<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>débat télévisé &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/debat-televise/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Sat, 07 Dec 2019 19:26:10 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.11</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>débat télévisé &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L&#8217;Algérie passe à côté de son tout premier débat télévisé</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/lalgerie-passe-a-cote-de-son-tout-premier-debat-televise/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/lalgerie-passe-a-cote-de-son-tout-premier-debat-televise/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 07 Dec 2019 18:19:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[débat télévisé]]></category>
		<category><![CDATA[Elections présidentielles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=12081</guid>
				<description><![CDATA[Pour la première fois dans une élection algérienne, les cinq candidats ont défendu leur programme en direct à la télévision. Bilan.&#160; C&#8217;est comme si Alger se dédoublait, ce soir de vendredi&#160;6&#160;décembre, évoluant dans deux réalités parallèles.&#160;La journée marquée, comme depuis le&#160;22&#160;février, par des manifestations à travers plusieurs villes du pays refusant les élections présidentielles du&#160;12&#160;décembre,...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/debat-telivisé.jpg" alt="" class="wp-image-12082" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/debat-telivisé.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/debat-telivisé-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>Pour la première fois dans une élection algérienne, les cinq candidats ont défendu leur programme en direct à la télévision. Bilan.&nbsp;</h4>



<p>C&rsquo;est comme si Alger se dédoublait, ce soir de vendredi&nbsp;6&nbsp;décembre, évoluant dans deux réalités parallèles.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/manifestations-du-22-fevrier-pourquoi-les-algeriens-sont-en-colere-24-02-2019-2295841_3826.php">La journée marquée, comme depuis le&nbsp;22&nbsp;février</a>, par des manifestations à travers plusieurs villes du pays refusant les élections présidentielles du&nbsp;12&nbsp;décembre, s&rsquo;est achevée sur la diffusion en direct du tout premier débat entre candidats à ce même scrutin. «&nbsp;Un débat historique&nbsp;», «&nbsp;un tournant démocratique&nbsp;», «&nbsp;la voie vers le changement&nbsp;», «&nbsp;le monde entier nous regarde&nbsp;», etc. Les présentateurs des diverses chaînes de télévision n&rsquo;ont pas économisé éloges et effets de style en «&nbsp;chauffant&nbsp;» l&rsquo;ambiance du pré-débat&nbsp;! Mais le show était-il au rendez-vous&nbsp;?&nbsp;</p>



<h4>Un&nbsp;vrai-faux débat&nbsp;</h4>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/algerie-election-presidentielle-5-candidats-retenus-02-11-2019-2344876_3826.php">L&rsquo;arrivée des cinq candidats,&nbsp;tout sourire, au luxueux Centre international des conférences</a>, sur la côte ouest d&rsquo;Alger, sous les flashs des photographes et les caméras nombreuses, entourés de bodyguards et de leurs assistants, se voulait très «&nbsp;télévisuelle&nbsp;». Mais dès le lancement du «&nbsp;débat historique&nbsp;» à&nbsp;19&nbsp;heures tapantes, c&rsquo;est la douche froide. Le dispositif imposé par l&rsquo;Autorité nationale indépendante des élections (ANIE) semble aussi crispé que les traits des cinq candidats et des quatre journalistes chargés d&rsquo;animer ce «&nbsp;tournant démocratique&nbsp;». Donc quatre journalistes (représentant l&rsquo;ENTV, la chaîne étatique, le&nbsp;<em>Quotidien d&rsquo;Oran</em>&nbsp;et&nbsp;<em>El Khabar</em>, deux journaux privés et El Bilad, chaîne d&rsquo;information privée) poseront les treize mêmes questions à Benflis, Bengrina, Belaïd, Tebboune et Mihoubi, réparties sur quatre axes&nbsp;: politique, économie, social et enfin diplomatique. Le ton est grave, gravissime souvent, et il y a eu moins de sourires qu&rsquo;à un enterrement (si ce n&rsquo;est aucun)&nbsp;; les candidats sont très disciplinés, s&rsquo;arrêtant de parler au moindre avertissement du journaliste quand le temps accordé est épuisé (3 minutes pour une réponse).&nbsp;</p>



