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	<title>CPI &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Guerre du Darfour: la CPI se penche sur le rôle des Janjawids</title>
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				<pubDate>Mon, 04 Apr 2022 16:51:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le procès d’Ali Mohammed Ali Abd-Al-Rahman doit débuter le 5 avril devant la Cour pénale internationale (CPI). L’ancien chef de milice janjawid doit répondre de 31 chefs d’accusation pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis entre 2003 et 2004 au Darfour. Le pouvoir de l’ex-président Omar el-Béchir a toujours nié les liens avec...]]></description>
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<p><strong>Le procès d’Ali Mohammed Ali Abd-Al-Rahman doit débuter le 5 avril devant la Cour pénale internationale (CPI). L’ancien chef de milice janjawid doit répondre de 31 chefs d’accusation pour des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis entre 2003 et 2004 au Darfour. Le pouvoir de l’ex-président Omar el-Béchir a toujours nié les liens avec les miliciens recrutés dans les rangs des tribus arabes. Le procureur entend prouver le contraire.</strong></p>



<p>Sur certains dessins des enfants du Darfour, les miliciens janjawids apparaissent harnachés de fusil-mitrailleur, s’élançant vers les villages sur de grands chevaux lancés au galop. Parmi ces hommes,&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210523-ali-kushayb-les-crimes-du-darfour-sur-le-bureau-des-juges-de-la-cpi"><strong>Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman</strong></a>. Il était chef janjawid dans l’ouest du Darfour en 2003 et 2004.</p>



<p>Pour prouver la culpabilité du milicien dans les crimes commis lors des attaques contre les villages de Bindisi, de Kodoom, de Deleig, et contre les districts de Mukjar et de Wadi Salih, dans l’ouest du Darfour, le procureur va devoir démonter les rouages de la contre-insurrection lancée par le pouvoir soudanais en 2003 pour mater une rébellion. Au cours du procès qui s’ouvre le 5 avril et devrait durer près de trois ans, il va devoir démontrer l’existence de liens entre le gouvernement de Khartoum et les miliciens issus des tribus arabes. Pour l’accusation, les meurtres, les viols, les tortures, les attaques contre les civils, le pillage, les transferts forcés de population sont le résultat d’«&nbsp;<em>une politique d’État</em>&nbsp;» et d’&nbsp;«&nbsp;<em>un plan criminel</em>&nbsp;» établi par le gouvernement soudanais à Khartoum.</p>



<h2>Les Janjawids, partenaires du plan criminel de Khartoum</h2>



<p>Ce plan aurait été établi par le Conseil de sécurité national, l’organe suprême chargé des décisions stratégiques du pouvoir. L’urgence, pour Khartoum, est alors de mater la rébellion conduite par le Mouvement de libération du Soudan armée (SML-A) et le Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), suite à l’attaque de l’attaque de l’aéroport d’el-Fasher le 25 avril 2003. Selon l’accusation, qui s’appuie sur des témoignages, des rapports et des documents du gouvernement soudanais lui-même, le plan prévoit de recruter parmi les tribus arabes pour mener la contre-insurrection. À l’époque, les organes sécuritaires du pays, comme les Forces de défense populaire (PDF), sont jugés peu fiables, «&nbsp;<em>parce que la majorité</em>&nbsp;[de ses membres]&nbsp;<em>venait du Darfour</em>&nbsp;». Quant à la police et aux forces de réserves, ils ne sont pas assez nombreux. Le gouvernement décide alors «&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20190519-soudan-milice-hemeti-janjawid-encadrera-plus-rassemblements-opposants"><strong><em>d’utiliser les membres des tribus arabes</em></strong></a>&nbsp;» contre ceux accusés de soutenir la rébellion.</p>



<p>En décembre 2003, écrit le procureur dans son mémoire d’avant procès, le ministre de la Défense et le Conseil national de sécurité décident de créer «&nbsp;<em>une force semi-régulière des tribus arabes</em>&nbsp;». Il lui faut armer les Janjawids, les entraîner, les intégrer dans les forces armées et assassiner «&nbsp;<em>les chefs rebelles et les sympathisants parmi les chefs communautaires et les responsables locaux de l’administration</em>&nbsp;». Khartoum rêve d’imposer «&nbsp;<em>un contrôle sur tous les villages et les régions auxquels appartiennent les chefs rebelles</em>&nbsp;(Four, Zaghawa et Masalit)&nbsp;».</p>



<p>Pour mettre en œuvre ce plan, des responsables du gouvernement se déplacent dans l’ouest du Darfour et battent campagne&nbsp;: des réunions de planification sont organisées, suivies de meetings publics. En août 2003, Ahmed Harun, alors ministre adjoint de l’Intérieur, aujourd’hui recherché par la CPI, aurait dit à l’accusé&nbsp;: «&nbsp;<em>Je ne veux pas que tu laisses un humain ou un seul arbre. Brûle tout</em>&nbsp;». Le responsable gouvernemental exhorte aussi les miliciens à «&nbsp;<em>nettoyer la zone</em>&nbsp;». Toujours selon l’accusation, Abd-Al-Rahman aurait, lors d’un autre meeting, harangué la foule en ces termes&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous détruirons les villages et nettoierons la zone. Nous exterminerons les Fours</em>&nbsp;», l’une des trois ethnies, avec les Masalit et les Zaghawas, visées par le régime d’Omar el-Béchir. L’ex-président est aujourd’hui incarcéré à Khartoum. La CPI réclame toujours l’exécution d’un mandat d’arrêt émis contre lui en 2009. &nbsp;</p>



