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	<title>colonisation &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>colonisation &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Colomb déboulonné au Mexique : à quand la décolonisation de l’espace public africain ?</title>
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				<pubDate>Sat, 11 Sep 2021 21:25:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Mexique a décidé de déboulonner une statue de Christophe Colomb pour la remplacer par celle d’une femme indigène. Un effort pour « décoloniser » l’espace public qui trouve un écho en Afrique. « Plus jamais de génocide ». Le slogan a été peint en larges lettres sur la palissade installée autour du piédestal sur lequel trônait...]]></description>
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<p><strong>Le Mexique a décidé de déboulonner une statue de Christophe Colomb pour la remplacer par celle d’une femme indigène. Un effort pour « décoloniser » l’espace public qui trouve un écho en Afrique.</strong></p>



<p>« Plus jamais de génocide ». Le slogan a été peint en larges lettres sur la palissade installée autour du piédestal sur lequel trônait fièrement la statue de Christophe Colomb dans la capitale mexicaine, et qui, bientôt, accueillera la statue d’une femme indigène. Le symbole est fort. À quelques semaines des célébrations du bicentenaire de l’indépendance du Mexique, les autorités ont décidé de déboulonner la statue du « découvreur » et de rendre hommage aux populations décimées par les colons européens.</p>



<p>Un pas supplémentaire dans la décolonisation de l’espace urbain qui n’est pas sans faire écho au débat qui ressurgit régulièrement sur le continent africain. Mais tandis que le Mexique déboulonne Colomb et que les États-Unis s’attaquent aux symboles de son passé esclavagiste – au grand dam de certains nostalgiques – , le passé colonial africain continue de trôner fièrement sur les plaques des grandes avenues.</p>



<p>Du pont Faidherbe à Saint-Louis, au Sénégal, à la statue du général Lyautey à Casablanca, au Maroc, en passant par Bingerville en Côte d’Ivoire, l’aggiornamento semble, pour l’heure, encore à venir.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Malaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Le Burundi réclame 36 milliards d’euros à l&#8217;Allemagne et à la Belgique</title>
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				<pubDate>Mon, 17 Aug 2020 19:04:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Un groupe d&#8217;experts désignés par le sénat burundais s&#8217;apprête à rendre public son rapport sur les colonisations allemande et belge.Les premières conclusions évoquent des réparations financières. A la suite des discussions qui sont en cours entre&#160;l&#8217;Allemagne et la Namibie, le Burundi pourrait réclamer à son tour une indemnisation à&#160;Berlin&#160;pour&#160;son&#160;passé colonial. Un groupe d&#8217;experts&#160;désignés&#160;par le sénat&#160;burundais&#160;s&#8217;apprête&#160;à rendre public son rapport.&#160;Les premières conclusions évoquent...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/54588237_303.jpg" alt="" class="wp-image-18971" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/54588237_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/08/54588237_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Le Burundi célèbre son indépendance de la Belgique, en 1971</figcaption></figure>



<p><strong>Un groupe d&rsquo;experts désignés par le sénat burundais s&rsquo;apprête à rendre public son rapport sur les colonisations allemande et belge.Les premières conclusions évoquent des réparations financières.</strong></p>



<p>A la suite des discussions qui sont en cours entre&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/lallemagne-et-la-namibie-font-un-pas-vers-la-r%C3%A9conciliation/a-45284525">l&rsquo;Allemagne et la Namibie</a>, le Burundi pourrait réclamer à son tour une indemnisation à&nbsp;Berlin&nbsp;pour&nbsp;son&nbsp;passé colonial. Un groupe d&rsquo;experts&nbsp;désignés&nbsp;par le sénat&nbsp;burundais&nbsp;s&rsquo;apprête&nbsp;à rendre public son rapport.&nbsp;Les premières conclusions évoquent des&nbsp;réparations&nbsp;financières&nbsp;à hauteur de 36 milliards d&rsquo;euros.&nbsp;</p>



