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	<title>Conflit libyen &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Conflit libyen &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Règlement de la crise libyenne : La liste des candidats à la présidence de transition dévoilée</title>
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				<pubDate>Mon, 01 Feb 2021 13:48:07 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Cinq jours décisifs à Genève, à partir d’aujourd’hui, pour choisir le trio du nouveau Conseil présidentiel libyen et le chef du gouvernement. Choix toutefois difficile avec la multiplication des candidatures et l’opposition des intérêts. Grande interrogation concernant la facilité de passation des pouvoirs. C’est donc une étape cruciale du Dialogue politique libyen qui décidera à...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/image1024x768-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-19988" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/image1024x768.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/image1024x768-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/image1024x768-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Au sujet de l’Exécutif qui va diriger la Libye, les débats penchent plutôt vers des compétences technocrates indépendantes</figcaption></figure>



<p><strong>Cinq jours décisifs à Genève, à partir d’aujourd’hui, pour choisir le trio du nouveau Conseil présidentiel libyen et le chef du gouvernement. Choix toutefois difficile avec la multiplication des candidatures et l’opposition des intérêts. Grande interrogation concernant la facilité de passation des pouvoirs.</strong></p>



<p><strong>C</strong>’est donc une étape cruciale du Dialogue politique libyen qui décidera à Genève de la nomination d’un nouvel Exécutif libyen, par des institutions nommées par la Délégation de l’ONU.</p>



<p>Equilibres très précaires donc et Stéphanie Williams, la représentante spéciale adjointe chargée des affaires politiques en Libye auprès de la Mission de l’ONU, continue son parcours de combattant à la recherche de la meileure formule possible, en prenant en considération toutes les variables de la scène libyenne.</p>



<p>Les citoyens libyens espèrent que la séparation des parcours politique et socioéconomique pourrait leur permettre l’amélioration de leur vécu quotidien.</p>



<p>Dans leurs réunions en ligne, les membres de la commission du Dialogue politique libyen sont parvenus à trouver un modèle de choix de l’Exécutif. Une candidature n’est validée que si elle obtient 70% des voix dans sa région, ou si elle appartient à un quatuor ayant l’aval de 21 membres de la commission, 9 de la Tripolitaine, 7 de la Cyrénaïque et 5 de Fezzan. C’est dire que l’idée c’est d’encourager le consensuel, pour limiter les candidatures, déjà très nombreuses.</p>



<p>Le juge Jamel Bennour considère que&nbsp;<em>«le nombre élevé traduit les enjeux existants, très nombreux et très compliqués».</em>&nbsp;Ensuite, toujours selon ce Libyen de l’Est,&nbsp;<em>«les retraits de candidatures vont refléter les compromis retrouvés sur le terrain».</em>&nbsp;Le juge s’interroge toutefois si l’on va parvenir à trouver une majorité de 60% en faveur d’un quatuor, un trio pour le Conseil présidentiel et un chef du gouvernement.</p>



<p>Les accords antérieurs ont prévu un président du Conseil présidentiel de la Cyrénaïque et un chef du gouvernement de la Tripolitaine. Les rumeurs parlent même de Aguila Salah, l’actuel président du Parlement, à la Présidence, et Fathi Bach Agha, l’actuel ministre de l’Intérieur, à la présidence du gouvernement.Advertisements</p>



<p>Pareil accord était prévu à Tunis et il tranquilliserait Khalifa Haftar quant à l’autorité civile sur l’armée, comme c’est le cas actuellement à l’Est libyen.</p>



<p>Mais, les candidatures-surprises ont compliqué la donne à Tunis. Des tractations ont eu lieu entre temps et on attend leurs résultats à Genève. Dans tous les cas de figures, l’axe Khalifa Haftar/Ahmed Myitigue, qui a scellé l’accord de couvre-feu, part favori pour imposer ses règles. Reste s’ils peuvent trouver des arrangements avec les groupes armés de l’Ouest.</p>



<p><strong>Échos</strong></p>



<p>Pour voir clair concernant les chances de mise en application de l’accord politique,&nbsp;<em>El Watan</em>&nbsp;a contacté le président du cabinet du Conseil supérieur des cheikhs et notables libyens, Mohamed Mosbahi. Il n’a pas été tendre avec l’ONU. Pour lui,&nbsp;<em>«l’ONU ne fait depuis des années que gérer la crise libyenne. Or, le peuple a besoin d’une solution et ne peut se faire que par des élections. Mais, les élections exigent la centralisation des forces sécuritaires et armées et l’élimination des milices. Donc, avec le blocage des résolutions de la commission militaire, nous sommes encore loin».</em>&nbsp;En guise de solution, il propose&nbsp;<em>«un dialogue libyo-libyen, loin des pressions étrangères, tout en appliquant l’embargo sur les armes»</em>.</p>