<h2>Le financement des Janjawids</h2>



<p>Les Janjawids sont entraînés dans plusieurs camps de la région. Les hommes obtiennent du gouvernement uniformes, véhicules, cartes d’identité, armes, munitions, nourriture pour les chevaux, téléphones satellites, etc. Les familles sont dédommagées lorsque leurs proches sont tués au combat. Le bureau du procureur assure encore que les salaires des miliciens étaient transférés tous les mois du ministère des Finances et celui de l’Intérieur. «&nbsp;<em>Du mil et de l’argent</em>&nbsp;»étaient parfois«&nbsp;<em>versés par l’intermédiaire des bureaux régionaux de la Zakat&nbsp;</em>[un impôt caritatif islamique]&nbsp;<em>et de l’association des éleveurs du Darfour occidental</em>&nbsp;».</p>



<p>Les Janjawids étaient aussi autorisés à piller et conserver le butin de guerre saisi lors des attaques. Le gouvernement du Soudan «&nbsp;<em>a délivré des armes par avion</em>&nbsp;» juste avant les opérations militaires, lit-on dans le mémoire de l’accusation. À Mukjar, Deleig, Bindisi, Kodoom et Wadi Salih, sur une zone de 1&nbsp;400&nbsp;km², des centaines de civils sont assassinés, de nombreux viols perpétrés et des milliers de déplacés fuient les attaques. Selon l’ONU, le conflit du Darfour aurait fait 300&nbsp;000&nbsp;morts et 2,5&nbsp;millions de déplacés.</p>



<p>Face aux juges de la Cour pénale internationale, l’homme de 72 ans nie. Il n’a « <em>jamais participé à la contre-insurrection</em> <em>», </em>écrit son avocat, Cyril Laucci, dans un mémoire déposé à la Cour. <em>«</em> <em>Il est un simple citoyen soudanais de la tribu Ta’aisha qui tenait une pharmacie à Garsila en 2003 avant de rejoindre un centre de formation de la réserve de la police en 2004</em> ». Il réfute aussi son nom de guerre, Ali Kushayb.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Un avocat nie avoir soudoyé des témoins lors du procès avorté du vice-président kenyan à la CPI</title>
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				<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 18:50:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[ Un avocat kenyan a nié mardi avoir soudoyé des témoins à charge au procès pour crimes de guerre de la Cour pénale internationale (CPI) contre le vice-président kenyan William Ruto, qui s&#8217;est effondré il y a six ans. La CPI a accusé Paul Gicheru d&#8217;avoir joué un rôle clé dans un stratagème visant à contrecarrer...]]></description>
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<p> <strong>Un avocat kenyan a nié mardi avoir soudoyé des témoins à charge au procès pour crimes de guerre de la Cour pénale internationale (CPI) contre le vice-président kenyan William Ruto, qui s&rsquo;est effondré il y a six ans.</strong></p>



<p>La CPI a accusé Paul Gicheru d&rsquo;avoir joué un rôle clé dans un stratagème visant à contrecarrer le procès de Ruto, ancien adjoint du président kenyan Uhuru Kenyatta et candidat aux élections présidentielles d&rsquo;août au Kenya.</p>



<p>Ruto et son co-accusé, le diffuseur Joshua Sang, ont tous deux été accusés d&rsquo;avoir fomenté des violences ethniques après une élection contestée en 2007 au cours de laquelle 1 200 personnes sont mortes.</p>



<p>Les juges de la CPI ont statué en 2016 que les deux n&rsquo;avaient aucune affaire à répondre, bien qu&rsquo;ils aient laissé la porte ouverte à d&rsquo;éventuelles nouvelles accusations à l&rsquo;avenir, notant que l&rsquo;affaire avait été entravée par des ingérences politiques et des menaces contre des témoins.</p>



<p>Le procureur de la CPI, James Steward, a déclaré mardi que Gicheru, qui comparaissait devant le tribunal mardi, « a géré et coordonné un stratagème visant à identifier, localiser et influencer par la corruption les témoins à charge réels et potentiels » grâce à une combinaison de menaces et de corruption.</p>



<p>Ses actions ont conduit au moins quatre témoins à charge à retirer et à rétracter leur témoignage, ont déclaré les procureurs.</p>



<p>Gicheru est accusé de huit chefs d&rsquo;atteinte à l&rsquo;administration de la justice. S&rsquo;il est reconnu coupable, il encourt au maximum cinq ans de prison ou une amende.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La CPI réduit de deux ans la peine de prison d’un djihadiste malien</title>
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				<pubDate>Fri, 26 Nov 2021 18:06:30 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Jeudi 25 novembre, la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré avoir réduit de deux ans la peine de prison du djihadiste malien Ahmad Al Faqi Al Mahdi, condamné en 2016 pour son rôle dans la destruction des mausolées protégés à Tombouctou. La chambre d’appel de la cour, basée à La Haye, « a décidé de réduire de deux ans la peine initialement...]]></description>
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<p><strong>Jeudi 25 novembre, la Cour pénale internationale (CPI) a déclaré avoir réduit de deux ans la peine de prison du djihadiste </strong><a href="https://www.lemonde.fr/mali/"><strong>malien</strong></a><strong> Ahmad Al Faqi Al Mahdi, condamné en 2016 pour son rôle dans la destruction des mausolées protégés à Tombouctou. La chambre d’appel de la cour, basée à La Haye, </strong><em><strong>« a décidé de réduire de deux ans la peine initialement fixée à neuf ans »</strong></em><strong>, a déclaré la CPI dans un communiqué, ajoutant que </strong><em><strong>« cette peine sera donc purgée au 18 septembre 2022 ».</strong></em></p>



