<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>COP25 &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/cop25/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Sun, 15 Dec 2019 16:50:51 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.11</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>COP25 &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>COP25: modeste accord à Madrid sur les enjeux climatiques</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/cop25-modeste-accord-a-madrid-sur-les-enjeux-climatiques/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/cop25-modeste-accord-a-madrid-sur-les-enjeux-climatiques/#respond</comments>
				<pubDate>Sun, 15 Dec 2019 14:28:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>
		<category><![CDATA[COP25]]></category>
		<category><![CDATA[enjeux climatiques]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=12345</guid>
				<description><![CDATA[Ce dimanche 15 décembre, la COP25 s&#8217;est contentée de souligner, lors de sa séance de clôture, le « besoin urgent » à agir contre le réchauffement. Mais sans parvenir à un accord sur plusieurs points essentiels répondant à l&#8217;urgence climatique et aux appels pressants des militants écologistes. Un accord&#160;a minima, c’est ce que l’on craignait, car si&#160;la...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/cop25-2.gif" alt="" class="wp-image-12352"/></figure>



<p><strong>Ce dimanche 15 décembre, la COP25 s&rsquo;est contentée de souligner, lors de sa séance de clôture, le « </strong><em><strong>besoin urgent</strong></em><strong> » à agir contre le réchauffement. Mais sans parvenir à un accord sur plusieurs points essentiels répondant à l&rsquo;urgence climatique et aux appels pressants des militants écologistes.</strong></p>



<p>Un accord&nbsp;<em>a minima</em>, c’est ce que l’on craignait, car si<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/science/20191215-cop25-madrid-negociations-changement-climatique-urgence-rechauffement-echec" rel="noreferrer noopener">&nbsp;la fin de cette COP 25</a></strong>&nbsp;a été repoussée depuis deux jours, y compris la nuit dernière, c’est parce que les participants n’ont pu trouver de compromis. Dès la nuit dernière les organisations de défense de l’environnement parlaient d’échec,&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/europe/20191209-cop-25-greta-thunberg-jeunes-activistes" rel="noreferrer noopener">Greta Thunberg</a></strong>&nbsp;l’a tweeté, «&nbsp;<em>il semble que la COP 25 est en train de tomber en morceau, la science est claire, mais la science est ignorée&nbsp;</em>» a-t-elle ajouté.</p>



<p><strong>Difficile de mettre 197 pays d&rsquo;accord</strong></p>



<p>Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres s&rsquo;est même dit «&nbsp;<em>déçu</em>&nbsp;» par la COP 25 et regrette une «&nbsp;<em>occasion ratée</em>&nbsp;».&nbsp;Au terme de&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/emission/20191206-cop25-conference-climat-gaz-effet-serre-accords-paris-transition-ecologique" rel="noreferrer noopener">deux semaines de négociations</a></strong>&nbsp;difficiles, la conférence organisée à Madrid a échoué à trouver un accord sur les règles des marchés carbone internationaux, dernier volet du manuel d&rsquo;utilisation de l&rsquo;accord de Paris de 2015.&nbsp;</p>



<p>Il est bien difficile de mettre 197 pays d’accord et les propositions de la présidence chilienne, ce samedi, ont été rejetés, parfois pour des raisons complètement opposées, pour certains pays ça n’allait pas assez loin, pour d’autres c’était beaucoup trop audacieux.</p>



<p>Le texte final appelle à des «&nbsp;<em>actions urgentes</em>&nbsp;»&nbsp;pour réduire l&rsquo;écart entre les engagements et les objectifs de&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/emission/20151213-2-cop21-accord-paris-historique" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;accord de Paris</a></strong>&nbsp;de limiter le réchauffement à +2°C, voire +1,5°C. Mais le langage est «&nbsp;<em>tortueux</em>&nbsp;»&nbsp;et le résultat «&nbsp;<em>médiocre</em>&nbsp;», a estimé Catherine Abreu, du Climate Action Network.</p>



<p>Au bout du compte, en l’état actuel des engagements, les prévisions estiment que l’augmentation des températures pourrait être de 4° ou 5° à la fin du siècle. On n’a pas pour l’instant le détail de ce qui figure dans cet accord conclu ce dimanche 15 décembre en fin de matinée.</p>



