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	<title>corne de l afrique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>corne de l afrique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>L&#8217;envoyé spécial des États-Unis pour la Corne de l&#8217;Afrique va bientôt quitter ses fonctions &#8211; sources</title>
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				<pubDate>Wed, 13 Apr 2022 19:09:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[ L&#8217;envoyé spécial américain pour la Corne de l&#8217;Afrique, David Satterfield, quittera ses fonctions avant l&#8217;été, ont indiqué mardi des sources proches du dossier, après moins de six mois de travail et dans un contexte de crise persistante. troubles politiques dans la région. L&#8217;envoyé spécial adjoint Payton Knopf assumera le poste à titre intérimaire, ont indiqué...]]></description>
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<p> <strong>L&rsquo;envoyé spécial américain pour la Corne de l&rsquo;Afrique, David Satterfield, quittera ses fonctions avant l&rsquo;été, ont indiqué mardi des sources proches du dossier, après moins de six mois de travail et dans un contexte de crise persistante. troubles politiques dans la région.</strong></p>



<p>L&rsquo;envoyé spécial adjoint Payton Knopf assumera le poste à titre intérimaire, ont indiqué des sources, ajoutant que le départ de Satterfield n&rsquo;était pas imminent.</p>



<p>Auparavant, le département d&rsquo;État avait annoncé que Satterfield et Knopf devaient arriver en Éthiopie mercredi, pour des réunions avec des responsables du gouvernement éthiopien, des représentants d&rsquo;organisations humanitaires et des partenaires diplomatiques.</p>



<p>Le département d&rsquo;État n&rsquo;a fait aucun commentaire officiel lorsqu&rsquo;il a été interrogé sur le départ de Satterfield.</p>



<p>La nouvelle du départ prévu de Satterfield, rapportée pour la première fois par le magazine Foreign Policy, survient à un moment de multiples crises dans la région.</p>



<p>Un conflit qui dure depuis plus d&rsquo;un an en Éthiopie a suscité des accusations d&rsquo;atrocités des deux côtés, tandis que le Soudan est en proie à des troubles économiques et politiques à la suite d&rsquo;un coup d&rsquo;État en octobre.</p>



<p>Le changement fréquent de personnel soulève également des questions sur l&rsquo;engagement de l&rsquo;administration Biden dans la région, en particulier à un moment où elle est aux prises avec des crises urgentes de politique étrangère ailleurs, principalement l&rsquo;invasion russe de l&rsquo;Ukraine.</p>



<p>La région reste une « priorité absolue » pour l&rsquo;administration, a déclaré un haut responsable du département d&rsquo;Etat, sans donner plus de détails.</p>



<p>Satterfield, un diplomate de longue date avec des décennies d&rsquo;expérience, avait remplacé Jeffrey Feltman, un autre diplomate américain vétéran qui avait démissionné à la fin de l&rsquo;année dernière après environ neuf mois de travail.&nbsp;Feltman continue de servir à titre consultatif.</p>



<p>La semaine dernière, deux principaux groupes de défense des droits de l&rsquo;homme ont accusé les forces armées de la région éthiopienne d&rsquo;Amhara de mener une campagne de nettoyage ethnique contre les Tigréens pendant une guerre qui a tué des milliers de civils et déplacé plus d&rsquo;un million de personnes.</p>



<p>Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont déclaré dans un rapport conjoint que les abus commis par des responsables amhara et des forces spéciales et milices régionales lors des combats dans l&rsquo;ouest du Tigré constituaient des crimes de guerre et des crimes contre l&rsquo;humanité.&nbsp;Ils ont également accusé l&rsquo;armée éthiopienne de complicité dans ces actes.</p>



<p>Le gouvernement éthiopien a déclaré la semaine dernière dans un communiqué qu&rsquo;il s&rsquo;engageait à faire en sorte que tous les responsables de violations des droits humains et du droit humanitaire répondent de leurs actes.</p>



<p>Le porte-parole du gouvernement d&rsquo;Amhara, Gizachew Muluneh, a déclaré à Reuters la semaine dernière que les allégations d&rsquo;abus et de nettoyage ethnique dans l&rsquo;ouest du Tigré étaient des « mensonges » et des nouvelles « fabriquées ».</p>



<p>La semaine dernière, les États-Unis ont exprimé leur inquiétude face aux informations faisant état d&rsquo;atrocités à motivation ethnique dans le Tigré et ont appelé à la fin des détentions illégales fondées sur l&rsquo;appartenance ethnique.</p>



<p>Au Soudan, la prise de contrôle militaire a fait dérailler une transition qui avait fait naître l&rsquo;espoir de mettre fin à des décennies d&rsquo;autocratie, de conflit civil et d&rsquo;isolement économique après le renversement de l&rsquo;ancien président Omar el-Béchir lors d&rsquo;un soulèvement en 2019.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La Corne d’Afrique en proie à une sécheresse record, une double crise pour l’Éthiopie</title>
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				<pubDate>Wed, 09 Feb 2022 17:39:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La sécheresse dans la Corne de l’Afrique menace 13 millions d’individus, soit un record depuis près de 40 ans, selon les Nations unies, qui déplore trois années où les saisons des pluies ont été inexistantes. En Éthiopie, l’est et le sud du pays sont particulièrement affectés, avec près de 7 millions de personnes en besoin...]]></description>
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<p><strong>La sécheresse dans la Corne de l’Afrique menace 13 millions d’individus, soit un record depuis près de 40 ans, selon les Nations unies, qui déplore trois années où les saisons des pluies ont été inexistantes. En Éthiopie, l’est et le sud du pays sont particulièrement affectés, avec près de 7 millions de personnes en besoin urgent d’aide humanitaire. Soit une nouvelle crise, alors que le pays peine déjà à gérer la situation catastrophique dans le nord du pays due à la guerre au Tigré.</strong></p>



<p>Le constat des Nations unies est sans appel&nbsp;:&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220128-en-%C3%A9thiopie-la-province-du-tigr%C3%A9-continue-de-connaitre-un-drame-humanitaire">l’Éthiopie est non seulement confrontée à deux crises humanitaires majeures</a></strong>, mais ces deux situations ne font qu’empirer.</p>



