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	<title>Crise anglophone au Cameroun &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Crise anglophone au Cameroun &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Les droits humains en régression au Cameroun</title>
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				<pubDate>Thu, 10 Feb 2022 20:07:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[droits de l homme]]></category>

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				<description><![CDATA[Le rapport annuel sur la situation des droits humains au Cameroun en 2021 a été présenté à Yaoundé ce mercredi (9 février) par les organisations de la société civile: Un Monde Avenir et Nouveaux droits de l&#8217;Homme Cameroun, en présence de certaines représentations diplomatiques. Philippe Nanga, de l&#8217;ONG Un Monde Avenir, estime que la situation est alarmante. « On a...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>L<strong>e rapport annuel sur la situation des droits humains au Cameroun en 2021 a été présenté à </strong><a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-troubles-mentaux-yaound%C3%A9-can/a-60582842"><strong>Yaoundé</strong></a><strong> ce mercredi (9 février) par les organisations de la société civile: Un Monde Avenir et Nouveaux droits de l&rsquo;Homme Cameroun, en présence de certaines représentations diplomatiques.</strong></p>



<p>Philippe Nanga, de l&rsquo;ONG Un Monde Avenir, estime que la situation est alarmante.</p>



<p><em>« On a observé en 2021 plus d&rsquo;un millier de personnes tuées dans l&rsquo;ensemble du pays et près de 600 dans les seules régions anglophones. Des cas d&rsquo;incendie se chiffrent à près de 200 dans ces mêmes régions. Les cas de tueries dans les unités de police et gendarmerie,&nbsp;nous les avons documentés. De manière globale, on peut s&rsquo;inquiéter que l&rsquo;écart reste énorme entre les engagements du Cameroun sur les questions de droits de l&rsquo;Homme et les pratiques sur le terrain »&nbsp;</em>explique t-il.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-droits-de-lhomme-rapport-annuel/a-60734379#"><img src="https://static.dw.com/image/55681676_404.jpg" alt="Les forces de l'ordre seraient responsables de violation des droits de l'Homme" width="571" height="321"/></a><figcaption> Les forces de l&rsquo;ordre seraient responsables de violation des droits de l&rsquo;Homme </figcaption></figure></div>



<p>Le rapport annuel sur la situation des droits humains au Cameroun en 2021 a&nbsp;été présenté à&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-troubles-mentaux-yaound%C3%A9-can/a-60582842">Yaoundé</a>&nbsp;ce mercredi (9 février) par les&nbsp;organisations de la société civile: Un Monde Avenir et Nouveaux droits de l&rsquo;Homme Cameroun, en présence de certaines représentations diplomatiques.</p>



<p>Philippe Nanga, de l&rsquo;ONG Un Monde Avenir, estime que la situation est alarmante.</p>



<p><em>« On a observé en 2021 plus d&rsquo;un millier de personnes tuées dans l&rsquo;ensemble du pays et près de 600 dans les seules régions anglophones. Des cas d&rsquo;incendie se chiffrent à près de 200 dans ces mêmes régions. Les cas de tueries dans les unités de police et gendarmerie,&nbsp;nous les avons documentés. De manière globale, on peut s&rsquo;inquiéter que l&rsquo;écart reste énorme entre les engagements du Cameroun sur les questions de droits de l&rsquo;Homme et les pratiques sur le terrain »&nbsp;</em>explique t-il.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-droits-de-lhomme-rapport-annuel/a-60734379#"><img src="https://static.dw.com/image/55681676_404.jpg" alt="Les forces de l'ordre seraient responsables de violation des droits de l'Homme"/></a></figure>



<p>Les forces de l&rsquo;ordre seraient responsables de violation des droits de l&rsquo;Homme</p>



<h2>Un témoignage</h2>



<p>Moussa Bello, un jeune militant de Stand Hope Cameroon, a été arrêté en septembre 2020 à Douala. Il a retrouvé la liberté le 21 janvier 2022 après 16 mois de prison pour incitation à l&rsquo;insurrection. Il revient sur l&rsquo;horreur qu&rsquo;il a vécu.</p>



<p>« <em>Nous avons subi des violences psychologiques et physiques. Lors de notre parcours pour entrer dans nos cellules, les prisonniers de droit commun ont profité de l&rsquo;occasion pour nous taper dessus en disant&nbsp;: Vous n&rsquo;avez pas encore marché, maintenant vous allez courir »</em>&nbsp;raconte le jeune homme.</p>



