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	<title>combats &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Darfour: le HCR alerte des conséquences des derniers combats sur la population</title>
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				<pubDate>Wed, 14 Apr 2021 16:02:46 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/5e2ff84a4.jpg" alt="" class="wp-image-21280" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/5e2ff84a4.jpg 966w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/5e2ff84a4-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/5e2ff84a4-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 966px) 100vw, 966px" /><figcaption>Réfugiés du Darfour</figcaption></figure>



<p><strong>Au Soudan, en moins de 10 jours et selon un rapport de l&rsquo;Agence des Nations unies pour les réfugiés, des affrontements intercommunautaires ont fait 144 victimes et plus de 200 blessés à El-Geneina dans la région du Darfour. Ces affrontements ont également provoqué la fuite de près de 2 000 réfugiés au Tchad voisin.</strong></p>



<p>Pour le porte-parole régional du Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations unies (HCR), Romain Desclous, ces personnes sont en état d&rsquo;urgence sanitaire :</p>



<p>«<em>&nbsp;Les violences ont forcé et ont fait peur aux gens, les ont&nbsp;forcé&nbsp;à fuir. Pour certain à fuir dans l’immédiate proximité, dans le&nbsp;Darfour occidental, un chiffre pour l’instant dont nous n’avons pas le détail pour des raisons d’accès, en raison de l’insécurité, mais également 2</em>&nbsp;<em>000 autres ont fui vers le Tchad voisin, nos équipes se sont déplacées immédiatement sur le terrain et ils ont pu aller à leur rencontre, voir les conditions qui sont déplorables sur les lieux où ils ont trouvé refuge.</em>&nbsp;»</p>



<p>Le porte-parole de l&rsquo;organisation décrit les conditions de vie de ces réfugiés : « <em>On parle de 2</em> <em>000 personnes qui n’ont pas d’abris, qui sont à l’ombre des quelques arbres, qui n’ont accès ni à l’eau ni à la nourriture, selon les informations dont nous disposons, si la situation s’est relativement calmée autour et dans El-Geneina, la sécurité est tout de même toujours assez volatile, la situation est volatile et nous craignons que si cela continue, d&rsquo;autres réfugiés ne traversent la frontière pour venir au Tchad. </em>»</p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br></strong></p>
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		<title>Centrafrique : Bangui sous tension après l’offensive des rebelles</title>
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				<pubDate>Thu, 14 Jan 2021 13:50:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bangui_shopping_district-592x296.jpg" alt="" class="wp-image-15226" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bangui_shopping_district-592x296.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bangui_shopping_district-592x296-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Bangui</figcaption></figure>



<p><strong>La situation restait tendue jeudi à Bangui, après une offensive des rebelles de la CPC en périphérie de la capitale centrafricaine menée la veille.</strong></p>



<p>Les activités ont repris très timidement jeudi matin à Bangui, au lendemain des combats. La circulation est faible et les administrations sont restées fermées. Dans les rues, le dispositif sécuritaire a été renforcé de patrouilles de la garde présidentielle, de la police et de la gendarmerie.</p>



<p>Signe de l’ambiance délétère, le gouvernement a annoncé mercredi soir l’avancée du couvre-feu, désormais de 18h à 5h. Les autorités ont fait passer le message : toute personne croisée par les forces de l’ordre pendant ces heures sera considérée comme un ennemi.</p>



<p>Mercredi 13 janvier, pour la première fois depuis le début de leur offensive pour empêcher la réélection de Faustin-Archange Touadéra,<a href="https://www.jeuneafrique.com/1099799/politique/presidentielle-en-centrafrique-un-coup-k-o-pour-touadera-et-apres/">&nbsp;reconduit pour un deuxième mandat le 4 janvier</a>, les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont attaqué Bangui.</p>



<p>L’offensive a débuté à l’aube, à&nbsp;9 et 12 km du centre de la capitale, quand des brigades de l’armée ont été attaquées simultanément, selon les autorités.</p>



<p>«&nbsp;Grâce à la bravoure de nos forces et les appuis bilatéraux, nous avons pu repousser les assaillants qui sont en débandade actuellement&nbsp;», a assuré le ministre de l’Intérieur, Henri Wanzet-Linguissara.</p>



