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	<title>Décédé &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Décédé &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Samia Suluhu Hassan, première femme à la tête de la Tanzanie</title>
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				<pubDate>Thu, 18 Mar 2021 17:14:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[John Magufuli]]></category>
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				<description><![CDATA[Après la mort de John Magufuli, la vice-présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan, musulmane âgée de 61 ans, va devenir la première cheffe d’Etat de ce pays d’Afrique de l’Est et l’une des rares femmes au pouvoir sur le continent. Mettant un terme à trois semaines d’absence inexpliquée et à de multiples rumeurs, le visage voilé...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-21676" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc-1024x682.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc-768x512.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/d99e56a_114277812-000-9693jc.jpg 1328w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>La vice-présidente tanzanienne, Samia Suluhu Hassan, avec le président John Magufuli, à Dar es-Salaam, le 24 juillet 2019. ERICKY BONIPHACE / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Après la mort de John Magufuli, la vice-présidente de la </strong><a href="https://www.lemonde.fr/tanzanie/"><strong>Tanzanie</strong></a><strong>, Samia Suluhu Hassan, musulmane âgée de 61 ans, va devenir la première cheffe d’Etat de ce pays d’Afrique de l’Est et l’une des rares femmes au pouvoir sur le continent. Mettant un terme à trois semaines d’absence inexpliquée et à de multiples rumeurs, le visage voilé de noir, elle a annoncé d’une voix lente et mesurée, mercredi 17 mars au soir, le décès du président Magufuli, réélu pour un deuxième mandat en octobre 2020</strong>.</p>



<p>Originaire de l’archipel semi-autonome de Zanzibar, dont les relations avec la Tanzanie continentale sont historiquement houleuses, M<sup>me</sup>&nbsp;Hassan occupera la présidence&nbsp;<em>«&nbsp;pour la période restant du mandat de cinq ans&nbsp;»</em>, soit jusqu’en&nbsp;2025, selon la Constitution tanzanienne. Connue pour encourager les femmes à poursuivre leurs rêves, cette mère de quatre enfants était déjà la première vice-présidente de l’histoire de son pays depuis l’arrivée au pouvoir en&nbsp;2015 de M.&nbsp;Magufuli, dont elle était la colistière.</p>



<p><em>«&nbsp;J’ai peut-être l’air poli et je ne crie pas quand je parle, mais la chose la plus importante, c’est que tout le monde comprenne ce que je dis et que les choses soient faites comme je le dis&nbsp;»</em>, avait-elle déclaré en 2020.</p>



<h4>Le visage du pays à l’étranger</h4>



<p>Née le 27&nbsp;janvier&nbsp;1960 à Zanzibar au sein d’une famille modeste – père instituteur et mère au foyer –, M<sup>me</sup>&nbsp;Hassan est diplômée d’un master en développement économique communautaire de l’Université libre de Tanzanie, à Dar es-Salaam, et de l’Université du Sud du New Hampshire, aux Etats-Unis. Elle a débuté sa carrière au sein du gouvernement de Zanzibar, où elle a travaillé entre 1977 et 1987, occupant dans un premier temps des fonctions administratives puis un poste de responsable du développement. Toujours à Zanzibar, elle a rejoint de 1988 à 1997 le Programme alimentaire mondial en tant que cheffe de projet, puis a dirigé pendant deux ans l’association des ONG de l’archipel, Angoza.</p>



<p>Sa carrière politique démarre en 2000, lorsqu’elle est nommée membre du Parlement de Zanzibar par le parti présidentiel tanzanien, Chama Cha Mapinduzi, toujours au pouvoir aujourd’hui. Elle sera plus tard élue à l’Assemblée nationale tanzanienne. M<sup>me</sup> Hassan a été plusieurs fois ministre : à Zanzibar entre 2000 et 2010 (femmes et jeunesse, puis tourisme et commerce) et au niveau national à partir de 2014, comme ministre des affaires de l’union auprès de l’ancien président Jakaya Kikwete. En tant que vice-présidente, un rôle de l’ombre, elle fut pourtant le visage de la Tanzanie à l’étranger, où elle représentait régulièrement M. Magufuli. En 2019, sous sa tutelle, le ministère de l’environnement a interdit l’usage des sacs plastiques.</p>