<p><strong>Rendez-vous à Glasgow en 2020</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Les principaux acteurs dont on espérait des avancées n&rsquo;ont pas répondu aux attentes</em>&nbsp;», a indiqué Laurence Tubiana, architecte de l&rsquo;accord de Paris, notant toutefois que l&rsquo;alliance des États insulaires, européens, africains et latino-américains, avait permis «&nbsp;<em>d&rsquo;arracher le moins mauvais résultat possible, contre la volonté&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/science/20180824-climat-accord-paris-victime-desengagement-gros-pollueurs-cop21" rel="noreferrer noopener">des grands pollueurs</a></strong></em>&nbsp;».</p>



<p>Sans surprise, quasiment aucun des grands pays émetteurs n&rsquo;a fait d&rsquo;annonce significative pour réhausser ses ambitions&nbsp;ni donné de signe clair d&rsquo;une telle intention pour 2020. Évidemment pas&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/ameriques/20191105-etats-unis-officialisent-sortie-accord-paris-climat" rel="noreferrer noopener">les États-Unis qui quitteront l&rsquo;accord de Paris&nbsp;</a></strong>en novembre prochain, mais pas non plus la Chine ou l&rsquo;Inde.</p>



<p>Dans le collimateur des défenseurs de l&rsquo;environnement se trouvent&nbsp;l&rsquo;Arabie saoudite, ainsi que le Brésil et l&rsquo;Australie tous deux accusés de vouloir introduire des dispositions décriées dans les règles sur les marchés carbone, dont l&rsquo;adoption a été à nouveau reportée.</p>



<p>Cependant, beaucoup d&rsquo;observateurs ont souligné le rôle positif de l&rsquo;Union européenne qui a endossé cette semaine à Bruxelles l&rsquo;objectif de&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/europe/20191213-ue-accord-neutralite-carbone-2050-pologne" rel="noreferrer noopener">neutralité carbone d&rsquo;ici 2050</a></strong>. La prochaine COP26, quant à elle, se tiendra à Glasgow en Écosse en 2020. Quelque&nbsp;80 pays envisagent d’y proposer une révision de leurs engagements, une proposition ambitieuse, mais ces pays ne représentent que 10% des émissions mondiales de CO2.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/cop25-modeste-accord-a-madrid-sur-les-enjeux-climatiques/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>COP25 : l’Afrique face au dilemme climatique</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/cop25-lafrique-face-au-dilemme-climatique/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/cop25-lafrique-face-au-dilemme-climatique/#respond</comments>
				<pubDate>Tue, 10 Dec 2019 09:33:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[COP25]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=12204</guid>
				<description><![CDATA[Si les Etats africains ne s’orientent pas vers les énergies propres, ils risquent de suivre la trajectoire fondée sur des énergies polluantes empruntée par la Chine et l’Inde. L’Afrique est à la croisée des chemins&#160;: les choix énergétiques faits aujourd’hui pour sa croissance économique détermineront non seulement son développement futur mais aussi si le réchauffement...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/cop25-1.gif" alt="" class="wp-image-12208"/></figure>



<p><strong>Si les Etats africains ne s’orientent pas vers les énergies propres, ils risquent de suivre la trajectoire fondée sur des énergies polluantes empruntée par la Chine et l’Inde.</strong></p>



<p>L’Afrique est à la croisée des chemins&nbsp;: les choix énergétiques faits aujourd’hui pour sa croissance économique détermineront non seulement son développement futur mais aussi si le réchauffement climatique pourra être limité, ont averti diplomates et experts participant à la COP25 à Madrid. Deux tiers de la population du continent africain vivent aujourd’hui sans électricité. Si ses Etats ne s’orientent pas vers les énergies propres, ils risquent de suivre la trajectoire fondée sur des énergies polluantes empruntée par la Chine et l’Inde, responsable de deux millions de morts prématurées par an dans ces deux pays.</p>



<p>Une croissance tirée par le pétrole, le gaz et spécialement le charbon pourrait aussi conduire la planète en dehors des clous fixés par l’accord de Paris, soit l’objectif d’un réchauffement climatique maintenu bien en dessous de 2 °C, voire à 1,5°C. La température moyenne mondiale a déjà augmenté de 1 °C par rapport à la période pré-industrielle.</p>



