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	<title>crise économique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>crise économique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>La Tunisie prise en étau par la pandémie et la crise économique</title>
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				<pubDate>Sun, 11 Jul 2021 13:23:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Hôpitaux publics et cliniques privées submergés par la Covid. Chiffres choquants de décès pandémiques. Une vaccination qui traîne(12%). Le comble, c’est que les caisses de l’Etat sont quasiment vides. Des ratios de décès quotidiens ayant atteint jeudi dernier les 189, portant le total à 16&#160;050, pour une population dépassant à peine 11 millions d’habitants. Une...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Hôpitaux publics et cliniques privées submergés par la Covid. Chiffres choquants de décès pandémiques. Une vaccination qui traîne<br>(12%). Le comble, c’est que les caisses de l’Etat sont quasiment vides.</strong></p>



<p><strong>D</strong>es ratios de décès quotidiens ayant atteint jeudi dernier les 189, portant le total à 16&nbsp;050, pour une population dépassant à peine 11 millions d’habitants. Une quasi-hécatombe en l’absence d’une campagne accélérée de vaccination, comme ce fut le cas ailleurs, dans les pays ayant adopté la même attitude d’ouverture des frontières.</p>



<p>Sur une population d’à peine 11,154 millions habitants, seuls 721&nbsp;000 (6,5%) ont finalisé leur vaccination et 776&nbsp;000 citoyens (7%) en sont à la première dose après quatre mois.</p>



<p>4345 patients sont pris en charge dans les hôpitaux (3777) et les cliniques (568), dont 643 en réanimation et 160 sous machine.&nbsp;<em>«C’est pratiquement le double des pics précédents, dépassant à peine les 2000 cas»</em>, assure le D<sup>r</sup>&nbsp;Nissaf Ben Aleya, la porte-parole du ministère de la Santé, qui attire l’attention au fait que<em>&nbsp;«les nouveaux variants de la Covid, enregistrés dernièrement en Tunisie, se propagent rapidement et s’attaquent à toutes les tranches d’âge, ce qui explique la situation actuelle».</em></p>



<p>Cette généralisation de la pandémie a provoqué une forte pression sur l’oxygène, ramené régulièrement d’Algérie pour fournir les deux usines tunisiennes en matière première. Le compteur avoisine déjà les trois millions de litres ayant traversé la frontière de Bouchebka.</p>



<p>Le D<sup>r</sup>&nbsp;Hechmi Louzir, directeur de l’Institut Pasteur et président de la commission de vaccination, explique, pour sa part,&nbsp;<em>«qu’en l’état actuel des choses, la seule solution envisageable réside dans la vaccination»</em>.</p>



<p>Le D<sup>r</sup>&nbsp;Louzir demande toutefois d’accélérer le rythme de vaccination, pour<em>&nbsp;«atteindre plus rapidement les 3&nbsp;264&nbsp;701 inscrits hier à 14h41, en renforçant les ressources humaines dédiées à la campagne»</em>.</p>



<p>Concernant le nombre de doses de vaccins déjà obtenu, la Tunisie a attribué 2&nbsp;115&nbsp;739 en date du 9 juillet. Le pays a obtenu, jusqu’à ce jour, près de trois millions de doses et compte recevoir, durant le restant du mois de juillet, 1,4 million d’autres doses.Advertisements</p>



<p>Le président Saïed a fait appel aux monarchies du Golfe pour obtenir d’autres lots de vaccins. Saoudiens, Qataris et Koweïtiens ont accepté. Mais, au-delà du nombre, c’est le rythme de vaccination qui importe, pour assurer, le plus rapidement possible, l’immunité de la population.</p>



<p>La présidence de la République a ordonné à l’armée d’opérer des campagnes de vaccination dans les zones reculées. L’opération a été lancée à Tataouine, sur les frontières libyennes, fermées depuis hier sur décision des autorités de Tripoli.</p>



<p><strong>Suites confinement</strong></p>



<p>La Tunisie opère avec les moyens du bord, aussi bien pour la vaccination que pour le confinement, souhaité général par le comité scientifique pour limiter la propagation du virus. Mais l’impact du confinement de mars/avril/mai 2020 est encore présent dans les esprits. Les Tunisiens ont puisé dans le fin fond de leurs économies.</p>



<p>Le gouvernement n’a versé qu’une maigre allocution de 70 euros, une seule fois, aux employés. Le produit intérieur brut a subi un revers avec une croissance négative de 8,5% en 2020.</p>



<p>Depuis, la population en général et le secteur privé plus particulièrement ne veulent plus entendre parler de ce confinement général. Il n’empêche qu’un confinement général orienté est appliqué dans la majorité des régions avec interdiction généralisée de circulation entre les villes. Cette situation, avec le chaos politique prévalent, a compliqué l’état des lieux en Tunisie.</p>



<p>Ainsi, ce paysage politique fragmenté et l’opposition sociale enracinée ont limité la capacité du gouvernement à adopter de solides mesures d’assainissement budgétaire, réclamées par un programme de restructuration du FMI.</p>



<p>Faute de ces réformes, l’Agence Fitch Ratings a dégradé la note souveraine de la Tunisie de B à B- avec perspectives négatives. Or, le FMI avait estimé en février dernier que la dette tunisienne deviendrait insoutenable sans un programme solide et crédible de réformes.</p>



<p><em>«Autrement, la Tunisie nécessiterait un traitement par le Club de Paris, avant d’être éligible à un financement supplémentaire de la part des institutions financières internationales»</em>, proposition refusée par les autorités tunisiennes qui n’envisagent pas de restructuration de la dette de leur pays. Un véritable chaos subi par la Tunisie, plus d’une décennie après sa révolution du 14 janvier 2011.&nbsp;</p>



<p><strong>Source : El Watan/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;Afrique à court d&#8217;argent submergée par le défi du vaccin COVID</title>
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				<pubDate>Wed, 21 Apr 2021 15:09:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Covid-19]]></category>
		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200817_203933.png" alt="" class="wp-image-18974" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200817_203933.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200817_203933-300x190.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Vaccin</figcaption></figure>



<p><strong>Lorsque le Ghana a reçu 50 000 doses de vaccin COVID-19 en provenance d&rsquo;Inde le mois dernier, il s&rsquo;est heurté à un barrage routier frustrant: il n&rsquo;avait pas formé suffisamment de personnel pour les distribuer.</strong></p>



<p>Le pays continuait à déployer les vaccins reçus fin février du programme mondial de partage de vaccins COVAX, et n&rsquo;avait pas la capacité d&rsquo;étendre cette opération, selon le responsable du programme de vaccination du Ghana.</p>



<p>Plutôt que d&rsquo;aller directement dans les bras des agents de santé, les doses supplémentaires ont été placées dans une chambre froide dans la capitale Accra, a déclaré Kwame Amponsa-Achiano à Reuters, ajoutant que son équipe avait reçu un préavis de deux jours concernant l&rsquo;expédition.</p>



<p>«Nous étions au milieu de la première campagne», a déclaré Amponsa-Achiano.&nbsp;« Comment prévoyez-vous 50 000 personnes alors que vous menez déjà une autre campagne? »</p>



<p>Les problèmes auxquels est confronté le Ghana, l&rsquo;un des pays les plus développés économiquement d&rsquo;Afrique subsaharienne, illustrent comment un continent expérimenté dans la lutte contre les maladies infectieuses mortelles s&rsquo;est trouvé mal préparé à vacciner les gens contre cette pandémie.</p>



<p>De nombreux pays africains, déjà confrontés à une pénurie de vaccins abordables, sont stupéfaits par l&rsquo;ampleur sans précédent du défi de la distribution lorsque les doses arrivent.</p>