<p>Le Premier ministre Firmin Ngrebada a évoqué pour sa part un bilan provisoire de «&nbsp;30 assaillants tués&nbsp;» et «&nbsp;5 capturés&nbsp;», sans préciser s’il concerne Bangui ou l’ensemble du territoire.</p>



<h4>Un Casque bleu rwandais tué</h4>



<p>«&nbsp;L’attaque a été repoussée par les Casques bleus, conjointement avec les forces armées centrafricaines&nbsp;», a pour sa part déclaré Vladimir Monteiro, porte-parole de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), qui déplore la perte d’un Casque bleu rwandais. La force onusien «&nbsp;condamne fermement les attaques des groupes armés coalisés anti-Balaka, UPC, 3R et MPC et leurs alliés politiques notamment l’ancien président François Bozizé&nbsp;», a ajouté Vladimir Monteiro.</p>



<p>« Plusieurs rebelles ont été capturés, plus d’une dizaine ont été tués », a ajouté le porte-parole des Casques bleus, Abdoulaziz Fall.</p>



<p>Mercredi matin sur le marché PK12 où a eu lieu l’offensive, les commerçants avaient immédiatement fermé boutique. Forces régulières, paramilitaires russes et Casques bleus étaient présents en nombre, avec plusieurs blindés. En fin d’après-midi, des tirs sporadiques retentissaient encore dans plusieurs quartiers. Le gouvernement a évoqué des «&nbsp;opérations de ratissage&nbsp;» et des hélicoptères sont engagés contre les rebelles dissimulés dans les collines, selon plusieurs sources humanitaires.</p>



<p>La force de la Minusca a indiqué avoir pris des mesures pour renforcer la protection de Bangui et éviter des infiltrations de rebelles.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE BUT DES REBELLES EST MONTRER QUE TOUADÉRA NE CONTRÔLE PLUS RIEN OU PAS GRAND-CHOSE</p></blockquote>



<p>«&nbsp;Ce que les rebelles ont compris, c’est que la communauté internationale mesure la crise en Centrafrique à partir de ce qu’il se passe à Bangui, analyse le Français&nbsp;Roland Marchal, chercheur au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris. C’est pourquoi ils mènent des actions dans la périphérie immédiate de Bangui, pas pour prendre Bangui qui est très défendue, mais pour montrer que Touadéra ne contrôle plus rien ou pas grand-chose.&nbsp;»</p>



<p>«&nbsp;Les rebelles mènent une guerre des nerfs, estime de son côté Thierry Vircoulon, de l’Institut français des relations internationales (Ifri). Ils peuvent faire de la guérilla urbaine et espèrent qu’à la longue ils prendront Bangui&nbsp;».</p>



<h4>Une levée de l’embargo sur les armes demandée</h4>



<p>À New York, le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le Conseil de sécurité, dans une déclaration unanime, ont condamné « fermement » les attaques menées par des combattants armés non identifiés. António Guterres et le Conseil, qui a tenu une réunion à huis clos sur la Centrafrique à la demande de la France, ont aussi appelé « toutes les parties à mettre fin à la violence et à engager un dialogue constructif ».</p>



<p>Avant les élections, l’ONU avait pris la décision assez rare de renforcer pour deux mois sa force de paix avec 300 Casques bleus rwandais prélevés sur son contingent déployé au Soudan du Sud. Le Conseil de sécurité devra à court terme décider de les retirer ou de les maintenir.</p>



<p>Une deuxième session du Conseil de sécurité, qui doit se tenir publiquement la semaine prochaine, a été demandée par la Centrafrique «&nbsp;en urgence&nbsp;» pour réclamer une levée, même temporaire, de l’embargo sur les armes, selon une lettre obtenue par l’AFP.</p>



<p>Alors que les rebelles de&nbsp;la CPC&nbsp;menaient jusqu’alors des attaques généralement repoussées&nbsp;par les quelque 12 000 Casques bleus de la Minusca, appuyés par d’importants contingents lourdement armés de militaires rwandais et de paramilitaires russes&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1093940/politique/presidentielle-en-centrafrique-le-rwanda-et-la-russie-envoient-des-troupes/">débarqués à la rescousse du gouvernement et de son armée</a>, l’attaque aux abords de Bangui est une première.</p>