<p>Lire aussi :<a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-crise-anglophone-enfants-victimes-dessins/a-58035347">Cameroun : quand les enfants parlent du conflit</a></p>



<h2>Les militants des droits humains visés</h2>



<p>Les défenseurs des droits de l&rsquo;Homme sont de plus en plus visés par ces violences, ce qui rend leur travail difficile sur le terrain, affirme Agbor Bala, du Centre des droits de l&rsquo;Homme pour la démocratie en Afrique.0 seconds of 0 secondsVolume 90%<strong>Écouter l&rsquo;audio</strong><strong>02:03</strong></p>



<h2>Ecoutez les explications d&rsquo;Elisabeth Asen</h2>



<p><strong></strong></p>



<p>Lire aussi :&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/pression-ong-pays-cameroun-ethiopie-conflit/a-59031582">Pression sur des ONG dans des pays en conflit</a><br><em>« Pour nous les défenseurs des droits de l&rsquo;Homme, c&rsquo;est difficile parce que nous sommes au-dessus du conflit, on condamne les violations qu&rsquo;elles viennent du gouvernement ou des Ambaboys. Je pense qu&rsquo;il faut une certaine éducation parce que d&rsquo;un côté les gens du gouvernement pensent que nous sommes avec les Ambaboys et eux également pensent que nous travaillons avec le gouvernement »</em>&nbsp;explique t-il.</p>



<p>Le rapport annuel sur la situation des droits de l&rsquo;Homme au Cameroun en 2021 a été présenté en présence des diplomates français, canadiens, suisses, américains, britanniques et des représentants de l&rsquo;administration camerounaise qui se sont abstenus de tout commentaire sur le sujet.</p>



<h2>Un témoignage</h2>



<p>Moussa Bello, un jeune militant de Stand Hope Cameroon, a été arrêté en septembre 2020 à Douala. Il a retrouvé la liberté le 21 janvier 2022 après 16 mois de prison pour incitation à l&rsquo;insurrection. Il revient sur l&rsquo;horreur qu&rsquo;il a vécu.</p>



<p>« <em>Nous avons subi des violences psychologiques et physiques. Lors de notre parcours pour entrer dans nos cellules, les prisonniers de droit commun ont profité de l&rsquo;occasion pour nous taper dessus en disant&nbsp;: Vous n&rsquo;avez pas encore marché, maintenant vous allez courir »</em>&nbsp;raconte le jeune homme.</p>



<h2>Les militants des droits humains visés</h2>



<p>Les défenseurs des droits de l&rsquo;Homme sont de plus en plus visés par ces violences, ce qui rend leur travail difficile sur le terrain, affirme Agbor Bala, du Centre des droits de l&rsquo;Homme pour la démocratie en Afrique.</p>



<p><strong></strong><br><em>« Pour nous les défenseurs des droits de l&rsquo;Homme, c&rsquo;est difficile parce que nous sommes au-dessus du conflit, on condamne les violations qu&rsquo;elles viennent du gouvernement ou des Ambaboys. Je pense qu&rsquo;il faut une certaine éducation parce que d&rsquo;un côté les gens du gouvernement pensent que nous sommes avec les Ambaboys et eux également pensent que nous travaillons avec le gouvernement »</em> explique t-il.</p>



<p>Le rapport annuel sur la situation des droits de l&rsquo;Homme au Cameroun en 2021 a été présenté en présence des diplomates français, canadiens, suisses, américains, britanniques et des représentants de l&rsquo;administration camerounaise qui se sont abstenus de tout commentaire sur le sujet.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Cameroun à la veille d&#8217;un 1er octobre périlleux</title>
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				<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 19:12:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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				<description><![CDATA[Ce vendredi 1er octobre pourrait-être agité&#160;au Cameroun. La date est symbolique&#160;: elle marque le 1er octobre 1961, date de naissance du Cameroun dans sa forme actuelle, mais&#160;aussi la&#160;proclamation de l&#8217;indépendance&#160;de l&#8217;Ambazonie, en 2017. Une République non reconnue, déclarée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest par les indépendantistes anglophones. Ils avaient prévu des festivités...]]></description>
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<p><strong>Ce vendredi 1er octobre pourrait-être agité&nbsp;au Cameroun. La date est symbolique&nbsp;: elle marque le 1er octobre 1961, date de naissance du Cameroun dans sa forme actuelle, mais&nbsp;aussi la&nbsp;</strong><a href="https://www.dw.com/fr/la-tension-monte-dans-les-r%C3%A9gions-anglophones-du-cameroun-avant-la-proclammation-de-leur-ind%C3%A9pendance/a-40754289"><strong>proclamation de l&rsquo;indépendance</strong></a><strong>&nbsp;de l&rsquo;Ambazonie, en 2017. Une République non reconnue, déclarée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest par les indépendantistes anglophones.</strong></p>



