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	<title>contaminations &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>En Ethiopie, la peur du coronavirus s’est diluée au moment même où il se propage</title>
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				<pubDate>Sat, 01 Aug 2020 18:02:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200801_185923.png" alt="" class="wp-image-18589" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200801_185923.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/IMG_20200801_185923-300x202.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Un médecin en équipement de protection prend l’air après avoir traité des patients infectés par le Covid-19 dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital Saint Petros à Addis-Abeba, le 17 juillet 2020. AMANUEL SILESHI / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Si le nombre de cas de contamination reste relativement faible dans ce pays densément peuplé, il a doublé en trois semaines. Les autorités sont aux aguets.</strong></p>



<p>Fixé sur le toit du véhicule, le haut-parleur crache ses décibels dans un quartier densément peuplé d’Addis-Abeba.&nbsp;<em>«&nbsp;Oui, nous pouvons le faire et vous le pouvez&nbsp;!&nbsp;»</em>, encourage le message de prévention, le même asséné depuis des mois par la municipalité, avant de dérouler les habituelles gestes barrières&nbsp;: se laver les mains, respecter la distanciation physique et éviter la poignée de main suivie d’un mouvement épaule contre épaule très répandue dans les rues de la capitale éthiopienne, porter un masque. Mais ces consignes se perdent dans le brouhaha de l’heure de pointe et ne semblent même pas atteindre les clients des cafés attablés sur les terrasses voisines.</p>



<p>Dans leur voiture, les employés de la municipalité doutent de l’efficacité de cette nouvelle ronde. <em>« Nous expliquons à la population les mesures de précaution, mais certains remisent leur masque dans leur poche et ne le mettent que lorsque nos équipes sont dans les parages »</em>, se désole Wondimu Taye, responsable de la communication pour les services de santé de la ville.</p>



<p>Les autorités s’inquiètent des effets de cette attitude laxiste au sein de la population, tandis que le nombre de cas de Covid-19 augmente dans le pays d’Afrique de l’Est. Au 31 juillet, l’Ethiopie a enregistré 16&nbsp;615 cas et 263 décès, des chiffres modestes au regard d’une population de presque 110&nbsp;millions d’habitants. Mais la tendance est fortement à la hausse, avec un doublement du nombre de cas en moins de trois semaines et l’Organisation mondiale de la santé (OMS) craint que les récentes manifestations déclenchées par le meurtre d’un chanteur populaire ne se traduisent par des infections supplémentaires.</p>



<h4>Le virus s’est installé</h4>



<p>Une forme de lassitude semble se développer face au virus, comme en témoignent la raréfaction des points de lavage des mains dans les rues ou la fréquentation en hausse des restaurants.&nbsp;<em>«&nbsp;La peur du Covid-19 s’est érodée avec le temps. Pourtant, il est peu probable que nous ayons échappé au coronavirus. Le plus probable est que cela a été une longue attente mais qu’à présent, l’attente est terminée&nbsp;»</em>, estime Benyam Worku, qui enseigne à l’école de médecine d’Addis-Abeba.</p>



<p>Le pays avait pris des mesures fortes dès l’apparition du premier cas, mi-mars, en fermant les frontières terrestres, les écoles, en imposant le port du masque et en libérant des milliers de prisonniers pour désengorger les établissements pénitentiaires. Le premier ministre, Abiy Ahmed, a également décrété l’état d’urgence début avril, sans toutefois imposer de mesures de confinement pour permettre aux plus pauvres, qui gagnent dans la journée de quoi se payer un repas le soir, de survivre.</p>



<p>Mais en dépit de ces mesures, le virus s’est installé au sein de la population, et ce, bien avant le meurtre fin juin du chanteur Hachalu Hundessa, véritable héros pour de nombreux Oromo, l’ethnie la plus nombreuse du pays. Son assassinat, encore non résolu, a provoqué une vague de violence à Addis-Abeba et dans la région Oromia, qui enserre la capitale, reléguant à l’arrière-plan l’épidémie pour de nombreux Ethiopiens.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous avons vu des rassemblements de masse avec peu ou aucune mesure de protection, dans un contexte déjà établi de transmission communautaire. Il faut s’attendre à une hausse drastique des cas&nbsp;»</em>, explique sans détour le docteur Boureima Hama Sambo, représentant de l’OMS en Ethiopie.</p>



