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	<title>defis &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Le nouveau gouvernement tunisien fait face à un plan de sauvetage difficile</title>
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				<pubDate>Mon, 18 Oct 2021 18:59:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le nouveau gouvernement tunisien a déclaré cette semaine que l&#8217;équilibre des finances publiques serait une priorité, mais lui et le président Kais Saied ont du mal à convaincre les marchés et les donateurs étrangers qu&#8217;ils sont prêts à mettre en place un plan de sauvetage. Même avant la pandémie, la Tunisie avait du mal à...]]></description>
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<p><strong>Le nouveau gouvernement tunisien a déclaré cette semaine que l&rsquo;équilibre des finances publiques serait une priorité, mais lui et le président Kais Saied ont du mal à convaincre les marchés et les donateurs étrangers qu&rsquo;ils sont prêts à mettre en place un plan de sauvetage.</strong></p>



<p>Même avant la pandémie, la Tunisie avait du mal à ramener sa dette publique et ses déficits budgétaires sur une trajectoire soutenable, et a depuis été durement touchée par un verrouillage et l&rsquo;effondrement du tourisme.&nbsp;À l&rsquo;été, il avait besoin d&rsquo;une aide urgente.</p>



<p>Ensuite, les pourparlers avec le Fonds monétaire international (FMI) pour un prêt qui pourrait débloquer l&rsquo;aide bilatérale des principaux donateurs ont déraillé lorsque Saied a suspendu le Parlement, limogé le Premier ministre et pris le pouvoir dans ce que ses opposants ont appelé un coup d&rsquo;État.</p>



<p>Il a fallu 11 semaines à Saied pour nommer un nouveau gouvernement sous la direction du Premier ministre Najla Bouden &#8211; une étape essentielle vers la reprise des pourparlers avec le FMI. Mais il n&rsquo;a pas encore élaboré de plan pour rétablir l&rsquo;ordre constitutionnel normal comme le demandent les donateurs. </p>



<p>Les bailleurs de fonds souhaitent également que la Tunisie mette en place une série de réformes économiques crédibles, impliquant potentiellement des subventions, la masse salariale du secteur public et des entreprises publiques déficitaires, qui réduiraient le déficit et la dette.</p>



<p>« Le risque d&rsquo;une restructuration de la dette souveraine a augmenté, à notre avis », a déclaré Petar Atanasov de Gramercy, un fonds de dette en difficulté bien connu, affirmant que les problèmes politiques de la Tunisie la rendaient moins susceptible de mettre en œuvre les réformes nécessaires pour un prêt du FMI.</p>



<p>Les inquiétudes du marché sont visibles dans les rendements obligataires tunisiens &#8211; un reflet du montant que le gouvernement devrait payer pour emprunter sur les marchés internationaux des capitaux &#8211; qui ont grimpé à près de 16%.</p>



<p>C&rsquo;est plus du double de ce que le Pakistan doit payer, bien qu&rsquo;il ait également une cote de crédit B- et dépend fortement de l&rsquo;aide du FMI, et est beaucoup plus élevé que les 9% payés par l&rsquo;Équateur, qui a récemment fait défaut.</p>



<p>« Ils ont clairement besoin d&rsquo;un programme du FMI, de reconstituer leurs ressources, puis d&rsquo;exploiter le marché dans trois ans environ », a déclaré Viktor Szabo de l&rsquo;ABRDN à Londres, qui détient la dette tunisienne.</p>



<p><strong>RÉFORMES</strong></p>



<p>La semaine dernière, le gouverneur de la Banque centrale, Marouane Abassi, a averti que le financement interne du budget comportait des risques économiques, notamment l&rsquo;augmentation de l&rsquo;inflation, la réduction des réserves de la banque et l&rsquo;affaiblissement de la monnaie.</p>



<p>« Quand y aurait-il un échec ? Personne n&rsquo;a une image claire des finances tunisiennes », a déclaré un diplomate à Tunis.</p>



<p>Abassi émerge comme une figure centrale dans les efforts pour sauver l&rsquo;économie et prépare des propositions à discuter avec le FMI, a déclaré le diplomate.</p>



<p>La semaine dernière, le gouverneur a déclaré que les amis de la Tunisie étaient prêts à l&rsquo;aider.&nbsp;Mais ils peuvent avoir peu de soutien à offrir sans un accord avec le FMI en place.</p>



<p>Cela nécessiterait probablement deux manœuvres politiquement controversées que la Tunisie n&rsquo;a pas encore définies &#8211; une feuille de route constitutionnelle inclusive et un ensemble de réformes économiques crédibles.</p>



<p>Saied a écarté une grande partie de la constitution de 2014 et a déclaré qu&rsquo;il pouvait nommer un comité pour amender le document et le soumettre à un référendum, ajoutant qu&rsquo;il tiendrait un dialogue à ce sujet avec les Tunisiens.</p>



<p>Jusqu&rsquo;à présent, il s&rsquo;est montré peu enclin à travailler avec les autres grandes forces politiques ou de la société civile tunisienne, ce qui pourrait compromettre ses chances d&rsquo;obtenir l&rsquo;adhésion des donateurs.</p>



<p>Reconnaître son gouvernement au point d&rsquo;accepter des accords de prêt sans le processus inclusif qu&rsquo;ils ont demandé « serait une question complexe », a déclaré le diplomate.</p>



<p>Faire cavalier seul laisserait également Saied sans le large soutien dont il pourrait avoir besoin de la part des syndicats ou des partis politiques dont il a jusqu&rsquo;à présent rejeté les ouvertures pour le type de réformes impopulaires qui pourraient être nécessaires pour un accord.</p>



<p>Ses déclarations publiques se sont concentrées non pas sur la préparation des Tunisiens à une crise financière imminente et des mesures qui pourraient être nécessaires pour l&rsquo;éviter, mais sur des fonds supplémentaires qu&rsquo;il espère lever en luttant contre la corruption.</p>



<p>Les gouvernements tunisiens successifs ont trébuché sur la difficulté d&rsquo;accepter des réformes impopulaires après une décennie de déclin économique perçu. Pour le faire maintenant, Saied devra peut-être mettre de côté ses instincts apparemment unilatéraux et commencer à travailler avec d&rsquo;autres.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>COTE D’IVOIRE : Après 100 jours à la Communication, les défis et enjeux se dessinent pour Amadou Coulibaly</title>
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				<pubDate>Mon, 19 Jul 2021 06:07:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Côte d’Ivoire]]></category>
		<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[Amadou Coulibaly]]></category>
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				<description><![CDATA[Le gouvernement installé début avril a fait ses 100 jours mi-juillet. Une période d’entame qui aura permis à Amadou Coulibaly de prendre ses marques. Et comme son agenda d’avril, de mai ou de juin, celui de ce mois n’aura pas été moins débordé. Formations, rencontres stratégiques, prises de contacts, clin d’œil humanitaire au « Super Ebony...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le gouvernement installé début avril a fait ses 100 jours mi-juillet. Une période d’entame qui aura permis à Amadou Coulibaly de prendre ses marques. Et comme son agenda d’avril, de mai ou de juin, celui de ce mois n’aura pas été moins débordé. Formations, rencontres stratégiques, prises de contacts, clin d’œil humanitaire au « Super Ebony 2009 » ou encore un détour à la « caravane du français », point de répit pour le porte-parole du gouvernement.&nbsp;</strong></p>