<p>Les autorités ne disposent pas de suffisamment d&rsquo;équipements comme des masques et du coton en raison de déficits de financement qui pourraient totaliser des milliards de dollars, selon plus d&rsquo;une douzaine d&rsquo;experts de la santé et certains documents gouvernementaux internes consultés par Reuters.</p>



<p>Ils manquent également de personnel et de formation suffisants pour distribuer des vaccins à bref délai.</p>



<p>Alors que l&rsquo;Afrique a jusqu&rsquo;à présent été relativement indemne du COVID-19, certains experts craignent que des déploiements de bégaiement ne provoquent l&rsquo;épidémie dans la région, entraînant potentiellement plus de décès et des restrictions économiquement dommageables dans un continent qui est déjà le plus pauvre du monde.</p>



<p>Benjamin Schreiber, coordinateur COVAX à l&rsquo;UNICEF, l&rsquo;agence des Nations Unies pour l&rsquo;enfance, a déclaré que les problèmes logistiques pourraient s&rsquo;aggraver dans les semaines et les mois à venir alors que les pays tentaient de fournir des vaccins à leur population générale.</p>



<p>«Alors que nous commençons à déployer de plus grandes quantités, nous allons commencer à voir plus de problèmes», a déclaré Schreiber.</p>



<p>«Les lacunes dans les systèmes de santé seront les lacunes qui entravent les déploiements», a-t-il ajouté.&nbsp;«Je crains que nous manquions des communautés complètes.»</p>



<h4>BESOIN: DES MILLIONS DE DOLLARS</h4>



<p>Le Ghana, où le nouveau coronavirus a infecté plus de 91000 et tué plus de 750, est considéré comme l&rsquo;un des pays les mieux préparés d&rsquo;Afrique pour mener une campagne de vaccination de masse en raison de sa stabilité politique et de son développement économique.</p>



<p>Le gouvernement vise à vacciner initialement 17,6 millions de personnes &#8211; environ la moitié de sa population &#8211; pour un coût de 51,7 millions de dollars, selon un plan national vu par Reuters.</p>



<p>Il espère couvrir 7,9 millions de dollars de cet argent avec un prêt de la Banque mondiale, mais il manque 43,8 millions de dollars, décrit comme un «déficit de financement» dans le document interne du gouvernement.</p>



<p>Le chef de la vaccination, Amponsa-Achiano, a déclaré qu&rsquo;il ne savait pas que la situation avait changé depuis la formulation du plan en février.Diaporama&nbsp;(2 images)</p>



<p>Les ministères ghanéens des finances et de la santé n&rsquo;ont pas répondu aux demandes de commentaires.</p>



<p>Le Ghana a été le premier pays au monde à recevoir un envoi de COVAX, prenant livraison de 600000 doses du vaccin AstraZeneca / Université d&rsquo;Oxford, fabriqué en Inde, le 24 février.</p>



<p>Il a commencé sa campagne de vaccination le 1er mars et avait vacciné 599 000 personnes le 7 avril.</p>



<p>Bien que ce taux de vaccination soit meilleur que celui de bon nombre de ses pairs africains &#8211; la Côte d&rsquo;Ivoire a vacciné un peu plus de 53 000 personnes entre le 1er mars et le 6 avril -, elle est loin derrière les pays les plus rapides au monde.&nbsp;La Grande-Bretagne, par exemple, a administré des doses à environ 2 millions de personnes au cours du premier mois environ de sa campagne.</p>



<h4>NÉCESSAIRE: RÉFRIGÉRATEURS, LAINE DE COTON</h4>



<p>Le plan national ghanéen montre à quel point même les nations africaines relativement prospères manquent d&rsquo;équipements vitaux.</p>



<p>L&rsquo;argent est nécessaire à tous les niveaux, y compris 1,5 million de dollars pour 11 chambres froides sans rendez-vous et plus de 650 réfrigérateurs pour maintenir les vaccins entre 2 et 8 degrés Celsius.</p>



<p>Environ 25 millions de dollars sont nécessaires pour les fournitures et la gestion des déchets, dont 33 600 boîtes de masques faciaux, 240 000 bouteilles de désinfectant pour les mains et près de 55 000 rouleaux de coton, indique le plan.&nbsp;Environ 21 millions de dollars sont nécessaires pour former plus de 171 000 agents de santé et bénévoles.</p>



<p>Pour ajouter au défi du Ghana, ses prochaines expéditions de COVAX, attendues en avril et en mai, ont été retardées jusqu&rsquo;en juin, car l&rsquo;Inde a suspendu les principales exportations de vaccins fabriqués dans ce pays.</p>



<p>Dans son budget 2021, présenté à la mi-mars, le gouvernement ghanéen a alloué 929 296 610 cedis (160 millions de dollars) pour l&rsquo;acquisition et le déploiement de vaccins.</p>



<p>Amponsa-Achiano a déclaré, cependant, qu&rsquo;il n&rsquo;était pas clair combien irait à la distribution, ni quand les fonds se matérialiseraient.</p>



<p>C&rsquo;est un problème courant en Afrique, a déclaré Schreiber de l&rsquo;UNICEF.</p>



<p>«La question est de savoir à quel moment ce financement atteindra-t-il le sol?&nbsp;Sera-ce à temps?</p>



<h4>ÉPIDÉMIES D&rsquo;EBOLA AU CONGO</h4>



<p>Certaines autorités africaines connaissent les contagions mortelles.&nbsp;Depuis 2018, le Congo a contenu quatre flambées d&rsquo;Ebola avec un vaccin qui doit être conservé entre -60 et -80 degrés Celsius.</p>



<p>Mais l&rsquo;ampleur de la campagne de vaccination COVID-19 est nouvelle.</p>



<p>COVAX &#8211; le programme de donateurs codirigé par l&rsquo;Organisation mondiale de la santé (OMS) &#8211; a livré plus de 18 millions de doses à 41 pays africains, selon les données de Reuters.</p>



<p>C&rsquo;est la première vague d&rsquo;une campagne qui devrait fournir 600 millions de doses à l&rsquo;Afrique cette année, suffisamment pour vacciner 20% de leurs populations.&nbsp;La Russie, la Chine et l&rsquo;Inde ont également fait don de certains de leurs vaccins.</p>



<p>Le financement n&rsquo;est qu&rsquo;un problème qui retarde le déploiement des vaccins.</p>



<p>Un autre est la tenue de registres inégale dans de nombreux systèmes de santé publique, ce qui, selon les experts, rend difficile l&rsquo;identification des personnes qui devraient être prioritaires en raison de l&rsquo;âge ou des comorbidités.</p>



<p>La demande de vaccins est également faible dans certains pays en raison de la méfiance à l&rsquo;égard des autorités sanitaires, du manque d&rsquo;éducation sur les vaccins et des inquiétudes quant aux effets secondaires potentiels.</p>



<p>L&rsquo;électricité irrégulière et les liaisons de transport médiocres dans certains endroits ajoutent au défi, tandis que les équipes médicales devront négocier un passage sûr à travers certaines régions de la République démocratique du Congo, du Mali, de la Somalie et d&rsquo;autres endroits où les insurrections font rage.</p>



<h4>VACCINER JUSQU&rsquo;À FIN 2022?</h4>



<p>John Nkengasong, qui dirige les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies, a déclaré qu&rsquo;il faudrait jusqu&rsquo;à la fin de 2022 pour vacciner 60% des 1,3 milliard d&rsquo;habitants du continent.</p>



<p>Prenez la tâche du Mali, un pays appauvri qui lutte contre une insurrection islamiste.&nbsp;Il a besoin de 14,7 millions de dollars pour déployer des vaccins, y compris pour l&rsquo;essence, le stockage des vaccins et la formation, selon un plan de vaccination interne du gouvernement vu par Reuters.</p>