<h4>«&nbsp;Maintenant ça va aller&nbsp;»</h4>



<p>La capitale éthiopienne concentre près de trois quarts des cas de nouveau coronavirus enregistrés dans le pays. Le quartier le plus touché est celui d’Addis-Ketema, qui abrite Mercato, un immense ensemble d’échoppes et d’étals souvent présenté comme le plus grand marché de plein air du continent. Biruk Awoke, un habitant de Mercato, confirme à l’AFP que l’inquiétude face au virus s’est récemment amoindrie.</p>



<p><em>« Avant le premier cas, les gens étaient horrifiés. Beaucoup fermaient leur magasin et restaient à la maison. Mais maintenant, les gens se sont habitués aux mesures de prévention »</em>, décrit-il. Lui-même reconnaît avoir moins peur du virus, au regard des 6 000 personnes officiellement déclarées guéries. <em>« J’ai deux frères qui ont eu le Covid-19. On mangeait ensemble, on faisait tout ensemble. Mais ce sont les seuls qui sont tombés malades et ils en sont sortis donc je pense que pour maintenant, ça va aller »</em>, poursuit Biruk.</p>



<p>Pour le représentant de l’OMS, l’évolution de l’épidémie en Ethiopie dépendra de la montée en puissance ou non des mesures de prévention au sein de la population. <em>« Parfois, les gens se disent que ça n’arrive qu’aux autres. Mais le virus est toujours en train de circuler et nous sommes tous en danger »</em>, met en garde M. Hama Sambo. L</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Coronavirus : le Maroc entre relâchement et craintes d’un retour à l’isolement</title>
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				<pubDate>Sat, 11 Jul 2020 18:23:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Dans les hôpitaux, la situation sanitaire du Covid-19 est sous contrôle mais le pays enregistre une recrudescence de cas de contaminations. Ni la vague de chaleur écrasante ni la marée de parasols multicolores le long de la plage d’Ain Diab n’ont découragé les Casablancais. Depuis le 25&#160;juin, les surfeurs, les joggeurs, les familles, les promeneurs...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/coronavirus-le-bilan-de-l-epidemie-en-chine-s-alourdit-a-132-morts.jpg" alt="" class="wp-image-13788" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/coronavirus-le-bilan-de-l-epidemie-en-chine-s-alourdit-a-132-morts.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/coronavirus-le-bilan-de-l-epidemie-en-chine-s-alourdit-a-132-morts-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p><strong>Dans les hôpitaux, la situation sanitaire du Covid-19 est sous contrôle mais le pays enregistre une recrudescence de cas de contaminations.</strong></p>



<p>Ni la vague de chaleur écrasante ni la marée de parasols multicolores le long de la plage d’Ain Diab n’ont découragé les Casablancais. Depuis le 25&nbsp;juin, les surfeurs, les joggeurs, les familles, les promeneurs se croisent de nouveau par milliers sur les plages et les voies aménagées au bord de l’eau. Sans transition, la vie a repris ses droits.</p>



<p>Si le spectre d’un retour à l’isolement ne pesait pas sur le royaume, on finirait par oublier les cent jours ou presque de<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/06/11/coronavirus-au-maroc-le-ras-le-bol-d-un-confinement-a-rallonge_6042515_3212.html"> confinement drastique</a> qui ont étouffé l’économie du Maroc et achevé le moral des familles. <em>« Quelque chose me dit que nous allons être reconfinés »</em>, estime cette joggeuse matinale sur la Corniche de Casablanca, masque sur le visage, comme la loi l’impose désormais.</p>



<p>Faute d’annonces claires de la part du gouvernement, dont la communication se fait principalement via des communiqués laconiques depuis le début de la crise sanitaire, les rumeurs enflent, se dérobent puis réapparaissent. Est-ce le maintien de certaines restrictions, comme la fermeture des frontières, ou la montée en flèche des contaminations au moment où le pays relance son activité qui fait craindre le pire aux Marocains&nbsp;?</p>