<p>14 juillet. En France, c’est la fête nationale avec un pompeux défilé militaire, une sorte d’hommage à l’armée de la VIe puissance mondiale. Alors que les cérémonies se déroulaient à Paris, la capitale ivoirienne rendait hommage à la langue de Molière. Une bien curieuse coïncidence. La 6<sup>e</sup> édition de la Caravane du français a été inaugurée par Amadou Coulibaly en personne. Le très amoureux de la langue française devenu ministre de la Communication de la Côte d’Ivoire ne pouvait pas rater un tél événement. L’ex étudiant en Lettres modernes qui est si sensible aux coquilles et autres fautes en français relit toujours attentivement chaque texte émanant de son cabinet. « Il a horreur des fautes et y est donc très sensible » répète-t-on dans son entourage. Ce n’est donc pas seulement le ministre en charge de la francophonie mais aussi un homme passionné des « <em>subtilités et les codes de la langue française</em> » qui ouvre cette émission-concours radio-télévisée.</p>



<p><strong>De la caravane à l’humanitaire</strong></p>



<p>De la Caravane à l’humanitaire&nbsp;? Ou plutôt l’inverse&nbsp;? Car dans cette même journée du 14 juillet, un autre événement touchant s’est déroulé à Grand Bassam. Le Super Ebony 2009, Jean Roche Kouamé signe une convention avec le géant italien de l’immobilier, Italia Construction du Groupe Schiavone. Ladite convention prévoit la construction par la société italienne d’une villa de 04 pièces au profit de celui qui a été récompensé par le prix «&nbsp;Ebony&nbsp;» relative à l’excellence du journalisme en Côte d’Ivoire. Sauf que dans le cas de Jean Roche Kouamé, la villa qui faisait partie du lot lié au prix a été détruite en début de cette année, dans le cadre de la mise en place des infrastructures de la commune de Grand Bassam. Ce qui justifie l’émotion qui a dominé la cérémonie. Que ce soit chez le maire de la ville ou M. Gabriele SCHIAVONE, patron de la société immobilière éponyme où encore chez les membres de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (Unajci), l’émotion se lisait grande et profonde. Le ministre de tutelle qui a toujours attaché une importance particulière au « <em>bien être sociale des professionnels des médias</em> » était heureux que cette injustice soit corrigée. Ce n’est donc qu’après cela qu’Amadou Coulibaly a ouvert la « 6<sup>e</sup> édition de la Caravane du français », une initiative de l’Université Atlantique impliquant aussi bien l’association « Ambassadeurs libres ensemble de la Francophonie » que la principale chaîne nationale de télévision. Le principal objectif de cette « Caravane » est la promotion de la langue de Molière, une des passions du ministre. Entre temps, dans la même journée du 14 juillet, Jean Martial Adou, le directeur de cabinet du ministère de la Communication présidait une rencontre avec une équipe du Secrétariat Exécutif du Comité National de la ZLECAF (Zone de Libre Echange Continentale Africaine).&nbsp;</p>



<p><strong>« La formation permanente est ici un enjeu de taille »</strong></p>



<p>Depuis son arrivée à la tête du ministère et alors qu’il y a bouclé récemment ses 100 jours en sa qualité de ministre, Amadou Coulibaly a fait de la formation du personnel à son service, un enjeu. « <em>Compte tenu des évolutions rapides des technologies, la formation continue doit être constante et cohérente</em> » avait prévenu le ministre dès le début de sa nouvelle mission. Celui qui a huilé pendant de longues années, dans l’ombre, la machine de communication du parti au pouvoir sait de quoi il parle. C’est en cela que la formation délivrée dès début juillet est bienvenue. Elle est une initiative de l’incontournable Direction des partenariats et du développement des médias (Dpdm) et a été brillamment animée par M. GUILAHAOUX Aimé. Le chercheur au CIRES a longuement entretenu le personnel du ministère à « <em>la Gestion Axée sur les Résultats (GAR) ». </em>« <em>La formation permanente est ici un enjeu de taille</em> » a fait remarquer Jean Martial Adou en marge de cet événement. D’autres formations sont prévues pour l’année 2022.&nbsp;</p>



<p><strong>Sans oublier la sortie de terrain, avec Achi</strong></p>



<p>Entre temps, le 02 juillet, à trois mois presque jour pour jour de l’avènement de l’actuel gouvernement, le Premier ministre associe plusieurs membres du gouvernement à une sortie sur le terrain. Depuis la reprise lente de l’activité économique consécutive à la pandémie de Covid-19, l’explosion du prix de pétrole et des matières premières a entraîné une augmentation sensible des produits de première nécessité dans plusieurs pays de la sous-région. Bénin, Togo, Burkina Faso, Mali, Guinée, aucun voisin de la Côte d’Ivoire n’échappe au phénomène. Le chef de l’exécutif a voulu toucher du doigt la réalité des prix sur le marché. Si on le dit « <em>technocrate et homme de réflexion et de bureau</em>« , Patrice Achi est aussi un homme de terrain. Au nombre des ministres qui ont fait le déplacement, Amadou Coulibaly (porte-parole du gouvernement) ou encore Souleymane Diarrassouba (Commerce et industrie). La délégation s’est rendue au marché du forum d’Adjamé, au Grand Moulin d’Abidjan à Treichville et dans la zone portuaire.&nbsp;</p>



<p>Depuis, un mécanisme du contrôle des prix se met en place et surtout, l’exécutif tient à l’œil le pouvoir d’achat et le panier de la ménagère ivoirienne.&nbsp; Quoi de plus normal pour Alassane Ouattara qui, contraint par le décès de son dauphin à un troisième mandat, le veut « <em>profondément social</em>« .</p>