<p>En octobre, le Touareg Ahmad Al Faqi Al Mahdi avait demandé à être libéré, affirmant être devenu un autre homme en détention. Il avait été condamné en septembre&nbsp;2016 à neuf ans de prison pour avoir dirigé intentionnellement des attaques contre la porte de la mosquée Sidi Yahia et neuf des mausolées de Tombouctou (nord du Mali), classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco et détruits à coups de pioche, de houe et de burin.</p>



<p>Les juges <em>« ont tenu compte de plusieurs éléments tels que l’instabilité sociale que pourrait causer une libération anticipée dans le nord du Mali, les possibilités de resocialisation et de réinsertion de M. Al Mahdi et la coopération dont il a fait preuve depuis qu’il a été remis à la cour en septembre 2015 »</em>, a indiqué la CPI. <em>« Gardant à l’esprit les vues exprimées par la République du Mali et par les victimes, les juges ont estimé que la réduction ne devait pas s’appliquer à la totalité du temps qui reste à purger par M. Al Mahdi », </em>a-t-elle ajouté, précisant que<em> « les dispositions nécessaires à la libération de M. Al Mahdi seront prises le moment venu »</em>, soit en septembre 2022.</p>



<p>Né vers 1975, M. Al Mahdi était un membre d’Ansar Dine, l’un des groupes djihadistes liés à Al-Qaïda qui ont contrôlé le nord du Mali pendant environ dix mois en 2012, avant d’être en grande partie chassés par une intervention internationale déclenchée en janvier 2013 par la France. Il était chef de la Hisbah, la brigade islamique des mœurs.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>CPI : al-Mahdi demande « pardon » pour la destruction des mausolées de Tombouctou</title>
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				<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 17:49:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le jihadiste malien était ce 12 octobre devant les juges de la CPI pour demander une libération anticipée. Condamné en 2016 à neuf ans de prison pour avoir détruit ce site du patrimoine mondial, il s’est présenté comme « un repenti ». Un « repenti » dont le « remord a éveillé [la] conscience et...]]></description>
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<p><strong>Le jihadiste malien était ce 12 octobre devant les juges de la CPI pour demander une libération anticipée. Condamné en 2016 à neuf ans de prison pour avoir détruit ce site du patrimoine mondial, il s’est présenté comme « un repenti ».</strong></p>



<p>Un « repenti » dont le « remord a éveillé [la] conscience et [le] coeur ». Devant les juges de la Cour pénale internationale (CPI), <a href="https://www.jeuneafrique.com/personnalites/ahmad-al-mahdi/">Ahmad al-Mahdi s’est présenté</a> en « homme changé ». Au cas où les discours ne suffiraient pas à convaincre l’auditoire, le Malien de 46 ans s’est même métamorphosé physiquement. Débarrassé de sa longue toison bouclée, il est apparu le cheveux ras, sanglé dans un costume gris. Ce mardi 12 octobre, il est venu demander à la Cour une libération anticipée. Il en a le droit : cet ancien du groupe terroriste Ansar Dine a purgé les deux tiers <a href="https://www.jeuneafrique.com/360603/societe/cpi-malien-ahmad-al-mahdi-juge-coupable-de-destruction-de-mausolees-a-tombouctou/">des neuf ans de prison auxquels il a été condamné</a> pour avoir détruit les mausolées de Tombouctou.</p>



<p>Sujet d’un jugement historique&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/247811/societe/mali-lunesco-saisi-la-cpi-pour-la-destruction-des-mausolees-de-tombouctou/">qui qualifiait pour la première fois l’anéantissement d’un patrimoine culturel de « crime de guerre »</a>, Ahmad Al Faqi al-Mahdi l’assure : il s’est « entièrement dissocié du crime » et ne compte pas y revenir. Plus encore, il assure vouloir tout faire pour contribuer à lutter contre l’extrémisme religieux « dans quelque société où il se trouvera », a plaidé sa défense. « Ma conscience s’est maintenant éveillée et j’espère pouvoir à l’avenir contribuer à la préservation des mausolées, des manuscrits, pour atténuer la douleur de mes frères qui ont souffert de ces atrocités », a fait valoir al-Mahdi. Après avoir « étudié les mathématiques et l’ informatique, appris l’anglais, pratiqué la musique, le yoga, le dessin et les échecs »&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/382659/societe/mali-ira-ahmad-al-mahdi/">dans sa prison écossaise</a>, il s’est dit prêt à devenir « un bon citoyen ».</p>



<h4>« Le pardon, une des clés du paradis »</h4>



<p>À plus de 5000 kilomètres de là, les Maliens suivent depuis six ans la saga judiciaire. Près d’un millier d’entre eux se sont constitués parties civiles. Certains sont les descendants de saints inhumés dans les mausolées de Tombouctou, d’autres sont imams, représentants religieux. Il y a aussi de simples citoyens, dont l’activité économique reposait sur le patrimoine historique de la « ville aux 333 saints ».</p>



<p>De Tombouctou à Bamako, le repentir d’Ahmad al-Mahdi a été assez bien accueilli. « Les excuses renouvelées d’al-Mahdi constituent un geste positif et de nature à apaiser le cœur des victimes des crimes qu’il a commis. Néanmoins, c’est à elles qu’il appartient de les apprécier et, éventuellement, de les accepter. Je sais que plusieurs d’entre elles attendaient ce moment, mais il s’agit de sentiments individuels et d’un processus qui demande du temps », a ainsi réagi à l’issue de l’audience Mama Koité Doumbia, présidente du Fonds au profit des victimes de la CPI, qui a dédommagé 800 personnes.</p>