<h4>«&nbsp;Il n’y a pas d’inquiétude à avoir&nbsp;»</h4>



<p>Depuis fin juin, le royaume a ainsi enregistré un pic d’épidémie avec parfois plus de 500 cas de contamination au coronavirus enregistrés en une seule journée, portant à&nbsp;<a href="http://www.covidmaroc.ma/pages/Accueil.aspx">15&nbsp;194</a>&nbsp;leur nombre total. La plupart ont été découverts dans des unités industrielles, dont l’usine Renault de Tanger, où 93 cas ont été recensés. Plus de 700 cas ont également été signalés dans des usines de conditionnement de fraises dans la province de Kénitra, touchant principalement des ouvrières agricoles, dont plusieurs femmes enceintes, et suscitant de nombreuses interrogations sur les conditions de travail des ouvriers précaires, les plus touchés par l’épidémie. A la suite de l’apparition de ces foyers, des dizaines d’unités de production ont été fermées. Récemment, c’est la ville portuaire de Safi qui a été entièrement confinée après la découverte de près de 500 cas dans des sardineries industrielles.</p>



<p><em>« La plupart de ces cas sont asymptomatiques »</em>, martèle-t-on dans les couloirs du ministère de la santé, à Rabat. <em>« Il n’y a pas d’inquiétude à avoir. C’est logique : nous avons augmenté le dépistage depuis le déconfinement alors, forcément, les chiffres augmentent ! »</em> En moyenne 20 000 tests sont réalisés quotidiennement contre 1 000 au début de la crise sanitaire, fin mars. Confiée à la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le patronat marocain, une campagne de dépistage massif le 3 juin a permis de tester 125 000 salariés du secteur privé. L’opération a dévoilé l’existence de 680 cas <em>« dont 97 % sont asymptomatiques »</em>, selon le ministère de la santé.</p>



<p>Au Centre hospitalier universitaire (CHU) Ibn Rochd de Casablanca, l’inquiétude est retombée. Avec seulement 1&nbsp;642 lits en réanimation pour tout le pays, le personnel de santé redoutait une saturation des services. Les deux hôpitaux de campagne érigés à la hâte n’ont finalement pas été utilisés.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous avons réduit le nombre de services de réanimation qui accueillent les patients atteints de Covid-19. La structure qui les reçoit est désormais à 40&nbsp;% de capacité&nbsp;»</em>, se félicite le professeur Kamal Marhoum El-Filali, chef de service des maladies infectieuses au CHU. La situation sanitaire semble donc sous contrôle&nbsp;: le pourcentage de patients ayant recours à la réanimation ne dépasse pas 2&nbsp;% et le taux de létalité reste extrêmement faible (autour de 1,6&nbsp;%) en comparaison avec les autres pays.</p>



<p>S’il est encore prématuré d’établir un lien avéré, les médecins estiment que le traitement&nbsp;<em>«&nbsp;y est forcément pour quelque chose&nbsp;»</em>. Le Maroc a décidé très tôt d’établir un protocole thérapeutique à base d’hydroxychloroquine et d’azithromycine, administré de façon systématique à tous les patients dès lors que le diagnostic est posé&nbsp;<em>«&nbsp;qu’ils soient symptomatiques ou asymptomatiques&nbsp;»</em>, précise l’infectiologue.</p>



<h4>Un patriotisme qui s’essouffle</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://img.lemde.fr/2020/07/10/0/0/4259/2977/688/0/60/0/37ed45b_226319714-708796.jpg" alt="Un employé municipal désinfecte une rue de Safi, le 9 juin."/><figcaption>Un employé municipal désinfecte une rue de Safi, le 9 juin. FADEL SENNA / AFP</figcaption></figure>



<p>La réactivité des autorités marocaines, qui avaient décrété l’état d’urgence sanitaire le 20&nbsp;mars quand le royaume ne comptait alors qu’une centaine de cas, a d’abord recueilli l’approbation générale. Dès le mois d’avril, le Maroc s’est lancé dans la fabrication de ses propres masques sanitaires, permettant de couvrir les besoins de la population et d’en exporter une partie. Près de 8&nbsp;millions de masques ont par ailleurs été envoyés à quinze pays d’Afrique subsaharienne pour les aider à lutter contre la pandémie. D’ordinaire critiqué pour son manque d’interventionnisme, l’Etat a été plébiscité aussi bien à l’étranger que par les Marocains eux-mêmes, pris d’un élan patriotique durant les premières semaines de la crise.</p>



