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	<title>complot &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Incendies en Algérie : Kamel Beldjoud et la théorie du complot</title>
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				<pubDate>Fri, 13 Aug 2021 14:35:15 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le ministre de l’Intérieur a qualifié de « criminels » les incendies qui ont tué quelque 70 personnes en Kabylie. Régulièrement, il évoque la thèse d’individus qui voudraient détruire l’Algérie. Alors que les&#160;incendies qui calcinent la Kabylie&#160;depuis le lundi 9 août ont tué plusieurs dizaines d’Algériens,&#160;le Premier ministre Aymen Benabderrahmane&#160;s’est rendu jeudi 12 août à Tizi Ouzou,...]]></description>
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<p>L<strong>e ministre de l’Intérieur a qualifié de « criminels » les incendies qui ont tué quelque 70 personnes en Kabylie. Régulièrement, il évoque la thèse d’individus qui voudraient détruire l’Algérie.</strong></p>



<p>Alors que les&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1216303/politique/comment-lalgerie-fait-face-a-des-incendies-devastateurs/">incendies qui calcinent la Kabylie</a>&nbsp;depuis le lundi 9 août ont tué plusieurs dizaines d’Algériens,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1197013/politique/algerie-5-choses-a-savoir-sur-aymen-benabderrahmane-le-nouveau-premier-ministre/">le Premier ministre Aymen Benabderrahmane</a>&nbsp;s’est rendu jeudi 12 août à Tizi Ouzou, ville particulièrement touchée, accompagné de son ministre de l’Intérieur, Kamel Beldjoud. « L’Algérie dispose de moyens scientifiques et technologiques démontrant qu’il s’agissait bien d’actes criminels », a-t-il affirmé. Une thèse déjà soutenue par Kamel Beldjoud deux jours plus tôt : « Seules des mains criminelles peuvent être à l’origine du déclenchement simultané d’une cinquantaine d’incendies à travers plusieurs localités de la wilaya ». Déjà début juillet, tandis que des incendies ravageaient la wilaya de Khenchela, le ministre avait affirmé que «&nbsp;des personnes&nbsp;» tentaient «&nbsp;de créer le désordre à travers ces feux de forêts&nbsp;».</p>



<p>Dans un contexte de colère et de soupçon généralisé, qui a mené au lynchage de Djamel Bensmail, suspecté d’être à l’origine des feux et brûlé vif à Larbaâ Nath Irathen, ces déclarations suscitent la controverse. D’autant que Kamel Beldjoud est un coutumier de la théorie du complot. En mars 2020, il avait par exemple déclaré que certains manifestants du Hirak voulaient nuire à l’Algérie avec le soutien de « parties étrangères [qui] soutiennent des éléments connus aux intentions claires et œuvrent par leur biais à détruire le pays ».</p>



<h4>Ancien ministre de Bouteflika</h4>



<p>Avant d’être ministre de l’Intérieur, Kamel Beldjoud a occupé plusieurs postes au service de l’État depuis 1982, notamment dans l’administration algérienne. Il a présidé différentes daïras dans plusieurs wilayas avant de devenir wali délégué. En 2016, il entre au ministère de l’Habitat en tant que secrétaire général, avant d’être nommé ministre de l’Habitat par Abdelaziz Bouteflika le 31 mars 2019, alors que&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/759225/politique/algerie-bouteflika-a-demissionne-grace-aux-marches-populaires-pas-a-larmee/">ce dernier est fortement contesté pour avoir annoncé qu’il briguait un cinquième mandat</a>.</p>



