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	<title>Censures médias &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>L’Algérie annonce retirer son accréditation à la chaîne France 24</title>
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				<pubDate>Mon, 14 Jun 2021 15:23:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Après avoir mis en garde la chaîne d’informations France 24, en mars, pour sa couverture du mouvement Hirak, l’Algérie a décidé de lui retirer son accréditation en raison de son « hostilité manifeste et répétée », a annoncé, dimanche 13 juin, le ministère de la communication. Ce retrait est aussi motivé par « le non-respect des règles de la déontologie professionnelle, la désinformation...]]></description>
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<p><strong>Après avoir mis en garde la chaîne d’informations France 24, en mars, pour sa couverture du mouvement Hirak, l’Algérie a décidé de lui retirer son accréditation en raison de son </strong><em><strong>« hostilité manifeste et répétée »</strong></em><strong>, a annoncé, dimanche 13 juin, le ministère de la communication.</strong></p>



<p>Ce retrait est aussi motivé par <em>« le non-respect des règles de la déontologie professionnelle, la désinformation et la manipulation ainsi qu’une agressivité avérée à l’égard de l’Algérie »</em>, a affirmé Ammar Belhimer, également porte-parole du gouvernement, cité par l’agence de presse officielle Algérié Presse Service (APS). Cette décision survient au lendemain d’élections législatives anticipées marquées par un fort taux d’abstention.</p>



<p>La dépêche de l’APS rappelle que le gouvernement algérien avait adressé le 13&nbsp;mars&nbsp;<em>«&nbsp;un dernier avertissement avant retrait définitif&nbsp;»</em>&nbsp;de son accréditation à France&nbsp;24, en mettant en cause sa&nbsp;<em>«&nbsp;couverture des marches du vendredi&nbsp;»</em>, une référence aux manifestations du Hirak, le mouvement populaire de contestation du régime.</p>



<p>La chaîne d’information, qui a encore couvert samedi les législatives en direct d’Alger, a réagi en soirée en se disant étonnée&nbsp;<em>«&nbsp;de ne pas avoir reçu d’explication&nbsp;»</em>&nbsp;sur ce retrait des accréditions de ses correspondants.</p>



<p><em>« Notre couverture de l’actualité algérienne se fait dans la transparence, l’indépendance et l’honnêteté »</em>, a dit France 24 dans un message lu à l’antenne. Interrogé par l’Agence France-Presse (AFP), le ministère des affaires étrangères français s’est refusé à tout commentaire.</p>



<h4>Une procédure opaque et aléatoire</h4>



<p>Le 13&nbsp;mars, France 24 avait déjà assuré faire son&nbsp;<em>«&nbsp;travail le plus honnêtement possible&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous faisons juste notre travail de journalistes dans le respect des règles en vigueur&nbsp;»</em>, avait dit à l’Agence France-Presse (AFP) Marc Saikali, directeur de France 24. En&nbsp;juillet&nbsp;2020, Moncef Aït Kaci, correspondant de France 24, et le caméraman Ramdane Rahmouni avaient été placés en détention préventive avant d’être libérés vingt-quatre&nbsp;heures plus tard. Moncef Aït Kaci vit à Alger et a couvert le scrutin législatif pour le service français de France 24.</p>



<p>Depuis des années, les médias étrangers travaillant en Algérie sont soumis à une procédure d’accréditation bureaucratique, opaque et aléatoire. Le directeur de l’AFP pour l’Algérie, Philippe Agret, nommé en octobre 2019, n’a jamais obtenu d’accréditation des autorités. Aucun motif n’a été fourni à ce sujet. Et les conditions de travail sont difficiles pour les journalistes algériens, sur fond de répression du Hirak par les autorités.</p>



<p>Né en février&nbsp;2019 d’un rejet d’un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika, le mouvement s’est poursuivi malgré l’éviction de M.&nbsp;Bouteflika et de son clan, puis l’élection d’un nouveau chef de l’Etat, Abdelmadjid Tebboune.</p>