<p><strong>Tribune d’Afrique</strong></p>
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		<title>Angola : les défis de la renationalisation</title>
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				<pubDate>Wed, 25 Nov 2020 13:09:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le patrimoine immobilier public s’est enrichi de plus de 1,8 milliard d’euros dans le cadre du processus de recouvrement. Ces transferts de propriété et autres saisies posent de nombreuses questions. La célébration du 45e anniversaire de l’indépendance de l’Angola aura été marquée par des manifestations de mécontentement, non autorisées en raison de la pandémie de Covid-19....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/João-Lourenço.jpg" alt="" class="wp-image-10221" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/João-Lourenço.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/João-Lourenço-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/João-Lourenço-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /><figcaption>Joao Lourenço, président de l&rsquo;Angola</figcaption></figure>



<p><strong>Le patrimoine immobilier public s’est enrichi de plus de 1,8 milliard d’euros dans le cadre du processus de recouvrement. Ces transferts de propriété et autres saisies posent de nombreuses questions.</strong></p>



<p>La célébration du 45e anniversaire de l’indépendance de l’Angola aura été marquée par des manifestations de mécontentement, non autorisées en raison de <a href="https://www.jeuneafrique.com/910230/societe/coronavirus-en-afrique-une-carte-pour-suivre-au-jour-le-jour-lavancee-de-lepidemie/">la pandémie de Covid-19</a>. Le chômage et le coût élevé de la vie en étaient les causes majeures. Réprimés parfois durement, ces mouvements ont occulté un événement révélateur à bien des égards de la situation actuelle du pays : l’inauguration de l’Intercontinental Miramar, un hôtel-casino de 24 étages situé à un jet de pierre du magnifique quartier des ambassades.</p>



<p>On pourrait penser que les autorités voulaient ainsi marquer cet anniversaire par un geste fort, visant à mettre en lumière les succès de la politique du président João Lourenço en matière d’investissement privé. Que nenni ! Le complexe hôtelier, d’une valeur estimée à quelque 600 millions de dollars, était simplement «&nbsp;nationalisé&nbsp;» au nom de la lutte contre la corruption. Le palace appartenait majoritairement à des généraux qui avaient confondu finances publiques et deniers personnels.</p>



<h4>Des généraux visés</h4>



<p>La campagne contre la corruption s’est en effet élargie ces derniers mois, ne se concentrant plus exclusivement sur&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/885531/politique/angola-isabel-dos-santos-prete-a-se-battre-contre-les-accusations-de-corruption/">la famille dos Santos</a>. Parmi les cibles actuelles, les généraux Manuel Hélder Vieira Dias Júnior, surnommé «&nbsp;Kopelipa&nbsp;», et Leopoldino Fragoso do Nascimento, mieux connu par son diminutif de «&nbsp;Dino&nbsp;», deux figures majeures de l’ancien régime longtemps considérées comme «&nbsp;intouchables&nbsp;».</p>



<p>À peine convoqués par la justice, les deux hommes remettaient spontanément des actifs «&nbsp;constitués avec des fonds publics&nbsp;» au Service national de recouvrement des avoirs. Des entreprises aussi diverses que la société de bioénergie Biocom, la chaîne de supermarchés Kero ou encore le CIF (China International Fund), propriétaire de deux immenses tours et de nombreux bâtiments, regagnent ainsi le giron de l’État angolais.</p>



<p>Cela semble devenir une habitude de se dessaisir d’actifs immobiliers et de participations pour ceux que l’on désigne sous le vocable d’« Irmão Metralha­ » (Kopelipa, Dino et <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/632679/politique/angola-manuel-vicente-conseiller-de-lombre-de-joao-lourenco/">l’ancien président Manuel Vicente</a>). En quelques mois, le « patrimoine » de ces trois piliers du régime dos Santos s’est ainsi vu délesté de participations majoritaires dans les médias (via Médianova, réunissant plusieurs titres de la presse, et TV Zimbo), la banque (Banco Economico) et la gestion des ports de Luanda et de Lobito (via la société Soportos).</p>



<p>À ces cessions plus ou moins volontaires s’ajoutent les saisies pratiquées par le procureur général de la République dans le cadre de dossiers de corruption. Le plus important vise Carlos São Vicente, le patron de AAA Seguros, société spécialisée en (ré)assurance qui, lui aussi, gérait son groupe d’une manière personnelle. C’est à la suite du gel du parquet fédéral suisse sur le compte de l’intéressé, d’un montant de 900 millions de dollars, qu’une enquête a été menée à Luanda, conduisant à la saisie des immeubles détenus par AAA et les hôtels des chaines IU et IKA, ainsi que la participation de 49 % détenue dans la Standard Bank of Angola.</p>



<h4>Enrichissement du patrimoine immobilier public</h4>



<p>Dans son récent discours sur l’état de la nation, le président João Lourenço indiquait que « dans le cadre du processus de recouvrement, l’État a déjà récupéré des avoirs pour 4 904 007 841,82 dollars, dont 2 709 007 842,82, en espèces ». En d’autres termes, le patrimoine immobilier public s’est enrichi de 2,195 milliards de dollars, soit 1,850 milliard d’euros. Ces chiffres sont précis, tout comme les 24 milliards de dollars estimés par João Lourenço <a href="https://www.wsj.com/articles/emerging-and-growth-markets-october-10th-2020-01602419990">dans une interview au <em>Wall Street Journal</em></a>, qui auraient disparu à l’époque de son prédécesseur. De ce montant, 13 milliards auraient été dérobés à la compagnie pétrolière nationale, <a href="https://www.jeuneafrique.com/935640/economie/angola-sonangol-commence-a-vendre-plusieurs-de-ses-actifs/">la Sonangol</a>.</p>



<p>Ces transferts de propriété et autres saisies posent plusieurs questions. En premier lieu, on peut se demander si ces dépossessions d’actifs sont valables juridiquement. Un arrangement conclu avec le seul président de la République ou le procureur est-il en effet valable constitutionnellement ?</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ON PEUT SE DEMANDER SI L’ÉCONOMIE ANGOLAISE N’EST PAS EN TRAIN DE SE RÉÉTATISER, CE QUI SERAIT PARADOXAL, MAIS AUSSI UN RETOUR AUX SOURCES</p></blockquote>



<p>Ensuite, la remise des biens « volés » vaudra-t-elle absolution, au nom d’une logique d’efficacité ? Certes, on peut imaginer la volonté des autorités de faire rentrer rapidement des actifs dans les caisses de l’État, mais ces actes d’appropriation avec de l’argent public sont un crime punissable. Ne serait-il dès lors pas trop simple que les coupables s’en sortent aussi facilement ? Ne serait-ce pas une manière d’inciter à poursuivre ces pratiques ?</p>