<p>Mais celui-ci s’est essoufflé. La fatigue liée à un confinement à rallonge et jugé trop autoritaire a ravivé les tensions sociales qui secouaient déjà le royaume. D’autant que les conséquences sur l’économie sont désastreuses. Le haut-commissaire au plan, Ahmed Halimi, a récemment déclaré que <em>« l’année 2020 sera la pire pour l’économie marocaine depuis 1999 »</em>. Une année également synonyme de sécheresse. Dans un pays avant tout porté par l’agriculture, les atouts industriels vantés par les ambassadeurs de la <em>« marque Maroc »</em> à l’étranger ne suffiront pas pour redresser l’économie du pays. Le tourisme non plus. En gardant son territoire fermé, le Maroc, pourtant sélectionné dans la liste des quatorze pays auxquels l’Union européenne ouvre ses frontières extérieures, met en danger un secteur contribuant à plus de 7 % de son PIB.</p>



<p><em>« C’est paradoxal : on nous rassure sur les chiffres sanitaires, mais on continue d’adopter des mesures ultra strictes. Si la situation n’est pas inquiétante, pourquoi on ne lâche pas ? Ce qui est clair, c’est qu’ils ont trop peur pour prendre des risques »</em>, déplore un hôtelier de Marrakech. Comme la ville ocre, plusieurs cités dont la très touristique Tanger sont toujours soumises aux mesures de confinement. Les autorités, qui viennent de prolonger l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 10 août, n’excluent pas de confiner d’autres régions.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>La Casamance inquiète de l’arrivée de Bissau-guinéens</title>
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				<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 18:15:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<ul class="wp-block-gallery columns-1 is-cropped"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/42052913_303-1.jpg" alt="" data-id="17915" data-link="http://www.tribunedafrique.com/?attachment_id=17915" class="wp-image-17915" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/42052913_303-1.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/42052913_303-1-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure></li></ul>



<p><strong>Des Bissau-guinéens traversant illégalement la frontière sénégalaise sont testés positifs à la Covid-19. Ces derniers entendent se faire soigner du virus.</strong></p>



<p>Les frontières sont fermées entre le Sénégal et la Guinée-Bissau depuis le début de la pandémie du coronavirus.</p>



<p>Une des plus grandes peurs aujourd&rsquo;hui des habitants de la Casamance face à la propagation du nouveau coronavirus est l&rsquo;immigration illégale de Bissau-guinéens porteurs du virus. Ces derniers passent la frontière pour venir se faire soigner.</p>



<p><strong>Transmission communautaire&nbsp;de la maladie?</strong></p>



<p>Lamine Ndiaye, un habitant de Ziguinchor, ne cache pas son inquiétude face à cette situation:</p>



<p><em>« La population bissau-guinéenne infectée par le virus qui traverse la frontière pour rejoindre Ziguinchor est un problème qui nous fait peur parce que les malades peuvent infecter d’autres personnes et aider à la prolifération de la maladie. J&rsquo;ai eu écho de cette travailleuse du sexe qui venait de Guinée-Bissau qui a eu des contacts avec des gens ici. C&rsquo;est dangereux parce cette personne va transmettre la maladie à plusieurs personnes ».</em></p>



<p>La Guinée-Bissau enregistre plus de 1.600 cas positifs dont 22 décès. En mai dernier, l&rsquo;ONG Médecins sans frontières tirait la sonnette d&rsquo;alarme devant la progression rapide de l&rsquo;épidémie. La Guinée-Bissau était l’un des pays les plus touchés du continent en proportion de sa population (1,8 million). MSF s&rsquo;inquiétait d&rsquo;une réponse&nbsp;<em>« insuffisante et souvent mal coordonnée »</em>, de la contamination d&rsquo;un nombre important de soignants et de la stigmatisation associée à la maladie.</p>