<p>Ils avaient prévu des festivités pour ce vendredi mais celles-ci ont été interdites par le pouvoir central. Un nouvel épisode dans la crise anglophone qui dure maintenant depuis cinq ans.&nbsp;</p>



<h4>Comment tout cela a commencé ?</h4>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/la-langue-fran%C3%A7aise-divise-au-cameroun/a-36500250">C&rsquo;est en octobre 2016</a>&nbsp;que la crise débute.&nbsp;Des grèves puis des manifestations éclatent pour demander le respect de la langue anglaise dans l&rsquo;administration, le système judiciaire, l&rsquo;éducation ou encore la santé. Les anglophones parlent de discriminations permanentes. Des juges et des enseignants anglais ont d&rsquo;ailleurs été renvoyés de leurs postes.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-1er-octobre-2021-crise-anglophone/a-59368183#"><img src="https://static.dw.com/image/43936570_401.jpg" alt="Des soldats patrouillent à Buea"/></a><figcaption>La vie quotidienne des habitants est perturbée depuis cinq ans</figcaption></figure>



<p>Mais le gouvernement central n&rsquo;écoute pas la colère des anglophones… Au contraire, il met la pression et réprime.&nbsp;En décembre 2016 déjà, des premiers indépendantistes sont tués à Bamenda. Une offensive est même lancée sur la ville début 2017.&nbsp;</p>



<h4>Quand les séparatistes ont-ils déclaré l&rsquo;Ambazonie indépendante ?</h4>



<p>Des grèves sont lancées chaque lundi sur place au printemps 2017.&nbsp;Les séparatistes déclarent l&rsquo;Ambazonie indépendante le 1er octobre.&nbsp;Et depuis rien ne s&rsquo;est amélioré, bien au contraire.&nbsp;Le président Paul Biya, réélu en 2018, n&rsquo;a jamais réussi à régler le problème, malgré les tentatives de médiation et le&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/dialogue-national-au-cameroun-bilan-contrast%C3%A9-un-an-apr%C3%A8s/a-55110544">« grand dialogue national »</a>&nbsp;de 2019.&nbsp;</p>



<h4>Pourquoi les populations souffrent ?</h4>



<p>Les deux camps, le pouvoir central comme les indépendantistes, sont régulièrement accusés de crimes contre les civils. Des accusations portées par des ONG et l&rsquo;ONU&nbsp;à la fois.&nbsp;A tout cela se sont ajoutés les activités et crimes de Boko Haram. La secte islamique opère dans le nord du Cameroun.</p>



<p>Au plus fort de la pandémie de Covid-19, en 2020, un groupe avait tenté de décréter un cessez-le-feu sur place, face à la situation humanitaire dramatique. En vain.&nbsp;700.000 personnes ont été forcées de fuir au Nigeria voisin ou ailleurs depuis le début de ce conflit anglophone. Un conflit qui a fait aussi plus de 3.500 morts, et privés des centaines de milliers d&rsquo;enfants d&rsquo;école.&nbsp;</p>



<p>Des militants séparatistes ont même été condamnés à mort pour des&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-le-choc-apr%C3%A8s-la-mort-de-sept-%C3%A9coliers-%C3%A0-kumba/a-55395884">meurtres d&rsquo;écoliers</a>&nbsp;dans le Sud-Ouest au début de ce mois de septembre. Les séparatistes s&rsquo;en prennent&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/rentr%C3%A9e-scolaire-perturb%C3%A9e-par-les-crises-au-cameroun/a-55166359">régulièrement aux écoles,</a>&nbsp;accusées d&rsquo;enseigner en français.&nbsp;</p>



<h4>Quels risques ce 1er octobre ?</h4>



<p>Ce 1er octobre, les soldats réguliers camerounais se préparent encore à des combats. D&rsquo;autres ont déjà fait de nombreux morts ces deux dernières semaines.&nbsp;Le pouvoir central promet des sanctions en cas de non-respect des mesures d&rsquo;interdiction ce vendredi.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Cameroun : les civils pris entre deux feux, selon HRW</title>
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				<pubDate>Mon, 02 Aug 2021 16:09:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Human Rights Watch]]></category>