<p>À son arrivée au pouvoir, en décembre 2019, Abdelmadjid Tebboune décide de l<a href="https://www.jeuneafrique.com/865688/politique/algerie-le-ministre-de-linterieur-traite-les-opposants-a-la-presidentielle-dhomosexuels/">imoger le ministre de l’Intérieur en place, Salah Eddine Dahmoune</a>. Ce dernier avait qualifié les opposants au scrutin présidentiel du 12 décembre de « pseudos-Algériens », de « traîtres », &nbsp;de « mercenaires », de « pervers » et d’« homosexuels » qui « véhiculent les idées restantes du colonialisme ». Le président algérien nomme alors Kamel Beldjoud.</p>



<p>Les remaniements successifs ne l’inquièteront pas. Il est toujours aux commandes quand la répression s’intensifie contre la reprise d’un <a href="https://www.jeuneafrique.com/912030/politique/algerie-le-hirak-au-temps-du-coronavirus/">Hirak affaibli par la crise sanitaire</a> et que les arrestations se multiplient. En mai dernier, son ministère avait appelé les manifestants à « déclarer l’heure du début et de la fin de la manifestation, son itinéraire et les slogans à scander auprès des services compétents ». « Le non-respect de ces procédures sera considéré comme une violation de la loi et de la constitution. De ce fait, ces marches seront illégales et elles seront traitées comme telles », avait-il alors mis en garde.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>TOGO/BENIN : Des accusations de « complot » de Patrice Talon, le vrai de l’ivraie</title>
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				<pubDate>Sun, 02 May 2021 19:19:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[ Le président béninois a profité d’une interview avec une radio et une télévision françaises pour ouvrir la polémique sur l’implication présumée de Faure Gnassingbé dans la déstabilisation du Bénin. Il insinue que son homologue togolais soutient les violentes manifestations qui ont émaillé sa réélection et y voit un complot pour le renverser. S’il y a...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/BENIN-TOGO-TOF.jpg" alt="" class="wp-image-22031" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/BENIN-TOGO-TOF.jpg 640w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/05/BENIN-TOGO-TOF-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption>« Faure Gnassingbé et Patrice Talon jouent depuis trois ans le ping-pong du désamour »</figcaption></figure>



<p><strong> Le président béninois a profité d’une interview avec une radio et une télévision françaises pour ouvrir la polémique sur l’implication présumée de Faure Gnassingbé dans la déstabilisation du Bénin. Il insinue que son homologue togolais soutient les violentes manifestations qui ont émaillé sa réélection et y voit un complot pour le renverser. S’il y a quelques ramifications suspectes entre l’opposition béninoise et le pouvoir de Lomé, Patrice Talon use de l’exagération pour créer une sympathie patriotique qui peine à prendre.</strong></p>



<p>86%&nbsp;! Les résultats ne manqueraient pas de provoquer un pouf de rires, même chez les proches du président sortant. Ce score soviétique sonne le requiem de la démocratie béninoise et restera dans l’histoire de ce petit pays de 12 millions d’âmes comme &nbsp;le plus élevé jamais obtenu lors d’une présidentielle. L’opposition l’a qualifié, à raison de « ridicule » et Washington a exprimé ses vives inquiétudes dans un communiqué officiel. Peu après, pour sa première sortie médiatique, Patrice Talon a choisi France24 et Radio France Internationale (Rfi) pour, depuis le palais de la Marina, alors qu’il multiplie des arrestations d’opposants, s’en prendre ouvertement au Togo. Il accuse son voisin, sans le citer nommément, d’être derrière un plan de déstabilisation et d’avoir mis beaucoup d’argent au service des manifestants et autres chasseurs, milice armée du centre du pays. Dans la foulée, le gouvernement annonce l’arrestation, au hasard d’un accident de circulation, d’un certain Kankalala Aziz. Ce supposé togolais d’origine transporterait, selon le communiqué du gouvernement béninois, 70.000 munitions de calibre 12. Une partie du renfort venu du Togo selon l’insinuation du gouvernement béninois. Si le soutien du régime togolais à une partie de l’opposition béninoise ne fait pas de doute, l’ampleur et les objectifs de Faure Gnasingbé sont bien loin de ce que fait croire Talon. L’autocrate béninois tente de se victimiser et de créer une sympathie patriotique mais peine à atteindre son objectif. Car avec sa méthode dure, les répressions mortelles dont il est l’acteur principal, la soumission des institutions et la guerre aux opposants, celui qui avait juré ne vouloir faire qu’un seul mandat de cinq ans ne convainc plus. &nbsp;Mais derrière ces accusations, l’ombre de dame Madougou…</p>



