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	<title>corornavirus &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Au Maroc, la classe politique pense déjà l’après-coronavirus</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Apr 2020 20:40:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/jad20200421-mmo-marocpolitiquescovid19-photo2-592x296-1587566038.jpg" alt="" class="wp-image-16575" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/jad20200421-mmo-marocpolitiquescovid19-photo2-592x296-1587566038.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/jad20200421-mmo-marocpolitiquescovid19-photo2-592x296-1587566038-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Les conséquences socioéconomiques et sanitaires de la pandémie de Covid-19 alimentent les échanges au Parlement comme au sein des partis politiques. Et le débat public pourrait courir jusqu’aux élections législatives de 2021.</strong></p>



<p>En novembre dernier, le roi Mohammed VI avait confié à&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/860528/politique/maroc-dix-choses-a-savoir-sur-chakib-benmoussa-charge-delaborer-le-nouveau-modele-de-developpement/">Chakib Benmoussa, haut fonctionnaire, la charge de présider une commission ad hoc</a>&nbsp;afin d’élaborer un nouveau modèle de développement pour le Maroc. Dès le début de l’année, un agenda serré d’audition des acteurs sociaux, politiques et économiques était communiqué à la presse. Des premières rencontres ont eu lieu… et puis le coronavirus s’est invité dans l’actualité, obligeant Chakib Benmoussa à remanier son calendrier, et l’État à prendre des mesures exceptionnelles, la pandémie charriant son lot d’urgences et de questions.</p>



<p>Lors d’une réunion avec les députés du Parti de la justice et du développement (PJD, au pouvoir), le chef du gouvernement et patron du parti, Saadeddine El Othmani, n’a pas caché à ses troupes que toute projection précise de la situation économique du pays dans les mois à venir restait difficile. Au sein du parti islamiste, consigne a été donnée aux cadres de s’outiller et d’animer un débat, pour le moment informel, autour du sujet de « l’après-Covid », « sans se mettre de barrières idéologiques », explique une source au sein du parti.</p>



<p>Une nouvelle donne qui relance les débats sur le modèle de développement. La copie rendue par le PJD à la commission Benmoussa sera sans doute remaniée. Il devrait en être de même pour les propositions d’autres partis. «&nbsp;Après la crise sanitaire, nous ferons face à une situation économique et sociale totalement inédite&nbsp;», juge Aïcha Lablak, députée du Parti du progrès et du socialisme (PPS, situé à gauche).</p>



<p>Pour l’heure, c’est l’unité nationale qui prédomine. « Nos premiers communiqués ont été destinés à soutenir la mobilisation nationale et les mesures décidées par les autorités compétentes », poursuit l’élue, qui croit toutefois que « se relever de la crise imposera des débats politiques profonds. Le besoin d’État sera largement ressenti ».</p>



<h4>Cap sur le social et la santé</h4>



<p>En attendant, le Parlement continue de tourner. Le nombre de députés présents physiquement à chaque séance a été réduit. Et les élus peuvent suivre à distance les discussions, qui portent essentiellement sur le système de santé et débordent parfois déjà sur « l’après-coronavirus ».</p>



<p>Mostafa Chanaoui, député au sein de la Fédération de la gauche démocratique (FGD), médecin de profession, demande que soient améliorées les conditions de travail des fonctionnaires de la santé. Une revendication déjà&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/821864/societe/maroc-lhopital-public-ce-grand-malade/">au cœur des grèves qui ont fortement secoué le secteur ces dernières années.</a></p>



<p>D’autres élus proposent de constituer une commission thématique sur le système sanitaire, dont les dysfonctionnements – pénurie de ressources humaines dans le public et réglementation déficitaire d’un secteur privé toujours plus important – ont été pointés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) dans le passé. Aïcha Lablak espère aussi l’ouverture d’une réflexion sur l’état de la recherche médicale et scientifique.&nbsp;«&nbsp;De la majorité à l’opposition, tous les élus sont alertés sur des situations sociales diverses mais qui, toutes, renvoient à la peur du déclassement et d’une paupérisation du fait de la crise », relève de son côté la députée islamiste Amina Mae El Ainine. La réalité de l’étendue de la précarité est apparue à la faveur de cette crise.</p>