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				<description><![CDATA[Human Rights Watch appelle à sanctionner les personnes responsables de violations de droits humains dans un rapport publié lundi.    Selon son rapport, il y a deux mois, les forces camerounaises se seraient rendues coupables de la mort de deux civils dans le Nord-Ouest, une des deux régions anglophones du pays. Une femme de 53 ans aurait été...]]></description>
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<p><strong>Human Rights Watch appelle à sanctionner les personnes responsables de violations de droits humains dans un </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.hrw.org/fr/news/2021/08/02/cameroun-nouveaux-abus-par-des-membres-des-deux-camps" target="_blank"><strong>rapport</strong></a><strong> publié lundi.   </strong></p>



<p>Selon son rapport, il y a deux mois, les forces camerounaises se seraient rendues coupables de la mort de deux civils dans le Nord-Ouest, une des deux régions anglophones du pays. Une femme de 53 ans aurait été violée.</p>



<p>Celle-ci a raconté à Human Rights Watch qu’elle n’a pas signalé le viol par peur de représailles. D’après l’organisation, au moins 33 bâtiments ont été détruits et pillés, toujours dans le Nord-Ouest, en juin dernier par les forces armées camerounaises.</p>



<p>« <em>Les forces de sécurité camerounaises ont certes l’obligation de riposter de manière légale aux attaques des groupes séparatistes armés et de protéger les droits des personnes pendant les périodes de violence »</em>, indique Ilaria Allegrozzi, chercheuse sur l’Afrique centrale à Human Rights Watch. Elle ajoute toutefois que Yaoundé a répondu à la menace posée par les groupes séparatistes en foulant au pied les droits de l’Homme.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-crise-anglophone-violations-droits-humains-hrw/a-58734464#"><img src="https://static.dw.com/image/56036650_404.jpg" alt="Un séparatiste à un checkpoint au sud-ouest du Cameroun "/></a><figcaption>Un séparatiste à un checkpoint au sud-ouest du Cameroun</figcaption></figure>



<p>Les séparatistes ont aussi commis des exactions dans la même période du mois de juin. Ils auraient tué un garçon de 12 ans puis un enseignant de 51 ans en juillet dans le Sud-Ouest anglophone. Quelques jours plus tôt, ils avaient enlevé et détenu durant une nuit quatre travailleurs humanitaires.</p>



<p>Les ONG internationales et l&rsquo;Onu accusent les deux parties d&rsquo;exactions et de crimes contre les civils, dans un conflit qui a fait plus de 3.500 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile.</p>



<p>L’ONG Médecins sans frontières (MSF) regrettait jeudi dernier (29.07) l’accès aux soins médicaux essentiels « particulièrement difficile » pour les populations des régions anglophones.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-crise-anglophone-violations-droits-humains-hrw/a-58734464#"><img src="https://static.dw.com/image/45790671_404.jpg" alt="Les forces armées camerounaises "/></a><figcaption>Les forces armées camerounaises</figcaption></figure>



<p>MSF a décrit des « conditions indicibles »&nbsp;pour les populations locales.&nbsp;<em>« Les communautés qui ont fui les violences se réfugient souvent en brousse, loin de toute structure de santé et sont vulnérables au paludisme, aux infections ou aux morsures de serpent, dans des lieux souvent inaccessibles aux véhicules d&rsquo;urgence comme les ambulances, voire même aux motos »</em>, a poursuivi MSF.</p>



<p>Amnesty International a dénoncé de son côté, mercredi dernier (28.07),<em> « l&rsquo;ampleur dévastatrice des destructions causées par le conflit en cours dans les régions anglophones du Cameroun »</em>. L’ONG a ajouté que les civils sont les plus touchés <em>« par les homicides illégaux, les enlèvements et la destruction généralisée de maisons et de villages »</em>.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Cameroun : la crise anglophone en débat en France</title>
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				<pubDate>Fri, 05 Mar 2021 17:16:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Cela fait plus de cinq ans que la crise anglophone dure et continue de susciter des préoccupations aussi bien dans le pays qu’en dehors de ses frontières. Ce mardi 2 mars, lors de la séance des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale française, le député indépendant de Haute-Garonne, Sébastien Nadot, a posé une question directe...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/crise_anglophone_le_bir_deploye_en_renfort.jpg" alt="" class="wp-image-5967" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/crise_anglophone_le_bir_deploye_en_renfort.jpg 678w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/crise_anglophone_le_bir_deploye_en_renfort-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 678px) 100vw, 678px" /><figcaption>crise anglophone ,le bjr déploie le renfort</figcaption></figure>