<p>En lui faisant remarquer qu’il s’est avéré difficile de voir les Libyens, seuls, trouver une solution, Mosbahi ne voit pas d’inconvénient à faire intervenir les voisins de la Libye, la Ligue arabe ou l’Union africaine.&nbsp;<em>«Mais, surtout pas les fournisseurs d’armes aux milices, qui ne cherchent que leurs intérêts»,</em>&nbsp;a-t-il averti, mentionnant que&nbsp;<em>«le peuple libyen a été meurtri durant cette dernière décennie et les citoyens libyens ont droit à la quiétude».</em></p>



<p>Les réserves de ce Libyen de la société civile, très active dans la gestion de la vie quotidienne, sont partagées par le juge Jamel Bennour, qui trouve, lui-aussi, que&nbsp;<em>«la solution nécessite un compromis concernant les armes»</em>.</p>



<p>Bennour s’interroge pourquoi la route côtière n’a pas été ouverte, alors que la décision a été prise en octobre dernier. <em>«Un minimum de confiance est nécessaire pour avancer sur cette voie entre les militaires des deux bords, qui étaient unis dans l’Armée nationale. Mais, la situation est délicate pour intégrer les groupes armés, plutôt indisciplinés et ‘‘révolutionnaires’’. Et c’est ce côté de soumission de ces groupes qui est le plus difficile à gérer»</em>, estime Bennour. Donc, Genève n’est qu’une étape sur la voie de salut en Libye.</p>



<p><strong>Source: El watan/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Idriss Déby Itno réaffirme la position du Tchad dans le conflit libyen</title>
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				<pubDate>Sun, 09 Aug 2020 15:36:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Tchad]]></category>
		<category><![CDATA[Conflit libyen]]></category>
		<category><![CDATA[Idriss Deby Itno]]></category>

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				<description><![CDATA[Le président tchadien a défendu, dans une interview accordée à RFI et France 24, sa position dans la crise libyenne, notamment son soutien au maréchal Haftar, sans le nommer directement, en raison de la lutte qu’il mène contre «&#160;le terrorisme&#160;» en Libye.&#160; Dans son interview, le président tchadien attaque le GNA, le gouvernement de Tripoli,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/deby.jpg" alt="" class="wp-image-9299" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/deby.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/deby-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Idriss Deby</figcaption></figure>



<p><br><strong>Le président tchadien a défendu, dans une interview accordée à RFI et France 24, sa position dans la crise libyenne, notamment son soutien au maréchal Haftar, sans le nommer directement, en raison de la lutte qu’il mène contre «&nbsp;le terrorisme&nbsp;» en Libye.&nbsp;</strong></p>



<p>Dans son interview, le président tchadien attaque le GNA, le gouvernement de Tripoli, dirigé par Fayez el-Sarraj, mais sans le nommer directement.</p>



<p>Le Tchad fait partie des pays qui soutiennent Khalifa Haftar parce que, selon lui, c’est le camp de l’Ouest libyen qui «&nbsp;<em>héberge les terroristes</em>&nbsp;».</p>



<p>Depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011&nbsp;en Libye, le Tchad est confronté à des groupes de rebelles qui attaquent l’armée tchadienne dans le Tibesti, en prenant le Sud libyen comme base arrière pour leurs activités.</p>



<p>Ces rebelles tchadiens combattent aussi dans les rangs des forces de Fayez el-Sarraj et certains groupes se sont alliés avec plusieurs milices extrémistes libyennes à Misrata et dans le Sud.</p>



<p><strong>Priorité à l&rsquo;UA</strong></p>



<p>Idriss Déby Itno affirme que la situation en Libye aggrave la situation dans tous les pays du Sahel : «&nbsp;<em>L&rsquo;arrivée massive de mercenaires de toutes nationalités de la Syrie en Libye augmente cette inquiétude.</em>&nbsp;»</p>



