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	<title>culture &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Musique : la rumba congolaise au patrimoine culturel immatériel mondial</title>
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				<pubDate>Wed, 15 Dec 2021 15:02:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’Unesco, réunie cette semaine pour étudier une soixantaine de candidatures, a donc finalement annoncé, mardi 14 décembre, que la rumba congolaise – dossier présenté par le Congo-Kinshasa et le Congo-Brazzaville – était admise sur sa liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La nouvelle était plus qu’attendue pour cette musique qui puise, selon les spécialistes, ses origines dans l’ancien...]]></description>
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<p><strong>L’</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/unesco"><strong>Unesco</strong></a><strong>, réunie cette semaine pour étudier une soixantaine de candidatures, a donc finalement annoncé, mardi 14 décembre, que la rumba congolaise – dossier présenté par le </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/congo"><strong>Congo</strong></a><strong>-Kinshasa et le Congo-Brazzaville – était admise sur sa liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. La nouvelle était plus qu’attendue pour cette musique qui puise, selon les spécialistes, ses origines dans l’ancien royaume Kongo, où l’on pratiquait une danse appelée Nkumba, qui signifie « nombril », parce qu’elle faisait danser hommes et femmes nombril contre nombril.</strong></p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Wendo Kolosoy  Marie Louise ( version originale )" width="800" height="600" src="https://www.youtube.com/embed/e6yOvOzdNAU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
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<p>Avec la traite négrière, les Africains ont emmené dans les Amériques leur culture et leur musique. Ils ont fabriqué leurs instruments, rudimentaires au début, plus sophistiqués ensuite, pour donner naissance au jazz au nord, à la rumba au sud. Avant que cette musique ne soit ramenée en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;autour du Pool Malebo, la boucle du fleuve Congo par les commerçants grecs et européens, avec disques et guitares. Et dans leur carton, le premier tube congolais, «&nbsp;Marie Louise&nbsp;», signé Antoine Wendo Kolosoy (1925­-2008), alors jeune mécanicien sur les bateaux et publié en&nbsp;1948&nbsp;par les éditions Ngoma. À cette époque, cette partie du continent africain se distinguait par le fait que la musique n’était pas seulement réservée aux griots ou lignées de musiciens. Tout le monde avait donc le droit de chanter, de jouer d’un instrument.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="OK Jazz &amp; Dewayon - Alliance Mode Succes (1958)" width="800" height="600" src="https://www.youtube.com/embed/OsmZ7pHocN4?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
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<h4>Qu’est-ce qui fait la particularité de la rumba congolaise&nbsp;?</h4>



<p>La rumba dans sa version moderne a une centaine d’années. Entre-temps, elle a rencontré la rumba cubaine des années 1930, la musique caribéenne, latine et afro-américaine, avant de s’émanciper&nbsp;dans les années 1940. Sa rythmique très particulière est basée sur&nbsp;l’<em>ostinato,&nbsp;</em>c’est-à-dire des phrases qui tournent en boucle.&nbsp;Avec deux&nbsp;instruments&nbsp;de base&nbsp;: la guitare et la basse. La philosophie de la rumba congolaise repose sur ce passage des polyrythmies, autour des tambours et des percussions, vers la guitare et la basse.</p>



<p>C’est une musique des villes et des bars, de rencontre des cultures et de nostalgie, de «&nbsp;résistance et de résilience&nbsp;», de «&nbsp;partage du plaisir aussi&nbsp;», avec son mode de vie et ses codes vestimentaires («&nbsp;la sape&nbsp;»), expliquait récemment à l’<em>Agence France Presse</em>&nbsp;le Pr André Yoka Lye, directeur à Kinshasa de l’Institut national des arts (INA).&nbsp;Pour lui, la rumba est «&nbsp;tentaculaire, présente dans tous les domaines de la vie nationale&nbsp;». Elle est marquée par l’histoire politique des deux Congos, avant et après l’indépendance.&nbsp;Elle devient majoritaire, populaire dans toute l’Afrique subsaharienne, via la radio.</p>



<h4>Grand Kallé et les mutations de la rumba</h4>



<p>Au-delà des deux Congos, la rumba occupe une place de choix sur tout le continent, puisqu’elle a connu son apogée dans l’ébullition sociale, politique et culturelle précédant les indépendances africaines. Porté par la figure cardinale de Joseph Kabaselé Tshamala alias Grand Kallé&nbsp;(1930-1983), l’un des pères fondateurs de la rumba congolaise, leader de l’African Jazz. C’est lui qui a fait entrer la musique congolaise dans la modernité en faisant la jonction avec les autres musiques noires de chaque côté de l’Atlantique. Il crée avec Tabu Ley Rochereau une nouvelle manière de faire de la musique en groupe plutôt qu’individuellement, c’est le début des orchestres, cette tradition va éclore partout sur le continent. Et sa rumba va prendre une dimension plus importante encore, avec une veine mélancolique marquée par des mélodies&nbsp;plus lentes, des textes en lingala qui évoquent la vie réelle des Congolais qui traversent comme tous les autres des moments de&nbsp;ruptures, qui rencontrent l’amour, font face à des injustices ou veulent tout simplement rester debout, lutter. C’est fortement marqué par le contexte politique de l’époque et grâce à son instruction que Grand Kallé va d’abord créer son propre label et convaincre des politiques à s’intéresser à ce que font les musiciens du pays.</p>



<h4>«&nbsp;Indépendance chacha&nbsp;», un hymne pour toute l’Afrique</h4>



<p>Une date consacre l’apogée de la rumba congolaise&nbsp;: le 30&nbsp;juin 1960.&nbsp;C’est le jour de la proclamation de l’indépendance du Congo, le soir même, la chanson «&nbsp;Indépendance Cha Cha&nbsp;» est jouée. Plus qu’une chanson, c’est un hymne pour tout un continent. Car il vient consacrer de&nbsp;longs mois de négociations menées à Bruxelles entre&nbsp;le colonisateur belge et le Front commun, un groupement présidé par Joseph Kasavubu, le futur président du pays qui deviendra la République démocratique du&nbsp;Congo. À&nbsp;ses côtés, toutes les grandes figures de l’époque&nbsp;: Lumumba, Jean Bolikango,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/patrice-lumumba">Patrice Lumumba</a>, et Joseph Kabaselé, Grand Kallé et son orchestre, venu distraire en musique la délégation congolaise.&nbsp;Il est un ancien élève de Kasabuvu et réussi à entraîner dans son sillage à cette époque un certain Manu Dibango.</p>



<p>Ce soir du 30&nbsp;juin, cette chanson va tout changer, tous les principaux acteurs de la Conférence sont cités dans «&nbsp;Indépendance Chacha&nbsp;». C’est le début du Libanga, une tradition qui consiste à citer les noms de personnalités dans les chansons et qui perdure toujours.&nbsp;D’ailleurs ça a commencé dès le titre «&nbsp;Table ronde&nbsp;», l’autre hymne des indépendances&nbsp;qui salue dans son texte les négociateurs belges. Dans ce moment décisif de l’histoire congolaise, loin de son allure romantique et de ses paroles langoureuses des débuts, la rumba apparaît définitivement comme une musique qui capable d’accompagner les mutations de la société congolaise. Et en dépit de toutes les turbulences, la guerre froide entre les États-Unis et la Russie, l’assassinat de Patrice Lumumba, l’arrivée au pouvoir de Mobutu, les métissages sonores autour de la rumba n’ont jamais cessé. En 1974, lors du célèbre combat de boxe organisé à Kinshasa entre George Forman et&nbsp;Mohamed Ali, des musiciens américains emmenés entre autres par James Brown ou la chanteuse Etta James n’hésitent pas à partager la scène avec les&nbsp;groupes phares du Congo dont Franco et l’OK Jazz ou encore Zaïko Langa Langa. Tout cela a été rendu possible grâce à la vision de Grand Kallé qui a formé pléthore d’artistes pour prendre la relève et faire rayonner pour toujours la rumba. Franco, Sam Mangwana, Papa Wemba, Koffi Olomidé et le Quartier Latin international, Werrason, Fally Ipupa, Ferré Gola, Héritier Watanabe&nbsp;etc.Sans oublier que la rumba se conjugue aussi au féminin avec de grandes artistes&nbsp;comme Mbilia Belle, M’Pongo Love, Abeti Masikini, Cindy Le Coeur et bien d’autres. Chaque génération apportant sa touche personnelle&nbsp;: nouveaux instruments, nouveaux pas de danses, nouveaux rythmes ou noms, comme le Tshatsho qui caractérise la rumba de Koffi Olomidé, la Tokoss celle d’Ipupa.&nbsp;En somme, la rumba moderne transcende les générations depuis près de cent ans et s’impose comme un patrimoine culturel pour le monde.</p>