<p><strong>Cela fait plus de cinq ans que la crise anglophone dure et continue de susciter des préoccupations aussi bien dans le pays qu’en dehors de ses frontières.</strong></p>



<p>Ce mardi 2 mars, lors de la séance des questions au gouvernement, à l’Assemblée nationale française, le député indépendant de Haute-Garonne, Sébastien Nadot, a posé une question directe au ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à propos du rôle de la France qu’il accuse de soutenir&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/cet-homme-qui-dirige-le-cameroun-depuis-1982/a-45792094">le régime dictatorial en place</a>. Pour lui, il y a lieu de revoir le comportement de la France sur le continent africain.</p>



<p>« <em>Au Cameroun, il y a une dictature, il y a des massacres, c’est factuel. Alors me répondre que mes propos sont contre la France quand je demande d’agir pour que ces massacres cessent, c’est du niveau de Staline avec ses opposants politiques »</em>&nbsp;, martèle le député tout en poursuivant&nbsp; « <em>le déni postcolonial français est très inquiétant et ces vieilles méthodes de la Françafrique nous mènent dans le mur vis à vis de l’Afrique et l’Europe avec, c’est très grave. Puisque pour des raisons historiques et géographiques, depuis le Brexit, la France est la première porte d’entrée de l’Union européenne sur le continent africain. Se soucier de ce comportement français en Afrique, c’est une question éminemment européenne aujourd’hui »,&nbsp;</em>estime&nbsp;Sébastien Nadot.</p>



<p>Même questionnement du côté allemand. Sébastien Nadot n’est en effet pas le seul député à s’intéresser de près au contexte sécuritaire déliquescent au Cameroun.</p>



<p>Le député allemand&nbsp;Christoph Hoffmann du parti libéral FDP&nbsp;a lui aussi récemment mis en exergue la situation qui prévaut au Cameroun en posant la question à Heiko Maas, le ministre allemand des Affaires étrangères. « <em>Prenons le Cameroun : le président a manipulé les élections, incendié 300 villages, laissant brûler des enfants de quatre ans, des centaines de milliers de personnes ont dû prendre la fuite. A 88 ans, le président Biya est au pouvoir depuis 38 ans. Qu’en est-il dans ce cas précis du travail sur le passé colonial de l’Allemagne, monsieur Maas ? Ni pour la chancelière ni pour vous, cela ne semble être un sujet important. Est-ce ainsi que nous comptons gagner les cœurs des jeunes en Afrique ?</em>« , interroge Mr Hoffmann.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-la-crise-anglophone-en-d%C3%A9bat-en-france/a-56763572#"><img src="https://static.dw.com/image/52309091_404.jpg" alt="L'armée camerounaise prête à en découdre avec les séparatistes anglophones"/></a><figcaption>L&rsquo;armée camerounaise prête à en découdre avec les séparatistes anglophones</figcaption></figure>



<p>Gagner le cœur des jeunes en Afrique et surtout au Cameroun reste à ce jour une vaste tâche étant donné la situation qui prévaut sur le terrain comme le rappelle Maxime Bissay, le président de l&rsquo;ACAT-Cameroun et chef de file de la Maison des droits de l&rsquo;homme du Cameroun. « <em>Depuis le début de la crise anglophone en 2016, le Cameroun a connu une recrudescence des violations des droits humains et une fermeture significative de l’espace civil et politique pour ceux qui prônent le dialogue et le respect de l’état de droit. Le gouvernement a enfermé des journalistes et des opposants politiques pour s’être prononcés contre la gestion des conflits dans le pays, notamment lors de l’élection présidentielle controversée de 2018&Prime;,</em>&nbsp;s’offusque le défenseur des droits de l’homme.</p>



<p>Il y a quelques semaines,&nbsp;Rebecca Tinsley,&nbsp;fondatrice de Network for Africa et auteure du roman « When the Stars Fall to Earth »&nbsp;a rédigé une tribune dans laquelle elle attirait l&rsquo;attention sur la dégradation des droits de l&rsquo;homme au Cameroun. Pour avoir travaillé pendant plusieurs années au Rwanda, elle attire l&rsquo;attention sur les similitudes et les signes avant-coureurs qu&rsquo;elle a pu observer à l&rsquo;époque aux pays des mille&nbsp;collines.</p>