<p>Le président tchadien dénonce cependant toute ingérence et demande à l&rsquo;Occident qui a, selon lui, tué Kadhafi pour des raisons économiques, de laisser l’Union africaine jouer son rôle pour une solution à la crise libyenne.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>La Tunisie face au guêpier libyen</title>
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				<pubDate>Sat, 04 Jul 2020 13:32:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L&#8217;internationalisation de la guerre en Libye menace la stabilité et la neutralité de la Tunisie. Au sommet du pouvoir, c&#8217;est un sujet de tensions. Pas simple pour la jeune démocratie tunisienne, la seule à avoir transformé son «&#160;printemps arabe&#160;». Les deux pays avec lesquels elle partage des frontières sont dans des situations complexes mais différentes....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/19261672_303.jpg" alt="" class="wp-image-17768" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/19261672_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/19261672_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Des membres d&rsquo;une milice libyenne dans l&rsquo;est de la Libye</figcaption></figure>



<h4>L&rsquo;internationalisation de la guerre en Libye menace la stabilité et la neutralité de la Tunisie. Au sommet du pouvoir, c&rsquo;est un sujet de tensions.</h4>



<p>Pas simple pour la jeune démocratie tunisienne, la seule à avoir transformé son «&nbsp;printemps arabe&nbsp;». Les deux pays avec lesquels elle partage des frontières sont dans des situations complexes mais différentes. L&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie">Algérie</a>, la puissance régionale, vit depuis plus d&rsquo;un an une crise en légitimité politique majeure. Côté&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/libye">Libye</a>, près de cinq cents kilomètres de frontière&nbsp;commune, la persistance et l&rsquo;intensification de la guerre augmentent les risques. Quand Kadhafi a été «&nbsp;dégagé&nbsp;» en 2011, l&rsquo;espoir était grand à Tunis de voir naître une démocratie à Tripoli. Les querelles internes ont ruiné&nbsp;ce projet. Désormais, des puissances extérieures sont ouvertement entrées dans le pays&nbsp;: la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/turquie">Turquie</a>&nbsp;en Tripolitaine (Ouest), la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/russie">Russie</a>&nbsp;en Cyrénaïque (Est). En arrière-plan, les Émirats arabes unis, l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/egypte">Égypte</a>, des services européens. Il est coutume de dire que ce qui se passe en Libye concerne la sécurité et la stabilité tunisiennes. Et cette fois-ci, le conflit s&rsquo;est invité dans la vie politique.</p>



<h4>Un conflit qui mine le monde arabe</h4>



<p>Depuis l&rsquo;indépendance, le président Bourguiba a édifié une doctrine en matière d&rsquo;affaires étrangères qui demeure en vigueur&nbsp;: on ne se mêle pas des affaires de ses voisins, on ne juge pas. On propose le compromis, les médiations, on privilégie les coulisses aux déclarations fracassantes. Ce qui a permis à la Tunisie, hôte du sommet de la Ligue arabe en 2019, de réussir l&rsquo;exploit d&rsquo;accueillir à la même table ronde l&rsquo;Émir du Qatar et le Saoudien Mohamed Ben Salman, dont le royaume a&nbsp;fermé ses frontières avec Doha depuis&nbsp;2017&nbsp;dans le but d&rsquo;asphyxier son économie. Aucun autre pays arabe n&rsquo;aurait pu réunir sur la même scène des ennemis de cette envergure.</p>



<p>L&rsquo;internationalisation du conflit en Libye divise le monde arabe, dans la foulée des guerres en Syrie et au Yémen. Deux camps s&rsquo;affrontent, sèment la discorde au sein du monde arabo-musulman&nbsp;: celui mené par Abu Dhabi avec l&rsquo;Égypte et la Russie (qui a son propre agenda) et celui emmené par Ankara et le Qatar. Les premiers soutiennent le maréchal Haftar quand les seconds appuient le gouvernement d&rsquo;entente nationale installé à Tripoli depuis 2017. Les Émiratis affirment être en guerre contre «&nbsp;l&rsquo;Islam politique&nbsp;», quand les Turcs disent être venus au secours du gouvernement soutenu par la communauté internationale. Tunis a toujours reçu les deux camps.</p>