<h4>Un long chemin vers la reconnaissance de l’Unesco</h4>



<p>«&nbsp;Ce joyau culturel propre aux deux Congos est reconnu pour sa valeur universelle&nbsp;», s’est félicité sur Twitter, le président de République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, en accueillant cette inscription «&nbsp;avec joie et fierté&nbsp;». «&nbsp;La rumba, c’est notre identité&nbsp;! Sa reconnaissance internationale est une fierté et une richesse&nbsp;», a également commenté à Kinshasa Catherine Furaha, ministre de la Culture, des Arts et du Patrimoine&nbsp;». «&nbsp;Un événement à célébrer&nbsp;» par les deux Congos, a appuyé son collègue ministre de la Communication, Patrick Muyaya.&nbsp;Tous deux animaient dès jeudi dernier une conférence de presse consacrée à cette inscription, commentée avec quelques jours d’avance. «&nbsp;Il est de notre devoir à tous de promouvoir la rumba&nbsp;», estimait l’un. «&nbsp;C’est une valeur, une civilisation, une science, elle doit s’apprendre&nbsp;», considérait l’autre, en lançant un appel aux «&nbsp;opérateurs économiques&nbsp;» pour une école, une salle…</p>



<p>«&nbsp;Rien de plus normal que le combat des Congolais aboutisse à cette reconnaissance universelle. Sentiments de réhabilitation et de reconnaissance pour cette belle musique dont le tempo est puisé dans les tripes des Congolais&nbsp;», a déclaré à l’<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afp">AFP</a>&nbsp;à Kinshasa Zacharie Bababaswe, chroniqueur de musique. Cette inscription est «&nbsp;une reconnaissance, parce que la rumba est le trait d’union entre les deux rives du fleuve Congo&nbsp;», a dit à Brazzaville Jacques Iloki, vice-président de l’Association des peintres du Congo.</p>



<h4>De nouveaux talents</h4>



<p>La rumba a connu des hauts et des bas, ses stars font parfois polémique, voire scandale, ses réseaux de production et de distribution sont critiqués pour manquer de rigueur. Mais elle vit et se renouvelle, assure-t-on dans les deux capitales congolaises, où on compte sur cette inscription au patrimoine mondial pour lui donner une notoriété nouvelle, y compris auprès des Congolais eux-mêmes.</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Papa Wemba - Maria Valencia" width="800" height="600" src="https://www.youtube.com/embed/aBNwqZoV1kU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
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<p>Au paradis des ambianceurs des deux rives du fleuve Congo, on se réjoui : « Alléluia ! », « Enfin ! », « Une belle victoire ! » Les réseaux sociaux ont immédiatement débordé d’enthousiasme, saluant cette inscription comme une reconnaissance, mais aussi un défi à relever pour faire vivre et prospérer cette passion commune aux Congolais. Pour le chroniqueur Bababaswe, elle « stimulera à coup sûr de nouveaux talents, pourvu qu’on leur crée des cadres » pour exercer leur art.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La France finalise la restitution des 26 trésors du Bénin en présence des présidents Macron et Talon</title>
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				<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 13:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
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				<description><![CDATA[L’acte de transfert de propriété des 26 œuvres qui seront restituées par la France au Bénin est signé mardi 9 novembre à l’Élysée en présence des présidents Emmanuel Macron et Patrice Talon, clôturant un processus initié il y a quatre ans. Une fois le document signé, un avion-cargo part direction Cotonou où sont attendues, mercredi...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’acte de transfert de propriété des 26 œuvres qui seront restituées par la France au Bénin est signé mardi 9 novembre à l’Élysée en présence des présidents Emmanuel Macron et Patrice Talon, clôturant un processus initié il y a quatre ans. Une fois le document signé, un avion-cargo part direction Cotonou où sont attendues, mercredi 10 novembre, les pièces, dont trois grandes statues royales bocio, des trônes, des sièges et des autels portatifs.</strong></p>



<p>En novembre 2017, à Ouagadougou, le président français Emmanuel Macron s’engage à rendre possible dans un délai de cinq ans les restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain. Au mois de mars 2018, il pose alors les premiers jalons de cet acte de restitution lors de la réception à l’Élysée&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211022-restitution-d-%C5%93uvres-d-art-au-b%C3%A9nin-le-pr%C3%A9sident-talon-annonc%C3%A9-en-france-le-9-novembre">du président béninois</a></strong>&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;<em>Je souhaite que nous puissions&nbsp;travailler dès maintenant avec vous, cher président Talon, sur une plus grande circulation des œuvres entre nos deux pays</em>&nbsp;», dit alors Emmanuel Macron.</p>



<p>Sept mois plus tard, le 23 novembre 2018, l’Élysée annonce la restitution des 26 œuvres au Bénin&nbsp;: seront notamment rendues des pièces de l&rsquo;ancien royaume du Danhomè, pillées par le colonel Dodds lors du sac du palais d’Abomey en 1892. L’annonce est faite le jour où les universitaires Bénédicte Savoy et Felwine Sarr remettent le rapport qu’Emmanuel Macron leur a commandé sur le sujet.</p>



<p>Pour Felwine Sarr, l’annonce est un acte fondateur&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est vraiment un moment historique, parce que l’histoire est en train de se mettre en marche à présent. Et ce qui se joue est absolument fondamental, donc c’est symbolique, mais cela aura un impact dans les autres champs de la relation.</em>&nbsp;»</p>



<p>Le processus s’engage alors. Cotonou demande à la France de soutenir la construction à Abomey d’un musée susceptible d’accueillir les œuvres. Des missions de l’Agence française de développement et des ministères de la Culture et des Affaires étrangères se rendent sur place en 2019.</p>



<h4><strong>Paris vote une loi spécifique pour les restitutions</strong></h4>



<p>Pour permettre cette restitution, une loi spécifique est votée un an plus tard par le Parlement français, le 17 décembre 2020. Et même si les sénateurs, qui souhaitent mieux encadrer la politique de restitutions, ont refusé de voter le texte, le retour de ces 26 pièces au Bénin a fait consensus.</p>



<p>Le&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20211027-restitution-d-%C5%93uvres-au-b%C3%A9nin-%C3%A0-paris-une-c%C3%A9r%C3%A9monie-d-adieu-%C3%A0-forte-valeur-symbolique">processus aura finalement duré près de trois ans</a></strong>. Entre blocages, retards et autres, tout n’aura pas été si simple. Ce qui n’étonne guère l’historienne de l’art Bénédicte Savoy&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Tous les cas de restitution dans l’histoire ont montré que, quand des pays qui ont été dépossédés, se réapproprient leur patrimoine, dans un premier temps, ils ne savent pas exactement comment le gérer. Et c’est normal,&nbsp;on sait gérer un patrimoine quand on l’a.</p></blockquote>