<h4>Canards boiteux</h4>



<p>Les actifs cédés n’ont pas fait apparemment l’objet d’un audit sur leur situation financière réelle. En rendant des entreprises, on se débarrasse peut-être de canards boiteux ou d’actifs encombrants au vu de l’endettement bancaire et des charges salariales. L’État devra-t-il les assumer ? Ainsi, dans le cadre du dossier AAA, les 600 employés de la chaîne hôtelière n’ont plus été payés depuis deux mois et ils en appellent à l’État pour le recouvrement.</p>



<p>On peut enfin se demander si, à l’inverse de la volonté du président Lourenço, l’économie angolaise n’est pas en train de se réétatiser, ce qui serait paradoxal, mais aussi un retour aux sources. Certes, il n’est pas dans l’intention des autorités de conserver ce patrimoine. Mais il faudra le vendre, à juste prix, et susciter l’intérêt de ces investisseurs privés tant espérés. Ainsi, avant de contribuer au budget de l’État, il se pourrait bien que ces actifs pèsent encore un peu plus sur les finances publiques.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« L&#8217;Europe et l&#8217;Afrique doivent relever ensemble le défi du Covid-19 »</title>
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				<pubDate>Mon, 06 Apr 2020 13:56:16 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/corona-virus.jpg" alt="" class="wp-image-14010" width="721" height="438" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/corona-virus.jpg 512w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/corona-virus-300x182.jpg 300w" sizes="(max-width: 721px) 100vw, 721px" /><figcaption>coronavirus</figcaption></figure>



<h4>Pour le Cian*, une stratégie commune s&rsquo;impose au moment où, face au Covid-19, l&rsquo;Europe est au cœur du cyclone quand l&rsquo;Afrique s&rsquo;apprête à y entrer.</h4>



<p>L&rsquo;Afrique n&rsquo;échappe pas à la propagation du Covid-19. Après l&rsquo;Asie, l&rsquo;Europe et l&rsquo;Amérique, le virus va déferler sur le continent dans les prochaines semaines.&nbsp;51&nbsp;des&nbsp;54&nbsp;États du continent sont maintenant atteints et près de 10&nbsp;000 cas sont maintenant recensés. Les principaux foyers se situent toujours en Afrique du Sud, en Égypte et dans les trois pays du Maghreb, mais l&rsquo;épidémie progresse partout. Concentrée sur sa propre gestion de cette crise dramatique, l&rsquo;Europe semble négliger les conséquences de l&rsquo;expansion du virus au sud de la Méditerranée. L&rsquo;Afrique est pratiquement absente du débat public.</p>



<p>Les pays du continent vont avoir les pires difficultés à lutter contre ce virus invisible&nbsp;: les mesures de confinement mises en œuvre ailleurs risquent de ne pas pouvoir être reproduites à l&rsquo;identique. Les données épidémiologiques, souvent lacunaires, ne permettront pas de refléter la progression réelle du Covid-19. Les équipements manquent, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des masques, des tests de dépistage ou des appareils respiratoires. La densité de population dans les métropoles africaines – Lagos compte 20&nbsp;millions d&rsquo;habitants – va en outre favoriser les contaminations. Le seul facteur d&rsquo;espoir, qui demande à être confirmé, réside dans la jeunesse de la population du continent&nbsp;: la médiane d&rsquo;âge s&rsquo;établit à 21&nbsp;ans en Afrique subsaharienne et à 31&nbsp;ans au Maghreb, contre 47&nbsp;ans en Italie. Or il semblerait que le Covid-19 soit moins virulent auprès des jeunes. Mais cela suffira-t-il&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/06/20223327lpw-20223377-embed-libre-jpg_7027310.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2020/04/06/20223327lpw-20223377-embed-libre-jpg_7027310.jpg" alt=""/></a><figcaption>Pour Etienne Giros,&nbsp;président délégué du CIAN (Conseil français des investisseurs en Afrique), « les pays du continent vont avoir les pires difficultés à lutter contre ce virus invisible ». © DR</figcaption></figure>



<p><strong>Une crise économique sans précédent</strong></p>



<p>Au-delà des drames humains, les conséquences de cette crise de santé publique s&rsquo;annoncent dramatiques sur le plan économique. L&rsquo;ONU estime que le continent a un besoin immédiat de 200&nbsp;milliards de dollars pour répondre aux défis sanitaires. Il en faudra probablement dix fois plus pour atténuer les effets sur les économies africaines. Les pays africains n&rsquo;ont pas les réserves financières ou les capacités que l&rsquo;Europe peut mobiliser. Une récession paraît inéluctable, car les mauvaises nouvelles s&rsquo;additionnent. Le prix des matières premières, principales ressources à l&rsquo;exportation des pays africains, est en train de baisser fortement. Et des secteurs entiers des économies sont d&rsquo;ores et déjà à l&rsquo;arrêt, comme le transport aérien, le tourisme et l&rsquo;hôtellerie. L&rsquo;informel, qui représente près de 80&nbsp;% des emplois sur le continent, sera durement touché par la chute de l&rsquo;activité. Ceux qui travaillent dans ce secteur mangent le soir ce qu&rsquo;ils ont gagné pendant la journée. À la crise sanitaire pourrait bien s&rsquo;ajouter l&rsquo;urgence alimentaire.</p>



<p>L&rsquo;effondrement des prix du pétrole représente une autre menace majeure. Les pays africains producteurs ont besoin de cours à 60-70&nbsp;dollars pour assurer leur équilibre financier. Avec un baril à&nbsp;25&nbsp;dollars, ils connaîtront, à brève échéance, une crise de liquidités. On estime le manque à gagner pour les pays pétroliers africains à près de 100&nbsp;milliards de dollars en 2020, dont 25&nbsp;milliards pour le seul Nigeria, la première économie du continent. L&rsquo;argent qui irrigue l&rsquo;économie va venir à manquer, par exemple dans le secteur des exportations agricoles où il faut préfinancer les campagnes pour permettre aux filières de fonctionner (cacao, café, coton, bois tropicaux). Dans beaucoup d&rsquo;États où la protection sociale est quasi inexistante, l&rsquo;émergence de tels blocages économiques peut déboucher sur des tensions sociales et une flambée de l&rsquo;insécurité.</p>



<p><strong>Une réponse collective s&rsquo;impose</strong></p>



<p>Face à ces bouleversements annoncés, la réponse ne peut être que collective et multilatérale. Il faut mettre à disposition des États africains la trésorerie nécessaire pour leur permettre d&rsquo;accorder à leurs entreprises des reports ou des réductions d&rsquo;impôts et de cotisations. Sinon, le secteur privé africain, déjà chancelant, sera mis à contribution pour faire face à la crise alors qu&rsquo;il n&rsquo;en a plus les moyens. Il faut aussi suspendre le remboursement de la dette publique de l&rsquo;Afrique&nbsp;pour lui donner de l&rsquo;oxygène. Antonio Guterres, le secrétaire général des Nations unies, a lancé un appel en ce sens. Il doit être entendu&nbsp;! Cette décision appartient aux bailleurs de fonds internationaux, mais aussi à la Chine. Ensuite, il faudra vite réfléchir à réactiver les circuits d&rsquo;aide alimentaire et sanitaire pour les populations.</p>



