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	<title>condamnation &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>condamnation &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Procès Sankara au Burkina Faso : l&#8217;ex-président Blaise Compaoré condamné à la perpétuité</title>
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				<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 18:18:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L&#8216;ex-président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a été condamné à la perpétuité dans le cadre du procès Sankara, a annoncé mercredi le tribunal judiciaire de Ouagadougou.  Le tribunal militaire de Ouagadougou&#160;a rendu son jugement, mercredi 6 avril, dans l&#8217;affaire des assassins présumés de l&#8217;ancien président burkinabè Thomas Sankara. Quatorze accusés comparaissaient dans ce procès, notamment...]]></description>
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<p>L<strong>&lsquo;ex-président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, a été condamné à la perpétuité dans le cadre du procès Sankara, a annoncé mercredi le tribunal judiciaire de Ouagadougou.</strong> </p>



<p>Le tribunal militaire de Ouagadougou&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220406-proc%C3%A8s-sankara-apr%C3%A8s-six-mois-d-audience-verdict-attendu-au-burkina-faso">a rendu son jugement, mercredi 6 avril</a>, dans l&rsquo;affaire des assassins présumés de l&rsquo;ancien président burkinabè Thomas Sankara. Quatorze accusés comparaissaient dans ce procès, notamment l&rsquo;ancien chef d&rsquo;État Blaise Compaoré et Hyacinthe Kafando, son chef de la sécurité.&nbsp;Blaise Compaoré a été condamné à la perpétuité.&nbsp;</p>



<p>Le tribunal militaire de Ouagadougou a également condamné à la perpétuité le commandant de sa garde Hyacinthe Kafando et le général Gilbert Diendéré, un des chefs de l&rsquo;armée lors du putsch de 1987.</p>



<p>Le général Diendéré purge déjà une peine de 20 ans de prison pour sa participation à une tentative de coup d&rsquo;État en 2015, un an après la chute de Blaise Compaoré suite à une insurrection populaire.</p>



<p>Les trois hommes sont condamnés pour « attentat à la sûreté de l&rsquo;État ». Blaise Compaoré et Gilbert Diendéré sont également reconnus coupables de « complicité d&rsquo;assassinat » et Hyacinthe Kafando, soupçonné d&rsquo;avoir mené le commando qui a tué Thomas Sankara, d' »assassinat ».&nbsp;Ils ont quinze jours pour faire appel de ces lourdes sentences.</p>



<p>Les juges sont allés au-delà des réquisitions du Parquet militaire, qui avait demandé 30 ans de prison contre Blaise&nbsp;Compaoré et Kafando, et 20 ans contre Gilbert Diendéré.</p>



<p>Huit autres accusés ont été condamnés à des peines allant de trois ans à vingt ans de prison. Trois accusés, enfin, ont été acquittés.</p>



<p>Le verdict a été accueilli par des applaudissements dans la salle du tribunal, a constaté un journaliste de l&rsquo;AFP.</p>



<h2>Six mois de procès</h2>



<p>Ce procès historique s&rsquo;était&nbsp;ouvert en octobre 2021, trente-quatre ans après la mort de Sankara, icône panafricaine, assassiné lors d&rsquo;un coup d&rsquo;État qui a porté au pouvoir&nbsp;Blaise Compaoré. Ce dernier, en exil à Abidjan depuis sa chute en 2014, n&rsquo;a pas assisté aux audiences. Ses avocats&nbsp;ont dénoncé à plusieurs reprises « un procès politique » devant « une juridiction d&rsquo;exception », estimant que la procédure « ne vaut rien ».</p>



<p>Blaise Compaoré était soupçonné d&rsquo;être le commanditaire de l&rsquo;assassinat de son ancien compagnon d&rsquo;armes et ami arrivé au pouvoir par un putsch en 1983, ce qu&rsquo;il a toujours nié.</p>



<p>La plupart des douze accusés présents, dont le général Diendéré, ont plaidé non coupable et les avocats de la famille Sankara ont regretté qu&rsquo;aucun n&rsquo;ait avoué ou ne se soit repenti. « Personne ! Nous demandons au tribunal de rendre justice aux familles. Nous ne voulons pas une vengeance, nous demandons simplement justice », a déclaré l&rsquo;un d&rsquo;eux, Prosper Farama.</p>



<p>Le procès a été perturbé<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220221-au-burkina-faso-ouverture-d-une-enqu%C3%AAte-sur-les-d%C3%A9g%C3%A2ts-collat%C3%A9raux-du-putsch">&nbsp;par le coup d&rsquo;État du 24 janvier</a>&nbsp;du lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, qui a renversé le président élu Roch Marc Christian Kaboré.</p>



<p>Il a une première fois&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220131-burkina-faso-le-proc%C3%A8s-sankara-suspendu-jusqu-au-r%C3%A9tablissement-de-la-constitution">été suspendu au lendemain du putsch, puis le 31 janvier,</a>&nbsp;« jusqu&rsquo;au rétablissement de la Constitution » mise en sommeil lors du coup d&rsquo;État, puis rétablie par la junte au pouvoir, permettant sa reprise. Mais de nouvelles interruptions sont intervenues, dont une à la suite de la prestation de serment de Paul-Henri Sandaogo&nbsp;Damiba devant le Conseil constitutionnel, le 16 février.</p>



<p>La défense a alors introduit une requête en soulignant qu&rsquo;on demandait des condamnations pour « attentat à la sûreté de l&rsquo;État », alors que le putsch du lieutenant-colonel Damiba, validé par le Conseil constitutionnel, constituait en lui-même un « attentat à la sûreté de l&rsquo;État ».</p>



<p>Cela « consacre la prise de pouvoir par la force comme un mode constitutionnel de dévolution du pouvoir », avaient soutenu les avocats de la défense.</p>



<p>Un argument « non fondé » rejeté par le Conseil constitutionnel, permettant la reprise du procès.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Rwanda: un présumé génocidaire condamné à 25 ans de prison</title>
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				<pubDate>Fri, 18 Mar 2022 17:37:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Jean-Baptiste Mugimba]]></category>

