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	<title>CFA &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>De quoi la « francophobie africaine » est-elle vraiment le nom ?</title>
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				<pubDate>Wed, 07 Apr 2021 11:04:05 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Pour avoir publiquement exprimé son étonnement et son émoi face à la « montée d’un sentiment anti-français en Afrique », le président Emmanuel Macron soulève une interrogation qui mérite que l’on s’y arrête. En décembre 2019,&#160;Emmanuel Macron exprimait publiquement son émoi et son étonnement face à la montée d’un sentiment anti-français en Afrique.&#160;Les raisons de la perplexité...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-6096" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/france-emmanuelmacron-speechelysee-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Emmanuel Macron </figcaption></figure>



<p><strong>Pour avoir publiquement exprimé son étonnement et son émoi face à la « montée d’un sentiment anti-français en Afrique », le président Emmanuel Macron soulève une interrogation qui mérite que l’on s’y arrête.</strong></p>



<p>En décembre 2019,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/866369/politique/emmanuel-macron-veut-clarifier-la-situation-sur-barkhane-et-provoque-la-polemique-au-mali-et-au-burkina/">Emmanuel Macron exprimait publiquement son émoi et son étonnement face à la montée d’un sentiment anti-français en Afrique.</a>&nbsp;Les raisons de la perplexité du président français ? L’ouverture des débats autour de la fin du franc&nbsp;CFA et l’engagement militaire de Paris au Sahel, en dépit du lourd tribut payé par l’Hexagone à cette guerre contre le terrorisme. Si la stupéfaction du numéro un français paraît compréhensible à bien des égards, elle pose néanmoins question et mérite qu’on s’y arrête.</p>



<h4>Déconvenues orchestrées par la France</h4>



<p>Tout se passe comme si Emmanuel Macron, dirigeant politique de la jeune génération, n’avait pas pris la mesure du désenchantement des pays du « pré carré » francophone depuis la dévaluation du franc CFA, en 1994. En effet, présentée et vendue aux opinions africaines comme une réforme visant à soutenir la production et à stimuler les exportations, cette dévaluation s’était matérialisée par une perte drastique de pouvoir d’achat au sein des populations, et avait été vécue comme un abandon de souveraineté des États concernés.</p>



<p>Pour les Africains, ces deux déconvenues étaient orchestrées par la France, retranchée derrière les institutions de Bretton Woods. Au lendemain de l’annonce de ladite dévaluation, des émeutes avaient éclaté au Sénégal et au Gabon contre une mesure qui, aux yeux des manifestants, allait aggraver les conditions de vie déjà précaires des populations les plus démunies.</p>



<h4>Discours contradictoires</h4>



<p>Ce choc monétaire intervenait par ailleurs dans un contexte de mondialisation néo-libérale prônant un modèle universel de production économique et financier. Or ce modèle allait contraindre dirigeants politiques et hommes d’affaires à des adaptations souvent douloureuses.</p>



<p>Aussi, pour prometteuse d’effets positifs à long terme qu’elle fût, la dévaluation du franc CFA allait faire naître des discours contradictoires à l’adresse de la France, oscillant entre désir de rupture et volonté de coopération, attraction et répulsion, puis accusations d’ingérence et de visées néocolonialistes.</p>



<p>Portés principalement par les élites africaines, notamment les commerçants et les chefs d’entreprises, ces discours ont gagné d’autres couches de la société et sont servis à l’envi dès lors qu’il s’agit d’exprimer un mécontentement plus général. On est bien en présence d’une forme de populisme. Seul manque un visage pour l’incarner, comme le fit avec talent en France, dans les années 1970, un certain Gérard Nicoud, leader de la «&nbsp;révolte des boutiquiers et travailleurs indépendants&nbsp;», en s’opposant aux taxes et en obtenant l’extension de la Sécurité sociale aux petits commerçants.</p>