<p>La pandémie a aussi mis le doigt sur les lacunes de l’outillage de l’administration pour y répondre, tant le ciblage des aides pour les citoyens les plus démunis a pris du retard. « Si le chantier d’établissement du Registre social unifié (RSU) avait avancé plus rapidement, nous aurions actuellement une meilleure visibilité », explique un acteur des institutions sociales.</p>



<h4>La question de la dette</h4>



<p>« La philosophie qui doit présider après la crise, c’est celle d’un État fort par ses services publics », insiste Lablak. À gauche, de nombreuses voix réclament un tournant social. Au début du mois d’avril, le Parlement a quasi unanimement voté pour la possibilité de déplafonner le montant de la dette extérieure fixée par la loi de finances. De quoi donner une marge de manœuvre au gouvernement face au Covid-19.</p>



<p>Cette question de l’endettement a surtout été un point de friction entre deux poids lourds : <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/863436/politique/maroc-la-fusee-aziz-akhannouch/">Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et patron du Rassemblement national des indépendants (RNI)</a>, et Driss El Azami, ancien ministre délégué au Budget, maire de Fès, et figure de proue du PJD. Il faut se garder de « normaliser la dette », prévient le « techno-islamiste », quand Akhannouch appelle, lui, à ne pas craindre l’emprunt extérieur. « Il faut soutenir la demande, maintenir l’offre et s’éloigner de l’austérité », écrit-il dans une tribune, assurant que « devoir s’endetter pour surmonter un choc externe, subi, est normal ! ».</p>



<p>Au-delà du débat de fond, la forme en dit long sur les intentions. Ainsi, le texte du patron du RNI a été publié sur&nbsp;<em>Maba3dcorona</em>&nbsp;(« l’après-Corona »), la plateforme participative portée par Al Mountada, un think tank proche de son parti. Les prochaines législatives sont prévues pour 2021, et les partis affûtaient leurs armes bien avant la pandémie.</p>



<p>Omar Balafrej, député de la gauche radicale, a lui participé à un débat sur l’économie organisé par l’Université citoyenne de l’Institut des hautes études de management (HEM). La société civile ne veut pas être en reste, et promet de jouer un rôle de premier plan pour dessiner « le monde d’après » – et influer sur les débats en cours. En outre, les Alumni de Sciences-Po au Maroc organisent eux aussi des échanges, tout comme Tafra, un centre de recherche en sciences politiques réputé pour son sérieux. L’après-coronavirus s’écrit aujourd’hui.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucéeée </strong></p>
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		<title>Elections en Guinée : quand le coronavirus fait les affaires d’Alpha Condé</title>
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				<pubDate>Fri, 20 Mar 2020 13:01:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/alpha_conde_a_kankan_2.jpg" alt="" class="wp-image-15066" width="714" height="538" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/alpha_conde_a_kankan_2.jpg 470w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/alpha_conde_a_kankan_2-300x226.jpg 300w" sizes="(max-width: 714px) 100vw, 714px" /><figcaption>alpha conde</figcaption></figure>



<p><strong>L’épidémie a entraîné l’annulation de la médiation de la Cédéao avant les scrutins contestés de dimanche, au grand dam de l’opposition.</strong></p>



<p>Le double scrutin, législatif et constitutionnel, prévu dimanche 22&nbsp;mars en&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/guinee/">Guinée</a>&nbsp;s’inscrit dans l’air du temps, en pleine épidémie due au&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/coronavirus-2019-ncov/">coronavirus</a>&nbsp;: très fortement contaminé, confiné et potentiellement létal.</p>