<h4>Le regard insistant d&rsquo;Ennahdha, le parti islamiste</h4>



<p>Kaïs Saïed a récemment précisé, lors de sa visite de travail et d&rsquo;amitié&nbsp;à Paris, que la légitimité était à Tripoli, mais que tout pouvoir est temporaire et que toute légitimité nécessite d&rsquo;être renouvelée via des élections. Il a martelé qu&rsquo;une «&nbsp;partition de la Libye&nbsp;» était hors de question. Le parti islamiste Ennahdha est soupçonné de plaider en faveur de la Turquie d&rsquo;Erdogan. Ridha Driss, membre de la Choura, décrypte la pensée de son parti&nbsp;: «&nbsp;Ce qui concerne la stabilité et la sécurité de la Libye concerne notre stabilité et notre sécurité, raison pour laquelle il faut rester extrêmement prudent.&nbsp;»&nbsp;«&nbsp;Ennahdha n&rsquo;acceptera jamais une présence militaire permanente en Libye, mais c&rsquo;est un fait géostratégique qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui les Émirats, l&rsquo;Égypte, le Qatar, la Turquie et d&rsquo;autres sont présents sur le sol libyen&nbsp;» poursuit-il. «&nbsp;Et nous ne sommes pas naïfs, tous ces pays veulent le pouvoir&nbsp;». «&nbsp;Nous sommes d&rsquo;accord avec le président de la République, nous n&rsquo;avons pas d&rsquo;autres choix que de traiter avec le gouvernement de Fayyez el-Sarraj soutenu par la&nbsp;communauté internationale&nbsp;». Et d&rsquo;ajouter&nbsp;: «&nbsp;Certainement pas avec le modèle militaro-fasciste de Benghazi, mené par Haftar et ses alliés&nbsp;». Il précise que «&nbsp;l&rsquo;expérience réussie de la démocratie tunisienne nous donne l&rsquo;obligation morale de prendre position&nbsp;».</p>



<p>Un coup de téléphone de Rached Ghannouchi, président du Parlement et du parti Ennahdha, au président du gouvernement de Tripoli a créé des tensions avec Kaïs Saïed. La Constitution précise que les affaires étrangères relèvent des prérogatives du président de la République. «&nbsp;Que le président refuse que Rached Ghannouchi ait des rapports avec des dirigeants internationaux, c&rsquo;est un sujet de désaccord&nbsp;», poursuit Driss, notant qu&rsquo;il «&nbsp;ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;un problème de fond, mais de forme&nbsp;». Côté Parlement, le chaudron du Bardo, la Libye s&rsquo;est récemment invitée en séance plénière.</p>



<h4>Bras de fer à l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple</h4>



<p>Le 4 juin dernier, la représentation nationale, 217 députés, répondait à un texte déposé par le bloc parlementaire PDL (16 élus) emmené par Abir Moussi, avocate, ex-zélote de la dictature Ben Ali, désormais reconverti au bourguibisme. On discuta « Libye et diplomatie parlementaire ». Débat qui en cachait un autre. Abir Moussi, en guerre ouverte contre le mouvement Ennahdha (elle prône la réouverture de procès pour ses dirigeants), accusait Rached Ghannouchi de soutenir ouvertement l&rsquo;intervention turque en Libye. La motion fut biffée après négociations entre blocs parlementaires afin qu&rsquo;aucun pays ne soit cité. Motion qui n&rsquo;a pas obtenu la majorité à l&rsquo;issue d&rsquo;une plénière où de nombreux députés, de tous bords, ont plaidé pour la neutralité tunisienne. Durant la campagne électorale, Ghazi Chaouachi du parti Attayar, devenu ministre depuis, ne cachait pas sa colère d&rsquo;avoir vu l&rsquo;ambassadeur des Émirats arabes unis au côté d&rsquo;Abir Moussi lors d&rsquo;une conférence de presse. L&rsquo;ingérence a vite été oubliée. Un consensus transpartisan existe à Tunis pour demeurer prudent sur ce dossier. Quelques coups de canif idéologiques ne devraient pas remettre en question une conception des affaires étrangères qui privilégie la discussion.</p>



<p><strong>Source : Le Point Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Intenses tractations diplomatiques autour d&#8217;un conflit libyen de plus en plus internationalisé</title>
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				<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 13:48:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/IMG_20200625_144516.png" alt="" class="wp-image-17656" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/IMG_20200625_144516.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/IMG_20200625_144516-300x168.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Des drapeaux de la Libye et de la Turquie agités lors d&rsquo;une manifestation sur la Place des Martyrs au centre de la capitale libyenne, Tripoli, le 21 juin 2020. © Mahmud TURKIA / AFP</figcaption></figure>