<p>Près de 9 millions d’Éthiopiens en besoin d’aide humanitaire des suites de la guerre du Tigré. Ce chiffre atteindra bientôt 6,8 millions dans l’est et le sud du pays.</p>



<p>C’est en région Somali que la situation est la plus préoccupante. Déjà 200&nbsp;000 têtes de bétail sont mortes de la sécheresse, du jamais vu&nbsp;en quatre décennies. Les communautés d’éleveurs nomades sont démunies, environ 3 millions de personnes&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20220118-corne-de-l-afrique-la-fao-alerte-sur-l-urgence-d-une-aide-pour-%C3%A9viter-une-crise-alimentaire">dépendent de l’aide alimentaire</a></strong>&nbsp;aujourd’hui.</p>



<p>Mais cette aide arrive au compte-goutte, déplore le Programme alimentaire mondial (PAM). Son budget reste limité, alors que les besoins augmentent drastiquement. Le PAM demande un apport de 175 millions de dollars pour répondre à cette sécheresse. Cela sans oublier une autre demande, de 260 millions de dollars cette fois-ci, pour répondre à la crise dans le nord du pays.</p>



<p>Ce déficit de financement se fait déjà ressentir sur le terrain&nbsp;: le PAM diminue déjà des rations alimentaires pour mieux les repartir à travers le pays.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h2>Un cercle vicieux de récoltes ruinées, décès de bétail, déplacements et conflits intercommunautaires</h2>



<p>Au-delà de l’Éthiopie, le phénomène touche durement toute la région de la Corne d’Afrique, comme l’a expliqué mardi Michael Dunford, le directeur du bureau régional du Programme alimentaire mondial pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est&nbsp;: «&nbsp;<em>Les récoltes sont ruinées, le bétail meurt et la faim augmente</em>&nbsp;». Et selon la porte-parole du PAM, Marie Sasylva, cette sécheresse entraîne la perte de récoltes, le décès du bétail, mais aussi le déplacement des communautés «&nbsp;<em>et donc des conflits intercommunautaires et des forts taux de malnutrition</em>&nbsp;».</p>



<p>La menace qui pèse sur les populations est donc extrêmement sérieuse. Et la situation nécessite une action humanitaire immédiate, comme l&rsquo;explique la porte-parole du PAM Marie Dasylva, au micro de <strong>Léonard Vincent</strong>.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Corne de l’Afrique: la FAO alerte sur l’urgence d’une aide pour éviter une crise alimentaire</title>
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				<pubDate>Tue, 18 Jan 2022 18:10:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Corne de l&#8217;Afrique risque de traverser l&#8217;une des pires crises alimentaires au monde, avertit l&#8217;Organisation des Nations unies pour l&#8217;alimentation et l&#8217;agriculture (FAO). Après le Covid-19 et deux années consécutives d&#8217;invasions de criquets, les populations rurales sont confrontées à une troisième saison de sécheresse à cause du phénomène climatique La Niña. En Éthiopie, au Kenya...]]></description>
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<p><strong>La Corne de l&rsquo;Afrique risque de traverser l&rsquo;une des pires crises alimentaires au monde, avertit l&rsquo;Organisation des Nations unies pour l&rsquo;alimentation et l&rsquo;agriculture (FAO). Après le Covid-19 et deux années consécutives d&rsquo;invasions de criquets, les populations rurales sont confrontées à une troisième saison de sécheresse à cause du phénomène climatique La Niña.</strong></p>



<p>En Éthiopie, au Kenya et en Somalie, en particulier, plus de 25 millions de personnes risquent de se trouver dans une situation d&rsquo;insécurité alimentaire très aiguë, d&rsquo;ici à la mi-2022. Parmi les plus fragilisés par la sécheresse, 1,5 million d&rsquo;éleveurs et de cultivateurs ont besoin d&rsquo;une aide, de façon urgente, pour passer la période de soudure, comme l’explique Rodrigue Vinet, porte-parole à la FAO.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Il faut savoir que lorsqu’une vache meurt, cela se traduit immédiatement par deux enfants qui n’ont plus leur bol de lait quotidien. […] Il faut réagir, impérativement et tout de suite, en janvier, février, mars. Après, malheureusement, ce sera trop tard.</p></blockquote>



<p>Lors de la précédente crise alimentaire dans la Corne de l&rsquo;Afrique, en 2017, la communauté internationale avait réagi promptement, alors qu&rsquo;en 2011 elle avait réagi trop tard. Deux cent soixante mille personnes étaient mortes de faim.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Vers un ordre pacifique dans la Corne de l’Afrique</title>
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				<pubDate>Fri, 12 Feb 2021 18:19:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La victoire contre le TPLF a un coût élevé et la situation sécuritaire dans le Tigré demeure préoccupante, admet Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien. Mais seule une Éthiopie en paix peut jouer un rôle constructif dans la région et au-delà. Les opérations entreprises par le gouvernement fédéral éthiopien ont libéré le peuple tigréen de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/abiy-ahmed-2.jpg" alt="" class="wp-image-13121" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/abiy-ahmed-2.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/abiy-ahmed-2-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Ethiopia&rsquo;s Prime Minister Abiy Ahmed attends a signing ceremony with European Commission President Ursula von der Leyen in Addis Ababa, Ethiopia December 7, 2019. REUTERS/Tiksa Negeri &#8211; RC2EQD93EU27</figcaption></figure>



<p><strong>La victoire contre le TPLF a un coût élevé et la situation sécuritaire dans le Tigré demeure préoccupante, admet Abiy Ahmed, le Premier ministre éthiopien. Mais seule une Éthiopie en paix peut jouer un rôle constructif dans la région et au-delà.</strong></p>