<p><strong>Reckya Madougou, la pomme de discorde</strong></p>



<p>Ancienne ministre de la justice, Madougou s’est vite convertie dans les microfinances et a trouvé, peu après sa sortie du gouvernement béninois en 2013, « refuge » à Lomé où elle conseille le président togolais. Rapidement, cette femme ambitieuse et « pouvoiriste » a pris de l’influence au Togo d’où elle a développé son réseau à l’international. Avec pour objectif, le fauteuil présidentiel. Avec « L’initiative de Nikki », du nom d’un ancien emblématique royaume du nord-Bénin, vite dispersée par le gouvernement béninois puis depuis, la cooptation financière des opposants en exil, l’ex ministre avait sa stratégie. Plusieurs fois, Talon s’est agacé de ce que Faure Gnassingbé ne freine pas les élans de sa conseillère technique et spéciale qui d’ailleurs, à Lomé, a rang de ministre. Cette femme très proche du président togolais résidait d’ailleurs à deux pas de la résidence présidentielle, dans une villa cossue que Gnassingbé a mis à sa disposition. Ce qui permet au président et à sa collaboratrice de se voir à tout moment de jour comme de nuit. Les autorités béninoises ne croient pas un seul instant qu’elle ait pu annoncer sa candidature sans le soutien de Lomé. Et même si elle avait peu de chance de remporter face au président sortant, Patrice Talon a opté pour la méthode dure. Après que la candidature de Reckya Madougou ait été rejetée, elle sera arrêtée quelques jours plus tard, en marge d’un meeting à Porto-Novo, région d’origine de la première dame, Claudine Talon. Et comme Talon sait mieux que quiconque que la revanche est un plat qui se mange froid, il l’a servi glacé à celle dont il voulait la tête depuis mathusalem. Ajoutant à cette revanche plate les rancœurs qu’il nourrissait à l’égard de son voisin, Faure Gnassingbé.</p>



<p><strong>Tenace rancune</strong></p>



<p>Les deux chefs d’Etat entretiennent, depuis toujours, des relations mitigées. Alors qu’il est arrivé au pouvoir en gentleman plus que démocrate, Talon n’a jamais caché son aversion, presque moqueuse pour Faure Gnassingbé. Le président du Bénin s’est toujours agacé du long règne de la dynastie Gnassingbé qui tient le Togo d’une main de fer et totalise presque 55 ans à la tête du pays. En août 2017, le Togo a connu une vague de violentes manifestations menées par l’énigmatique opposant Tikpi Atchadam, qui ont failli faire perdre le pouvoir à Faure Gnasingbé. Dans la foulée, en octobre de la même année, le président béninois venu pour encourager son jeune frère « <em>à trouver une porte de sortie honorabl</em>e » n’a pas daigné quitter l’aéroport de Lomé. Malgré les insistances de Faure Gnassingbé, Patrice Talon est reparti sans accepter l’invitation à une collation à Lomé II, résidence officielle du président togolais. Une absence de compassion que le togolais assimile à l’ingratitude d’autant qu’il a contribué au retour de Talon au Bénin alors que ce dernier était en exil en France. L’année suivante, lors d’une réunion de la Communauté électrique du Bénin (Ceb), organisation commune aux deux pays, Talon n’a point supporté la présence de Reckya Madougou que Cotonou soupçonnait déjà être derrière « l’initiative de Nikki » qui a mobilisé de jeunes opposants autour de Sabi Korogoné. Ce dernier, très proche de Madougou, fera un peu plus de 8 mois de prison avant d’être libéré en juin 2019. Entre temps, la Ceb a été liquidée, sur l’insistance du Bénin, abolissant ainsi l’unique structure que partageait les deux voisins. Les deux événements ont refroidi les relations entre les deux chefs d’Etat d’autant que le Togo ne manque l’occasion de soutenir Yayi Boni, ancien chef d’Etat devenu principal opposant au régime béninois. Entre Talon et Gnassingbé, la rancune se durcit, chaque jour, un peu plus.</p>