<p>L’Afrique accueille 17&nbsp;% de la population mondiale, mais ne représente que 4&nbsp;% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Sans l’Afrique du Sud et le Maghreb, zone riche en hydrocarbures, ce pourcentage tombe à 1&nbsp;%.&nbsp;<em>«&nbsp;Les Africains ne sont pas responsables du début de l’histoire dans la crise climatique, mais ils vont avoir un grand impact sur la manière dont elle va se terminer&nbsp;»</em>, dit à l’AFP Mohamed Adow, dirigeant du groupe de réflexion Power Shift Africa et vétéran des négociations climatiques à l’ONU.&nbsp;<em>«&nbsp;Le continent est sur le point de basculer vers une voie de développement qui peut soit être propre, soit fondée sur les énergies fossiles&nbsp;»</em>, souligne-t-il.</p>



<h4>«&nbsp;L’Afrique a un rôle à jouer&nbsp;»</h4>



<p>L’Afrique pourrait abriter au moins la moitié de la croissance de la population mondiale au cours des trente prochaines années, avec un doublement des habitants en zone subsaharienne, selon l’ONU. Pour Tosi Mpanu Mpanu, négociateur pour la République démocratique du Congo, la direction que va prendre l’Afrique dépendra énormément de l’aide que le continent recevra d’autres régions et des institutions internationales. <em>« Si nous devons vivre dans un monde où le réchauffement est contenu à 1,5°C, l’Afrique a un rôle à jouer</em>, précise-t-il. <em>Mais nous avons besoin de ressources financières, de transferts de technologies, de moyens pour leurs mises en œuvre, ce ne sont pas des demandes extravagantes. »</em></p>



<p>Pour l’Egyptien Mohamed Nasr, diplomate au ministère égyptien des affaires étrangères et actuel président d’un bloc de cinquante-quatre nations africaines dans les négociations climatiques, l’Afrique est face à un dilemme.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous voulons agir contre le changement climatique. Mais la pauvreté est très élevée, il y a des besoins dans l’éducation, la santé. La plupart des pays africains sont très endettés&nbsp;»</em>, explique-t-il.</p>



<p>L’Egypte offre un bon exemple de ces tiraillements. Le pays achève de construire le plus grand parc solaire au monde, avec des financements de la Banque mondiale. Mais sa capacité de 2&nbsp;000 mégawatts n’est rien à côté de la centrale à charbon dans la zone de Hamrawein, en construction avec des financements chinois.</p>



<h4>«&nbsp;Rester sur une voie “propre”&nbsp;»</h4>



<p><em>«&nbsp;La Chine finance des projets fondés sur le charbon représentant 30 gigawatts en Afrique</em>, indique à l’AFP Christine Shearer, du Global Energy Monitor.&nbsp;<em>Nombre de ces projets entreront en service dans cinq ou dix ans, enfermant les pays dans le charbon précisément au moment où les prix des énergies solaire et éolienne devraient tomber bien en dessous de ceux du charbon.&nbsp;»</em></p>



<p>Aujourd’hui, seule l’Afrique du Sud a une industrie du charbon développée, avec les problèmes de santé afférents.&nbsp;<em>«&nbsp;Dans le même temps, des projets et des secteurs autour de l’énergie propre émergent en Ethiopie, au Kenya, au Maroc et en Algérie&nbsp;»</em>, note Lauri Myllyvirta, analyste au Centre for Research on Energy and Clean Air. Il faudra attendre plusieurs années pour savoir qui l’emportera dans cette lutte acharnée entre énergies propres et fossiles.</p>



<p>Pour que les énergies propres l’emportent, il faut reconnaître le besoin d’éviter d’émettre des gaz à effet de serre, pas seulement de les réduire, explique Mohamed Adow.&nbsp;<em>«&nbsp;L’ONU doit inciter l’Afrique à rester sur une voie&nbsp;</em>“<em>propre</em>”, indique-t-il à l’AFP.&nbsp;<em>Mais pour y arriver, il faut de l’argent et les technologies pour passer à l’étape d’après les énergies fossiles.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/cop25-lafrique-face-au-dilemme-climatique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Ouverture, hier à Madrid, de la COP25 : Course contre la montre pour sauver la planète</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/ouverture-hier-a-madrid-de-la-cop25-course-contre-la-montre-pour-sauver-la-planete/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/ouverture-hier-a-madrid-de-la-cop25-course-contre-la-montre-pour-sauver-la-planete/#respond</comments>
				<pubDate>Tue, 03 Dec 2019 11:37:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[COP25]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=11945</guid>
				<description><![CDATA[Vu l’ampleur des réformes nécessaires partout dans le monde pour réduire les émissions de CO2, qui risquent d’aggraver les inégalités sociales, la question de la transition «juste» était sur toutes les lèvres. Vite et fort ! Les exhortations à agir pour sauver l’humanité qui subit les assauts du dérèglement climatique se sont multipliées, hier à...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/cop25.gif" alt="" class="wp-image-11948"/></figure>