<p>Est-ce le fait que «&nbsp;le monde entier nous regarde&nbsp;» comme le proclamaient les chauffeurs de salle ou bien le manque d&rsquo;exercice face à une performance inédite, la seconde tentée dans le monde arabe après celle de la présidentielle tunisienne&nbsp;? Probablement les deux.&nbsp;</p>



<h4>Cette étrange campagne électorale</h4>



<p>Les candidats, question contenu, s&rsquo;en sortent assez bien, avec une meilleure maîtrise des arguments chez les deux aînés et ex-Premiers ministres Ali Benflis et Abdelmadjid Tebboune. Mais l&rsquo;absence de certains sujets en a interpellé plus d&rsquo;un. «&nbsp;Où sont donc passées les questions sur les aspects sécuritaires&nbsp;? Qu&rsquo;en est-il de la culture&nbsp;? Des sciences&nbsp;? du climat&nbsp;? Du fossé numérique&nbsp;?&nbsp;» tweete l&rsquo;éditorialiste&nbsp;<a href="https://twitter.com/Fmetaoui/status/1203063170216185859?s=20" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fayçal Métaoui</a>. D&rsquo;autres questions sont complètement éludées, surtout celles découlant d&rsquo;une actualité toute chaude&nbsp;: les détenus du hirak, la censure des médias, la place de l&rsquo;armée et des services de sécurité dans l&rsquo;architecture du pouvoir… Par contre, un souci commun a été remarqué&nbsp;: les cinq candidats ont ciblé la diaspora algérienne en promettant une meilleure considération pour les Algériens de l&rsquo;étranger, allant même, comme&nbsp;le promet Mihoubi, ex-ministre, d&rsquo;abroger l&rsquo;article&nbsp;51&nbsp;de la Constitution limitant l&rsquo;accès aux hautes fonctions aux binationaux. Ce n&rsquo;est certainement&nbsp;pas un hasard alors que ce samedi&nbsp;7&nbsp;décembre les Algériens de l&rsquo;étranger sont appelés à voter dans leurs consulats à travers le monde. Un enjeu important pour les autorités puisque, au-delà de la tenue même du scrutin, c&rsquo;est le taux de participation qui décidera du succès ou non de cette présidentielle sous tension. Le «&nbsp;show&nbsp;» se conclut sur les questions relatives à la politique étrangère de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie">Algérie</a>. Là, plus à l&rsquo;aise, les cinq candidats se contentent de répéter les mantras de la diplomatie algérienne&nbsp;comme les sacro-saintes non-ingérence et&nbsp;réciprocité. Sans annonce&nbsp;spectaculaire.&nbsp;</p>



<p>En parallèle, l&rsquo;Initiative&nbsp;<a href="https://www.munathara.com/en/statement-algerian-presidential-debate-scheduled-friday-6-december-2019?fbclid=IwAR28z9aMTTEqMLrVy4ZZkhJ-oMe6eR9AXeW_VIo1xaIiyv8mgOscgPMslv8" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Munathara</a>, organisation panarabe qui a récemment initié, financé et co-organisé les débats présidentiels tunisiens, a «&nbsp;exprimé des préoccupations concernant le débat télévisé prévu pour ce vendredi&nbsp;6&nbsp;décembre 2019, à l&rsquo;occasion des prochaines élections présidentielles en Algérie&nbsp;». «&nbsp;D&rsquo;après l&rsquo;information qui a été mise à la disposition du public jusqu&rsquo;à présent, le programme ne répondra pas aux normes internationales reconnues en matière de débats électoraux ouverts, démocratiques et transparents&nbsp;», résument les auteurs du communiqué de cette ONG. «&nbsp;Les hautes autorités ont enfin compris que la politique c&rsquo;est aussi du spectacle, indique un ex-responsable. Et c&rsquo;est une sacrée avancée&nbsp;!&nbsp;»&nbsp;Entre-temps, un autre «&nbsp;show&nbsp;» retient&nbsp;l&rsquo;attention des Algériens, en «&nbsp;direct live&nbsp;» du tribunal de Sidi M&rsquo;hamed (Alger-centre) où défilent deux ex-Premiers ministres,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/ahmed-ouyahia">Ahmed Ouyahia</a>&nbsp;et Abdelmalek Sellal, ainsi que des ex-ministres et des hommes d&rsquo;affaires impliqués dans des affaires de corruption, dont celle devant la justice à partir de ce samedi&nbsp;: le financement occulte de la campagne de Bouteflika pour son cinquième mandat.&nbsp;</p>