<p>En&nbsp;2016, des rumeurs voulaient qu’elle ait démissionné en raison de divergences avec le chef de l’Etat. L’information avait été démentie par un communiqué officiel. Mais l’année dernière, dans un discours tenu en présence de M.&nbsp;Magufuli, elle avait évoqué une certaine incompréhension de son action à l’époque.&nbsp;<em>«&nbsp;Lorsque vous avez commencé à travailler en tant que président, beaucoup d’entre nous ne comprenaient pas ce que vous vouliez réellement. Nous ne savions pas où vous vouliez aller. Mais aujourd’hui, nous connaissons tous vos ambitions pour le développement de la Tanzanie&nbsp;»</em>, avait-elle déclaré.</p>



<h4>« Retenez votre souffle »</h4>



<p>M<sup>me</sup>&nbsp;Hassan va diriger un pays marqué par un virage autoritaire depuis l’arrivée de M.&nbsp;Magufuli au pouvoir. Attaché à combattre la corruption, le «&nbsp;bulldozer&nbsp;» a lancé de grands projets d’infrastructures mais a aussi muselé l’opposition et mené une répression contre les défenseurs des droits et les médias. En octobre&nbsp;2020, sa réélection avait été rejetée par l’opposition, qui criait à la fraude.</p>



<p><em>«&nbsp;A ceux qui s’attendent à une rupture avec le style Magufuli, je dirais&nbsp;: “Retenez votre souffle pour le moment”&nbsp;»</em>, a déclaré jeudi l’analyste tanzanien Thabit Jacob, chercheur à l’Université de Roskilde, au Danemark. Pour lui, la première femme présidente de la Tanzanie gouvernera&nbsp;<em>«&nbsp;avec une base beaucoup plus faible, qui sera contrôlée par le clan Magufuli et les renseignements&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Elle aura du mal à construire sa propre base et des rivalités entre factions vont émerger&nbsp;»</em>, prédit-il.</p>



<p>M<sup>me</sup> Hassan figurera parmi les rares femmes actuellement au pouvoir en Afrique, aux côtés notamment de l’Ethiopienne Sahle-Work Zewde, dont les fonctions sont honorifiques.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>POLITIQUE Burundi : décès de Pierre Buyoya, le putschiste devenu démocrate</title>
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				<pubDate>Fri, 18 Dec 2020 08:22:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Burundi]]></category>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Pierre Buyoya]]></category>

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				<description><![CDATA[Président du Burundi de 1987 à 1993, puis de 1996 à 2003, Pierre Buyoya est décédé ce jeudi à l’âge de 71 ans. Il laisse derrière lui un héritage complexe, marqué par deux putschs et la signature des accords de paix d’Arusha. Lorsqu’il était interrogé sur son parcours politique, Pierre Buyoya avait coutume de répondre...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/images.jpeg" alt="" class="wp-image-19625"/><figcaption>L&rsquo;ancien président et haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel Pierre Buyoya</figcaption></figure>



<p><strong>Président du Burundi de 1987 à 1993, puis de 1996 à 2003, Pierre Buyoya est décédé ce jeudi à l’âge de 71 ans. Il laisse derrière lui un héritage complexe, marqué par deux putschs et la signature des accords de paix d’Arusha.</strong></p>



<p>Lorsqu’il était interrogé sur son parcours politique, Pierre Buyoya avait coutume de répondre que l’important «&nbsp;n’est pas comment on accède au pouvoir, mais comment on le quitte&nbsp;». Pour l’ancien président du Burundi, qui a conquis le pouvoir par les armes à deux reprises, en 1987 puis en 1996, avant de le céder en 2003, conformément aux accords de paix d’Arusha, cette nuance avait toute son importance.</p>