<p>« J’<em>ai passé les dix-sept dernières années au Rwanda où j’ai travaillé avec les survivants du génocide et malheureusement je vois des similitudes avec ce qui se passe dans la région anglophone du Cameroun. Dans le cas du Rwanda, le gouvernement français était complice, il a œuvré dans la préparation du génocide, tout en jouant un rôle dans ce même génocide</em>« , alerte Mme Tinsley.</p>



<p>« <em>Au Cameroun, le gouvernement&nbsp;français est également complice en maintenant un régime corrompu au pouvoir, ce même régime qui persécute les populations dans la région anglophone qui représente 20% de la population. J’ai écrit ma tribune parce que je voudrais attirer l’attention sur le rôle de la France qui supporte le président Biya au Cameroun. La France lui apporte son soutien parce qu’elle a des intérêts aussi bien économiques que militaires mais aussi parce que ses intérêts seront mieux protégés si le Cameroun est sécurisé</em>« , estime l&rsquo;activiste tout en poursuivant sur le rôle que pourrait jouer la France.<br><br><strong>Que peut faire la France ?</strong><br><br>« <em>La France est en mesure d’apporter de la pression au niveau diplomatique sur le gouvernement camerounais pour travailler sur la pacification du pays et trouver une nouvelle voie au niveau constitutionnel qui pourrait convenir à tout le monde : aux anglophones et aux francophones. Et si la pression diplomatique ne fonctionne pas, alors la France peut travailler sur un régime de sanctions visant des individus impliqués dans les abus des droits de l’homme</em>« , conclut Rebecca Tinsley.</p>



<p>Vendredi dernier (26.03.2021), Human Rights Watch&nbsp;a publié un rapport dans lequel&nbsp;l’ONG accuse l&rsquo;armée camerounaise de nouvelles exactions sur des civils en zone anglophone.</p>



<p>L’ONG rappelle qu’en 2020, les groupes armés et les forces gouvernementales ont commis des atteintes aux droits de l’homme, y compris des exécutions extrajudiciaires ou sommaires et des massacres à travers les régions anglophones du pays. </p>



<p style="text-align:left"><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Crise anglophone : ne pas se taire pour l&#8217;avenir des enfants</title>
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				<pubDate>Fri, 12 Feb 2021 16:53:49 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/56036633_303.jpg" alt="" class="wp-image-21253" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/56036633_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/56036633_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Une école saccagée à Numba, dans le nord-ouest du Cameroun</figcaption></figure>



<p><strong>Dans le nord-ouest du Cameroun, la plupart des écoles sont fermées. Mais le père Roland Arrey ne veut pas céder à la pression. Reportage.</strong></p>



<p>Depuis quatre ans, la plupart des écoles de l&rsquo;ouest du Cameroun sont fermées. C&rsquo;est le cas aussi Dans le village de Numba, où les séparatistes ont détruit l&rsquo;école et fait fuir les enseignants. Mais aujourd&rsquo;hui, un centre de loisirs accueille les enfants de Numba trois fois par semaine. Et ce n&rsquo;est pas seulement pour jouer, explique le père Roland Arrey, à l&rsquo;origine de cette initiative :</p>



<p><em>« Nous essayons de leur donner un peu d&rsquo;espoir &#8211; et des connaissances de base pour la vie : lire, écrire, compter. »</em></p>



<p>Les enseignants sont des volontaires du village, comme Videsh Egbe. Agée de vingt ans, elle a elle-même dû quitter l&rsquo;école avant l&rsquo;heure en raison de la crise :</p>



<p><em>&nbsp;« J&rsquo;apprends aux enfants ce que je sais moi-même. Ce n&rsquo;est pas grand-chose car je ne suis pas allée très longtemps à l&rsquo;école, mais je suis contente qu&rsquo;ils apprennent quelque chose. J&rsquo;aime ce que je fais. J&rsquo;aime aider notre village et les enfants. »</em></p>



<h4>« On n&rsquo;a rien »</h4>



<p>Videsh aimerait retourner à l&rsquo;école, obtenir son certificat et devenir infirmière ou médecin. Mais pour l&rsquo;instant, elle tente juste de survivre :</p>



<p><em>« Il n&rsquo;y a pas de marché ici où on pourrait acheter à manger. On a de l&rsquo;argent mais personne n&rsquo;ose apporter des marchandises ici. En ce moment, on n&rsquo;a plus rien à manger à la maison. Rien. Quelques patates douces et des bananes, mais rien pour faire une soupe. Pas de légume, pas de poisson, pas de viande… on n&rsquo;a rien.</em></p>