<p>Harber Kounta, un Tombouctien héritier d’un mausolée de la cité, veut lui aussi y voir une manière de clore le chapitre et « d’avancer vers la réconciliation ». « En tant que Musulmans, on nous a enseigné que le pardon était l’une des clés du paradis. Ce dont ont besoin Tombouctou en particulier et le Mali en général, c’est de paix et de réconciliation », explique-t-il, jugeant même que « du moment où al-Mahdi a reconnu ses fautes et que nous acceptons de le pardonner, on peut le libérer ».</p>



<h4>« Tombouctou s’est toujours relevée »</h4>



<p>Alors que les mausolées sont ressortis de terre, rebâtis selon une tradition héritée du XIVe siècle, les Tombouctiens veulent croire à une renaissance. « En 2012, leur destruction a été très douloureuse. Mais notre ville a été maintes fois convoitée, pillée et occupée dans son histoire. Elle s’est toujours relevée, cette épreuve ne doit pas faire exception. La reconnaissance de la destruction de notre patrimoine comme “crime de guerre” a été un signal fort de la justice internationale à l’égard des Maliens. Désormais, nous voulons le retour de la sécurité afin que les touristes retrouvent le chemin de Tombouctou », défend Harber Kounta, qui est aussi agent touristique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>DIEU PARDONNE, ET NOUS PARDONNONS AUSSI, MAIS LES IMAGES RESTENT</p></blockquote>



<p>Si elle n’a jamais eu le droit de pénétrer ces édifices réservés aux hommes, Hamsatou* conserve « une grande déchirure au coeur ». Cette descendante de Sidi Mahmoud, dont le mausolée avait été démoli en 2012, a suivi les excuses d’al-Mahdi depuis la capitale malienne, où elle réside. Si elle accepte de pardonner, elle souhaite obtenir des gages des autorités en cas de libération anticipée de l’ancien lieutenant d’Ansar Dine. « S’il était libéré, j’aurais des réserves quant à son retour à Tombouctou. On ne peut pas oublier ce genre d’événements, et il existe une crainte légitime de voir l’histoire se répéter. Dieu pardonne, et nous pardonnons aussi, mais les images restent », confie-t-elle. Son appel fait écho à celui des avocats des victimes qui, mardi 12 octobre à La Haye, demandaient à la Cour de tout faire pour « apaiser les inquiétudes des parties civiles ».</p>



<p>En attendant que la CPI se prononce dans les prochaines semaines sur sa demande libération anticipée, Ahmad al-Mahdi, lui, cherche à rassurer la communauté de Tombouctou. « Je voudrais revenir à vous en tant que fils de ce pays […]. Je voudrais confirmer que je serai toujours là, aux côtés de la population de Tombouctou afin de promouvoir la sécurité et la paix. »</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Soudan va remettre Omar el-Béchir et d’anciens dirigeants recherchés à la CPI</title>
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				<pubDate>Wed, 11 Aug 2021 14:23:48 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le Soudan va remettre à la Cour pénale internationale (CPI) plusieurs de ses anciens dirigeants, dont Omar el-Béchir, recherchés notamment pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre lors du conflit au Darfour. « Le Conseil des ministres a décidé de remettre les personnes recherchées à la Cour pénale internationale », a déclaré mercredi la ministre des...]]></description>
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<p>L<strong>e Soudan va remettre à la Cour pénale internationale (CPI) plusieurs de ses anciens dirigeants, dont Omar el-Béchir, recherchés notamment pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre lors du conflit au Darfour.</strong></p>



<p>« Le Conseil des ministres a décidé de remettre les personnes recherchées à la Cour pénale internationale », a déclaré mercredi la ministre des Affaires étrangères, Mariam al-Mahdi, selon l’agence officielle Suna, lors d’une rencontre avec <a href="https://www.jeuneafrique.com/1156956/politique/cpi-la-trajectoire-africaine-de-karim-khan-le-successeur-de-fatou-bensouda/">le nouveau procureur général du tribunal basé à La Haye, Karim Khan</a>, en visite à Khartoum.</p>



<h4>300 000 morts</h4>



<p>Le conflit au Darfour, région de l’Ouest, a opposé à partir de 2003 le régime à majorité arabe d’Omar el-Béchir et des rebelles issus de minorités ethniques s’estimant marginalisées. Il a fait environ 300 000 morts et près de 2,5 millions de déplacés, en majorité durant les premières années de violences, d’après les Nations unies.</p>



<p>Après des mois d’un mouvement populaire inédit,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/761484/politique/soudan-omar-el-bechir-destitue-par-larmee/">Omar el-Béchir a été renversé en avril 2019</a>. Reconnu coupable de corruption en décembre 2019, il est actuellement détenu à la prison de Kober, à Khartoum. L’ancien président est aussi jugé par la justice de son pays pour son rôle dans le coup d’État qui l’a porté au pouvoir en 1989, mais son procès a été à plusieurs reprises reporté depuis juillet 2020.</p>



<h4>«&nbsp;Coopération illimitée&nbsp;» avec la CPI</h4>



<p>Deux autres pontes du régime seront remis à la CPI : Ahmed Haroun, ex-gouverneur de l’État du Kordofan-Sud, et Abdel Rahim Mohamed Hussein, ancien ministre de la Défense, recherchés pour les mêmes motifs. Arrêtés après la chute d’Omar el-Béchir, ils sont actuellement détenus au Soudan.</p>