<h4>Revendication populiste radicale</h4>



<p>En Afrique francophone,<a href="https://www.jeuneafrique.com/1092996/politique/en-afrique-un-sentiment-anti-francais-bien-ancre/">&nbsp;le sentiment anti-français</a>&nbsp;s’est donc nourri au fil des années des promesses non tenues de la dévaluation de­&nbsp;1994 qui, en fin de compte, a coûté très cher aux petits revenus. Dans le même temps, elle a favorisé l’émergence d’une classe d’entrepreneurs plus jeunes et résolus à investir les secteurs économiques encore aux mains de sociétés à capitaux étrangers.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UNE FERME VOLONTÉ DE RUPTURE AVEC L’ANCIEN SYSTÈME DE MAINMISE FRANÇAISE SUR LES SECTEURS CLÉS DES ÉCONOMIES AFRICAINES</p></blockquote>



<p>Le discours actuel a pris une tonalité différente de celui des années&nbsp;1990. Il est l’expression d’une frustration, d’une revendication populiste plus radicale, au nom d’un certain patriotisme économique. Et le président Emmanuel Macron a raison de s’en inquiéter. Il ne s’agit point de «&nbsp;jeter les Français à la mer&nbsp;», mais d’aller à la conquête de secteurs économiques encore aux mains d’entreprises françaises.</p>



<p>Si la forme du discours reste populiste, la revendication, elle, est révélatrice d’une ferme volonté de rupture avec l’ancien système de mainmise française sur les secteurs clés des économies africaines.</p>



<h4>Effet de miroir</h4>



<p>En cela, ce discours s’adresse autant aux dirigeants français qu’aux leaders africains. C’est pourquoi il faut distinguer le sentiment anti-français « d’atmosphère » du véritable rejet de la France. Car, malgré des slogans ravageurs tels que « La France dégage » ou  « Auchan dehors », la revendication essentielle des opinions africaines est de soustraire la relation Afrique-France à la dure loi du profit, Paris étant soupçonnée de s’effacer devant les intérêts des sociétés et groupes privés français.</p>



<p>Pour ne rien arranger, l’intense lumière médiatique projetée sur les leaders et idéologues de l’extrême droite française anti-immigration concourt, par effet de miroir, à l’exacerbation de ce sentiment ambiant en Afrique. Le passionnel prend alors le pas sur le rationnel et l’on court le risque de voir émerger, des deux côtés, des figures politiques prônant la rupture plutôt que la nécessaire invention d’un nouveau modèle de la relation.</p>



<p>La France et l’Afrique doivent mettre leur génie respectif au service d’une nouvelle forme de coopération, construite au sein d’une gouvernance mondiale. C’est ce que les générations montantes des deux continents attendent de leurs dirigeants actuels. Si ce chantier n’est pas ouvert, les populismes des deux côtés de l’Atlantique vaincront.</p>



<p><strong>Source:Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Franc CFA : au Sénat français, des interrogations sur la fin des « irritants »</title>
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				<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 18:52:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Commission des finances s’interroge, par ailleurs, sur les tensions entre l’Uemoa et la Cedeao. Les sénateurs Nathalie Goulet (Union centriste, Orne) et Victorin Lurel (Parti socialiste, Guadeloupe) de la Commission des finances de la chambre haute française ont fait un bilan d’étape, à la mi-juillet, de leur mission de « contrôle budgétaire » sur...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/sénat.jpg" alt="" class="wp-image-18401" width="742" height="410" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/sénat.jpg 302w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/sénat-300x166.jpg 300w" sizes="(max-width: 742px) 100vw, 742px" /><figcaption>Sénat français</figcaption></figure>



<p><strong>La Commission des finances s’interroge, par ailleurs, sur les tensions entre l’Uemoa et la Cedeao.</strong></p>



<p>Les sénateurs Nathalie Goulet (Union centriste, Orne) et Victorin Lurel (Parti socialiste, Guadeloupe) de la Commission des finances de la chambre haute française ont fait un bilan d’étape, à la mi-juillet, de leur mission de « contrôle budgétaire » sur le projet de réforme du franc CFA, annoncé le 21 décembre par les présidents Emmanuel Macron et Alassane Dramane Ouattara et objet d’un projet de loi <a href="https://www.jeuneafrique.com/985419/economie/sortie-du-franc-cfa-ce-que-dit-le-projet-de-loi-francais/">déposé le 22 mai dernier devant le Parlement</a>.</p>