<h4><strong>Pour Cotonou, le début d&rsquo;autres processus</strong></h4>



<p>La France a justement souhaité aider les autorités béninoises à mettre en valeur les pièces restituées. L’Agence française de développement a ainsi effectué un prêt de 25 millions d’euros pour la construction du musée et la rénovation des palais d’Abomey. À cela s’est ajouté un don de 10 millions pour l’accompagnement technique et la formation, des actions de sensibilisation et de formation seront également entreprises.</p>



<p>Soit une coopération muséale dont s’est récemment félicité Aurélien Agbénonci, le ministre béninois des Affaires étrangères&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est ici le lieu de saluer l’esprit de compréhension mutuelle et le dialogue constructif qui ont prévalu entre les administrations béninoises et françaises, concernées tout au long de ce processus, et qui ont permis, face aux obstacles et polémique de tout ordre, d’accroître le champ de nos convergences plutôt que celui d’une inévitable divergence.</em>&nbsp;»</p>



<p>Pour les autorités béninoises, ces retours ne marquent pas pour autant la fin d’un processus, mais&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211009-b%C3%A9nin-cotonou-se-r%C3%A9jouit-de-la-restitution-imminente-de-26-%C5%93uvres-d-art">le début d’une nouvelle histoire</a></strong>&nbsp;qui doit se concrétiser à terme par d’autres restitutions.</p>



<p>José Pliya, chargé de mission patrimoine et tourisme à la présidence béninoise, explique : «&nbsp;<em>Nous poursuivons l’effort pour que, au-delà du&nbsp;premier effort de 26 pièces, celles qui ont été pillées par d’autres militaires et celles prises par des administrateurs coloniaux fassent également l’objet de discussions et qu’elles entrent dans le projet de restitution. Nous insistons toujours sur cette idée de restitution, circulation, et la statue du dieu Gou reste réellement une quête majeure sur laquelle nous continuons de travailler.</em>&nbsp;»</p>



<p>En attendant d’autres retours, les 26 œuvres du trésor royal d’Abomey vont, elles, retrouver leur pays d’origine mercredi 10 novembre. Une cérémonie est prévue pour fêter leur arrivée sur le sol béninois.</p>



<h4><strong>Des précautions particulières pour&nbsp;chaque œuvre</strong></h4>



<p>Alain Godonou, directeur du programme musée à l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (ANPT) au Bénin, explique les précautions prises pour recevoir les pièces. Il va jouer un rôle central dans le suivi de ces œuvres, notamment en faisant le constat de leur état.</p>



<p>Alain Godonou, directeur du programme musée à l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (ANPT) au Bénin, explique les précautions prises pour recevoir les pièces.</p>



<p>Après une période d’acclimatation, elles seront exposées au palais de la présidence. Mais elles ne rejoindront leur écrin –&nbsp;le musée de l&rsquo;épopée des Amazones et des rois du Danhomè –&nbsp;que d’ici trois ans environ. Elles seront, avant cela, exposées au fort portugais de Ouidah.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>Les Béninois partagés</h4>



<p>Selon Calixte Biah, conservateur du musée d&rsquo;Histoire de Ouidah, les précautions prises pour chaque œuvre prennent en compte les spécificités de chacune d’entre elles. «&nbsp;<em>Il n’y a pas une œuvre qui prend le dessus sur l’autre</em>&nbsp;», dit-il en démontant les œuvres à Paris.</p>



<p>Calixte Biah, conservateur du Musée d&rsquo;Histoire de Ouidah, explique que chaque pièce est considérée comme importante</p>



<p>En attendant leur arrivée, les Béninois se disent d’ores et déjà très partagés au sujet de ces restitutions. Beaucoup&nbsp;accusent la France de ne restituer qu’une partie des œuvres, mais d’autres se réjouissent.</p>



<p>Face au retour de 26 pièces depuis la France, des Béninois partagés entre méfiance et joie</p>
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		<title>Prix Goncourt 2021 : Mohamed Mbougar Sarr, la littérature et la vie</title>
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				<pubDate>Wed, 03 Nov 2021 19:31:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>
		<category><![CDATA[Prix Goncourt]]></category>

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				<description><![CDATA[Consacré en cette rentrée littéraire, cent ans après le prix Goncourt de René Maran, « La plus secrète mémoire des hommes », le nouveau roman de l’auteur sénégalais, est un superbe éloge de l’existence. Il y a une douce ironie dans le sacre littéraire et médiatique du jeune sénégalais Mohamed Mbougar Sarr (31 ans) qui...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Consacré en cette rentrée littéraire, cent ans après le prix Goncourt de René Maran, « La plus secrète mémoire des hommes », le nouveau roman de l’auteur sénégalais, est un superbe éloge de l’existence.</strong></p>



<p>Il y a une douce ironie dans le sacre littéraire et médiatique du jeune sénégalais Mohamed Mbougar Sarr (31 ans) qui vient de remporter le prix Goncourt 2021, la plus prestigieuse récompense littéraire française. Son nouvel opus est en effet tout entier construit autour d’une tragique histoire restée dans les annales : la fascinante trajectoire de l’écrivain malien Yambo Ouologuem, prix Renaudot en 1968 pour&nbsp;<em>Le Devoir de violence</em>, avant que des accusations de plagiat ne viennent entraver une carrière extrêmement prometteuse dans le monde des lettres et ne le poussent à s’effacer de la scène jusqu’à sa mort, le 14 octobre 2017, à Sévaré.</p>



<h4>Roman policier</h4>



<p>Après trois romans remarqués – <em>Terre ceinte</em>, <em>Le Silence du chœur</em> et <em>De purs hommes</em> –, Mbougar Sarr a imposé son tempo à la rentrée littéraire française avec <em>La Plus Secrète Mémoire des hommes</em>, roman « total » dédié à Yambo Ouologuem et placé sous les mânes du poète chilien Roberto Bolaño. « Bolaño a eu une influence majeure, capitale pour l’écriture de ce texte, confie le jeune auteur sénégalais, lecteur précis et compulsif. Il m’a permis de mêler les genres, de jouer avec, en suivant un principe ludique d’hybridation et de fragmentation de la linéarité. Il a ouvert un champ d’expérimentation en phase avec le réel que nous vivons, de plus en plus chaotique, troublant, qui correspond à notre façon de naviguer à travers le temps et que l’on parvient pourtant, étonnamment, à digérer. »</p>



<p><em>La Plus Secrète Mémoire des hommes</em>&nbsp;suit une trame de roman policier&nbsp;: bouleversé par la lecture du&nbsp;<em>Labyrinthe de l’inhumain</em>, texte devenu introuvable d’un mystérieux T.C. Elimane, l’apprenti écrivain Diégane Latyr Faye se lance dans une longue enquête visant à découvrir qui fut ce sulfureux auteur trop tôt disparu. Cette quête impossible conduit le romancier en devenir au cœur même du labyrinthe de la création, là où s’entremêlent tous les genres ; roman initiatique, récit érotique, histoire d’amour, essai philosophique, compte rendu journalistique, poésie, biographie, témoignage, satire, pamphlet politique…</p>



<p>«&nbsp;Au fond, qui était Elimane ? écrit Mbougar Sarr. Le produit le plus tragique et le plus abouti de la colonisation […] Elimane voulait devenir blanc et on lui a rappelé que non seulement il ne l’était pas, mais qu’il ne le deviendrait encore jamais malgré tout son talent. Il a donné tous les gages culturels de la blanchité ; on ne l’en a que mieux renvoyé à sa négreur. Il maîtrisait peut-être l’Europe mieux que les Européens. Et où a-t-il fini ? Dans l’anonymat, la disparition, l’effacement. Tu le sais : la colonisation sème chez les colonisés la désolation, la mort, le chaos. Mais elle sème aussi en eux – et c’est ça sa réussite la plus diabolique – le désir de devenir ce qui les détruit.&nbsp;» On ne saurait mieux condenser, en quelques lignes, le drame de Yambo Ouologuem.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL SÉDUIT PAR SON EMPATHIE, SON HUMOUR, SA TENDRESSE, SA CRUAUTÉ PARFOIS, ENVERS SES PERSONNAGES</p></blockquote>