<p>Dans ce rapport en cours de&nbsp;finalisation, les&nbsp;experts proposeraient également une demande de réparation&nbsp;culturelle, avec&nbsp;la restitution d&rsquo;archives et d&rsquo;objets volés par les&nbsp;colons.&nbsp;</p>



<p>Gaby&nbsp;Bugaga,&nbsp;porte-parole du sénat burundais,&nbsp;affirme que les conclusions du rapport évoquent des compensations financières.&nbsp;Le Burundi&nbsp;espère-t-il obtenir gain de cause dans sa&nbsp;démarche&nbsp;?&nbsp;</p>



<p><em> »L&rsquo;important&nbsp;n&rsquo;est&nbsp;pas d&rsquo;obtenir gain de cause mais tout simplement qu&rsquo;ils sachent qu&rsquo;ils nous ont causé un tort que nous avons enduré pendant des années.Ce serait malhonnête de ne pas le&nbsp;reconnaitre. C&rsquo;est&nbsp;la pure&nbsp;réalité,&nbsp;on&nbsp;n&rsquo;invente&nbsp;rien, ils&nbsp;savent ce qu&rsquo;ils ont fait.&rsquo;</em>&lsquo;&nbsp;</p>



<p>Hormis les violences commises sur les populations par les colons, le rapport du groupe d&rsquo;experts composé d&rsquo;historiens, d&rsquo;économistes&nbsp;et d&rsquo;anthropologues estime que le Burundi a été particulièrement meurtri par l&rsquo;attribution d&rsquo;identités ethniques distinctes entre Hutu et Tutsi.&nbsp;Surtout&nbsp;d&rsquo;ailleurs sous&nbsp;le&nbsp;règne&nbsp;du roi&nbsp;des Belges, Albert Ier.</p>



<p><strong>Les ex-colonies allemandes en Afrique</strong></p>



<p>Cette&nbsp;démarche&nbsp;du Burundi fait suite&nbsp;aux&nbsp;discussions qui sont sur le point d&rsquo;aboutir entre l&rsquo;Allemagne et la Namibie concernant le génocide des Héréros et des&nbsp;Namas.&nbsp;La Namibie&nbsp;souhaite à la fois des réparations financières et des excuses officielles de la part de l&rsquo;Allemagne.&nbsp;</p>



<p>Outre l&rsquo;Afrique orientale allemande, qui comprenait, à côté du Burundi, l&rsquo;actuel Rwanda et certaines parties de la Tanzanie, l&rsquo;Allemagne possédait en effet aussi des territoires dans ce qui est aujourd&rsquo;hui la Namibie&nbsp;et le Ghana.</p>



<p>La&nbsp;Tanzanie,&nbsp;le&nbsp;Cameroun et&nbsp;le&nbsp;Togo, d&rsquo;autres anciennes colonies de l&#8217;empire allemand,&nbsp;n&rsquo;ont pour leur part engagé aucune procédure à ce jour.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/le-burundi-r%C3%A9clame-36-milliards-deuros-%C3%A0-lallemagne-et-%C3%A0-la-belgique/a-54601790#"><img src="https://www.dw.com/image/18530417_404.jpg" alt="Les opposants burundais manifestant à Cologne en 2015"/></a></figure>



<p>Les opposants burundais manifestant à Cologne en 2015</p>



<p><strong> »Une coopération&nbsp;effective »</strong></p>



<p>L&rsquo;historien-écrivain, Michel&nbsp;Goeh&nbsp;Akue,&nbsp;professeur d&rsquo;histoire contemporaine à l&rsquo;université du Togo,&nbsp;estime&nbsp;toutefois&nbsp;que&nbsp;l&rsquo;indemnisation n&rsquo;est&nbsp;pas&nbsp;la&nbsp;solution.&nbsp;</p>