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				<description><![CDATA[La Chambre spécialisée dans les crimes internationaux et transfrontaliers de la Haute Cour a reconnu jeudi Jean-Baptiste Mugimba, un ressortissant rwandais déporté des Pays-Bas, coupable de crimes de génocide et l’a condamné à une peine d’emprisonnement de 25 ans. Mugimba, qui était le secrétaire général de l’organisation politique extrémiste CDR, a été extradé des Pays-Bas...]]></description>
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<p><strong>La Chambre spécialisée dans les crimes internationaux et transfrontaliers de la Haute Cour a reconnu jeudi Jean-Baptiste Mugimba, un ressortissant rwandais déporté des Pays-Bas, coupable de crimes de génocide et l’a condamné à une peine d’emprisonnement de 25 ans.</strong></p>



<p>Mugimba, qui était le secrétaire général de l’organisation politique extrémiste CDR, a été extradé des Pays-Bas vers le Rwanda en 2016. Le CDR était un club d’extrémistes hutus qui était au centre de la planification et de l’exécution du génocide de 1994 contre les Tutsis.</p>



<p>Il était sous le coup de plusieurs chefs d’accusation pour des crimes qu’il a commis dans les secteurs de Nyakabanda et Nyamirambo du district de Nyarugenge dans la ville de Kigali.</p>



<p>L’homme âgé 63 ans a été extradé des Pays-Bas en 2016, et depuis lors, il est devant les tribunaux, faisant face à des accusations comprenant le génocide, l’entente en vue de commettre le génocide, la complicité dans le génocide, l’incitation directe et publique à commettre le génocide, le meurtre et l’extermination en tant que crimes contre l’humanité, selon l’accusation.</p>



<p>Le tribunal l’a condamné pour deux crimes, à savoir l’entente en vue de commettre le génocide et la complicité dans le génocide.</p>



<p>En novembre 2012, le Rwanda a émis un acte d’accusation et un mandat d’arrêt international contre Mugimba qui était, pendant le Génocide, le secrétaire général de la Coalition pour la défense de la République (CDR), un parti extrémiste dont les membres ont été les cerveaux du Génocide.</p>



<p>La CDR était un club d’extrémistes hutus qui était au centre de la planification et de l’exécution du génocide de 1994 contre les Tutsis et les Hutus modérées.</p>



<p>Le Service néerlandais de l’immigration a révoqué le permis de séjour de Mugimba en juin 2013 au motif qu’il y avait des raisons sérieuses de considérer qu’il était impliqué dans le Génocide.</p>



<p><strong>Source: APA News/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exauc</strong>ée</p>
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		<title>Gabon : Brice Laccruche Alihanga condamné à cinq ans de prison ferme</title>
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				<pubDate>Fri, 29 Oct 2021 17:16:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba a été condamné, ce 29 octobre, à cinq ans de prison ferme pour obtention de document administratif sur la base d’une fausse déclaration. L’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba connaît désormais le verdict : le tribunal correctionnel de Libreville l’a condamné, vendredi 29 octobre, à...]]></description>
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<p><strong>L’ancien directeur de cabinet du président Ali Bongo Ondimba a été condamné, ce 29 octobre, à cinq ans de prison ferme pour obtention de document administratif sur la base d’une fausse déclaration.</strong></p>



<p>L’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo Ondimba connaît désormais le verdict : le tribunal correctionnel de Libreville l’a condamné, vendredi 29 octobre, à cinq ans de prison ferme, la peine requise par le parquet trois jours plus tôt, pour obtention de document administratif sur la base d’une fausse déclaration.</p>



<p>Selon l’accusation, Brice Laccruche Alihanga (BLA) se serait fait établir en 2004 un certificat de nationalité précisant qu’il était gabonais d’origine. Or&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/989133/politique/gabon-la-descente-aux-enfers-de-brice-laccruche-alihanga/">il est né en France en 1980 et ses parents, Norbert Fargeon et Elizabeth Dupont, sont français</a>. Il avait plaidé coupable et espérait la clémence du tribunal.</p>



<h4>D’autres condamnations à venir ?</h4>



<p>L’homme qui avait régenté Libreville alors qu’Ali Bongo Ondimba était en convalescence est en détention depuis le 3 décembre 2019. Il avait à l’époque était arrêté notamment pour des soupçons de détournement de fonds publics et de blanchiment d’argent en relation avec le secteur pétrolier et la Gabon Oil Company.</p>



<p>Il a réclamé à plusieurs reprises – en vain – une libération provisoire et a même tenté de se suicider le 21 mai 2020, après six mois de privation de liberté et de maintien à l’isolement. Ses avocats gabonais, Anges Kevin Nzigou et Jean-Paul Moubembé, ont d’ores et déjà saisi l’ONU pour dénoncer une détention arbitraire et devraient faire appel de la condamnation prononcée ce 29 octobre.</p>



<p>Surtout, un autre épisode judiciaire est encore à venir dans « l’affaire BLA ». Les accusations de détournement de fonds publics et de blanchiment d’argent – émises depuis décembre 2019 – sont en effet toujours en cours d’instruction et les charges n’ont, selon nos informations, pas été abandonnées.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Saïd Bouteflika, frère de l’ex-président d’Algérie, condamné à deux ans de prison</title>
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				<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 18:20:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Saïd Bouteflika, frère cadet du défunt ex-président Abdelaziz Bouteflika, a été condamné, mardi 12 octobre au soir, à deux ans de prison ferme par un tribunal algérois pour « entrave au bon déroulement de à la justice », a fait savoir l’agence de presse officielle Algérie Presse Service (APS). Le parquet avec requis sept ans ferme contre M. Bouteflika, qui a comparu...]]></description>
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<p><strong>Saïd Bouteflika, frère cadet du défunt ex-président Abdelaziz Bouteflika, a été condamné, mardi 12 octobre au soir, à deux ans de prison ferme par un tribunal algérois pour « entrave au bon déroulement de à la justice », a fait savoir l’agence de presse officielle </strong><a href="https://www.lemonde.fr/algerie/"><strong>Algérie</strong></a><strong> Presse Service (APS).</strong></p>



<p>Le parquet avec requis sept ans ferme contre M. Bouteflika, qui a comparu devant le tribunal criminel de Dar El Beïda, à l’est d’Alger, où il était poursuivi avec d’autres anciens responsables pour « incitation à falsification de documents officiels », « abus de fonction », « entrave à la justice », « incitation à la partialité de la justice » et « outrage à magistrat ».</p>