<p>Mais&nbsp;<em>La Plus Secrète Mémoire des hommes</em>&nbsp;est aussi un long voyage à travers le temps et l’espace qui permet à Mbougar Sarr d’évoquer plusieurs générations d’auteurs issus de différents continents : la sienne, celle d’aujourd’hui, mais aussi celle des premiers auteurs francophones venus d’Afrique (ou des Antilles), les René Maran, Léopold Sédar Senghor et autres, ou de leurs successeurs plus ou moins critiques à l’égard du mouvement de la négritude. Et de remonter encore à d’autres formes de récits, ces mythes, ces secrets, ces non-dits, ces silences propres à toutes les familles. Avec aisance, et surtout avec grâce, Sarr navigue entre les grands textes de la littérature occidentale et les mondes souvent jugés irrationnels des «&nbsp;légendes&nbsp;» africaines. Sans forcer le trait, sans jouer le jeu d’un exotisme racoleur.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2021/09/14/ljad20210914-cm-litterature-mbougarsarr-photo2-scaled.jpg" alt="« La plus secrète mémoire des hommes », de Mohamed Mbougar Sarr, Philippe Rey, 466 pages, 22 euros"/><figcaption>«&nbsp;La plus secrète mémoire des hommes&nbsp;», de Mohamed Mbougar Sarr, Philippe Rey, 466 pages, 22 euros © Editions Philippe Rey</figcaption></figure>



<p>Au bout du compte, T.C. Elimane, qui partage bien des points communs avec Yambo Ouologuem – avoir été au centre de vastes polémiques littéraires ou raciales, avoir intensément fréquenté des cercles libertins – ne se laisse pas saisir, il n’est plus qu’un puzzle de souvenirs épars, présence métaphysique tantôt envahissante tantôt évanescente.</p>



<h4>Où se trouve cette vie ?</h4>



<p>Humain, trop humain ? Pris dans les rets de ses multiples histoires qui se croisent et s’entrecroisent, Mbougar Sarr pourrait perdre son lecteur dans un roman à clef : ce n’est pas le cas. Certains ne reconnaîtront pas Ken Bugul en Marième Siga D., «&nbsp;une écrivaine sénégalaise d’une soixantaine d’années, que le scandale de chacun de ses livres avait transformée en pythonesse malfaisante, en goule, ou carrément en succube&nbsp;» qui «&nbsp;sauvait la récente production littéraire sénégalaise de l’embaumement pestilentiel des clichés et des phrases exsangues, dévitalisées comme de vieilles dents pourries&nbsp;». Certains ne se rueront pas, après avoir fini le roman, sur&nbsp;<em>Le devoir de violence</em>, le livre qui causa la gloire et la perte de Yambo Ouologuem, réédité en 2018 par les éditions du Seuil.</p>



<p>Rares sont ceux, enfin, qui iront se renseigner sur le Chilien Roberto Bolaño, auteur d’un roman total intitulé <em>2666</em>, alors qu’il se savait condamné. En réalité, peu importe que l’on saisisse ou pas les références disséminées ça et là. Malgré sa phénoménale érudition, Mohamed Mbougar Sarr séduit par son empathie, son humour, sa tendresse, sa cruauté parfois, envers des personnages auxquels il accorde le droit et la liberté d’exister par eux-mêmes. Son rapport au lecteur relève de la même attitude. Il l’entraîne, le charme, le maltraite parfois, le trompe un peu, joue avec ses nerfs et sa culture, mais ne l’enferme jamais, ne le méprise jamais. Son livre aurait pu s’appeler <em>Le Labyrinthe de l’humain</em>, tant il propose de rencontres, sans jamais perdre le fil de l’essentiel, la vie. Et c’est là la question cruciale que pose <em>La Plus Secrète Mémoire des hommes</em> : où se trouve cette vie ? Entre les mots ou dans les palpitations de la chair ?</p>



<p>«&nbsp;Ma vie, comme toute vie, ressemblait à une série d’équations, écrit Diégane Latyr Faye dans le roman. Une fois leur degré révélé, leurs termes inscrits, leurs inconnues établies et posée leur complexité, que restait-il ? La littérature ; il ne restait jamais que la littérature ; l’indécente littérature, comme réponse, comme problème, comme foi, comme honte, comme orgueil, comme vie.&nbsp;»</p>



<p>Alors oui, il serait possible de décortiquer ce roman, de chercher qui se cache derrière tel ou tel personnage comme Yambo Ouologuem semble se cacher derrière T.C. Elimane. Possible, mais à quoi bon ? Le sel de ce texte, qui n’a pas fini de faire grand bruit, repose plus que dans sa remarquable virtuosité, dans son enthousiasmante vitalité.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Fespaco 2021: mettre en avant les nouvelles générations</title>
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				<pubDate>Sun, 17 Oct 2021 19:59:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) est bel et bien lancé. Malgré la pandémie et malgré la crise sécuritaire qui touche le Burkina Faso, le festival du cinéma africain a démarré samedi 16 octobre en fin d’après-midi, avec la traditionnelle cérémonie d’ouverture au Palais des sports. La compétition officielle, les...]]></description>
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<p><strong>Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) est bel et bien lancé. Malgré la pandémie et malgré la crise sécuritaire qui touche le Burkina Faso, le festival du cinéma africain a démarré samedi 16 octobre en fin d’après-midi, avec la traditionnelle cérémonie d’ouverture au Palais des sports. La compétition officielle, les diffusions des films, documentaires et séries ont débuté ce dimanche 17 octobre, mais la cérémonie de lancement a clairement marqué les esprits.</strong></p>



<p>Lutter, créer, s’appuyer sur l’héritage de Sankara. L’ambition de cette 27e édition du Fespaco&nbsp;est de mettre en avant les nouvelles générations.</p>



<p>Présent, le chef de l’État&nbsp;Roch Marc Christian Kaboré&nbsp;s’est interrogé sur les difficultés dans le secteur du cinéma&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;<em>Quelles sont les contraintes, les perspectives du cinéma africain&nbsp;? Il faudra que l’ensemble des acteurs de ce monde se penchent dessus pour que nous puissions lever tous les verrous qui empêchent le cinéma africain de prospérer.</em>&nbsp;»</p>



<h4><em>«</em>&nbsp;<em>On a tous besoin de la même chose</em>&nbsp;<em>: l’espoir</em>&nbsp;»&nbsp;</h4>



<p>Avec près de 40 danseurs et une superbe chorégraphie, le tout appuyé par des artistes réputés comme le Sénégalais Baaba Maal, Serge Aimé Coulibaly a a réussi son pari&nbsp;: redorer le blason du Fespaco, prouver que le Faso est bel et bien là.&nbsp;«&nbsp;<em>On doit réunir toutes ses forces pour pouvoir montrer au monde qu’on reste debout,&nbsp;</em>explique-t-il,<em>&nbsp;qu’on est là sur nos jambes et qu’on est prêt à avancer malgré l’adversité. On a tous besoin de la même chose</em>&nbsp;<em>: l’espoir.</em>&nbsp;»&nbsp;</p>



<p>Une posture revendiquée également par les responsables du Fespaco. « <em>Le septième art, faut-il le rappeler, peut valablement défendre la paix en fléchissant toutes les formes d’intégrisme et d’extrémisme pour les militants en prison et défendre la solidarité entre nos peuples,</em> souligne Salifo Taida, qui préside le comité d’organisation. <em>Vive le cinéma africain ! Vive le Fespaco !</em> »</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Mur du patrimoine, une nouvelle perle culturelle au Bénin</title>
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				<pubDate>Sat, 07 Aug 2021 18:11:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Erigé à Cotonou, il s&#8217;agit du mur graffé le plus long d’Afrique, et le troisième au monde après ceux de Dubaï et du Brésil. Coloré des œuvres d’une quarantaine d’artistes graffeurs originaires du Bénin et d&#8217;autres pays du continent, le Mur du patrimoine est&#160;la révélation du talent artistique des jeunes Béninois. Assis sur le terre-plein...]]></description>
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<p><strong>Erigé à Cotonou, il s&rsquo;agit du mur graffé le plus long d’Afrique, et le troisième au monde après ceux de Dubaï et du Brésil.</strong></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/benin-cotonou-mur-du-patrimoine-culture/a-58787827#"><img src="https://static.dw.com/image/58790821_303.jpg" alt="Le Mur du patrimoine à Cotonou"/></a></figure>



