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	<title>Centrafrique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Centrafrique &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Le désarmement de combattants de la LRA a commencé</title>
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				<pubDate>Fri, 22 Apr 2022 20:12:29 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[En Centrafrique, ce vendredi 22 avril marque un jour historique dans la lutte contre la rébellion ougandaise de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) dirigée par Joseph Kony.  Après la ville de Mboki dans le sud-est du pays, l&#8217;opération de désarmement va se poursuivre à Zénio, également dans la préfecture du Haut-Mbomou. L’opinion publique salue cette opération mais...]]></description>
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<p>En Centrafrique, ce vendredi 22 avril marque un jour historique dans la lutte contre la rébellion ougandaise de <a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-lra-joseph-kony-usa/a-60548418">l’Armée de résistance du Seigneur</a> (LRA) dirigée par <a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-lra-joseph-kony/a-60534928">Joseph Kony</a>. </p>



<p>Après la ville de Mboki dans le sud-est du pays, l&rsquo;opération de désarmement va se poursuivre à Zénio, également dans la préfecture du Haut-Mbomou.</p>



<p>L’opinion publique salue cette opération mais voit d’un mauvais oeil que les combattants vont rester dans la région.&nbsp;</p>



<h2>L’espoir d’une paix durable</h2>



<p>A Obo, sous sa paillote, le chef du village espère voir bientôt&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/rca-une-ex-otage-de-la-lra-t%C3%A9moigne/a-61431282">les derniers otages de la LRA</a>&nbsp;libérés. Maurice Mbassilimoké rêve du jour où les anciens combattants et les victimes vivront ensemble, en paix :</p>



<p><em>« A leur premier passage en Centrafrique, ils sont arrivés chez moi dans mon quartier en 2008. Les hommes de la LRA sont venus capturer les hommes pour les torturer et les tuer. Beaucoup de nos enfants sont restés avec eux. Ils ont commencé ici jusqu&rsquo;à Sam-Ouandjia. Je pense qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui que la LRA est à bout de souffle. Ils veulent déposer les armés. C&rsquo;est une très bonne nouvelle, si nous ne les acceptons pas, ils continueront toujours à tuer. »</em></p>



<p>A Obo, victimes, société civile et autorités sont largement favorables à la reddition de la LRA.</p>



<p>C&rsquo;est le cantonnement en Centrafrique après le désarmement qui ne passe pas selon Ernest Mizedjo. Le député de Obo ne souhaite pas que les anciens combattants puissent continuer à vivre dans la région :</p>



<p><em>« De 2009 à 2011, ils massacraient, brûlaient et incendiaient des villages. Ils incendiaient les champs et les greniers. Nous en avons beaucoup souffert. S’ils veulent sortir aujourd&rsquo;hui, on se demande ce qui est caché derrière. Est-ce qu&rsquo;ils sont sincères ? Et même s&rsquo;ils le sont, le traumatisme s&rsquo;est installé. Il y a une méfiance de la population vis-à-vis de leurs bourreaux d&rsquo;hier. Ils ont massacrLa LRA, un rappel historiqueé des gens chez nous. »</em></p>



<h2>Optimisme des autorités</h2>



<p>Le préfet du Haut-Mbomou, Jude Ngayakon, se dit en revanche optimiste. Selon lui, les services de l&rsquo;Etat, des ONG, et même l&rsquo;Onu travaillent en coopération pour sa réussite :</p>



<p><em>« Il y aura d&rsquo;abord de la sensibilisation et chacun saura ce qu&rsquo;il peut faire après le désarmement. Le comportement surtout. Que nous ne soyons pas surpris, que chacun sache où il peut intervenir. Cette orientation concerne le HCR, la Minusca et toutes les ONG implantées dans la ville d&rsquo;Obo. »</em></p>



<p>Parmi les ONG présentes à Obo, Invisible Children prend d&rsquo;ores et déjà en charge les femmes violées et les enfants enrôlés. Le nombre exact de combattants à désarmer reste pour l&rsquo;instant flou.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Centrafrique : l’action russe échappe à toute transparence</title>
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				<pubDate>Fri, 25 Mar 2022 19:45:50 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La Russie a accru depuis plusieurs années son influence en Centrafrique. Les relais de cette influence sont essentiellement un bureau militaire rattaché au ministère de la Défense et la présence des mercenaires du groupe Wagner qui opèrent aux côtés des forces armées centrafricaines. Mais la coopération militaire avec la Russie échappe à toute transparence. Lors...]]></description>
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<p><strong>La Russie a accru depuis plusieurs années son influence en Centrafrique. Les relais de cette influence sont essentiellement un bureau militaire rattaché au ministère de la Défense et la présence des mercenaires du groupe Wagner qui opèrent aux côtés des forces armées centrafricaines. Mais la coopération militaire avec la Russie échappe à toute transparence. Lors du dialogue républicain qui vient de s’ouvrir à Bangui, une commission chargée de la diplomatie et de la coopération internationale a exigé plus de transparence dans ce domaine. </strong></p>