<p>Les opérations entreprises par le gouvernement fédéral éthiopien ont libéré le peuple tigréen de décennies de mauvaise gestion par le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF). Cela a suscité de nouveaux espoirs, mais aussi des inquiétudes quant à l’avenir de l’Éthiopie et son rôle dans la Corne de l’Afrique et au-delà.&nbsp;Les espoirs sont nés de l’éviction définitive d’un TPLF corrompu et dictatorial. Les Éthiopiens peuvent désormais imaginer un avenir basé non plus sur le chauvinisme ethnique, mais sur l’unité, l’égalité, la liberté et la démocratie. De plus, la source de division qui empoisonnait les relations interétatiques dans la Corne de l’Afrique est désormais surmontée.</p>



<p>Mais je suis conscient du malaise que le démantèlement du TPLF a suscité au sein de la communauté internationale. Je sais aussi que beaucoup redoutent une discrimination ethnique au Tigré et sont préoccupés par les obstacles à l’aide humanitaire. Mon gouvernement est déterminé à répondre à ces inquiétudes et à les dissiper. Le « respect dû aux opinions de l’humanité », cher à Thomas Jefferson, m’oblige à expliquer pourquoi mon gouvernement est intervenu pour rétablir la paix dans le Tigré, à expliquer comment nous tentons d’y atténuer les souffrances et pourquoi nos efforts – soutenus, je l’espère, par la communauté internationale – profiteront à tous les habitants de mon pays, y compris à ceux du Tigré, et à toute la sous-région.</p>



<p>Aucun gouvernement ne peut tolérer que des soldats et des civils innocents soient pris en embuscade et tués par dizaines, comme l’a fait le TPLF à l’automne dernier. Mon premier devoir, en tant que Premier ministre et commandant en chef des forces armées, est de protéger l’Éthiopie et son peuple contre les ennemis internes et externes. Nos opérations au Tigré ont été conçues pour rétablir la paix et l’ordre rapidement. En cela, elles ont été un succès. Malgré tous nos efforts, il y a eu des morts et cela m’a profondément affecté, tout comme cela a bouleversé les personnes éprises de paix, ici et à l’étranger.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>J’APPELLE LES NATIONS UNIES ET LES AGENCES HUMANITAIRES INTERNATIONALES À TRAVAILLER AVEC MON GOUVERNEMENT</p></blockquote>



<p>Mettre fin aux souffrances dans le Tigré et dans tout le pays est désormais ma priorité absolue. C’est pourquoi j’appelle les Nations unies et les agences humanitaires internationales à travailler avec mon gouvernement afin que nous puissions, ensemble, apporter de l’aide à tous ceux qui en ont besoin au Tigré. En attendant, nous travaillons jour et nuit pour leur fournir assistance et pour faire en sorte que les droits humains soient respectés. Pour que nous réussissions, de nombreux défis devront être surmontés. Il faudra par exemple rétablir les lignes de communication délibérément détruites par le TPLF pour permettre l’acheminement de l’aide humanitaire, et dans ce travail de reconstruction, le soutien de la communauté internationale sera précieux.</p>



<p>Mon gouvernement est également prêt à aider les dirigeants du Tigré qui font le choix de la paix. Nous sommes d’ores et déjà en contact avec eux.</p>



<p>Aujourd’hui, la communauté internationale connaît le vrai visage du TPLF. Beaucoup ont condamné les violences ethniques dont il était responsable, mais certains étaient prêts à fermer les yeux sur la torture, sur les disparitions et sur les exécutions extrajudiciaires. Sans le TPLF, entendait-on, l’Éthiopie risquait de se fragmenter, comme la Yougoslavie dans les années 1990, et d’entraîner toute la Corne de l’Afrique dans le chaos. Le bon sens nous dit qu’un régime basé sur la division ethnique ne peut pas durer mais, comme dit l’adage, le bon sens n’est pas toujours largement partagé. Fort heureusement, les sociétés humaines ne tolèrent jamais la violence raciale, ethnique et religieuse très longtemps.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’ACCORD DE PAIX SIGNÉ AVEC L’ÉRYTHRÉE EN 2018 EST L’EXEMPLE MÊME DE CE QUE L’ÉTHIOPIE EST CAPABLE ET DÉSIREUSE DE FAIRE</p></blockquote>



<p>Au cours des cinq années qui ont précédé mon élection à la tête de l’EPRDF, la coalition qui était au pouvoir et incluait le TPLF, les révoltes populaires contre le régime se sont multipliées. Le TPLF y a répondu avec sa brutalité habituelle, jusqu’à ce que l’élection de 2018 engage l’Éthiopie dans une nouvelle voie. Le parti que je dirige aujourd’hui est le premier, dans notre pays, à ne pas être basé sur la race, la religion ou l’appartenance ethnique.</p>



<p>La politique régionale du TPLF était une grossière extension de sa stratégie nationale du diviser pour mieux régner. Il a par exemple opté pour une politique d’exclusion et d’ostracisation l’Érythrée, pays contre lequel il menait des guerres par procuration en utilisant des pays voisins instables, accentuant au passage leur fragilité dans la durée.</p>



<p>Une Éthiopie libérée du TPLF défendra la paix et le développement pour tous. Elle sera fondée sur l’égalité entre tous les peuples qui la constituent, y compris le peuple du Tigré qui souffre tant aujourd’hui.</p>



<p>Sur le plan extérieur, nous savons que nos intérêts nationaux sont indissociablement liés à ceux de nos voisins, et nous agirons en conséquence. L’accord de paix signé avec l’Érythrée en 2018 est l’exemple même de ce que l’Éthiopie est capable et désireuse de faire. Il a mis fin à deux décennies de violence et a permis à l’Érythrée de faire son retour au sein de la communauté internationale. Les Éthiopiens et les Érythréens qui vivent le long de la frontière n’ont plus à redouter la guerre.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>SEULE UNE ÉTHIOPIE APAISÉE PEUT JOUER UN RÔLE CONSTRUCTIF DANS LA CORNE DE L’AFRIQUE ET AU-DELÀ</p></blockquote>