<p>Coloré des œuvres d’une quarantaine d’artistes graffeurs originaires du Bénin et d&rsquo;autres pays du continent, le Mur du patrimoine est&nbsp;la révélation du talent artistique des jeunes Béninois.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/benin-cotonou-mur-du-patrimoine-culture/a-58787827#"><img src="https://static.dw.com/image/58790811_401.jpg" alt="Le Mur du patrimoine à Cotonou est l'un des plus longs murs de graffitis au monde."/></a><figcaption>Le Mur du patrimoine à Cotonou est l&rsquo;un des plus longs murs de graffitis au monde.</figcaption></figure>



<p>Assis sur le terre-plein central de la voie entre le carrefour Zongo et le pont Konrad Adenauer, dans le 5e arrondissement de Cotonou, nous rencontrons une dizaine de jeunes graffeurs. Ils contemplent des fresques qu&rsquo;ils ont réalisées eux-mêmes quelques mois plus tôt sur le mur d&rsquo;en-face dans le cadre du festival&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/EffetGraff/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Effet Graff</a>&nbsp;lancé en 2013 par l&rsquo;association Assart.</p>



<p>Le mur en question est en fait la clôture de la défunte Organisation commune Bénin-Niger des transports ferroviaires (OCBN), un espace de 2.000 mètres carrés de surface étendu sur une longueur de 940 mètres et sert désormais de support pour créer un  »musée à ciel ouvert ».</p>



<h4>Véhiculer un message</h4>



<p><em>« Chaque année, on choisit un thème sur lequel les artistes exposent leur art</em>, explique Jacques-Hermos Gbenahoun, le directeur du festival Effet Graff.&nbsp;<em>Et cette année, c&rsquo;était &lsquo;Bénin : patrimoines et potentiels&rsquo;. L&rsquo;objectif était de relater l&rsquo;histoire des peuples du Bénin à travers ce mur&#8230; Quand on l&rsquo;a eu (le mur), on s&rsquo;est dit qu&rsquo;avec ce mur on peut transmettre un message, on peut faire quelque chose, on peut arriver à impacter sur la population, on peut arriver avoir un impact sur le monde. »</em></p>



<p>C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;a pris corps le Mur du patrimoine. Ce projet de l&rsquo;association Assart cadre ainsi bien avec l&rsquo;ambition du gouvernement béninois de développer et promouvoir le tourisme sous toutes ses formes.</p>



<p>Lionel Atèrè, alias Lionel Davenci, se dit heureux d&rsquo;y avoir contribué. Il a choisi, lui, de valoriser la faune et la flore.<em>&nbsp;« J&rsquo;ai voulu parler des animaux qu&rsquo;on peut voir dans le parc de la Pendjari et par la même occasion parler de la protection des espèces animales, des espèces naturelles »</em>, explique-t-il.&nbsp;<em>« La girafe par exemple est en voie de disparition en Afrique de l&rsquo;Ouest donc c&rsquo;est aussi un appel à la protection de l&rsquo;espèce animale. J&rsquo;ai aussi travaillé sur le singe au ventre rouge qui est un singe assez particulier qu&rsquo;on ne trouve qu&rsquo;au Bénin. »</em></p>



<p>Dans ce musée pas comme les autres sont développées de nombreuses autres thématiques telles que la politique, la religion, les panégyriques, la vie des amazones, ou encore la gastronomie, le domaine de prédilection de Jean-Paul Freddy, alias Dr JPEG.</p>



<p>Il a voulu&nbsp;<em>« montrer la valeur de la nourriture du centre Bénin qui est le Man-tindjan accompagné par le Lio. Ensuite j&rsquo;ai fait un Ayato, qui est un panégyrique des vrais bâtisseurs du Bénin, du Dahomey. En tant qu’Ayato moi-même, je l&rsquo;ai écrit pour immortaliser mes ancêtres forgerons. »</em></p>



<h4>Réhabilitation de l&rsquo;image du quartier</h4>



<p>Maurice Morel Aguiar, alias Momo, se dit fier d&rsquo;avoir lui-aussi laissé sa marque sur le mur graffé le plus long d’Afrique.&nbsp;<em>« Je peux passer dans dix ans ou dans vingt ans et dire&nbsp;que j&rsquo;ai travaillé ici. C&rsquo;est la culture, c&rsquo;est mon pays. Là, j&rsquo;ai représenté un géant avec trois citoyens derrière son tee-shirt qui tiennent la jarre trouée. Cela exprime la liberté et l&rsquo;union qui fait la force. »</em></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/benin-cotonou-mur-du-patrimoine-culture/a-58787827#"><img src="https://static.dw.com/image/58790801_401.jpg" alt="Le Mur du patrimoine fait aussi renaître tout un quartier "/></a><figcaption>Le Mur du patrimoine fait aussi renaître tout un quartier</figcaption></figure>



<p>Le Mur du patrimoine, où sont également immortalisées de grandes figures de la musique du pays, a aussi reçu une touche féminine grâce à Evelyne Mauricette Adjadjihouè, l&rsquo;une des rares femmes graffeuses du groupe.</p>



<p>Pour elle,&nbsp;<em>« cela compte beaucoup parce qu&rsquo;il n&rsquo;y a pratiquement pas de femmes dans ce domaine et nous voir au mur, donner de notre savoir-faire, de notre talent, c&rsquo;est beaucoup pour nous, ça nous permet d&rsquo;attirer les autres femmes, de leur permettre de se joindre à nous pour vivre ce que nous savons faire. »</em></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/benin-cotonou-mur-du-patrimoine-culture/a-58787827#"><img src="https://static.dw.com/image/58790861_401.jpg" alt="Le Mur du patrimoine permet de représenter la diversité culturelle du pays"/></a><figcaption>Le Mur du patrimoine permet de représenter la diversité culturelle du pays</figcaption></figure>



<p>Grâce aux artistes graffeurs, cette zone considérée jadis comme l&rsquo;une des plus délabrées voire dangereuses de Cotonou aura reçu un important coup de lumière et de couleurs artistiques.</p>



<p>Et ce tronçon est devenu l&rsquo;un des plus fréquentés de Cotonou. On n&rsquo;y passe pas sans découvrir un petit pan de l&rsquo;histoire du Bénin.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sommet de l&#8217;Union africaine : quel sujet laisser de côté ?</title>
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				<pubDate>Fri, 05 Feb 2021 19:27:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La culture, les arts et le patrimoine sont au centre de ce sommet de l&#8217;Union africaine. Or les urgences bousculent l&#8217;agenda des Etats : la Covid-19 et les conflits armés. Le 34e sommet des chefs d&#8217;Etat de l&#8217;Union africaine s&#8217;ouvre ce samedi (06.02.2021). La réunion annuelle de deux jours se tient à distance en raison...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/union-africaine-2.jpg" alt="" class="wp-image-15301" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/union-africaine-2.jpg 640w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/union-africaine-2-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>union africaine</figcaption></figure>



<p><strong>La culture, les arts et le patrimoine sont au centre de ce sommet de l&rsquo;Union africaine. Or les urgences bousculent l&rsquo;agenda des Etats : la Covid-19 et les conflits armés.</strong></p>



