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	<title>cemac &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>cemac &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Formation : bientôt un institut du pétrole à Pointe-Noire pour couvrir la CEMAC</title>
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				<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 17:59:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le projet d’un institut du pétrole à Pointe-Noire est en gestation, selon les révélations du ministre congolais des Hydrocarbures interviewé par LTA. Développé en partenariat notamment avec une école spécialisée française, ce projet qui devrait être concrétisé « rapidement » vise à combler le manque d’ingénieurs pétroliers dans la sous-région CEMAC où la plupart des...]]></description>
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<p> L<strong>e projet d’un institut du pétrole à Pointe-Noire est en gestation, selon les révélations du ministre congolais des Hydrocarbures interviewé par LTA. Développé en partenariat notamment avec une école spécialisée française, ce projet qui devrait être concrétisé « rapidement » vise à combler le manque d’ingénieurs pétroliers dans la sous-région CEMAC où la plupart des pays sont producteurs d’or noir.</strong></p>



<p>Pointe-Noire, deuxième ville de la République du Congo et ville pétrolière par excellence, devrait prochainement abriter un Institut du pétrole qui aura vocation à former les ingénieurs pétroliers venus de toute la Communauté économique et monétaire d&rsquo;Afrique centrale (CEMAC), selon les révélations -dans un&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/think-tank/entretiens/2022-01-10/bruno-itoua-a-la-tete-de-l-opep-le-congo-est-pret-a-assumer-malgre-le-contexte-mondial-899703.html">entretien</a>&nbsp;avec&nbsp;<em>La Tribune Afrique-</em>&nbsp;de Bruno Itoua, ministre congolais des Hydrocarbures et président en exercice de l&rsquo;Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) pour l&rsquo;année 2022.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous nous sommes engagés à être tellement concrets que&nbsp;nous travaillons sur la création d&rsquo;un Institut&nbsp;africain du pétrole&nbsp;à Pointe-Noire.&nbsp;Nous sommes déjà en discussion avec IFP School et IFP Training ainsi que deux autres partenaires pour concrétiser cela rapidement&nbsp;»</em>, a déclaré Bruno Itoua.</p>



<p>IFP School est l&rsquo;Ecole nationale supérieure du pétrole et des moteurs qui forme des ingénieurs en motorisations et mobilité durable, en économie et management de l&rsquo;énergie, en procédés pour l&rsquo;énergie et la chimie ainsi qu&rsquo;en géoressources et énergie. Actuellement, le ministère et ses partenaires travaillent, d&rsquo;après le ministre, sur ces termes de référence et le processus de mise en œuvre du projet entre autres.</p>



<p>Une fois l&rsquo;école mise en service, le déploiement de stratégie de formation ira crescendo.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous commencerons d&rsquo;abord par faire du training en ligne, ensuite nous ferons du training&nbsp;</em><em>in situ</em><em>. La collaboration avec IFP nous permettra d&rsquo;envoyer nos étudiants ingénieurs en France pour des formations diplômantes. Nous passerons ensuite aux formations diplômantes à Pointe-Noire, puis aux trainings en présentiel&nbsp;», explique Bruno Itoua.</em></p>



<h2>Rattraper un profond retard</h2>



<p>Avec ce projet, le Congo entend s&rsquo;inspirer des projets récents du Sénégal et de la Côte d&rsquo;Ivoire qui dispose chacun d&rsquo;une école du pétrole pour former leurs ingénieurs alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit de pays qui ne pèsent encore sur le marché pétrolier. C&rsquo;est aussi une manière pour le troisième pays producteur de pétrole d&rsquo;Afrique subsaharienne de rattraper les nombreux retards enregistrés dans le développement d&rsquo;une filière industrielle pétrolière dans une économie où l&rsquo;or noir représente près de 85% des exportations, plus de 70% des recettes extérieures et -selon les données de Coface- près de 60% du PIB. Et le tableau est quasiment le même pour tous les autres pays producteurs de pétrole de la CEMAC à savoir la Guinée Equatoriale, le Gabon, le Tchad et le Cameroun. D&rsquo;après Bruno Itoua qui a récemment réuni à Brazzaville les ministres du pétrole de la zone lors du CEMAC Business Energy Forum assure que&nbsp;<em>«&nbsp;l&rsquo;idée séduit toute la CEMAC&nbsp;».</em></p>