<p>Le gouvernement aura besoin du soutien financier de l&rsquo;OMS, de l&rsquo;UNICEF, de l&rsquo;alliance du vaccin GAVI et de la Banque mondiale, indique le plan.&nbsp;Ces organisations cherchent toutes à fournir des financements aux pays africains confrontés à des déficits.</p>



<p>Le Soudan du Sud, toujours en proie à la violence après la fin de la guerre civile en 2018, a vu le COVID-19 infecter au moins 10300 personnes et en tuer plus de 100.</p>



<p>Il a commencé à distribuer 132 000 doses de vaccin COVAX le 7 avril. Cependant, les autorités ne commenceront pas à administrer des vaccins en dehors de la capitale Juba et de son comté environnant avant mai au plus tôt, a déclaré Kawa Tong, membre d&rsquo;un comité directeur COVID-19 qui conseille le gouvernement.</p>



<p>«La principale raison est le manque de fonds pour un déploiement en dehors de Juba.&nbsp;Le transport des vaccins, la formation des agents de santé, la sensibilisation communautaire &#8211; tout cela est lié au financement », a déclaré Tong à Reuters.</p>



<p>Ajoutant aux difficultés, d&rsquo;ici mai, la saison des pluies sera bien engagée, coupant les liaisons de transport vers de grandes parties du pays, a-t-elle déclaré.&nbsp;La grande majorité des 11 millions d&rsquo;habitants vivent en dehors du comté de Juba.</p>



<p>Atem Riek Anyom, directeur général des soins de santé primaires au ministère de la Santé du Soudan du Sud, a déclaré que le gouvernement avait demandé un financement de la Banque mondiale, ajoutant que les vaccins seraient bientôt déployés dans tout le pays.</p>



<p>«Il n&rsquo;y a pas de défi en ce qui concerne le déploiement du vaccin», a-t-il ajouté.</p>



<p>La Banque mondiale, qui dispose d&rsquo;un fonds de 12 milliards de dollars pour aider les pays en développement du monde entier à acheter et à distribuer des vaccins, a déclaré qu&rsquo;elle examinait les demandes du Mali et du Soudan du Sud.</p>



<p>La banque a déclaré avoir approuvé 2 milliards de dollars dans 17 pays, dont sept en Afrique: l&rsquo;Éthiopie, le Cap-Vert, la Côte d&rsquo;Ivoire, l&rsquo;Eswatini, la Tunisie, le Rwanda et la Gambie.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« En plein Covid, l’exécutif paie pour du matériel répressif, mais pas pour du médical » : en Tunisie, le nouveau gouvernement contesté par la rue</title>
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				<pubDate>Thu, 28 Jan 2021 19:15:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le remaniement ministériel de Hichem Mechichi a obtenu la confiance du Parlement malgré les protestations, réprimées, dans plusieurs villes du pays. En Tunisie, la colère sociale prend de l’ampleur. Mardi 26 janvier, dans la capitale, des centaines de jeunes manifestants, venus notamment du quartier populaire d’Ettadhamen, ont tenté de rejoindre le siège de l’Assemblée des représentants...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/cover-r4x3w1000-60103cbfd538b-tunisie-manifestation-dispersee-devant-le-parlement-a.jpg" alt="" class="wp-image-21066" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/cover-r4x3w1000-60103cbfd538b-tunisie-manifestation-dispersee-devant-le-parlement-a.jpg 1000w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/cover-r4x3w1000-60103cbfd538b-tunisie-manifestation-dispersee-devant-le-parlement-a-300x225.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/cover-r4x3w1000-60103cbfd538b-tunisie-manifestation-dispersee-devant-le-parlement-a-768x576.jpg 768w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption>La police tunisienne a fait usage de canons à eau, mardi, pour disperser plusieurs centaines de manifestants qui s&rsquo;étaient rassemblés près du siège du parlement à Tunis pour dénoncer la répression du mouvement de contestation sociale qui a débuté dans le pays à la mi-janvier. /Photo prise le 26 janvier 2021/REUTERS/Zoubeir Souissi

ZOUBEIR SOUISSI</figcaption></figure>



<p><strong>Le remaniement ministériel de Hichem Mechichi a obtenu la confiance du Parlement malgré les protestations, réprimées, dans plusieurs villes du pays.</strong></p>



<p>En Tunisie, la colère sociale prend de l’ampleur. Mardi 26 janvier, dans la capitale, des centaines de jeunes manifestants, venus notamment du quartier populaire d’Ettadhamen, ont tenté de rejoindre le siège de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), le Parlement monocaméral tunisien, où les députés s’apprêtaient à voter la confiance au gouvernement remanié de Hichem Mechichi.</p>



<p>Policiers déployés en nombre, canons à eau, véhicules blindés… Un important dispositif de sécurité avait été mis en place autour du bâtiment pour tenir à distance les contestataires, également issus des rangs militants et associatifs.&nbsp;<em>«&nbsp;Quand ces jeunes portant les stigmates de la pauvreté, de l’extrémisme ou de la délinquance décident de marcher pacifiquement vers le Parlement, l’Etat les rejette et leur en interdit l’accès. Il les renvoie à la marge&nbsp;»</em>, s’est indignée Samar Tlili, une militante présente sur place.</p>



<p>Cantonnés dans les rues adjacentes, les protestataires ont scandé des slogans antipolice, réclamant&nbsp;<em>«&nbsp;la liberté pour les manifestants arrêtés&nbsp;».&nbsp;</em>Ce déploiement sécuritaire a également fait grincer des dents sur les bancs de l’ARP.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous sommes encerclés. Avec ce dispositif, soit on vote pour vous, soit on ne rentre pas chez nous&nbsp;?&nbsp;»,</em>&nbsp;a lancé Zied Ghanney, député du Courant démocrate (social-démocrate), au chef du gouvernement.</p>



<h4>Cortège funèbre</h4>



<p>Depuis le début des heurts qui ont éclaté à travers le pays à la mi-janvier, au moins 1&nbsp;600&nbsp;personnes ont été arrêtées par les forces de l’ordre, dont plusieurs centaines de mineurs, selon des associations de la société civile. La plupart ont été poursuivies pour&nbsp;<em>«&nbsp;constitution d’une bande de malfaiteurs&nbsp;»</em>, un délit relevant du pénal et passible de lourdes peines. Les troubles ont été précipités par la mise en place d’un confinement de quatre jours alors que la Tunisie s’apprêtait, le 14&nbsp;janvier, à célébrer le dixième anniversaire de sa révolution. Cette mesure, dépourvue d’utilité sanitaire selon de nombreux médecins, a provoqué une vague de mécontentement dans les franges les plus marginalisées de la population.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Les troubles ont été précipités par la mise en place d’un confinement de quatre jours alors que la Tunisie s’apprêtait, le 14&nbsp;janvier, à célébrer le dixième anniversaire de sa révolution</p></blockquote>



<p>Preuves de la violence de la répression, depuis plusieurs jours circulent sur les réseaux sociaux des vidéos montrant des policiers en train de lancer des grenades lacrymogènes à bout portant sur des protestataires ou à l’intérieur des maisons. Haykel Rachdi, un manifestant de Sbeïtla (gouvernorat de Kasserine), dans le centre-ouest du pays, est mort, lundi 25&nbsp;janvier&nbsp;; il avait été touché par l’une de ces grenades le mardi précédent. Son cortège funèbre s’est transformé en manifestation. La police y a fait de nouveau usage de gaz lacrymogène, malgré la présence d’enfants en grand nombre.</p>



<p>La réponse musclée des autorités est d’autant plus mal perçue par une partie de la population que la crise sanitaire et ses conséquences pèsent déjà lourd sur la société tunisienne. Non seulement le pays enregistre plus de 2&nbsp;000&nbsp;nouveaux cas et une cinquantaine de morts du Covid-19 chaque jour, mais le chômage touche plus d’un jeune sur trois et les restrictions ont accentué la crise sociale en détruisant des dizaines de milliers d’emplois.</p>