<p><em> »La solution c&rsquo;est une coopération&nbsp;effective, dans&nbsp;le sens où nous aurions&nbsp;un&nbsp;transfert de&nbsp;compétence,&nbsp;un&nbsp;transfert de technologie, qui&nbsp;permettront&nbsp;à l&rsquo;Afrique d&rsquo;exploiter ses&nbsp;minéraux,&nbsp;d&rsquo;exploiter sa terre.&nbsp;Au lieu d&rsquo;être toujours dans la&nbsp;dépendance&nbsp;mise en place par le pacte colonial. »</em>&nbsp;</p>



<p>Bien que moins connue que d&rsquo;autres puissances coloniales, l&rsquo;Allemagne a néanmoins été avant la Première guerre mondiale la quatrième puissance coloniale du monde.</p>



<p><strong>Source : Deutsch Welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Brazzaville doit-elle déboulonner Brazza?</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/brazzaville-doit-elle-deboulonner-brazza/</link>
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				<pubDate>Sat, 20 Jun 2020 11:26:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les manifestations liées à la mort de l’Afro-Américain Georges Floyd n’ont pas atteint le Congo. Mais la question se pose de la destruction ou de la conservation de la statue de Pierre Savorgnan de Brazza, fondateur de la ville de Brazzaville il y a 140 ans. Cet explorateur français d’origine italienne est traité de pilleur...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/e3d0b31fc982226bcd01ee9298bc8cc1.jpg" alt="" class="wp-image-17489" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/e3d0b31fc982226bcd01ee9298bc8cc1.jpg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/e3d0b31fc982226bcd01ee9298bc8cc1-300x170.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/e3d0b31fc982226bcd01ee9298bc8cc1-768x435.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption>memorial Pierre Savorgnan De Brazza</figcaption></figure>



<p><strong>Les manifestations liées à la mort de l’Afro-Américain Georges Floyd n’ont pas atteint le Congo. Mais la question se pose de la destruction ou de la conservation de la statue de Pierre Savorgnan de Brazza, fondateur de la ville de Brazzaville il y a 140 ans</strong>.</p>



<p>Cet explorateur français d’origine italienne est traité de pilleur par certains Congolais qui pensent qu’il n’a pas sa place dans le pays&nbsp;; alors qu’il passe aux yeux de ceux qui le défendent comme «&nbsp;<em>un humaniste</em>&nbsp;» et représente à lui seul une part importante de l’histoire du Congo.</p>



<p>Dans la grande cour du prestigieux Mémorial Pierre Savorgnan de Brazza construit en marbre ouvert au public depuis 2006 se dresse une imposante statue de l’ancien explorateur que l’historien de Fulbert Kombo veut voir être déboulonnée. Il ne comprend pas pourquoi Brazza est le seul homme de l’époque coloniale vénéré au détriment des résistants.</p>



<p>«&nbsp;<em>La statue de Pierre Savorgnan de Brazza n’a pas sa place ici à Brazzaville, étant donné qu’il fait partie de ceux qui ont facilité la colonisation</em>&nbsp;<em>; donc il a été l&rsquo;un des facilitateurs de pillage des ressources de notre République. Nous avons des grands hommes (essentiellement des résistants) qui ont marqué l’histoire de ce pays</em>&nbsp;<em>: Mabiala Mâ Nganga, André Grenard Matsoua, les Rois Makoko et Maloango n’ont pas de statues</em>&nbsp;», dénonce M. Kombo.</p>



<p>Directrice du Mémorial Pierre Savorgnan de Brazzaville, Bélinda Ayessa, pense que détruire la statue de l’explorateur ou ternir l’image de cet homme signifie simplement renier l’histoire du pays.</p>



<p>«&nbsp;<em>Je pense que Savorgnan de Brazza a marqué de façon exceptionnelle une page importante de notre histoire. Et cette histoire a permis de créer des liens séculaires entre notre pays le Congo, au-delà la sous-région Afrique centrale, l’Europe et le monde</em>&nbsp;», livre-t-elle.</p>