<p>En effet, le manque de compétences et d&rsquo;expertises dans le domaine pétrolier (tout comme dans le secteur des matières premières dans son ensemble) constitue un frein à la transformation locale de cette ressource prisée à travers la planète. Alors qu&rsquo;il est désormais question de préservation de l&rsquo;environnement face aux dérèglements climatiques, il se pose plus que jamais -outre le préalable de la volonté politique- la question de la disponibilité des compétences et expertises pour favoriser une exploitation des ressources pétrolières qui soit neutre en carbone.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Après la récession de 2020, la zone CEMAC renoue avec la croissance</title>
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				<pubDate>Tue, 06 Jul 2021 17:01:35 +0000</pubDate>
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<p><strong>L&rsquo;espace de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (CEMAC) connaîtra une faible reprise économique, avec un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) estimé à 1,3 % en 2021, a annoncé lundi la Banque des Etats de l&rsquo;Afrique centrale (BEAC).</strong></p>



<p>Le taux de croissance du PIB est annoncé à 1,3%, après la récession (-1,7 %) en 2020. Cette estimation est en baisse de 0,5% par rapport au 1,9% envisagé par la BEAC en avril dernier. Celle-ci était en baisse de près de 1% par rapport aux 2,8% projetés en décembre 2020.</p>



<p>D&rsquo;après la BEAC, ces prévisions sont consécutives aux incertitudes liées à la persistance de la crise sanitaire de nouveau coronavirus et aux retards enregistrés dans le déploiement des campagnes de vaccination.</p>



<p>Elle souligne également le fait que les habitants de la CEMAC se montrent réservés face à la vaccination contre la COVID-19 alors que les pays disposent des quantités importantes de doses de vaccin.</p>



<p>Malgré l&rsquo;insensibilité des populations face à la Covid-19, la BEAC a maintenu le taux d&rsquo;intérêts des appels d&rsquo;offres qui reste à 3,25% ; celui de facilité de prêt marginal à 5 %, du dépôt à 0 % et les coefficients de réserves obligatoires à 7.</p>



<p>Au niveau international, elle a révélé que les projections économiques demeurent favorables avec des taux de croissance du PIB réels estimés à 6,0% pour en 2021 et 4,4% en 2022, après -3,3% en 2020&nbsp;;</p>



<p>«&nbsp;<em>Cette reprise masque des trajectoires économiques divergentes avec, d&rsquo;une part, le redressement vigoureux de quelques grandes économies, et d&rsquo;autre part, la reprise modérée dans de nombreux pays émergents et en développement</em>&nbsp;», résument les analystes de la BEAC.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La CEMAC s&#8217;offre un no-deal roadshow à l&#8217;occasion de Paris-Infraweek 2020</title>
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				<pubDate>Tue, 13 Oct 2020 11:02:08 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Paris Infraweek, le rendez-vous consacré aux infrastructures organisé par Paris-Europlace, qui s&#8217;est tenu du 5 au 9 octobre, a été placé sous le signe de la pandémie de Covid-19. Une importante délégation d&#8217;Afrique centrale avait saisi cette occasion pour présenter ses projets intégrateurs, en amont de la table-onde des bailleurs de fonds qui se déroulera...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/paris-infraweek-2020.jpg" alt="" class="wp-image-19456" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/paris-infraweek-2020.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/paris-infraweek-2020-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p><strong>Paris Infraweek, le rendez-vous consacré aux infrastructures organisé par Paris-Europlace, qui s&rsquo;est tenu du 5 au 9 octobre, a été placé sous le signe de la pandémie de Covid-19. Une importante délégation d&rsquo;Afrique centrale avait saisi cette occasion pour présenter ses projets intégrateurs, en amont de la table-onde des bailleurs de fonds qui se déroulera les 17 et 18 novembre prochains à Bruxelles&#8230;</strong></p>



<p><em>«&nbsp;A l&rsquo;origine, nous souhaitions consacrer la priorité au G20 et à la tech mais la Covid-19 s&rsquo;est invitée au programme&nbsp;»,</em>&nbsp;explique Karim Zine-Eddine, directeur des Etudes au sein de Paris Europlace. Chaque année, le rendez-vous parisien des infrastructures dévoile sa «&nbsp;carte africaine&nbsp;» et cette année, l&rsquo;Afrique centrale était à l&rsquo;honneur.&nbsp;<em>«&nbsp;L&rsquo;Afrique a besoin de 1700Mds d&rsquo;euros pour combler les besoins en financement de ses infrastructures. Plusieurs projets ont été présentés lors de cette édition 2020 dont ceux qui sont portés par la CEMAC</em>&nbsp;[Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale, ndlr]&nbsp;<em>et par la CEAC [C</em>ommunauté économique des Etats de l&rsquo;Afrique centrale, ndlr], a souligné Karim Zine-Eddine. Des projets qui pourraient bien être perturbés par le contexte sanitaire&#8230;</p>