<p>Elle correspondait en tout cas à son histoire, celle d’un major de l’armée burundaise devenu chef d’État par la force puis diplomate et resté, pendant plus de trois décennies, une figure centrale du pays.</p>



<p>Décédé le jeudi 17 décembre du Covid-19, selon ses proches, Pierre Buyoya était hospitalisé depuis une semaine à Bamako. La détérioration soudaine de son état de santé avait conduit à son évacuation médicale vers Paris où il est finalement mort dans la nuit.</p>



<h4>Deux coups d’État</h4>



<p>Né en 1949, à Burari, au sud de Bujumbura, Pierre Buyoya doit avant tout sa carrière à son passage dans l’armée burundaise, dominée à l’époque par la minorité tutsie, dont il est issu. Formé à la prestigieuse École royale des cadets de Bruxelles, réputé travailleur, il gravit rapidement les échelons et acquiert le grade de major.</p>



<p>Président du Burundi de 1987 à 1993, puis de 1996 à 2003, Pierre Buyoya est décédé ce jeudi à l’âge de 71 ans. Il laisse derrière lui un héritage complexe, marqué par deux putschs et la signature des accords de paix d’Arusha.</p>



<p>Lorsqu’il était interrogé sur son parcours politique, Pierre Buyoya avait coutume de répondre que l’important «&nbsp;n’est pas comment on accède au pouvoir, mais comment on le quitte&nbsp;». Pour l’ancien président du Burundi, qui a conquis le pouvoir par les armes à deux reprises, en 1987 puis en 1996, avant de le céder en 2003, conformément aux accords de paix d’Arusha, cette nuance avait toute son importance.</p>



<p>Elle correspondait en tout cas à son histoire, celle d’un major de l’armée burundaise devenu chef d’État par la force puis diplomate et resté, pendant plus de trois décennies, une figure centrale du pays.</p>



<p>Décédé le jeudi 17 décembre du Covid-19, selon ses proches, Pierre Buyoya était hospitalisé depuis une semaine à Bamako. La détérioration soudaine de son état de santé avait conduit à son évacuation médicale vers Paris où il est finalement mort dans la nuit.</p>



<h2>Deux coups d’État</h2>



<p>Né en 1949, à Burari, au sud de Bujumbura, Pierre Buyoya doit avant tout sa carrière à son passage dans l’armée burundaise, dominée à l’époque par la minorité tutsie, dont il est issu. Formé à la prestigieuse École royale des cadets de Bruxelles, réputé travailleur, il gravit rapidement les échelons et acquiert le grade de major.À LIRE&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/323814/politique/burundi-pierre-buyoya-image-respectable/">Burundi : Pierre Buyoya, une image respectable</a></p>



<p>Il accède au pouvoir une première fois en 1987 à la suite du coup d’État qui renverse le colonel Jean-Baptiste Bagaza. Dans un contexte de tensions ethniques extrêmes entre Tutsi et Hutu, il mène alors une politique de « réconciliation nationale », marquée par le référendum sur la Charte de l’Unité nationale, en 1991. Un an après la promulgation d’une nouvelle Constitution, il convoque en juin 1993 les premières élections démocratiques du pays.</p>



<p>Le duel annoncé entre son parti, l’Union pour le progrès national (Uprona), et le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu) de Melchior Ndadaye tourne à l’avantage de ce dernier.</p>



<p>Ndadaye, devenu premier président hutu démocratiquement élu, est finalement assassiné le 21 octobre 1993 aux côtés d’autres cadres de son régime. Souvent accusé d’avoir joué un rôle dans cet épisode, Buyoya a systématiquement nié son implication. Un premier procès, en 1998, condamnera quelques soldats, qualifiés d’«&nbsp;exécutants&nbsp;». Entretemps, le major Buyoya a reconquis le pouvoir par la force.</p>