<p>Le principal accusé dans ce procès est l’ancien ministre de la justice Tayeb Louh. Il a été condamné à six ans de prison, tandis que l’ancien patron des patrons, l’homme d’affaires Ali Haddad, a été condamné à deux ans ferme, a précisé APS. L’ancien inspecteur général du ministère de la justice, Tayeb Belhachemi, a également été condamné à deux ans d’emprisonnement. Le tribunal a prononcé l’acquittement de six autres accusés.</p>



<p>Saïd Bouteflika, 63&nbsp;ans, avait été arrêté en&nbsp;mai&nbsp;2019 en compagnie de trois coaccusés et&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2020/02/11/en-algerie-quinze-ans-de-prison-confirmes-en-appel-contre-said-bouteflika-et-deux-co-accuses_6029168_3212.html">condamné en septembre de la même année à quinze ans d’emprisonnement</a>&nbsp;lors d’un procès éclair devant un tribunal militaire pour«&nbsp;complot contre l’armée&nbsp;»,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/04/03/en-algerie-l-armee-precipite-la-demission-de-m-bouteflika_5444914_3212.html">qui demandait alors publiquement le départ du président Bouteflika pour sortir de la crise née du Hirak</a>, le mouvement de contestation antirégime.</p>



<h2>Il devrait rester en prison</h2>



<p>Le 2&nbsp;janvier&nbsp;2021,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/01/02/said-bouteflika-le-frere-du-president-algerien-dechu-acquitte-dans-l-affaire-de-complot_6065038_3212.html">une cour d’appel militaire avait acquitté Saïd Bouteflika</a>, mais étant sous le coup d’un mandat de dépôt pour «&nbsp;trafic d’influence&nbsp;», il avait été transféré d’une prison militaire à une prison civile.</p>



<p>Saïd Bouteflika fut l’influent conseiller de son frère Abdelaziz, mort le 17&nbsp;septembre. Cité dans d’autres affaires en cours d’instruction, comme le financement de la campagne du cinquième mandat avorté, il devrait rester en prison même en ayant déjà purgé la peine des deux ans qui lui a été infligée mardi.</p>



<p>Depuis la démission forcée d’Abdelaziz Bouteflika, au début d’avril 2019, sous la pression des manifestations du Hirak et de l’armée, la justice algérienne a placé en détention préventive ou condamné plusieurs responsables politiques ainsi que de puissants hommes d’affaires proches de lui, notamment pour des faits de corruption.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Rwanda : Paul Rusesabagina condamné à 25 ans de prison</title>
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				<pubDate>Mon, 20 Sep 2021 18:07:39 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Sanctifié par Hollywood à travers le film « Hotel Rwanda », Paul Rusesabagina a été condamné à 25 années de prison par la justice rwandaise pour actes de « terrorisme ». En cause : son rôle dans la rébellion armée du MRCD-FLN, qui a commis des attentats au Rwanda en 2018. Tel Janus, le Dieu...]]></description>
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<p><strong>Sanctifié par Hollywood à travers le film « Hotel Rwanda », Paul Rusesabagina a été condamné à 25 années de prison par la justice rwandaise pour actes de « terrorisme ». En cause : son rôle dans la rébellion armée du MRCD-FLN, qui a commis des attentats au Rwanda en 2018.</strong></p>



<p>Tel Janus, le Dieu romain des commencements et des fins, des choix, du passage et des portes, le Rwandais Paul Rusesabagina est une célébrité à deux visages.</p>



<p>Côté pile, ce personnage bifrons est le héros dont Hollywood a retracé le parcours durant le génocide des Tutsi au Rwanda, entre avril et juillet 1994, dans le film <em>Hotel Rwanda</em> (Terry George, 2004). « Seul » face au régime, à l’armée et aux milices hutu, il aurait sauvé du massacre 1 268 personnes menacées, Hutu et Tutsi confondus.</p>



<p>Côté face, il est devenu par la suite un opposant en exil (en Belgique puis aux États-Unis) au régime de Kigali. Il a finalement opté pour la lutte armée et son Mouvement rwandais pour un changement démocratique (MRCD, l’aile politique)-Front de libération nationale (FLN, la branche militaire) a commis divers attentats au Rwanda en 2018.</p>



<p>Arrêté dans des circonstances dénoncées par sa défense et sa famille,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1122350/politique/comment-paul-rusesabagina-a-ete-piege-par-le-rwanda/">détaillées à l’époque par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em></a><em>,</em>&nbsp;Paul Rusesabagina, qui était jugé depuis février dernier aux côtés de dix-neuf autres accusés soupçonnés d’appartenir au FLN,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1049784/societe/rwanda-paul-rusesabagina-reconnait-avoir-cree-un-groupe-arme/">avait, dans un premier temps, reconnu avoir participé à la création d’un groupe armé</a>.</p>



<p>Héros incontestable pour ses idolâtres occidentaux, mystificateur durant le génocide contre les Tutsi pour ses détracteurs rwandais, Paul Rusesabagina a notamment bénéficié, depuis son arrestation, du soutien de la diplomatie belge et du Parlement européen. Le Département d’État américain a même adressé des « exhortations » à Kigali afin que le pouvoir « veille à un traitement humain, au respect de l’État de droit et à la mise en œuvre d’un processus juridique équitable et transparent, et en particulier à l’accès à un avocat de son choix pour M. Rusesabagina ».</p>



<p>Paul Rusesabagina était poursuivi aux côtés de 20 autres accusés. La Haute Cour de justice en charge des crimes internationaux a également condamné Callixte Nsabimana, ancien commandant et porte-parole des FLN, qui avait plaidé coupable, à 20 ans de prison. Quant à Herman Nsengimana, un autre-parole des FLN et membre du CRND (Conseil national pour la renaissance et la démocratie, issu des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda – FDLR), il a été condamné à cinq années de prison.</p>