<p>Une autre mesure salutaire pour aider l&rsquo;Afrique consisterait à ce que les pays de l&rsquo;Opep&nbsp;et la Russie interrompent leur guerre tarifaire suicidaire et mettent fin à la spirale surproduction/effondrement de la demande. C&rsquo;est une mesure politique qui peut être prise très rapidement.</p>



<p>Il appartient à la communauté internationale de prendre conscience de la gravité de la crise qui se joue en Afrique. Jean-Yves Le Drian, le chef de la diplomatie française, a annoncé qu&rsquo;un paquet financier serait mobilisé pour aider le continent à surmonter les effets sanitaires et économiques de la pandémie. Il doit être mis en œuvre sans plus tarder avec nos partenaires de l&rsquo;Union européenne. Nous avons une obligation de solidarité, mais aussi un intérêt à la mettre en œuvre, car le virus ne connaît pas de frontières. L&rsquo;Europe et l&rsquo;Afrique devront trouver ensemble une réponse à ce défi global. Les entreprises françaises investies en Afrique y prendront leur part, comme elles l&rsquo;ont déjà montré par le passé.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les mégalopoles sont-elles prêtes au défi de l’accès à l’eau potable ?</title>
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				<pubDate>Wed, 18 Mar 2020 10:11:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune]]></category>
		<category><![CDATA[accès à l eau potable]]></category>
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				<description><![CDATA[Alors que les investissements visant à développer les infrastructures nécessaires à contrer les situations de risques de « stress hydrique » sont aujourd’hui largement insuffisants, le recours à l’eau en bouteille fait figure de solution transitoire pour les classes moyennes des pays émergents. Le monde a soif&#160;: près de 1,7 milliard d’êtres humains, soit une...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/acces-eau.jpg" alt="" class="wp-image-15304" width="838" height="629" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/acces-eau.jpg 640w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/acces-eau-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 838px) 100vw, 838px" /></figure>



<p><strong>Alors que les investissements visant à développer les infrastructures nécessaires à contrer les situations de risques de « stress hydrique » sont aujourd’hui largement insuffisants, le recours à l’eau en bouteille fait figure de solution transitoire pour les classes moyennes des pays émergents.</strong></p>



<p>Le monde a soif&nbsp;: près de 1,7 milliard d’êtres humains, soit une personne sur quatre, se trouvent déjà en état de « stress hydrique grave », selon un rapport publié en août dernier par le World Resources Institute (WRI). Et même si des solutions existent et sont utilisées parfois à très grande échelle -dessalement, Re-Use – la pénurie engendre dans certaines régions du monde une cascade sans retour&nbsp;: insécurité alimentaire, conflits armés, migrations, instabilités financières…</p>



<h4>Un stress hydrique renforcé par l’explosion urbaine</h4>



<p>Des conséquences dramatiques, qui le seront encore davantage avec l’urbanisation croissante de nos sociétés. Car si le monde est un village, notre planète ressemble de plus en plus à une immense métropole.&nbsp;Plus d’un humain sur deux (55&nbsp;%) est, en effet, un citadin. En 2050, les centres urbains concentreront près de 70&nbsp;% de la population mondiale et la planète comptera plus d’une quarantaine de mégalopoles de plus de 10 millions d’habitants, dont une quinzaine, comme Le Caire, Lagos ou Kinshasa, dépasseront même les 20 millions de résidents.</p>



<p>Cette urbanisation galopante se constatera principalement dans les pays d’Asie et d’Afrique, avec doublement de la population en moins de 30 ans. L’Inde, le Nigeria et la Chine concentreront, à eux seuls, plus d’un tiers de la croissance de la population urbaine. Pour quels effets sur la gestion de l’eau ? Comment s’y préparent ces gigantesques aires urbaines ?</p>



<h4>De l’Afrique à l’Asie, le manque d’eau potable tue</h4>



<p>L’Afrique reste la région la plus directement menacée par les pénuries et celle ou l’expansion démographique est la plus notable, près de 4 % par an. L’explosion démographique, l’urbanisation sauvage et le nécessaire développement agricole croissant pour subvenir aux populations se conjuguent, aspirant jusqu’à la dernière goutte des réserves, déjà critiques, du continent.</p>



<p>En cause également, la faiblesse continue des investissements dans le secteur alors que les besoins des populations sont chiffrés et connus. Mais la mauvaise qualité, chronique, des infrastructures liées à l’eau peine à positionner ces investissements en tête des agendas de politiques publiques. Les États africains ne dépensent ainsi que 2 % de leur PIB dans le secteur, contre 8,8 % en Chine. Entre 2016 et 2018, les secteurs africains de l’eau n’ont réussi à mobiliser que 13 milliards de dollars en moyenne. Il en aurait fallu entre 56 et 66 milliards.</p>



<p>Les conséquences de cette incurie sont, hélas, prévisibles, et se traduisent notamment par l’expansion de maladies comme le choléra, la dysenterie ou la typhoïde. Les chiffres sont connus. Les constats publiés et même brandis… Pour quelle prise de conscience, quelle mobilisation ?</p>



<h4>L’eau en bouteille, une solution&nbsp;provisoire ?</h4>



<p>L’accès à l’eau potable n’est donc pas seulement un enjeu alimentaire, c’est aussi une question sanitaire. Souvent perçue comme une forme de « consommation ostentatoire » des classes moyennes africaines ou asiatiques, l’eau minérale en bouteille est surtout la seule solution pour accéder à une eau saine, sans risque et contourner les rudimentaires infrastructures de traitement et de distribution du précieux « or bleu ».</p>



<p>Pourtant, l’eau en bouteille est parfois mal perçue, notamment en Occident, où l’on considère qu’elle « marchandise » un bien public. Assurément, l’eau n’est pas un bien comme un autre, et si commerce il y a, c’est bien celui du service de l’eau, pas de sa source d’origine. Le sujet dépasse le cadre strict de l’économie&nbsp;: enjeux humanitaires, philosophiques, voire religieux. À chaque continent, chaque culture, son approche&nbsp;: en Inde, elle a une dimension sacrée, et sa distribution ne peut pas être abordée de la même manière qu’en Europe par exemple. Et de fait, il n’y a pas un pays ou on « traite » l’eau comme n’importe quelle ressource.</p>