<p><strong>Manque d’infrastructures en Guinée-Bissau</strong></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/la-casamance-inqui%C3%A8te-de-larriv%C3%A9e-de-bissau-guin%C3%A9ens/a-54066741#"><img src="https://www.dw.com/image/52195379_404.jpg" alt="Le système de santé de la Guinée-Bissau n’arrive pas à lutter efficacement contre la Covid-19 (DW/I. Danso)"/></a></figure>



<p>Le système de santé de la Guinée-Bissau n’arrive pas à lutter efficacement contre la Covid-19</p>



<p>Le système de santé est aussi précaire dans le pays. Dans la nuit du vendredi au samedi (27.06.20), des médecins cubains ont foulé le sol bissau-guinéen pour aider ce pays d&rsquo;Afrique de l&rsquo;ouest à combattre le virus. Selon Andoulaye Sambou, qui a séjourné en Guinée-Bissau, l&rsquo;arrivée des Bissau-guinéens s’explique par le fait que leur pays souffre d&rsquo;un manque d&rsquo;infrastructures sanitaires à cause de l&rsquo;instabilité politique.</p>



<p><em>« Si vous allez à l&rsquo;hôpital principal de la Guinée-Bissau qui s&rsquo;appelle Simon Mendes, vous trouvez les malades à même le sol. Ils peuvent attendre toute une journée sans recevoir de soins et c&rsquo;est partout la même situation dans les hôpitaux publics. L&rsquo;instabilité politique fait aujourd&rsquo;hui que ce pays souffre sur tous les plans, que ce soit sur le plan économique ou éducatif. Donc le secteur sanitaire est affecté au même titre que les autres ».</em></p>



<p>Pour Lamine Banding Gassama, responsable de Cause première, une ONG locale qui participe à la lutte contre les maladies infectieuses comme la tuberculose, la situation requiert une solution transfrontalière.</p>



<p><em>« C&rsquo;est tellement inquiétant que nous devons assurer la synergie des forces entre l&rsquo;Etat du Sénégal et les ONG du nord comme du sud et la Guinée-Bissau. Il faut absolument qu&rsquo;il y ait une lutte transfrontalière. Les frontières doivent sauter ».</em></p>



<p>À souligner que les cas de transmission communautaire se sont multipliés ces derniers jours dans la région et notamment à Ziguinchor qui demeure l&rsquo;épicentre de l&rsquo;épidémie.</p>



<p><strong>Source : Deutsche welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Le nombre de contaminations au coronavirus explose en Afrique du Sud</title>
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				<pubDate>Mon, 06 Jul 2020 13:58:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les autorités sanitaires s’attendent à un pic de contaminations dans les semaines à venir. L’Afrique du Sud a enregistré plus de 10&#160;000 nouveaux cas de coronavirus au cours des dernières 24&#160;heures, un record qui laisse craindre une flambée des infections dans le pays, selon le ministère de la santé. Quelque 10 853 nouveaux cas confirmés ont...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200421_205249.png" alt="" class="wp-image-16526" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200421_205249.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200421_205249-300x246.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Un homme marche sous un panneau d&rsquo;affichage pendant le lock-out national de 21 jours visant à limiter la propagation de la maladie à coronavirus (COVID-19) dans le centre du Cap, en Afrique du Sud, le 6 avril 2020. REUTERS / Mike Hutchings / File Photo</figcaption></figure>



<p><strong>Les autorités sanitaires s’attendent à un pic de contaminations dans les semaines à venir.</strong></p>



<p>L’Afrique du Sud a enregistré plus de 10&nbsp;000 nouveaux cas de coronavirus au cours des dernières 24&nbsp;heures, un record qui laisse craindre une flambée des infections dans le pays, selon le ministère de la santé.</p>



<p>Quelque 10 853 nouveaux cas confirmés ont été recensés samedi 4 juillet, et des milliers encore dimanche, ce qui porte le total à 196 750 depuis le mois de mars, d’après <a href="https://coronavirus.jhu.edu/map.html">la carte de la pandémie de l’université Johns Hopkins</a>. Près de 3 200 personnes sont mortes en Afrique du Sud à cause du nouveau coronavirus.</p>