<p>Selon la porte-parole du gouvernement, Yolande Makolo, « ce long procès a mis au jour les activités terroristes du FLN, dirigé par Paul Rusesabagina. Les preuves contre l’accusé étaient indiscutables et le peuple rwandais se sentira plus en sécurité maintenant que justice a été rendue. Le procès a été une épreuve longue et douloureuse pour les victimes des attentats du FLN, en particulier pour celles qui ont été appelées à témoigner. Nos pensées vont aujourd’hui à ces valeureux témoins, ainsi qu’aux familles et amis des victimes ».</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Afrique du Sud : la Cour constitutionnelle réexaminera la condamnation de Jacob Zuma</title>
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				<pubDate>Sun, 04 Jul 2021 15:10:55 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La condamnation de Jacob Zuma à 15 mois de prison ferme pour outrage sera réexaminée par la Cour constitutionnelle lors d’une nouvelle audience en juillet, après une demande d’annulation de l’ex-président sud-africain. «&#160;L’audience a été fixée au 12 juillet&#160;», a déclaré la plus haute juridiction du pays qui a condamné mardi l’ancien dirigeant, 79 ans,...]]></description>
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<p><strong>La condamnation de Jacob Zuma à 15 mois de prison ferme pour outrage sera réexaminée par la Cour constitutionnelle lors d’une nouvelle audience en juillet, après une demande d’annulation de l’ex-président sud-africain.</strong></p>



<p>«&nbsp;L’audience a été fixée au 12 juillet&nbsp;», a déclaré la plus haute juridiction du pays qui a condamné mardi l’ancien dirigeant, 79 ans, pour avoir à plusieurs reprises refusé de témoigner dans le cadre d’enquêtes pour corruption d’État. Cette décision, qualifiée d’&nbsp;»historique&nbsp;», ne peut pas faire l’objet d’un appel.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/personnalites/jacob-zuma/">Jacob Zuma</a>, qui n’a vraisemblablement pas l’intention de rendre la tâche facile aux autorités, a déposé vendredi un recours demandant à la Cour constitutionnelle de purement et simplement annuler sa décision.</p>



<p>Estimant que les juges ont outrepassé leurs droits et invoquant «&nbsp;sa santé instable&nbsp;», il remet en question une peine «&nbsp;cruelle et dégradante&nbsp;» qu’il considère inappropriée pour des faits d’outrage à la justice.</p>



<p>Selon l’expert en droit constitutionnel, Lawson Naidoo, cette nouvelle audience «&nbsp;ne suspend pas automatiquement le jugement&nbsp;» et sauf décision contraire, Jacob Zuma doit toujours se constituer prisonnier d’ici dimanche.</p>



<p>La Cour a prévu que si l’ancien président ne se rend pas de lui-même aux autorités, la police viendra l’arrêter pour le conduire en prison où il purgera sa peine.</p>



<p>Après sa condamnation, des centaines de fidèles du leader charismatique ont peu à peu afflué aux abords de sa vaste propriété de Nkandla, dans la campagne zouloue.</p>



<p>Cette demeure est connue pour avoir été rénovée aux frais des contribuables pour 20 millions d’euros pendant sa présidence (2009-2018). Le bâtiment principal, au toit de chaume et entouré de plusieurs dépendances, domine la vallée de ce coin rural de l’est du pays.</p>



<p>Vêtus de la traditionnelle peau de léopard et armés de lances, des guerriers zoulous sont venus samedi montrer leur soutien. Des femmes, seins nus, arborant des colliers et des bandeaux, ont dansé et chanté sur des musiques traditionnelles.</p>



<p>« Je suis ici parce que j’aime Zuma », a déclaré un partisan. « Quand il était à la tête du pays, il n’y avait pas de problème d’électricité, il n’y avait pas de confinement, ni de Covid ».</p>



<p>Plusieurs membres du parti au pouvoir, le Congrès national africain (ANC), sont entrés et sortis de la résidence dans la journée.</p>



<p>«&nbsp;Le président Zuma est de bonne humeur, il a le moral, comme nous&nbsp;», a lancé après une visite l’un de ses proches, l’ancien secrétaire général de l’ANC, Ace Magashule.</p>



<p>Jacob Zuma prendra puliquement la parole dimanche à Nkandla, a indiqué sa fondation. Samedi en fin de journée, près de sa résidence, de nombreux supporters prévoyaient de rester pour la nuit. L’un d’entre eux a affirmé qu’il ne partirait pas avant d’être sûr que «&nbsp;Msholozi&nbsp;», nom de clan de Jacob Zuma, «&nbsp;est en sécurité&nbsp;».</p>



<p>Redoutant des tensions, l’ANC a envoyé une délégation dans la province pour appeler au calme et la présence policière a été renforcée. </p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le chef rebelle ougandais Dominic Ongwen condamné à vingt-cinq ans de prison pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité</title>
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				<pubDate>Thu, 06 May 2021 14:04:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[Ouganda]]></category>
		<category><![CDATA[condamnation]]></category>
		<category><![CDATA[CPI]]></category>
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				<description><![CDATA[La Cour pénale internationale (CPI) a condamné Dominic Ongwen, enfant-soldat ougandais devenu un commandant de la brutale rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA, Lord’s Resistance Army), à vingt-cinq ans de prison pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, jeudi 6 mai. Agé de 45&#160;ans,&#160;Dominic Ongwen avait été reconnu coupable en&#160;février de 61&#160;chefs d’accusation,...]]></description>
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<p><strong>La Cour pénale internationale (CPI) a condamné Dominic Ongwen, enfant-soldat ougandais devenu un commandant de la brutale rébellion de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA, Lord’s Resistance Army), à vingt-cinq ans de prison pour des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, jeudi 6 mai.</strong></p>



<p>Agé de 45&nbsp;ans,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/02/04/ouganda-un-ex-enfant-soldat-devenu-chef-rebelle-reconnu-coupable-de-crimes-de-guerre-par-la-cpi_6068798_3212.html">Dominic Ongwen avait été reconnu coupable en&nbsp;février de 61&nbsp;chefs d’accusation</a>, dont celui de «&nbsp;grossesse forcée&nbsp;», qui n’avait jusqu’à présent jamais été prononcé par la CPI, sise à La&nbsp;Haye. Il avait aussi notamment été jugé coupable de meurtre, viol, d’esclavage sexuel et de&nbsp;conscription d’enfants-soldats.</p>