<p><strong>Source:  Le ¨Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/lalgerie-passe-a-cote-de-son-tout-premier-debat-televise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Présidentielle en Tunisie : le débat de la dernière chance</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/presidentielle-en-tunisie-le-debat-de-la-derniere-chance/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/presidentielle-en-tunisie-le-debat-de-la-derniere-chance/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 12 Oct 2019 09:10:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Tunisie]]></category>
		<category><![CDATA[débat télévisé]]></category>
		<category><![CDATA[Elections présidentielles]]></category>
		<category><![CDATA[Kaïs Saïed]]></category>
		<category><![CDATA[Nabil Karoui]]></category>
		<category><![CDATA[second tour]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=10265</guid>
				<description><![CDATA[Les candidats au second tour de la présidentielle, Kaïs Saïed et Nabil Karoui, se sont affrontés vendredi soir lors d’un débat télévisé. Un exercice nouveau pour la démocratie tunisienne. La force de persuasion des deux hommes pourrait bien faire la différence dimanche. Les indécis sont encore nombreux en Tunisie. Ce débat, le cinquième institué ces...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap22387800_000013-592x296-1570871062.jpg" alt="" class="wp-image-10269" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap22387800_000013-592x296-1570871062.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/sipa_ap22387800_000013-592x296-1570871062-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Les candidats au second tour de la présidentielle, Kaïs Saïed et Nabil Karoui, se sont affrontés vendredi soir lors d’un débat télévisé. Un exercice nouveau pour la démocratie tunisienne. La force de persuasion des deux hommes pourrait bien faire la différence dimanche.</strong></p>



<p>Les indécis sont encore nombreux en Tunisie. Ce débat, le cinquième institué ces dernières semaines à l’initiative de l’organisation Munathara, sur la chaîne nationale Wataniya&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/826486/politique/presidentielle-en-tunisie-bilan-mitige-pour-le-premier-debat-entre-candidats/">(après ceux du premier tour</a>&nbsp;et celui des législatives), risque d’être déterminant pour le scrutin présidentiel de ce dimanche 13 octobre.&nbsp;</p>



<h4>Des échanges entre candidats</h4>



<p>Fait notable, celui-ci a été organisé in extremis, deux jours seulement&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/836984/politique/presidentielle-en-tunisie-nabil-karoui-libere/">après la libération de Nabil Karoui.</a>&nbsp;Sous la supervision de deux journalistes, les grandes thématiques ont été abordées : de leur conception de la sécurité, aux affaires publiques en passant par la diplomatie et les prérogatives présidentielles.&nbsp;Ils n’ont eu que quelques minutes pour développer leur vision et son application, avec plus ou moins de concret.</p>



<p>Fait nouveau : l’introduction d’espaces de débat entre les deux concurrents. D’abord timides ils se sont contenté de répondre aux questions des journalistes, avant que Nabil Karoui ne brise la glace en s’adressant à Kaïs Saïed sur la question économique.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>J’AI DU MAL À VOUS SAISIR, CONCRÈTEMENT</p></blockquote>