<h4>Prise de distances</h4>



<p><em>«&nbsp;En plein Covid, le gouvernement paie pour du matériel répressif, mais pas pour du matériel médical&nbsp;»</em>, critiquait mardi Ines Tlili, une manifestante. Le gouvernement tunisien a importé de France soixante&nbsp;blindés identifiés comme des MIDS de l’entreprise Arquus (anciennement Renault Trucks Defense), selon la société Marseille Manutention, chargée de leur transport. Une partie de cet arsenal a été déployée dans les rues de Tunis.</p>



<p>Mardi 5 janvier, avant que les heurts n’éclatent, M. Mechichi a démis de ses fonctions de ministre de l’intérieur Taoufik Charfeddine, un proche du chef de l’Etat, Kaïs Saïed, alimentant les tensions déjà existantes à la tête de l’exécutif.</p>



<p>Choisi par M.&nbsp;Saïed pendant l’été 2020, le premier ministre a pris ses distances avec la présidence en ralliant à lui une coalition parlementaire hétéroclite réunissant les islamistes d’Ennahda, les ultraconservateurs d’Al-Karama ou encore le parti Qalb Tounes, présidé par l’ancien candidat à la présidentielle Nabil Karoui,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/12/25/en-tunisie-l-arrestation-de-nabil-karoui-ajoute-au-climat-politique-tendu_6064502_3212.html">actuellement en détention préventive pour évasion fiscale et blanchiment d’argent</a>.</p>



<p>Dernier exemple de ces divisions qui paralysent le sommet de l’Etat, M. Saïed a confié, dimanche 24 janvier, qu’il se réservait le droit de recevoir ou non pour leur prestation de serment certains ministres controversés. Sans les citer, le chef de l’Etat faisait référence aux ministres soupçonnés de conflits d’intérêts – les ministres de la santé, de l’énergie, de l’emploi et de la justice –, selon l’organisation IWatch, spécialisée dans la lutte contre la corruption.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Violences en Tunisie: des organisations de la société civile demandent des comptes aux autorités</title>
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				<pubDate>Thu, 21 Jan 2021 19:44:31 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[En Tunisie, un groupe d’organisations de la société civile dénonce la réponse sécuritaire aux heurts nocturnes qui ont secoué plusieurs villes du pays depuis le 14 janvier. Elles demandent aux autorités de la transparence sur le millier de personnes interpellées. Les échauffourées entre jeunes et policiers se déroulent sur fonds de crise économique et sociale aggravée....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/sipa_ap22531130_000001-scaled-592x296-1610900802.jpg" alt="" class="wp-image-20905" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/sipa_ap22531130_000001-scaled-592x296-1610900802.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/sipa_ap22531130_000001-scaled-592x296-1610900802-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Des dizaines de jeunes ont été arrêtés après des troubles nocturnes à Tunis et dans d&rsquo;autres villes du pays, les 16 et 17 janvier 2021. © Hedi Sfar/AP/SIPA</figcaption></figure>



<p><br><strong>En Tunisie, un groupe d’organisations de la société civile dénonce la réponse sécuritaire aux heurts nocturnes qui ont secoué plusieurs villes du pays depuis le 14 janvier. Elles demandent aux autorités de la transparence sur le millier de personnes interpellées.</strong></p>



<p>Les échauffourées entre jeunes et policiers se déroulent sur fonds de crise économique et sociale aggravée. Elles ont mené à une vague d’arrestations dénoncées par les ONG, dont la Ligue tunisienne des droits de l’homme.</p>



<p>«&nbsp;<em>Régler cette crise économique sociale et politique ne se fait pas avec les matraques, ça ne se fait pas avec des arrestations</em>, reproche Bassem Trifi, vice-président de la LDH.&nbsp;<em>Aujourd’hui, il faut ouvrir un vrai dialogue avec ces jeunes et voir pourquoi ils se sont révoltés. On est à peu près à mille arrestations, et ces arrestations se poursuivent.</em>&nbsp;»</p>



<p>En plus des jeunes interpellés dans les quartiers où se sont produites des violences nocturnes, dont des centaines de mineurs, des blogueurs ont également été arrêtés, comme Ahmed Ghram, étudiant titulaire d’une licence d’anglais.</p>



<p>«<em>&nbsp;On était en train de faire notre sieste. Ils ont demandé Ahmed Ghram, il est sorti comme un bon citoyen,&nbsp;</em>raconte sa mère.<em>&nbsp;Ils m’ont demandé son ordinateur portable et son téléphone. Par crainte qu’il lui arrive quelque chose, j’ai tout de suite donné. Il est parti avec les policiers. On lui reproche d’avoir partagé sur Facebook des trucs tout&nbsp;simples qui sont en train de se dire partout en Tunisie</em>.&nbsp;»</p>



<p>Les organisations dénoncent également l’incitation à la haine visant les journalistes, en particulier celles lancées par certains députés.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Hydrocarbures : l’Algérie compte des milliards de dollars de pertes en 2020</title>
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				<pubDate>Mon, 18 Jan 2021 18:05:50 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Principale manne financière en Algérie, les recettes d’exportation d’hydrocarbures ont chuté de 40% en 2020 pour s’établir à 20 milliards dollars. Un coup dur dont le pays nord-africain espère se relever en 2021. L&#8217;Algérie a enregistré 20 milliards de dollars de recettes d&#8217;exportations d&#8217;hydrocarbures, soit une baisse de 40% en glissement annuel, indique le rapport...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/20205365lpw-20205416-article-jpg_7014647_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-15707" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/20205365lpw-20205416-article-jpg_7014647_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/20205365lpw-20205416-article-jpg_7014647_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption>Très dépendante des hydrocarbures, l&rsquo;Algérie doit faire face à un défi économique et sanitaire. © Ryad Kramdi / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Principale manne financière en Algérie, les recettes d’exportation d’hydrocarbures ont chuté de 40% en 2020 pour s’établir à 20 milliards dollars. Un coup dur dont le pays nord-africain espère se relever en 2021.</strong></p>



<p>L&rsquo;Algérie a enregistré 20 milliards de dollars de recettes d&rsquo;exportations d&rsquo;hydrocarbures, soit une baisse de 40% en glissement annuel, indique le rapport annuel du ministère de l&rsquo;Energie publié dimanche. Les volumes d&rsquo;exportations étaient quant à eux en recul de 11% à 82,2 millions en tonnes équivalent pétrole (TEP).</p>



<p>Ces contreperformances représentent un coup dur pour l&rsquo;Etat algérien pour qui les ventes à l&rsquo;étranger d&rsquo;hydrocarbures constituent la première source de revenus. Et ces dernières ont également eu un impact direct sur les recettes fiscales qui ont subi une chute de 31% en 2020 par rapport à l&rsquo;année précédente.</p>



<p>Marquée par la pandémie de Covid-19 et la crise économique qu&rsquo;elle a provoquée, l&rsquo;année 2020 a également été celle d&rsquo;une dégringolade brutale des cours des hydrocarbures, particulièrement le pétrole et le gaz. Tous les pays fortement dépendant de ces deux ressources ont essuyé des contreperformances considérables.</p>



<h4>Attar table sur une hausse des exportations en 2021</h4>



<p>Dans une sortie médiatique en décembre dernier, le ministre de l&rsquo;Energie, Abdelmadjid Attar, table sur une hausse de 12% des volumes d&rsquo;exportations des hydrocarbures en 2021, à 92 millions de TPE.&nbsp;<em>«&nbsp;Le pic des contaminations de la seconde vague de la pandémie semble avoir été dépassé dans beaucoup de régions, et la demande pétrolière en Asie, notamment en Chine et en Inde, continue à évoluer de manière favorable »</em>, at-il justifié dans un entretien avec Bloomberg, pronostiquant que le cours de l&rsquo;or noir pourrait s&rsquo;établir entre 40 et 45 dollars le baril. Mais depuis décembre, le prix du baril est considérablement remonté. Ce 18 janvier, il est à 55,08 dollars.</p>