<p>Le Hirak réclame le démantèlement du système de gouvernance en place depuis l’indépendance, en&nbsp;1962. Les autorités affirment que les principales revendications du mouvement ont été satisfaites.</p>



<p>Après avoir boudé la présidentielle de la fin de 2019, puis le référendum constitutionnel de la fin de 2020, la population algérienne s’est de nouveau détournée des urnes lors des législatives organisées samedi pour tenter d’affermir la légitimité du gouvernement. Selon des chiffres officiels, le taux d’abstention a avoisiné 70 %.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Burundi: le gouvernement tend la main aux médias sous sanctions</title>
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				<pubDate>Tue, 02 Feb 2021 16:58:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Evariste Ndayishimiye]]></category>

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<p><br><strong>Considéré avant la crise de 2015 comme l’un des rares Etats de la région à être doté d’une presse libre et indépendante, le Burundi occupe aujourd’hui la 160e place sur 180 du classement 2020 de la liberté de la presse établi par RSF. Volonté de tourner la page de 2015 ou opération de séduction de l’Union européenne, le président Evariste Ndayishimiye multiplie les gestes en direction des médias.</strong></p>



<p>Il y a un mois, le président Evariste Ndayishimiye a gracié les quatre journalistes de l’hebdomadaire Iwacu, condamnés à 2 ans et demi de prison en octobre 2019 dans un procès qualifié d’« inique ». Et il y a trois jours, il a tendu la main cette fois aux médias nationaux et internationaux sous sanctions depuis la crise de 2015, en demandant au Conseil national de la communication de s’asseoir avec leurs responsables pour «<em>&nbsp;trouver des solutions aux différends&nbsp;</em>» qui existent.&nbsp;Tout est allé vite</p>



<p>Le Conseil national de la Communication a réuni, le 1<sup>er</sup>&nbsp;février, à Bujumbura, les représentants des médias «&nbsp;<em>sous sanctions</em>&nbsp;» présents au Burundi&nbsp;; des internationaux comme la VOA et la BBC mais aussi quelques médias locaux, trois jours à peine après l’injonction présidentielle.</p>



<p>«&nbsp;<em>C’était une réunion de prise de contact. Le CNC va bientôt nous recevoir à tour de rôle pour qu’on trouve des solutions au cas par cas</em>&nbsp;», selon l’un des participants qui reconnaît que le poids des absents s’est fait sentir. Il s’agit de la station privée RPA et la radio-télévision Renaissance, détruites lors de la tentative de coup d’Etat de 2015, ainsi que des dizaines de journalistes qui ont fui en exil dont certains font l’objet de mandats d’arrêt internationaux.</p>



<p>La plupart sont réfugiés au Rwanda voisin d’où ils continuent d’informer, sur les réseaux sociaux, sur ce qui se passe au Burundi, au grand dam de Gitega. Des responsables des médias en exil ont salué «&nbsp;<em>un pas dans la bonne direction</em>&nbsp;», mais ils estiment qu’en l’état, les conditions ne sont pas réunies pour un retour au Burundi.</p>



<p>Le président Evariste Ndayihimiye a assuré, vendredi, qu’il veut tourner la page sombre de 2015 mais le gouvernement est sous sanctions de l’Union européenne et, simple coïncidence ou pas, ces manœuvres ont lieu alors que la reprise du «&nbsp;<em>dialogue politique</em>&nbsp;» avec son principal bailleur de fonds est prévue, ce mardi 2 février, à Bujumbura.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Nous sommes prêts à participer au dialogue qui devrait nous permettre de résoudre les graves problèmes qui nous empêchent de travailler, comme les mandats d’arrêt émis contre certains responsables de médias et journalistes, les problèmes de sécurité, les problèmes liés à la liberté de presse et d’expression… Si toutes ces questions sont mises sur la table (…) ce serait un progrès considérable…</p></blockquote>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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