<p>Le dialogue républicain en Centrafrique a pour ambition de conduire des discussions sans tabou. C’est pourquoi la Commission Nr. 4, qui regroupe plusieurs ambassadeurs, a réclamé plus de détails sur la coopération militaire avec la Russie.</p>



<p>L’idée a été notamment exprimée par Cyriaque Gonda, président de la Coalition de l’opposition démocratique COD-2020.&nbsp;</p>



<h4>Une opacité justifiée ?</h4>



<p>Mais Fidèle Gouandjika, ministre conseiller spécial du président Touadera, qui n’a jamais caché combien la Centrafrique se réjouissait de la présence russe, a refusé de donner plus de détails :</p>



<p><em>« Est-ce que vous avez vu l&rsquo;accord entre la République centrafricaine et le Rwanda en matière militaire ? Nous avons des accords de défense avec la France, pourquoi vous voulez qu&rsquo;on ne rende public que l&rsquo;accord de défense entre la Fédération de Russie et la RCA ? Pourquoi les gens se focalisent seulement sur cet accord ? Alors que les Russes ont fait mieux que tous ces pays-là.</em></p>



<p>Un problème qui serait déjà réglé, selon Henri Vigné Milla, député de Mobaye et membre de la majorité :</p>



<p><em>« Nous l’avons déjà ratifié à la commission des Affaires étrangères et la République centrafricaine. Il ne devrait pas y avoir un problème de transparence ni de clarté sur cet accord militaire entre la Centrafricaine et la Fédération de Russie. »</em></p>



<p>Mais la société civile dénonce le flou entretenu sur cet accord. Bruno Hyacinthe Gbiegba est représentant de la société civile au dialogue républicain :</p>



<p><em>« C&rsquo;est tout à fait normal, on ne peut pas signer des accords avec n&rsquo;importe quel pays et cacher cela pour que ce soit deux ou trois personnes qui le gèrent. On signe ces accords au nom du peuple, que ce soit avec la France, la Russie, les Etats-Unis, la Chine, le Congo, le Rwanda… il faudrait qu&rsquo;il y ait de la transparence et le peuple doit savoir pourquoi vous avez signé cet accord&nbsp;pour le protéger. Comme ça il va vous soutenir. Mais vous ne pouvez pas garder cela dans un secret que le peuple ne comprend pas. Que le peuple sache ce qu&rsquo;on est en train de faire pour lui. »</em></p>



<h4>Que fait Wagner ?</h4>



<p>La Centrafrique a signé un accord de coopération militaire en 2018 avec la Russie. Les premiers officiers russes du bureau militaire rattaché au ministère de la Défense sont arrivés en octobre 2020, alors que le flou persiste autour du groupe paramilitaire Wagner.</p>



<p>En effet, ni le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, ni son homologue russe Vladimir Poutine, ne reconnaissent la présence des mercenaires de Wagner en Centrafrique, alors que ceux-ci sont accusés de plusieurs crimes sur les populations civiles par les Nations unies.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Des hauts et des bas pour la démocratie en Afrique</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 19:34:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Aux yeux de certains experts, l&#8217;année 2021 pourrait rappeler la période des années 70 et 90 avec de nombreux&#160;épisodes sombres de coups d’Etat. Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ont connu une détérioration de la démocratie avec des putschs. L’Afrique centrale aussi a connu une succession anticonstitutionnelle après la mort au Tchad du président&#160;Idriss Deby.&#160; « La...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Aux yeux de certains experts, l&rsquo;année 2021 pourrait rappeler la période des années 70 et 90 avec de nombreux&nbsp;</strong><a href="https://www.dw.com/fr/guinee-militaires-coup-d-etat-alpha-conde/a-59104708"><strong>épisodes sombres de coups d’Etat.</strong></a></p>



<p>Plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest ont connu une détérioration de la démocratie avec des putschs. L’Afrique centrale aussi a connu une succession anticonstitutionnelle après la mort au Tchad du président&nbsp;Idriss Deby.&nbsp;</p>



<p><em>« La bonne nouvelle pour l’Afrique, c’est que&nbsp;c’est différent des années soixante-dix et quatre-vingt. Les Africains ne se soumettent plus à de tels actes, ni encore moins, les acceptent. Au Soudan, par exemple, après le putsch militaire, il y a eu des manifestations contre la junte »</em>, dit Christopher Fomunyoh, expert en gouvernance à National Democratic Institute, une ONG américaine. Pour lui, les peuples des pays ayant connu des coups d’Etat ont eu quand même le courage de le dénoncer, ce qui est différent des années 70 et 80.&nbsp;</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/des-hauts-et-des-bas-pour-la-d%C3%A9mocratie-en-afrique/a-60263307#"><img src="https://static.dw.com/image/58251752_404.jpg" alt="Des manifestaions en Afrique du Sud contre l'arrestaion de Jacob Zuma " width="554" height="311"/></a><figcaption> Des manifestaions en Afrique du Sud contre l&rsquo;arrestaion de Jacob Zuma </figcaption></figure></div>