<p>Le week-end dernier, deux attaques s’étaient toutefois produites contre Bouar, à 340 km au nord-ouest de la capitale – mais sur un axe routier crucial pour son ravitaillement -, et Grimari, à 300 km au nord-est de Bangui.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne ; Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>RDC : et si les rebelles du M23 étaient de retour&#8230;</title>
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				<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 17:45:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/18128724_303.jpg" alt="" class="wp-image-18343" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/18128724_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/18128724_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Des hommes du M23 à Goma, en 2012</figcaption></figure>



<p><strong>Des combats auraient opposé l&rsquo;armée congolaise à un groupe du M23. L’armée ne confirme pas l&rsquo;information mais la société civile du Nord-Kivu redoute la résurgence de ce groupe armé.</strong></p>



<p>Dans un communiqué, la société civile du Nord-Kivu indique que les combats ont eu lieu en début de semaine dans le territoire du Rutshuru, non loin du parc national des Virunga ».</p>



<p>Des informations que confirment aussi les chercheurs du Baromètre sécuritaire du Kivu (KST). Pour sa part, Jean-Jacques Wondo, spécialiste en matière de défense et sécurité au Congo dit ne pas être surpris par la résurgence de ces groupes armés dans l’est de la RDC.</p>



<p><em>« Plusieurs informations qui nous reviennent font état de la présence de certains combattants et certains anciens officiers du M23 dans les violences qui se déroulent en Ituri. Le M23 reste toujours une sorte de réserve stratégique qu&rsquo;on utilise, surtout que la situation politique à Kinshasa est de plus en plus inquiétante au niveau des relations entre les partisans de Tshisekedi et les partisans de Kabila »,&nbsp;</em>explique le chercheur.</p>



<p><strong>L’identité des assaillants&nbsp;encore à éclaircir</strong></p>



<p>Les Forces armées congolaises (FARDC) reconnaissent qu’il y a bien eu des combats dans le territoire du Rutshuru. Mais l’identité des assaillants n’est toujours pas connue, précise le major Guillaume Njike Kaiko, coordonnateur du service de communication des FARDC à la 34e région militaire.</p>



<p><em>« Dans cette zone, nous avons eu des accrochages avec plusieurs groupes armés. Donc, nous pensons qu&rsquo;il est encore trop tôt de donner une quelconque identité à ces assaillants. Et nous osons croire que dans les heures qui suivent, nous pourrons vous donner, avec exactitude, l&rsquo;identité de ces assaillants »,&nbsp;</em>indique celui qui est aussi porte-parole du secteur opérationnel Nord-Kivu Sokola 2.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/rdc-et-si-les-rebelles-du-m23-%C3%A9taient-de-retour/a-54299569#"><img src="https://www.dw.com/image/49295392_404.jpg" alt="Les combats de 2013 entre les FARDC et le M23 dans la région frontalière avec l'Ouganda avaient fait des milliers de déplacés et réfugiés (Getty Images/D. Kitwood)"/></a></figure>



<p>Les combats de 2013 entre les FARDC et le M23 dans la région frontalière avec l&rsquo;Ouganda avaient fait des milliers de déplacés et réfugiés</p>



<p><strong>Accord de Nairobi</strong></p>



<p>Après avoir été défaits par l’armée congolaise et la Monusco en novembre 2013, les rebelles du M23 ont signé avec Kinshasa un accord de paix, en décembre de la même année dans la capitale kenyane, baptisé Accord de Nairobi.</p>



<p>L’accord prévoyait la mutation du mouvement en parti politique, une amnistie pour les faits de guerre et d’insurrection, la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants. L’accord incluait également la possibilité de rapatrier les combattants de ce mouvement rebelle depuis l&rsquo;Ouganda et le Rwanda où ils avaient trouvé refuge.</p>



<p><em>« C’est peut-être parce que cet accord n’a pas été suffisamment mis en œuvre à leurs yeux qu’ils ont décidé de reprendre les armes »</em>, s’interroge Omar Kavota, porte-parole de la société civile du Nord-Kivu.&nbsp;</p>



<p>C’est pourquoi, poursuit Boniface Musavuli<em>,</em>&nbsp;spécialiste des questions de sécurité, les ex-rebelles ont profité de l’arrivée du nouveau président, Félix Tshisekedi pour se faire entendre.</p>



<p>Début mars 2017, l&rsquo;armée congolaise avait déclaré avoir tué 20 rebelles du M23 et perdu deux soldats lors de combats survenus depuis la fin janvier.</p>