<p>En octobre 2020, un accord de paix historique signé entre le gouvernement de transition et plusieurs groupes rebelles insistait sur la nécessité d’une « coopération complète et illimitée » avec la CPI. Et la semaine dernière, le cabinet ministériel soudanais a voté en faveur de la ratification du Statut de Rome. La ministre soudanaise a souligné mercredi « l’importance » de la coopération de son pays avec la CPI « pour obtenir justice pour les victimes de la guerre du Darfour ».</p>



<p>S<strong>ource: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Omar el-Béchir : la Cour pénale internationale à la croisée des chemins</title>
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				<pubDate>Wed, 30 Jun 2021 12:12:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Après avoir échoué sur les dossiers Bemba et Gbagbo, la CPI est en passe de juger Omar el-Béchir pour génocide. Une occasion pour les juges de La Haye de faire taire les critiques. Juger les auteurs de crimes de guerre, de tortures et d’exécutions extra-judiciaires, fait partie des missions de la CPI. Oui mais voilà, en...]]></description>
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<p><strong>Après avoir échoué sur les dossiers Bemba et Gbagbo, la CPI est en passe de juger Omar el-Béchir pour génocide. Une occasion pour les juges de La Haye de faire taire les critiques.</strong></p>



<p>Juger les auteurs de crimes de guerre, de tortures et d’exécutions extra-judiciaires, fait partie des missions de la CPI. Oui mais voilà, en dix-neuf ans d’existence, les juges de La Haye n’ont toujours pas condamné un seul responsable gouvernemental. Parmi les accusés qui se sont succédé au Palais de la Paix, l’ex-président ivoirien, Laurent Gbagbo à la tête du pays de 2000 à 2011, a été acquitté après près de dix ans de procédure. Avant lui,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/575293/societe/cpi-rdc-jean-pierre-bemba-acquitte-en-appel/">Jean-Pierre Bemba, ancien vice-président de la République démocratique du Congo, a été acquitté en&nbsp;2018,</a>&nbsp;deux ans après avoir été d’abord reconnu coupable de crimes de guerres et de crimes contre l’humanité.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>C’est certainement ce qu’espère aussi Omar el-Béchir, l’ancien président soudanais, chassé du pouvoir par la contestation populaire de 2019. Pour l’ancien maître de Khartoum, les ennuis ne font que commencer. Le 28 juin, le gouvernement soudanais a validé son transfert à la CPI, où il est poursuivi pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UN CONFLIT QUI, SELON L’ONU, A FAIT 300 000&nbsp;MORTS ET PLUS DE&nbsp;2,5&nbsp;MILLIONS DE DÉPLACÉS</p></blockquote>



<p>À ses côtés, les ex-ministres des affaires humanitaires Ahmed Haroun, et son homologue des affaires intérieures, Abdelrahim Mohamed Hussein, accusés d’avoir incité à des attaques contre des civils, ainsi qu’Ali Kushayb, commandant des milices tribales Janjawid, recrutées, armées et financées par Khartoum.</p>



<h4>Les « diables à cheval »</h4>



<p>Les «&nbsp;diables à cheval&nbsp;» étaient chargés de terroriser les populations réfractaires au pouvoir central, essentiellement non-arabes. Viols, pillages, saccages et exactions étaient le signe de leur passage. Un conflit qui, selon l’ONU, a fait 300 000&nbsp;morts et plus de&nbsp;2,5&nbsp;millions de déplacés.&nbsp;</p>



<p>Cette validation par le conseil des ministres ne signifie pas pour autant que les personnalités concernées seront transférées sur les bords de la mer du Nord. Il s’agit en effet d’une décision politique qui ne représente qu’une étape d’un processus débuté en mars 2009, avec le premier mandat d’arrêt prononcé à l’encontre d’Omar el-Béchir. La CPI, qui avait alors le vent en poupe, avait pris une décision importante dans l’histoire de cette juridiction internationale. C’était la première fois qu’un président en exercice faisait l’objet d’une telle mesure.&nbsp;</p>



<p>Si El-Béchir est effectivement transféré aux Pays-Bas, ce sera peut-être aussi l’occasion pour la juridiction présidée par le polonais Piotr Hofmański, de porter un coup d’arrêt aux critiques qui visent régulièrement la Cour. Parmi celles-ci, une balance de la justice qui penche constamment en défaveur de personnes africaines tandis que des puissances géopolitiques telles que les États-Unis, la Russie, la Chine et Israël ne sont, elles, pas liées par le Statut de Rome.</p>



<h4>Manque de crédibilité de la Cour Pénale</h4>



<p>Parallèlement, depuis la naissance de la CPI en 2002, toutes les personnes mises en accusation de crimes internationaux sont africaines. À tel point que les poursuites contre el-Béchir ont irrité certains pays du continent. Le Burundi, l’Afrique du Sud et la Gambie qui ont brandi la menace de cesser d’être des États Parties au Statut.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Des menaces qui traduisent un manque d’estime à l’égard de la CPI. Le manque de crédibilité de la Cour Pénale a aussi été mis en évidence, lorsque, malgré les mandats d’arrêt délivrés à son encontre, el-Béchir a pu, sans s’inquiéter outre mesure, voyager en Afrique du Sud ou en Jordanie. Des États qui se sont engagés à suivre les injonctions de la CPI. Sur le papier du moins…</p>