<p>En effet, les impacts de la Covid-19 devraient lourdement peser sur le financement de grands projets infrastructurels à venir et l&rsquo;endettement des Etats promet d&rsquo;être exacerbé à court terme.&nbsp;<em>«&nbsp;Au niveau local, la dette progresse rapidement dans un certain nombre de pays qui sont par ailleurs, entrés dans la crise, déjà très endettés. S&rsquo;agissant de la dette internationale, plusieurs pays africains ont revu leur programme d&rsquo;émission, ou l&rsquo;ont arrêté comme le Nigéria en février »,</em>&nbsp;explique Karim Zine-Eddine. En parallèle à cet endettement, se pose la question de la baisse prévisible des notes des Etats africains par les agences internationales comme Moody&rsquo;s, Fitch Ratings et S&amp;P, qui compliqueront d&rsquo;autant plus la levée de fonds sur les marchés internationaux.</p>



<p><em>«&nbsp;Cette situation devrait ralentir un certain nombre de projets, c&rsquo;est la raison pour laquelle, l&rsquo;Afrique doit développer plus que jamais, l&rsquo;investissement privé dans ses infrastructures, pour accélérer ses programmes de Partenariats publics-privés (PPP) et pour trouver des solutions, car les Etats seuls, ne pourront pas répondre à leurs besoins immenses, en infrastructures&nbsp;»</em>&nbsp;a-t-il conclu. Un point de vue largement partagé par la délégation d&rsquo;Afrique centrale, qui était venue nombreuse en dépit des contraintes sanitaires.</p>



<h4><strong>Un no-deal roadshow pour la CEMAC à Paris</strong></h4>



<p><em>« Le Gabon est engagé dans la diversification de son économie, mais nous ne pourrons y parvenir qu&rsquo;en investissant suffisamment dans les infrastructures&nbsp;(&#8230;)Nous voulons attirer le secteur privé, car c&rsquo;est lui qui crée de la richesse en prenant des risques et en investissant. C&rsquo;est la raison de notre présence à Paris&nbsp;»,</em>&nbsp;a déclaré Jean-Marie Ogandaga. Le ministre de l&rsquo;Economie du Gabon accompagnait la délégation de la CEMAC à Paris, à l&rsquo;occasion de Paris Infraweek, le rendez-vous annuel des infrastructures organisé par Paris-Europlace, pour présenter la dizaine de projets d&rsquo;infrastructures intégrateurs qui restent à financer, en amont de la table ronde des bailleurs de fonds, qui se déroulera les 17 et 18 novembre à Bruxelles, en présence du président Denis Sassou-Nguesso.</p>



<p>Cette table-ronde est structurée autour de 4 axes. Premièrement, la facilitation des échanges et des transports pour développer la libre circulation des biens et des personnes et pour renforcer l&rsquo;intégration commerciale. Ce remier axe comprend les constructions d&rsquo;un pont entre le Cameroun et la Guinée équatoriale, d&rsquo;une voie express entre le port de Kribi et le nord de la Guinée équatoriale, de tronçons manquants entre Ndendé et Dolisie, d&rsquo;une route entre le sud-est de la Guinée équatoriale et le Gabon, du corridor Brazzaville-Ouesso-Bangui-Ndjaména.</p>



<p>Le second axe concerne la production et l&rsquo;interconnexion des réseaux électriques et de communications, avec l&rsquo;aménagement hydroélectrique de Chollet et de lignes électriques, l&rsquo;interconnexion des réseaux électriques (Cameroun-Tchad), et l&rsquo;interconnexion du Cameroun avec les pays de la CEMAC via la fibre optique.</p>



<p>Le troisième axe relatif au marché commun comprend la construction du port sec de Beloko (Corridor Douala-Bangui) et du port sec de Dolisie (Corridor Gabon-Congo). Enfin, le dernier marché s&rsquo;applique au capital humain, avec la construction de l&rsquo;Université Inter-Etats (Cameroun-Congo).&nbsp;<em>«&nbsp;Elle sera financée par le FODEC [</em>fonds de développement de la CEMAC, ndlr]<em>&nbsp;et le projet d&rsquo;interconnexion électrique entre le Cameroun et le Tchad a déjà trouvé son financement. Il ne nous reste que 10 projets à financer, soit 3 milliards d&rsquo;euros à lever&nbsp;»,</em>&nbsp;a déclaré Daniel Ona-Ondo, président de la Commission de la CEMAC, précisant par ailleurs, être à Paris,&nbsp;<em>«&nbsp;non pour lever des fonds, mais pour présenter ces projets aux investisseurs français&nbsp;»</em>, en amont de la table ronde du mois de novembre.</p>



<h4><strong>Lancement de l&rsquo;Africa Infrastructure Fellowship Program (AIFP)</strong></h4>