<p>Les autorités sanitaires s’attendent à un pic de contaminations suite au relâchement progressif du confinement strict mis en place le 27&nbsp;mars. L’économie de son côté devrait se contracter de plus de 7&nbsp;% cette année, sa plus forte chute depuis 90&nbsp;ans.</p>



<p><em>« Nous avons essayé de trouver un équilibre (…) entre sauver les vies des nôtres et préserver leurs moyens d’existence et c’est un équilibre délicat »</em>, a souligné le président Cyril Ramaphosa vendredi.</p>



<p>L’Afrique du Sud, pays le plus développé du continent économiquement, est également celui ayant à déplorer le plus grand nombre de cas de contaminations.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Coronavirus : une explosion des contaminations est-elle possible en Afrique ?</title>
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				<pubDate>Tue, 23 Jun 2020 10:35:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200421_205249.png" alt="" class="wp-image-16526" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200421_205249.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200421_205249-300x246.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Un homme marche sous un panneau d&rsquo;affichage pendant le lock-out national de 21 jours visant à limiter la propagation de la maladie à coronavirus (COVID-19) dans le centre du Cap, en Afrique du Sud, le 6 avril 2020. REUTERS / Mike Hutchings / File Photo</figcaption></figure>



<p><strong>Le nombre de malades du Covid-19 augmente fortement sur le continent. L’OMS tire la sonnette d’alarme. Mais la flambée se concentre dans quelques pays et les experts relativisent.</strong></p>



<p>C’est la directrice régionale de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l’Afrique qui, la première, a sonné le tocsin le 11 juin dernier. « Il a fallu 98 jours pour atteindre la barre des 100 000 cas [de coronavirus en Afrique] et 18 seulement pour franchir celle des 200 000, a martelé Matshidiso Moeti avant d’insister : il est clair que la pandémie s’accélère. »</p>



<p>Depuis, les chiffres lui ont malheureusement donné raison puisque le cap des 300 000 malades a été franchi le 21 juin. Quant aux décès, on devrait passer la barre des 10 000 d’ici à la fin de la semaine en cours. Le 18 juin, le Dr Moeti enfonçait encore le clou : « Même si le nombre de cas et de morts est très inférieur à ce que l’on a constaté dans d’autres régions du monde, la pandémie est encore en phase ascendante. Le pic n’est pas atteint dans la plupart des pays du continent. »</p>



<p>C’est l’un des points les plus inquiétants : cette idée d’un « pic » de contaminations à venir, qui entretient la crainte d’une situation devenant incontrôlable. Les autorités de plusieurs pays du continent annoncent pour l’heure que le pic en question pourrait survenir entre août et septembre.</p>



<p>Dans le détail, on constate cependant que la pandémie connaît des situations très variées d’un pays à l’autre. Entre le 9 et le 16 juin, indique ainsi l’Africa CDC (la structure, rattachée à l’Union africaine, qui coordonne les Centres africains de prévention et de lutte contre les maladies), cinq pays concentraient à eux seuls 63 % des nouveaux cas : l’Afrique du Sud, le Cameroun, l’Égypte, le Ghana et le Nigeria.</p>



<p>Si l’on rapporte le nombre de malades à la population totale, les pays les plus affectés sont l’Afrique du Sud, le Cap-Vert, Djibouti, le Gabon et São Tomé. Tandis que sept pays africains affichent à ce jour un taux de létalité supérieur à la moyenne mondiale (qui est de 5,5 %) : l’Algérie, le Burkina Faso, le Liberia, le Mali, le Niger, le Soudan et le Tchad.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/06/22/jad20200622-coronavirus-mmoeti_.jpg" alt="La Dr Matshidiso Moeti, directrice régionale pour l’Afrique à l’OMS, Nairobi, le 2 mars 2020." class="wp-image-1004684"/></figure>



<h4>Peu d’augmenation</h4>



<p>Si la situation dans la plupart des pays cités peut donc être considérée comme inquiétante, il n’en va pas de même partout, explique Matshidiso Moeti : « Au cours des sept derniers jours, 55 % des nouveaux cas sont apparus en Afrique du Sud. Parallèlement, on observe aussi quelques pays qui restent sous les 100 cas et où il n’y quasiment pas d’augmentation, comme les Seychelles, l’Ouganda, la Gambie, la Namibie, le Botswana ou le Lesotho.</p>