<p><strong>Vu l’ampleur des réformes nécessaires partout dans le monde pour réduire les émissions de CO</strong><strong><sub>2</sub></strong><strong>, qui risquent d’aggraver les inégalités sociales, la question de la transition «juste» était sur toutes les lèvres.</strong></p>



<p><strong>V</strong>ite et fort ! Les exhortations à agir pour sauver l’humanité qui subit les assauts du dérèglement climatique se sont multipliées, hier à Madrid, à l’ouverture de la COP25, qui risque toutefois de décevoir les attentes. Rapports alarmants des scientifiques, désobéissance civile de citoyens, défilés de jeunes par millions…</p>



<p>Depuis un an, les pays signataires de l’accord de Paris sont la cible d’une pression sans précédent que résume le mot d’ordre de ces deux semaines de réunion :Timefor action. Le message a été martelé sur tous les tons dès l’ouverture de cette 25<sup>e</sup>&nbsp;conférence de l’ONU sur le climat qui va durer deux semaines.</p>



<p>Le monde se trouve à un&nbsp;<em>«tournant»</em>&nbsp;et doit choisir entre l’<em>«espoir»</em>&nbsp;d’un monde meilleur en agissant maintenant de façon radicale, ou la&nbsp;<em>«capitulation»</em>, a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, repris par l’AFP.&nbsp;<em>«Voulons-nous vraiment rester dans l’histoire comme la génération qui a fait l’autruche, qui flânait pendant que le monde brûlait ?»</em>&nbsp;a-t-il lancé, accusateur, devant les représentants des quelque 200 pays signataires de l’accord de Paris, dont une quarantaine de chefs d’Etat et de gouvernement. Dimanche déjà, dénonçant les engagements&nbsp;<em>«totalement insuffisants»</em>&nbsp;des Etats, il avait mis en garde contre&nbsp;<em>«le point de non-retour»</em>&nbsp;qui approche rapidement, appelant à mettre un terme à&nbsp;<em>«notre guerre contre la planète»</em>.</p>



<p><strong>Chaque degré compte</strong></p>



<p>Quelques jours plus tôt, le Programme de l’ONU pour l’environnement portait un coup aux espoirs d’atteindre l’objectif idéal de l’accord de Paris de limiter le réchauffement à +1,5°C par rapport à l’ère pré-industrielle. Il faudrait pour cela réduire les émissions de CO<sub>2</sub>&nbsp;de 7,6% par an, chaque année dès l’an prochain et jusqu’à 2030. Alors que pour l’instant, elles ne cessent d’augmenter. La température mondiale a déjà augmentéd’environ 1°C, entraînant une multiplication de catastrophes climatiques. Et chaque degré supplémentaire augmentera exponentiellement l’ampleur des dérèglements.</p>



<p>Or, au rythme actuel, la température pourrait grimper jusqu’à 4 ou 5°C d’ici à la fin du siècle. Et même si les Etats respectent leurs engagements actuels, la hausse du mercure pourrait dépasser 3°C.&nbsp;<em>«Ce qui manque toujours, c’est la volonté politique»</em>, a déploré Antonio Guterres, pointant en particulier du doigt, sans les nommer, les pays les plus émetteurs de CO<sub>2</sub>,&nbsp;<em>«qui ne font pas leur part»</em>.</p>



<p>Ni la Chine, ni le Japon, ni le Canada, ni l’Australie n’étaient représentés au plus haut niveau hier. Quant aux Etats-Unis, qui viennent de confirmer leur retrait de l’accord de Paris l’an prochain, ils ont envoyé une simple diplomate. La présence de la démocrate Nancy Pelosi, influente présidente de la Chambre américaine des représentants, a été d’autant plus remarquée.&nbsp;<em>«Nous sommes toujours là»</em>, a-t-elle assuré, soulignant la&nbsp;<em>«responsabilité morale»&nbsp;</em>envers les futures générations.</p>