<p>Il ne s’agit pas que d’une image. La propagation du Covid-19 a été invoquée par le ministre nigérien des affaires étrangères pour justifier l’annulation par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) d’une visite de haut niveau, celle de la dernière chance avant ce week-end que l’opposition qualifie, non sans emphase, d’<em>« assaut final » </em>contre le pouvoir. La délégation ouest-africaine devait être conduite par trois poids lourds de la région : le chef de l’Etat nigérien et président en exercice de la Cédéao, Mahamadou Issoufou, et ses homologues ivoirien, Alassane Ouattara, et nigérian, Muhammadu Buhari.</p>



<p>L’annulation de la visite laisse le champ libre au président guinéen, Alpha Condé, pour organiser dans un quasi-huis clos un double scrutin empoisonné. En privé, une source proche de la présidence nigérienne reconnaît que le coronavirus est&nbsp;<em>«&nbsp;un prétexte&nbsp;»&nbsp;</em>:&nbsp;<em>«&nbsp;Certes, l’épidémie préoccupe et mobilise l’attention de tous les présidents, mais au fond, vu l’état d’esprit et la détermination d’Alpha Condé, nous nous sommes dit que cette médiation était inutile.&nbsp;»</em></p>



<h4>L’opposition appelle au boycott</h4>



<p>Cette décision&nbsp;<em>«&nbsp;nous a fait l’effet d’une douche froide&nbsp;»</em>, selon Cellou Dalein Diallo. Le chef de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), le principal parti d’opposition, aux côtés des autres membres du Front national pour la défense de la Constitution (FNDC), appelle les Guinéens au boycott électoral et à descendre dans les rues, samedi et dimanche, pour empêcher&nbsp;<em>«&nbsp;un coup d’Etat constitutionnel&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous allons saisir le matériel électoral partout où on peut le faire. C’est clair qu’il y aura de la bagarre et cela ne s’arrêtera pas au soir de cette mascarade électorale&nbsp;»</em>, nous confie l’un de ses proches.</p>



<p>Une trentaine de manifestants ont perdu la vie, souvent tombés sous les balles de la police, depuis le début de la mobilisation contre l’adoption d’une nouvelle Constitution, en octobre&nbsp;2019. Le FNDC espérait que la Cédéao parvienne à convaincre Alpha Condé de renoncer à son projet. La nouvelle loi fondamentale lui permettra théoriquement de se représenter pour un troisième mandat à la fin de cette année. Evoquant les cas de la Guinée et du Togo, le Centre d’études stratégiques de l’Afrique, à Washington, dénonce, dans un texte publié mercredi,&nbsp;<em>«&nbsp;la passivité de la Cédéao face au recul démocratique qui peut conduire à une plus grande instabilité dans la région&nbsp;»</em>.</p>



<p>Fin février, l’organisation sous-régionale s’était montrée plus déterminée. Elle avait alors annulé, au dernier moment, sa mission d’observation électorale pour ce double scrutin alors programmé au 1<sup>er</sup>&nbsp;mars. Ce geste avait été interprété comme il se doit par la présidence guinéenne&nbsp;: un signe manifeste de défiance totale à l’égard d’un processus électoral vicié que les voisins de la Guinée ne pouvaient pas cautionner. Alpha Condé avait alors fait un pas de côté en reportant le vote au 22&nbsp;mars et en acceptant la venue d’un groupe d’experts électoraux de la Cédéao chargés d’analyser un fichier électoral que l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) avait déjà jugé non conforme.</p>



<h4>«&nbsp;Les modérés n’ont plus la parole&nbsp;»</h4>



<p>Après examen, les analystes de la Cédéao, comme ceux de l’OIF avant eux, ont d’ailleurs conclu à la présence indue de 2,5&nbsp;millions de personnes sur cette liste. Soit ni plus ni moins qu’un tiers des quelque 7,5&nbsp;millions d’électeurs inscrits.</p>



