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	<title>Climat &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Climat &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Climat et environnement: à Paris, une ONG dénonce le mégaprojet de TotalÉnergies en Ouganda</title>
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				<pubDate>Sun, 13 Mar 2022 16:29:27 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[À un mois du premier tour de l&#8217;élection présidentielle française, plusieurs associations et ONG ont appelé à manifester le samedi 12 mars en France pour défendre le climat. À Paris, selon les organisateurs de la manifestation, ils étaient 80 000, surtout des jeunes, venus de partout. Parmi les manifestants, se trouvait une militante&#160;ougandaise, membre de l&#8217;ONG...]]></description>
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<p><strong>À un mois du premier tour de l&rsquo;élection présidentielle française, plusieurs associations et ONG ont appelé à manifester le samedi 12 mars en France pour défendre le climat. À Paris, selon les organisateurs de la manifestation, ils étaient 80 000, surtout des jeunes, venus de partout.</strong></p>



<p>Parmi les manifestants, se trouvait une militante&nbsp;ougandaise, membre de l&rsquo;ONG Fridays For Future Uganda, qui se bat contre la construction d&rsquo;un oléoduc de pétrole par la multinationale française Total (devenue TotalÉnergies) au coeur de l&rsquo;Afrique. Le plus long oléoduc chauffé du monde d&rsquo;une longueur de plus de 1&nbsp;400 km va relier l&rsquo;Ouganda à la Tanzanie. Il va transporter le pétrole qui sera exploité dans un mégaprojet contesté dans la région du lac Albert en Ouganda.</p>



<h4>Total doit « arrêter de financer ce projet »</h4>



<p>Hilda Flavia Nakabuye dit vouloir «<em>&nbsp;informer les Parisiens, les Français du danger que Total fait courir&nbsp;</em>» à son pays l&rsquo;Ouganda. Elle demande&nbsp;aussi&nbsp;à Total «&nbsp;<em>de se diversifier autrement et d&rsquo;arrêter de financer ce projet.&nbsp;</em>»&nbsp;</p>



<p>«&nbsp;Je voudrais demander au peuple français, continue la militante ougandaise,&nbsp;&nbsp;<em>de voter intelligemment lors des prochaines élections et dire au gouvernement français de cesser de soutenir les activités de Total qui nuisent aux populations.&nbsp;</em>»</p>



<h4>« <em>Nos traditions culturelles disparaissent</em> »</h4>



<p>«&nbsp;<em>Je me sens mal quand je vois où en sont les travaux et quand je pense à l&rsquo;avenir et ce qui va arriver quand toutes les infrastructures prévues seront achevées, parce &nbsp;beaucoup de vies ont déjà été perdues. Pour l&rsquo;heure, quatorze mille foyers ont été ravagés, 178 villages de mon pays et 230 en Tanzanie ont été détruits. Nos traditions culturelles disparaissent&nbsp;</em>», conclut Hilda Flavia Nakabuye. &nbsp;</p>



<h4>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</h4>
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		<title>L&#8217;Afrique du Sud dit aux émissaires occidentaux qu&#8217;elle a besoin de fonds pour passer du charbon</title>
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				<pubDate>Wed, 29 Sep 2021 18:45:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L&#8217;Afrique du Sud a déclaré aux émissaires américains, britanniques, allemands et français en visite pour le climat qu&#8217;elle avait besoin d&#8217;un soutien financier majeur pour s&#8217;éloigner du charbon, a déclaré mercredi le ministère de l&#8217;Environnement. L&#8217;Afrique du Sud est le 12e plus gros émetteur de carbone au monde, selon le Global Carbon Atlas, émettant 479...]]></description>
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<p><strong>L&rsquo;Afrique du Sud a déclaré aux émissaires américains, britanniques, allemands et français en visite pour le climat qu&rsquo;elle avait besoin d&rsquo;un soutien financier majeur pour s&rsquo;éloigner du charbon, a déclaré mercredi le ministère de l&rsquo;Environnement.</strong></p>



<p>L&rsquo;Afrique du Sud est le 12e plus gros émetteur de carbone au monde, selon le Global Carbon Atlas, émettant 479 millions de tonnes d&rsquo;équivalent dioxyde de carbone (Mt CO2e) en 2019. C&rsquo;est aussi de loin le plus gros émetteur d&rsquo;Afrique.</p>



<p>Ce mois-ci, le gouvernement a adopté un objectif de réduction des émissions plus ambitieux de 350 à 420 Mt CO2e par an d&rsquo;ici 2030, quelques semaines avant le sommet des Nations Unies sur le climat COP26, où il espère arracher de l&rsquo;argent aux pays riches pour une transition plus rapide vers les énergies renouvelables. </p>



<p>« Alors que l&rsquo;Afrique du Sud est engagée dans une transition juste (vers des sources d&rsquo;énergie plus propres), nous avons besoin de la certitude de&#8230; financement&#8230; pour accélérer cette transition. Nous avons besoin d&rsquo;un accord irrévocable que nous pourrons signer à la COP26 », a déclaré le ministère de l&rsquo;Environnement. mentionné.</p>



<p>Le service public d&rsquo;électricité d&rsquo;Afrique du Sud, qui produit la majeure partie de son électricité en brûlant du charbon &#8211; plus de 80% de l&rsquo;électricité du pays est produite de cette façon &#8211; veut des milliards de dollars pour remplacer ses centrales au charbon très polluantes par des alternatives plus propres.</p>



<p>La délégation sud-africaine comprenant les ministres de l&rsquo;Environnement, du Commerce et des Entreprises publiques et les vice-ministres des Finances et des Affaires étrangères a déclaré mardi aux envoyés occidentaux pour le climat que le soutien financier devrait inclure des financements concessionnels et des subventions qui tiennent compte des contraintes budgétaires actuelles.</p>



<p>Le ministère de l&rsquo;Environnement a cité comme objectifs la réaffectation des centrales au charbon à la retraite, l&rsquo;investissement dans la production d&rsquo;électricité et les infrastructures de réseau à faible émission de carbone et la fabrication de véhicules électriques.</p>



<p>Cette semaine, le cabinet de conseil Meridian Economics a proposé un nouveau modèle de financement pour l&rsquo;abandon du charbon qui, selon lui, pourrait débloquer des milliards de dollars de financement bon marché.</p>



<p>Cela impliquerait que le gouvernement contracte une dette à long terme, le coût d&#8217;emprunt effectif étant réduit soit par les pays riches garantissant la dette, soit par l&rsquo;Afrique du Sud recevant des incitations en espèces pour ses réductions d&rsquo;émissions.</p>



<p>Une partie de l&rsquo;argent collecté serait affectée à un fonds destiné à soutenir des milliers de travailleurs qui perdent leur emploi dans les centrales au charbon &#8211; un casse-tête politique pour un gouvernement qui a besoin du soutien des syndicats.</p>



<p><strong>Source : Reuters Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La crise climatique menace toujours plus la santé et la sécurité alimentaire des Africains</title>
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				<pubDate>Tue, 27 Oct 2020 17:40:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>