<p><em>«&nbsp;Que faut-il pour que les projets que nous accompagnons prennent corps&nbsp;?&nbsp;»</em>&nbsp;a interrogé Bertrand Fournier Montgieux, Directeur des investissements chez Meridiam, à l&rsquo;occasion du webinaire qui s&rsquo;est tenu le 6 octobre au sein du cabinet CMS Francis Lefebvre à Neuilly.&nbsp;<em>«&nbsp;Des fonds d&rsquo;investissement bien sûr, mais il est aussi nécessaire, de résoudre une certaine faiblesse des capacités administratives et institutionnelles qui sont pourtant indispensables pour structurer un projet (&#8230;) Il faut que les Etats fassent un véritable effort en matière de ressources humaines et y mettent les moyens&nbsp;»</em>&nbsp;a-t-il souligné.</p>



<p>Une nouvelle initiative publique-privée, l&rsquo;Africa Infrastructure Fellowship Program (AIFP) a d&rsquo;ailleurs été annoncée à l&rsquo;occasion de Paris Infraweek, pour renforcer les capacités sur le continent. Développé par le Global Infrastructure Hub, Meridiam et le Forum économique mondial, l&rsquo;AIFP a été pensé comme un support aux gouvernements africains pour développer leurs projets d&rsquo;infrastructures durables et résilients, à travers des formations dispensées à Paris. Il s&rsquo;agit du premier programme PPP d&rsquo;infrastructure entièrement dédiée à la formation des hauts fonctionnaires concernés par la passation de marchés sur ce type de projets, impliquant des gouvernements, des acteurs du secteur privé et des institutions académiques.&nbsp;<em>«&nbsp;Les étudiants de ce nouveau programme ont assisté à cette édition 2020 de Paris Infraweek&nbsp;»</em>&nbsp;s&rsquo;est félicité Karim Zine-Eddine, qui a ajouté que cette initiative venait compléter une autre formation, lancée en juillet 2020 par Paris Europlace, l&rsquo;IFC et l&rsquo;Université Paris-Dauphine pour renforcer les compétences en finance de marché, des cadres résidant dans les pays émergents francophones.</p>



<p>Le renforcement des compétences locales est non seulement nécessaire pour être en mesure d&rsquo;élaborer des projets de PPP viables et soutenables, mais il relève aussi du domaine de la souveraineté, selon le professeur Le <em>Professeur Djiena Wembou, Secrétaire permanent de la CEMAC</em>.<em>« Les locaux connaissent mieux leurs besoins que les conseillers étrangers »</em> s&rsquo;est-il fendu lors du webinaire organisé le 6 octobre dernier au sein du cabinet CMS Francis Lefebvre. <em>« Les conseillers doivent intervenir dans un second temps, car il nous revient de choisir les projets que nous entendons mener, sans quoi : que restera-t-il de notre souveraineté ? »,</em> a-t-il interrogé.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Cemac : la banque centrale dessert l’étau</title>
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				<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 14:55:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La BEAC injecte près d’un milliard d’euros pour racheter les titres publics émis par les pays membres de la Cemac, en proie à la crisé liée au Covid-19. La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) apporte un soutien supplémentaire aux États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Son comité...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/siège-beac-1024x512.jpg" alt="" class="wp-image-6728" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/siège-beac-1024x512.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/siège-beac-300x150.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/siège-beac-768x384.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/siège-beac.jpg 1224w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>siège-beac</figcaption></figure>



<p><strong>La BEAC injecte près d’un milliard d’euros pour racheter les titres publics émis par les pays membres de la Cemac, en proie à la crisé liée au Covid-19.</strong></p>



<p>La Banque des États de l’Afrique centrale (Beac) apporte un soutien supplémentaire aux États membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Son comité de politique monétaire a décidé, lors de sa session extraordinaire du 22 juillet, de mettre 600 milliards de F CFA (plus de 914 millions d’euros) à la disposition du Gabon, du Congo, du Cameroun, du Tchad, de la République centrafricaine et de la Guinée équatoriale.</p>



<p>Ce programme d’intervention, sur une période de six mois, sur le marché secondaire permet à la banque centrale régionale de racheter des bons et obligations du trésor assimilables émis par ces pays en proie aux effets du choc sanitaire que constitue le Covid-19. Il pourrait être prolongé de six autres mois, « en tant que de besoin et suivant les perspectives économiques en 2021 », précise l’institution.</p>



<h4>Injection de liquidités à long terme</h4>



<p>«&nbsp;Ces concours seront pris en compte dans le cadrage macroéconomique, en accord avec le programme de chaque État avec le FMI&nbsp;», observe un cadre de la Beac contacté par<em>&nbsp;Jeune Afrique</em>.</p>



<p>Depuis le début de l’année, les pays de la zone, dont la plupart ont révisé leur budget, ont récupéré près de 500 milliards de F CFA (soit plus de 762 millions d’euros) en émettant des titres publics.</p>