<p>Les victimes réclamaient la réclusion à perpétuité. Mais estimant que l’histoire de M.&nbsp;Ongwen, qui a lui-même été enlevé par le groupe rebelle à l’âge d’environ 9&nbsp;ans, justifiait une peine inférieure, l’accusation avait requis vingt ans de prison.</p>



<p>A l’issue d’un procès <em>« long et complexe »</em>, qui a eu <em>« un impact considérable sur chacun des juges »</em>, la chambre de première instance a été confrontée à une <em>« situation unique »</em>, a déclaré le juge Bertram Schmitt.</p>



<h4>Horreur exceptionnelle</h4>



<p>Les crimes commis par M.&nbsp;Ongwen sont d’une horreur exceptionnelle, mais les magistrats sont d’avis que la perspective que M.&nbsp;Ongwen passe le reste de sa vie en prison est excessive,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2016/12/06/ouganda-victime-de-la-lra-dominic-ongwen-en-a-adopte-avec-enthousiasme-les-methodes-violentes_5044510_3212.html">au vu des&nbsp;<em>«&nbsp;souffrances extrêmes&nbsp;»</em>&nbsp;qu’il a lui-même endurées</a>&nbsp;au cours des premières années de sa vie.</p>



<p><em>«&nbsp;Il était un enfant doué de capacités intellectuelles supérieures à la moyenne, et les espoirs pour un avenir brillant ont été réduits à néant le jour où il a été enlevé&nbsp;»</em>, a affirmé le juge Schmitt. Mais&nbsp;<em>«&nbsp;cela ne justifie en rien, et n’explique pas, l’horreur des crimes, commis délibérément&nbsp;»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>Selon le tribunal, M.&nbsp;Ongwen a ordonné au début des années 2000 des attaques contre des camps de réfugiés, alors qu’il était l’un des commandants de la LRA,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/documents-wikileaks/article/2010/12/17/wikileaks-sur-la-piste-de-la-mysterieuse-lra-de-joseph-kony_1455141_1446239.html">un groupe armé dirigé par le fugitif Joseph Kony</a>, qui a mené une guerre brutale en Ouganda et dans trois pays voisins afin d’établir un Etat basé sur les dix commandements de la Bible.</p>



<p>Après avoir plaidé l’acquittement lors du procès, rappelant que l’accusé avait lui-même été victime de la brutalité du groupe rebelle, la défense avait demandé, lors d’une audience de détermination de la peine, dix ans de prison pour l’ancien enfant-soldat, surnommé la «&nbsp;Fourmi blanche&nbsp;».</p>



<h4>100 000 morts, 60 000 enlèvements</h4>



<p>M.&nbsp;Ongwen a toujours nié,&nbsp;<em>«&nbsp;au nom de Dieu&nbsp;»</em>, l’ensemble des accusations contre lui. Il a déclaré devant la CPI que la LRA l’avait forcé à manger des haricots imbibés du sang des premières personnes qu’il avait été obligé de tuer en guise d’initiation, après avoir été enlevé.&nbsp;<em>«&nbsp;Je suis devant ce tribunal international avec tant d’accusations, et pourtant je suis la première victime d’enlèvement d’enfants&nbsp;»</em>, a-t-il dit lors de son procès.&nbsp;<em>«&nbsp;Ce qui m’est arrivé, je ne crois même pas que cela soit arrivé à Jésus-Christ&nbsp;»</em>, a-t-il ajouté.</p>



<p>En le jugeant coupable, les magistrats de la CPI ont reconnu que M. Ongwen avait lui-même beaucoup souffert mais ils ont estimé que ses crimes avaient été commis&nbsp;<em>«&nbsp;en tant qu’adulte responsable et commandant de l’Armée de résistance du Seigneur&nbsp;»</em>.</p>



<p>Selon l’Organisation des Nations unies (ONU), la LRA a massacré plus de 100&nbsp;000&nbsp;personnes et enlevé 60&nbsp;000&nbsp;enfants lors de violences qui se sont étendues au Soudan, à la République démocratique du Congo et à la République centrafricaine.</p>



<p>M. Ongwen, qui s’est rendu en 2015, est le premier commandant de la LRA à être jugé par la CPI. Le fondateur du groupe, Joseph Kony, est considéré comme toujours en fuite et fait l’objet d’un mandat d’arrêt de la cour.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Braconnage, marché noir et lingots d’or : le scandale qui secoue l’Algérie</title>
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				<pubDate>Tue, 12 Jan 2021 15:16:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
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		<category><![CDATA[Ahmed ouyahia]]></category>
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				<description><![CDATA[L’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia avoue avoir reçu des lingots d’or en cadeau de la part d’émirs du Golfe, qu’il a revendus au marché noir. La fièvre de l&#8217;or s&#8217;est emparée de l&#8217;Algérie. Elle n&#8217;a pas été provoquée par les nouveaux encouragements du gouvernement à aller prospecter de l&#8217;or dans l&#8217;extrême sud algérien, mais par l&#8217;incroyable...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/6YEZ6RR7HICL7A4TKBHGIXFV64.jpg" alt="" class="wp-image-20785" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/6YEZ6RR7HICL7A4TKBHGIXFV64.jpg 932w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/6YEZ6RR7HICL7A4TKBHGIXFV64-300x187.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/6YEZ6RR7HICL7A4TKBHGIXFV64-768x480.jpg 768w" sizes="(max-width: 932px) 100vw, 932px" /><figcaption>L’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia</figcaption></figure>



<h4>L’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia avoue avoir reçu des lingots d’or en cadeau de la part d’émirs du Golfe, qu’il a revendus au marché noir.</h4>



<p>La fièvre de l&rsquo;or s&rsquo;est emparée de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/algerie">Algérie</a>. Elle n&rsquo;a pas été provoquée par les nouveaux encouragements du gouvernement à aller prospecter de l&rsquo;or dans l&rsquo;extrême sud algérien, mais par l&rsquo;incroyable aveu, devant les juges,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/algerie-tebboune-trebuche-ahmed-ouyahia-retrouve-la-primature-15-08-2017-2150182_3826.php">d&rsquo;un ancien Premier ministre</a>&nbsp;de l&rsquo;ère Bouteflika.</p>