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				<description><![CDATA[Sécheresses, inondations, cyclones&#160;: le continent le moins polluant de la planète subit de plein fouet les conséquences du réchauffement. «&#160;Le changement climatique a un impact croissant sur le continent africain. Il frappe plus durement les plus vulnérables et accroît l’insécurité alimentaire, les déplacements de population et les pressions exercées sur les ressources en eau, indique...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique.jpg" alt="" class="wp-image-10878" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique.jpg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p><strong>Sécheresses, inondations, cyclones&nbsp;: le continent le moins polluant de la planète subit de plein fouet les conséquences du réchauffement.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Le changement climatique a un impact croissant sur le continent africain. Il frappe plus durement les plus vulnérables et accroît l’insécurité alimentaire, les déplacements de population et les pressions exercées sur les ressources en eau</em>, indique Petteri Taalas, le secrétaire général de l’OMM, dans un communiqué.&nbsp;<em>Ces derniers mois, nous avons assisté à&nbsp;des inondations dévastatrices et à une invasion de criquets pèlerins. A présent, la perspective inquiétante d’une sécheresse causée par un épisode La Niña</em>&nbsp;[unrefroidissement d’une partie de l’océan Pacifique équatorial]<em>&nbsp;se dessine.&nbsp;»</em></p>



<p>Ce rapport sur l’état du climat en Afrique, une première, se concentre sur les données de 2019, l’une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées sur le continent –&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/planete/article/2020/01/15/2019-deuxieme-annee-la-plus-chaude-de-l-histoire_6025985_3244.html">la deuxième année la plus chaude à l’échelle mondiale</a>. La température augmente désormais de 0,4&nbsp;°C par décennie en Afrique, soit davantage que le taux de réchauffement global de 0,2&nbsp;°C à 0,25&nbsp;°C par décennie. Il en découle une multiplication des vagues de chaleur et des journées caniculaires.</p>



<h4>«&nbsp;D’un extrême à l’autre&nbsp;»</h4>



<p>Cette hausse du thermomètre provoque d’autres conséquences en cascade. D’abord, une modification du régime des pluies&nbsp;: les précipitations diminuent en Afrique du Nord et en Afrique australe, mais augmentent dans la bande sahélienne, du Sénégal au Soudan. Sous l’effet du réchauffement, le continent est aussi soumis à une élévation du niveau de la mer, de 5&nbsp;mm par an, notamment dans le sud-ouest de l’océan Indien, de Madagascar à Maurice, soit davantage que l’augmentation moyenne à l’échelle mondiale – entre 3 et 4&nbsp;mm par an.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://img.lemde.fr/2020/10/26/0/0/1426/868/688/0/60/0/43c1118_865899252-capture-d-e-cran-2020-10-26-a-11-52-22.jpg" alt="Prévisions moyennes des température et précipitations pour la période quinquennale 2020–2024. Les couleurs indiquent les anomalies par rapport à la période 1981–2010."/><figcaption>Prévisions moyennes des température et précipitations pour la période quinquennale&nbsp;2020–2024. Les couleurs indiquent les anomalies par rapport à la période&nbsp;1981–2010. SERVICE METEOROLOGIQUE DU ROYAUME UNI</figcaption></figure>



<p>Cette hausse des océans exacerbe les inondations sur les côtes, où s’étendent de nombreuses mégapoles, et aggrave les dégâts provoqués par les cyclones tropicaux. La saison cyclonique 2018-2019 a été la plus active jamais enregistrée dans le bassin du sud-ouest de l’océan Indien, avec quinze ouragans et tempêtes selon Météo France, mais aussi l’une des plus meurtrières.</p>



<p>Idai, qui a frappé le Mozambique, le Zimbabwe et le Malawi en mars&nbsp;2019, a été l’un des cyclones plus destructeurs jamais enregistrés dans l’hémisphère Sud, faisant près de 1&nbsp;200&nbsp;victimes et des centaines de milliers de déplacés. Il a été suivi de près par Kenneth, qui a tué 53 personnes en avril au Mozambique et aux Comores.</p>



<p>En 2019, l’Afrique australe a aussi souffert d’une vaste sécheresse tandis que, à l’inverse, la Corne de l’Afrique subissait des inondations et des glissements de terrain dus à de fortes précipitations. De mai à octobre&nbsp;2019, des inondations ont aussi été enregistrées au Sahel.</p>



<p><em>«&nbsp;Certains pays, notamment en Afrique de l’Est, ont basculé rapidement d’un extrême à l’autre, de la sécheresse aux inondations, et ils n’étaient pas préparés pour y faire face&nbsp;»,</em>&nbsp;indique Omar Baddour, le coordinateur du rapport, également coordinateur du système mondial de suivi du climat de l’OMM. Une situation contrastée qui se poursuit en&nbsp;2020, alors que des pluies diluviennes ont ravagé la bande sahélienne, tandis que le Maroc et l’Afrique australe sont touchés par des sécheresses.</p>



<h4>Baisses de rendements</h4>



<p>Ces bouleversements du climat menacent la survie des Africains, prévient le rapport. D’abord parce que la sécheresse affecte la production agricole, et donc la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des habitants, sur un continent où l’agriculture emploie 60&nbsp;% de la population. Les cultures souffrent du stress thermique et hydrique, mais aussi de l’augmentation des dégâts causés par les ravageurs, les maladies et les inondations.</p>



<p>Dans le scénario de réchauffement le plus pessimiste du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), les principales cultures céréalières d’Afrique verraient leur rendement moyen diminuer de 13&nbsp;% en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale d’ici à 2050, de 11&nbsp;% en Afrique du Nord et de 8&nbsp;% en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Le riz et le blé devraient être les plus malmenés, avec une perte de rendement estimée à respectivement 12&nbsp;% et 21&nbsp;%, tandis que le millet et le sorgho résisteraient mieux (respectivement − 5&nbsp;% et − 8&nbsp;%).</p>



<p>Selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté de 46&nbsp;% depuis 2012 dans les pays d’Afrique subsaharienne exposés à la sécheresse. La sécurité alimentaire s’est particulièrement dégradée l’an dernier en Ethiopie, en Somalie, au Kenya et en Ouganda.</p>



<p>De quoi augmenter les déplacements de population. Selon&nbsp;<a href="https://www.internal-displacement.org/global-report/%20grid2020/">les données de l’Organisation internationale pour les migrations et du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés</a>, 60&nbsp;% de tous les déplacements internes dans la région de l’Est et de la Corne de l’Afrique en&nbsp;2019 étaient dus à des catastrophes provoquées par le climat.</p>



<p>La hausse des températures et la modification des régimes de précipitations ont également un impact significatif sur la santé des populations africaines. L’augmentation des températures et des précipitations favorise la transmission de maladies à vecteur comme la dengue, le paludisme et la fièvre jaune. L’Organisation mondiale de la santé estime que, en&nbsp;2017, 93&nbsp;% des décès dus au paludisme dans le monde sont survenus en Afrique.</p>



<h4>Energies renouvelables</h4>



<p>Enfin, l’économie des pays africains est déjà, et sera encore plus à l’avenir, affectée par la crise climatique. Le Centre africain pour la politique en matière de climat estime que pour une augmentation de 1&nbsp;°C à 4&nbsp;°C des températures mondiales par rapport aux niveaux préindustriels, le PIB global du continent diminuerait de 2&nbsp;% à 12&nbsp;% par an. L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Est seraient davantage pénalisées que l’Afrique australe et l’Afrique du Nord.</p>



<p>Le continent africain, qui abrite 17&nbsp;% de la population mondiale, n’est à l’origine que d’environ 3,5&nbsp;% des émissions de CO<sub>2</sub>. Même si l’Afrique ne contribue que très peu à la crise climatique, le rapport plaide pour le développement des énergies renouvelables, pour réduire la pauvreté et diminuer les risques liés au climat.</p>