<p>La colonisation a laissé de mauvaises traces quelque part certes, mais casser les statues des colonisateurs signifie « <em>jeter le bébé et l’eau du bain</em> » , conclut Bélinda Ayessa.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : Sarabande populiste au Parlement</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/tunisie-sarabande-populiste-au-parlement/</link>
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				<pubDate>Wed, 10 Jun 2020 14:20:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Malgré la gravité de la crise économique, certains partis politiques privilégient des dossiers clivants au détriment des réformes. Invectives, le président Bourguiba accusé de «&#160;complicité avec les Français&#160;» par un député en mal de publicité, suspensions de séance, députés qui quittent l&#8217;hémicycle&#160;: l&#8217;examen d&#8217;une motion demandant les «&#160;excuses officielles de l&#8217;État français pour les crimes...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/parlement-tunisien.jpg" alt="" class="wp-image-12243" width="627" height="314" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/parlement-tunisien.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/parlement-tunisien-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 627px) 100vw, 627px" /><figcaption>parlement tunisien</figcaption></figure>



<h4>Malgré la gravité de la crise économique, certains partis politiques privilégient des dossiers clivants au détriment des réformes.</h4>



<p>Invectives, le président Bourguiba accusé de «&nbsp;complicité avec les Français&nbsp;» par un député en mal de publicité, suspensions de séance, députés qui quittent l&rsquo;hémicycle&nbsp;: l&rsquo;examen d&rsquo;une motion demandant les «&nbsp;excuses officielles de l&rsquo;État français pour les crimes commis pendant le protectorat [NDLR&nbsp;: 1881-1956] et après&nbsp;» fut riche en soubresauts, cabres et autres ricochets théâtraux. C&rsquo;est la seconde fois en quelques jours que l&rsquo;Assemblée des représentants du peuple (ARP) consacre une plénière à un sujet abrasif,<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-l-exemple-tunisien-24-05-2020-2376687_3826.php">&nbsp;déconnecté de la situation sanitaire et sociale</a>&nbsp;que vivent le pays et le reste du monde. Ce matin,&nbsp;<em><a href="https://lapresse.tn/64624/arp-pleniere-consacree-au-vote-dune-motion-exigeant-des-excuses-de-la-part-de-letat-francais-quand-regne-le-chaos/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">La Presse de Tunisie</a></em>&nbsp;titrait «&nbsp;Quand règne le chaos&nbsp;». Un autre article en une évoquait le «&nbsp;Coronavirus parlementaire&nbsp;».</p>



<h4>Les crimes de la colonisation à la une</h4>



<p>Si l&rsquo;opinion publique fustige régulièrement l&rsquo;absentéisme de ses députés, leur endurance n&rsquo;est cependant plus à prouver. De mardi à mercredi, ils consacreront quinze heures à cette plénière. Il faudra attendre&nbsp;2&nbsp;heures du matin passées pour qu&rsquo;on passe au vote de la motion déposée par Al Karama, quatrième bloc parlementaire de l&rsquo;ARP avec dix-neuf députés. Son leader, l&rsquo;avocat Seifeddine Makhlouf, avait déposé le texte le 12&nbsp;mai dernier. «&nbsp;Il s&rsquo;agit d&rsquo;une motion qui n&rsquo;a aucun effet légal, ce n&rsquo;est pas une loi et, si elle était votée, elle ne serait pas obligeance ni pour le gouvernement ni pour l&rsquo;État&nbsp;», précise Selim Kharrat, politique et président de l&rsquo;ONG Al Bawsala («&nbsp;la boussole&nbsp;»), qui scrute faits et textes parlementaires. Pour lui, «&nbsp;cette motion relève de la politique politicienne, ça permet à Al Karama de choyer sa base assez sensible aux discours populistes&nbsp;». D&rsquo;autant que les Affaires étrangères font partie des prérogatives du président de la République, Kaïs Saïed. Ce parti, apparu en 2019, a un ADN islamiste et populiste.</p>