<p><strong>Les autorités togolaises rasent les murs</strong></p>



<p>Les attaques et accusations contre le Togo ont fait l’essentiel du débat électoral depuis plus d’un mois au Bénin. Députés, ministres, et enfin, le chef de l’Etat lui-même se sont succédés pour accabler l’Etat voisin et son chef sans déclencher la moindre réaction de la part du Togo. &nbsp;Silence radio à Lomé où, compte tenu de la délicatesse du sujet, les nombreux journaux qui soutiennent le pouvoir ne savent pas comment s’y prendre. Sans qu’aucun décret n’ai mis fin aux fonctions de Madougou, l’un porte-parole du gouvernement togolais, dans sa seule sortie sur le sujet, l’évoquait déjà au passé. Comme une ex conseillère… Christian Trimua ne voyait même pas le lien entre les ambitions de la « béninoise » et ses anciennes fonctions au Togo. Mais une certitude, la promiscuité entre des opposants béninois et Lomé devenaient criarde. Yayi Boni &nbsp;est passé à Lomé avant son retour au Bénin, après les soins qu’un régime de résidence surveillée pendant 52 jours à Cotonou lui a imposés. Komi Kountché, l’un des soutiens supposés des violentes manifestations qui s’enchainent au centre du Bénin, d’où l’ancien ministre des finances est originaire, a été aperçu dans la capitale togolaise. Cotonou soupçonne Lomé de lui avoir attribué un passeport diplomatique depuis que Koutché fait le tour du monde malgré la désactivation de son passeport béninois. Plusieurs leaders Des Démocrates, récente formation politique de Yayi Boni dont notamment Eric Houndété, ont fait des allers-retours, malgré la fermeture des frontières entre Cotonou et Lomé et tout cela a contribué à renforcer l’idée que depuis Lomé, une main invisible, autrement plus puissante, tire les ficelles. Le sulfureux parlementaire, Rachidi Gbadamassi a d’ailleurs crié à qui veut l’entendre que des propositions de plusieurs milliards CFA lui ont été faites au Togo pour participer « <em>au plan de déstabilisation</em>« . Sans en brandir la moindre preuve. Récemment l’ivoirien Alassane Ouattara a proposé sa médiation sans succès d’autant qu’à Cotonou comme à Lomé, les entourages des deux dirigeants ont pour mot d’ordre que « <em>Gnassingbé et Talon n’ont aucun problème</em>« . Un faux fuyant qui aura du mal à perdurer.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>En Afrique, « cette crise renforce les intellectuels qui versent dans la théorie du complot »</title>
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				<pubDate>Sun, 12 Apr 2020 18:28:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Anthropologue à l’université de Yaoundé II et directeur exécutif du Muntu Institute, Parfait Akana est membre du conseil consultatif du Corona Times. Avec d’autres chercheurs, il a créé la plate-forme des chercheurs en sciences sociales contre le coronavirus (Social Scientists Initiative Against Covid-19 in Cameroon) pour analyser les expériences locales et démêler le vrai du faux....]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/central_hospital_Yaounde_Cameroon-1.jpg" alt="" class="wp-image-16183" width="720" height="555" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/central_hospital_Yaounde_Cameroon-1.jpg 520w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/central_hospital_Yaounde_Cameroon-1-300x231.jpg 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>SANYO DIGITAL CAMERA</figcaption></figure>