<p><em>«&nbsp;Les pays africains ne peuvent plus justifier la nécessité absolue de recourir aux énergies fossiles pour assurer leur développement,&nbsp;</em>juge Omar Baddour.&nbsp;<em>Le recours aux renouvelables pourrait multiplier la productivité par trois ou quatre dans certains secteurs, comme dans l’agriculture.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>COP25 : maigre bilan pour les pays africains, la jeunesse en quête de soutien</title>
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				<pubDate>Mon, 16 Dec 2019 22:08:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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		<category><![CDATA[COP 25]]></category>

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				<description><![CDATA[À l’issue de deux semaines de discussions et deux jours supplémentaires de négociations, la COP25 s’est refermée dimanche sur un accord minimal, douchant les espoirs des pays en développement, notamment des pays africains de plus en plus touchés par les conséquences de la crise climatique. Au lendemain de la clôture de la conférence climat de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/cop25-2.gif" alt="" class="wp-image-12352"/></figure>



<p><strong>À l’issue de deux semaines de discussions et deux jours supplémentaires de négociations, la COP25 s’est refermée dimanche sur un accord minimal, douchant les espoirs des pays en développement, notamment des pays africains de plus en plus touchés par les conséquences de la crise climatique.</strong></p>



<p>Au lendemain de la clôture de la conférence climat de l’ONU, la&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/cop25/" rel="noreferrer noopener">COP25</a>&nbsp;a laissé un goût amer aux pays en voie de développement, au premier rang desquels se trouvent nombre de pays africains.</p>



<p>Pour cette nouvelle COP, qui vient de clore une année marquée par des catastrophes climatiques, des manifestations sans précédent pour le climat et des rapports scientifiques toujours plus inquiétants, les pays en développement espéraient&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20191202-cop25-quels-sont-les-trois-principaux-enjeux" rel="noreferrer noopener">des avancées sur les sujets les concernant</a>. En particulier la question des pertes et préjudices, c&rsquo;est à dire l’assistance aux pays en développement pour s’adapter aux incidences du dérèglement climatique</p>



<p>Mais après deux semaines de négociations, aucun des grands pays émetteurs n’a pris de décision significative, ni revu ses ambitions à la hausse.</p>



<p>« L’Afrique subit durement les effets des dérèglements climatiques », a tweeté le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, après s’être vu confier la présidence des négociateurs africains sur le climat. « Nous redoublerons d’efforts pour que l’Accord de Paris soit respecté. J’y veillerai ».</p>



<p><strong>« Il s&rsquo;agit réellement d&rsquo;une urgence »</strong></p>



<p>Directeur exécutif de l’<a target="_blank" href="http://ojedd.wordpress.com/" rel="noreferrer noopener">Organisation des Jeunes engagés pour le développement durable</a>&nbsp;(OJEDD) au Togo, et coordinateur Afrique du groupe de réflexion&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.weareclimates.org/" rel="noreferrer noopener">CliMates</a>, Kévin Ossah se dit déçu, bien qu’il admette ne pas en avoir attendu davantage. « L&rsquo;ensemble des pays attendaient des décisions urgentes et concrètes pour l&rsquo;action climatique des pays riches, mais le problème c&rsquo;est qu’il n&rsquo;y pas eu de position commune par rapport à la question relative aux pertes et dommages&nbsp;; ni par rapport aux 100 milliards de dollars annoncés depuis Copenhague [le fonds vert pour le climat, NDLR] ; pas de mesures concrètes par rapport à l&rsquo;article 6 sur la compensation du carbone », énumère-t-il.</p>



<p>Le dossier de l’augmentation de la taxe carbone, actuellement fixée à 2% et prélevée aux plus gros pollueurs pour financer un « fonds d’adaptation » permettant aux pays les plus vulnérables de lutter contre les changements climatiques, a en effet été repoussé à la prochaine COP. L’objectif du fonds vert à destination des pays les moins armés pour faire face aux conséquences de la crise climatique (sécheresses, inondations), quant à lui, peine à être atteint.</p>



<p>« La réalité des changements climatiques est toute autre en Afrique, et il s&rsquo;agit réellement d&rsquo;une urgence », rappelle Kevin Ossah. Une urgence à laquelle il a souhaité répondre, en 2017, en créant l’OJEDD afin de « résoudre les problèmes au niveau africain, par une approche adaptée aux réalités africaines ». L&rsquo;association compte aujourd&rsquo;hui des représentants dans une dizaine de pays, notamment au Niger, au Sénégal, au Burkina Faso, en Côte d&rsquo;Ivoire et au Cameroun.</p>



<p><strong>Jeunesse engagée en quête de soutien</strong></p>



<p>L’Afrique, qui compte 17 % de la population mondiale, ne représente que 4 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) mondiales. Pourtant, les choix des pays africains en matière d’énergie détermineront, demain, la manière dont la crise climatique pourra être limitée. Mais la voie empruntée par l’Afrique dans le développement de ses énergies ne dépend-elle pas de l’aide que celle-ci recevra d’autres régions&nbsp;?</p>



<p>En Afrique subsaharienne, près des deux tiers de la population&nbsp;<a target="_blank" href="http://donnees.banquemondiale.org/indicateur/EG.ELC.ACCS.ZS?locations=ZG" rel="noreferrer noopener">vivent sans électricité</a>. Dans un tweet publié durant la COP25, Kevin Ossah notait le caractère « inconcevable » de voir plusieurs régions togolaises manquer encore d’électricité dans un pays bénéficiant du « taux le plus élevé d’ensoleillement ».</p>



<p><br>« Dans ce message, tout est dit », explique celui qui travaille également dans le secteur de l&rsquo;énergie solaire. « Le problème, les moyens dont nous disposons, et la solution. Il nous faut juste une politique orientée vers l&rsquo;action concrète ».</p>



<p>Faute de partenaires, l’OJEDD n’a pas eu « la chance » d’envoyer de représentants à Madrid. Mais preuve de l’engagement croissant des jeunes pour le climat, de nombreux représentants de la société civile africaine partageaient, directement depuis la capitale espagnole, les instances et le déroulement des activités, se félicite Kevin Ossah, ajoutant qu’une plateforme de discussions avait même été créée pour partager messages, photos et vidéos de l’événement.</p>



<p>Plus que la voix des États, le directeur de l’association dit vouloir « porter la voix des jeunes Africains ». Des jeunes qui, à travers des marches et actions de sensibilisation, entendent influencer les prises de décisions. Des jeunes qui se mobilisent sur le terrain pour un programme d’éducation à l’environnement et au développement durable. Des jeunes qui, à terme, entendent développer des solutions innovantes adaptées aux réalités africaines, et pouvant être dupliquées dans d’autres pays en développement.</p>



<p>« Les jeunes sont d&rsquo;autant plus engagés pour réfléchir à trouver des solutions et travailler sur des projets concrets et adaptés à nos réalités », affirme Kevin Ossah. « Il faut donc que les États et l&rsquo;aide internationale au développement s&rsquo;insèrent dans cette vision et dynamique d&rsquo;accompagner et soutenir les jeunes porteurs d&rsquo;initiatives de changement ».</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>COP25 : l’Afrique face au dilemme climatique</title>
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				<pubDate>Tue, 10 Dec 2019 09:33:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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<p><strong>Si les Etats africains ne s’orientent pas vers les énergies propres, ils risquent de suivre la trajectoire fondée sur des énergies polluantes empruntée par la Chine et l’Inde.</strong></p>