<p>En-dehors des États, la banque centrale a également décidé de se réengager dans des financements longs – avec une maturité des opérations ne dépassant pas 12 mois – auprès des banques qui ne réduiront pas leurs crédits à l’économie. «&nbsp;Elles pourront ainsi venir en refinancement en proposant soit les titres publics en leur possession, soit des accords de placement, sortes de crédits nantis à l’économie&nbsp;», précise notre source.Le 27 mars, la Beac s’était déjà portée au secours des banques en faisant passer son niveau de liquidités à leur disposition de 240 à 500 milliards de F CFA. Une cagnotte pouvant monter jusqu’à 1000 milliards de F CFA si nécessaire.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<item>
		<title>Alors que la Cemac et l&#8217;UEMOA ont manifesté leur volonté de quitter la zone, la tâche s&#8217;avère difficile tant sur le plan économique que politique.</title>
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				<pubDate>Fri, 20 Dec 2019 15:00:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La zone franc africaine est composée de 14 pays de l&#8217;Afriquesubsaharienne. Huit appartiennent à la zone de l&#8217;Union économique ouest-africaine (UEMOA) : le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d&#8217;Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Les six autres – le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad – relèvent...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Franc-CFA_DR.jpg" alt="" class="wp-image-12511" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Franc-CFA_DR.jpg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Franc-CFA_DR-300x171.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></figure>



<p><strong>La zone franc africaine est composée de 14 pays de l&rsquo;</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique"><strong>Afrique</strong></a><strong>subsaharienne. Huit appartiennent à la zone de l&rsquo;Union économique ouest-africaine (</strong><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.uemoa.int/fr/presentation-de-luemoa" target="_blank"><strong>UEMOA</strong></a><strong>) : le </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/benin"><strong>Bénin</strong></a><strong>, le </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/burkina-faso"><strong>Burkina Faso</strong></a><strong>, la </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/cote-d-ivoire"><strong>Côte d&rsquo;Ivoire</strong></a><strong>, la </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/guinee"><strong>Guinée</strong></a><strong>-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo. Les six autres – le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine et le Tchad – relèvent de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (</strong><a rel="noreferrer noopener" href="http://www.cemac.int/" target="_blank"><strong>Cemac</strong></a><strong>). Depuis quelques années, cette </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.banque-france.fr/economie/relations-internationales/zone-franc-et-financement-du-developpement/presentation-de-la-zone-franc" target="_blank"><strong>zone franc</strong></a><strong> est contestée de manière récurrente. Le débat sur la question, fortement contrôlé jusqu&rsquo;au </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.cairn.info/revue-economie-et-prevision-2012-2-page-91.htm" target="_blank"><strong>début des années 2000</strong></a><strong>, échappe désormais aux milieux académiques et aux cercles politiques ; toutes les composantes des sociétés africaines s&rsquo;en emparent.</strong></p>



<p>Aujourd&rsquo;hui, une réforme concertée s&rsquo;impose, quel que soit le scénario envisagé&nbsp;: rupture totale de la zone franc ou éclatement en deux zones autonomes entre, d&rsquo;une part, la Cemac&nbsp;et, d&rsquo;autre part, la Cedeao&nbsp;(Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, qui englobe tous les pays de l&rsquo;UEMOA, ainsi que huit autres pays dont le Nigeria et le Ghana), qui a pour projet de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/797131/economie/eco-future-monnaie-unique-de-la-cedeao-les-chefs-detat-maintiennent-lobjectif-de-2020/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">créer une nouvelle monnaie unique appelée «&nbsp;eco&nbsp;» dès 2020</a>. Une chose est sûre&nbsp;: toute réforme devra accroître ou, au moins, sauvegarder les acquis de cette expérience de coopération monétaire, tout en y apportant les aménagements nécessaires.</p>



<h4>Éviter au moins deux pièges</h4>



<p>La future réforme devra échapper à deux pièges majeurs, liés à des perceptions déformées de la réalité.</p>



<p>La première déformation est relative au&nbsp;<a href="https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01391233/document" target="_blank" rel="noreferrer noopener">compte d&rsquo;opérations</a>&nbsp;ouvert dans les livres du&nbsp;<a href="https://www.tresor.economie.gouv.fr/qui-sommes-nous" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Trésor français</a>&nbsp;où sont aujourd&rsquo;hui logées 50&nbsp;% des réserves de change des États membres. En effet, il n&rsquo;est pas tout à fait exact de dire qu&rsquo;une&nbsp;<a href="https://journals.openedition.org/interventionseconomiques/5466" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dénonciation des accords de coopération monétaire</a>&nbsp;permettrait de recouvrer ces réserves et de les affecter à d&rsquo;autres projets prioritaires. Car, en réalité, les pays africains assurent eux-mêmes la convertibilité de leur monnaie. La garantie française ne joue que si une union monétaire (UEMOA&nbsp;ou Cemac) est globalement déficitaire. Et quand les risques se sont accrus en&nbsp;1993&nbsp;et le déficit est devenu global et intenable, la France a contraint les pays de la zone à accepter la&nbsp;<a href="https://www.herodote.net/11_janvier_1994-evenement-19940111.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dévaluation en 1994</a>, pour ne pas avoir à être mise à contribution.</p>