<p>Durant la campagne des législatives, Makhlouf avait proposé d&#8217;emprisonner l&rsquo;ambassadeur de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/france">France</a>,<a href="https://www.lepoint.fr/culture/olivier-poivre-d-arvor-nouvel-ambassadeur-de-france-a-tunis-23-06-2016-2049088_3.php">&nbsp;Olivier Poivre d&rsquo;Arvor</a>, en raison des «&nbsp;crimes du passé&nbsp;». Le diplomate serait ainsi passé de la magnifique résidence de La Marsa aux geôles de La Monarguia.&nbsp;Vaste programme. Cette nuit, la manœuvre politique a réussi au-delà de ses espérances&nbsp;:&nbsp;77&nbsp;députés ont voté en faveur de cette motion, plus du triple de sa réserve de voix. Seuls cinq élus ont opté pour le contre, quarante-six optant prudemment pour l&rsquo;abstention. Quatre-vingt-neuf autres ont préféré rester chez eux. Mais l&rsquo;essentiel n&rsquo;est pas là&nbsp;: Al Karama a monopolisé les députés durant quinze heures, chacun de ses élus étant habillé aux couleurs du parti, arborant sur leurs pupitres des photos des victimes de la colonisation. Pour parfaire l&rsquo;ambiance, un député indépendant, ex-membre d&rsquo;Al Karama, a jugé utile de suggérer que&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/habib-bourguiba">Habib Bourguiba</a>&nbsp;était aux ordres des Français. Effet garanti notamment au PDL, le Parti destourien libre, mené par&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/tunisie-le-fantome-de-ben-ali-s-invite-dans-la-campagne-13-09-2019-2335542_3826.php">Abir Moussi</a>, ex-zélote de la dictature Ben Ali. Ses seize députés avaient posé devant eux un portrait de l&rsquo;ex-président à vie. Le PDL était l&rsquo;auteur de la précédente motion ayant précipité une séance plénière, le 3&nbsp;juin dernier.</p>