<p>L’Afrique est à la croisée des chemins&nbsp;: les choix énergétiques faits aujourd’hui pour sa croissance économique détermineront non seulement son développement futur mais aussi si le réchauffement climatique pourra être limité, ont averti diplomates et experts participant à la COP25 à Madrid. Deux tiers de la population du continent africain vivent aujourd’hui sans électricité. Si ses Etats ne s’orientent pas vers les énergies propres, ils risquent de suivre la trajectoire fondée sur des énergies polluantes empruntée par la Chine et l’Inde, responsable de deux millions de morts prématurées par an dans ces deux pays.</p>



<p>Une croissance tirée par le pétrole, le gaz et spécialement le charbon pourrait aussi conduire la planète en dehors des clous fixés par l’accord de Paris, soit l’objectif d’un réchauffement climatique maintenu bien en dessous de 2 °C, voire à 1,5°C. La température moyenne mondiale a déjà augmenté de 1 °C par rapport à la période pré-industrielle.</p>



<p>L’Afrique accueille 17&nbsp;% de la population mondiale, mais ne représente que 4&nbsp;% des émissions de gaz à effet de serre mondiales. Sans l’Afrique du Sud et le Maghreb, zone riche en hydrocarbures, ce pourcentage tombe à 1&nbsp;%.&nbsp;<em>«&nbsp;Les Africains ne sont pas responsables du début de l’histoire dans la crise climatique, mais ils vont avoir un grand impact sur la manière dont elle va se terminer&nbsp;»</em>, dit à l’AFP Mohamed Adow, dirigeant du groupe de réflexion Power Shift Africa et vétéran des négociations climatiques à l’ONU.&nbsp;<em>«&nbsp;Le continent est sur le point de basculer vers une voie de développement qui peut soit être propre, soit fondée sur les énergies fossiles&nbsp;»</em>, souligne-t-il.</p>



<h4>«&nbsp;L’Afrique a un rôle à jouer&nbsp;»</h4>



<p>L’Afrique pourrait abriter au moins la moitié de la croissance de la population mondiale au cours des trente prochaines années, avec un doublement des habitants en zone subsaharienne, selon l’ONU. Pour Tosi Mpanu Mpanu, négociateur pour la République démocratique du Congo, la direction que va prendre l’Afrique dépendra énormément de l’aide que le continent recevra d’autres régions et des institutions internationales. <em>« Si nous devons vivre dans un monde où le réchauffement est contenu à 1,5°C, l’Afrique a un rôle à jouer</em>, précise-t-il. <em>Mais nous avons besoin de ressources financières, de transferts de technologies, de moyens pour leurs mises en œuvre, ce ne sont pas des demandes extravagantes. »</em></p>



<p>Pour l’Egyptien Mohamed Nasr, diplomate au ministère égyptien des affaires étrangères et actuel président d’un bloc de cinquante-quatre nations africaines dans les négociations climatiques, l’Afrique est face à un dilemme.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous voulons agir contre le changement climatique. Mais la pauvreté est très élevée, il y a des besoins dans l’éducation, la santé. La plupart des pays africains sont très endettés&nbsp;»</em>, explique-t-il.</p>



<p>L’Egypte offre un bon exemple de ces tiraillements. Le pays achève de construire le plus grand parc solaire au monde, avec des financements de la Banque mondiale. Mais sa capacité de 2&nbsp;000 mégawatts n’est rien à côté de la centrale à charbon dans la zone de Hamrawein, en construction avec des financements chinois.</p>



<h4>«&nbsp;Rester sur une voie “propre”&nbsp;»</h4>



<p><em>«&nbsp;La Chine finance des projets fondés sur le charbon représentant 30 gigawatts en Afrique</em>, indique à l’AFP Christine Shearer, du Global Energy Monitor.&nbsp;<em>Nombre de ces projets entreront en service dans cinq ou dix ans, enfermant les pays dans le charbon précisément au moment où les prix des énergies solaire et éolienne devraient tomber bien en dessous de ceux du charbon.&nbsp;»</em></p>



<p>Aujourd’hui, seule l’Afrique du Sud a une industrie du charbon développée, avec les problèmes de santé afférents.&nbsp;<em>«&nbsp;Dans le même temps, des projets et des secteurs autour de l’énergie propre émergent en Ethiopie, au Kenya, au Maroc et en Algérie&nbsp;»</em>, note Lauri Myllyvirta, analyste au Centre for Research on Energy and Clean Air. Il faudra attendre plusieurs années pour savoir qui l’emportera dans cette lutte acharnée entre énergies propres et fossiles.</p>



<p>Pour que les énergies propres l’emportent, il faut reconnaître le besoin d’éviter d’émettre des gaz à effet de serre, pas seulement de les réduire, explique Mohamed Adow.&nbsp;<em>«&nbsp;L’ONU doit inciter l’Afrique à rester sur une voie&nbsp;</em>“<em>propre</em>”, indique-t-il à l’AFP.&nbsp;<em>Mais pour y arriver, il faut de l’argent et les technologies pour passer à l’étape d’après les énergies fossiles.&nbsp;»</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Fonds vert pour le climat : enfin plus utile à l&#8217;Afrique !</title>
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				<pubDate>Thu, 28 Nov 2019 16:05:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<h4>Grâce à l&rsquo;accréditation de la Banque africaine de développement, les pays africains voient s&rsquo;accroître les chances de financement de leurs programmes climatiques.</h4>



<p>Le Fonds vert pour le climat (FVC) jouait son avenir à&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/paris">Paris</a>. Le&nbsp;24&nbsp;et 25&nbsp;octobre, les pays donateurs, signataires de l&rsquo;accord de Paris, se sont réunis pour reconstituer les ressources du fonds. Les annonces ont été à la hauteur avec 9,8&nbsp;milliards de dollars pour la période&nbsp;2020-2023, soit très proche de la première capitalisation de 10,3&nbsp;milliards de dollars qui couvrait pour la période&nbsp;2015-2018. À la veille de la COP25 prévue à Madrid à partir du 2&nbsp;décembre, le Fonds vert pour le climat (FVC) devait en effet lever un minimum de financements pour garder une certaine crédibilité.<br></p>



<p>Créé en 2009, mais lancé effectivement avec une levée de fonds en&nbsp;2015&nbsp;lors de la COP21, à Paris, le FVC a pour objectif de financer des projets dans les pays en développement afin de lutter contre les effets du changement climatique et de les accompagner dans leur transition vers un modèle de croissance durable. Le fonds, dont le siège est en Corée, a déjà soutenu plus d&rsquo;une dizaine de programmes dans près de&nbsp;100&nbsp;pays pour une enveloppe de globale de 5&nbsp;milliards de dollars. Et chaque milliard investi dans le fonds génère près de 3&nbsp;milliards de financement supplémentaire.</p>



<p>«&nbsp;Nous sommes honorés de la confiance de la communauté mondiale dans la capacité du fonds d&rsquo;aider les pays et les communautés à relever et à réaliser leurs ambitions climatiques&nbsp;», a déclaré Yannick Glemarec, directeur exécutif du Fonds vert pour le climat. «&nbsp;Les années à venir sont cruciales pour permettre à nos partenaires d&rsquo;innover, d&rsquo;accélérer et d&rsquo;accroître les investissements liés au climat qui correspondent au rythme et à l&rsquo;urgence de la crise climatique&nbsp;», a-t-il ajouté.</p>