<p>Poursuivi et déjà condamné à quinze ans de prison pour, notamment, «&nbsp;octroi d&rsquo;indus privilèges&nbsp;», «&nbsp;abus de fonction&nbsp;», «&nbsp;conflits d&rsquo;intérêts&nbsp;» et «&nbsp;blanchiment d&rsquo;argent&nbsp;», l&rsquo;ex-Premier ministre et ancien directeur de cabinet du président déchu,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/ahmed-ouyahia">Ahmed Ouyahia</a>, repassait samedi dernier devant le tribunal à Alger pour une énième affaire, celle des constructeurs automobiles.</p>



<p>Ce procès implique&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/les-dessous-de-l-operation-mains-propres-en-algerie-01-05-2019-2310290_3826.php">de hauts cadres de l&rsquo;État et des oligarques</a>&nbsp;qui se sont lancés dans le montage d&rsquo;automobile grâce, reproche la justice, à leurs accointances avec des responsables politiques.</p>



<h4>Soixante lingots d&rsquo;or</h4>



<p>Lors de ce procès, qui abordait aussi l&rsquo;affaire du financement occulte de la campagne électorale de la présidentielle avortée d&rsquo;avril&nbsp;2019, samedi 9&nbsp;janvier, Ahmed Ouyahia&nbsp;fait une révélation fracassante sur l&rsquo;origine de ses fonds privés.</p>



<p>Le juge veut connaître l&rsquo;origine de la fortune de l&rsquo;ex-Premier ministre entreposée dans ses comptes en Algérie, quelque 700&nbsp;millions de dinars (environ 4,3&nbsp;millions d&rsquo;euros). Niant que cet argent provienne de la corruption et des oligarques, Ahmed Ouyahia s&rsquo;était, dans un procès précédent, contenté de parler de «&nbsp;cadeaux d&rsquo;amis&nbsp;».</p>



<p>Mais ce samedi, changement de ligne de défense.</p>



<p>Ouyahia avoue&nbsp;: «&nbsp;Durant les périodes de chasse organisées par la Présidence, j&rsquo;ai reçu ces cadeaux comme le reste des responsables […]&nbsp;Ils nous ont offert [entre&nbsp;2014 et&nbsp;2018] plus de&nbsp;60&nbsp;lingots d&rsquo;or.&nbsp;»&nbsp;Il parlait des émirs du Golfe qui venaient, depuis le début des années 2000, chasser dans le désert algérien l&rsquo;outarde et la gazelle, des espèces protégées en Algérie&nbsp;!</p>



<p>Le juge n&rsquo;est pas au bout de sa surprise.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/corruption-les-algeriens-stupefaits-09-08-2019-2329068_3826.php">Ouyahia poursuit en affirmant que, puisque la Banque d&rsquo;Algérie</a>&nbsp;(banque centrale) a refusé de le lui acheter, il a écoulé ses lingots d&rsquo;or… au marché noir, récoltant la somme de 350&nbsp;millions de dinars (soit 2,1&nbsp;millions d&rsquo;euros) qu&rsquo;il a placée sur ses comptes privés.</p>



<p>L&rsquo;ex-Premier ministre&nbsp;<a href="https://www.liberte-algerie.com/actualite/ouyahia-avoue-avoir-recu-des-lingots-dor-de-la-part-demirs-du-golfe-352127?fbclid=IwAR2YGKCInI722G8IQAS7NLnNvYlrQsHZt0wnl28gRAXkiOvMDax8q0ihPdE" target="_blank" rel="noreferrer noopener">explique</a>&nbsp;ensuite au juge «&nbsp;son silence, lors des deux premiers procès, sur ces dons gracieux, par le souci de ne pas créer de&nbsp;<em>frictions diplomatiques</em>&nbsp;avec les pays du Golfe concernés par ses révélations&nbsp;».</p>



<p>Sur les réseaux sociaux, dans la rue algéroise et dans les médias, ces révélations ont l&rsquo;effet d&rsquo;une bombe et&nbsp;l&rsquo;ancien responsable, rebaptisé «&nbsp;Or-Yahia&nbsp;» par des internautes, subi les foudres d&rsquo;une opinion profondément choquée par les agissements de toute une caste de responsables.</p>



<h4>D&rsquo;autres responsables impliqués</h4>



<p>«&nbsp;Ce que Ouyahia vient de déclarer va davantage éclairer notre lanterne. Cela va nous conforter dans l&rsquo;idée que le pays était effectivement dirigé par des brigands qui étaient les vrais maîtres du marché noir, quasi officiel, de l&rsquo;or et des devises étrangères&nbsp;»,&nbsp;<a href="https://www.liberte-algerie.com/actualite/une-vilenie-qui-deshonore-toute-une-nation-352210" target="_blank" rel="noreferrer noopener">commente</a>&nbsp;le politologue Mohamed Hennad.</p>



<p>En effet, ces aveux ont aussi ciblé d&rsquo;autres hauts cadres de l&rsquo;État puisque Ouyahia dit avoir reçu ces «&nbsp;cadeaux&nbsp;» comme «&nbsp;les autres responsables&nbsp;». Qui&nbsp;?</p>



<p><a href="https://www.elwatan.com/edition/actualite/une-enquete-sera-t-elle-ouverte-11-01-2021" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>El Watan</em></a>&nbsp;en cite quelques-uns&nbsp;: «&nbsp;En premier lieu, le président déchu,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/abdelaziz-bouteflika">Abdelaziz Bouteflika</a>, qui a autorisé les dignitaires des monarchies du Golfe à chasser l&rsquo;outarde et la gazelle, des espèces protégées par la loi et donc interdites à la capture. […]&nbsp;Le chef de l&rsquo;exécutif, alors Abdelmalek Sellal, mais aussi de nombreux cadres de la présidence, des ministres, de hauts responsables de l&rsquo;armée, tous impliqués dans la logistique de ces opérations de braconnage organisé&nbsp;et parmi lesquels certains sont toujours en poste.&nbsp;»</p>