<p>La principale limite à la consommation de l’eau minérale embouteillée est écologique&nbsp;: on ne peut éluder la pollution dramatique provoquée par une mauvaise gestion des déchets plastiques. Heureusement, certains pays, la Cote d’Ivoire ou le Maroc intègrent le traitement et le recyclage pour consolider de vraies filières industrielles. On peut aussi souligner l’importance de la conversion de certaines entreprises du secteur de l’eau minérale qui troquent progressivement le plastique pour le verre afin de réduire l’impact de ces déchets sur l’environnement.</p>



<p>En attendant que les infrastructures de collecte et <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/899714/economie/lacces-universel-a-leau-potable-au-benin-en-2021-dans-les-bons-tuyaux/">de distribution de l’eau</a> soient suffisantes, la consommation d’eaux minérales en bouteille demeure une solution provisoire, mais indispensable pour une partie de ces populations. Mais sur le long terme, seule une gestion coordonnée et juste des ressources à l’échelle régionale – comme c’est le cas dans le bassin du Niger – pourra assurer une meilleure répartition de l’eau potable. Le défi est avant tout politique.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;éducation en Afrique : encore de nombreux défis à relever</title>
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				<pubDate>Sun, 26 Jan 2020 15:08:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Société]]></category>
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		<category><![CDATA[Education]]></category>

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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/photo-une-ok.jpg" alt="" class="wp-image-13666" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/photo-une-ok.jpg 970w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/photo-une-ok-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/photo-une-ok-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 970px) 100vw, 970px" /><figcaption>des enfants sur le banc de l&rsquo;école</figcaption></figure>



<p><strong>Ce 24 janvier est la journée internationale de l’éducation. Une journée instaurée par les Nations unies en 2018 afin de mettre en lumière l’éducation en tant que pillier du bien-être humain et du développement durable.</strong></p>



<p>Selon l&rsquo;Unesco, (l&rsquo;Organisation des Nations unies pour l&rsquo;éducation, la science et la culture), 258 millions d’enfants et de jeunes ne vont toujours pas à l’école&nbsp;; 617 millions d’enfants et d’adolescents ne savent ni lire ni effectuer des calculs simples&nbsp;; moins de 40&nbsp;% des filles en Afrique subsaharienne achèvent leur scolarité secondaire et près de quatre millions d’enfants et de jeunes réfugiés ne sont pas scolarisés. Ceci constitue une atteinte à leur droit à l’éducation et cela est inacceptable dit l&rsquo;agence onusienne.&nbsp;</p>



<p>Le thème de 2020, « Apprendre pour les populations, la planète, la prospérité et la paix », souligne selon l&rsquo;ONU, la nature intégrée de l’éducation, ses objectifs humanistes, ainsi que son rôle central pour la réalisation de nos ambitions collectives en matière de développement.&nbsp;</p>



<p><em>« Il nous faut accomplir bien davantage pour progresser vers la réalisation de l’objectif de développement durable n°4, à savoir assurer à tous une éducation équitable, inclusive et de qualité et des possibilités d’apprentissage tout au long de la vie</em>« , dit le Secrétaire général de l&rsquo;ONU, António Guterres.</p>



<p>A l&rsquo;occasion de cette journée, nous avons demandé au sociologue ivoirien, Fahiraman Rodrigue Koné, comment se porte le secteur éducatif en Afrique ?&nbsp;Selon lui, si le taux de scolarité s&rsquo;améliore sur le continent, la qualité recule toutefois en raison du manque d&rsquo;investissements.&nbsp;</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Franc CFA : le Nigeria affiche sa prudence</title>
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				<pubDate>Thu, 02 Jan 2020 13:53:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Nigeria]]></category>
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				<description><![CDATA[Alors que le géant d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest est confronté à d&#8217;immenses défis, l&#8217;annonce de l&#8217;abandon du CFA par ses voisins de l&#8217;Uémoa est observée avec une attention accrue. Après le&#160;Ghana, c&#8217;est au tour du&#160;Nigeria&#160;et de son gouvernement de réagir à la suite de l&#8217;annonce de l&#8217;abandon du franc CFA par les huit pays de la...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-12870" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cfa-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h4>Alors que le géant d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest est confronté à d&rsquo;immenses défis, l&rsquo;annonce de l&rsquo;abandon du CFA par ses voisins de l&rsquo;Uémoa est observée avec une attention accrue.</h4>



<p>Après le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/ghana">Ghana</a>, c&rsquo;est au tour du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/nigeria">Nigeria</a>&nbsp;et de son gouvernement de réagir à la suite de l&rsquo;annonce de l&rsquo;abandon du franc CFA par les huit pays de la zone Uémoa. En effet, le 21&nbsp;décembre dernier, les présidents français&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/emmanuel-macron">Emmanuel Macron</a>&nbsp;et ivoirien&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/alassane-ouattara-dramane">Alassane Ouattara</a>&nbsp;ont annoncé une réforme du franc CFA, qui devrait être remplacé d&rsquo;ici à&nbsp;2020&nbsp;par l&rsquo;éco.&nbsp;Pour l&rsquo;instant, le projet concerne huit pays francophones d&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;de l&rsquo;Ouest. Le but, à terme, est d&rsquo;étendre&nbsp;cette monnaie aux 15&nbsp;membres de la Communauté des États d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cédéao). Mais le Nigeria, qui représente&nbsp;60&nbsp;à 75&nbsp;% du PIB de la Cédéao, voit cette annonce avec beaucoup de prudence. «&nbsp;Le gouvernement se penchera sur le changement opéré par l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), au sujet de l&rsquo;éco, qui devra constituer la monnaie unique de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest [Cédéao]&nbsp;», a notamment déclaré, à Abuja, le conseiller spécial pour les médias et la communication du ministre des Finances, du Budget et de la Planification nationale, Yunusa Abdullahi. Une manière de dire que l&rsquo;annonce faite le 21&nbsp;décembre dernier semble quelque peu précipitée, alors que le géant insiste pour sa part sur les critères de convergence qui devront être établis et respectés de tous les pays de la Cédéao adhérents à l&rsquo;éco.&nbsp;À&nbsp;savoir un déficit budgétaire qui n&rsquo;excède pas les 3&nbsp;%, une inflation de moins de 10&nbsp;% et une dette inférieure à 70&nbsp;% du PIB. Or à ce stade, seul le Togo répond à ces exigences.&nbsp;Pourtant, l&rsquo;idée de la monnaie unique pour la région de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest a été évoquée pour la première fois il y a près de 30&nbsp;ans dans l&rsquo;espoir de stimuler le commerce transfrontalier et le développement économique.</p>