<h4>Le tournant Trump</h4>



<p>Lors de la première capitalisation du fonds, les&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/etats-unis">États-Unis</a>&nbsp;avaient promis 3&nbsp;milliards de dollars. Après le premier versement de 1&nbsp;milliard, et l&rsquo;arrivée de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/donald-trump">Donald Trump</a>&nbsp;à la tête du pays en 2017, l&rsquo;administration américaine avait annulé tout versement supplémentaire.</p>



<p>En se réunissant à Paris, les&nbsp;27&nbsp;pays donateurs ont dû se montrer plus généreux afin de compenser le retrait américain. Ce qui avait amené le ministre des Finances&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/bruno-le-maire">Bruno Le Maire</a>&nbsp;à qualifier cette reconstitution du fonds vert «&nbsp;d&rsquo;ambitieuse, malgré le retrait des États-Unis de l&rsquo;accord de Paris&nbsp;». Treize pays ont doublé leur contribution initiale, parmi eux la France, le Royaume-Uni, l&rsquo;Allemagne, le Canada ou encore la Norvège. Déjà, lors du sommet du G7 à Biarritz en août, la France avait annoncé qu&rsquo;elle doublerait sa contribution à 1,5&nbsp;milliard d&rsquo;euros.</p>



<p>«&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/migrants-ce-que-le-rechauffement-climatique-peut-infliger-a-l-afrique-20-03-2018-2204214_3826.php">La mobilisation de financements pour développer les énergies renouvelables dans les pays en développement est essentielle pour faire face à la crise climatique</a>, notamment dans l&rsquo;intérêt des plus vulnérables. C&rsquo;est pourquoi la France se félicite de l&rsquo;engagement de la communauté internationale d&rsquo;augmenter ses contributions au Fonds vert pour le climat&nbsp;», a déclaré Brune Poirson, secrétaire d&rsquo;État auprès du ministère de la Transition écologique et solidaire.</p>



<p>Après les promesses, la directrice du Trésor français Odile Renaud-Basso a rappelé lors d&rsquo;un point presse au terme de la réunion des donateurs à Paris que, désormais, «&nbsp;l&rsquo;enjeu est de concrétiser ces engagements rapidement afin que le fonds puisse travailler efficacement&nbsp;».</p>



<h4>Les absents</h4>



<p>Si la reconstitution du fonds a été saluée de manière unanime, certains pointent l&rsquo;absence d&rsquo;engagement de nombre de chefs d&rsquo;État, et pas seulement Donald Trump, comme preuve d&rsquo;un manque de prise au sérieux des enjeux climatiques. «&nbsp;Ce n&rsquo;est qu&rsquo;un succès de façade qui est surtout le fait de quelques-uns et non un plébiscite de son action par les économies émergentes. La Corée du Sud est en effet le seul pays dit en développement à avoir contribué cette fois-ci (contre près d&rsquo;une dizaine la fois précédente), doublant sa participation à 200&nbsp;millions de dollars. Même les pays riches producteurs d&rsquo;énergies fossiles, comme la Russie ou les monarchies du Golfe, n&rsquo;ont pas jugé utile, à ce stade, d&rsquo;y participer&nbsp;», commente David Levaï, chercheur à l&rsquo;Institut du développement durable et des relations internationales dans une chronique du Blog&nbsp;ID4D.</p>



<h4>Et l&rsquo;Afrique&nbsp;?</h4>



<p>Les pays africains, les premiers concernés par le changement climatique, ont jusqu&rsquo;à présent peu bénéficié des financements accordés par le FVC qui se sont concentrés pour l&rsquo;essentiel sur l&rsquo;Asie et l&rsquo;Amérique latine. Les choses changent, notamment grâce à l&rsquo;accréditation de la Banque africaine de développement (BAD) qui a accès aux ressources du FVC depuis mars&nbsp;2016. Depuis, la BAD concentre ses efforts sur le financement en faveur du climat en aidant ses pays membres à préparer les dossiers de financements à soumettre au FVC. Il est reconnu que les dossiers sont particulièrement complexes à monter et que le processus d&rsquo;examen est plutôt long. La BAD s&rsquo;est aussi engagée à tripler ses financements climatiques actuels, pour les porter à 5&nbsp;milliards de dollars par an d&rsquo;ici à 2020. Par exemple, le 21&nbsp;novembre, la BAD et le Fonds vert pour le climat ont annoncé un appui de 154&nbsp;millions de dollars consacré à un plan de déploiement de 100&nbsp;MW d&rsquo;énergie verte en Zambie, principalement des petits projets solaires. Le pays fait face à une grave sécheresse qui affecte la production électrique nationale, issue à plus de 90&nbsp;% de l&rsquo;hydroélectricité.</p>



<h4>Les projets financés</h4>



<p>Le 14&nbsp;novembre, le FVC, profitant de la reconstitution de ses ressources, avait annoncé l&rsquo;octroi d&rsquo;une enveloppe de 407&nbsp;millions de dollars pour un ensemble de&nbsp;13&nbsp;projets et de programmes, dont deux concernant directement des pays africains. Le programme du Bleu Action Fund dans l&rsquo;ouest de l&rsquo;océan Indien (Madagascar, Mozambique,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;du Sud et Tanzanie), avec la banque de développement allemande (KfW) recevra 33,3&nbsp;millions. Il s&rsquo;agit d&rsquo;enrayer la perte de la biodiversité marine et à promouvoir le développement des communautés côtières. Au Mozambique, un programme de sécurité alimentaire résiliente au changement climatique grâce à la gestion intégrée des risques, avec le PAM, destiné aux petits exploitants, a reçu un appui de 9,3&nbsp;millions.</p>



<p>L&rsquo;an prochain, «&nbsp;l&rsquo;ensemble des pays doivent revoir à la hausse leurs plans de réduction d&rsquo;émission à dix ans (CDN). N&rsquo;oublions pas que sur près de&nbsp;200&nbsp;pays,&nbsp;136&nbsp;ont conditionné une partie de leurs efforts à l&rsquo;obtention d&rsquo;un soutien financier. Comment, dans ce contexte, leur en demander davantage s&rsquo;il semble que les financements ne suivront pas&nbsp;», s&rsquo;interroge le chercheur David Levaï.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Climat : avant la COP25, l’Afrique fait bloc autour du Maroc pour défendre son agriculture</title>
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				<pubDate>Thu, 07 Nov 2019 16:46:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-10984" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25-1024x683.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25-768x512.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/COP25.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Créée en 2016, la fondation AAA, coalition de 35 pays africains, s’est réunie à Ben Guérir pour bâtir un développement agricole « climato-intelligent ».</strong></p>



<p>A quelques semaines de la réunion internationale sur le climat (COP25) en Espagne, l’Afrique serre les rangs au sein d’une coalition pilotée par le Maroc, pour demander plus de fonds de transition dédiés à une agriculture&nbsp;<em>«&nbsp;climato-intelligente&nbsp;»</em>.</p>