<h4>Au Cameroun, l&rsquo;école prise pour cible dans la crise anglophone</h4>



<p>Tombée enceinte peu après le début de la crise, Videsh doit aussi s&rsquo;occuper de sa petite fille :</p>



<p><em>« Nous devrions avoir la liberté de vivre dignement. Nous avons peur ici. Parfois, on est à la maison et les tirs commencent. Pan, pan, pan… Evidemment cela fait peur. Et on ne va pas bien. »</em></p>



<h4><a href="https://www.dw.com/fr/crise-anglophone-ne-pas-se-taire-pour-lavenir-des-enfants/a-56548350#"></a>Les enfants payent le prix fort de la crise anglophoneBrutalité dans les deux camps</h4>



<p>&nbsp;La tante de Videsh a vu sa maison attaquée et entièrement détruite par les séparatistes, qui ont gravement blessé son mari.</p>



<p>Et ce n&rsquo;est pas la seule dans ce cas&#8230; Des histoires comme celles-ci, le père Roland Arrey en entend tous les jours :</p>



<p><em>« J&rsquo;ai vu que les militaires, comme les séparatistes, brutalisent les gens. Ils font des choses inhumaines. Oui, certains sont gentils, ou essaient de l&rsquo;être. Mais d&rsquo;autres sont simplement des brutes. Ils font ce qu&rsquo;ils veulent parce qu&rsquo;ils croient qu&rsquo;ils en ont le droit. J&rsquo;ai été arrêté dans la rue, ils ont dit : donne-nous ton argent ou nous te tuons. Nous n&rsquo;avons rien à perdre. Ils m&rsquo;ont dit ça en face. »</em></p>



<p>Roland Arrey est un des rares à émettre ouvertement des critiques mais il ne veut pas se taire, pour l&rsquo;avenir des enfants du Cameroun.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>« La paix dépendra de Paul Biya »(Le cardinal Christian Tumi)</title>
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				<pubDate>Wed, 18 Nov 2020 17:11:24 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/jad20201106-ass-cameroun-cardinal-tumi-592x296-1604658639.jpg" alt="" class="wp-image-19926" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/jad20201106-ass-cameroun-cardinal-tumi-592x296-1604658639.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/jad20201106-ass-cameroun-cardinal-tumi-592x296-1604658639-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Le cardinal Christian Tumi</figcaption></figure>



<p>L&rsquo;ho<strong>mme d&rsquo;Eglise affirme qu&rsquo;il suffirait que Paul Biya le décide pour que la paix revienne dans les zones anglophones du Cameroun.</strong></p>



<p>Dans cette&nbsp;interview exclusive à la Deutsche Welle, le cardinal Christian Tumi, âgé de 90 ans, affirme par ailleurs que le Cameroun n&rsquo;a pas besoin d&rsquo;une médiation internationale.&nbsp;<em>« Il suffirait que Paul Biya le décide pour que la paix revienne dans les zones anglophones »</em>, estime le cardinal Christian Tumi qui&nbsp;&nbsp;répond aux questions d&rsquo;Henri Fotso, notre correspondant à Douala.</p>



<p>Alors qu&rsquo;il accompagnait le roi de&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-un-appel-pour-la-fin-de-la-crise-anglophone/a-55410589" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Kumbo qui avait fui son village natal</a>&nbsp;dans le Nord-Ouest du Cameroun depuis quatre ans, l&rsquo;archevêque émérite de Douala avait été kidnappé avec sa suite par des combattants sécessionnistes le 5 novembre dernier, avant d&rsquo;être libéré 24 heures plus tard.</p>



<p>Les écoles des régions anglophones ont été aussi particulièrement visées ces derniers jours avec plusieurs enlèvements d&rsquo;élèves et de professeurs, à chaque fois libérés sous la pression des populations locales.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L’Allemagne sollicitée pour résoudre la crise au Cameroun</title>
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				<pubDate>Tue, 17 Nov 2020 13:25:02 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Paul-Biya.jpg" alt="" class="wp-image-11980" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Paul-Biya.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Paul-Biya-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure>



<p><strong>Face à cette à l’aggravation de la situation, la communauté internationale reste silencieuse, à l’exception des Etats-Unis. Mais l’Allemagne pourrait aussi jouer un rôle de médiateur estiment des ONG.</strong></p>