<p>Robert Kyagulanyi, le chanteur ougandais, largement connu sous le nom de Bobi Wine, candidat malheureux à la présidentielle de janvier 2021 dans son pays, exprime de son côté&nbsp;un sentiment d’amertume. Son pays sombre, selon lui, de plus en plus dans la répression :</p>



<p><em>« C’était l’enfer. Depuis les élections, nous sommes face à un défi énorme, car ce scrutin fut le plus frauduleux qu’a connu l’Ouganda dans son histoire. Il y a eu trop de persécution&nbsp;contre les partisans de mon parti.</em></p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/des-hauts-et-des-bas-pour-la-d%C3%A9mocratie-en-afrique/a-60263307#"><img src="https://static.dw.com/image/58725945_404.jpg" alt="Des jeunes opposants manifestent à Lusaka en Zambie " width="542" height="304"/></a><figcaption> Des jeunes opposants manifestent à Lusaka en Zambie </figcaption></figure></div>



<p>Si certains pays ont connu des manifestations contre les dérives dictatoriales, d’autres ont au contraire affirmé leur maturité démocratique à travers des élections jugées libres et transparentes, à l’exemple de la Zambie.&nbsp;</p>



<p><em>« Je crois que les efforts d’une société civile africaine dynamique, le désir des jeunes gens qui veulent une bonne gouvernance, ainsi que les efforts des partenaires occidentaux, aideront dans la consolidation de la démocratie en Afrique en 2022 »,&nbsp;</em>explique&nbsp;Christopher Fomunyoh, qui&nbsp;estime par ailleurs&nbsp;qu’il y a une lueur d’espoir pour l’année 2022 en matière de démocratie sur le continent.</p>



<p>L’Union Africaine, longtemps critiquée pour son silence après des violations des règles démocratiques sur le continent, a cette fois été félicitée pour sa réaction face à certaines situations, notamment au Soudan, en suspendant le pays de l’organisation après le coup d’état du 25 octobre 2021.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Centrafrique : l&#8217;asphyxie du secteur agricole</title>
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				<pubDate>Fri, 20 Aug 2021 18:46:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[En Centrafrique, de plus en plus de cultivateurs s&#8217;endettent face aux mauvais rendements du coton, du café, du tabac ou encore du cacao. Ces cultures pâtissent notamment des mauvaises infrastructures routières ainsi que du manque d&#8217;investissement pour moderniser les installations. En réponse, le gouvernement a prévu de débloquer une enveloppe d&#8217;aide de 145 milliards de francs...]]></description>
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<p><strong>En </strong><a href="https://www.dw.com/fr/je-voudrais-que-mon-pays-soit-fier-de-sa-population/a-58881241"><strong>Centrafrique</strong></a><strong>, de plus en plus de cultivateurs s&rsquo;endettent face aux mauvais rendements du coton, du café, du tabac ou encore du cacao. Ces cultures pâtissent notamment des mauvaises infrastructures routières ainsi que du manque d&rsquo;investissement pour moderniser les installations.</strong></p>



<p>En réponse, le gouvernement a prévu de débloquer une enveloppe d&rsquo;aide de 145 milliards de francs CFA dans le cadre d&rsquo;un plan de redressement économique de 1.000 milliards.</p>



<p>Cette annonce redonne de l’espoir aux producteurs de coton de Bossangoa, à l&rsquo;image d&rsquo;André Danboy :</p>



<p>« Nous aimons la culture du coton dans notre pays parce que cela nous procure des revenus. Mais nous avons des difficultés. La&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-etat-d-urgence-levee-insecurite-tracasseries/a-58802072">crise sécuritaire</a>&nbsp;nous a tout pris&nbsp;: &nbsp;les bœufs, les charrues. Nous ne recevons plus d&rsquo;engrais et cela renforce nos problèmes. »Volume 90%&nbsp;<strong>Écouter l&rsquo;audio</strong><strong>02:02</strong></p>



<h4>Pour des produits de qualité</h4>



<p>Si l&rsquo;espoir semble renaitre chez les cultivateurs de coton, le secteur du café demeure sceptique. Certains groupes armés contrôlent en effet une partie de la production de café. De plus, la production centrafricaine a chuté en qualité, comme l’explique le producteur Jean René Malizokama :</p>



<p>« Pour être compétitive, la Centrafrique doit faire des efforts pour produire des cafés de meilleure qualité comme dans les années 1970. Il est évident que dans lutte difficile pour la conquête des marchés, la production centrafricaine ne pourra s&rsquo;étendre qu&rsquo;en renforçant le plus possible sa réputation de qualité. »</p>