<p>Pour le spécialiste de l&rsquo;environnement du même quotidien, Slim Sadki, la «&nbsp;fortune&nbsp;» en or d&rsquo;Ouyahia est «&nbsp;un trésor amassé sur un massacre qui s&rsquo;est déroulé pendant vingt ans loin des yeux, malgré les alertes des citoyens relayés dans la presse […]&nbsp;Un massacre presque semblable à celui des bisons d&rsquo;Amériques […]&nbsp;ou celui des éléphants et des rhinocéros pour les sous que cela rapporte&nbsp;».</p>



<p>Ce braconnage n&rsquo;aurait pas été possible sans les profondes amitiés de l&rsquo;ex-président Abdelaziz Bouteflika avec les émirs du Golfe. Pour rappel, il s&rsquo;était offert, dans les années 1980, un exil doré aux Émirats arabes unis, tous frais payés par son proche ami l&rsquo;émir Zayed ben Sultan al-Nahyan.</p>



<h4>Une stratégie de chantage ?</h4>



<p>Mais au-delà de l&rsquo;indignation et du tollé général, la question qui se pose est la suivante&nbsp;: est-ce que la justice va se pencher sur cette nouvelle affaire&nbsp;? En effet, la loi contre la corruption punit tout responsable de l&rsquo;État&nbsp;qui «&nbsp;accepte directement ou indirectement d&rsquo;une personne un cadeau ou tout avantage indu susceptible de pouvoir influencer le traitement d&rsquo;une procédure ou d&rsquo;une transaction liée à ses fonctions&nbsp;», rappelle&nbsp;<em>El Watan</em>.</p>



<p>Pour le site d&rsquo;information&nbsp;<a href="https://twala.info/fr/a-chaud-actualite-algerienne/ouyahia-sellal-et-la-marmite-delictuelle-de-bouteflika/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Twala</a>, Ouyahia semble avoir misé sur le caractère flou de cette disposition&nbsp;: il a reçu des «&nbsp;cadeaux&nbsp;», oui, mais pas pour «&nbsp;influencer le traitement d&rsquo;une procédure ou d&rsquo;une transaction liée à ses fonctions&nbsp;».</p>



<p>Mais cette prise de risque afin de changer de ligne de défense, justifiant ses fonds bancaires tout en tentant de prendre ses distances avec les oligarques incriminés, a provoqué une telle onde de choc dans l&rsquo;opinion&nbsp;qu&rsquo;elle pourrait compliquer les affaires d&rsquo;Ouyahia.</p>



<p>D&rsquo;autres observateurs évoquent une autre lecture de la stratégie de défense de l&rsquo;ex-Premier ministre : en parlant du fait que d&rsquo;autres responsables aient reçu eux aussi ces fameux lingots d&rsquo;or, Ouyahia ne fait-il pas du chantage à de hauts cadres de l&rsquo;État (anciens ou en exercice), non encore inquiétés par la justice, afin d&rsquo;améliorer son sort ?</p>



<p><strong>Source : Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Algérie : un internaute condamné à trois ans de prison pour des mèmes anti-pouvoir</title>
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				<pubDate>Mon, 04 Jan 2021 19:37:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Algérie]]></category>
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				<description><![CDATA[Le militant Walid Kechida est en détention provisoire depuis plus de huit mois. Il lui est reproché d’avoir publié des mèmes touchant aux autorités, notamment au président, Abdelmadjid Tebboune, et à la religion. Son cas est devenu emblématique. Un jeune internaute algérien a été condamné, lundi 4&#160;janvier, à une lourde peine de prison pour avoir...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-20699" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-1024x1024.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-150x150.jpg 150w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-300x300.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_-768x769.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/80993.HR_.jpg 1200w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Walid Kechida</figcaption></figure>



<p><strong>Le militant Walid Kechida est en détention provisoire depuis plus de huit mois. Il lui est reproché d’avoir publié des mèmes touchant aux autorités, notamment au président, Abdelmadjid Tebboune, et à la religion.</strong></p>



<p>Son cas est devenu emblématique. Un jeune internaute algérien a été condamné, lundi 4&nbsp;janvier, à une lourde peine de prison pour avoir publié sur Facebook des mèmes – des images détournées de façon humoristique sur les réseaux sociaux – moquant les autorités et la religion, dans un climat de répression accrue de la liberté d’expression sur le Net en Algérie.</p>



<p>Ce verdict sévère, assorti d’une amende de 500 000 dinars (3 000 euros), a été confirmé à l’Agence France-Presse par l’un des avocats, M<sup>e</sup> Moumen Chadi. Le parquet de Sétif (Nord-Est) avait requis cinq ans de prison contre M. Kechida, 25 ans, accusé d’<em>« offense au président »</em>, <em>« aux préceptes de l’islam »</em> et d’<em>« outrage à corps constitué »</em>. Le militant, connu de la jeunesse de Sétif, est en détention provisoire depuis plus de huit mois. Il lui est reproché d’avoir publié des mèmes touchant aux autorités, notamment au président, Abdelmadjid Tebboune, et à la religion.</p>



<p><em>«&nbsp;Walid Kechida est condamné malheureusement à trois ans de prison ferme assortis d’une amende&nbsp;»</em>, a déclaré Kaci Tansaout, coordinateur du Comité national de libération des détenus (CNLD), une association de soutien aux prisonniers d’opinion en Algérie.&nbsp;<em>«&nbsp;L’heure est très grave au moment où on s’attendait à sa libération aujourd’hui, voire même à une relaxe. Maintenant, on doit tous se mobiliser aux côtés des avocats&nbsp;»</em>&nbsp;en vue du&nbsp;<em>«&nbsp;procès en appel&nbsp;»</em>, a estimé M.&nbsp;Tansaout.</p>



<p>Ses illustrations virales, moquant de nombreux sujets, étaient diffusées sur le groupe Facebook Hirak Memes, dont M.&nbsp;Kechida était l’administrateur.&nbsp;<em>«&nbsp;Le pouvoir maintient sa feuille de route autoritaire et décide un autre coup de force en prévision des législatives, le durcissement des peines en est le signal&nbsp;»</em>, a dénoncé sur Twitter Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne pur la défense des droits de l’homme.</p>