<p><strong>«Couloir de la mort»</strong></p>



<p>Dans ce contexte, l’Union européenne, présente en force, est très attendue.&nbsp;<em>«A un moment marqué par le silence de certains, l’Europe a beaucoup à dire dans ce combat»</em>, a commenté le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, qui accueillait la réunion au pied levé après la défection du Chili.&nbsp;<em>«Parce que nos sociétés le réclament</em>&nbsp;(…)&nbsp;<em>mais aussi pour des raisons de justice historique : l’Europe a mené la révolution industrielle et le capitalisme fossile, elle doit mener la décarbonation»</em>, a-t-il insisté.</p>



<p>Les défenseurs de la planète espèrent que lors du sommet européen des 12 et 13 décembre, les 28 pourront s’entendre sur l’objectif de neutralité carbone d’ici 2050. Aujourd’hui, seuls 68 pays se sont engagés à revoir à la hausse leurs engagements de réduction d’émissions de CO<sup>2</sup>&nbsp;en 2020, avant la COP26 à Glasgow (Royaume-Uni).</p>



<p>Mais ils ne représentent que 8% des émissions mondiales, selon les experts. Les pays du Sud ont aussi fait entendre leur voix, réclamant de l’aide pour faire face aux désastres.&nbsp;<em>«Les atolls les plus vulnérables, comme mon pays, sont déjà dans le couloir de la mort»</em>, a souligné à distance par vidéo la présidente des Iles Marshall, Hilda Heine.</p>



<p>Vu l’ampleur des réformes nécessaires partout dans le monde pour réduire les émissions, qui risquent d’aggraver les inégalités sociales, la question de la transition «juste» était également sur toutes les lèvres.&nbsp;<em>«Les crises sociale et environnementale sont les crises du XXI<sup>e</sup>&nbsp;siècle. Ce sont les deux faces d’une même pièce, on ne peut pas s’attaquer à l’une sans faire face à l’autre»</em>, a insisté la ministre chilienne de l’Environnement, Carolina Schmidt, présidente de cette COP25.&nbsp;<em>«Il ne faut abandonner personne.»&nbsp;</em></p>



<p><strong>Source: El Watan/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/ouverture-hier-a-madrid-de-la-cop25-course-contre-la-montre-pour-sauver-la-planete/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Climat : avant la COP25, l’Afrique fait bloc autour du Maroc pour défendre son agriculture</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/climat-avant-la-cop25-lafrique-fait-bloc-autour-du-maroc-pour-defendre-son-agriculture/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/climat-avant-la-cop25-lafrique-fait-bloc-autour-du-maroc-pour-defendre-son-agriculture/#respond</comments>
				<pubDate>Thu, 07 Nov 2019 16:46:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[COP25]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=10983</guid>
				<description><![CDATA[Créée en 2016, la fondation AAA, coalition de 35 pays africains, s’est réunie à Ben Guérir pour bâtir un développement agricole « climato-intelligent ». A quelques semaines de la réunion internationale sur le climat (COP25) en Espagne, l’Afrique serre les rangs au sein d’une coalition pilotée par le Maroc, pour demander plus de fonds de transition dédiés à...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-10984" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25-1024x683.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25-768x512.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Créée en 2016, la fondation AAA, coalition de 35 pays africains, s’est réunie à Ben Guérir pour bâtir un développement agricole « climato-intelligent ».</strong></p>



<p>A quelques semaines de la réunion internationale sur le climat (COP25) en Espagne, l’Afrique serre les rangs au sein d’une coalition pilotée par le Maroc, pour demander plus de fonds de transition dédiés à une agriculture&nbsp;<em>«&nbsp;climato-intelligente&nbsp;»</em>.</p>



<p>Alors que l’insécurité alimentaire du continent est aggravée par le changement climatique, trois pays, la Somalie, le Tchad et la Tunisie, ont rejoint, mardi 5 novembre, la coalition de 35 pays africains (sur 54), baptisée fondation AAA (pour Adaptation de l’agriculture africaine) lancée par le Maroc en 2016 pour porter les intérêts de l’Afrique et de son agriculture dans les négociations sur le climat.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous voulons surtout faire un pont entre la communauté climat et la communauté agriculture&nbsp;»</em>, a expliqué à l’AFP Abir Lemseffer, directrice de la fondation AAA. Lundi et mardi, elle a piloté des rencontres entre ministres africains, scientifiques et bailleurs de fonds internationaux à l’université Mohammed-VI de Ben Guerir, dans le centre du Maroc.</p>