<p>Depuis quatre ans, cette crise a provoqué la&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-les-violences-persistent-dans-la-zone-anglophone/a-55401435">mort de plus de 3.000 personnes</a>&nbsp;et récemment, l’horreur a atteint un nouveau stade avec l’attaque de deux écoles qui ont provoqué la mort de sept enfants.</p>



<p>Le gouvernement allemand devrait profiter de sa présidence de l’Union européenne et du fait qu’elle est membre non-permanente du Conseil de Sécurité de l’Onu&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/lallemagne-appel%C3%A9e-%C3%A0-%C3%AAtre-m%C3%A9diatrice-au-cameroun/a-55567422">pour faire avancer le processus</a>&nbsp;de la paix au Cameroun, ont récemment souligné deux organisations humanitaires en Allemagne.</p>



<h4>Les limites de la neutralité allemande</h4>



<p>En tant qu’ancienne puissance coloniale jusqu’en 1919, l’Allemagne se présente avec une responsabilité historique, comme l’explique Andreas Mehler, le directeur de l’institut Arnold Bergstraesser et spécialiste de la politique du développement.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/lallemagne-sollicit%C3%A9e-pour-r%C3%A9soudre-la-crise-au-cameroun/a-55624745#"><img src="https://static.dw.com/image/55386626_404.jpg" alt="L’horreur a atteint un nouveau stade avec l’attaque de deux écoles qui ont provoqué la mort de sept enfants à Kumba. "/></a></figure>



<p><em>« L’Allemagne est évidemment l’ancien colonisateur, elle a probablement toujours une certaine responsabilité historique si on considère que le passé colonial allemand n’était pas exempt de répression. Le mandat français de la Société des Nations est dans la mémoire de beaucoup mais déjà avant, les autorités allemandes n’étaient pas des anges « ,&nbsp;</em>selon Andreas Mehler.</p>



<p>Cependant, la politique allemande semble éviter trop d’ingérence directe au Cameroun. Ni le ministre des Affaires étrangères, ni la chancelière n’ont visité le pays. Le dernier voyage diplomatique d’un chef du gouvernement allemand au Cameroun est celui de Helmut Kohl en 1987.</p>



<p>Par ailleurs, pour qu’une médiation allemande soit possible, il faudrait aussi que Berlin discute avec la France, estime le député du Bundestag et spécialiste de la prévention civile des crises, Ottmar von Holtz.</p>



<p><em>« Je pense qu’il sera nécessaire que le gouvernement allemand intensifie ses efforts pour forcer la France à approuver des initiatives internationales pour le Cameroun »,&nbsp;</em>a estimé Ottmar von Holtz.</p>



<h4>Pression sur les autorités camerounaises</h4>



<p>Pour qu’une initiative diplomatique soit efficace, il faudra que le gouvernement camerounais de&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-un-appel-pour-la-fin-de-la-crise-anglophone/a-55410589">Paul Biya soit coopératif</a>. Ce qui n’a pas été le cas jusqu’à présent, rappelle Ulrich Delius, directeur de l’Organisation humanitaire Société pour les peuples menacés.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/lallemagne-sollicit%C3%A9e-pour-r%C3%A9soudre-la-crise-au-cameroun/a-55624745#"><img src="https://static.dw.com/image/55019416_404.jpg" alt="Des Camerounais protestant contre le gouvernement de Paul Biya à Paris. Ils exigent la résolution de la crise anglophone. "/></a></figure>



<p><em>« Je crois que là, il faudra essayer de faire plus de pression sur le gouvernement du Cameroun, afin qu’il accepte finalement qu’il y a un grand conflit à l’intérieur du pays qui doit être résolu d’une façon paisible. Il faut chercher une solution politique, il n’y a pas de solution militaire »,&nbsp;</em>a déclaré Ulrich Delius.</p>



<p>La Suisse a aussi tenté dans un passé récent de jouer un rôle de médiateur dans la résolution du conflit séparatiste au Cameroun mais sans grand succès.</p>



<p>Pour Andreas Mehler, cela montre qu’une action diplomatique doit reposer sur une approche multilatérale&nbsp;: « <em>Je crois qu’un effort conjoint des partenaires bilatéraux comme l’Allemagne, mais pas exclusivement l’Allemagne, dans un cadre multilatéral avec l’Union Africaine comme acteur principal serait très bien venu »</em>.</p>



<p>Les Etats-Unis jouent également depuis le début de la crise un rôle important puisqu’ils n’ont cessé de maintenir le régime de Paul Biya sous pression. Sans résultat pour l’instant.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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