<p>Le 34e sommet des chefs d&rsquo;Etat de l&rsquo;Union africaine s&rsquo;ouvre ce samedi (06.02.2021). La réunion annuelle de deux jours se tient à distance en raison de&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/covid-19-bient%C3%B4t-des-vaccins-en-afrique/a-56175772" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la pandémie de coronavirus</a>. Le continent recense environ&nbsp;3.627.000 cas positifs selon des chiffres publiés par le Centre de contrôle des maladies (CDC).</p>



<p>Cette crise sanitaire s&rsquo;ajoute aux&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/lafrique-plus-touch%C3%A9e-par-la-guerre-en-2020/a-56002210" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conflits qui se poursuivent sur le continent</a>. L&rsquo;Ethiopie, pays où se trouve le siège de l&rsquo;Union africaine, connait pour sa part un&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/ethiopie-la-r%C3%A9gion-du-tigr%C3%A9-face-au-risque-de-gu%C3%A9rillas/a-55801229" target="_blank" rel="noreferrer noopener">conflit armé dans la province du Tigré</a>. Pourtant, les dirigeants africains se sont fixés comme objectif de discuter lors de ce sommet des arts, de la culture et du patrimoine comme « leviers pour construire l&rsquo;Afrique que nos ambitions », lit-on sur le site de l&rsquo;organisation panafricaine.</p>



<h4>Des sujets plus convainquants</h4>



<p>Il est important de discuter des arts, la culture et du patrimoine, estime Koffi Kouakou. Même si ce chercheur à l&rsquo;Université de Johannesburg soutient qu&rsquo;il y a d&rsquo;autres urgences.&nbsp;<em>« Des sujets tels que la&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/lunion-africaine-adopte-des-r%C3%A9formes-internes/a-46351170" target="_blank" rel="noreferrer noopener">réforme des organes de l&rsquo;Union africaine</a>, la riposte de l&rsquo;Afrique face à la pandémie de coronavirus et le choix de dirigeants capables de développer le continent sont autant d&rsquo;urgences »</em>, estime le spécialiste des questions africaines. Koffi Kouakou s&rsquo;estime&nbsp;<em>« peu convaincu »</em>&nbsp;par le thème fixé pour ce 34ème sommet annuel de l&rsquo;Union africaine.</p>



<p>Lors de ce sommet, les dirigeants africains devraient élire le président de la Commission de l&rsquo;Union africaine.</p>



<p>L&rsquo;actuel président, Moussa Faki Mahamat, est seul candidat en lice. Mais il devra réunir les 2/3 de suffrages. Par ailleurs, le Nigérian Bankole Adeoye est perçu comme le favori pour prendre la tête de la super commission regroupant les Affaires politiques et le département Paix et sécurité de l&rsquo;Union africaine.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L’Unesco met en garde contre un nouveau système d’arnaque aux œuvres d’art africaines</title>
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				<pubDate>Wed, 01 Jul 2020 14:45:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Une nouvelle forme d’arnaque concernant des œuvres d’art africaines est dénoncée par l’Unesco qui appelle à la vigilance après plusieurs signalements. Les fraudeurs se servent du nom de l’Unesco pour convaincre de l’authenticité des œuvres proposées à la vente. La fraude dure depuis deux ans et a fait une vingtaine de victimes, en majorité françaises...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement.png" alt="" class="wp-image-17792" width="325" height="325" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement.png 225w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/téléchargement-150x150.png 150w" sizes="(max-width: 325px) 100vw, 325px" /></figure>



<p><br><strong>Une nouvelle forme d’arnaque concernant des œuvres d’art africaines est dénoncée par l’Unesco qui appelle à la vigilance après plusieurs signalements. Les fraudeurs se servent du nom de l’Unesco pour convaincre de l’authenticité des œuvres proposées à la vente. La fraude dure depuis deux ans et a fait une vingtaine de victimes, en majorité françaises ayant des liens avec l’Afrique. Les fraudeurs ont empoché plus d’un million d’euros. L’Unesco met en garde contre ce nouveau système d’escroquerie.</strong></p>



<p>L’imaginaire est la matière première sur laquelle s’appuie cette escroquerie. Pour Cédric Bourgeois, chef des enquêtes à l&rsquo;Unesco, le mode opérationnel est toujours le même. A chaque fois la cible est contactée sur les réseaux sociaux, on lui propose des objets d’art africains, souvent des statuettes. Pour gagner sa confiance, on donne assez souvent le nom du chef d’un village au Cameroun ou au Mali.</p>



<p>De fausses photos sont ensuite envoyées accompagnées d’un certificat d’authenticité falsifié qui arbore le nom et le logo ou le cachet de l’Unesco : d’une part pour avoir la confiance de la cible, de l’autre pour lui indiquer que les pièces culturelles désignées sont transportables. Les fraudeurs usurpent parfois l’identité de vrais fonctionnaires de l’institution en Afrique, ça a été le cas au Cameroun.</p>



<p>Quant au scénario, il varie légèrement selon ce que la victime veut entendre. C’est une fois l’argent envoyé que les acheteurs découvrent l’arnaque. Non seulement&nbsp;ils ne reçoivent rien, mais les pièces évoquées n’ont aucune valeur réelle et se vendent pour quelques euros seulement.</p>



<p>Le montant du préjudice est estimé à plus d’un million d’euros, mais ce n’est que la partie visible de cette arnaque, car les victimes ne parlent pas tous, affirme l’Unesco. Cette escroquerie est en pleine expansion et puisqu’elle marche, elle attire de plus en plus de fraudeurs.</p>



<p>Le sous-directeur général de l&rsquo;Unesco pour la Culture, Ernesto Ottone Ramirez, rappelle à l’occasion que le trafic illicite des biens culturels est «&nbsp;<em>un fléau mondial lucratif lié aux autres filières de crimes organisés y compris le financement du terrorisme</em>&nbsp;». L’Unesco appelle toutes les personnes sollicitées par ce type d’offres à y prêter la plus grande attention et à se signaler auprès des autorités judiciaires compétentes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Par le passé, c’était le plus souvent des faux programmes de bourse ou de recrutement qui nous étaient signalés mais depuis deux ans, et avec une accélération récente, ce sont des arnaques aux œuvres d’art africaines qui semblent prospérer</p></blockquote>



<p><strong>Source: Rfi Afrique / Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Au Sénégal, les îles du cannabis</title>
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				<pubDate>Thu, 09 Jan 2020 09:27:54 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cannabis.jpg" alt="" class="wp-image-13026" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cannabis.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/cannabis-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<p><strong>La culture du chanvre, pourtant prohibée dans le pays, constitue la principale ressource de certains villages reculés de Casamance.</strong></p>



<p>Au&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/senegal/">Sénégal</a>, la plupart des paysans vivent de l’arachide ou des cultures maraîchères. Mais ici, à l’abri d’innombrables bras d’eau et d’une végétation dense, l’odeur âcre ne trompe pas&nbsp;: c’est bien le cannabis qui constitue la principale ressource. Les villages perdus de ce coin reculé du pays, à l’embouchure du fleuve Casamance, ne sont accessibles qu’en se faufilant en pirogue entre les Karones, un patchwork d’îles aux berges recouvertes de mangroves, où se nichent caïmans et oiseaux rares.</p>



<p>Sur l’une de ces îles, au bout d’une piste sablonneuse, les femmes du village de Kouba s’affairent au coin des maisons en terre. Aux yeux de tous, elles séparent les graines des tiges de chanvre et les font sécher sur les toits en tôle. Les Karoninka vivent de cette culture pourtant strictement prohibée au Sénégal, où elle est passible de dix ans de prison.</p>