<p>Mon gouvernement a également cherché à rétablir de bonnes relations avec nos autres voisins. À la suite de la crise politique au Soudan en 2019, l’Éthiopie a contribué à faire sortir ce pays du bord de la guerre civile, en contribuant à la création d’un gouvernement de transition composé de civils et de représentants militaires. De même, l’Éthiopie joue un rôle stabilisateur en Somalie et nous travaillons au rétablissement de la stabilité au Soudan du Sud.</p>



<p>Notre politique étrangère repose sur la conviction qu’une intégration régionale plus étroite bénéficiera à tout le monde, et nous n’avons pas ménagé nos efforts pour rendre opérationnelle la Zone de libre-échange continentale africaine. Il y a quelques semaines à peine, nous avons inauguré une autoroute reliant Addis-Abeba à Nairobi et Mombasa, un projet qui supprime les barrières physiques au commerce transfrontalier entre le Kenya et l’Éthiopie.</p>



<p>La route reliant Addis-Abeba au port érythréen d’Assab, qui est essentielle pour le commerce international, est également en cours de réhabilitation. De nouveaux axes relieront bientôt l’Éthiopie aux ports de Djibouti et d’Assab (pour remplacer l’ancienne route en cours de réhabilitation), et à Juba, la capitale du Soudan du Sud, offrant à ce pays enclavé un débouché commercial viable.</p>



<p>Plusieurs projets concernant les ports, la logistique, les parcs industriels et l’extraction de potasse sont également en cours de développement. Et j’espère profondément que, une fois achevé, le Grand Barrage de la Renaissance bénéficiera du soutien de tous nos voisins et offrira à tous des opportunités sans précédenten Afrique de l’Est.</p>



<p>Seule une Éthiopie apaisée, dirigée par un gouvernement respectueux des normes de conduite humaines, peut jouer un rôle constructif dans la Corne de l’Afrique et au-delà. Nous sommes déterminés à travailler avec nos voisins et la communauté internationale pour tenir cette promesse.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Afrique de l&#8217;Est: appel à fonds du CICR pour les réfugiés</title>
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				<pubDate>Thu, 28 Jan 2021 20:11:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge intensifie ses activités humanitaires pour répondre aux besoins urgents en Éthiopie, au Soudan et à Djibouti. Dans ces pays de l&#8217;Afrique de l&#8217;Est, les réfugiés et les déplacés internes ont besoin de nourriture et de services essentiels comme l&#8217;eau et les soins de santé, rapporte un communiqué...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/téléchargement-3.jpeg" alt="" class="wp-image-21071" width="328" height="328" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/téléchargement-3.jpeg 225w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/téléchargement-3-150x150.jpeg 150w" sizes="(max-width: 328px) 100vw, 328px" /><figcaption>CICR</figcaption></figure>



<h4>Le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge intensifie ses activités humanitaires pour répondre aux besoins urgents en Éthiopie, au Soudan et à Djibouti.</h4>



<p>Dans ces pays de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, les réfugiés et les déplacés internes ont besoin de nourriture et de services essentiels comme l&rsquo;eau et les soins de santé, rapporte un communiqué reçu à APA.</p>



<p>C&rsquo;est pourquoi, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lance un appel à ses donateurs en vue de recueillir 20 millions de francs suisses pour renforcer au plus vite son action face aux besoins humanitaires pressants engendrés par la crise qui sévit dans la région du Tigré, en Éthiopie.</p>



<p>De son côté, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge cherche à lever 27 millions de francs suisses qui serviront à soutenir les efforts déployés par la Croix-Rouge éthiopienne, le Croissant-Rouge soudanais et la Société du Croissant-Rouge de Djibouti pour lutter contre d&rsquo;autres facteurs de vulnérabilité dans la région.</p>



<p><em>« Un grand nombre de personnes ont été déplacées dans le Tigré et près de 60 000 ont cherché refuge au Soudan. Cette population de réfugiés et de déplacés internes a cruellement besoin de nourriture et de services essentiels, tels qu&rsquo;eau et soins de santé »,</em>&nbsp;note le texte.</p>



<p>Il ajoute que dans cette région, certaines structures de santé ont été abandonnées et pillées, tandis que d&rsquo;autres commencent à manquer de fournitures et peinent à faire face à la demande croissante.</p>



<p><em>« Au Tigré, les besoins sont immenses. Il faut que le gouvernement accélère son action et que les organisations humanitaires puissent accéder au plus vite aux personnes pour leur apporter l&rsquo;aide nécessaire, avant qu&rsquo;il ne soit trop tard »</em>, affirme Patrick Youssef, directeur régional du CICR pour l&rsquo;Afrique.</p>



<p>Selon lui, en dehors des grandes villes, l&rsquo;accès humanitaire demeure problématique, et il est difficile de se faire une idée précise de la situation humanitaire dans les zones rurales.</p>



<p><em>« Les événements qui se sont produits récemment au Tigré sont venus exacerber d&rsquo;autres vulnérabilités qui étaient présentes en Éthiopie et dans les pays voisins (le Soudan et Djibouti). Avant que les combats n&rsquo;éclatent, la région était déjà confrontée à une grave insécurité alimentaire, une invasion de criquets pèlerins, la sécheresse et la pandémie de Covid-19 »,</em> explique Mohammed Mukhier, directeur régional de la Fédération internationale pour l&rsquo;Afrique.</p>



<p><strong>Source:APA news/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Des essaims de criquets immatures continuent de migrer vers le sud à partir de différentes zones de reproduction en Afrique de l&#8217;Est, a annoncé mardi l&#8217;Organisation des Nations Unies pour l&#8217;alimentation et l&#8217;agriculture (FAO).</title>
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				<pubDate>Thu, 14 Jan 2021 16:26:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Dans son rapport sur la situation relative aux criquets pèlerins, la FAO a évoqué la migration d&#8217;essaims immatures de l&#8217;est de l&#8217;Ethiopie et du centre de la Somalie vers le sud de l&#8217;Ethiopie et le nord du Kenya. Elle a également indiqué que quelques essaims immatures avaient récemment atteint le district de Mwanga dans le...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets.jpeg" alt="" class="wp-image-13656" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets.jpeg 980w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets-768x432.jpeg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /><figcaption>essaims-criquets</figcaption></figure>