<p>L&rsquo;investissement annoncé du gouvernement intervient dans un contexte où la Banque mondiale prévoit une récession en 2022. Mais beaucoup d&rsquo;experts trouvent encore trop peu ambitieux le plan du gouvernement pour relancer la croissance dans un contexte sécuritaire toujours difficile.  </p>



<p><strong>Source: Deutsch Weller Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Centrafrique : l’école prise entre deux feux</title>
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				<pubDate>Thu, 12 Aug 2021 16:01:14 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La Centrafrique a mal à son école. Dans de nombreuses localités, des rebelles armés détruisent tout sur leur passage. Ailleurs, l’armée régulière, les FACA, et leurs alliés font également obstruction à l&#8217;éducation en occupant les établissements scolaires. Dans les confins de Boda au sud et Baoro à l&#8217;ouest par exemple, ces occupations représentent une préoccupation...]]></description>
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<p>L<strong>a Centrafrique a mal à son école. Dans de nombreuses localités, des rebelles armés détruisent tout sur leur passage. Ailleurs, l’armée régulière, les FACA, et leurs alliés font également obstruction à l&rsquo;éducation en occupant les établissements scolaires.</strong></p>



<p>Dans les confins de Boda au sud et Baoro à l&rsquo;ouest par exemple, ces occupations représentent une préoccupation majeure, comme en témoigne l&rsquo;enseignant Maxime Laguerre :</p>



<p><em>« La délocalisation est due à la présence de nos alliés qui se trouvent au sein de nos établissements avec leurs dispositifs.&nbsp;On ne pouvait pas amener les enfants. Les autorités pédagogiques ont jugé mieux d&rsquo;essayer de trouver de la place ailleurs pour pouvoir maintenir les enfants. »</em></p>



<h4>Des kilomètres pour avoir accès à l’école</h4>



<p>Des milliers d’élèves sont ainsi obligés de changer d’école ou de se rendre dans l’après-midi loin de leur localité, selon Aurelio Gazzera, le curé de Baoro. Mais cette situation fait frémir les parents qui sont dans la psychose.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-ecole-groupes-armes-troupes-gouvernementales/a-58841607#"><img src="https://static.dw.com/image/17364500_404.jpg" alt="Une école à Bangui qui abrite des déplacés " width="623" height="350"/></a><figcaption> Une école à Bangui qui abrite des déplacés </figcaption></figure>



<p>Africain Kazangba, président de l&rsquo;Association des parents d&rsquo;élèves, plaide pour une solution négociée à l&rsquo;occupation illégale.</p>



<p><em>« Une école est un lieu qui donne le savoir à nos enfants et l&rsquo;avenir de la RCA.&nbsp; L&rsquo;effort du gouvernement est de sensibiliser nos alliés, de les délocaliser et de trouver un site pour nos amis.&nbsp;On ne peut pas prendre l&rsquo;école en otage »</em>, explique Africain Kazangba. &nbsp;</p>



<p>De son côté, le gouvernement se montre davantage confiant. Moukadas Nour, ministre de l&rsquo;Education, assure même que l&rsquo;école se porte mieux qu’avant&nbsp;: &nbsp;</p>



<p><em>« L&rsquo;école centrafricaine va très bien, surtout après les événements tragiques que notre pays a connus et avec les répercussions concernant les occupations de nos établissements scolaires. Le gouvernement a diligenté des enquêtes récemment avec des données et&nbsp;des images. Il&nbsp;a collecté&nbsp;des opinions des différentes catégories socioprofessionnelles qui animent la vie socio-scolaire et les conclusions sont excellentes. »</em></p>



<p>Malgré cet optimisme des autorités, le collectif des enseignants de Centrafrique réclame de placer la problématique de l&rsquo;éducation au cœur du dialogue républicain en préparation.</p>



<p><strong>Source: Deutsch Welle Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Centrafrique : l&#8217;aide humanitaire arrive au compte-gouttes à Bangui</title>
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				<pubDate>Thu, 11 Feb 2021 19:10:12 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L&#8217;ouverture d’un axe routier essentiel par les rebelles de la CPC donne de l&#8217;espoir à la population de Bangui en attente d&#8217;aide humanitaire. La population de Bangui espère que l&#8217;ouverture annoncée de l&#8217;axe routier Boulaï-Bangui par la&#160;CPC&#160;viendra soulager la situation dans la capitale centrafricaine. Selon le lieutenant-colonel Abdelaziz Fall,&#160;l’approvisionnement est en cours : « La force...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/centrafrique.jpg" alt="" class="wp-image-15616" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/centrafrique.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/centrafrique-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption>La situation instable du pays a conduit à un déploiement de casques bleus. Ici à Bria en juin 2017.  © Saber Jendoubi / AFP</figcaption></figure>