<p>En matière d&rsquo;exploitation gazière par ailleurs, l&rsquo;Algérie est en pleine réflexion pour surmonter les challenges qui se pointent à l&rsquo;horizon.  Après sa prise de fonction en juin dernier, le ministre évoquait notamment un horizon sombre pour le secteur sans de vrais réformes et une promotion importante de l&rsquo;investissement.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Ramaphosa veut retourner la crise économique en «opportunité» pour l&#8217;Afrique du Sud</title>
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				<pubDate>Fri, 16 Oct 2020 18:15:15 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Cyril Ramaphosa a présenté son plan de relance, jeudi 15 octobre, devant les deux chambres du Parlement du Cap. Alors que le pays est confronté à un chômage de masse, aggravé par la pandémie de coronavirus, le président entend poursuivre son plan d’investissements dans les infrastructures pour relancer la croissance. Le tableau est assez sombre...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/ramap.jpg" alt="" class="wp-image-12300" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/ramap.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/ramap-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>Cyril Ramaphosa</figcaption></figure>



<p><br><strong>Cyril Ramaphosa a présenté son plan de relance, jeudi 15 octobre, devant les deux chambres du Parlement du Cap. Alors que le pays est confronté à un chômage de masse, aggravé par la pandémie de coronavirus, le président entend poursuivre son plan d’investissements dans les infrastructures pour relancer la croissance.</strong></p>



<p>Le tableau est assez sombre pour l’Afrique du Sud, alors que le pays était déjà entré en récession avant la pandémie. Désormais, après un long confinement, le président sait que le chemin vers la reprise sera long. «&nbsp;<em><strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200908-coronavirus-en-afrique-sud-le-pib-sest-effondr%C3%A9-51-%C3%A9conomie">Les dégâts causés sont colossaux pour notre économie</a></strong>&nbsp;déjà affaiblie. Ce choc économique est sans précédent, et cela va nous demander des efforts extraordinaires pour nous en remettre.</em>&nbsp;»</p>



<p>Le FMI estime que la croissance sud-africaine devrait se contracter de 8% en 2020 et le chômage pourrait atteindre 37% alors que plus de deux millions d’emplois ont été perdus lors du deuxième trimestre. Mais Cyril Ramaphosa entend transformer la situation en «&nbsp;<em>opportunité</em>&nbsp;» pour le pays&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous nous lançons dans le développement à grande échelle d’infrastructures à travers le pays. Les infrastructures ont un énorme potentiel pour stimuler les investissements, la croissance, et pour créer des emplois durables de façon directe et indirecte.</em>&nbsp;»</p>



<p>Plus de 300 projets ont déjà été sélectionnés, et le président entend attirer près de 50 milliards d’euros d’investissements d’ici quatre ans. Par ailleurs, Cyril Ramaphosa souhaite financer directement des opportunités d’emplois&nbsp;: «&nbsp;<em>Et cela commence dès maintenant, avec plus de 800 000 opportunités d’embauche qui seront créées d’ici les prochains mois.</em>&nbsp;»</p>



<p>Enfin, selon le chef de l’État, <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20191018-afrique-sud-coupures-electricite-population-gronde">les problèmes de fourniture d’électricité </a></strong>devraient être réglés d’ici deux ans. Le président a laissé à la tâche à son ministre des Finances de venir exposer le budget des prochains mois devant le Parlement, le 28 octobre. Un difficile exercice alors que les ressources du pays sont limitées, et qu’il faudra dégager des fonds pour mettre en place ces mesures annoncées.</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Mali, la crise sociopolitique impacte l&#8217;économie</title>
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				<pubDate>Thu, 16 Jul 2020 13:54:32 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les conséquences de la crise sociopolitique commencent à se faire sentir notamment dans le secteur informel. Les activités tournent au ralenti depuis quelques jours. Commerces fermés, stations-service&#160;saccagées, pneus brulés, déchets et bloc de béton jonchant les routes, Bamako a changé de visage depuis le vendredi 10 juillet. Le secteur du transport est affecté de plein...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/53362493_303.jpg" alt="" class="wp-image-18144" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/53362493_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/53362493_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>



<p><strong>Les conséquences de la crise sociopolitique commencent à se faire sentir notamment dans le secteur informel. Les activités tournent au ralenti depuis quelques jours.</strong></p>



<p>Commerces fermés, stations-service&nbsp;saccagées, pneus brulés, déchets et bloc de béton jonchant les routes, Bamako a changé de visage depuis le vendredi 10 juillet. Le secteur du transport est affecté de plein fouet par cette crise avec le blocage des principaux axes reliant Bamako et les capitales régionales voire les pays voisins comme la Guinée, la Côte d’Ivoire ou encore le Sénégal.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/au-mali-la-crise-sociopolitique-impacte-l%C3%A9conomie/a-54197654#"><img src="https://www.dw.com/image/53650715_404.jpg" alt="La Cédéao est sur le terrain pour tenter de résoudre la crise. "/></a></figure>



<p>La Cédéao est sur le terrain pour tenter de résoudre la crise.</p>



<p>« <em>L’argent ne circule pas »,&nbsp;</em>expliqueMohamed dit Bah Keita, opérateur économique. « <em>Maintenan</em>t<em>&nbsp;même si tu as une somme au niveau de la banque, elle refuse de vous donner l’argent. Une fois que l’argent ne circule plus, le pays est arrêté », ajoute-il.</em></p>



<p><em>« Même au niveau des camions, il y a des transporteurs qui refusent de venir, ils disent que le pays n’est pas stable. Lorsqu’il y a le bruit dans le pays, les sociétés bien organisées n’aiment pas cela. Cela nous fatigue énormément, car quand les&nbsp;</em>marchandises<em>&nbsp;ne rentrent plus, nous ne pouvons plus travailler »&nbsp;</em>se désole l&rsquo;opérateur économique.</p>



<p>Dans l’atelier de Moussa Diawara, tailleur à Bamako Coura bolibana, un quartier populaire de Bamako, la bonne humeur de ses quatre employés cache mal son malaise face à la crise que traverse le Mali actuellement.</p>



<p><em>« Actuellement mes clients ont peur de se déplacer en ville en raison des violences à Bamako. Personnellement, j’évite également les déplacements maintenant de peur de ne pas être une victime collatérale de crise. Á&nbsp;cette veille de la fête de Tabaski, cela complique davantage notre situation »,&nbsp;</em>regretteMoussa Diawara.&nbsp;</p>



<p>Pour l’analyste économique Sékou Diakité, les Maliens évoluant pour la plupart dans le secteur informel ne pourront pas supporter longtemps cette crise sociopolitique doublée désormais d’une crise économique.</p>



<p><em>« Il y a les marchés qui sont bloqués. Les banques qui devaient travailler le lundi ont donné des consignes de ne pas travailler. Donc l’argent ne circulait pas. Si les banques sont bloquées il n y a&nbsp;ni de dépôt ni de retrait. Or les Maliens ont tendance à vivre au jour le jour. Personne n’a suffisamment de liquidité pour se dire&nbsp;: je vais prévoir mes économies de deux ou de trois jours. Donc cette situation paralyse complètement la vie économique »,&nbsp;</em>explique l&rsquo;analyste économique.</p>



<p>Á deux semaines de la fête de Tabaski, rien ne semble indiquer pour l’instant que les activités économiques reprendront de plus belle au bénéfice de toute la population.</p>