<p>La seconde déformation est l&rsquo;idée selon laquelle l&rsquo;<a href="https://www.bceao.int/fr/content/histoire-du-franc-cfa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">arrimage depuis 1999</a>&nbsp;à l&rsquo;euro, monnaie forte, rend le franc CFA surévalué, ce qui obère la compétitivité à l&rsquo;exportation et limite de facto les possibilités de transformation structurelle et d&rsquo;industrialisation des pays africains.</p>



<p>Trois explications limitent toutefois la portée d&rsquo;une telle critique. Premièrement, le commerce de la plupart des pays africains souffre plutôt d&rsquo;une compétitivité hors prix. C&rsquo;est le cas, par exemple, des&nbsp;<a href="https://www.un.org/africarenewal/fr/magazine/january-2006/de-nouveaux-obstacles-au-commerce-de-l%E2%80%99afrique" target="_blank" rel="noreferrer noopener">barrières non tarifaires</a>&nbsp;imposées à l&rsquo;entrée des marchés des pays industrialisés vers lesquels ils exportent.</p>



<p>Deuxièmement, l&rsquo;observation de la structure du commerce et de son positionnement sur les chaînes de valeur régionales et internationales montre que les&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/economie/matieres-premieres-marches-financiers-le-chainon-manquant-pour-l-afrique-20-04-2018-2212200_28.php#">pays africains sont&nbsp;<em>price-takers</em>&nbsp;(preneurs de prix)</a>&nbsp;sur les marchés des matières premières. Ainsi, les fluctuations du taux de change semblent jouer sur la profitabilité des entreprises exportatrices plus que sur leur compétitivité.</p>



<p>Troisièmement, ces pays souffrent structurellement d&rsquo;un grave&nbsp;<a href="https://www.bceao.int/sites/default/files/2019-03/Balance%20des%20paiements%20et%20position%20ext%C3%A9rieure%20globale%20r%C3%A9gionales%20de%20l%27UEMOA%20-%202017.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">déséquilibre des balances courantes</a>, compte tenu du volume croissant des importations, y compris dans le secteur agricole pour&nbsp;<a href="http://www.fao.org/3/ca4526en/ca4526en.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;importation de denrées alimentaires</a>&nbsp;et des intrants industriels.</p>



<p>On le voit, il y a un «&nbsp;piège historique&nbsp;» à vouloir justifier la pertinence et l&rsquo;urgence d&rsquo;une réforme en se fondant uniquement sur des arguments symboliques de «&nbsp;décolonisation monétaire&nbsp;». Toutefois, de nombreuses études, comme celle de&nbsp;<a href="https://www.penguinrandomhouse.com/books/205014/why-nations-fail-by-daron-acemoglu-and-james-a-robinson/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Daron Acemoglu et James A. Robinson</a>, montrent qu&rsquo;une réforme équilibrée peut être envisagée.</p>



<h4>Quel consensus autour d&rsquo;un régime de change optimal&nbsp;?</h4>



<p>Il faut se rappeler que le franc CFA existe&nbsp;<a href="https://www.bceao.int/fr/content/histoire-du-franc-cfa" target="_blank" rel="noreferrer noopener">depuis plus de 70&nbsp;ans</a>&nbsp;et que son usage est ancré dans les habitudes des agents économiques. C&rsquo;est pourquoi toute tentative d&rsquo;évolution devrait être prudente et consensuelle.</p>



<p>La volonté politique est indispensable pour garantir la réussite de la réforme. Selon toute vraisemblance, c&rsquo;est la condition la plus difficile à remplir. Le ministre français de l&rsquo;Économie et des Finances, Bruno Le&nbsp;Maire, a&nbsp;<a href="https://www.lefigaro.fr/flash-eco/la-france-ouverte-a-une-reforme-ambitieuse-du-franc-cfa-20191011" target="_blank" rel="noreferrer noopener">assuré</a>&nbsp;que la France était ouverte à une «&nbsp;réforme ambitieuse&nbsp;» du FCFA, tout en précisant qu&rsquo;il revenait aux chefs d&rsquo;État africains d&rsquo;en décider. Mais compte tenu de la relation spéciale, parfois qualifiée de néocoloniale, qui la lie à ses anciennes colonies, la liberté des chefs d&rsquo;État d&rsquo;aller vers une réforme sérieuse serait limitée. Ce qui explique, sans doute, que les positions officielles des chefs d&rsquo;État de la zone franc&nbsp;<a href="https://www.bbc.com/afrique/region-50348541" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ne sont pas clairement connues</a>.</p>