<p><strong>L&rsquo;ouverture d’un axe routier essentiel par les rebelles de la CPC donne de l&rsquo;espoir à la population de Bangui en attente d&rsquo;aide humanitaire.</strong></p>



<p>La population de Bangui espère que l&rsquo;ouverture annoncée de l&rsquo;axe routier Boulaï-Bangui par la&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-la-cpc-rejette-la-r%C3%A9%C3%A9lection-de-touadera/a-56130783">CPC</a>&nbsp;viendra soulager la situation dans la capitale centrafricaine.</p>



<p>Selon le lieutenant-colonel Abdelaziz Fall,&nbsp;l’approvisionnement est en cours :</p>



<p><em>« La force de la Minusca a fourni des escortes de sécurité et a permis la sécurisation du premier convoi d&rsquo;aide humanitaire sur le corridor Beloko-Bangui la semaine passée. Les casques bleus continuent à assurer la sécurité de la population civile et l&rsquo;appui à la restauration de l&rsquo;autorité de l&rsquo;Etat »</em></p>



<h4>Toute l&rsquo;économie sanctionnée</h4>



<p>Au Bureau d&rsquo;affrètement routier centrafricain (BARC), l&rsquo;activité est néanmoins au point mort. Sany Yalo, président du conseil d&rsquo;administration du BARC, déplore les pertes économiques liées à la fermeture de cet axe routier important :</p>



<p><em>« Il ne faut pas parler seulement des transports, il faut également parler des activités connexes qui sont également liées au transport. Le transporteur apporte les marchandises et on lui paye son transport. Mais pour le contexte économique ce sont des centaines de milliards qui sont perdus. Que ce soit l&rsquo;Etat, le commerçant, l&rsquo;importateur… Vous faites la somme et c&rsquo;est beaucoup d’argent de perdu parce que les gens sont capricieux. »</em></p>



<h4>Les combats se poursuivent</h4>



<p>Sur le terrain, les combats qui opposent les FACA &#8211; les forces armées centrafricaines &#8211; aux hommes de la CPC se poursuivent le long de cet axe routier stratégique, comme l&rsquo;indique la ministre de la Défense Marie Noëlle Koyara :</p>



<p>« Nous en profitons aussi pour vous annoncer les nouvelles du jour. Nos forces ont déjà quitté Bouar et sont en marche pour l&rsquo;ouverture du corridor de Beloko. Ils sont aussi sur le théâtre des opérations à Bambari, jadis ville sans arme mais aujourd&rsquo;hui inondée par les armes. »&nbsp;</p>



<p>Depuis l’annonce de la ministre, la situation a encore évolué puisque l’armée centrafricaine est parvenue à Beloko dans l’après-midi à la frontière avec le Cameroun.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>RCA: début de campagne sur fond de discours de haine</title>
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				<pubDate>Mon, 14 Dec 2020 17:27:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les autorités tentent de combattre les discours de haine et les fausses nouvelles relayés sur les médias et les réseaux sociaux. Comme partout ailleurs, les réseaux sociaux influencent les débats en République centrafricaine en colportant des informations pas toujours vérifiées. Le problème toutefois est que les médias traditionnels sont eux aussi accusés de manipuler l&#8217;information....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55932167_303-1.jpg" alt="" class="wp-image-20575" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55932167_303-1.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/55932167_303-1-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>



<p><strong>Les autorités tentent de combattre les discours de haine et les fausses nouvelles relayés sur les médias et les réseaux sociaux.</strong></p>



<p>Comme partout ailleurs, les réseaux sociaux influencent les débats en République centrafricaine en colportant des informations pas toujours vérifiées.</p>



<p>Le problème toutefois est que les médias traditionnels sont eux aussi accusés de manipuler l&rsquo;information.</p>



<p>C&rsquo;est une préoccupation majeure pour les Centrafricains rencontrés dans les rues de Bangui.</p>



<p><em>« Un média c&rsquo;est comme un arbitre, il doit être neutre en cette période. Le rôle des médias n&rsquo;est pas de s&rsquo;aligner derrière des partis politiques »</em>, estime un habitant.</p>



<p>Un autre appelle les décideurs à<em>&nbsp;« surveiller de près »</em>&nbsp;les médias qui propagent des discours de haine.&nbsp;<em>« Je ne pourrais pas dire le nom de ces médias mais ce que je veux dire c&rsquo;est arrêtons les injures et espérons que les élections se passent bien. »</em></p>



<h4>Yé Fanda, une initiative de blogueurs contre les infox</h4>



<p>Face aux fausses nouvelles qui circulent sur internet, l&rsquo;association des blogueurs est en train de créer un site de vérification.</p>



