d&rsquo;infections et de taux de mortalité plus élevés dus au COVID-19, d&rsquo;autant plus que de nouvelles variantes à propagation rapide émergent telles que Omicron.</p>



<p>Le ministre de la Santé, Osagie Ehanire, a déclaré que le Nigéria n&rsquo;accepterait plus les vaccins à courte durée de conservation, citant une décision du comité présidentiel.</p>



<p>L&rsquo;Organisation mondiale de la santé a déclaré que 12 971 729 doses de vaccin avaient été administrées au Nigeria au 19 décembre.</p>



<p>Le pays le plus peuplé d&rsquo;Afrique, avec une population de plus de 200 millions d&rsquo;habitants, a enregistré 227 378 cas de COVID-19 et 2 989 décès depuis le début de la pandémie.</p>



<p>Les experts de la santé affirment que le Nigeria doit tripler sa campagne de vaccination d&rsquo;un peu plus de 100 000 doses par jour pour atteindre son objectif de vacciner plus de la moitié de sa population d&rsquo;ici la fin de l&rsquo;année prochaine.</p>



<p>Récemment, comme de nombreux autres pays africains, le Nigéria a connu une augmentation de l&rsquo;approvisionnement en vaccins, ce qui a mis en évidence d&rsquo;autres problèmes liés à la distribution et à l&rsquo;hésitation des citoyens à se faire vacciner.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« Ils détruisent tout » : le Kenya confronté à une deuxième vague de criquets pèlerins</title>
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				<pubDate>Tue, 16 Feb 2021 12:47:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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				<description><![CDATA[En Afrique de l’Est, l’invasion d’insectes a affecté l’alimentation de 2,5 millions de personnes en 2020 et devrait en toucher 3,5 millions en 2021. Aux premières lueurs du jour, l’hélicoptère s’élève au-dessus des plaines du centre du&#160;Kenya. Kieran Allen commence sa chasse aux criquets&#160;: il faut faire vite avant que, réchauffés par le soleil, les voraces ne se lancent...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets.jpeg" alt="" class="wp-image-13656" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets.jpeg 980w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets-768x432.jpeg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /><figcaption>essaims-criquets</figcaption></figure>



<p><strong>En Afrique de l’Est, l’invasion d’insectes a affecté l’alimentation de 2,5 millions de personnes en 2020 et devrait en toucher 3,5 millions en 2021.</strong></p>



<p>Aux premières lueurs du jour, l’hélicoptère s’élève au-dessus des plaines du centre du&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/kenya/">Kenya</a>. Kieran Allen commence sa chasse aux criquets&nbsp;: il faut faire vite avant que, réchauffés par le soleil, les voraces ne se lancent à l’assaut des terres agricoles voisines.</p>



<p>Ce pilote, dont l’engin sert habituellement au tourisme, à la lutte contre les incendies ou au sauvetage de randonneurs en détresse, s’est reconverti en sentinelle face aux vagues de criquets pèlerins qui déferlent sur le pays depuis près de dix-huit mois, en provenance de la Somalie et de l’Ethiopie voisines. Sur le seul mois de janvier, il a parcouru pas moins de 25 000 km, survolant les vastes plaines constellées de zèbres, les verdoyantes exploitations de maïs, les vallées forestières et les étendues arides situées plus au nord.</p>



<p>Ce matin-là, un appel crépite sur la radio. Changement de direction&nbsp;: cap sur les contreforts du mont Kenya, où une communauté a signalé un essaim au PC de lutte contre les criquets.&nbsp;<em>«&nbsp;Je vois du rose dans les arbres&nbsp;»</em>, confirme le pilote, une fois sur zone, en pointant un essaim de criquets d’environ 30&nbsp;hectares qui recouvre la lisière d’une forêt de pins. La couleur rose foncé indique que les insectes sont dans leur phase de croissance, celle où ils sont les plus affamés.</p>



<h4>Des essaims dévastateurs</h4>



<p>Les fermes voisines sont à bonne distance. Kieran Allen appelle un avion, qui arrivera quelques minutes plus tard pour pulvériser du pesticide. Au sol, réchauffé par le soleil, l’épais nuage de criquets s’envole dans un bruissement semblable à celui d’une pluie légère. Le produit mettra quelques heures à agir.&nbsp;<em>«&nbsp;Ces champs de blé nourrissent une grande partie du pays. Ce serait un désastre s’ils y arrivaient&nbsp;»</em>, glisse le pilote en désignant une vaste ferme, dans cette région particulièrement fertile du mont Kenya.</p>