<h4>Dominique Strauss-Kahn auditionné</h4>



<p>Selon le compte-rendu de cette rencontre, les auditions menées par les deux sénateurs – qui ont notamment interrogé l’ancien ministre des Finances et ex-directeur général du FMI Dominique Strauss-Kahn – ont permis de relever « beaucoup d’incompréhensions sur le fonctionnement réel de cette monnaie et la nature des relations entre Paris et les pays africains&nbsp;».</p>



<p>Selon Nathalie Goulet, le principe, « le plus critiqué symboliquement et le plus mal compris des opposants au franc CFA, est celui de la centralisation d’une partie des réserves de change des banques centrales des trois zones monétaires auprès du Trésor français ».</p>



<p>« Les opposants au franc CFA se servent de ce principe pour expliquer que le colonialisme français se poursuit par la voie monétaire, avec le blocage des réserves de change auprès du Trésor français. Cette affirmation, inexacte, engendre des polémiques », a estimé la sénatrice française, pour qui la réforme en cours est « une bonne chose ».</p>



<p>À ses yeux, elle « devrait mettre fin aux ‘irritants’, tel que le nom de la monnaie ou encore l’obligation de centralisation d’une partie des réserves de change ».</p>



<h4>Quelle est la position de l’Europe ?</h4>



<p>Mais pour la parlementaire française, rejointe par son collègue du parti socialiste, Victorin Lurel, d’autres incompréhensions survivent. « Nous avons d’ailleurs été surpris de voir que l’Europe et, en particulier, la Banque centrale européenne (BCE), était assez peu impliquée sur ce sujet. C’est un point que nous devons approfondir dans le cadre de notre travail », a-t-elle insisté.</p>



<p>Pour le sénateur de Guadeloupe, « on ne sait quelle est la position de la BCE. Il faudrait également recueillir l’opinion de l’Union européenne et de la Commission. » L’ancien ministre français des Outre-mer s’est également montré critique envers la décision prise par les pays francophones d’adopter le nom « eco » pour la future monnaie commune.</p>



<p>« On a par ailleurs l’impression qu’une OPA [Offre publique d’achat] a été réalisée par l’Union monétaire d’Afrique de l’Ouest (Umoa) sur la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) […] Le Nigeria et d’autres pays n’ont pas manqué de formuler des critiques d’ordre économique et politique, en évoquant une usurpation de titre à propos du nom et du projet d’eco », a-t-il regretté. Pour lui, il faudra durant les semaines à venir « entendre les opposants, notamment des ressortissants des pays où le franc CFA est la monnaie officielle ».</p>



<p>La pandémie du Covid-19 et les restrictions qu’elle a engendrées ont empêché les représentants français de poursuivre les auditions prévues selon le rythme ordinaire.</p>



<h4>D’autres retards dans le calendrier</h4>



<p>Ce retard n’est pas le seul constaté dans le calendrier de transition du franc CFA vers l’eco en Afrique de l’Ouest. Le changement de dénomination annoncé pour le 1er juillet n’a toujours pas eu lieu. Il en va de même pour la fin de la centralisation des réserves de change de la BCEAO à Paris. « L’accord de coopération monétaire du 21 décembre 2019 […] doit être ratifié par l’ensemble des États membres parties à l’accord avant d’entrer en vigueur », a expliqué à&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>, Paul Teboul, chef du bureau Afrique subsaharienne, Zone franc et Agence française de développement au ministère français de l’Économie et des Finances.</p>