<p><em>« Nous allons lancer un site internet dénommé Yé Fanda&nbsp;: en sango cela veut dire preuve »</em>, explique Rosmond Zokoué, un de ses initiateurs.&nbsp;<em>« La désinformation passe généralement à travers les médias et il y a des gens derrière ça. Une partie de notre travail consistera à apporter des démentis par rapport à ces fausses informations. »</em></p>



<p>Certains médias considérés comme favorables à la Russie, comme la radio L&rsquo;engo Songo et le quotidien Ndjoni Sango, mais aussi les médias d&rsquo;Etat, tiennent des propos violents contre les membres de l&rsquo;opposition.</p>



<h4>Campagnes de diffamation contre des candidats</h4>



<p>Des appels ont ainsi été lancés au mois de septembre pour une marche contre Anicet Georges Dologuélé.</p>



<p>François Bozizé et plusieurs autres ténors de l&rsquo;opposition se plaignent aussi de ce qu&rsquo;ils considèrent comme une campagne conduite contre eux sans droit de réponse.</p>



<p>Face à cela, le Haut conseil de la communication a pris la décision d&rsquo;interdire deux émissions : le Club de la presse et le Grand rendez-vous sur la radio nationale à qui il est reproché de relayer des propos violents.</p>



<p><em>« Nous avons estimé nécessaire de mettre un accent sur la question d&rsquo;impartialité et d&rsquo;équité »</em>, déclare José Richard Pouambi, président du Haut conseil de la communication.</p>



<p><em>« Pour nous, ce sont des règles d&rsquo;or en journalisme et les journalistes doivent faire montre d&rsquo;impartialité. »</em></p>



<p>Ces campagnes de diffamation sur les ondes et dans les journaux ont provoqué un durcissement de ton des leaders politiques qui ont ignoré l&rsquo;offre de l&rsquo;ONU et l&rsquo;Union Africaine de signer un code de bonne conduite pour ces élections générales.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Centrafrique : des élections sur fond d&#8217;insécurité</title>
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				<pubDate>Fri, 27 Nov 2020 14:35:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les Centrafricains iront aux urnes le 27 décembre pour un double scrutin présidentiel et législatif. Le financement et la sécurisation de ces élections suscitent des questions. Vingt-deux personnalités ont déposé leur candidature pour la présidentielle dont le président Faustin Archange Touadéra, élu en 2016, et l&#8217;ancien président François Bozizé. La Cour constitutionnelle doit encore valider...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bangui_shopping_district-592x296.jpg" alt="" class="wp-image-15226" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bangui_shopping_district-592x296.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bangui_shopping_district-592x296-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Bangui</figcaption></figure>



<p>L<strong>es Centrafricains iront aux urnes le 27 décembre pour un double scrutin présidentiel et législatif. Le financement et la sécurisation de ces élections suscitent des questions.</strong></p>



<p>Vingt-deux personnalités ont déposé leur candidature pour la présidentielle dont le président Faustin Archange Touadéra, élu en 2016, et l&rsquo;ancien président François Bozizé. La Cour constitutionnelle doit encore valider leurs candidatures avant le 3 décembre et nombre d&rsquo;observateurs pressentent qu&rsquo;elle pourrait exclure&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-fran%C3%A7ois-boziz%C3%A9-candidat-%C3%A0-la-pr%C3%A9sidence/a-55547077">François Bozizé.</a>&nbsp;</p>



<p>L&rsquo;apport des partenaires bilatéraux, français et russe notamment, pour l’organisation de ces élections&nbsp;est important mais diversement apprécié dans le pays.&nbsp;La ministre centrafricaine des Affaires étrangères, Sylvie Baipo-Temon, revenait&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/info-matin-27112020/av-55744044" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce vendredi matin sur la DW,</a>&nbsp;sur cette question sensible et sur la sécurisation de ces élections.&nbsp;</p>



<p>Pour&nbsp;Sylvie Baipo-Temon, l&rsquo;organisation est du ressort de l&rsquo;Etat centrafricain mais l&rsquo;appui des partenaires est le bienvenu. « <em>La France</em>« , dit-elle,&nbsp;« <em>a déjà répondu positivement à l&rsquo;appel des autorités centrafricaines</em>« .&nbsp;</p>



<h4>Insécurité et instabilité</h4>



<p>Le premier tour de la présidentielle, prévu le 27 décembre en même temps que les législatives, se déroulera dans un pays en guerre civile depuis plus de sept ans et encore aux deux tiers sous la coupe de groupes rebelles armés.</p>



<p>Le putsch de 2013 avait plongé ce pays d&rsquo;Afrique centrale parmi les plus pauvres du monde dans une sanglante guerre civile qui perdure aujourd&rsquo;hui, même à une bien plus faible intensité, entre les ex-Séléka et des milices dominées par les chrétiens et les animistes, les anti-balaka. &nbsp;</p>