<h4>Un système parlementaire à bout de souffle</h4>



<p>Sujet de la motion : « refus par le Parlement de l&rsquo;ingérence étrangère en <a href="https://www.lepoint.fr/tags/libye">Libye</a> et son opposition à la constitution d&rsquo;une base logistique sur le territoire tunisien » ainsi qu&rsquo;un dialogue sur « la diplomatie parlementaire en relation avec la situation en Libye ». Dossier qui relève à nouveau des prérogatives du président de la république. Dossier crucial pour la <a href="https://www.lepoint.fr/tags/tunisie">Tunisie</a> qui souffre depuis 2011 de la guerre larvée chez son voisin et important partenaire commercial. Ils furent près de 800 000 Libyens à se réfugier en Tunisie cette année-là. Cette motion, également sans aucune valeur juridique, n&rsquo;a pas obtenu la majorité. <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/tunisie-l-assemblee-balkanisee-06-10-2019-2339673_3826.php">Mais le PDL comme Al Karama hier ont prouvé qu&rsquo;ils menaient la danse au Bardo.</a> Pour Selim Kharrat, « c&rsquo;est de la perte de temps précieux en ces temps de crise et une énième tentative de détourner l&rsquo;opinion des vrais sujets qui fâchent : la crise sociale et économique ». Les populistes se sont engouffrés dans les failles du système politique. « La machine institutionnelle est rouillée », explique Kharrat, « son architecture prévue par la Constitution de 2014, qui voulait éviter que le pouvoir soit accaparé par une seule partie, exige une bonne entente entre les trois présidents, ce qui est loin d&rsquo;être le cas actuellement ». Il termine : « Les trois présidents sont soit en conflit, soit en posture défensive. » Un boulevard pour certains partis qui surfent sur l&rsquo;humeur d&rsquo;une partie de la population. Jeudi matin, ils n&rsquo;étaient que sept députés présents à la commission de la Santé et des Affaires sociales. Ordre du jour : conséquences de la crise sanitaire, gouvernance des entreprises publiques.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>AFRIQUE : En attendant Pau, Macron, les antifrançais, nos dirigeants et nos panafricanistes</title>
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				<pubDate>Fri, 13 Dec 2019 18:19:02 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Pendant 3 siècles, elle a entretenu et installé la traite négrière en Afrique. Un siècle durant, elle a été le soubassement d’une colonisation à divers égards sanglants. Depuis les indépendances et après une période de néocolonialisme, la France qui a enchaîné des plans Marshall au secours de l’Afrique, peine à se faire accepter par la...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/TRIBUNE-FRANCE-FOTO-750x430.jpg" alt="" class="wp-image-12289" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/TRIBUNE-FRANCE-FOTO-750x430.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/TRIBUNE-FRANCE-FOTO-750x430-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p><strong>Pendant 3 siècles, elle a entretenu et installé la traite négrière en Afrique. Un siècle durant, elle a été le soubassement d’une colonisation à divers égards sanglants. Depuis les indépendances et après une période de néocolonialisme, la France qui a enchaîné des plans Marshall au secours de l’Afrique, peine à se faire accepter par la majorité. D’un côté, une élite bourgeoise qui lui est favorable, de l’autre, des intellectuels de gauche, souvent nationaliste, parfois panafricanistes qui lui sont hostiles et entre les deux, une société civile qui, acalifourchonnée à une opinion ambiante, multiplie des attaques. Elles vont de la critique du </strong><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Franc_CFA"><strong>CFA</strong></a><strong> jusqu’à la chute de Gbagbo Laurent ou de Mouammar Kadhafi, parfois enchaînant, sous l’acclamation ourdie des réseaux sociaux, des contradictions et quelques contre vérités. Quelle est la part de responsabilité de la France ? Quels sont les intox sur le terrorisme, puisqu’il s’agit essentiellement de cela… ? Pourquoi la francophobie profite aux dirigeants irresponsables et aux panafricanistes aventuriers. Et comment la France peut-elle sauver la situation ?</strong></p>



<p>Depuis quelques mois, une vague de francophobie envahit la toile. Elle provient essentiellement des pays de l’Afrique francophone et plus encore, de pays où la France est d’une présence militaire fragrante. Si traditionnellement, par un facile raccourci et en cerise à une subtile haine latente, résidu excusable de la colonisation, les pays francophones sont peu favorables à la France et à sa politique, un véritable sentiment anti-français, pour utiliser l’expression en vogue, naît. Et même s’amplifie.&nbsp;<a href="https://information.tv5monde.com/afrique/au-mali-salif-keita-accuse-la-france-de-financer-les-djihadistes-332444">L’icône malienne Salif Kéïta, artiste musicien de renom international en a déclenché, en partie la manifestation publique</a>. Il a accusé, ouvertement, sur les réseaux sociaux, le président du Mali de se soumettre au «&nbsp;Petit&nbsp;» Macron et surtout la France d’entretenir le terrorisme. Si Ibrahim Boubacar Kéïta a préféré répondre à l’artiste par le silence, l’ambassadeur de France à Bamako a pris, ce qui est normal, la défense de son pays. Depuis,&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/12/03/l-opposante-nathalie-yamb-expulsee-de-cote-d-ivoire_6021444_3212.html">l’expulsion manu militari de la Côte d’Ivoire de Nathalie Yamb</a>, vite présentée après un pompeux discours anticolonialiste à Sotchi (Russie) comme une égérie de l’anti-francité, les principaux réseaux sociaux se sont enflammés et des images de «&nbsp;Français&nbsp;» fournissant motos, armes ou autres aide ou encore, exploitant de l’or dans un supposé «&nbsp;Nord Mali&nbsp;» ont refait surface, avec en teint de fond, des invisibles de complotistes ardus et d’incorrigibles panafricains.</p>