<p><strong>Anthropologue à l’université de Yaoundé II et directeur exécutif du Muntu Institute, Parfait Akana est membre du conseil consultatif du </strong><a href="https://www.coronatimes.net/"><strong>Corona Times</strong></a><strong>. Avec d’autres chercheurs, il a créé la plate-forme des chercheurs en sciences sociales contre le coronavirus (</strong><a href="http://covid-19-cameroon.org/"><strong>Social Scientists Initiative Against Covid-19 in Cameroon</strong></a><strong>) pour analyser les expériences locales et démêler le vrai du faux.</strong></p>



<p>Une initiative salutaire dans un pays où la ministre de la recherche et de l’innovation, Madeleine Tchuente, a invité la population à limiter la consommation de chauves-souris et de mangues pour endiguer la pandémie, avant de déclarer, le 6&nbsp;avril, sur la chaîne nationale que&nbsp;<em>«&nbsp;le problème, c’est nos habitudes. Aujourd’hui, les jeunes s’embrassent trop. Quand nous nous étions jeunes, on ne s’embrassait pas, on saluait à distance. Maintenant, tout a changé, les gens s’embrassent partout. Voilà pourquoi la maladie évolue trop&nbsp;»</em>.</p>



<h4>L’Afrique a connu plusieurs crises sanitaires et déjà été confrontée à de sévères pandémies. Qu’est-ce qui est nouveau cette fois-ci&nbsp;?</h4>



<p><strong>Parfait Akana</strong> Cette maladie modifie sérieusement notre rapport au monde. Elle soumet notre quotidien à des ajustements jusqu’ici inédits. On ne peut plus avoir le même commerce avec les gens qui nous sont proches. Les rituels de salutations, par exemple, s’en trouvent reconfigurés jusqu’à la caricature. Une société de la proximité, du rapprochement et de l’effusion, mais aussi de la promiscuité, pour des raisons économiques, semble progressivement laisser place à une société de l’évitement et de la barrière.</p>



<p>Le Covid-19 impose de nouvelles modalités d’être avec soi-même, un certain rapport à son corps et son espace, mais aussi à ceux des autres. Il oblige aussi, de façon presque compulsive, à créer des distances qui apparaissent comme de nouveaux gages de sécurité et troublent l’ordre habituel des interactions sociales.</p>



<h4>Que représente la distanciation sociale dans un tel contexte&nbsp;?</h4>



<p>Il faut distinguer deux distanciations sociales. L’une qui existe déjà bel et bien, que l’on voit entre les riches et les pauvres, les gens de rien et les puissants. L’autre qui, du fait de cette pandémie, est en vogue. Autant ses objectifs sont compréhensibles et visent un endiguement de la propagation du virus, autant, du point de vue de l’expérience historique, elle représente un contresens anthropologique parce que les gens ne vivent pas séparés les uns des autres.</p>



<p>Que signifie concrètement cette distanciation sociale dans un contexte de crise multiforme comme en connaît la nôtre&nbsp;? Certaines familles accueillent une dizaine des leurs qui ont fui les régions anglophones. Dans ces cas précis, la distanciation sociale signifierait le refus de l’hospitalité. Elle ne peut pas se faire sans être la négation de quelque chose de fondamental qui est parfois une obligation morale et culturelle importante ici&nbsp;: celle de venir en aide à un proche dans le besoin.</p>



<h4>Comment gérer cela&nbsp;?</h4>



<p>Les gens adhèrent parfois à une offre de soins ou de protection parce qu’ils ont de bonnes raisons d’y croire. C’est sur ces « bonnes raisons » qu’il faut travailler parce qu’elles sont d’excellents outils pour la prévention en matière de santé publique. La pédagogie de la catastrophe peut avoir une certaine utilité ici, mais il faut rester prudent et privilégier la conviction. On voit des gens prendre, avec un côté parfois baroque, des initiatives de protection diverses.</p>