<p>L<strong>a guerre en Libye est au centre d&rsquo;une suractivité diplomatique en raison des tensions internationales, notamment entre la France et la Turquie, et régionales, alors que l&rsquo;Égypte a menacé d&rsquo;intervenir directement dans le conflit. </strong></p>



<p><a href="https://www.france24.com/fr/tag/libye/">Le conflit en Libye</a>&nbsp;est au cœur d’intenses&nbsp;tractations&nbsp;diplomatiques, alors&nbsp;que la&nbsp;tension&nbsp;est montée&nbsp;crescendo ces derniers jours entre&nbsp;la France et la Turquie. Les deux pays s&rsquo;accusent mutuellement&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200623-la-turquie-accuse-%C3%A0-son-tour-la-france-de-jouer-%C3%A0-un-jeu-dangereux-en-libye">de contribuer&nbsp;à la dégradation d&rsquo;une&nbsp;situation&nbsp;déjà très compliquée</a>.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>C’est dans ce contexte que le président&nbsp;Emmanuel Macron et son homologue russe&nbsp;Vladimir Poutine, qui&nbsp;doivent s’entretenir&nbsp;vendredi après-midi par visioconférence, aborderont, parmi d’autres dossiers,&nbsp;le conflit en&nbsp;Libye.&nbsp;</p>



<p>Une guerre dont Moscou est <a href="https://www.france24.com/fr/20200615-le-sort-des-libyens-entre-les-mains-de-moscou-et-d-ankara">l’un des principaux acteurs étrangers</a>, de par son soutien aux forces du maréchal Haftar, également appuyé par l&rsquo;Égypte et les Émirats arabes unis, face aux forces du Gouvernement d&rsquo;union nationale libyen (GNA), reconnu par l&rsquo;ONU et soutenu par Ankara. </p>



<p><strong>Escalade verbale franco-turque&nbsp;</strong></p>



<p>Le président Emmanuel Macron&nbsp;est monté d&rsquo;un cran&nbsp;en début de semaine&nbsp;dans l&rsquo;escalade&nbsp;verbale avec la Turquie, en dénonçant&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200622-emmanuel-macron-d%C3%A9nonce-un-jeu-dangereux-de-la-turquie-en-libye">le « jeu dangereux » d&rsquo;Ankara&nbsp;</a>en Libye.&nbsp;Paris&nbsp;reproche&nbsp;notamment&nbsp;à&nbsp;Ankara&nbsp;d&rsquo;armer massivement les forces du GNA,&nbsp;et&nbsp;d’avoir dépêché&nbsp;des&nbsp;milliers de mercenaires syriens&nbsp;sur le terrain,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200619-libye-embargo-armes-turquie-critique-mission-europeennne-irini">en violation de l’embargo sur les armes&nbsp;décidé par les Nations unies</a>.&nbsp;</p>



<p>Les Turcs,&nbsp;dont l’intervention&nbsp;directe dans le conflit&nbsp;a&nbsp;scellé&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200608-libye-fin-de-partie-marechal-haftar-sarraj-gna-allies-carte-diplomatique">l&rsquo;échec de l’offensive&nbsp;du maréchal</a>&nbsp;lancée en avril 2019 sur la capitale Tripoli,&nbsp;accusent de leur côté les Français de soutenir le&nbsp;“pustchiste”&nbsp;Haftar.&nbsp;</p>



<p>Paris a également activé la carte européenne en demandant, mercredi, à Bruxelles de se pencher « sans tabou » sur sa relation avec la Turquie, membre de l&rsquo;Otan.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il faut « des clarifications sur le rôle que la Turquie entend jouer en Libye », a&nbsp;indiqué le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, qui&nbsp;estime que&nbsp;le « renforcement de son poids » dans ce pays « aboutit au fait que les Russes renforcent le leur » aux côtés du maréchal&nbsp;Haftar. Et en conséquence&nbsp;de&nbsp;compliquer&nbsp;toute perspective de cessation des hostilités, en provoquant au contraire&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200624-libye-la-nouvelle-syrie">« une&nbsp;syrianisation”&nbsp;de la Libye</a>.&nbsp;</p>