<p>Des législatives sont prévues dans le courant de 2021 en Algérie, et le président Abdelmadjid Tebboune – en convalescence après avoir été soigné du Covid-19 pendant deux mois en Allemagne – a fait de l’élaboration de la nouvelle loi électorale en vue de ce scrutin une priorité.&nbsp;<em>«&nbsp;Le gouvernement algérien poursuit sa vengeance contre les militants du Hirak&nbsp;»</em>, le mouvement de contestation populaire, a réagi sur Twitter Ahmed Benchemsi, un responsable régional de Human Rights Watch (HRW).</p>



<h4>Grève de la faim</h4>



<p>Plus de quatre-vingt-dix personnes sont actuellement emprisonnées en Algérie en lien avec les protestations du Hirak et/ou les libertés individuelles. Les poursuites, dans au moins 90&nbsp;% des cas, se font à la suite de publications, sur les réseaux sociaux, à la tonalité critique envers les autorités, selon le CNLD.</p>



<p>Surveillance des contenus, poursuites judiciaires et censure des médias électroniques&nbsp;: si le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, estime qu’il&nbsp;<em>«&nbsp;n’existe pas de prisonniers d’opinion en Algérie&nbsp;»</em>, des ONG de défense des droits humains jugent quant à elles que l’étau se resserre sur Internet. De nombreux internautes réclament la libération de Walid Kechida, relayant son portrait cheveux mi-longs avec des lunettes de soleil ou reprenant les slogans&nbsp;<em>«&nbsp;Free Kechida&nbsp;»</em>&nbsp;(«&nbsp;Libérez Kechida&nbsp;») et&nbsp;<em>«&nbsp;Le mème n’est pas un crime&nbsp;»</em>.</p>



<p>Des affaires judiciaires similaires à celle de M.&nbsp;Kechida se sont multipliées en&nbsp;2020. Mustapha Bendjama, rédacteur en chef du quotidien&nbsp;<em>Le Provincial</em>, basé à Annaba (Nord-Est), est actuellement poursuivi dans quatre affaires, toutes en lien avec ses publications sur les réseaux sociaux. Il est notamment accusé&nbsp;<em>«&nbsp;d’atteinte à l’intérêt national&nbsp;»</em>&nbsp;pour des messages sur Facebook faisant référence aux autorités, notamment à la police et à l’armée. Relaxé dans une autre affaire en novembre, il dénonce un acharnement judiciaire. Les autorités&nbsp;<em>«&nbsp;multiplient les affaires en justice pour augmenter les chances de condamnation&nbsp;»</em>, a-t-il déclaré.</p>



<p>A Alger, trois détenus sont en grève de la faim depuis plus d’une semaine pour dénoncer la prolongation de leur détention. Mohamed Tadjadit, Noureddine Khimoud et Abdelhak Ben Rahmani, poursuivis dans la même affaire, sont en détention provisoire à la prison d’El Harrach depuis plus de quatre mois. Dix accusations pèsent sur eux, dont atteinte à l’unité nationale, incitation à un attroupement non armé, offense au président de la République ou encore diffusion de fausses nouvelles, selon le CNLD. Leurs messages et vidéos relayés sur les réseaux sociaux sont là encore en cause.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Condamné par la justice burundaise, Pierre Buyoya démissionne de son poste à l&#8217;Union africaine</title>
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				<pubDate>Tue, 24 Nov 2020 15:33:59 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/images.jpeg" alt="" class="wp-image-19625"/><figcaption>L&rsquo;ancien président et haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel Pierre Buyoya</figcaption></figure>



<p><strong><br>L’ancien président burundais, Pierre Buyoya, a démissionné de son poste de Haut représentant de l’Union africaine au Mali et au Sahel, selon une information RFI.</strong></p>



<p>Condamné avec 18 proches par contumace&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201020-burundi-l-ancien-pr%C3%A9sident-pierre-buyoya-condamn%C3%A9-l-assassinat-melchior-ndadaye"><strong>à la prison à perpétuité au Burundi</strong></a>&nbsp;pour l’assassinat de son successeur et premier président hutu démocratiquement élu du pays,&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/emission/20150627-portrait-melchior-ndadaye-1-22"><strong>Melchior Ndadaye</strong></a>, en 1993, Pierre Buyoya a démissionné&nbsp;pour consacrer tout son temps à sa défense. Ce crime avait plongé le pays dans une terrible guerre civile qui a fait plus de 300 000 morts en une décennie.</p>



<p>Du côté de l’Union africaine (UA), «&nbsp;<em>le statu quo était devenu intenable</em>&nbsp;», explique une source à RFI. L’ancien président burundais a pris ses responsabilités et a présenté il y a une dizaine de jours sa démission de son poste de Haut représentant de l’UA au Mali et au Sahel.</p>



<p>Officiellement, Pierre Buyoya démissionne pour pouvoir se consacrer totalement à sa défense, mais c’est en réalité une décision prise d’un commun accord avec la Commission de&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/union-africaine/"><strong>l’Union africaine</strong></a>, afin d’«&nbsp;<em>éviter de mettre dans l’embarras</em>&nbsp;» un organe «&nbsp;<em>qui est avant tout au service des États membres</em>&nbsp;», toujours selon notre source.</p>



<h4>Un « procès politique »</h4>



<p>«&nbsp;<em>Sa démission a été acceptée avec une grande reconnaissance pour l’excellent travail accompli au nom de l’Union africaine</em>&nbsp;», a réagi un haut responsable au sein de la Commission. L’ancien président burundais est toujours au Mali. Il n’a pas voulu s’exprimer pour le moment, mais il prévoit une conférence de presse d’ici quelques jours «&nbsp;<em>pour expliquer</em>&nbsp;» sa décision.</p>



<p>Pierre Buyoya conteste sa condamnation&nbsp;et dénonce&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201024-buyoya-denonce-proces-politique-burundi"><strong>ce qu’il qualifie de «&nbsp;</strong></a><em><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201024-buyoya-denonce-proces-politique-burundi"><strong>procès politique</strong></a>&nbsp;mené de manière scandaleuse en violation de toutes les règles de droits</em>&nbsp;».</p>



<p>Il prévoit désormais de quitter très rapidement le Mali où il était en poste depuis huit ans, pour aller s’établir dans un autre pays du continent africain d’où il va se battre pour sa « <em>réhabilitation </em>».</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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