<p>« Nous travaillons toutefois avec nos partenaires africains pour mettre en œuvre par anticipation cet accord, notamment sur la question de la fin de la centralisation des réserves de change sur un compte au Trésor, dont on s’attend à ce qu’elle intervienne dans les prochaines semaines », a affirmé le haut fonctionnaire français.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br></strong></p>
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		<title>ECO : Buhari instrumentalise les rivalités de leadership contre Ouattara</title>
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				<pubDate>Mon, 16 Mar 2020 18:02:47 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[A la suite des annonces historiques de Macron et Ouattara à Abidjan en décembre dernier, les vieilles crispations et guéguerres de leadership refont surface. Alors que Buhari manipule les autres Etats concernés par la monnaie unique et non membres de l’Uemoa, les divisions repoussent l’échéance 2020 et la politique économique de plus en plus souverainiste...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-10-at-16.34.53.jpeg" alt="" class="wp-image-15242" width="843" height="517" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-10-at-16.34.53.jpeg 512w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/WhatsApp-Image-2020-03-10-at-16.34.53-300x184.jpeg 300w" sizes="(max-width: 843px) 100vw, 843px" /><figcaption>Buhari et Alassane Ouattara</figcaption></figure>



<p><strong>A la suite des annonces historiques de Macron et Ouattara à Abidjan en décembre dernier, les vieilles crispations et guéguerres de leadership refont surface. Alors que Buhari manipule les autres Etats concernés par la monnaie unique et non membres de l’Uemoa, les divisions repoussent l’échéance 2020 et la politique économique de plus en plus souverainiste d’Abuja perturbe les acquis régionaux. Jusqu’où ira la guerre entre le Nigeria et la Côte d‘Ivoire ?</strong></p>



<p>16 janvier 2020. Une mystérieuse conférence de la Zone monétaire de l’Afrique de l’ouest (Zmoa) prend de court les pays de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa). Elle se tient à Abuja, autour de Zaïnab Ahmed et regroupe les ministres des finances ainsi que les gouverneurs des banques centrales de la Sierra Leone, le Libéria, la Guinée, le Ghana et la Gambie. La ministre des finances du Nigeria qui a voulu l’effet de surprise, rédigera elle-même le communiqué final de la rencontre qui n’a duré que quelques heures. Un message sans ambages qui remet en cause les récentes décisions annoncées à Abidjan par le président français et son homologue ivoirien ainsi que les avancées fortes dans le processus du passage du Cfa à l’Eco. Alassane Ouattara n’aurait été informé qu’au dernier moment d’une telle rencontre alors qu’il entretient, avec ses homologues des pays de la Zmoa des relations plus que cordiales, plutôt «&nbsp;amicales&nbsp;». Dès lors, il n’y a plus de doute qu’une guerre de leadership sur la question de la monnaie unique, à priori destinée à tous les pays de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao), est ouverte entre Abuja et Abidjan. D’autant que si elle existe depuis les années 2000, la Zone monétaire ouest africaine est une organisation peu active, purement politique si ce n’est symbolique sans aucun organe économique viable comme l’Uemoa. Est-ce le début de nouvelles rivalités entre le Nigeria et la Côte d’Ivoire ?</p>