<p>Depuis, la Commission électorale nationale (dite) indépendante (CENI), de laquelle l’opposition s’est depuis longtemps retirée, a rayé d’un trait de plume ces quelque 2,5&nbsp;millions d’électeurs qui avaient été inscrits sans fournir aucune preuve de leur identité. Outre l’opacité de la procédure ayant abouti à ces&nbsp;<em>«&nbsp;mutations&nbsp;»</em>, selon le terme de la CENI, le compte n’y serait toujours pas. Selon l’opposant Amadou Bah Oury,&nbsp;<em>«&nbsp;en plus des électeurs qui n’ont aucune pièce justificative, il y a aussi les 2&nbsp;millions qui sont là uniquement sur la base d’une attestation contresignée par un chef de quartier</em>&nbsp;». «&nbsp;<em>Il va de soi qu’aucune élection, aucune consultation ne peut être validée par l’utilisation de ce fichier&nbsp;»</em>, estime-t-il.</p>



<p>De son côté, le pouvoir maintient le cap sur une ligne dure.&nbsp;<em>«&nbsp;Cette ligne ne fait pas l’unanimité, mais les modérés n’ont plus la parole&nbsp;»</em>, nous confie une source. Considéré comme un radical, Amadou Damaro Camara, chef du groupe parlementaire du Rassemblement du peuple de Guinée (RPG, au pouvoir), défend ainsi&nbsp;<em>«&nbsp;l’urgence&nbsp;»</em>&nbsp;de renouveler le mandat des députés, arrivé à échéance il y a déjà plusieurs mois.&nbsp;<em>«&nbsp;Notre pays ne peut plus continuer sans une Assemblée nationale crédible&nbsp;»</em>, estime-t-il.</p>



<p><em>« Mais personne n’est dupe</em>, lance un diplomate occidental. <em>L’enjeu est de faire passer coûte que coûte la nouvelle Constitution avant fin avril, soit six mois avant l’expiration de l’actuel mandat présidentiel, sous peine de violer les chartes démocratiques de la Cédéao et de l’Union africaine. »</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Coronavirus: un malade en Egypte, premier cas diagnostiqué en Afrique</title>
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				<pubDate>Fri, 14 Feb 2020 19:38:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>Le ministère égyptien de la Santé indique, dans un communiqué, qu’un ressortissant étranger et porteur du Covid-19 a été diagnostiqué sur le territoire, vendredi 14 février. Il a été hospitalisé et placé en quarantaine. Le continent africain est touché pour la première fois par l’épidémie.</strong></p>



<p>L’épidémie du nouveau coronavirus s’étend un peu plus dans le monde en touchant, vendredi 14 février, le continent africain pour la première fois. L’information a été révélée en fin de journée par le ministère égyptien de la Santé&nbsp;: un porteur de la maladie a été diagnostiqué.</p>



<p><strong>Le patient n&rsquo;est pas égyptien et se trouve dans un «&nbsp;état stable&nbsp;»</strong></p>



<p>Selon le ministère de la Santé, l’individu en question n’est pas égyptien. Mais sa nationalité n’a pas été précisée. L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), informée de la situation par les autorités égyptiennes, confirme qu’un patient malade mais ne présentant aucun «&nbsp;<em>symptôme</em>&nbsp;» a été hospitalisé et placé en quarantaine pour être soigné. L’institution précise que cette personne se trouve dans un «&nbsp;<em>état stable</em>&nbsp;».</p>



<p>Depuis le début de l’épidémie, le continent africain n’avait pas encore été touché. Le virus, baptisé par l’OMS&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/france/20200214-coronavirus-fin-quarantaine-premiers-fran%C3%A7ais-rapatri%C3%A9s-chine" rel="noreferrer noopener">Covid-19</a></strong>&nbsp;et apparu en décembre à Wuhan, dans la province du Hubei en Chine, est désormais présent sur tous les continents avec ce cas en Égypte. Le dernier bilan fait état de près de 1&nbsp;400 décès, quasiment tous en Chine continentale.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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