<p>D’autant plus que la France prend&nbsp;au sérieux les&nbsp;récentes&nbsp;menaces de l’Égypte, qui&nbsp;a averti que toute avancée des pro-GNA vers Syrte, verrou stratégique vers&nbsp;l’Est&nbsp;et le fief&nbsp;du maréchal&nbsp;Haftar,&nbsp;pourrait entraîner une intervention « directe » du Caire. Des propos considérés comme une « déclaration de guerre » par le GNA.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>L’Italie redoute une partition du pays&nbsp;</strong></p>



<p>Alors que le conflit ne cesse de s’internationaliser,&nbsp;l’Italie, ancienne puissance coloniale&nbsp;en Libye,&nbsp;redoute la&nbsp;partition d’un pays&nbsp;plongé dans l’instabilité depuis la chute et la mort du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011.&nbsp;</p>



<p>Le ministre italien des Affaires étrangères Luigi di Maio, en visite&nbsp;éclair&nbsp;mercredi à Tripoli,&nbsp;s’est entretenu avec le Premier ministre&nbsp;Fayez&nbsp;al-Sarraj,&nbsp;avec lequel&nbsp;il&nbsp;a&nbsp;convenu&nbsp;de&nbsp;« la nécessité de la reprise du processus politique et la fin des ingérences étrangères négatives ».&nbsp;Un qualificatif qui permet au GNA d’épargner&nbsp;la&nbsp;présence de la&nbsp;Turquie, considérée&nbsp;comme un allié stratégique&nbsp;depuis la signature&nbsp;d&rsquo;un accord « de coopération militaire et&nbsp;sécuritaire » en novembre 2019,&nbsp;à Istanbul par Recep&nbsp;Tayyip&nbsp;Erdogan et&nbsp;Fayez&nbsp;al-Sarraj&nbsp;</p>



<p>« Nous ne pouvons pas nous permettre une partition du pays. C&rsquo;est pour cela que nous sommes allés d&rsquo;abord à Ankara », ont&nbsp;indiqué des&nbsp;sources&nbsp;proches&nbsp;du ministre italien, qui s&rsquo;était rendu en Turquie le 19 juin,&nbsp;au&nbsp;journal Il&nbsp;Messaggero.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Le GNA plombe le communiqué de la Ligue arabe&nbsp;</strong></p>



<p>Par ailleurs, la Ligue arabe, qui peine à se faire entendre sur ce dossier,&nbsp;a&nbsp;appelé de son côté,&nbsp;mardi,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200624-la-ligue-arabe-r%C3%A9clame-le-retrait-des-forces-%C3%A9trang%C3%A8res-en-libye">au retrait de Libye des troupes étrangères et à l&rsquo;ouverture de pourparlers pour mettre fin au&nbsp;conflit.&nbsp;</a></p>



<p><strong>Le résumé de la semaine</strong>France 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine<a href="https://emailing.france24.com/fr/subscribe" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Je m&rsquo;abonne</a></p>



<p>C&rsquo;est à la demande de l&rsquo;Égypte que la Ligue arabe a tenu une réunion en vidéoconférence sur le conflit&nbsp;à laquelle ont&nbsp;participé les représentants de 21 pays arabes, dont le GNA, qui avait initialement refusé l&rsquo;invitation du Caire.&nbsp;</p>



<p>Dans un communiqué, la Ligue arabe&nbsp;a dit&nbsp;« rejeter&nbsp;toutes les interventions étrangères illégitimes » en Libye et réclamé&nbsp;« le retrait de toutes les forces étrangères du territoire de la Libye et de ses eaux territoriales ».&nbsp;</p>



<p>Là aussi, le représentant du GNA, Saleh al-Shemakhy, a exprimé des réserves sur l&rsquo;appel de la Ligue, déclarant que les forces étrangères (la Turquie) qui soutiennent le GNA contribuaient à repousser l' »agression » des forces du maréchal Haftar.</p>



<p><strong>Source : France 24 /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Crise libyenne : Fayez Al Sarraj ne veut plus négocier avec Khalifa Haftar</title>
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				<pubDate>Thu, 16 Apr 2020 09:24:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/haftar-e1586984428828.jpeg" alt="" class="wp-image-16313" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/haftar-e1586984428828.jpeg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/haftar-e1586984428828-300x150.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/haftar-e1586984428828-768x385.jpeg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>(From L) Libyan National Army&rsquo;s Field Marshal Khalifa Haftar, Libya&rsquo;s parliament speaker based in the eastern town of Tobruk Aguila Saleh Issa, Libya&rsquo;s Presidential Council of the Government of National Accord Fayez al-Sarraj, and President of the High Council of State of Libya Khaled Mechri attend an International Congress on Libya at the Elysee Palace in Paris, on May 29, 2018.Rival Libyan leaders vying for influence in the fractured and war-scarred country meet in Paris for a major peace conference seen as a risky French-backed push for a political settlement in the country. / AFP PHOTO / POOL / Etienne LAURENT</figcaption></figure>