<p>Alors que l’insécurité alimentaire du continent est aggravée par le changement climatique, trois pays, la Somalie, le Tchad et la Tunisie, ont rejoint, mardi 5 novembre, la coalition de 35 pays africains (sur 54), baptisée fondation AAA (pour Adaptation de l’agriculture africaine) lancée par le Maroc en 2016 pour porter les intérêts de l’Afrique et de son agriculture dans les négociations sur le climat.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous voulons surtout faire un pont entre la communauté climat et la communauté agriculture&nbsp;»</em>, a expliqué à l’AFP Abir Lemseffer, directrice de la fondation AAA. Lundi et mardi, elle a piloté des rencontres entre ministres africains, scientifiques et bailleurs de fonds internationaux à l’université Mohammed-VI de Ben Guerir, dans le centre du Maroc.</p>



<h4>«&nbsp;Arme de paix&nbsp;»</h4>



<p>Alors que la COP25, initialement prévue au Chili, doit se tenir du 2 au 13&nbsp;décembre à Madrid, la réunion AAA devrait avoir lieu&nbsp;<em>«&nbsp;chaque année avant les COP&nbsp;»</em>&nbsp;a précisé M<sup>me</sup>&nbsp;Lemseffer.</p>



<p>La Banque mondiale y a rendu public son engagement à hauteur de 2&nbsp;milliards de dollars (1,8&nbsp;milliard d’euros) pour financer des projets&nbsp;<em>«&nbsp;climato-intelligents&nbsp;»</em>&nbsp;dans 11 pays d’Afrique, en saluant le travail déjà effectué sur le sujet, notamment par l’Agence française de développement (AFD).</p>



<p>La Banque africaine de développement (BAD), qui vient de procéder à une augmentation de capital géante de 115 milliards de dollars, la plus importante de son histoire, compte s’en servir pour <em>« soutenir une transformation durable de l’agriculture africaine »</em>, a indiqué sa représentante.</p>



<p>Pour aider à la transition, le Fonds vert pour le climat lancé en décembre&nbsp;2010, a prévu 2&nbsp;millions de dollars par pays, souligne Abir Lemseffer&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Mais à ce jour, seuls six pays africains ont pu décaisser cet argent, car beaucoup n’ont pas les capacités de monter les dossiers, alors qu’ils sont parmi les premières victimes du réchauffement. La fondation AAA travaille pour permettre à l’Afrique d’y accéder.&nbsp;»</em></p>



<p>Il y a urgence&nbsp;: alors que plus de 200&nbsp;millions de personnes sont mal nourries sur le continent, les rendements des récoltes agricoles pourraient baisser de 20&nbsp;% d’ici à 2050, avec un réchauffement de 2&nbsp;°C. Le tout alors que la population continue d’augmenter.</p>



<p>Pour traiter du sujet capital de la dégradation des sols, le Maroc s’appuie notamment sur l’expertise du groupe OCP, principal producteur de phosphates du continent, utilisés dans les engrais agricoles.</p>



<p>Au Sahel, secoué par des conflits intercommunautaires, le financement de l’agriculture peut jouer un rôle&nbsp;<em>«&nbsp;d’arme de paix&nbsp;»</em>, ont estimé les participants. A condition de trouver des moyens souples pour financer des projets d’irrigation, l’achat de semences ou d’intrants de qualité, ou encore l’accès au crédit des petits exploitants.</p>



<p><em>«&nbsp;Avec la sécheresse de plus en plus sévère, le bétail de la région nord-est du pays envahit mon pays,&nbsp;</em>a plaidé le ministre de l’agriculture de Centrafrique.&nbsp;<em>Les petits agriculteurs sont exclus de leur parcelle et ne peuvent plus cultiver, il serait très important que la fondation AAA puisse aussi inclure les aspects d’une transhumance pacifique et intelligente dans ses réflexions.&nbsp;»</em></p>



<h4>«&nbsp;Pas de solution duplicable&nbsp;»</h4>



<p>Derrière la demande de gestion des conflits pastoraux entre éleveurs et agriculteurs pour l’accès à des ressources naturelles raréfiées, se trouve l’espoir de ralentir les migrations qui alimentent les grands flux vers l’Europe.</p>



<p>Pour Patrick Caron, chercheur au Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad), et ancien membre du comité de la sécurité alimentaire mondiale de l’ONU, <em>« il n’y a pas de solution locale duplicable à l’infini pour résoudre tous les problèmes en même temps »</em> en Afrique. <em>« L’Afrique a à la fois besoin d’innovations locales pour permettre par exemple une meilleure assimilation de l’eau de pluie par les sols dégradés, de transformations structurelles (statut foncier, politique agricole, etc.) et de projets territoriaux imbriqués »,</em> a-t-il expliqué à l’AFP.</p>



<p>Plusieurs accords ont été signés, notamment avec l’Agence des Nations unies pour l’agriculture et l’alimentation (FAO), et avec l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), fondation lancée par l’ancien secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan, et soutenue par la fondation Bill et Melinda Gates.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Afrique : le changement climatique frappe de plus en plus fort</title>
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				<pubDate>Mon, 04 Nov 2019 19:28:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>

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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique.jpg" alt="" class="wp-image-10878" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique.jpg 800w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/changement-climatique-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<h4>C&rsquo;est sous la forme de pluies diluviennes concentrées sur de courtes périodes que les pays africains paient son tribut. Dernier exemple en date&nbsp;: la Centrafrique.</h4>



<p>Inlassablement, la pluie a continué de tomber. À Bangui, dans un camp de fortune installé dans un quartier de la ville filmé par&nbsp;<a href="https://www.voaafrique.com/a/la-centrafrique-victime-des-inondations/5144461.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le média américain VOA Afrique</a>, des centaines de familles patientent sous les arbres. Quelques affaires, que chacun a tenté de rassembler, traînent à même le sol. Il y a quelques jours, le fleuve Oubangui est sorti de son lit, en partie à cause des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la capitale, et plus largement sur d&rsquo;autres régions de Centrafrique. Au total, 28&nbsp;000&nbsp;personnes se sont retrouvées sans abri à travers tout le pays, déclenchant l&rsquo;état de catastrophe naturelle. Malgré la situation dramatique en Centrafrique, les autres pays de la région ont pourtant les armes pour lutter contre les inondations, selon Raoul&nbsp;Monsembula. Située «&nbsp;en pleine forêt tropicale humide, l&rsquo;Afrique centrale a de quoi résister naturellement aux inondations dues aux précipitations&nbsp;», explique le coordinateur pour l&rsquo;Afrique centrale chez Greenpeace. En Afrique de l&rsquo;Est, en revanche, «&nbsp;où la plupart des pays sont semi-désertiques&nbsp;», la situation est encore plus préoccupante. Rien qu&rsquo;au Soudan du Sud, où l&rsquo;eau a submergé des villages entiers, près d&rsquo;un million de personnes sont touchées.</p>



<h4>Un bilan catastrophique<br></h4>



<p>D&rsquo;après Médecins sans frontières (MSF), l&rsquo;hôpital de Pibor, dans l&rsquo;Est, est complètement inondé, forçant le personnel médical à utiliser des barques pour se déplacer. En Éthiopie et en Tanzanie, où l&rsquo;on compte respectivement 22 et 45 morts, la crue des eaux a décimé les troupeaux et détruit les récoltes dans de grandes parties d&rsquo;une région qui ne s&rsquo;était pas encore relevée d&rsquo;une sévère sécheresse. Certains endroits de nord du Kenya, où au moins 29 personnes ont été tuées à cause des coulées de boue, ont reçu en quelques semaines l&rsquo;équivalent d&rsquo;une année de précipitations, a fait savoir le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l&rsquo;ONU (Ocha).</p>