<p>Les criquets pèlerins, qui ont envahi neuf pays d’Afrique de l’Est depuis mi-2019 (essentiellement Kenya, Ethiopie et Somalie, mais aussi Erythrée, Soudan, Tanzanie, Djibouti…), se déplacent en essaims dévastateurs de plusieurs millions, voire milliards d’insectes, qui parcourent jusqu’à 150 km par jour, ravageant les cultures sur leur passage. Chaque criquet mange son poids en végétation et leur nombre se multiplie par 20 tous les trois mois. Les dernières saisons des pluies, parmi les plus humides depuis des décennies, ont favorisé leur reproduction.</p>



<p>Certains pays comme le Kenya n’avaient pas connu telle invasion depuis soixante-dix ans et la riposte initiale a souffert d’une mauvaise coordination et d’un manque de pesticides et d’avions pour les répandre, selon Cyril Ferrand, un expert installé à Nairobi auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Pour endiguer la deuxième vague qui frappe aujourd’hui notamment le Kenya, l’Ethiopie et la Somalie, les autorités ont déployé des moyens supplémentaires.</p>



<p>Au Kenya, la FAO s’est associée à la société 51&nbsp;Degrees, spécialisée dans la gestion des réserves protégées, qui a réorganisé son logiciel servant à repérer le braconnage, les animaux sauvages blessés ou l’exploitation forestière illégale, pour y ajouter les essaims de criquets. Une ligne directe a également été installée pour recevoir les appels des chefs de village ou des 3&nbsp;000&nbsp;éclaireurs formés présents sur le terrain. Les informations sur la taille des essaims et leurs itinéraires sont partagées avec les gouvernements et les organisations luttant contre ces nuisibles.&nbsp;<em>«&nbsp;Notre approche a été complètement modifiée par de bonnes données, des données rapides et précises&nbsp;»</em>, explique le directeur de 51&nbsp;Degrees, Batian Craig.</p>



<h4>Fluctuations climatiques</h4>



<p>Coté kényan, les opérations se sont concentrées sur une <em>« première ligne de défense »</em> dans les zones frontalières reculées et parfois hostiles avec l’Ethiopie et la Somalie, permettant de briser des essaims massifs avant qu’ils n’atteignent les terres agricoles du Kenya. Quand les vents tournent et que les essaims reviennent vers l’Ethiopie, des pilotes en attente de l’autre côté de la frontière prennent le relais. Les opérations sont en revanche impossibles dans le centre et le sud de la Somalie, en raison de la présence des islamistes radicaux chabab, et n’ont lieu qu’une fois les essaims arrivés sur le sol kényan.</p>



<p>Selon Cyril Ferrand, l’invasion de criquets a affecté l’alimentation de quelque 2,5&nbsp;millions de personnes en&nbsp;2020 et devrait en toucher 3,5&nbsp;millions en&nbsp;2021 dans l’ensemble de la région. Les prévisions de précipitations inférieures à la moyenne, combinées à une meilleure surveillance, pourraient freiner l’invasion, mais il est difficile de dire quand elle prendra fin. Et il n’est pas à exclure que d’autres invasions suivront. Avec les fluctuations climatiques importantes dans la région,&nbsp;<em>«&nbsp;nous devons commencer à regarder ce qui doit être mis en place si nous commençons à avoir des invasions plus fréquentes&nbsp;»</em>, estime l’expert.</p>



<p>En attendant, la deuxième vague continue de faire des ravages. Dans le village de Meru, l’exploitation de Jane Gatumwa, où elle fait pousser maïs et haricots sur près de cinq hectares, grouille de criquets roses affamés. <em>« Ils sont ici depuis environ cinq jours, ils détruisent tout. Ces cultures nous aident à payer les frais de scolarité des enfants et aussi à nous nourrir</em>, se lamente-t-elle. <em>Maintenant qu’il ne reste plus rien, nous allons avoir un gros problème. »</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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