<p><strong>Le chef du gouvernement d’union nationale (GNA) libyen Fayez Al Sarraj affirme qu’il ne va plus négocier une solution politique avec l’homme fort de l’Est libyen Khalifa Haftar, à cause des «crimes» commis par ce dernier, dans un entretien publié hier par le quotidien italien La Repubblica. «Je ne vais plus m’asseoir (à la table des négociations, ndlr) avec Haftar après les désastres et les crimes qu’il a commis à l’encontre de tous les Libyens», a déclaré M. Al Sarraj, dont le gouvernement est reconnu par l’ONU.</strong></p>



<p>Depuis la chute du régime de Mouammar El Gueddafi en 2011, la Libye est plongée dans le chaos. Deux autorités se disputent le pouvoir : le GNA, basé à Tripoli, et un gouvernement parallèle dans l’Est contrôlé par Khalifa Haftar.</p>



<p>Ce dernier a lancé, en avril 2019, une offensive contre Tripoli qui a fait des centaines de morts et plus de 200&nbsp;000 déplacés. Mardi, des dizaines de roquettes se sont abattues sur Tripoli, des tirs imputés aux forces du maréchal Haftar qui ont perdu Sorman et Sabratha, deux villes stratégiques dans l’ouest de la Libye. La perte de ces localités constitue un nouveau revers pour Khalifa Haftar après la perte, en 2019, de Gharyane, leur base arrière dans l’Ouest libyen. Désormais elles n’ont plus aucun accès à la côte ouest du pays.</p>



<p>Selon un commandant des forces pro-GNA, Oussama Al Jwili, la conquête des deux villes a été décidée après la réception d’informations sur l’intention du maréchal Haftar d’avancer plus à l’ouest pour prendre la ville de Zouara, puis le poste frontalier de Ras Jedir, avec la Tunisie. Les forces du GNA cernent désormais la base aérienne stratégique d’Al Watiya, située plus au sud et utilisée par les forces du maréchal Haftar pour faire décoller des avions et comme base arrière.</p>



<p>Mardi, elles ont mené des raids aériens sur cette base où se sont retranchées les troupes de Haftar ayant fui Sorman et Sabratha, selon M. Gnounou. M. Al Sarraj poursuit dans son entretien repris par l’AFP qu’il avait «accepté un cessez-le-feu et une trêve humanitaire. Nous nous attendions à ce que les dangers liés à l’épidémie de coronavirus transforment pour une fois Haftar en un homme de parole». «Mais lui a vu dans la pandémie une opportunité pour nous attaquer.</p>



<p>Et vu l’échec (de cette offensive, ndlr), il vise avec des tirs sans discrimination Tripoli, les zones résidentielles, les établissements civils, même l’hôpital public dans le centre de la ville», a accusé M. Al Sarraj. «Nous avons toujours cherché à résoudre nos disputes à travers un processus politique, mais chaque accord a immédiatement été violé par Haftar», a rappelé M. Al Sarraj.</p>



<p>Les tentatives de médiation, notamment celles entreprises par l’ONU, ont échoué jusqu’à présent, le conflit étant exacerbé par les ingérences étrangères, notamment les Emirats arabes unis qui soutiennent le maréchal Haftar, et la Turquie qui appuie le GNA. Cette énième escalade de la violence intervient dans un contexte d’aggravation de la situation humanitaire en pleine pandémie mondiale du nouveau coronavirus. Jusqu’à présent, 25 cas de contamination, dont un décès, ont été confirmés par le Centre de lutte contre la maladie, basé à Tripoli.</p>



<p>L’ONU et plusieurs pays occidentaux ont appelé, en vain, à une trêve afin de se concentrer sur la lutte contre le nouveau coronavirus, alors que plus de deux millions de Libyens subissent depuis une semaine d’importantes coupures d’eau et d’électricité dans Tripoli et ses alentours, l’ONU accusant des groupes armés proches de Khalifa Haftar et dénonçant une «arme de guerre».</p>



<p><strong>Source : El Watan /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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