<p>Dans son rapport sur la situation relative aux criquets pèlerins, la FAO a évoqué la migration d&rsquo;essaims immatures de l&rsquo;est de l&rsquo;Ethiopie et du centre de la Somalie vers le sud de l&rsquo;Ethiopie et le nord du Kenya.</p>



<p>Elle a également indiqué que quelques essaims immatures avaient récemment atteint le district de Mwanga dans le nord-est de la Tanzanie.</p>



<p>«<em>&nbsp;Au Kenya, des essaims immatures continuent d&rsquo;arriver et de se propager dans tout le nord. Jusqu&rsquo;à présent, des essaims sont présents dans les quatre comtés de Wajir, Garissa, Marsabit et, plus récemment, Isiolo</em>&nbsp;», a déclaré la FAO.</p>



<p>«<em>&nbsp;La reproduction se poursuit et des bandes larvaires sont présentes dans le sud-est du Kenya près de Taita Taveta et le long de la côte&nbsp;</em>».</p>



<p>En Ethiopie, selon la FAO, des essaims immatures se sont concentrés le long de la parrtie est des hauts plateaux de la région de Harar dans la région d&rsquo;Oromia, en route vers les régions du sud du pays, notamment les régions du sud de la région de la vallée du Rift.</p>



<p>La mise à jour de la situation a aussi indiqué qu&rsquo;il y avait des mouvements transfrontaliers de criquets dans les zones autour du nord-ouest de la Somalie et le long de la frontière sud avec le Kenya.</p>



<p>L&rsquo;agence des Nations Unies a appelé tous les pays à maintenir les opérations d&rsquo;enquête et de contrôle nécessaires pour réduire la migration et la reproduction.</p>



<p>Il a également averti que des conditions sèches dans certaines zones où les essaims arrivent pourraient faciliter leur propagation dans le sud de l&rsquo;Éthiopie et le nord du Kenya.</p>



<p>Il existe un risque modéré que quelques essaims atteignent le centre du Kenya et peut-être le sud-ouest ainsi que le nord-est de la Tanzanie, l&rsquo;est de l&rsquo;Ouganda et le sud-est du Soudan du Sud en janvier, selon la FAO.</p>



<p>«&nbsp;<em>Une fois que les essaims arrivent dans les zones favorables, ils vont mûrir et pondre des œufs qui vont éclore et provoquer la formation de bandes larvaires en février et mars</em>&nbsp;», a ajouté la FAO, qui réaffirme son engagement à prendre des mesures de contrôle qui, selon elle, devraient se poursuivre dans tous les pays touchés en Afrique de l&rsquo;Est.</p>



<p>L&rsquo;année dernière a été témoin de la plus grave épidémie de criquets pèlerins ces dernières années ; elle s&rsquo;est propagée à travers l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est, posant une menace sans précédent sur la sécurité alimentaire.</p>



<p><strong>Source: Papa News/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Afrique de l’Est : quelque 38 millions d&#8217;emplois perdus à cause de la pandémie</title>
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				<pubDate>Thu, 26 Nov 2020 15:26:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La sous-région enregistrerait une croissance quasi nulle en 2020 puisque quatre pays seulement devraient afficher une croissance positive cette année. Le marché de l&#8217;emploi de la région d&#8217;Afrique de l&#8217;Est a été le plus durement touché du continent par l&#8217;impact de la pandémie de COVID-19, avec une perte estimée à quelque 38 millions d&#8217;emplois. «&#160;Lorsque...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/kenya-nairobi-population.jpg" alt="" class="wp-image-20284"/></figure>



<p><strong>La sous-région enregistrerait une croissance quasi nulle en 2020 puisque quatre pays seulement devraient afficher une croissance positive cette année.</strong></p>



<p>Le marché de l&#8217;emploi de la région d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est a été le plus durement touché du continent par l&rsquo;impact de la pandémie de COVID-19, avec une perte estimée à quelque 38 millions d&#8217;emplois.</p>



<p>«&nbsp;<em>Lorsque la pandémie de COVID-19 a plongé l&rsquo;économie mondiale dans la récession, la région d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est n&rsquo;a pas été épargnée</em>&nbsp;», indique un nouveau rapport publié mercredi par la Commission économique des Nations unies pour l&rsquo;AFRIQUE (UN-CEA), intitulé&nbsp;<em>Impact économique et social du COVID-19 en Afrique de l&rsquo;Est</em>.</p>



<p>Lors de la présentation de ce rapport durant la 24e réunion du Comité intergouvernemental des hauts responsables et experts, la directrice de l&rsquo;UN-CEA en Afrique de l&rsquo;Est, Mama Keita, a déclaré que cette région «&nbsp;<em>connaîtrait une croissance quasi nulle en 2020 puisque quatre pays seulement semblent devoir enregistrer une croissance positive en 2020&nbsp;</em>», selon un communiqué de l&rsquo;UN-CEA publié mercredi.</p>



<p>Les chiffres de l&rsquo;UN-CEA montrent que quatre grands pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est sont en voie d&rsquo;enregistrer une croissance positive en 2020, à savoir le Soudan du Sud avec une croissance du PIB prévue à 4,1%, puis l&rsquo;Ethiopie et la Tanzanie (près de +2%) et le Kenya (+1%).</p>



<p>La croissance de la région d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est dans son ensemble devrait se ralentir considérablement à +0,6% en 2020, contre +6,6% en 2019, a-t-elle observé.</p>



<p>Keïta a également souligné que la pandémie de COVID-19 «&nbsp;<em>a amplifié la vulnérabilité à la dette de la région&nbsp;</em>».</p>



<p>«&nbsp;<em>Avant cette crise, on comptait cinq pays présentant un ratio de la dette au PIB de plus de 50% en 2019, à savoir le Burundi, l&rsquo;Erythrée, l&rsquo;Ethiopie, le Kenya et les Seychelles. Aujourd&rsquo;hui, la pandémie a augmenté la probabilité d&rsquo;aggravation de ce problème dans la région et l&rsquo;a propagé à davantage de pays</em>&nbsp;», a-t-elle souligné.</p>