<p><em>«&nbsp;Tous ces champs sont réservés au chanvre&nbsp;»</em>, dit sans détour Gaston Diaba, le maçon du village, en désignant une vaste zone avec des parcelles clôturées en bordure des habitations, à côté des rizières.&nbsp;<em>«&nbsp;Si tu ne cultives pas&nbsp;</em>[le chanvre],<em>&nbsp;tu ne peux pas t’en sortir&nbsp;»</em>, soutient son jeune frère Philippe, de retour dans les rues ensablées de sa bourgade d’origine pour quelques jours de vacances&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Il n’y a pas de route pour partir vendre les légumes en ville, alors on ne les cultive que pour se nourrir.&nbsp;»</em></p>



<h4>Les acheteurs viennent en pirogue</h4>



<p>De toute manière, le kilo d’oignons se vend à peine 500&nbsp;francs CFA (0,70&nbsp;euro), contre 15&nbsp;000&nbsp;à 30&nbsp;000&nbsp;francs CFA (entre 23 et 45&nbsp;euros) pour la plante psychotrope, dont les revenus ont inondé les îles à partir des années 1970. Et pour les cultivateurs, pas besoin de s’inquiéter de la livraison. Les acheteurs viennent s’approvisionner en pirogue. La marchandise produite ici contribue à alimenter le marché sénégalais.</p>



<p>Un voisin entrepose dans son garage plusieurs centaines de kilos d’herbe brunâtre, empaquetée dans des ballots. <em>« Ça vaut des millions de francs »</em>, observe Philippe Diaba, mal à l’aise face à tant de marchandise. Le cannabis finance les études des jeunes ou la recherche d’un travail en dehors de la région. Lui dit se tenir à l’écart d’un commerce qui peut attirer <em>« beaucoup d’ennuis »</em>.</p>



<p>La géographie singulière, sinon marginale, de la Casamance, pas étrangère au conflit mené à partir du début des années 1980 par les séparatistes contre le pouvoir central sénégalais, est propice au trafic. Il faut, pour s’y rendre à partir de Dakar, traverser ou contourner un autre Etat, la Gambie. Et le trajet dans le labyrinthe de l’estuaire est encore long jusqu’aux îles Karones. La persistance à feu doux du conflit casamançais fournit un surcroît de couverture.</p>



<p>La consommation de cannabis au Sénégal demeure une préoccupation pour les autorités, selon Matar Diop, contrôleur général de la police et membre du comité interministériel de lutte contre la drogue.&nbsp;<em>«&nbsp;Et la Casamance n’est pas une zone de non-droit. Les cultures illicites de cannabis qui y sont découvertes font l’objet de destruction par les forces de défense et de sécurité&nbsp;»</em>, rapporte-t-il.</p>



<h4>Des plages paradisiaques</h4>



<p>Cheikh Touré, coordonnateur régional de l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), vante le Sénégal comme l’un des bons élèves de la lutte contre les stupéfiants en Afrique de l’Ouest. Il invoque l’adoption par ce pays d’un plan stratégique de lutte jusqu’en 2020. En 2017, les autorités sénégalaises ont saisi 12,8 tonnes de cannabis ou de résine, selon l’ONUDC. Dakar a signé en 2018 un accord avec la Gambie pour renforcer les contrôles sur leur frontière commune. <em>« Les actions de répression de ces dernières années envoient un message fort aux réseaux et aux producteurs »</em>, salue Cheikh Touré</p>



<p>A Kouba, les villageois disent ne pas avoir vu de policier depuis belle lurette. Victor Diatta, sociologue et maire de Kafountine, la localité dont relève Kouba, aimerait voir émerger d’autres activités. Les plages paradisiaques voisines pourraient séduire beaucoup plus de touristes, estime-t-il, y compris à l’étranger. Mais pour le tourisme comme pour l’industrie de la pêche, il faut des investissements. Pour l’heure, ce sont principalement des Sénégalais et des Bissau-Guinéens qui viennent, pour le cannabis.&nbsp;<em>«&nbsp;L’attrait de l’argent facile&nbsp;</em></p>



<p><strong>Source:Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>L’édition jeunesse africaine, plus dynamique que jamais mais encore trop peu visible</title>
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				<pubDate>Fri, 29 Nov 2019 19:09:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[En vingt ans, le secteur s’est structuré économiquement et a développé une offre éditoriale riche, créative et locale. A Montreuil, ces jours-ci, l’Afrique est partout et nulle part en même temps. Ses animaux, ses paysages, son histoire, ses personnages hauts en couleur, ses musiques et ses contes s’exposent sur tous les étals du Salon du...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/b4585ff_FU5sgvKZNzQ_Nv9RU4D6bkQc.jpg" alt="" class="wp-image-11810" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/b4585ff_FU5sgvKZNzQ_Nv9RU4D6bkQc.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/b4585ff_FU5sgvKZNzQ_Nv9RU4D6bkQc-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>People attend the 11th Abidjan Book Fair on May 19, 2019 at the Palais de la Culture in Abidjan. (Photo by ISSOUF SANOGO / AFP)</figcaption></figure>



<p><strong>En vingt ans, le secteur s’est structuré économiquement et a développé une offre éditoriale riche, créative et locale.</strong></p>



<p>A Montreuil, ces jours-ci, l’Afrique est partout et nulle part en même temps. Ses animaux, ses paysages, son histoire, ses personnages hauts en couleur, ses musiques et ses contes s’exposent sur tous les étals du Salon du livre et de la presse jeunesse. Mais les éditeurs africains, eux, sont quasiment absents.</p>



<p>A l’exception de deux petites maisons, la tunisienne Editions du Jasmin et la marocaine Marsam Editions, qui publient de jolis albums souvent bilingues français-arabe, les professionnels du continent n’ont pas pu prendre stand lors de cet important rendez-vous annuel qui se tient cette année du 29 novembre au 2 décembre dans la ville de Seine-Saint-Denis. <em>« Sans subvention, cela reste encore trop cher pour nous »</em>, explique tout de go Robert Nkouamou, qui dirige les éditions <a href="http://editionsakomamba.com/">Akoma Mba</a> au Cameroun. Il a quand même fait le déplacement à Montreuil, <em>« en visiteur »</em>.</p>



<p>L’éditeur, ancien professionnel de l’imprimerie, a repris il y a sept ans la maison créée en&nbsp;1996 par des auteurs.&nbsp;<em>«&nbsp;A l’époque, ces passionnés se sont rendu compte que pour faire aboutir leurs projets, ils devaient se faire éditeurs. Ils se sont lancés, sans formation de gestionnaire.&nbsp;»</em>&nbsp;Quand Robert Nkouamou rachète Akoma Mba, en&nbsp;2012, il décide de retravailler le catalogue, un fonds riche mais qui pêche par son côté artisanal. Il s’agissait de&nbsp;<em>«&nbsp;corriger les albums, retravailler la colorimétrie, peaufiner les maquettes, la gravure, en reprenant une fabrication soignée qui nous hisse au niveau des standards internationaux&nbsp;»</em>, détaille-t-il.</p>



<p>Pour atteindre ce but, la maison a monté son propre studio, avec directeur artistique, scénaristes, coloristes, illustrateurs, relecteurs… L’éditeur travaille désormais à étoffer son catalogue, spécialisé dans le livre loisir et la bande dessinée, en créant la collection «&nbsp;Source de savoirs&nbsp;», qui ambitionne de collecter les contes et légendes des peuples béti, peul, bamoun&nbsp;<em>«&nbsp;et bien d’autres encore&nbsp;»</em>&nbsp;en 52&nbsp;albums.&nbsp;<em>«&nbsp;Désormais, nous aspirons à être critiqués sur autre chose que la forme, même si notre catalogue reste modeste avec seulement 32&nbsp;références&nbsp;»,</em>&nbsp;conclut M.&nbsp;Nkouamou. Et en&nbsp;2020, promis, Akoma Mba aura son stand à Montreuil.</p>