<p><strong>Source: Deutsche welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>RDC: Tshisekedi annonce un plan très coûteux pour lutter contre la crise économique</title>
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				<pubDate>Fri, 19 Jun 2020 14:12:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le président Félix Tshisekedi est de plus en plus inquiet sur les effets pervers de la pandémie de coronavirus sur l’économie de son pays. Il a lancé jeudi 18 juin à Kinshasa, un «&#160;programme multisectoriel d’urgence&#160;» pour l’atténuation des impacts de la pandémie, doté d&#8217;une enveloppe de 2,6 milliards de dollars. Un besoin supplémentaire alors...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/tshisekedi_felix_president_18_00010_jpg_640_350_1.jpeg" alt="" class="wp-image-11045" width="748" height="409" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/tshisekedi_felix_president_18_00010_jpg_640_350_1.jpeg 640w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/tshisekedi_felix_president_18_00010_jpg_640_350_1-300x164.jpeg 300w" sizes="(max-width: 748px) 100vw, 748px" /><figcaption>Felix Tshisekedi</figcaption></figure>



<p><strong>Le président Félix Tshisekedi est de plus en plus inquiet sur les effets pervers de la pandémie de coronavirus sur l’économie de son pays. Il a lancé jeudi 18 juin à Kinshasa, un «&nbsp;programme multisectoriel d’urgence&nbsp;» pour l’atténuation des impacts de la pandémie, doté d&rsquo;une enveloppe de 2,6 milliards de dollars. Un besoin supplémentaire alors que les caisses de l’État ne sont plus renflouées. Les experts restent pessimistes.</strong></p>



<p>En lançant un nouveau programme de financement, le président tente de rassurer mais le constat est amer : «&nbsp;<em>notre engagement à promouvoir le développement socio-économique et le bien-être des citoyens est mis à mal et cela perturbe l&rsquo;atteinte de nos ambitions clairement exprimées. Il en est de même des engagements pris à l&rsquo;échelle régionale et internationale.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong>Trois axes</strong></p>



<p>Le plan du gouvernement s’articule autour de trois axes : le&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200611-coronavirus-rdc-docteur-prix-nobel-denis-mukwege-charge-riposte" rel="noreferrer noopener">maintien de la riposte</a></strong>, son renforcement et le soutien à la stabilité macro-économique. Pour le financer, l’État prévoit un minimum de 50 millions de dollars pour chacune de neuf mensualités du programme. Des fonds qui proviendraient des maigres recettes de l’État en ces temps de récession plus sévère que prévu. Le gouvernement compte notamment sur le secteur minier, lui-même déjà très affecté.</p>



<p>L’État congolais ne couvrirait donc que moins d’un cinquième du montant nécessaire. Mais pour le reste, il compte sur ses partenaires et dit avoir reçu des promesses à hauteur de quelques 407 millions de dollars notamment du système des Nations unies. C’est «&nbsp;<em>sans compter les bilatéraux qui attendaient le lancement</em>&nbsp;» du programme, dit-on du côté de la vice-primature en charge du Plan. Mais rien n’est encore gagné.</p>



<p><strong>Un programme plus précis était réclamé</strong></p>



<p>Il reste plus d’1,8 milliard à combler. Or, du côté des bailleurs de fonds, on réclamait un programme plus précis, avec des mesures d’impact pour s’assurer de l’efficacité du plan. Ce qui ne figurait pas dans la présentation fournie à la presse. Et puis, la&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200617-rdc-la-banque-mondiale-d%C3%A9bloque-milliard-dollars-l-%C3%A9ducation-et-la-sant%C3%A9" rel="noreferrer noopener">Banque mondiale</a></strong>et le FMI ont déjà accordé pour plus de 2,5 milliards de prêts et dons à la RDC depuis décembre pour d&rsquo;autres projets.</p>



<p>Les deux institutions financières exigent une amélioration de la gouvernance pour décaisser des fonds.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Crise économique : l’Afrique, réservoir de recrutement pour les entreprises occidentales</title>
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				<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 10:44:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[crise économique]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises occidentales]]></category>
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				<description><![CDATA[La crise économique, le confinement et le télétravail changent profondément les habitudes des populations et des entreprises. Le mot d&#8217;ordre étant productivité et réduction des coûts, les chefs d&#8217;entreprises envisagent désormais le télétravail pour pallier le prix de l&#8217;immobilier trop élevé, alors que les espaces physiques de travail paraissent optionnels, voire superflus pour certaines activités....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/gerardine-mahoro.jpg" alt="" class="wp-image-17382" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/gerardine-mahoro.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/gerardine-mahoro-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /><figcaption>Gérardine Mahoro est fondatrice et directrice du cabinet de conseil ACT05.</figcaption></figure>



<p>La <strong>crise économique, le confinement et le télétravail changent profondément les habitudes des populations et des entreprises. Le mot d&rsquo;ordre étant productivité et réduction des coûts, les chefs d&rsquo;entreprises envisagent désormais le télétravail pour pallier le prix de l&rsquo;immobilier trop élevé, alors que les espaces physiques de travail paraissent optionnels, voire superflus pour certaines activités. Dans ce dessein, l&rsquo;Afrique s&rsquo;avère être une alternative grâce à sa population jeune, qualifiée aux standards internationaux, férue de nouvelles technologies et souvent polyglottes.</strong></p>



<p>La démographie africaine fait couler beaucoup d&rsquo;encre, entre ceux qui la considèrent comme un handicap et ceux qui y voient un avantage. Les pessimistes ont tendance à imaginer un quart de la population mondiale pauvre et pensent insécurité, immigration, pauvreté et donc risque devant ces chiffres. Aujourd&rsquo;hui une population de 20 ans de moyenne d&rsquo;âge, qui atteindra 2,2 milliards d&rsquo;habitants en Afrique subsaharienne seulement d&rsquo;ici 2050, selon la Banque mondiale.</p>



<p>Il leur est difficile d&rsquo;adopter un autre point de vue qui permettrait de voir ce continent plutôt comme une opportunité, l&rsquo;Afrique ayant été synonyme de risque pendant trop longtemps.</p>



<p>Les habitudes ont la vie dure, mais, en se disant que l&rsquo;Afrique ne vient pas d&rsquo;un autre monde et en réalisant qu&rsquo;elle est dans un tournant positif de son histoire comme l&rsquo;Europe après la Seconde Guerre, il devient alors bien plus simple de faire des projections moins sombres.Il faut ouvrir les yeux sur les opportunités d&rsquo;affaires et de recrutement, une autre lecture est possible avec une vue d&rsquo;ensemble et du recul.</p>



<p>En creusant un peu, on peut voir que dans ces chiffres démographiques impressionnants, se trouve une grande main d&rsquo;œuvre dont un pourcentage important est qualifié aux standards internationaux. En 2013,&nbsp;10,5 % des étudiants étrangers dans le monde étaient africains, donnant au continent le taux de mobilité́ deux fois plus élevé́ que la moyenne mondiale sur des formations diplômantes.</p>



<p>Le fait qu&rsquo;un nombre important de ces étudiants rentre de plus en plus dans leurs pays d&rsquo;origine, plus le fait que les écoles et universités reconnues mondialement aient délocalisé certaines de leurs formations en Afrique et ouvrent des filiales, viennent renforcer ce réservoir de recrutement. Ces écoles et universités ne veulent pas passer à côté de cette opportunité qu&rsquo;est l&rsquo;Afrique, comme c&rsquo;est le cas pour HEC, Dauphine et Harvard pour ne citer que ceux-là.&nbsp;Le retour des diasporas, le taux de pénétration du mobile (80 %, selon le groupe Orange), une population jeune qui est portée sur les nouvelles technologies, les futurs projets de nouveaux câbles pour une meilleure connexion internet et les salaires plus bas qu&rsquo;ailleurs&nbsp;font de ce continent une alternative pour les entreprises occidentales où la population est vieillissante.</p>