<p>Cette juridiction repose sur la coopération des États, mais une fois dans le prétoire, les vices de procédure et le manque de collaboration des autorités locales dans l’avancée des enquêtes, altèrent son efficience. Le&nbsp;9&nbsp;juin dernier, une semaine avant de quitter ses fonctions, l’ex-Procureure Générale de la CPI,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/607342/societe/fatou-bensouda-procureure-de-la-cpi-personne-nechappera-a-la-justice/">Fatou Bensouda</a>&nbsp;a alerté le Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la nécessité de mettre les responsables des crimes de guerre au Darfour face à leurs responsabilité.&nbsp;Injonction qui témoigne de la fragilité de la Cour face aux pressions politiques.</p>



<p>Est-ce que ce sera la première fois qu’un ex chef d’État sera condamné par les juges de La Haye pour les atrocités qu’il a commises ? C’est en tout cas l’espoir formulé par la magistrate gambienne. Après les échecs successifs de ses prédécesseurs dans les dossiers Gbagbo et Bemba, son successeur, le Britannique Karim Khan est attendu au tournant. </p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Retour de Laurent Gbagbo en Côte d&#8217;Ivoire : pardon ne doit pas signifier oubli</title>
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				<pubDate>Thu, 17 Jun 2021 08:52:14 +0000</pubDate>
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<p><strong>Ce 17 juin, l&rsquo;ex-président de Côte d&rsquo;Ivoire, récemment acquitté par la cour pénale internationale (CPI) atterrira dans son pays après dix ans d&rsquo;exil. Un retour, permis par les autorités ivoiriennes dans le cadre de la politique de réconciliation et d&rsquo;apaisement.</strong></p>



<p>Dans un imbroglio tragi-comique de résultats électoraux plus ou moins arrangés et de non-reconnaissance d&rsquo;une défaite à l&rsquo;élection présidentielle de 2010, Laurent Gbagbo a quitté le pays en même temps que la scène politique ivoirienne en 2011. Relativement isolé, probablement usé, mais conservant encore des soutiens chez une bonne partie de ses partisans historiques, Laurent Gbagbo a su donner des gages de bonne foi ces derniers mois et émettre les messages de modération attendus.</p>



<h4><strong>Ex-président boutefeu et diviseur</strong></h4>



<p>Le discours conciliant de Laurent Gbagbo, ne doit cependant pas faire oublier le rôle qu&rsquo;il a joué en Côte d&rsquo;Ivoire depuis plus de trente ans. Promoteur d&rsquo;une «&nbsp;ivoirité&nbsp;» stricte, voulue initialement par Henri Konan Bédié, il n&rsquo;a jamais cessé de souffler sur les braises des divisions ethnique et politique du pays. Il est évidemment l&rsquo;un des animateurs majeurs de la crise politico-militaire de 2002-2011, pour ne pas dire l&rsquo;acteur principal. Son élection en 2000 a d&rsquo;ailleurs fini par poser plus de problèmes que de solutions à la crise devenue permanente en Côte d&rsquo;Ivoire. La découverte de charniers à Yopougon dans un contexte de tensions interethniques quelques jours après l&rsquo;élection contestée de 2000 de Laurent Gbagbo est même devenue un marqueur de son pouvoir.</p>



<p>En 2010, son refus du résultat du scrutin présidentiel remporté par Alassane Ouattara eut pour conséquence la reprise des combats et des milliers de victimes. C&rsquo;est à la suite de ces événements, en avril 2011, qu&rsquo;il fut arrêté et emmené à La Haye où il restera incarcéré jusqu&rsquo;à son acquittement le 15 janvier 2019.</p>



<h4><strong>Réconcilié, mais rester prudent</strong></h4>



<p>Grand tribun et agitateur de foules, Laurent Gbagbo se fait aujourd&rsquo;hui le promoteur d&rsquo;une vie politique plus apaisée en Côte d&rsquo;Ivoire. Compte tenu de son poids politique, le retour de Laurent Gbagbo à Abidjan peut concrétiser la réconciliation du pays et matérialiser la cicatrisation des plaies encore ouvertes de la guerre civile. C&rsquo;est une très grande responsabilité à la fois pour le président Ouattara engagé dans une sage politique de la main tendue, mais aussi pour Laurent Gbagbo mis à l&rsquo;épreuve des faits de la tentative de réconciliation. Les faits et gestes de Laurent Gbagbo seront donc scrutés et observés. Ses futures déclarations auront, nul ne le doute, un impact sur la poursuite de cette réconciliation et sa réalité au sein de la population.</p>



<p>Il est logique que le gouvernement ivoirien, et la France avec qui les liens politiques, économiques, sécuritaires sont étroits, regardent d&rsquo;un œil prudent les conditions de la réinsertion de Laurent Gbagbo dans le paysage politique du pays. La Côte d&rsquo;Ivoire n&rsquo;a d&rsquo;ailleurs pas la possibilité de se permettre un retour des tensions inutiles. La guerre fait rage chez la plupart des voisins du G5 Sahel au nord. Les dix-neuf morts de l&rsquo;attaque terroriste de Grand Bassam du 13 mars 2016 et les tués dans les attaques jihadistes récentes de juin 2021 dans le nord du pays, obligent au plus grand des sérieux et bien sûr à la cohésion nationale.</p>