<p><strong>La problématique terroriste</strong></p>



<p>Ouagadougou. 15 Janvier 2016. Des terroristes s’en prennent à taxi Brousse, à l’hôtel Splendid et à Capuccino, grands symboles de Kwamé N’krumah, la plus célèbre avenue du Burkina Faso. Les forces de l’ordre prennent plus d’une demi-heure pour être sur les lieux. En quelques minutes, elles perdent une dizaine d’hommes. Il a fallu l’intervention des forces françaises pour neutraliser des terroristes qui avaient eu le loisir de se balader de chambre en chambre au Splendid, achevant les derniers agonisants. 02 mars 2018. C’est l’Etat major même qui est attaqué, au cœur de Ouagadougou, à un pas de l’ambassade de France et de la Radio Télévision publiques. Une vingtaine de morts. L’armée là encore, n’a compté que sur les forces françaises pour se sortir d’affaire. Depuis, l’Etat major des forces armées du Faso a déménagé, comme pour donner victoire aux terroristes. Cinq ans plus tôt, les terroristes armés jusqu’aux dents ont mis en déroute les forces armées maliennes et au bout de quelques jours, sont aux portes de Bamako. N’eut été la décision salutaire de François Hollande d’envoyer des militaires et de déclencher l’opération Serval qui deviendra Barkhane, la capitale malienne serait engloutie et peut être que les terroristes seraient à Cotonou, Lomé, Accra ou Abidjan, installant califat ici et là, nous coupant le zizi à la moindre escapade extraconjugale, coupant bras aux voleurs de poules et cravachant le dos au plus petit buveur d’alcool. Sans la France, nos armées n’auraient rien pu. Nos dirigeants seraient les premiers à prendre un hélicoptère Puma si ce n’est un Jet privé vers Paris. On ne peut pas ne pas ici, saluer la promptitude de la France et sa généreuse diligence.</p>



<p>L’accusation la plus récurrente est celle concernant le terrorisme. Aucune investigation sérieuse de presse, aucune enquête solide n’a pu, jusque-là, démontrer l’implication de Paris dans l’armement des terroristes. A l’exception d’images et de vidéos jamais authentifiées que des mains anonymes tournent en boucle sur les réseaux sociaux. L’idée selon laquelle la France entretient le terrorisme pour accéder à nos richesses est tellement farfelue d’autant que complexés et malveillants, la plupart de nos dirigeants donnent à Paris tout ce qu’il veut. Pourquoi utiliser le terrorisme pour obtenir ce que Macron obtiendrait grâce au moindre coup de fil&nbsp;? La France a sans doute des intérêts dans nos pays mais sans son aide, où en serions-nous&nbsp;? Et finalement, qui n’a aucun intérêt chez l’autre&nbsp;?</p>