<p>D&rsquo;après plusieurs articles citant des&nbsp;médias locaux, le Nigeria exigerait cinq «&nbsp;conditions non négociables&nbsp;» avant son adhésion à la monnaie unique. Certains évoquent particulièrement les dépôts au Trésor français d&rsquo;une partie des réserves de change de la future monnaie commune. Concernant ce point, il est déjà question de la fin de cette garantie dans la réforme proposée le 21&nbsp;décembre dernier.&nbsp;Toujours&nbsp;selon la presse nigériane, Abuja exigerait aussi la gestion de l&rsquo;éco par la Cédéao elle-même, sans oublier son impression en Afrique et non en France.</p>



<h4>Question de leadership</h4>



<p>Pour Jihin Ibrahim, un politicien et activiste nigérian qui s&rsquo;exprimait sur Twitter, «&nbsp;les huit pays du CFA ne peuvent mener l&rsquo;intégration monétaire alors qu&rsquo;ils ne représentent que 21&nbsp;% du PIB de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et 32&nbsp;% de la population. Le Nigeria représente à lui seul environ 66&nbsp;% du PIB de la Cédéao et 55&nbsp;% de sa population. Le Nigeria seul peut jouer un rôle de chef de file dans la création de l&rsquo;éco&nbsp;». Le débat est très vif au Nigeria. En effet, s&rsquo;il est vrai que le pays, tout comme le Ghana, attendait une réforme d&rsquo;envergure du franc CFA, il&nbsp;reste&nbsp;méfiant&nbsp;quant à la parité fixe qui subsistera entre l&rsquo;éco et l&rsquo;euro. Plusieurs experts et économistes ont lancé un appel officiel au gouvernement afin qu&rsquo;il ne se précipite pas pour adopter l&rsquo;éco. Interrogés par le quotidien nigérian&nbsp;<em><a href="https://punchng.com/dont-rush-to-adopt-ecowas-currency-experts-tell-fg/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">The Punch</a></em>, ils ont déclaré qu&rsquo;une telle décision ne serait pas bénéfique pour le Nigeria à l&rsquo;heure où de nombreux pays de la Cédéao «&nbsp;n&rsquo;avaient pas encore satisfait aux critères de convergence fixés pour l&rsquo;union monétaire&nbsp;». L&rsquo;économiste nigérian&nbsp;Sheriffdeen Tella&nbsp;a déclaré au micro de&nbsp;<em>The Punch</em>&nbsp;que «&nbsp;les pays francophones ont toujours été sous union monétaire et il est donc assez facile pour eux de remplir certains de ces critères&nbsp;». «&nbsp;Le gouvernement fédéral ne devrait pas l&rsquo;étudier seul, il devrait le faire avec d&rsquo;autres pays anglophones ensemble.&nbsp;Le&nbsp;pays&nbsp;devrait se réunir avec des petits pays comme le Liberia, la Sierra Leone, la Gambie et tenir une réunion et déterminer le bon moment pour&nbsp;rejoindre l&rsquo;éco.&nbsp;» Il a aussi déclaré que si le Nigeria avait un marché énorme et représentait la plus grande économie de la région, le gouvernement fédéral devrait proposer un programme d&rsquo;industrialisation de cinq à dix ans pour lui permettre de profiter des avantages de l&rsquo;union monétaire. Pour d&rsquo;autres, l&rsquo;arrimage à l&rsquo;euro est problématique. Ils proposent que le naira soit la monnaie de référence de la future zone d&rsquo;intégration de l&rsquo;éco.</p>



<h4><strong>L&rsquo;Uémoa bien en avance</strong></h4>



<p>Le directeur général de la chambre de commerce et d&rsquo;industrie de Lagos, le Dr Muda Yusuf, a pour sa part déclaré que l&rsquo;adoption de l&rsquo;éco par les pays francophones d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest était un signal d&rsquo;alarme pour le Nigeria et les pays anglophones. «&nbsp;Dix-neuf ans après, la sous-région est toujours aux prises avec les phases préliminaires de l&rsquo;intégration économique, qui sont la zone de libre-échange et l&rsquo;union douanière&nbsp;», a-t-il déclaré. Pour l&rsquo;analyste nigérian&nbsp;Samuel Ibeh, «&nbsp;plus nous fermons les frontières, plus nous nous fermons au leadership économique de la région&nbsp;», évoquant&nbsp;la fermeture de la frontière terrestre nigériane avec ses voisins depuis août, prise pour lutter contre la contrebande.</p>



<p>Outre ces questions, le pays s&rsquo;interroge&nbsp;d&rsquo;autant plus qu&rsquo;il devra abandonner le naira, et donc&nbsp;une grande partie de son autonomie monétaire, au profit de la nouvelle banque centrale régionale. La Banque centrale du Nigeria devra cesser&nbsp;d&rsquo;imprimer sa propre monnaie ou de fixer des taux d&rsquo;intérêt, deux outils importants de politique monétaire.&nbsp;<a href="https://www.stearsng.com/article/naira-out-eco-in-part-2" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Finalement, analyse Tokunbo Afikuyomi Jr., éditorialiste pour le journal économique&nbsp;<em>Stears Business,</em></a>«&nbsp;compte tenu de l&rsquo;état du naira, l&rsquo;échanger contre l&rsquo;éco pourrait bien être une bonne affaire&nbsp;», écrit-il dans un long article consacré à la question de l&rsquo;éco.&nbsp;Actuellement, poursuit-il, «&nbsp;le naira peut être échangé à près de&nbsp;six&nbsp;taux différents.&nbsp;Pendant ce temps, il reste de la confusion quant à savoir si la monnaie est fixe, flottante ou autre.&nbsp;La nouvelle union monétaire peut assurer la coordination et faire évoluer l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest vers un système de taux de change sain, facilement convertible à l&rsquo;échelle internationale.&nbsp;»</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>En Ethiopie, le Prix Nobel Abiy Ahmed confronté à de nombreux défis</title>
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				<pubDate>Mon, 09 Dec 2019 11:00:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Ethiopie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/abiy-ahmed-2.jpg" alt="" class="wp-image-12188" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/abiy-ahmed-2.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/abiy-ahmed-2-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Ethiopia&rsquo;s Prime Minister Abiy Ahmed attends a signing ceremony with European Commission President Ursula von der Leyen in Addis Ababa, Ethiopia December 7, 2019. REUTERS/Tiksa Negeri &#8211; RC2EQD93EU27</figcaption></figure>



<p><strong>Récompensé pour son accord de paix avec l’Erythrée, le premier ministre doit organiser des élections dans un contexte de violences communautaires persistantes.</strong></p>