<p>Kaïs Saïed n’a en effet eu de cesse de se référer à la volonté populaire et à « ces jeunes qui font le diagnostique de leurs problèmes et proposent des solutions », à qui il souhaiterait donner toute leur place dans la gestion de la chose publique et même l’élaboration de lois. Et son interlocuteur de rétorquer qu’ « en l’absence de solution claire c’est à l’État d’en trouver une ». Face à l’insistance d’un Kaïs Saïed sûr de lui, il n’a pas hésité à lâcher : « J’ai du mal à vous saisir, concrètement ».</p>



<p>&nbsp;Mais ces tentatives de déstabilisation sont restées vaines. Beaucoup avaient pourtant parié que le magnat des médias et professionnel de la communication s’en sortirait haut la main face à un candidat peu formé à la communication politique. Il n’en a rien été. «&nbsp;Je pense qu’ils ont tous deux été poussés en dehors de leur zone de confort, mais l’un s’est montré plus à l’aise. L’expert en com’ disposait d’une boite à outils et en dégainait à chaque fois un nouveau, sans toujours sortir le bon&nbsp;», s’amuse le journaliste Haythem El Mekki. Un effet de contraste que n’ont pas manqué de relever des internautes.</p>



<h4><strong>Des candidats que tout oppose</strong></h4>



<p>Les Tunisiens ont pu voir un Kaïs Saïed droit dans ses bottes, sans fantaisie, comme à son habitude mais à l’aise. Il a même osé une blague. Interrogé sur la raison qui pourrait les pousser à démissionner s’ils étaient élus, après que son rival ait évoqué une maladie grave, il a tenté en français : «&nbsp;Je me porte très bien, mais rassurez-vous monsieur, je ne manquerai pas de mourir&nbsp;». «&nbsp;Il est en forme ce soir !&nbsp;», a aussitôt commenté une spectatrice.&nbsp;</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE PRÉSIDENT DOIT ÊTRE RESPONSABLE DEVANT LE PEUPLE ET DEVANT DIEU</p></blockquote>



<p>Saïed a fait des appels du pied aux jeunes et aux citoyens des régions, son électorat potentiel. Sans surprise, il a noyé certaines de ses réponses dans des références historiques ou des citations et éludé certaines questions, notamment sur sa stratégie contre le terrorisme, prétextant de la nécessité de protéger le secret défense. Il a aussi laissé son arabe classique de côté pour tenter des passages en darija, dialecte local, que son concurrent a lui parlé jusqu’au bout. Ses quelques références à la religion ont été très remarquées. «&nbsp;Le président doit être responsable devant le peuple et devant Dieu&nbsp;», a-t-il asséné.&nbsp;</p>



<p>Malgré un ton resté cordial entre les deux hommes, son adversaire s’est montré bien plus sanguin.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/801093/societe/tunisie-nabil-karoui-interdit-de-voyager-et-ses-avoirs-geles-denonce-une-une-honte-pour-letat-de-droit/">Voire embarrassé quand les questions en sont venues à la lutte contre la corruption, alors qu’il est lui même poursuivi pour blanchiment d’argent</a>, ou à ses liens supposés avec un lobbyiste israélien. Il assure qu’il pensait avoir affaire à un Canadien et soupçonne d’autres partis de l’avoir piégé. Il s’est d’ailleurs exprimé avec force face à un rival très calme et posé. Signe de malaise ?&nbsp;</p>



<p>« Le seul programme de Nabil Karoui est de combattre la pauvreté mais il n’a pas expliqué comment, on dirait qu’il instrumentalise les Tunisiens », dénonce Rima, 29 ans. « Pour une fois Kaïs Saïed n’avait pas une rythme monocorde, mais au fond on ne sait vraiment pas qui il est, ni qui se cache derrière lui, je ne crois pas que son mouvement soit spontané », poursuit-elle.  </p>