<p>Et également des pays qui ont connu une transmission communautaire mais où un fort ralentissement est observé, avec uniquement ou principalement de nouveaux cas importés, comme le Burkina Faso et l’Algérie. » Précision sans doute en partie diplomatique : Alger avait fort mal pris d’être pointé du doigt lors d’une précédente communication de l’OMS et l’avait fait savoir avec virulence.</p>



<p>Certains observateurs continuent toutefois à s’interroger sur la réalité des chiffres annoncés. Comme depuis le tout début de la pandémie, ces pessimistes se demandant si le faible nombre de cas affiché en Afrique n’est pas tout simplement dû à des lacunes dans la détection, au trop faible nombre de tests effectués.</p>



<p>Sur ce point, l’OMS comme le CDC se veulent rassurants : même s’il est possible que le continent compte un taux de malades asymptomatiques supérieur à ce qui a été observé ailleurs – du fait notamment de la jeunesse de sa population –, il semble exclu que des malades ou des morts du Covid échappent aux radars dans des proportions autres que marginales.</p>



<p>Le Dr Moumouni Kinda, directeur des opérations de l’organisation non gouvernementale ALIMA, en poste au Sénégal, est du même avis : « Il y a certes une faiblesse dans le testing, qu’on a aussi observée dans des pays ayant beaucoup plus de ressources. Mais on a aujourd’hui suffisamment de recul pour lier le faible nombre de cas à d’autres facteurs : jeunesse de la population, faible urbanisation, moins de brassage intra- et inter-urbain, plus grande précocité dans la prise des mesures de protection… Je suis affirmatif sur ce point. »</p>



<p>La mission des autorités sanitaires continentales (OMS, CDC), cependant, demeure très compliquée et cela explique la prudence de leurs discours. D’un côté, l’augmentation du nombre de cas sur le continent est réelle et doit être soulignée pour éviter que les populations – mais aussi les autorités et les entreprises – n’oublient les mesures de précaution qui ont permis de limiter la propagation du virus.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL EST URGENT D’ALLÉGER CERTAINES MESURES AFIN DE LAISSER LES ÉCONOMIES REDÉMARRER</p></blockquote>



<p>De l’autre, il faut éviter les discours trop catastrophistes, car si l’impact sanitaire de la pandémie reste à ce jour limité (l’Afrique ne recense que 3,4 % des cas et 1,7 % des décès dans le monde au 22 juin), les conséquences économiques et sociales, elles, sont déjà dramatiques dans certaines régions. Et les prévisions d’évolution du PIB sont devenues négatives pour tout le continent. Il est donc urgent d’alléger certaines mesures afin de laisser les économies redémarrer.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2020/06/22/jad20200622-covid-nigeria.jpg" alt="Dans le bidonville de Makoko, à Lagos, le 25 avril 2020." class="wp-image-1004682"/></figure>



<h4>Logique du pire</h4>



<p>C’est en gardant cela à l’esprit qu’il faut consulter les différents scénarios régulièrement mis en avant, tels ceux qui prévoient un pic de contamination en septembre, en Afrique du Sud notamment. « Le problème de ces fameux scénarios, explique le responsable des «&nbsp;data analytics&nbsp;» d’un grand cabinet de conseil international, c’est qu’au départ ils n’ont pas vocation à être rendus publics. Nous avons des systèmes de modélisation éprouvés et fiables, mais d’une part ce virus est nouveau et on apprend chaque jour des choses sur son mode de propagation, d’autre part nos prévisions donnent des chiffres qui se confirmeront si aucune mesure n’est prise. »</p>



<p>Or le but des scénarios est justement de mesurer la gravité de la situation et d’adapter la réponse, tant sur les plans sanitaire qu’économique ou social. Paradoxalement, les prévisions à deux ou trois mois ont donc vocation… à être fausses, puisque le but est d’inciter les autorités à réagir pour que ces scénarios ne se concrétisent pas.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES PRÉVISIONS À DEUX OU TROIS MOIS ONT VOCATION À ÊTRE FAUSSES</p></blockquote>