<p>Alors que le pays s’enflamme et que la guerre civile s’aggrave après la mort du successeur de Ndadaye, Cyprien Ntaryamira – tué dans l’attentat contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 -, Buyoya renverse le président Sylvestre Ntibantunganya en 1996.À LIRE&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/351717/politique/jour-28-aout-2000-accords-darusha-donnent-espoir-de-paix-burundi/">Ce jour-là : le 28 août 2000, les accords d’Arusha donnent un espoir de paix au Burundi</a></p>



<p>C’est sous ce second mandat que débutent les discussions qui aboutiront en 2000 à la signature des accords d’Arusha, ouvrant la voie à la fin du conflit qui ensanglante le pays. Conformément à ces accords, une transition est mise en place à partir de 2001 et Pierre Buyoya remet le pouvoir à Domitien Ndayizeye, jusque-là vice-président, en 2003.</p>



<h3>Diplomate</h3>



<p>À son départ du pouvoir, Buyoya se dit optimiste pour l’avenir du pays qui élit, en 2005, un ancien rebelle hutu : Pierre Nkurunziza. L’ancien major, lui, change de costume et multiplie les fonctions diplomatiques ainsi que les missions d’observateur électoral ou de médiateur au service de plusieurs organisations internationales.</p>



<p>C’est là toute la complexité de l’héritage de Pierre Buyoya. Arrivé au pouvoir par les armes à deux reprises, il s’est néanmoins bâti une réputation de démocrate plus que de putschiste en rendant par deux fois le pouvoir en douceur.</p>



<p>Nommé&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/depeches/46320/politique/pierre-buyoya-nomme-haut-representant-de-lua-pour-le-mali-et-le-sahel/">Haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel en 2012</a>, il brigue deux ans plus tard le poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie – finalement remporté par la canadienne Michaëlle Jean. Il bénéficie pendant toute sa campagne d’un soutien appuyé de Pierre Nkurunziza. Mais les relations entre les deux hommes vont ensuite se dégrader.</p>



<p>Comme de nombreuses personnalités burundaises, Pierre Buyoya dénonce le troisième mandat remporté par Nkurunziza en 2015 et la violente crise qui s’en suit. À plusieurs reprises, l’ancien chef de l’État dénoncera la répression en cours et ira même jusqu’à évoquer le risque d’un « génocide ».</p>



<p>Les relations avec le régime burundais ne feront que s’aggraver, surtout avec la relance, en novembre 2018 de l’affaire Ndadaye. La justice burundaise émet alors plusieurs mandats d’arrêt contre des personnalités suspectées d’être mise en cause dans l’assassinat de l’ancien président, vingt ans après le «&nbsp;procès des exécutants&nbsp;».À LIRE&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/678913/societe/burundi-pierre-buyoya-je-suis-considere-comme-lennemi-numero-1-du-regime-nkurunziza/">Burundi – Pierre Buyoya : « Je suis considéré comme l’ennemi numéro 1 du régime Nkurunziza »</a></p>



<p>Buyoya dénonce alors une procédure «&nbsp;politique&nbsp;», tandis que Bujumbura met la pression à l’Union africaine pour que ce dernier soit démis de ses fonctions et arrêté. L’ancien président burundais sera finalement condamné à la perpétuité, le 20 octobre dernier. Une peine prononcée&nbsp;<em>in absentia,</em>&nbsp;comme pour la plupart des accusés.</p>



<p>S’il a dénoncé le verdict, Buyoya avait annoncé fin novembre sa démission de son poste de haut représentant de l’UA au Sahel. Il avait alors évoqué le souhait de se consacrer pleinement à sa défense.</p>



<p> LIRE <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/323814/politique/burundi-pierre-buyoya-image-respectable/">Burundi : Pierre Buyoya, une image respectable</a></p>



<p>Il accède au pouvoir une première fois en 1987 à la suite du coup d’État qui renverse le colonel Jean-Baptiste Bagaza. Dans un contexte de tensions ethniques extrêmes entre Tutsi et Hutu, il mène alors une politique de « réconciliation nationale », marquée par le référendum sur la Charte de l’Unité nationale, en 1991. Un an après la promulgation d’une nouvelle Constitution, il convoque en juin 1993 les premières élections démocratiques du pays.</p>