<h4>«&nbsp;Arme de paix&nbsp;»</h4>



<p>Alors que la COP25, initialement prévue au Chili, doit se tenir du 2 au 13&nbsp;décembre à Madrid, la réunion AAA devrait avoir lieu&nbsp;<em>«&nbsp;chaque année avant les COP&nbsp;»</em>&nbsp;a précisé M<sup>me</sup>&nbsp;Lemseffer.</p>



<p>La Banque mondiale y a rendu public son engagement à hauteur de 2&nbsp;milliards de dollars (1,8&nbsp;milliard d’euros) pour financer des projets&nbsp;<em>«&nbsp;climato-intelligents&nbsp;»</em>&nbsp;dans 11 pays d’Afrique, en saluant le travail déjà effectué sur le sujet, notamment par l’Agence française de développement (AFD).</p>



<p>La Banque africaine de développement (BAD), qui vient de procéder à une augmentation de capital géante de 115 milliards de dollars, la plus importante de son histoire, compte s’en servir pour <em>« soutenir une transformation durable de l’agriculture africaine »</em>, a indiqué sa représentante.</p>



<p>Pour aider à la transition, le Fonds vert pour le climat lancé en décembre&nbsp;2010, a prévu 2&nbsp;millions de dollars par pays, souligne Abir Lemseffer&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Mais à ce jour, seuls six pays africains ont pu décaisser cet argent, car beaucoup n’ont pas les capacités de monter les dossiers, alors qu’ils sont parmi les premières victimes du réchauffement. La fondation AAA travaille pour permettre à l’Afrique d’y accéder.&nbsp;»</em></p>



<p>Il y a urgence&nbsp;: alors que plus de 200&nbsp;millions de personnes sont mal nourries sur le continent, les rendements des récoltes agricoles pourraient baisser de 20&nbsp;% d’ici à 2050, avec un réchauffement de 2&nbsp;°C. Le tout alors que la population continue d’augmenter.</p>



<p>Pour traiter du sujet capital de la dégradation des sols, le Maroc s’appuie notamment sur l’expertise du groupe OCP, principal producteur de phosphates du continent, utilisés dans les engrais agricoles.</p>



<p>Au Sahel, secoué par des conflits intercommunautaires, le financement de l’agriculture peut jouer un rôle&nbsp;<em>«&nbsp;d’arme de paix&nbsp;»</em>, ont estimé les participants. A condition de trouver des moyens souples pour financer des projets d’irrigation, l’achat de semences ou d’intrants de qualité, ou encore l’accès au crédit des petits exploitants.</p>



<p><em>«&nbsp;Avec la sécheresse de plus en plus sévère, le bétail de la région nord-est du pays envahit mon pays,&nbsp;</em>a plaidé le ministre de l’agriculture de Centrafrique.&nbsp;<em>Les petits agriculteurs sont exclus de leur parcelle et ne peuvent plus cultiver, il serait très important que la fondation AAA puisse aussi inclure les aspects d’une transhumance pacifique et intelligente dans ses réflexions.&nbsp;»</em></p>



<h4>«&nbsp;Pas de solution duplicable&nbsp;»</h4>



<p>Derrière la demande de gestion des conflits pastoraux entre éleveurs et agriculteurs pour l’accès à des ressources naturelles raréfiées, se trouve l’espoir de ralentir les migrations qui alimentent les grands flux vers l’Europe.</p>



<p>Pour Patrick Caron, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), et ancien membre du comité de la sécurité alimentaire mondiale de l’ONU, <em>« il n’y a pas de solution locale duplicable à l’infini pour résoudre tous les problèmes en même temps »</em> en Afrique. <em>« L’Afrique a à la fois besoin d’innovations locales pour permettre par exemple une meilleure assimilation de l’eau de pluie par les sols dégradés, de transformations structurelles (statut foncier, politique agricole, etc.) et de projets territoriaux imbriqués »,</em> a-t-il expliqué à l’AFP.</p>



<p>Plusieurs accords ont été signés, notamment avec l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), et avec l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), fondation lancée par l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et soutenue par la fondation Bill et Melinda Gates.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/climat-avant-la-cop25-lafrique-fait-bloc-autour-du-maroc-pour-defendre-son-agriculture/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