<p><strong>Les arguments officiels du Nigeria</strong></p>



<p>Si les arguments officiels du Nigeria se limitent aux vieilles rengaines de critères de convergences pour retarder l’avènement de l’Eco, la vraie raison est à chercher ailleurs selon plusieurs observateurs de&nbsp; la politique régionale. Longtemps accusé par l’opinion africaine d’être à la solde de la France et par ricochet défendant le Cfa au profit de Paris, Alassane Ouattara a surpris le monde entier en acceptant et même en soutenant des avancées qualifiées de «&nbsp;fortes et historiques&nbsp;» par Kako Nubukpo, pourtant l’un de ses principaux pourfendeurs sur la question. Le séjour du président français à Abidjan fin janvier et les décisions qui l’ont suivi ont donné une légitimité au président ivoirien sur la question monétaire notamment au sein de l’Uemoa. Une posture qui n’est pas sans incidence sur l’image de la diplomatie ivoirienne ainsi que celle de l’ex fonctionnaire du Fonds monétaire international (Fmi) qui dirige depuis une décennie son pays. Buhari a bien pu ne pas supporter ces décisions inattendues. N’acceptant comme à son habitude «&nbsp;aucun autre leadership régional&nbsp;» que celui de son pays, l’ancien général de l’armée nigériane a bien organisé sa revanche. «&nbsp;Il y a toujours une dissonance entre les pays de l’Uemoa et ceux des autres pays de la Cedeao sur la question monétaire&nbsp;» selon Ndongo Sylla Samba. L’économiste sénégalais et spécialiste du Cfa a toujours craint que des «&nbsp;guerres de leadership ne compliquent l’arrivée de la monnaie commune&nbsp;», surtout à cause de ces critères de convergences qui sont plutôt «&nbsp;abstraits&nbsp;» selon l’économiste de la Fondation Rosa Luxembourg qui n’a jamais caché son penchant pour «&nbsp;des monnaies nationales solidaires&nbsp;». En réalité, les critères de convergence ne sont qu’un alibi pour le Nigeria qui n’a jamais adopté des politiques macroéconomiques nécessaires afin de les remplir, et il en est très loin. Le Nigeria est parmi les plus mauvais élèves de la communauté en matière de critères de convergence.</p>



<p>La rapidité et la profondeur de la réforme de la Zone franc ont surpris tous les observateurs. Désormais le Franc Cfa ne servira plus à justifier l’absence de progrès dans l’adoption de la monnaie commune. Bien au contraire elle en devient l’accélérateur. Fort de sa discipline macroéconomique, la Zone franc affiche la meilleure tenue des critères de convergence et va constituer le premier bloc de pays à adopter l’Eco. Contre l’avis du Nigeria qui considère dans le fond que l’adoption de la monnaie unique se devra se faire individuellement par chaque pays, et qu’il est hors de question que la zone franc bascule en bloc dans l’Eco et impose ainsi «&nbsp;sa culture monétaire&nbsp;». Le Nigeria ne supporte pas que la réforme de la Zone franc ait mis en lumière l’absence de réformes dans son pays en faveur de la monnaie commune, et surtout sa volonté de laisser peu de choix aux autres pays que de s’aligner sur le Naira. Sa seule réelle politique d’intégration monétaire.</p>



<p><strong>La Côte d’Ivoire, puissance économique francophone naturelle</strong></p>



<p>A peine sortie de la guerre dans laquelle la crise électorale de 2010-2011 l’a plongée, la Côte d’Ivoire a vite renoué avec ses pas de géant économique. Son économie diversifiée lui donne une avance sur ses voisins. Si le pays table sur une production de 2 millions de tonnes de cacao en 2020 contre 1,6 en 2015-2016, il a aussi redynamisé d’autres filières de rente. Avec 702.000 tonnes de production d’anacarde, il a dépassé de loin les 650.000 tonnes de l’Inde en 2015, devenant le premier producteur mondial de noix d’acajou. Une croissance qui avoisine régulièrement les deux chiffres (9% prévue en 2020), une inflation maitrisée et un taux d’endettement qui ne dépasse guère les 43% contre 30 points de plus en moyenne dans les autres Etats de la sous-région, la Côte d’Ivoire a vite retrouvé sa place de géant économique francophone des années 60 et 70. Elle pèse à elle seule plus de 40% du PIB des pays de l’Uemoa et malgré son budget en pleine explosion (+10%) en 2020 et des ajustements sociaux importants dont le Plan social du gouvernement (724 milliards) ou encore le plan national de développement, Pnd (30.000 milliards). Ces signaux au vert ont favorisé l’imposition d’une diplomatie proactive qui a donné de l’influence à ce chef d’Etat, Ouattara, devenu médiateur dans de nombreuses crises sous-régionales mais surtout pilier de&nbsp; la politique africaine. Son influente proximité avec Paris qui fait que ses détracteurs en disent le plus grand pilier de la francafrique ainsi que sa contribution à l’intégration l’ont rendu incontournable. Ce destin de personnalité forte et d’acteur qui prend du poids ont pu agacer le Nigeria dont le leadership hégémonique est resté longtemps un incontestable dogme dans ses relations souvent méprisantes, parfois égoïstes avec ses voisins.&nbsp; Allant jusqu’à une fermeture unilatérale de toutes ses frontières terrestres depuis plus de six mois contre toute disposition régionale et tout bon sens de voisinage.</p>