<h4>La sécheresse en Afrique australe, des inondations ailleurs<br></h4>



<p>Alors que l&rsquo;Afrique australe subit une des sécheresses les plus rudes de ces trente dernières années, le reste du continent, lui, se noie. En cause&nbsp;? Un phénomène climatique centré sur l&rsquo;océan Indien, d&rsquo;une puissance jamais observée depuis des années. Son nom&nbsp;: le dipôle positif, créé par la différence de température à la surface de la mer entre les zones est et ouest de l&rsquo;océan Indien. Actuellement, les eaux bordant l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Est sont plus chaudes que la normale à cette période de l&rsquo;année. Résultat, une évaporation accrue se forme. Et l&rsquo;air humide qui circule vers le continent se transforme en pluie.</p>



<p>Un phénomène pas si rare en Afrique, où le dernier dipôle positif important a eu lieu en 2006. Plus de 300&nbsp;personnes avaient alors trouvé la mort dans la région à cause d&rsquo;inondations d&rsquo;une ampleur inhabituelle. Mais cette fois, les scientifiques disent ne pas avoir observé un dipôle d&rsquo;une telle intensité depuis des années, voire peut-être des décennies. Les eaux situées près des côtes est-africaines sont en ce moment de presque deux degrés plus chaudes que celles de la partie est de l&rsquo;océan Indien, près de l&rsquo;Australie, soit une différence bien supérieure à l&rsquo;écart habituel.</p>



<h4>L&rsquo;urbanisation, un facteur aggravant</h4>



<p>Si le changement climatique est à l&rsquo;origine de cette crise, l&rsquo;organisation des villes africaines a aussi sa part de responsabilité. À Bafoussam, dans l&rsquo;ouest du Cameroun, deux jours de précipitations torrentielles d&rsquo;une intensité exceptionnelle, même en pleine saison des pluies, ont provoqué un glissement de terrain. Bilan, au moins 43&nbsp;morts, dont 26&nbsp;enfants. Pour l&rsquo;opposant camerounais Maurice&nbsp;Kamto, «&nbsp;ce drame, comme d&rsquo;autres similaires, est essentiellement le fruit d&rsquo;une urbanisation anarchique de nos villes due à la démission, depuis trente-sept ans au moins, des personnes tenant sans partage, voire illégitimement, les pouvoirs publics étatiques et municipaux&nbsp;», a-t-il fait savoir dans un communiqué. Chez le voisin congolais, trois personnes sont mortes au début du mois, là aussi après de fortes pluies qui se sont abattues dans la nuit à Kinshasa. L&rsquo;une des victimes est l&rsquo;enfant d&rsquo;un militaire, décédé à la suite de «&nbsp;l&rsquo;écroulement du mur de la résidence d&rsquo;un officier&nbsp;», a indiqué la police nationale congolaise sur son compte Twitter. Celle-ci a également évoqué «&nbsp;deux morts et un blessé&nbsp;» à la suite de «&nbsp;l&rsquo;écroulement d&rsquo;un mur&nbsp;» à Kalamu, commune populaire située à l&rsquo;ouest de la capitale, traversée par une rivière connue pour ses débordements.</p>



<p>À côté, en RD Congo, c&rsquo;est une actualité tristement banale. En janvier&nbsp;2018, 48&nbsp;personnes avaient été victimes d&rsquo;inondations, d&rsquo;éboulements de terrain et d&rsquo;effondrements de maison pendant la saison des pluies. Il faut dire que, dans plusieurs quartiers de la capitale, des habitations, voire des immeubles entiers, sont construites anarchiquement sur des zones interdites. «&nbsp;L&rsquo;urbanisation désordonnée en Afrique est l&rsquo;une des causes des inondations, confirme Raoul&nbsp;Monsembula. Mais l&rsquo;utilisation des sachets en plastique qui réduit la porosité du sol est également un facteur non négligeable, tout comme le manque de curage et l&rsquo;insuffisance de caniveaux. Dans les grandes villes africaines, le rejet des ordures dans les rivières n&rsquo;aide pas non plus à l&rsquo;évacuation des eaux&nbsp;», déplore-t-il.</p>



<h4>Au-delà, la menace d&rsquo;une catastrophe sanitaire</h4>



<p>Ces épisodes forcent, à chaque fois, des centaines de milliers de personnes à se déplacer. Sans protection, livrées à elles-mêmes dans des endroits où respecter les règles de l&rsquo;hygiène devient impossible. Cette accumulation de facteurs est souvent propice au développement des épidémies, comme l&rsquo;explique le spécialiste de Greenpeace. «&nbsp;Lors d&rsquo;épisodes de grandes inondations, il y a toujours un risque de développement à grande échelle des maladies comme le choléra, prévient-il. Mais il faudra aussi être vigilant sur les risques de malnutrition et de crise alimentaire, engendrées par l&rsquo;inondation des cultures&nbsp;». Un scénario plausible. Car «&nbsp;le mois de décembre est un mois de haute pluviosité&nbsp;».</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Sommet africain sur le climat : « La conscience écologique n’est pas qu’une affaire de pays riches »</title>
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				<pubDate>Thu, 17 Oct 2019 18:11:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Climat]]></category>
		<category><![CDATA[Changement climatique]]></category>

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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/climat-sommet-1024x576.jpeg" alt="" class="wp-image-10408" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/climat-sommet.jpeg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/climat-sommet-300x169.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/climat-sommet-768x432.jpeg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>sommet africain du climat</figcaption></figure>



<p><strong>Le sommet africain sur le climat s’est ouvert mercredi à Accra, au Ghana. L&rsquo;occasion de faire le point sur l’implication du continent dans la lutte contre le changement climatique et de mettre à mal quelques clichés.</strong></p>



<p>À chaque conférence sur le&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/climat/" rel="noreferrer noopener">climat</a>, la même question revient inévitablement&nbsp;: les pays riches peuvent-ils imposer aux pays pauvres des mesures contre le&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/r%C3%A9chauffement-climatique/" rel="noreferrer noopener">réchauffement climatique</a>&nbsp;? Le sujet est d’autant plus délicat que les mauvais élèves sont nombreux parmi les grandes puissances. Au-delà du débat sur le montant des aides pour une politique globale efficace, certains États en voie de developpement émettent des réserves face à des mesures qui pourraient ralentir leur croissance économique. Y a-t-il pour autant un vrai clivage entre pays riches et pauvres sur la question écologique&nbsp;? La conscience écolo est-elle une affaire de riches&nbsp;?</p>



<p>La question se pose alors que s&rsquo;ouvre au&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/tag/ghana/" rel="noreferrer noopener">Ghana</a>&nbsp;le&nbsp;<a target="_blank" href="https://www.france24.com/fr/20191015-sommet-africain-climat-chance-tchad-lac-hindou-oumarou-afpat-peules" rel="noreferrer noopener">sommet africain sur le climat</a>&nbsp;rassemblant quelque 2&nbsp;000&nbsp;acteurs non gouvernementaux venus présenter leurs actions contre le réchauffement climatique. France&nbsp;24 fait le point avec Damien Navizet, responsable climat à l’Agence française de développement&nbsp;(AFD), partenaire de la conférence, qui finance des projets de développement durable dans plus de 100&nbsp;pays à travers le monde.</p>