<p>La guerre civile a considérablement baissé d&rsquo;intensité depuis la signature d&rsquo;un accord de paix à Khartoum en février 2019 entre 14 groupes armés et le gouvernement du président Faustin Archange Touadéra, mais des milices continuent de se battre et de tuer des civils. Et ce, malgré la présence des Casques bleus d&rsquo;une force de maintien de la paix de l&rsquo;ONU.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Centrafrique : François Bozizé candidat à la présidence</title>
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				<pubDate>Mon, 09 Nov 2020 15:50:49 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L&#8217;ancien président François Bozizé a déposé sa candidature au siège de l&#8217;autorité nationale des élections. Son dossier pourrait toutefois être rejeté. En toile de fond du débat autour de la candidature de François Bozizé, se trouve l&#8217;article 37 de la loi électorale. Celui-ci fait obligation aux candidats de séjourner un an sur le territoire national...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-13734" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-1024x577.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-768x433.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé.jpg 1256w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>François Bozizé</figcaption></figure>



<p><strong>L&rsquo;ancien président François Bozizé a déposé sa candidature au siège de l&rsquo;autorité nationale des élections. Son dossier pourrait toutefois être rejeté.</strong></p>



<p>En toile de fond du débat autour de la candidature de François Bozizé, se trouve l&rsquo;article 37 de la loi électorale. Celui-ci fait obligation aux candidats de séjourner un an sur le territoire national avant la date de dépôt des dossiers.</p>



<h4>Bozizé se dit serein</h4>



<p>L&rsquo;ancien chef de l&rsquo;Etat François Bozizé, qui est<a href="https://www.dw.com/fr/fran%C3%A7ois-boziz%C3%A9-a-regagn%C3%A9-bangui/a-51699662">revenu d&rsquo;exil le 15 décembre 2019</a>&nbsp;, est concerné par cette prescription légale. Il a pourtant déposé sa candidature à l&rsquo;ANE ce 9 novembre 2020 et se dit serein en s&rsquo;en remettant à l&rsquo;appréciation des techniciens.</p>



<p>« <em>Nous laissons le soin aux techniciens de l&rsquo;ANE comme les sages de la Cour Constitutionnelle de se prononcer là-dessus et ce n&rsquo;est pas la peine de prendre de l&rsquo;avance. »,&nbsp;</em>a affirmé l&rsquo;ancien chef d&rsquo;Etat au sortir de l&rsquo;Autorité Nationale des Elections où il a déposé sa candidature. « <em>Si effectivement je ne serai pas en mesure de le faire, je crois bien que je n&rsquo;aurais pas posé ma candidature. Du moment que je l&rsquo;ai fait, c&rsquo;est que j&rsquo;ai tous les justificatifs pour me permettre de me présenter normalement</em>« .</p>



<h4>Djotodia renonce</h4>



<p>A l&rsquo;opposé de François Bozizé, Michel Djotodia, l&rsquo;auteur du coup d&rsquo;Etat qui l&rsquo;a renversé en 2013, s&rsquo;abstient de se présenter à l&rsquo;élection présidentielle.<a href="https://www.dw.com/fr/michel-djotodia-est-rentr%C3%A9-en-centrafrique/a-51958792">Frappé lui aussi par l&rsquo;article 37 de la loi électorale</a>, il appelle François Bozizé à faire comme lui en respectant les textes électoraux :</p>



<p>« <em>J&rsquo;ai décidé de ne plus me porter candidat aux élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2020 puisque je ne remplis pas toutes les conditions d&rsquo;éligibilité. Entre autres celles liées au séjour sinon à la résidence au moins un an avant le dépôt de candidature. Je voudrais souhaiter bonne chance dès maintenant à mes compatriotes qui seront retenus. &nbsp;Ceux de mes compatriotes qui seront dans les mêmes cas que moi, je demande au Seigneur de nous accorder la patience et la clairvoyance nécessaire, pour attendre les prochaines joutes électorales.</em>« </p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/centrafrique-fran%C3%A7ois-boziz%C3%A9-candidat-%C3%A0-la-pr%C3%A9sidence/a-55547077#"><img src="https://static.dw.com/image/18384542_404.jpg" alt="En 2013, Michel Djotodia (à gauche) avait renversé François Bozizé (à droite)"/></a></figure>



<p>En 2013, Michel Djotodia (à gauche) avait renversé François Bozizé (à droite)</p>



<p>Alors qu&rsquo;il préside une rencontre des groupes armés de la Séléka qui s&rsquo;ouvre à Bangui, Michel Djotodia a lancé un message à la classe politique :</p>



<p>« <em>J&rsquo;invite la classe politique à sauver la démocratie et préserver la paix chez nous. En bon démocrate, nous avons l&rsquo;obligation de respecter nos textes juridiques. Notre pays a trop souffert et nous ne pouvons plus admettre à notre peuple des souffrances supplémentaires. De toutes les façons, le peuple centrafricain ne se laisserait plus faire et je m&rsquo;engage à être avec le peuple pour préserver la stabilité et la paix dans notre pays.</em>« </p>