<p>Sur le front social, bien que l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est enregistre une incidence des cas de COVID-19 plus faible que celle du reste de l&rsquo;Afrique, la plupart des pays présentent des failles critiques dans leur système de santé national.</p>



<p>Le rapport observe également que l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est était, en termes de financement, de qualité et d&rsquo;adéquation du système de santé, «&nbsp;<em>tragiquement mal préparée à une pandémie</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>La plupart des pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est consacrent moins de 50 dollars US par personne à la santé par an, ce qui représente moins de la moitié de la moyenne africaine, à savoir 114 dollars par personne et par an&nbsp;</em>», selon ce rapport.</p>



<p>L&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est est l&rsquo;une des régions africaines les moins affectées par la COVID-19, puisque le nombre de cas confirmés dans la région s&rsquo;élève à 258 514, et le nombre de décès à 5 011, selon les derniers chiffres du Centre de contrôle et de prévention des maladies africain (CDC-Afrique).</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La Corne de l’Afrique face à une nouvelle vague de criquets pèlerins</title>
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				<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 10:17:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La situation reste très préoccupante, selon la FAO. Les insectes ravageurs menacent désormais les récoltes de céréales prévues en juin. Alors que le continent se met en ordre de marche pour affronter&#160;l’épidémie liée au coronavirus, les pays de la Corne de l’Afrique tentent toujours de maîtriser la plus importante invasion de criquets pèlerins observée depuis...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets.jpeg" alt="" class="wp-image-13656" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets.jpeg 980w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets-768x432.jpeg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /><figcaption>essaims-criquets</figcaption></figure>



<p><strong>La situation reste très préoccupante, selon la FAO. Les insectes ravageurs menacent désormais les récoltes de céréales prévues en juin.</strong></p>



<p>Alors que le continent se met en ordre de marche pour affronter&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/coronavirus-2019-ncov/">l’épidémie liée au coronavirus</a>, les pays de la Corne de l’Afrique tentent toujours de maîtriser la plus importante invasion de criquets pèlerins observée depuis des décennies. Jusqu’à présent, le pire a été évité. Les récoltes de céréales de décembre ont été épargnées et les pertes subies au début de l’année n’ont affecté que des productions secondaires. Mais les pays s’apprêtent maintenant à livrer la deuxième bataille pour mettre à l’abri les moissons prévues en juin, alors qu’arrivera à maturité la deuxième génération d’insectes ravageurs, dont la reproduction a été favorisée par des conditions météorologiques (chaleur et pluies abondantes) très favorables.</p>



<p><em>« Les récoltes de fin d’année ont été bonnes et les communautés rurales ont pu faire des stocks pour leur permettre de tenir jusqu’au mois de juin, mais il faut absolument éviter que les criquets qui commencent à voler en avril ne s’abattent sur les semis ou les zones de pâturages qui sont en train de reverdir »</em>, explique Cyril Ferrand, responsable de l’unité résilience en Afrique de l’Est de l’Organisation des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), à Nairobi. Les criquets pèlerins peuvent parcourir jusqu’à 150 km par jour et consomment l’équivalent de leur poids – environ 2 grammes par jour. Un essaim de 1 km² est capable d’engloutir la ration journalière de 35 000 personnes.</p>



<p>Dans son bulletin d’information publié mercredi 8&nbsp;avril, la FAO maintient son alerte&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;La situation dans l’est de l’Afrique demeure extrêmement préoccupante au vu de la présence des bandes larvaires et du nombre croissant de nouveaux essaims qui continuent de se former dans le nord et le centre du Kenya, dans le sud de l’Ethiopie et en Somalie.&nbsp;»</em>&nbsp;L’Ouganda a d’ores et déjà signalé l’arrivée de nouveaux essaims dans l’est du pays.</p>



<h4>Le difficile approvisionnement en pesticides</h4>



<p>La FAO, qui avait lancé en janvier un appel de fonds de 76&nbsp;millions de dollars (70&nbsp;millions d’euros), a été contrainte de revenir devant ses bailleurs de fonds pour demander une somme deux fois plus importante (153&nbsp;millions de dollars).&nbsp;<em>«&nbsp;Début mars, nous avions pu mobiliser 110&nbsp;millions de dollars&nbsp;»,</em>&nbsp;se félicite Cyril Ferrand, conscient du risque de voir l’épidémie de coronavirus faire passer les autres crises au second plan. Cet argent a permis d’envoyer sur le terrain des experts techniques pour former plus de 700&nbsp;personnes aux opérations de surveillance et de contrôle. Plusieurs avions ainsi qu’une flotte de véhicules terrestres ont été déployés pour pulvériser les foyers d’acridiens.</p>



<p>Mais le coup d’arrêt donné à l’économie mondiale par l’épidémie pose désormais des problèmes dans l’approvisionnement en pesticides, que la FAO achète dans cinq pays : Chine, Inde, Royaume-Uni, Maroc et Kenya. La Somalie, qui a uniquement recours à des biopesticides, attend depuis trois semaines des livraisons du Maroc. Dans tous les pays de la région, l’invasion des criquets pèlerins reste considérée comme une urgence nationale et les équipes chargées de mener les opérations de contrôle peuvent en conséquence continuer de se déplacer sans restrictions.</p>



<p>Il s’agit en effet de prévenir une nouvelle aggravation de l’insécurité alimentaire, à laquelle 20&nbsp;millions de personnes sont déjà confrontées du fait des conflits et de la succession d’épisodes climatiques extrêmes (inondations, sécheresses) enregistrée depuis quatre ans. En Ethiopie, pays le plus exposé de la région, 6&nbsp;millions de personnes sur les 8,5&nbsp;millions souffrant de manque de nourriture vivent dans des zones infestées par les criquets pèlerins.</p>