<p><strong>France&nbsp;24&nbsp;: On considère souvent les pays émergents comme étant en retard sur la prise de conscience écologique. Qu’en est-t-il des États africains où vous travaillez</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p><strong>Damien Navizet&nbsp;:</strong>&nbsp;Cette idée vient des conférences internationales sur le climat où certains gouvernements avancent, parfois à juste titre, qu’ils n’ont pas causé le problème mais doivent participer à sa résolution. La réalité, c’est que, comme partout ou presque, les pays africains se préoccupent du réchauffement climatique mais doivent composer avec des concepts nationaux et sociaux spécifiques.</p>



<p>L’Afrique du Sud par exemple est très dépendante du charbon&nbsp;: plus de 400&nbsp;000&nbsp;ouvriers travaillent dans les mines. Le gouvernement est bien conscient qu’il doit réduire cette industrie mais veut agir de manière rationnelle, pour éviter les troubles sociaux. Le Maroc s’est lancé sur de gros investissements dans les énergies renouvelables pour protéger l’environnement mais aussi exporter de l’électricité.</p>



<p>Le Ghana, comme beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest, subit durement les effets du réchauffement climatique avec notamment le problème d’érosion de la côte, des inondations et des sécheresses. Le gouvernement est prêt à faire de gros efforts alors qu’il n’est pas responsable de cette situation. On ne peut pas dire que la prise de conscience à l’échelle du continent est moindre. Chacun pays agit en fonction de son contexte.</p>



<p><strong>Les populations africaines perçoivent-elles la menace liée au réchauffement climatique différemment&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y a une différence de perception car pour beaucoup de citoyens africains, le réchauffement climatique constitue une menace locale immédiate. Dans les pays développés, on envisage un peu plus facilement les impératifs du long terme.</p>



<p>Encore une fois, on ne peut pas affirmer que les Africains se préoccupent plus ou moins de la question. Ce que l’on sait, c’est qu’ils sont aux premières loges du réchauffement climatique qui menace directement leurs moyens de subsistance, comme les récoltes ou les sources d’eau potable. Les plus démunis vivent dans des bidonvilles au contact des ordures et tombent malade. Tous ne font pas le lien avec la défense de l’environnement mais la conscience existe, comme en attestent les marches pour le climat qui ont eu lieu dans plusieurs pays d’Afrique.</p>



<p><strong>Une autre idée souvent avancée est que l’écologie est un problème de pays riches, autrement dit qu’il faudrait avoir atteint un certain niveau de vie pour se pencher sur les questions d’écologie.</strong></p>



<p>Cette idée est non seulement contestable mais elle est dangereuse. Si les pays émergents pensent qu’ils doivent privilégier la croissance, rattraper les Occidentaux et qu’ils s’occuperont de l’environnement dans un second temps, le monde court à sa perte. Chaque pays doit opérer sa transition au plus vite pour combattre le réchauffement climatique, en fonction de sa situation.</p>



<p>Par ailleurs, si on regarde le classement des pays en termes d’empreinte écologique&nbsp;(méthode de calcul qui mesure la durabilité de la consommation des ressources naturelles), certains pays émergents donnent de meilleurs résultats que les pays développés. Cela peut être dû à une véritable conscience écologique, comme au Costa Rica, pays qui a mis en place un programme de protection des forêts et de la biodiversité très efficace, ou à un contexte plus politique, comme à Cuba, qui n’a pas eu accès à certains produits dangereux pour l’environnement, comme les pesticides, à cause de l’embargo américain.</p>



<p>En tout cas, ces études ne permettent pas d’affirmer que les puissances économiques seraient de meilleurs élèves. La conscience écologique n’est pas qu’une affaire de pays riches. En revanche, le constat global est alarmant. Aujourd’hui, aucun pays au monde n’est à l’équilibre en termes d’empreinte écologique.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Maroc : manifestations à Casablanca et Rabat pour le climat</title>
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				<pubDate>Sat, 28 Sep 2019 09:20:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[Plusieurs centaines de Marocains ont marché vendredi 27 septembre pour interpeller leurs leaders politiques sur l&#8217;urgence climatique. «&#160;Nous avons besoin de solutions&#160;», «&#160;notre planète est en danger&#160;», «&#160;sauvons-là pour pour nos enfants&#160;», ont notamment scandé des centaines de personnes, majoritairement jeunes, rassemblées sur la corniche, boulevard en bord de mer de la métropole économique du...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/maroc-2-1024x625-1024x625.jpg" alt="" class="wp-image-9837" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/maroc-2-1024x625.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/maroc-2-1024x625-300x183.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/maroc-2-1024x625-768x469.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> Des marocains manifestent pour le climat à Casablanca, le 27 septembre. © AFP Fadel Senna </figcaption></figure>



<p><strong>Plusieurs centaines de Marocains ont marché vendredi 27 septembre pour interpeller leurs leaders politiques sur l&rsquo;urgence climatique.</strong></p>



<p>«&nbsp;Nous avons besoin de solutions&nbsp;», «&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/833882/politique/sommet-de-lonu-pour-le-climat-ce-quont-declare-les-chefs-detat-africains/">notre planète est en danger&nbsp;»</a>, «&nbsp;sauvons-là pour pour nos enfants&nbsp;», ont notamment scandé des centaines de personnes, majoritairement jeunes, rassemblées sur la corniche, boulevard en bord de mer de la métropole économique du Maroc, sous un soleil étincelant.</p>



<p>À&nbsp;Rabat, ils étaient aussi plusieurs centaines devant le Parlement, dans le centre-ville de la capitale, prenant part à la «&nbsp;grève pour le climat&nbsp;» organisée sur toute la planète.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL EST IMPORTANT DE S’UNIR POUR EXHORTER LES GOUVERNEMENTS DU MONDE ENTIER À AGIR</p></blockquote>



<p>«&nbsp;Une énergie 100% renouvelable, c’est possible&nbsp;», «&nbsp;notre planète, nos droits&nbsp;»,&nbsp;pouvait-on lire sur les pancartes déployées.</p>



<p>«&nbsp;Il est important de s’unir pour exhorter les gouvernements du monde entier<a href="https://www.jeuneafrique.com/834441/societe/face-au-rechauffement-climatique-la-cnuced-plaide-pour-des-investissements-massifs-en-afrique/">&nbsp;à agir face au réchauffement climatique&nbsp;»</a>, a confié Hamza Oudghiri, 40 ans, membre d’une association environnementale locale.</p>



<h4>Les intempéries devenues «&nbsp;structurelles&nbsp;»</h4>



<p>La protection de l’environnement a été érigée en priorité par l’État marocain, qui adopte volontiers une communication prolixe sur ce thème depuis qu’il a accueilli la COP22 en 2017.</p>



<p>Le royaume est particulièrement sensible aux conséquences du changement climatique. Les inondations constituent désormais «&nbsp;le premier risque en termes de personnes tuées au niveau national&nbsp;», selon un rapport consacré aux risques climatiques publié en 2016 par l’Institut royal des études stratégiques (IRES).</p>



<p>Alors que le changement climatique accentue les phénomènes météorologiques extrêmes partout dans le monde, les intempéries sont devenues «&nbsp;structurelles&nbsp;» au Maroc, selon ce rapport qui préconise différentes mesures de gestion des risques.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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