<p>Choisir un&nbsp;<a href="https://www.cairn.info/les-taux-de-change--9782707173591-page-78.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">régime de change</a>&nbsp;est difficile pour un pays en développement en raison de l&rsquo;influence de ce choix sur la structure de prix et de ses multiples impacts financiers, économiques et sociaux. La réflexion doit donc permettre de définir un régime de change qui concilie stabilité et flexibilité. Ce rôle d&rsquo;ancrage que joue le taux de change paraît particulièrement utile dans les pays en développement, où la difficulté d&rsquo;équilibrer les finances publiques incite à la création monétaire à travers les avances aux États (financement du déficit budgétaire par la Banque centrale à travers une avance au Trésor).</p>



<p>Le choix d&rsquo;une dose de flexibilité doit reposer sur des réponses claires à deux questions difficiles&nbsp;: quelle est la nature des chocs auxquels les économies sont confrontées&nbsp;? Et quelle en est l&rsquo;ampleur&nbsp;?</p>



<h4>Améliorer les modalités de financement de l&rsquo;économie</h4>



<p>Deux aspects doivent être examinés à cet égard&nbsp;: la politique monétaire d&rsquo;une part et le développement des marchés financiers d&rsquo;autre part. La politique monétaire doit encore évoluer pour rompre avec le&nbsp;<a href="https://www.imf.org/external/pubs/ft/fandd/fre/2014/03/pdf/basics.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">tournant quantitativiste et monétariste</a>&nbsp;pris dans les années&nbsp;1970&nbsp;et renforcé dans les années 1990, avec les plans d&rsquo;ajustement structurel qui ont conduit à poser comme norme une austérité permanente et une quasi-obsession de la recherche d&rsquo;un équilibre qui s&rsquo;est révélé purement récessif.</p>



<p>Une caractéristique des économies émergentes bien reconnue aujourd&rsquo;hui est la profondeur et le dynamisme de leur marché des capitaux, qui facilitent la mobilisation de l&rsquo;épargne longue indispensable pour le financement des infrastructures lourdes.</p>



<p>Les pays de la zone franc devraient promouvoir le développement d&rsquo;une intermédiation financière inclusive, diversifiée dans l&rsquo;offre de ses services, dynamique, capable d&rsquo;apporter une solution optimale au financement de long terme.</p>



<p>Au sein de la Cemac, la&nbsp;<a href="http://www.cemac.int/sites/default/files/ueditor/55/upload/file/20190720/1563620202756703.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">fusion des Bourses</a>&nbsp;actée par les chefs d&rsquo;État participe de la réalisation de cet objectif. La&nbsp;<a href="https://www.brvm.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bourse de valeurs mobilières</a>&nbsp;de l&rsquo;UEMOA, après avoir subi sa mue, évolue – certes, lentement – vers une dynamisation de ses activités. Mais il convient de relever que l&rsquo;interdépendance des marchés financiers et l&rsquo;objectif de stabilité financière assigné à la Banque centrale réduisent de plus en plus la souveraineté des États et invitent à plus de rigueur dans la gouvernance.</p>



<h4>La qualité des institutions au cœur du succès de la réforme</h4>



<p>Les doutes qui subsistent toujours quant à la capacité des pays de la zone franc à gérer de manière autonome leur monnaie sans se passer de la présence tutélaire de la France sont souvent justifiés par les risques de dérapage qui résulteraient d&rsquo;une émission excessive de monnaie en se référant à l&rsquo;exemple de la&nbsp;<a href="https://www.bbc.com/afrique/region/2015/06/150608_zimbabwe_dollar" target="_blank" rel="noreferrer noopener">«&nbsp;dollarisation&nbsp;» du Zimbabwe</a>&nbsp;et de la&nbsp;<a href="https://www.cairn.info/revue-mondes-en-developpement-2005-2-page-41.htm" target="_blank" rel="noreferrer noopener">République démocratique du Congo</a>. Ces doutes sont encore confortés par les difficultés qu&rsquo;éprouvent régulièrement ces pays pour définir et conduire des politiques économiques sans l&rsquo;accompagnement des institutions de Bretton Woods.</p>