<p><em>« Le combat va durer jusqu’en juin. Tant que nous avons des pesticides, nous pouvons continuer, mais ces invasions sont parmi les plus difficiles à prévoir et à maîtriser »,</em> reconnaît Cyril Ferrand. La palette des scénarios suivis par la FAO traduit ces incertitudes : entre le plus optimiste, fondé sur le succès des opérations de pulvérisation et des conditions climatiques moins favorables aux insectes, et le plus pessimiste, qui retient des hypothèses à l’exact opposé, entre 500 000 et 5 millions de personnes supplémentaires pourraient être confrontées à des pénuries alimentaires à partir de l’été.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Corne de l’Afrique : « Le dérèglement climatique accentue les invasions de criquets »</title>
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				<pubDate>Wed, 05 Feb 2020 16:00:12 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets.jpeg" alt="" class="wp-image-13656" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets.jpeg 980w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/essaims-criquets-768x432.jpeg 768w" sizes="(max-width: 980px) 100vw, 980px" /></figure>



<p><strong>L’invasion massive de criquets pèlerins qui frappe les pays de la Corne de l’Afrique, d’une ampleur hors norme, a été accentuée par les conséquences du dérèglement climatique. Cyril Ferrand, à la tête de l’équipe de résilience pour l’Afrique de l’Est de la FAO, décrypte les causes et conséquences de ce fléau.</strong></p>



<p>La Corne de l’Afrique fait face depuis plusieurs semaines à une invasion de criquets pèlerins. Des essaims d’insectes, de plus en plus imposants, dévorent les plantes sur leur passage. Si l’Afrique est régulièrement confrontée à pareilles invasions – comme au Sahel entre 2003 et 2005, et à Madagascar de 2013 à 2015 – , cette présence de criquets à cette période de l’année en Afrique de l’Est est accentuée par des facteurs climatiques.</p>



<p>Un seul de ces essaims couvre une surface de 2400 km², soit la taille du Luxembourg, d’après l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), en première ligne dans la lutte contre ces insectes. Et ce sont près de 200 milliards d’individus qui peuplent chaque essaim, dévorant chaque jour plus de 400 000 tonnes de nourriture. Et le fléau avance vite : l’essaim est capable de parcourir 150 kilomètres par jour, ravageant tout sur son passage.</p>



<p>Au-delà de son impact environnemental, l’invasion de criquets pèlerins fait craindre des conséquences économiques dans les pays touchés, où des millions de personnes sont menacées d’insécurité alimentaire. Pour Cyril Ferrand, à la tête de l’équipe de résilience pour l’Afrique de l’Est de la FAO, qui apporte un appui en matière de surveillance des populations de criquets et de pulvérisation, cette crise est étroitement liée aux changements climatiques.</p>



<p><strong>Jeune Afrique : La&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/890366/societe/somalie-linvasion-des-criquets-declaree-urgence-nationale/">Somalie a déclaré dimanche «&nbsp;urgence nationale&nbsp;»</a>&nbsp;l’invasion de criquets pèlerins. Quels sont les pays touchés aujourd’hui par ce fléau ?</strong></p>



<p><strong>Cyril Ferrand :</strong>&nbsp;Les pays touchés à l’heure actuelle sont le Kenya, la Somalie, l’Éthiopie, Djibouti et l’Érythrée. Dans certains d’entre eux, on retrouve des criquets pèlerins de manière saisonnière. Les mécanismes de surveillance et de contrôle y sont relativement bien établis.</p>



<p>Mais le problème qui se pose aujourd’hui, c’est la quantité de criquets particulièrement inhabituelle, à la fois dans cette saison et dans cette région. En temps normal, en décembre, les criquets qui étaient sur une partie de la Corne de l’Afrique auraient dû repartir en grande partie vers la péninsule arabique. Sauf que cette année, ils sont restés en raison des conditions climatiques favorables. Ils sont descendus vers la partie centrale et le sud de la Somalie, puis au Kenya. Ce qui comporte un risque pour les pays limitrophes tels que le Soudan du Sud. Et, potentiellement, l’Ouganda.</p>



<p><strong>Quelle est l’étendue des dégâts ?</strong></p>



<p>L’Éthiopie et la Somalie n’ont pas connu une telle invasion de criquets pèlerins depuis vingt-cinq ans. Quant au Kenya, il n’en a pas vu depuis soixante-dix ans. En Ouganda, où le niveau d’alerte a été augmenté, la dernière attaque de cette ampleur remonte à 1961. Nous sommes face à un phénomène hors normes.</p>



<p>À ce stade, il est difficile de quantifier les dégâts, dans la mesure où la crise est toujours en cours. Les criquets s’attaquent à la partie verte de la plante, c’est-à-dire aux feuilles, et non aux grains.</p>



<p>En Somalie et au Kenya, ils sont arrivés en décembre. À cette période, les récoltes avaient déjà bien commencé. Dans ces cas, on ne peut pas vraiment parler de dégâts sur le maïs et le sorgho puisque les épis de maïs et les panicules de sorgho étaient déjà formés.</p>



<p>Mais cette année, au vue de la durée et de la nature inhabituelle de la saison pluvieuse, les gens ont semé plus longtemps. Tant qu’il pleuvait. Résultat, tous ceux qui ont planté beaucoup plus tard pour profiter de la saison des pluies n’arriveront pas à emmener leur maïs à maturité parce que les criquets sont arrivés sur les jeunes plans et les ont ravagés.</p>



<p>Une autre menace, et c’est la plus importante, porte sur les zones de pâturage.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/02/05/sipa_ap22421519_000013-1024x675.jpg" alt="Un essaim de criquets dans le nord du Kenya, le 24 janvier 2020." class="wp-image-891975"/></figure>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ON ASSISTE SUR LA CORNE DE L’AFRIQUE À DES PHÉNOMÈNES DE FORTES PRÉCIPITATIONS ET DES CYCLONES INÉDITS</p></blockquote>



<p><strong>Le dérèglement climatique explique-t-il cette prolifération de nuisibles dans cette partie de l’Afrique ?</strong></p>