<p>« Nous faisons des simulations, poursuit l’analyste. Si un pays impose le port du masque ou un confinement dans telle ville, nous pouvons prédire combien de contaminations vont être évitées, mais aussi combien d’emplois vont être perdus, combien cela va peser sur les finances publiques… Ensuite, c’est aux autorités d’arbitrer, de faire ce qu’on appelle un «&nbsp;trade-off&nbsp;», sachant que de toute façon il y a toujours des dégâts. »</p>



<h4>Mesurer l’impact de mesures impopulaires</h4>



<p>On l’aura compris, il s’agit ici de mesurer l’impact de ce qu’on appelle les « INP », les interventions non pharmaceutiques. C’est-à-dire toutes les mesures de lutte contre la pandémie qui ne relèvent pas strictement du domaine médical : confinement, isolement des malades, distanciation sociale, etc. Autant de mesures souvent impopulaires, ou du moins « jugées conservatrices », pour reprendre l’expression de la ministre congolaise de la Santé, Jacqueline Mikolo, mais tout à fait fondamentales, assure l’OMS. Qui a calculé début juin que sans ces INP, la Chine aurait connu 465 fois plus de cas, l’Italie 17 fois plus et les États-Unis 14 fois plus.</p>



<p>Autant dire que pour précis qu’ils soient, les multiples scénarios qui prétendent décrire le développement futur du Covid-19, en Afrique comme ailleurs, doivent être considérés pour ce qu’ils sont : des hypothèses, des extrapolations mathématiques, qui misent en général sur le fait que c’est le pire qui va advenir.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UN FORT ENSOLEILLEMENT POURRAIT RÉDUIRE LES RISQUES DE CONTAMINATION</p></blockquote>



<p>Or cela n’a rien de certain. D’abord parce que le rythme de propagation en Afrique –&nbsp;« nettement plus lent qu’ailleurs », comme le souligne le Dr Kinda&nbsp;– ne peut pas être comparé à ce qui s’est passé en Asie, en Europe ou en Amérique. Ensuite parce que de nombreux facteurs peuvent influer sur la destinée du virus.</p>



<p>Début juin, par exemple, l’Africa CDC et l’OMS ont communiqué sur une nouvelle étude qui démontre qu’en laboratoire du moins, le rayonnement solaire réduit considérablement le temps durant lequel les particules contaminantes flottant dans l’air (sous forme d’aérosol) restent actives. Un fort ensoleillement pourrait donc réduire les risques de contamination, même si les scientifiques demeurent prudents.</p>



<h4>Un taux de létalité très inférieur à la moyenne mondiale</h4>



<p>Difficile, dès lors, de déterminer ce qu’il va se passer durant l’été. Le nombre de cas va continuer à progresser à l’échelle du continent, cela semble inévitable, mais le nombre de morts restera sans doute peu élevé, l’Afrique se distinguant par un taux de létalité très inférieur à la moyenne mondiale (2,6 %) et par un nombre de patients guéris déjà important (plus de 150 000 le 23 juin, soit 47,7 % des cas recensés).</p>



<p>Peut-on pour autant prédire un « pic », un moment où le continent entier atteindrait un niveau maximum de contamination ? Beaucoup assurent que oui, mais Moumouni Kinda se dit sceptique : « Il faut oublier cette idée de pic, à l’image de ce qui a été observé en Europe ou en Amérique. Je parierais plutôt sur de petits pics dans des lieux où les contaminations seraient accélérées par des regroupements de populations. Par la suite, on pourra peut-être observer une augmentation du nombre de cas compliqués, par exemple si les personnes âgées sont fortement contaminées dans les lieux en question. Il faut les protéger en priorité. Mais ces pics seront assez limités dans le temps et circonscrits à des zones géographiques précises. »</p>



<p><br>Pas de scénario catastrophe donc, mais pas d’angélisme non plus. Comme le souligne l’épidémiologiste français Eric D’Ortenzio, « le virus circulera encore probablement pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. D’épidémique, la situation va devenir endémique ». Le Covid-19 risque alors de venir s’ajouter à la trop longue liste des maladies infectieuses (VIH, paludisme, tuberculose…) qui ravagent chaque année le continent.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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