<p>Nabil Karoui a tenté le tout pour le tout en prenant la parole à la fin du débat pour assassiner en quelques phrases son adversaire : «&nbsp;On dirait qu’il présente un projet de Walt Disney&nbsp;». Mais Kaïs Saïed a su retourner ses propos contre lui et garder le dernier mot : «&nbsp;Nos jeunes en Tunisie ne sont pas Walt Disney, il faut respecter le peuple tunisien&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Karoui a manqué de technicité, Saïed était dans l’excès de technicité, sans vraie vision. Les deux pourraient gouverner la Tunisie, un comme président l’autre comme directeur de cabinet. La question est désormais de savoir lequel doit être président. Est-ce le technicien qui a besoin d’un stratège ou le politicien qui a besoin d’un technicien ?&nbsp;», s’interroge une Tunisienne qui hésite encore à voter blanc. «&nbsp;Aucun des deux ne m’a convaincu. Ce sera un vote difficile. Je me déciderai face au bulletin de vote&nbsp;», rebondit Hiba, âgée de 32 ans.&nbsp;</p>



<h4><strong>Un débat très commenté</strong></h4>



<p>Mis à part la liberté de la presse et plus largement la liberté d’expression, il n’a pas été fait référence aux libertés individuelles et aux droits de l’Homme. «&nbsp;On est déçus, il n’ont pas été interrogés sur ces sujets et ils n’ont pas pris l’initiative non plus d’évoquer les droits des femmes&nbsp;», commente Ahlem Bousserwel, activiste dans ce domaine.&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Hier il était inconcevable d’interviewer un président ou même un gouverneur, c’est extraordinaire que ce débat ait pu avoir lieu malgré tout ce qui s’est passé durant la campagne, c’est ça la révolution, le contact avec la chose publique !&nbsp;», se félicite le journaliste Elyes El Gharbi. Ce débat s’est conclu sur une image forte pour un pays au multipartisme relativement récent : une poignée de main, en coulisses, entre les deux prétendants à la magistrature suprême.&nbsp;</p>



<p>_________________________________________________________</p>



<p><strong>DES PROMESSES….</strong></p>



<p><strong>*Nabil Karoui</strong>&nbsp;a promis une initiative des partis et organisations nationales pour&nbsp;<strong>éradiquer la pauvreté</strong>&nbsp;et s’est engagé à&nbsp;<strong>relancer l’industrie du phosphate,</strong>&nbsp;paralysée depuis des années. Il s’est également dit pour la création&nbsp;<strong>d’une cour spéciale pour traiter les dossiers des assassinats de Mohamed Brahmi et Chokri Belaïd.</strong>&nbsp;Il a aussi promis une fusion de la sécurité sous tutelle de la présidence et<strong>le triplement des salaires des soldats martyrs.</strong>&nbsp;Et d’inciter sur la nécessité d’une diplomatie économique, et l’ouverture aux géants du numérique. Quand à sa stratégie en terme d’alliances, il ne se dit pas prêt à une coalition avec le parti islamo-conservateur Ennahda.</p>



<p><strong>*Kaïs Saïed</strong>&nbsp;a également mis l’accent sur le&nbsp;<strong>rôle social de l’État,</strong>&nbsp;mais aussi son projet de&nbsp;<strong>redistribution de la participation politique</strong>. Insistant sur la bonne gouvernance, il envisage de faire des propositions de loi «&nbsp;de concert avec la conception des citoyens&nbsp;». Il propose une i<strong>nstitution publique pour les martyrs et blessés des forces de sécurité</strong>, un haut conseil de l’éducation, une révision de la loi régissant la sécurité sociale. Niant tout lien avec Ennahda, il a enfin promis d’être un président fédérateur.&nbsp;</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/presidentielle-en-tunisie-le-debat-de-la-derniere-chance/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