<p><strong>Ouattara – Buhari, le ping-pong du désamour ?</strong></p>



<p>Les relations entre le Nigeria et la Côte d’Ivoire ont déjà connu, souvent, depuis l’indépendance des deux pays, des hauts et des bas, s’inscrivant en dents de scie dans l’histoire du continent. Notamment sous Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire. Lors de la création de la Cedeao déjà, alors que la Côte d’Ivoire était une puissance sous-régionale de premier plan, Yakubu Gowon (président du Nigeria entre 1966 et 1975) lui a préféré le Togo de Gnassingbé Eyadema. Les deux hommes étaient des généraux de l’armée et cultivaient une forte amitié. Il faut dire que si 45 ans après la création de la Cedeao, l’actuel président ivoirien cultive à la fois le bon voisinage mais aussi une proximité diplomatique entre son pays et ses voisins notamment de la communauté, le Nigeria est souvent resté prudent à l’égard d’Abidjan. Abuja s’enferme ces dernières années dans une forme de souverainisme économique. Et pour preuve, ses dernières fermetures de frontières avec le Cameroun, le Niger, le Tchad et le Bénin qui durent depuis plus de six mois et violent ouvertement tous les accords de libre circulation. Aussi, si les performances économiques de la Côte d‘Ivoire l’ont imposé, tout au long de la dernière décennie comme leader économique naturel des pays francophones de l’Afrique de l’ouest, Abuja ne supporte que peu ce leadership et l’influence qu’il concède. Alors qu’il est plus que certain que l’avenir de la nouvelle monnaie dépend aussi de ces deux grands pays, l’un francophone, l’autre anglophone mais aussi d’une intelligente entente entre leurs dirigeants. Sauf qu’en bon amateur de golf, Buhari n’écarte pas le ping pong du désamour, un jeu de force et de ruse dans lequel il excelle. Buhari s’est toujours méfié du Président Ouattara en raison de ses liens d’Amitié très forts avec son prédécesseur GoodLuck Jonathan. Cette méfiance a entraîné une mauvaise lecture du leadership ivoirien et pourtant davantage tourné vers une volonté de construire une communauté régionale forte. Le Président Ouattara ne s’en cache pas, il a toujours estimé que tout doit être fait pour que le leadership régional du Nigeria soit affirmé et tire la construction communautaire, et ses premiers pas à la tête de la Cedeao attestent de cette vision. Il a notamment convaincu ses pairs pour que la Cedeao transforme un de ses sièges au Conseil de paix et sécurité de l’Union Africaine (CPS) en siège permanent pour Nigeria.</p>



<p><strong>Francophones contre anglophones ?</strong></p>



<p>La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cedeao) regroupe deux zones monétaires différentes, même si cela est peu connu. Il s’agit d’abord de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa), menée par la Côte d’Ivoire suivie de loin par le Sénégal ainsi que de six autres pays à savoir, le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, le Mali, le Niger et le Togo.&nbsp; Puis la Zone monétaire ouest africaine (Zmoa) que mènent le Nigeria et le Ghana et qui compte en son sein la Sierra Leone, le Libéria, la Guinée et la Gambie. Actuellement, la première zone dispose d’une monnaie unique, le Cfa et la seconde dispose d’autant de pays que de monnaies nationales. Si les chefs d’Etat de ces deux zones ont annoncé l’imminence d’une monnaie unique en l’occurrence l’Eco, les conflits internes de leadership risquent d’étouffer le projet d’autant que si Alassane Ouattara parraine l’Uemoa, Buhari tente désormais de contrôler la Zmoa. Une manière pour le président de la première puissance continentale de renforcer son influence et surtout, de dicter son agenda à ses pairs dans la mise en œuvre de la monnaie unique. Conséquence, l’avènement de l’Eco, adopté par les chefs d’Etat le 29 juin dernier et dont l’échéance était prévue pour 2020,&nbsp; devrait prendre de longs retards au risque de ne jamais arriver. En contournant les décisions prises par ses pairs de la Cedeao toujours à Abidjan et qui ont été en prélude aux annonces de Macron et de Ouattara, Buhari leur coupe les herbes sous les pieds. Une situation qui renforce la méfiance et les petits antagonismes qui ont toujours prévalu, d’une manière ou d’une autre, entre anglophones et francophones au sein de la communauté. Une opposition qu’il convient toutefois de relativiser au regard de la solidité des relations bilatérales entretenues par la Côte d’Ivoire et le Ghana liés par un Accord de Partenariat Stratégique (APS) novateur ; et par les relations du Ghana avec les pays francophones. Accra est donc un autre acteur majeur de l’avènement de la monnaie commune, et il est conscient qu’il a tout à gagner en se joignant à ses partenaires francophones dans l’adoption de la monnaie commune.</p>