<p>Le duel annoncé entre son parti, l’Union pour le progrès national (Uprona), et le Front pour la démocratie au Burundi (Frodebu) de Melchior Ndadaye tourne à l’avantage de ce dernier.</p>



<p>Ndadaye, devenu premier président hutu démocratiquement élu, est finalement assassiné le 21 octobre 1993 aux côtés d’autres cadres de son régime. Souvent accusé d’avoir joué un rôle dans cet épisode, Buyoya a systématiquement nié son implication. Un premier procès, en 1998, condamnera quelques soldats, qualifiés d’«&nbsp;exécutants&nbsp;». Entretemps, le major Buyoya a reconquis le pouvoir par la force.</p>



<p>Alors que le pays s’enflamme et que la guerre civile s’aggrave après la mort du successeur de Ndadaye, Cyprien Ntaryamira – tué dans l’attentat contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana le 6 avril 1994 -, Buyoya renverse le président Sylvestre Ntibantunganya en 1996.À </p>



<p>C’est sous ce second mandat que débutent les discussions qui aboutiront en 2000 à la signature des accords d’Arusha, ouvrant la voie à la fin du conflit qui ensanglante le pays. Conformément à ces accords, une transition est mise en place à partir de 2001 et Pierre Buyoya remet le pouvoir à Domitien Ndayizeye, jusque-là vice-président, en 2003.</p>



<h4>Diplomate</h4>



<p>À son départ du pouvoir, Buyoya se dit optimiste pour l’avenir du pays qui élit, en 2005, un ancien rebelle hutu : Pierre Nkurunziza. L’ancien major, lui, change de costume et multiplie les fonctions diplomatiques ainsi que les missions d’observateur électoral ou de médiateur au service de plusieurs organisations internationales.</p>



<p>C’est là toute la complexité de l’héritage de Pierre Buyoya. Arrivé au pouvoir par les armes à deux reprises, il s’est néanmoins bâti une réputation de démocrate plus que de putschiste en rendant par deux fois le pouvoir en douceur.</p>



<p>Nommé&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/depeches/46320/politique/pierre-buyoya-nomme-haut-representant-de-lua-pour-le-mali-et-le-sahel/">Haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel en 2012</a>, il brigue deux ans plus tard le poste de secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie – finalement remporté par la canadienne Michaëlle Jean. Il bénéficie pendant toute sa campagne d’un soutien appuyé de Pierre Nkurunziza. Mais les relations entre les deux hommes vont ensuite se dégrader.</p>



<p>Comme de nombreuses personnalités burundaises, Pierre Buyoya dénonce le troisième mandat remporté par Nkurunziza en 2015 et la violente crise qui s’en suit. À plusieurs reprises, l’ancien chef de l’État dénoncera la répression en cours et ira même jusqu’à évoquer le risque d’un « génocide ».</p>



<p>Les relations avec le régime burundais ne feront que s’aggraver, surtout avec la relance, en novembre 2018 de l’affaire Ndadaye. La justice burundaise émet alors plusieurs mandats d’arrêt contre des personnalités suspectées d’être mise en cause dans l’assassinat de l’ancien président, vingt ans après le « procès des exécutants ».</p>



<p>Buyoya dénonce alors une procédure «&nbsp;politique&nbsp;», tandis que Bujumbura met la pression à l’Union africaine pour que ce dernier soit démis de ses fonctions et arrêté. L’ancien président burundais sera finalement condamné à la perpétuité, le 20 octobre dernier. Une peine prononcée&nbsp;<em>in absentia,</em>&nbsp;comme pour la plupart des accusés.</p>



<p>S’il a dénoncé le verdict, Buyoya avait annoncé fin novembre sa démission de son poste de haut représentant de l’UA au Sahel. Il avait alors évoqué le souhait de se consacrer pleinement à sa défense.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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