<h4>Sept autres candidatures déposées</h4>



<p>Seule la Cour Constitutionnelle est appelée à déclarer la validité des candidatures. Si sa candidature est retenue, François Bozizé sera le plus sérieux adversaire face au président sortant Faustin-Archange Touadera, qui brigue un second mandat. Sept autres candidats ont aussi déposé leur dossier, parmi lesquels Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, tous deux anciens premiers ministres et poids lourds de la politique centrafricaine.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Optimisation de l&#8217;eau en Afrique, l&#8217;option du coeur et de la raison</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Apr 2020 07:56:21 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-13734" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-1024x577.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé-768x433.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/bozizé.jpg 1256w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>François Bozizé</figcaption></figure>



<p><strong>L&rsquo;ancien président centrafricain François Bozizé en interview. Il dénonce les projets de réforme de la constitution et des tentatives d&rsquo;atteinte à sa personne.</strong></p>



<p>Quatre mois après son retour au pays depuis sa chute en 2013, l’ancien Président centrafricain François Bozizé rompt le silence et se prononce sur la vie politique de son pays.</p>



<p>Il met en garde le régime de son ancien Premier Ministre, Faustin Archange Touadera, contre un projet de modification de la Constitution en cours et, dénonce des tentatives d’enlèvement ou encore d’assassinat visant sa personne.</p>



<p>Le retour au pays de François Bozizé&nbsp;en décembre 2019 s’est déroulé dans des circonstances non élucidées à ce jour, et&nbsp;n’a cessé depuis de faire l’objet des spéculations de la part du régime de Bangui.</p>



<p><strong>Bozizé dénonce une provocation du pouvoir</strong></p>



<p>D’abord, des accusations de déstabilisation du pouvoir de Faustin Archange Touadera qui ont occasionné le bouclage de sa résidence à Bangui par des éléments de la sécurité présidentielle. Acte de provocation que l’ex-président n’a pas apprécié.</p>



<p>« <em>Oui, c’est une tentative d’arrestation puisqu’il y’a eu plusieurs actions aui ont été menées dans ce sens. Il y a ce déploiement des GP à ma résidence de Sassara, il y’a également ce drone qui a été lancé sur mon domicile actuel. Tout cela signifie qu’il y a une idée de vouloir attenter à ma personne. Nous ne pourrions pas nier cela. Ils se débattent par tous les moyens pour pouvoir me neutraliser politiquement sinon physiquement</em>.</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/fran%C3%A7ois-boziz%C3%A9-on-veut-me-neutraliser-au-moins-politiquement/a-53264174#"><img src="https://www.dw.com/image/16698893_404.jpg" alt="Depuis le renversement de François Bozizé en 2013, la RCA n'a toujours pas retrouvé la paix(AFP/Getty Images)" width="522" height="293"/></a></figure>



<p>Depuis le renversement de François Bozizé en 2013, la RCA n&rsquo;a toujours pas retrouvé la paix</p>



<p><strong>Passage en force</strong></p>



<p>Ensuite, le projet de loi pour la modification de la Constitution initié par les députés de la majorité présidentielle, afin de permettre à Monsieur Touadera de continuer l’exercice du pouvoir en cas de la non tenue des élections à la date indiquée&nbsp;; ceci contre l’idée d’une transition politique soutenue par l’opposition. Projet que François Bozize qualifie d’&nbsp;« entreprise dangereuse »</p>



<p><em>« C’est un projet délicat et dangereux. Je compte sur la sagesse du Président de la République pour&nbsp; que, au lieu de forcer, qu’il réunisse l’ensemble de la classe politique, l’ensemble des forces vives de la Nation pour en discuter</em>« .</p>



<p>Mais l&rsquo;heure n&rsquo;est pas au rassemblement politique, alors que se profilent les élections présidentielle et législatives. Prévu le 27 décembre 2020 à l&rsquo;origine, le double-scrutin sera vraisemblablement repoussé.</p>



<p><strong>Eviter un vide juridique</strong></p>



<p>Mais sur la question, le Gouvernement annonce qu’il ne s’agit encore que d’un projet qui ne donne pas lieu à un passage en force du régime actuel. Ange-Maxime Kazagui, ministre porte-parole du gouvernement, explique que&nbsp;<em>« cette proposition de loi a pour but d’éviter un vide si jamais la maladie à coronavirus s’amplifiait et que personne ne préparait les élections correctement. Il n’y a pas de passage en force ici. Le gouvernement n’a rien décidé. Le projet est arrivé dans le cadre de la loi, il va l’étudier, il va répondre, il n’y a aucun passage en force</em>« .</p>



<p>En attendant, l’opposition et la société civile font bloc derrière Bozize pour que ce projet de loi de modification de la Constitution ne puisse pas passer.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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