<p>Ces artefacts témoignent de leur imagination pour inventer ce que j’appelle de nouveaux rituels de survie. Au plan symbolique, on voit qu’il existe déjà le pagne coronavirus, des chansons, des sketchs… C’est aussi une manière de s’approprier et de domestiquer par le rire et la dérision ce qui, dans les discours médiatiques et sur les réseaux sociaux, est quand même de l’ordre de l’épouvante qui déstructure l’ordinaire de la vie.</p>



<h4>Les obsèques ne peuvent plus se tenir normalement. Comment faire son deuil dans cette situation&nbsp;?</h4>



<p>C’est une question importante, car c’est un très grand chambardement. Le deuil est un moment extrêmement ritualisé que l’on peut critiquer pour ses excès contemporains et son faste parfois excessif. Mais c’est toute une économie de la mort qui va se retrouver profondément mise en difficulté et paralysée. On assiste aujourd’hui à des « inhumations express », comme le remarque Lionel Manga sur notre plate-forme.</p>



<p>Sur le plan psychologique et sociologique, cela engendre un véritable traumatisme pour toutes les familles, que leurs proches soient morts du Covid-19 ou d’autre chose. Toute l’économie symbolique des obsèques est bouleversée. Mourir du Covid-19 aujourd’hui au Cameroun rend le deuil quasiment impossible.</p>



<h4>Les autorités politiques n’aident pas toujours à limiter les infox et la propagation d’informations contradictoires. Les intellectuels permettent-ils, eux, d’y voir plus clair&nbsp;?</h4>



<p>Dans l’espace académique, cette crise renforce les intellectuels qui versent dans la théorie du complot. Ils sont capables de dire que ce qui arrive aujourd’hui en Occident, c’est la faute d’une sorte d’athéisme. L’Afrique devrait donc se tourner vers Dieu pour être sauvée ou alors vers la Chine qui incarnerait le nouveau leadership mondial. Tout en se gardant bien de mentionner que le foyer de la pandémie est Wuhan.</p>



<p>La polémique sur l’essai de vaccin en Afrique n’aide pas. Elle contribue à accréditer l’idée d’un vaste complot extérieur. Certaines personnes n’osent plus aller à l’hôpital et ont peur d’être vaccinées à leur insu. Qu’il y ait eu, dans l’histoire médicale du continent, des scandales et des crimes comme ceux que l’on nous annonce déjà ne fait aucun doute. Qu’il se prépare, peut-être en ce moment, des expérimentations du même type doit donner à réfléchir et nous obliger à redoubler de vigilance. Mais que toute discussion sur ce sujet soit prise en otage et polluée par des idéologues assermentés du complot est une chose insupportable&nbsp;!</p>



<h4>Un rapport d’experts du Quai d’Orsay redoute que cette épidémie déstabilise politiquement certains Etats. Est-ce une crainte du gouvernement camerounais&nbsp;?</h4>



<p>Cette crise, comme bien d’autres au Cameroun, permet de réactiver de vieux démons de la vie publique, comme la collusion de certains Camerounais avec un ennemi de l’extérieur, la stigmatisation de groupes qui seraient contre la stabilité du pays… Certains disent que cette menace vient de l’extérieur pour fragiliser notre pays. Il est frappant de remarquer la récurrence d’une telle hypothèse dans les conversations.</p>



<p>Mais, ce qui inquiète davantage la population, comme depuis des décennies, c’est l’angoisse du lendemain et d’un quotidien fait d’épreuves. Le Covid-19 intensifie déjà ce régime de peines avec un cortège de mesures gouvernementales, dont on peut comprendre l’agenda, mais dont il faudra bien faire l’audit le moment venu. La question des libertés individuelles durant la pandémie sera alors, entre autres, me semble-t-il, l’une des priorités.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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