<h4>Education «&nbsp;enrichie&nbsp;»</h4>



<p>L’aventure de cette maison d’édition camerounaise illustre bien les évolutions du secteur ces vingt dernières années. Celui-ci s’est professionnalisé, structuré économiquement, offrant une riche variété de créations dont la qualité ne cesse de monter en gamme. De Dakar à Antananarivo en passant par Abidjan, Cotonou ou Yaoundé, les parents ont désormais accès à une littérature jeunesse foisonnante, parfois en langues locales, grâce aux sites Internet des maisons d’édition elles-mêmes mais aussi à des portails d’achat tels qu’Africavivre, Afrilivres ou même Amazon.</p>



<p>La multiplication des événements autour du livre et de la bande dessinée à destination du jeune public est aussi gage du dynamisme du secteur&nbsp;: Foire internationale du livre et du matériel didactique de Dakar, Salon international du livre de Yaoundé ou d’Abidjan, Salon du livre jeunesse de Cotonou, Salon africain de la bande dessinée et de la lecture pour la jeunesse de Kinshasa, Foire panafricaine du livre pour enfants au Kenya… Derniers-nés, Conakry et Casablanca tiennent désormais salon, depuis 2017 et 2019, pour fêter l’édition jeunesse. En France, des associations comme D’un livre à l’autre se démènent aussi pour faire connaître la richesse de la production afro-caribéenne avec son salon de Clichy (Hauts-de-Seine), qui s’est tenu les 23 et 24&nbsp;novembre pour la septième année consécutive.Lire aussi&nbsp;&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/11/28/ganndal-fer-de-lance-de-l-edition-jeunesse-en-guinee_5389914_3212.html">Ganndal, fer de lance de l’édition jeunesse en Guinée</a></p>



<p>Pour être plus solide et plus visible, plusieurs éditeurs jeunesse ont investi le domaine du livre scolaire et parascolaire. La filière s’est aussi organisée en différents collectifs d’associations. Elle communique désormais grâce au travail de passionnés qui proposent des articles sur le secteur, des sélections et des critiques des nouveautés, témoignant de la créativité des auteurs et des illustrateurs. Ces revues professionnelles ou amateurs, telles qu’<em><a href="http://www.editafrica.com/fr/">EditAfrica</a>,&nbsp;<a href="https://www.munakalati.org/">Muna Kalati</a></em>&nbsp;ou&nbsp;<em><a href="http://takamtikou.bnf.fr/">Takam Tikou</a>,</em>&nbsp;n’hésitent pas non plus à interpeller les institutions du continent sur leur faible empressement à investir dans une éducation «&nbsp;enrichie&nbsp;».</p>



<h4>Bibliothèques et «&nbsp;vente au poteau&nbsp;»</h4>



<p>Car tous ces beaux livres ont encore du mal à parvenir aux enfants eux-mêmes. Si des efforts conséquents ont été consentis par les Etats africains ces vingt dernières années pour assurer une éducation de base à leur jeunesse – le Sénégal et le Cameroun ont atteint un taux d’alphabétisation pour les 15-24&nbsp;ans de 70&nbsp;% et 85&nbsp;%, selon l’Unesco –, ils n’ont pas encore mis les moyens pour faire du livre loisir un vecteur d’éducation.&nbsp;<em>«&nbsp;Les Etats doivent revoir leurs politiques publiques du livre, créer des bibliothèques, des centres de documentation et aider au développement des filières&nbsp;»,</em>&nbsp;analyse le chercheur camerounais Christian Ngnaoussi Elongué, créateur de la web-revue&nbsp;<em>Muna Kalati&nbsp;</em>:<em>&nbsp;«&nbsp;Car même quand les enseignants sont bien formés pour valoriser la culture du livre, ils se retrouvent devant des classes de 80&nbsp;élèves et la difficulté de s’assurer qu’ils apprennent correctement les bases.&nbsp;»</em></p>



<p>L’état déplorable des bibliothèques en Afrique en témoigne. Malgré des initiatives privées comme au Sénégal, où un réseau de 85 lieux a émergé en vingt-cinq ans grâce au projet associatif Lire en Afrique, tout reste à faire pour que les enfants africains aient accès au livre. Loin d’être isolée, la situation de la Guinée parle d’elle-même : <em>« Sur 35 bibliothèques, seulement 15 sont actives dans tout le pays »,</em> se désole Marie-Paule Huet, directrice des collections jeunesse aux éditions guinéennes Ganndal et ancienne bibliothécaire : <em>«</em> <em>Aucun budget n’est accordé à l’acquisition de nouveaux livres et les étagères sont occupées par des ouvrages issus de dons qui n’ont pas grand-chose à voir avec le quotidien des petits Guinéens. »</em></p>



<p><em>«&nbsp;La créativité des éditeurs permet de contourner cette difficulté&nbsp;»,</em>explique Véronique Tadjo, écrivaine ivoirienne à succès qui s’est lancée dans l’édition et l’illustration jeunesse il y a une dizaine d’années&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Mais sans bibliothèques dignes de ce nom, le livre africain ne pourra pas se développer davantage. Il faut amener les livres là où sont les enfants&nbsp;: à l’école.&nbsp;»</em></p>



<p>Face à cette quasi-absence de soutien institutionnel et de support scolaire, les stratégies commerciales à l’ancienne continuent de faire leurs preuves sur tout le continent&nbsp;: au-delà de la valorisation des catalogues sur Internet, on place ses créations chez les coiffeurs, les petits commerçants et dans les supermarchés des grandes villes, on quadrille les quartiers en faisant du mailing&nbsp;<em>«&nbsp;sous la porte&nbsp;»</em>, on continue de&nbsp;<em>«&nbsp;vendre au poteau&nbsp;»</em>&nbsp;sur les marchés.&nbsp;<em>«&nbsp;Notre meilleur vecteur pour atteindre les enfants reste donc les parents&nbsp;»,</em>&nbsp;ajoute Robert Nkouamou, d’Akoma Mba. D’autant plus que la diffusion et la distribution de toute cette production restent un problème économique majeur pour le secteur.</p>



<h4>«&nbsp;Eblouir les enfants avec leur propre histoire&nbsp;»</h4>



<p>En attendant, les éditeurs et auteurs africains ou de la diaspora se démènent pour développer une offre à hauteur d’enfant et qui valorise les innombrables cultures du continent. Un moyen de décentrer le regard qui reste encore trop fixé sur l’Occident.&nbsp;<em>«&nbsp;Quand on était enfant, même dans les années 1990,</em>&nbsp;témoigne Christian Ngnaoussi Elongué,&nbsp;<em>on se nourrissait de&nbsp;</em>Picsou Magazine<em>, de Blanche-Neige et des aventures du superhéros Zembla, inventé par des Français.</em>&nbsp;<em>Cela a nourri un rêve d’Europe, la construction d’un imaginaire étranger désirable et même une envie d’exil. Aujourd’hui, l’édition jeunesse africaine donne à aimer ce qui est produit localement, le patrimoine dont les enfants sont les héritiers.&nbsp;»</em></p>



<p>Une ambition incarnée, exemple parmi tant d’autres, par la maison d’édition malienne Cauris Livres, créée par Kadiatou Konaré, avec la&nbsp;<a href="http://www.caurislivres.com/index.php/catalogue/en-francais/jeunesse.html">collection «&nbsp;Lucy&nbsp;»</a>, lancée en&nbsp;2013 à destination des enfants à partir du CP. Chaque album est consacré à une grande figure politique, médiatique, historique ou sportive du continent&nbsp;: de la Sud-Africaine Miriam Makeba au marathonien éthiopien Abebe Bikila, en passant par le Ghanéen Kwame Nkrumah ou le Nigérian Fela Kuti.&nbsp;<em>«&nbsp;L’idée est d’éblouir les enfants avec leur propre histoire,</em>explique la Franco-Camerounaise Kidi Bebey, qui dirige la collection.&nbsp;<em>Faire comprendre aux enfants que le centre du monde est désormais partout.&nbsp;C’est une nécessité pour les enfants issus d’Afrique mais aussi pour les autres, qui ont besoin d’apprendre une histoire élargie du monde.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Source:Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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