<p>Par ailleurs, en février 2019, les autorités ougandaises ont  décidé de rapatrier 70 anciens membres du M23 au gouvernement congolais, dans le cadre de l&rsquo;accord de rapatriement volontaire de 2013.</p>



<p><strong>Source : Deutsche welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Le Burkina se débat entre deuil, combats et messages de solidarité</title>
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				<pubDate>Thu, 26 Dec 2019 10:16:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/burkina.jpg" alt="" class="wp-image-12647" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/burkina.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/burkina-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption>militaires burkinabés</figcaption></figure>



<h4>Rudement touché par une succession d&rsquo;attaques terroristes, le pays, qui se défend vaillamment, a reçu le soutien de plusieurs hautes personnalités, dont le&nbsp;pape.</h4>



<p>L&rsquo;attaque djihadiste qui a fait&nbsp;42&nbsp;morts dans le nord du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/burkina-faso">Burkina Faso</a>, la pire dans le pays depuis cinq ans, l&rsquo;a plongé dans le deuil à Noël. Trente-cinq civils, dont trente et une&nbsp;femmes, et sept militaires (quatre soldats et trois gendarmes) ont été tués dans cette attaque armée non revendiquée, menée mardi à Arbinda, près de la frontière malienne, qui a visé à la fois le détachement militaire et la population civile. Mercredi soir, des sources sécuritaires ont rapporté à l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afp">AFP</a>qu&rsquo;une nouvelle attaque s&rsquo;était produite dans la même région, à une soixantaine de kilomètres, une embuscade dans laquelle «&nbsp;une dizaine de militaires&nbsp;» ont péri.</p>



<h4>Ce qui s&rsquo;est passé</h4>



<p>«&nbsp;Une patrouille du détachement militaire de Namsiguia a été attaquée dans la nuit de mardi à mercredi&nbsp;» et «&nbsp;une dizaine de militaires ont été tués dans cette embuscade qui a eu lieu à Hallalé&nbsp;», localité située près de Tongomael, dans la province du Soum, selon une source sécuritaire. À Arbinda, mardi, la riposte militaire avait permis de tuer «&nbsp;80 terroristes&nbsp;», selon l&rsquo;état-major des armées burkinabè, et de saisir aux djihadistes en fuite «&nbsp;une centaine de motos, de l&rsquo;armement et des munitions en grande quantité&nbsp;». Cette attaque avait été menée «&nbsp;aux environs de 6&nbsp;heures du matin par plus de&nbsp;200&nbsp;individus lourdement armés, à bord de pick-up et de motocyclettes. Les échanges de tirs ont été vraiment intenses et ont duré près de trois heures. C&rsquo;est le soutien aérien qui a permis de repousser l&rsquo;attaque&nbsp;», a expliqué à l&rsquo;AFP une source sécuritaire. «&nbsp;Pendant que le détachement (militaire) essuyait des tirs nourris, un autre groupe d&rsquo;individus armés s&rsquo;en est pris aux populations civiles, majoritairement des femmes, dont des personnes déplacées qui avaient trouvé refuge à Arbinda&nbsp;», a précisé une autre source sécuritaire. La commune rurale d&rsquo;Arbinda, située à 90&nbsp;km de Djibo, chef-lieu de la province du Soum, et sa région ont régulièrement été frappées cette année par des attaques djihadistes, visant aussi bien les civils que les forces de l&rsquo;ordre.</p>



<p>Début avril,&nbsp;62&nbsp;personnes avaient été tuées en trois jours lors d&rsquo;attaques djihadistes suivies d&rsquo;affrontements intercommunautaires dans la commune. Le président burkinabè Roch Kaboré en personne, à qui a souvent été reproché son manque de poigne face aux groupes djihadistes qui multiplient les actions violentes, avait annoncé mardi soir sur&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/twitter">Twitter</a>&nbsp;le macabre bilan de cette «&nbsp;attaque barbare&nbsp;». Six civils et une vingtaine de soldats ont été blessés, a précisé le ministre de la Communication Remis Dandjinou.</p>



<h4>Deuil décrété dans un contexte angoissant</h4>



<p>Le président Kaboré a décrété quarante-huit&nbsp;heures de deuil national, mercredi et jeudi, en hommage aux victimes de l&rsquo;attaque, la pire qu&rsquo;a connue le Burkina depuis le début des violences djihadistes il y a cinq ans. Ce pays pauvre d&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;de l&rsquo;Ouest est confronté à une multiplication des attaques djihadistes, comme ses voisins sahéliens le Mali et le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/niger">Niger</a>, et ne parvient pas à enrayer la spirale de violences.</p>