<p>En réveillant la Zmoa contre l’Eco, Buhari qui sait qu’Alassane Ouattara ne briguera pas un troisième mandat joue sur le temps avec pour objectif de s’attribuer une si belle réussite régionale. Alors que, après avoir essuyé de nombreuses critiques sur le sujet, Ouattara tient à l’avènement de la nouvelle monnaie avant son départ dans moins de 10 mois. Mais une chose est certaine, il y aura travaillé mieux que quiconque. Sauf qu’en attendant, ce sont les citoyens de la communauté, majoritairement favorables à l’Eco qui en paie les pots cassés.</p>



<p><strong>MAX-SAVI Carmel, Afrika Stratégies France</strong></p>
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		<title>CFA / Teodoro Obiang Nguema : «Nous devons négocier avec la France plutôt que de se lancer dans un processus de changement»</title>
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				<pubDate>Mon, 15 Jul 2019 15:16:12 +0000</pubDate>
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Lors de sa visite de travail vendredi à Libreville, le président équato-guinéen, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, a réitéré son souhait de voir les pays de la zone CEMAC discuter librement de la question du franc CFA avec la France, plutôt que l&rsquo;idée d&rsquo;un changement de monnaie, comme c&rsquo;est le cas en Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p>«<em>Nous avons appris que l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest va peut-être changer sa monnaie, mais ici en Afrique centrale, on a déjà échangé nos points de vue sur le sujet</em>», a révélé&nbsp;Teodoro&nbsp;Obiang&nbsp;Nguema.&nbsp;«<em>Mon point de vue</em>, a-t-il poursuivi,&nbsp;<em>est que nous devons négocier préalablement avec la France pour lui présenter certaines difficultés que nous rencontrons en relation avec la couverture qu&rsquo;elle fait de notre monnaie, plutôt que de se lancer dans un processus de changement de cette monnaie</em>».</p>



<h4>Avoir une monnaie forte</h4>



<p>Une allusion à peine voilée&nbsp;au projet bien avancé&nbsp;de changement du franc CFA&nbsp;par une monnaie commune (ECO),&nbsp;mise en œuvre par les&nbsp;15 pays de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest&nbsp;:&nbsp;«<em>Il ne s&rsquo;agit pas seulement du changement du nom de la monnaie, mais de la nécessité d&rsquo;avoir une monnaie forte qui peut rivaliser avec les autres économies</em>», renchérit-il.</p>



<p>La veille, lors d&rsquo;un échange avec le président ghanéen Nana Akufo-Addo en visite à Paris, le président français Emmanuel Macron avait tendu la perche. «<em>On peut discuter du CFA sans tabou, ni totem</em>», a-t-il lancé en ajoutant : il s&rsquo;agit d&rsquo;un sujet «<em>qu&rsquo;on doit pouvoir ouvrir et qu&rsquo;on a décidé d&rsquo;ouvrir ensemble avec nos partenaires africains, de manière apaisée, sans culte du symbole</em>». </p>



<p>Source: Afrique la tribune/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée</p>
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