<p>Enfin, redevenue la locomotive économique régionale en doublant son PIB ces dix dernières années, la Côte d&rsquo;Ivoire ne peut plus à l&rsquo;évidence, s&rsquo;encombrer de troubles fêtes. La feuille de route est claire. Laurent Gbagbo doit maintenant s&rsquo;inscrire dans une logique définitive d&rsquo;apaisement et de reconstruction du pays.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Justice internationale: le bilan en demi-teinte de Fatou Bensouda à la CPI</title>
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				<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 14:40:20 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Au terme d’un mandat de neuf ans, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, passera le relais, mercredi 16 juin, au Britannique Karim Khan. La magistrate gambienne avait été élue pour réconcilier l’Afrique avec la CPI. Bilan de neuf ans de mandat. Au cours de son mandat, Fatou Bensouda s’est rarement rendue sur...]]></description>
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<p><strong>Au terme d’un mandat de neuf ans, la procureure de la Cour pénale internationale (CPI), Fatou Bensouda, passera le relais, mercredi 16 juin, au Britannique Karim Khan. La magistrate gambienne avait été élue pour réconcilier l’Afrique avec la CPI. Bilan de neuf ans de mandat.</strong></p>



<p>Au cours de son mandat, Fatou Bensouda s’est rarement rendue sur les sites de crimes, mais avant de tourner la page, la procureure s’est déplacée au Darfour. La magistrate gambienne est allée chercher au Soudan la coopération des autorités pour faire exécuter le mandat d’arrêt pour génocide émis il y a plus de dix ans contre l’ex-président Omar el-Béchir.&nbsp;</p>



<h4>Échec sur les plus hauts responsables</h4>



<p>Du mandat de Fatou Bensouda, l’histoire retiendra sans doute l’échec de son bureau sur les dossiers ciblant les plus hauts responsables. Acquittements pour l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo&nbsp;et le Congolais Jean-Pierre Bemba. Et puis non-lieu&nbsp;pour le président kényan Uhuru Kenyatta.&nbsp;Ce sont ces différentes affaires qui avaient suscité&nbsp;la défiance des États africains, soupçonnant la Cour d’être le bras judiciaire de politiques occidentales sur le continent.&nbsp;</p>



<h4>Nouvelles enquêtes</h4>



<p>Pour contrer ces attaques, Fatou Bensouda a ouvert de nouvelles enquêtes loin de l’Afrique dont trois lourds dossiers. La Cour enquête désormais sur les crimes commis dans les Territoires palestiniens occupés, en Afghanistan et en Géorgie. Des faits impliquant la Russie, les États-Unis et Israël. Trois États puissants qui, depuis toujours, refusent sa juridiction. Si ces enquêtes donnent à la Cour une portée planétaire, aucun mandat d’arrêt émis à ce jour ne cible de suspects hors du continent africain.  </p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le chef rebelle ougandais Dominic Ongwen condamné à vingt-cinq ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité</title>
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				<pubDate>Thu, 06 May 2021 14:04:27 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La Cour pénale internationale (CPI) a condamné Dominic Ongwen, enfant-soldat ougandais devenu un commandant de la brutale rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA, Lord’s Resistance Army), à vingt-cinq ans de prison pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, jeudi 6 mai. Agé de 45&#160;ans,&#160;Dominic Ongwen avait été reconnu coupable en&#160;février de 61&#160;chefs d’accusation,...]]></description>
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<p><strong>La Cour pénale internationale (CPI) a condamné Dominic Ongwen, enfant-soldat ougandais devenu un commandant de la brutale rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA, Lord’s Resistance Army), à vingt-cinq ans de prison pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, jeudi 6 mai.</strong></p>



<p>Agé de 45&nbsp;ans,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/02/04/ouganda-un-ex-enfant-soldat-devenu-chef-rebelle-reconnu-coupable-de-crimes-de-guerre-par-la-cpi_6068798_3212.html">Dominic Ongwen avait été reconnu coupable en&nbsp;février de 61&nbsp;chefs d’accusation</a>, dont celui de «&nbsp;grossesse forcée&nbsp;», qui n’avait jusqu’à présent jamais été prononcé par la CPI, sise à La&nbsp;Haye. Il avait aussi notamment été jugé coupable de meurtre, viol, d’esclavage sexuel et de&nbsp;conscription d’enfants-soldats.</p>



<p>Les victimes réclamaient la réclusion à perpétuité. Mais estimant que l’histoire de M.&nbsp;Ongwen, qui a lui-même été enlevé par le groupe rebelle à l’âge d’environ 9&nbsp;ans, justifiait une peine inférieure, l’accusation avait requis vingt ans de prison.</p>



<p>A l’issue d’un procès <em>« long et complexe »</em>, qui a eu <em>« un impact considérable sur chacun des juges »</em>, la chambre de première instance a été confrontée à une <em>« situation unique »</em>, a déclaré le juge Bertram Schmitt.</p>



<h4>Horreur exceptionnelle</h4>



<p>Les crimes commis par M.&nbsp;Ongwen sont d’une horreur exceptionnelle, mais les magistrats sont d’avis que la perspective que M.&nbsp;Ongwen passe le reste de sa vie en prison est excessive,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/06/ouganda-victime-de-la-lra-dominic-ongwen-en-a-adopte-avec-enthousiasme-les-methodes-violentes_5044510_3212.html">au vu des&nbsp;<em>«&nbsp;souffrances extrêmes&nbsp;»</em>&nbsp;qu’il a lui-même endurées</a>&nbsp;au cours des premières années de sa vie.</p>



<p><em>«&nbsp;Il était un enfant doué de capacités intellectuelles supérieures à la moyenne, et les espoirs pour un avenir brillant ont été réduits à néant le jour où il a été enlevé&nbsp;»</em>, a affirmé le juge Schmitt. Mais&nbsp;<em>«&nbsp;cela ne justifie en rien, et n’explique pas, l’horreur des crimes, commis délibérément&nbsp;»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Selon le tribunal, M.&nbsp;Ongwen a ordonné au début des années 2000 des attaques contre des camps de réfugiés, alors qu’il était l’un des commandants de la LRA,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/article/2010/12/17/wikileaks-sur-la-piste-de-la-mysterieuse-lra-de-joseph-kony_1455141_1446239.html">un groupe armé dirigé par le fugitif Joseph Kony</a>, qui a mené une guerre brutale en Ouganda et dans trois pays voisins afin d’établir un Etat basé sur les dix commandements de la Bible.</p>