<p>Il apparaît finalement qu&rsquo;un des grands chantiers qui conditionnent la réussite de la réforme de la zone franc repose sur la capacité des États à se doter d&rsquo;administrations publiques solides capables de favoriser le développement économique. Cette réforme dépend donc, avant tout, de la volonté des chefs d&rsquo;État africains, plus que de celle de la France. Et, naturellement, elle doit être animée par des hommes et des femmes compétents, motivés et désintéressés.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Sommet de la Cemac : l’Afrique centrale veut faire évoluer le franc CFA</title>
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				<pubDate>Sat, 23 Nov 2019 16:45:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/rea_271075_004-e1548843403338-592x296-1562594314-592x296.jpg" alt="" class="wp-image-11552" width="624" height="312" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/rea_271075_004-e1548843403338-592x296-1562594314-592x296.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/rea_271075_004-e1548843403338-592x296-1562594314-592x296-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 624px) 100vw, 624px" /></figure>



<p><strong>Les dirigeants des six pays de la Communauté économique et monétaire de l&rsquo;Afrique centrale (Cemac), réunis en sommet extraordinaire à Yaoundé vendredi 22 novembre, ont annoncé leur volonté de faire évoluer le franc CFA, présenté par certains comme une monnaie « héritée de la colonisation ».</strong></p>



<p>La monnaie, utilisée par 14 pays d’Afrique de l’Ouest et Centrale pour un total de 155 millions d’habitants, est indexée sur l’euro et convertible avec la monnaie européenne. Les États utilisateurs doivent déposer 50% de leurs réserves en France.</p>



<p>Les&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/860356/economie/sommet-de-la-cemac-lavenir-du-franc-cfa-debattu-a-yaounde/">six dirigeants présents au sommet de Yaoundé</a>&nbsp;ont examiné «&nbsp;la coopération monétaire avec la France (et) décidé d’engager une réflexion approfondie sur les conditions et le cadre d’une nouvelle coopération&nbsp;», explique un communiqué final.</p>



<p>«&nbsp;À cet effet, ils ont chargé la Banque des États d’Afrique centrale (Béac) de proposer dans des délais raisonnables un schéma approprié conduisant à l’évolution de la monnaie commune&nbsp;», le franc CFA, ajoute-t-il.</p>



<h4>Cinq chefs d’État présents</h4>



<p>Cinq chefs d’État sur les six que compte la Cémac ont pris part au sommet de Yaoundé : le Camerounais Paul Biya, le Centrafricain Faustin-Archange Touadéra, le Congolais Denis Sassou Nguesso, l’Équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema et le Tchadien Idriss Déby Itno. Le président gabonais, Ali Bongo Ondimba, était représenté par son Premier ministre.</p>



<p>Dans le texte, les dirigeants ont « réaffirmé leur volonté de disposer d’une monnaie commune stable et forte ».</p>



<p>Si le communiqué ne précise pas la nature de l’évolution, le président tchadien a évoqué sur les antennes de la télévision camerounaise la sortie de la monnaie.&nbsp;«&nbsp;Demain, quand nous sortirons du franc CFA, nous appartiendrons à un seul (cadre monétaire)&nbsp;», a-t-il affirmé.</p>



<p>«&nbsp;Nos partenaires français sont ouverts à tous les dialogues possibles avec nous. Les institutions de la Cémac et la Beac ont été chargées de négocier, pas dans la précipitation&nbsp;», a-t-il assuré.</p>



<h4>«&nbsp;Un frein au développement&nbsp;»</h4>



<p>«&nbsp;Nous ne devons pas être (liés aux)&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/788955/economie/franc-cfa-a-paris-le-choix-du-silence/">anciennes puissances coloniales</a>«&nbsp;, a pour sa part affirmé le président équato-guinéen.</p>



<p>Dans un dossier de presse, la présidence camerounaise avait écrit que « la monnaie héritée de la colonisation (le franc CFA) divise les économistes et les chefs d’État de la zone franc ». Cette monnaie « est présentée par de nombreux experts en finances comme un frein au développement », avait-elle ajouté.</p>



<p>Dans une allocution à l’issue du sommet, Paul Biya a estimé que la politique monétaire en cours en Afrique centrale «&nbsp;a permis jusqu’à présent d’assurer la stabilité financière de notre sous-région&nbsp;».&nbsp;«&nbsp;Il y a toutefois lieu de rester flexible à toute proposition de réforme visant à consolider son action&nbsp;», a-t-il préconisé.</p>



<p>Au sein de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA),&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/790313/economie/monnaie-unique-de-la-cedeao-vers-une-banque-centrale-de-type-federal-et-un-regime-de-change-flexible/">certains officiels ont ouvertement pris position en faveur du remplacement du franc CFA par une autre monnaie</a>. En Afrique centrale, les dirigeants étaient jusqu’à présent plus réservés sur la question.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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