<p>Il est certain qu’avec le dérèglement climatique, cette région de l’Afrique est soumise à des événements climatiques de plus en plus violents et fréquents. C’est le cas, par exemple, des sécheresses qu’on retrouve dans certaines parties de la Corne de l’Afrique. Depuis 2016, plusieurs pays ont des précipitations en dessous des normes saisonnières. Ce qui induit des récoltes inférieures, des zones de pâturage limitées, des crises alimentaires, etc. Aussi bien pour les communautés agropastorales que pour les comités d’agriculteurs.</p>



<p>Dans le même temps, on assiste sur la Corne de l’Afrique à des phénomènes de fortes précipitations et des cyclones inédits. D’ailleurs, parmi les facteurs déclencheurs de la crise des criquets, on retrouve les cyclones, qui se sont abattus en décembre sur la région. Auparavant, les criquets étaient présents dans la partie nord de la Corne de l’Afrique. Mais ils étaient sous contrôle, car leur nombre ne représentait pas un danger pour la sécurité alimentaire.</p>



<p>C’est le cyclone Pawan, arrivé le 7 décembre sur la Corne de l’Afrique, qui a apporté de l’humidité et des vents qui ont créé des conditions favorables pour que les criquets descendent de leur zone de multiplication actuelle&nbsp;– qui est la zone du Somaliland – vers la partie sud de la Somalie et le Kenya.</p>



<p>Si les conditions favorables à la prolifération et au mouvement de ces criquets – que l’on rencontre dans la région qui s’étend de l’Inde jusqu’à la Corne de l’Afrique – continuent, on risque de se retrouver avec des essaims encore plus gros.</p>



<p>Les personnes qui font le suivi et la surveillance des criquets pèlerins sont forcément connectées avec les personnes qui travaillent sur le climat. Car ces insectes bougent en fonction des conditions climatiques.</p>



<p><strong>N’est-ce pas là un cercle vicieux ?</strong></p>



<p>On est au début de ce genre d’analyse. Je crois qu’il est légitime de faire le lien entre les événements climatiques et leurs conséquences sur l’agriculture. Et notamment de montrer l’impact sur l’apparition de maladies qui touchent le bétail habituellement lors des cycles sécheresse-inondation.</p>



<p>Il y a forcément une corrélation entre le dérèglement climatique et un certain nombre de maladies ou de ravageurs. Mais on n’a pas encore établi complètement le lien entre les deux.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/02/05/traitees.jpg" alt="Superficies traitées par pesticides face au fléau des criquets (janvier 2020)." class="wp-image-891976" width="620" height="696"/></figure>



<p><strong>Pour faire face à cette invasion de criquets, le Kenya pulvérise des insecticides depuis un avion. Est-ce la solution ?</strong></p>



<p>Potentiellement, tous les trois mois, la population de criquets peut être multipliée par vingt. Au bout de six mois, il y a une population qui est multipliée par 400 !&nbsp;Aussi, il est important d’agir efficacement en usant du bon type d’intervention en fonction du cycle de vie du criquet. L’objectif est de contrôler les populations de criquets et non pas de les éradiquer.</p>



<p>Lorsque les insectes sont en vol, l’essaim peut atteindre une taille de&nbsp; 60 kilomètres de long sur 40 kilomètres de large. Et à l’intérieur, la densité est énorme. À ce stade de la vie du criquet, la pulvérisation par avion est la seule solution dont on dispose&nbsp;: nous les géo-localisons lorsqu’ils se posent pour la nuit. Puis, le matin entre 6 h et 9 h, lorsqu’ils sont encore posés, les conditions sont réunies pour une pulvérisation.</p>



<p>Une fois que le criquet atteint son niveau de maturité et de reproduction, il pond des œufs dans le sol. Une partie de ces œufs vont éclore environ une quinzaine de jours plus tard. À ce moment nous avons une phase où le criquet n’a pas d’ailes et où l’on peut le contrôler plus facilement, à partir de pulvérisateurs montés sur des pick-up par exemple.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/02/04/sipa_ap22424946_000008-1024x683.jpg" alt="Un avion d'épandage d'insecticides tente de contenir l'avancée des essaims de criquets, dans le nord du Kenya, le 1er février 2020." class="wp-image-891370"/></figure>



<p><strong>Les pesticides pulvérisés ne sont-ils pas à leur tour dangereux pour l’environnement ?</strong></p>



<p>Nous utilisons des pesticides enregistrés dans les pays où on les pulvérise. Leur choix n’est pas hasardeux. Ce sont des pesticides concentrés mais utilisés à des volumes bas.</p>



<p>Nous prenons par ailleurs des précautions d’utilisation pour limiter l’impact sur les populations et l’impact environnemental. Les communautés sont prévenues à l’avance pour qu’elles ne soient pas sous les pesticides. On ne pulvérise pas sur le bétail non plus. Après, la molécule active des pesticides s’évapore au bout de 24 heures. Il est donc possible pour le bétail d’y revenir dès le lendemain.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL Y A UN RISQUE D’AUGMENTATION DU PRIX DES CÉRÉALES SUR LES MARCHÉS</p></blockquote>



<p><strong>Quel est l’impact économique de cette invasion pour les pays concernés ?</strong></p>



<p>Nous ne sommes pas encore capables de les chiffrer aujourd’hui. Mais il est clair qu’il y aura un impact économique. C’est la prochaine saison pluvieuse, d’avril à juillet, qui nous inquiète. On pourrait se retrouver avec des récoltes à zéro sur les zones où les essaims vont se poser. Il y a donc un risque d’augmentation du prix des céréales sur les marchés.</p>



<p>Il y aura également un impact sur la sécurité alimentaire et la situation nutritionnelle. En Éthiopie, au Kenya et en Somalie, on estime à 12 millions le nombre de personnes qui sont déjà en situation d’insécurité alimentaire sévère. Ces pays sont fragilisés depuis 2016 par des conditions climatiques défavorables : sécheresse, inondation, etc. Sans compter qu’en Somalie, cette insécurité est aggravée par le conflit. Au seul Soudan du Sud, on dénombre pas moins de 5 millions de personnes en situation d’insécurité alimentaire. Et ces chiffres pourraient encore augmenter en fonction des ravages au cours de la prochaine saison agricole.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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