<p><strong>La guerre des vérités</strong></p>



<p>Quoi qu’on dise, la France a sa part dans ce qui peut être bien appelé le malheur des Africains. La colonisation et la traite négrière sont deux crimes horribles, l’un porté souvent par l’autre, les deux visant de pair, à avilir l’homme noir et à exploiter les richesses d’un continent qui n’a aucune raison d’être ce reflet résistant de la misère. L’amende honorable de Jacques Chirac à travers une reconnaissance des ces crimes contre l’humanité ne suffit pas, un dédommagement matériel est une hypothèse. Mais à quoi servirait-il quand nos peuples sont si intimement liés par l’histoire. Et le destin&nbsp;? Poussant Paris à assumer, aujourd’hui encore, son devoir de mémoire et sa dette vis-à-vis de l’Afrique. Ces forces françaises au secours de l’Afrique face au terrorisme, c’est sans doute une manière de protéger le monde, l’Europe compris, mais aussi d’être redevable de ce que nos ancêtres ont combattu pour l’hexagone aux deux grandes guerres. La colonisation est un crime, il est évident. Mais &nbsp;c’est aussi un cheminement de partenariat entre une Afrique longtemps isolée et la France. A force inégale, avec des crimes, le mépris, le sang, l’humiliation mais elle porte en elle quelques bienfaits, quoi que ne compensant pas le préjudice subi. La langue française qui nous évite une confrontation de nos multiples et innombrables dialectes dont un petit pays comme le Bénin ou le Togo en compte chacun une trentaine au moins. La culture de l’Etat, la nouvelle hiérarchisation de nos sociétés (quoique contestable), les droits de l’homme et une internationalisation de nos problématiques mais aussi une ouverture à la fois commerciale et stratégique sur le monde. Si incarnant des valeurs d’humanisme, Paris n’était pas là pour sauver ce qu’il peut des droits fondamentaux, imaginez ce que nos dictateurs feraient de nous. On peut accuser la France de se taire parfois sur certaines dérives à cause d’intérêts liés à des mal élus. Mais quand on ose crier, s’indigner, reconnaissons-le&nbsp;!</p>



<p><strong>Panafricanistes gueux et dirigeants lâches</strong></p>



<p>L’invitation de dirigeants africains à Pau, pour un «&nbsp;franc dialogue&nbsp;» le 16 décembre prochain agace l’opinion nationale africaine. Et cela se comprend. Mais comment voulez-vous qu’il en soit autrement&nbsp;? Quand, l’armée française perd des femmes et des hommes pour nous sécuriser alors que nos militaires gardent les châteaux barbelés des maitresses de nos présidents, font des travaux domestiques chez des officiers méprisants ou encore, jouent aux dominos, sous la moindre ombre d’arbre qui apparaît dans le coin du camp&nbsp;? Macron n’a que raison de les convoquer, d’autant que certains d’entre eux, Chérif Sy, pour ne pas le nommer, contribue aux rumeurs. Le ministre burkinabé de la défense qui ne semble avoir aucune solution face à l’insécurité insinue que la France n’a pas mis fin au terrorisme parce qu’elle ne veut pas. Et alors&nbsp;? Et l’armée burkinabé&nbsp;? Ne doit-elle pas avoir honte, comme toutes nos armées, de n’être utile que pour réprimer des civils non armés ou des manifestations populaires&nbsp;? Quelle honte&nbsp;?</p>



<p>Et au secours de ces dirigeants lâches et vils, des panafricanistes. Les voilà, ceux-là. Ils ont le plus souvent un passeport européen, vivent chez le «&nbsp;Blanc&nbsp;», dépendent du social parce qu’au lieu de travailler, ils s’érigent en web activistes. S’ils aiment tant l’Afrique, pourquoi n’y vivent-ils pas&nbsp;? Pourquoi ne vont-ils pas dans un pays voisin&nbsp;? Ils profitent de l’Occident qu’ils décrient. Ovationnant le plus souvent quelques égarés dictateurs. Si Poutine, devenu le chouchou des panafricanistes est aussi bon, pourquoi ne vont-ils pas vivre à Moscou, troquant leur passeport rouge-au-vin contre des sésames russes&nbsp;? C’est le grand ping-pong de l’hypocrisie.</p>



<p>En même temps on peut en vouloir à la France de tenir, aussi longtemps, notre monnaie, le CFA, instrument de souveraineté, en même temps, on peut lui dire «&nbsp;merci&nbsp;» de nous avoir protégé contre le terroriste. Chapeau gaulois, merci Macron. Et qu’enfin, nos dirigeants fassent autres choses que quémander de l’aide, entre deux coupes de champagnes.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Tunis, le 11 Décembre 2019</strong></p>
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