<h4>Tout le monde y gagne</h4>



<p>Les grandes entreprises mondialement connues ont commencé à s&rsquo;intéresser aux jeunes diplômés et cadres africains sortis des meilleures écoles et universités occidentales et asiatiques, il y déjà quelques années. L&rsquo;objectif premier étant pour eux de trouver des personnes hautement qualifiées, sachant travailler aux standards internationaux, qui connaissent le marché, mais surtout, qui connaissent la culture locale pour mener leurs affaires en Afrique. Mais ça, c&rsquo;était avant.</p>



<p>Maintenant avec la crise mondiale, les entreprises vont chercher des solutions leur permettant de réduire les coûts. Dans ce dessein, elles ne vont plus chercher seulement de jeunes cadres africains pour gérer leurs affaires locales, mais vont aussi délocaliser depuis l&rsquo;Europe ou la Chine vers l&rsquo;Afrique. De plus en plus d&rsquo;entreprises vont aussi se tourner vers le travail à distance pour la réduction des coûts des espaces physiques de travail,&nbsp;la réduction du temps et le coût du transport, lutter&nbsp;contre l&rsquo;absentéisme,&nbsp;chercher des salariés qualifiés à bas coût, etc. L&rsquo;Afrique se présente alors comme «&nbsp;the place to go&nbsp;», d&rsquo;autant plus qu&rsquo;elle est géographiquement plus proche que la Chine ou l&rsquo;Inde.</p>



<p>Pendant la longue période de confinement, des entreprises et des universités ont découvert que le travail à distance n&rsquo;est pas si mal que ça. Ce phénomène qui avait commencé depuis des années notamment dans le monde universitaire et de l&rsquo;informatique n&rsquo;était pas encore totalement accepté. Considéré comme une alternative pour continuer le travail dans des cas précis de déplacements professionnels ou le mercredi pour certains parents par exemple. Même ceux qui étaient récalcitrants à cette idée ont dû s&rsquo;y faire. Le confinement faisant envisager les choses sous un autre angle.</p>



<p>Dans un article dans&nbsp;<em>Market Medium&nbsp;</em>intitulé «&nbsp;<em>The Office is Dead</em>&nbsp;» littéralement «&nbsp;le bureau est mort&nbsp;»), Courtney Rubin s&rsquo;est penchée sur la réflexion des patrons, en prenant pour exemple Jeff Haynie, le PDG d&rsquo;une société de logiciels basée à Austin, qui devait passer de 1 800 m2 à 10 000 m2, pour un bail de 25 000 dollars mensuel pour les bureaux de son entreprise.</p>



<p>Sa recherche n&rsquo;a pas abouti puisque, la pandémie est passée par là avec l&rsquo;obligation de confinement et le télétravail. Une obligation qui lui a fait remettre en question les chiffres les dépenses de son entreprise. Il lance une enquête auprès de ses 27 employés et se rend compte que la moitié d&rsquo;entre eux seraient parfaitement heureux de continuer à travailler à domicile, ce qui lui permettrait de ne finalement louer que 4000 ou 5000 m2 en réduisant donc par deux les charges.&nbsp;<em>« Ce n&rsquo;est même pas une chose à laquelle je pensais il y a six semaines, mais c&rsquo;est certainement quelque chose dont je parle maintenant avec mes investisseurs »,&nbsp;</em>a-t-il déclaré.</p>



<p>Par temps de crise, cette opportunité d&rsquo;économie n&rsquo;est pas négligeable. On sait que les prix de l&rsquo;immobilier ont flambé dans les grandes villes économiques d&rsquo;Europe d&rsquo;Asie ou des États-Unis. Une étude de SquareFoot a révélé que les entreprises de New York dépensent en moyenne 17 020 dollars par employé par an pour des bureaux.</p>



<p>Avec tout ce que les nouvelles technologies permettent aujourd&rsquo;hui, ajouter à cela le gain de productivité que les entreprises pourraient y gagner puisque, avec le télétravail la majorité des salariés travaillent plus, l&rsquo;Afrique est définitivement une solution. Plus de productivité, moins de fraies et éventuellement des salaires un plus bas si l&rsquo;on recrute dans des pays où le coût de la vie sont moins élevés. C&rsquo;est dans l&rsquo;intérêt des entreprises de commencer à mettre en place des stratégies pour recruter en Afrique d&rsquo;une part, mais aussi pour s&rsquo;y implanter puisque les consommateurs sont là.</p>



<h4><strong>Mettre en valeur le potentiel de leurs jeunes</strong></h4>



<p>Pour les pays africains, ça serait l&rsquo;opportunité d&#8217;emplois pour toute cette jeunesse qui n&rsquo;attend que cela. Par ailleurs, qui dit autonomisation des jeunes, dit accroissement du niveau de vie, éducation des enfants, baisse du taux de natalité et des conflits puisque, nous le savons, les conflits et l&rsquo;insécurité sont davantage liés à la pauvreté (économique et d&rsquo;esprit) qu&rsquo;à l&rsquo;idéologie.</p>



<p>Même certaines entreprises emblématiques avaient déjà envisagé l&rsquo;Afrique pour tout ou partie de leur production. Le géant allemand Leoni a délocalisé le travail de câblage de leurs voitures en Afrique en envisageant l&rsquo;Afrique comme un investissement à leur avantage et non seulement comme un marché.</p>



<p>Les Africains doivent profiter de l&rsquo;opportunité de cette crise pour encourager ce type d&rsquo;investissement gagnant-gagnant alliant production, profit, emploi et autonomisation locale.</p>



<p>Les blocages, les pénuries et les dépendances du monde entier à la Chine révélées, sont sans doute servir de leçons qui vont pousser les entreprises à chercher un certain raccourcissement des chaînes de valeur.</p>



<p>Dr Ghazi Ben Ahmed, président du MDI, soulignait récemment le fait que «&nbsp;<em>les entreprises européennes seront amenées, au nom d&rsquo;une certaine résilience, à atténuer les risques en recourant à la relocalisation (coûteuse) et/ou à la diversification régionale (moins coûteuse)&nbsp;</em>». Les dirigeants africains devraient faire en sorte d&rsquo;améliorer les conditions locales et encourager cette dernière.</p>



<p>On a vu récemment le constructeur automobile Volkswagen ouvrir une usine au Rwanda pour le marché africain. Une première africaine. Bien qu&rsquo;il ne s&rsquo;agisse essentiellement que d&rsquo;assemblage, cela n&rsquo;a été possible que par la confiance et les conditions créées localement. La confiance en la sécurité, la confiance en la formation de la main-d&rsquo;œuvre et la direction locale et, la confiance en l&rsquo;ambition du pays. Comme tout produit commercial, il s&rsquo;agit de l&rsquo;offre, de la demande et de profit, mais, sans cette confiance, personne ne va risquer son argent sous prétexte qu&rsquo;il y a un marché. Volkswagen aurait pu continuer à assembler ses voitures ailleurs que ça ne les aurait pas empêchés de les vendre où ils veulent.</p>