<p>Le premier ministre&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/ethiopie/">éthiopien</a>, Abiy Ahmed, reçoit le prix Nobel de la paix, mardi 10&nbsp;décembre, à l’aube d’une année décisive pour son pays, confronté à une périlleuse transition politique. M.&nbsp;Abiy, un réformateur de 43&nbsp;ans, doit se montrer à la hauteur des espoirs suscités par son accession au pouvoir, en avril&nbsp;2018, d’autant que sa popularité s’estompe lentement. Si elles ne sont pas reportées, les élections générales, prévues pour mai, auront lieu dans un contexte d’incertitude économique et de hausse des violences communautaires.</p>



<ul><li><strong>D’où part l’Ethiopie ?</strong></li></ul>



<p>Ces dernières années ont été agitées. En 2015, un projet d’expansion des limites administratives d’Addis-Abeba a déclenché des manifestations massives en Oromia, la région environnant la capitale. Cette agitation a débouché sur un mouvement antigouvernemental plus large qui a entraîné une réponse brutale de l’appareil sécuritaire. Moins d’un an après le début des manifestations, le premier ministre de l’époque, Hailemariam Desalegn, a déclaré l’état d’urgence. Cela n’a toutefois pas suffi à restaurer l’ordre et M. Hailemariam a soudainement démissionné en février 2018.</p>



<p>La coalition au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF), a désigné M. Abiy pour le remplacer et organiser la transition d’un pouvoir autoritaire à un régime démocratique. La coalition espérait que l’ancien agent des services de renseignement et premier chef de gouvernement issu de l’ethnie oromo, la plus importante du pays, lui permettrait de maintenir sa mainmise sur le pays.</p>



<ul><li><strong>Pourquoi les élections à venir sont-elles si cruciales ?</strong></li></ul>



<p>Les élections décideront très probablement de l’avenir de la transition politique éthiopienne.</p>



<p>Depuis 2005, date à laquelle l’opposition avait remporté près d’un tiers des sièges et dénoncé des fraudes – ce qui avait déclenché une violente répression –, aucun scrutin n’a été serré. En&nbsp;2010, deux sièges seulement avaient échappé à l’EPRDF, et zéro en&nbsp;2015. Mais les réformes de M.&nbsp;Abiy, avec la levée de l’interdiction pesant sur certains partis et la libération des prisonniers politiques, ont ouvert la voie à des élections disputées.</p>



<p>Le premier ministre a obtenu en novembre l’accord de l’EPRDF pour transformer la coalition en simple parti, nommé le Parti éthiopien de la prospérité. Cette modification controversée a cependant été rejetée par l’une des quatre composantes de l’EPRDF, le Front de libération des peuples du Tigré (TPLF), qui jusqu’à 2018 dominait la coalition. Le ministre de la défense, Lemma Megersa, un allié clé de M. Abiy, l’a aussi critiquée.</p>



<p>Le chef du gouvernement semble penser que le changement d’image de l’EPRDF aidera ses membres pour les prochaines élections et permettra de couper court à l’ethno-nationalisme. Mais il reste à voir si M.&nbsp;Abiy réussira à remporter les élections et, le cas échéant, à instaurer plus de pluralisme.&nbsp;<em>«&nbsp;Comment relâcher un peu l’emprise sans perdre le contrôle&nbsp;? C’est la grande question. Je ne pense pas qu’il y ait une recette pour y arriver&nbsp;»</em>, commente Tobias Hagmann, professeur à l’université de Roskilde, au Danemark.</p>



<ul><li><strong>Abiy peut-il freiner les violences communautaires ?</strong></li></ul>



<p>La violence communautaire a été un problème persistant pour M. Abiy depuis son arrivée au pouvoir. A tel point que certains analystes jugent la situation trop tendue pour que des élections puissent avoir lieu en mai. L’ouverture décidée par M. Abiy a laissé libre cours aux vieilles rancœurs ethniques. Et en 2018, l’Ethiopie a été le pays comptant le plus de déplacés au monde.</p>



<p>La dernière éruption de violence date d’octobre. Jawar Mohammed, un défenseur controversé de la cause oromo, avait accusé le gouvernement d’avoir tenté de s’en prendre à lui, provoquant des manifestations anti-Abiy qui ont débouché sur des affrontements ethniques et la mort de 86&nbsp;personnes en Oromia. Des témoins ont raconté que des nationalistes oromo avaient ciblé des non-Oromo ainsi que des Oromo qui refusaient de participer aux violences.&nbsp;<em>«&nbsp;Cela peut être le signe avant-coureur d’atrocités de masse&nbsp;»</em>, a mis en garde Amnesty International.</p>



<ul><li><strong>Comment faire pour ranimer l’économie ?</strong></li></ul>



<p>M. Abiy estime que relancer l’économie éthiopienne est essentiel pour ses chances de gagner les élections. Même si elle est l’une des plus dynamiques d’Afrique, sa croissance repose largement sur les dépenses de l’Etat ; et le gouvernement veut maintenant stimuler le secteur privé.</p>



<p>M.&nbsp;Abiy a dévoilé cette année un plan de réforme économique, décrit comme une&nbsp;<em>«&nbsp;passerelle vers la prospérité&nbsp;»</em>, qui prévoit de s’attaquer à l’inflation, au manque de devises étrangères et au déficit des comptes courants. L’ouverture du secteur des télécoms aux compagnies étrangères, attendue pour 2020, sera un test crucial.</p>



<ul><li><strong>Que signifie la stabilité de l’Ethiopie pour la région ?</strong></li></ul>



<p>En dehors de l’Ethiopie, M.&nbsp;Abiy a joué un rôle majeur de médiateur dans la crise au Soudan et a tenté de relancer un processus de paix moribond au Soudan du Sud.</p>



<p>Il a aussi tendu un rameau d’olivier au président érythréen, Issaias Afeworki, qui a abouti à la signature en juillet 2018 d’un accord de paix entre leurs deux pays. Cet accord est la raison principale de l’attribution du prix Nobel à M. Abiy. Mais le chef de gouvernement est depuis affaibli par la lenteur des progrès sur des questions capitales comme celle de la démarcation de la frontière.</p>



<p>A l’approche des élections, M.&nbsp;Abiy pourrait être contraint d’accorder moins d’attention à la politique étrangère éthiopienne, et donc à l’Erythrée.&nbsp;<em>«&nbsp;L’Erythrée n’est pas une priorité pour l’Ethiopie en ce moment</em>, observe M.&nbsp;Hagmann.&nbsp;<em>L’Ethiopie a d’autres préoccupations de politique intérieure bien plus pressantes.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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