<p>Début novembre,&nbsp;40&nbsp;employés d&rsquo;une société minière avaient été massacrés lors de l&rsquo;attaque de leur convoi dans l&rsquo;est du pays. Depuis 2015, les attaques djihadistes au Burkina ont fait près de&nbsp;750&nbsp;morts, selon un décompte de l&rsquo;AFP, et environ 560&nbsp;000 déplacés et réfugiés, d&rsquo;après l&rsquo;ONU. Le nord et l&rsquo;est du pays sont particulièrement touchés. Ouagadougou, la capitale, a été frappée à trois reprises. Ces attaques sont rarement revendiquées, mais attribuées à des groupes armés djihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d&rsquo;autres au groupe État islamique. Les forces de l&rsquo;ordre burkinabè, qui paient un lourd tribut, sont sous-équipées et mal entraînées. Elles ont cependant revendiqué une série de succès depuis deux mois, affirmant avoir tué une centaine de djihadistes au cours de plusieurs opérations.</p>



<h4>… pour l&rsquo;ensemble du Sahel</h4>



<p>Cinq États sahéliens (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) qui tentent depuis&nbsp;2015&nbsp;de mettre sur pied une force militaire conjointe de 5&nbsp;000 soldats&nbsp;ont appelé mi-décembre la communauté internationale à les soutenir davantage. Et la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cedeao) a adopté le 21&nbsp;décembre un «&nbsp;plan d&rsquo;action&nbsp;» d&rsquo;un milliard de dollars sur cinq ans pour lutter contre le terrorisme, aux contours cependant flous. Malgré la présence de forces françaises (4&nbsp;500 soldats de l&rsquo;opération Barkhane), de l&rsquo;ONU (Minusma au Mali, 13&nbsp;000 hommes), ainsi que de forces américaines, les pays sahéliens subissent des attaques djihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, depuis les premières violences dans le nord du Mali en 2012. La France a convié les cinq États sahéliens à un sommet en janvier pour «&nbsp;redéfinir plus clairement les objectifs militaires, politiques et de développement&nbsp;» de la lutte commune contre les groupes djihadistes, selon le président Emmanuel Macron, qui estime ambiguë l&rsquo;attitude des présidents burkinabè&nbsp;et malien au sujet de la présence des soldats français, critiquée par une partie de l&rsquo;opinion publique de ces deux pays.</p>



<h4>Messages de solidarité</h4>



<p>Quoi qu&rsquo;il en soit, les dernières attaques terroristes ont suscité des messages de solidarité, entre autres ceux du pape François et de l&rsquo;ONU. Le pape François a dénoncé dans son traditionnel message de Noël les agissements «&nbsp;des groupes extrémistes sur le continent africain, surtout au Burkina Faso, au Mali, au Niger et au Nigeria&nbsp;». Sur ce continent où règnent «&nbsp;violences, calamités naturelles ou urgences sanitaires&nbsp;», il a en outre voulu exprimer son réconfort «&nbsp;à tous ceux qui sont persécutés à cause de leur foi religieuse, spécialement les missionnaires et les fidèles kidnappés&nbsp;». Le secrétaire général de l&rsquo;ONU Antonio Guterres «&nbsp;condamne fermement l&rsquo;attaque perpétrée le 24&nbsp;décembre par des individus armés non identifiés à Arbinda&nbsp;» et «&nbsp;transmet la solidarité des Nations unies au peuple burkinabè&nbsp;», a-t-il indiqué dans un communiqué. «&nbsp;Inates au Niger hier, Arbinda au Burkina Faso aujourd&rsquo;hui… Villes martyres, victimes d&rsquo;un terrorisme rampant qui nous menace tous. L&rsquo;Union européenne est aux côtés de l&rsquo;Afrique dans son combat contre le terrorisme&nbsp;», a tweeté le président du Conseil européen, Charles Michel. Le président du Niger, Mahamadou Issoufou, dont le pays vient de subir une terrible attaque de djihadistes à Inates (71 soldats tués), a fait part sur Twitter de sa «&nbsp;solidarité&nbsp;» et a présenté ses condoléances.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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