<p>Les Africains doivent adopter un nouvel état d&rsquo;esprit de promotion et de« coopération » dans le sens d&rsquo;investissement dans des productions qui prennent en compte des chaînes de valeur domestique. Si un continent peut le faire en dehors de l&rsquo;Asie, il s&rsquo;agit bien de l&rsquo;Afrique. Le continent est déjà un marché, il a la main d&rsquo;œuvre et les terres. Des multinationales y ont un marché d&rsquo;une population qui n&rsquo;est considéré que comme consommatrice jusqu&rsquo;à présent, ne consommant qu&rsquo;essentiellement des produits importés même quand ils auraient pu être fabriqués localement. Il est temps pour les gouvernements africains de manifester leur ambition, de travailler plus dur pour un autre positionnement qui valoriserait une population capable de produire.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique /Mis en ligne :Makaya &#8211; Exaucée Lhi-Tshiess</strong></p>
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		<title>Tunisie : Sarabande populiste au Parlement</title>
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				<pubDate>Wed, 10 Jun 2020 14:20:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Malgré la gravité de la crise économique, certains partis politiques privilégient des dossiers clivants au détriment des réformes. Invectives, le président Bourguiba accusé de «&#160;complicité avec les Français&#160;» par un député en mal de publicité, suspensions de séance, députés qui quittent l&#8217;hémicycle&#160;: l&#8217;examen d&#8217;une motion demandant les «&#160;excuses officielles de l&#8217;État français pour les crimes...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/parlement-tunisien.jpg" alt="" class="wp-image-12243" width="627" height="314" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/parlement-tunisien.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/parlement-tunisien-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 627px) 100vw, 627px" /><figcaption>parlement tunisien</figcaption></figure>



<h4>Malgré la gravité de la crise économique, certains partis politiques privilégient des dossiers clivants au détriment des réformes.</h4>



<p>Invectives, le président Bourguiba accusé de «&nbsp;complicité avec les Français&nbsp;» par un député en mal de publicité, suspensions de séance, députés qui quittent l&rsquo;hémicycle&nbsp;: l&rsquo;examen d&rsquo;une motion demandant les «&nbsp;excuses officielles de l&rsquo;État français pour les crimes commis pendant le protectorat [NDLR&nbsp;: 1881-1956] et après&nbsp;» fut riche en soubresauts, cabres et autres ricochets théâtraux. C&rsquo;est la seconde fois en quelques jours que l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP) consacre une plénière à un sujet abrasif,<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-l-exemple-tunisien-24-05-2020-2376687_3826.php">&nbsp;déconnecté de la situation sanitaire et sociale</a>&nbsp;que vivent le pays et le reste du monde. Ce matin,&nbsp;<em><a href="https://lapresse.tn/64624/arp-pleniere-consacree-au-vote-dune-motion-exigeant-des-excuses-de-la-part-de-letat-francais-quand-regne-le-chaos/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Presse de Tunisie</a></em>&nbsp;titrait «&nbsp;Quand règne le chaos&nbsp;». Un autre article en une évoquait le «&nbsp;Coronavirus parlementaire&nbsp;».</p>



<h4>Les crimes de la colonisation à la une</h4>



<p>Si l&rsquo;opinion publique fustige régulièrement l&rsquo;absentéisme de ses députés, leur endurance n&rsquo;est cependant plus à prouver. De mardi à mercredi, ils consacreront quinze heures à cette plénière. Il faudra attendre&nbsp;2&nbsp;heures du matin passées pour qu&rsquo;on passe au vote de la motion déposée par Al Karama, quatrième bloc parlementaire de l&rsquo;ARP avec dix-neuf députés. Son leader, l&rsquo;avocat Seifeddine Makhlouf, avait déposé le texte le 12&nbsp;mai dernier. «&nbsp;Il s&rsquo;agit d&rsquo;une motion qui n&rsquo;a aucun effet légal, ce n&rsquo;est pas une loi et, si elle était votée, elle ne serait pas obligeance ni pour le gouvernement ni pour l&rsquo;État&nbsp;», précise Selim Kharrat, politique et président de l&rsquo;ONG Al Bawsala («&nbsp;la boussole&nbsp;»), qui scrute faits et textes parlementaires. Pour lui, «&nbsp;cette motion relève de la politique politicienne, ça permet à Al Karama de choyer sa base assez sensible aux discours populistes&nbsp;». D&rsquo;autant que les Affaires étrangères font partie des prérogatives du président de la République, Kaïs Saïed. Ce parti, apparu en 2019, a un ADN islamiste et populiste.</p>



<p>Durant la campagne des législatives, Makhlouf avait proposé d&#8217;emprisonner l&rsquo;ambassadeur de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france">France</a>,<a href="https://www.lepoint.fr/culture/olivier-poivre-d-arvor-nouvel-ambassadeur-de-france-a-tunis-23-06-2016-2049088_3.php">&nbsp;Olivier Poivre d&rsquo;Arvor</a>, en raison des «&nbsp;crimes du passé&nbsp;». Le diplomate serait ainsi passé de la magnifique résidence de La Marsa aux geôles de La Monarguia.&nbsp;Vaste programme. Cette nuit, la manœuvre politique a réussi au-delà de ses espérances&nbsp;:&nbsp;77&nbsp;députés ont voté en faveur de cette motion, plus du triple de sa réserve de voix. Seuls cinq élus ont opté pour le contre, quarante-six optant prudemment pour l&rsquo;abstention. Quatre-vingt-neuf autres ont préféré rester chez eux. Mais l&rsquo;essentiel n&rsquo;est pas là&nbsp;: Al Karama a monopolisé les députés durant quinze heures, chacun de ses élus étant habillé aux couleurs du parti, arborant sur leurs pupitres des photos des victimes de la colonisation. Pour parfaire l&rsquo;ambiance, un député indépendant, ex-membre d&rsquo;Al Karama, a jugé utile de suggérer que&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/habib-bourguiba">Habib Bourguiba</a>&nbsp;était aux ordres des Français. Effet garanti notamment au PDL, le Parti destourien libre, mené par&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/tunisie-le-fantome-de-ben-ali-s-invite-dans-la-campagne-13-09-2019-2335542_3826.php">Abir Moussi</a>, ex-zélote de la dictature Ben Ali. Ses seize députés avaient posé devant eux un portrait de l&rsquo;ex-président à vie. Le PDL était l&rsquo;auteur de la précédente motion ayant précipité une séance plénière, le 3&nbsp;juin dernier.</p>



<h4>Un système parlementaire à bout de souffle</h4>



<p>Sujet de la motion : « refus par le Parlement de l&rsquo;ingérence étrangère en <a href="https://www.lepoint.fr/tags/libye">Libye</a> et son opposition à la constitution d&rsquo;une base logistique sur le territoire tunisien » ainsi qu&rsquo;un dialogue sur « la diplomatie parlementaire en relation avec la situation en Libye ». Dossier qui relève à nouveau des prérogatives du président de la république. Dossier crucial pour la <a href="https://www.lepoint.fr/tags/tunisie">Tunisie</a> qui souffre depuis 2011 de la guerre larvée chez son voisin et important partenaire commercial. Ils furent près de 800 000 Libyens à se réfugier en Tunisie cette année-là. Cette motion, également sans aucune valeur juridique, n&rsquo;a pas obtenu la majorité. <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/tunisie-l-assemblee-balkanisee-06-10-2019-2339673_3826.php">Mais le PDL comme Al Karama hier ont prouvé qu&rsquo;ils menaient la danse au Bardo.</a> Pour Selim Kharrat, « c&rsquo;est de la perte de temps précieux en ces temps de crise et une énième tentative de détourner l&rsquo;opinion des vrais sujets qui fâchent : la crise sociale et économique ». Les populistes se sont engouffrés dans les failles du système politique. « La machine institutionnelle est rouillée », explique Kharrat, « son architecture prévue par la Constitution de 2014, qui voulait éviter que le pouvoir soit accaparé par une seule partie, exige une bonne entente entre les trois présidents, ce qui est loin d&rsquo;être le cas actuellement ». Il termine : « Les trois présidents sont soit en conflit, soit en posture défensive. » Un boulevard pour certains partis qui surfent sur l&rsquo;humeur d&rsquo;une partie de la population. Jeudi matin, ils n&rsquo;étaient que sept députés présents à la commission de la Santé et des Affaires sociales. Ordre du jour : conséquences de la crise sanitaire, gouvernance des entreprises publiques.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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