<p>Après avoir plaidé l’acquittement lors du procès, rappelant que l’accusé avait lui-même été victime de la brutalité du groupe rebelle, la défense avait demandé, lors d’une audience de détermination de la peine, dix ans de prison pour l’ancien enfant-soldat, surnommé la «&nbsp;Fourmi blanche&nbsp;».</p>



<h4>100 000 morts, 60 000 enlèvements</h4>



<p>M.&nbsp;Ongwen a toujours nié,&nbsp;<em>«&nbsp;au nom de Dieu&nbsp;»</em>, l’ensemble des accusations contre lui. Il a déclaré devant la CPI que la LRA l’avait forcé à manger des haricots imbibés du sang des premières personnes qu’il avait été obligé de tuer en guise d’initiation, après avoir été enlevé.&nbsp;<em>«&nbsp;Je suis devant ce tribunal international avec tant d’accusations, et pourtant je suis la première victime d’enlèvement d’enfants&nbsp;»</em>, a-t-il dit lors de son procès.&nbsp;<em>«&nbsp;Ce qui m’est arrivé, je ne crois même pas que cela soit arrivé à Jésus-Christ&nbsp;»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>En le jugeant coupable, les magistrats de la CPI ont reconnu que M. Ongwen avait lui-même beaucoup souffert mais ils ont estimé que ses crimes avaient été commis&nbsp;<em>«&nbsp;en tant qu’adulte responsable et commandant de l’Armée de résistance du Seigneur&nbsp;»</em>.</p>



<p>Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), la LRA a massacré plus de 100&nbsp;000&nbsp;personnes et enlevé 60&nbsp;000&nbsp;enfants lors de violences qui se sont étendues au Soudan, à la République démocratique du Congo et à la République centrafricaine.</p>



<p>M. Ongwen, qui s’est rendu en 2015, est le premier commandant de la LRA à être jugé par la CPI. Le fondateur du groupe, Joseph Kony, est considéré comme toujours en fuite et fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la cour.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Un allié de Bashir préférerait la CPI au tribunal soudanais pour le procès au Darfour</title>
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				<pubDate>Tue, 04 May 2021 18:59:57 +0000</pubDate>
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								<content:encoded><![CDATA[
<p> <strong>L&rsquo;une des personnes clés accusées de crimes de guerre et de génocide au Darfour au début des années 2000 a déclaré mardi qu&rsquo;il préférerait être jugé devant la Cour pénale internationale (CPI) plutôt que ce qu&rsquo;il a dit être des tribunaux soudanais biaisés .</strong></p>



<p>Le président évincé Omar el-Béchir a résisté pendant des années aux mandats de la CPI contre lui et quatre alliés proches dans le conflit dans la région occidentale du Soudan qui a tué environ 300 000 personnes et chassé 2,5 millions de leurs maisons.</p>



<p>Ils sont inculpés à La Haye de génocide, de crimes de guerre et de crimes contre l&rsquo;humanité pour les atrocités commises par les forces progouvernementales au Darfour à partir de 2002.</p>



<p>«Une autorité avec ce genre de performances misérables ne pourra ni ne voudra rendre justice», a déclaré l&rsquo;un des quatre alliés, Ahmed Haroun, dans un communiqué vérifié par sa famille, se référant aux tribunaux soudanais.</p>



<p>«&#8230; Et je déclare donc en toute confiance qu&rsquo;il vaut mieux que mon cas soit plaidé, s&rsquo;il y a une affaire qui mérite d&rsquo;être plaidée, devant la Cour pénale internationale.»</p>



<p>Un autre allié de Bashir, Ali Kushayb, s&rsquo;est rendu à la CPI en République centrafricaine en juin.</p>



<p>La CPI a émis des mandats d&rsquo;arrêt contre Béchir en 2009 et 2010, l&rsquo;accusant d&rsquo;avoir orchestré des atrocités dans sa campagne pour écraser une révolte dans la région du Darfour.</p>



<p>Le gouvernement de transition du Soudan, formé après un soulèvement qui a chassé Béchir et l&rsquo;a envoyé, Haroun et plusieurs autres en prison en avril 2019, a déclaré qu&rsquo;il coopérerait avec la CPI et que des responsables de la CPI se sont rendus au Soudan.</p>



<p>Mais il n&rsquo;est pas encore clair si les accusés seront envoyés à La Haye ou jugés à l&rsquo;intérieur du Soudan.</p>



<p>Il n&rsquo;y a pas eu de déclaration immédiate du procureur du Soudan.</p>



<p>Dans sa déclaration, Haroun a déclaré qu&rsquo;il avait refusé de témoigner dans le cadre d&rsquo;une enquête soudanaise sur le conflit au Darfour, se plaignant qu&rsquo;il avait été détenu indéfiniment et que de nombreux juges et procureurs avaient été révoqués par le gouvernement de transition.</p>



<p>Tout en qualifiant les poursuites de la CPI de politisées, Haroun a déclaré qu&rsquo;il pensait qu&rsquo;il serait plus susceptible de bénéficier d&rsquo;un procès équitable à La Haye.</p>



<p><strong>Source : Reuters Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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