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	<title>campagne &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Cameroun : quels enjeux pour les législatives du 9 février ?</title>
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				<pubDate>Sun, 26 Jan 2020 13:53:18 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19994243lpw-19994765-article-jpg_6865261_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-13652" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19994243lpw-19994765-article-jpg_6865261_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19994243lpw-19994765-article-jpg_6865261_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption> Organisés dans un contexte de crise, les deux scrutins auraient dû se tenir en 2018, mais ils ont été reportés à deux reprises. <br><em>© REINNIER KAZE / AFP</em> </figcaption></figure>



<h4>Alors que s&rsquo;ouvre la campagne pour les législatives, le pays est confronté à plusieurs défis sécuritaires.</h4>



<p>Le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/cameroun">Cameroun</a>&nbsp;va connaître le 9&nbsp;février prochain&nbsp;ses premières élections législatives et municipales en&nbsp;sept ans. Mais&nbsp;le plus inquiétant encore est le contexte dans lequel vont se tenir ces différents scrutins. D&rsquo;un côté, le Cameroun doit faire avec les attaques djihadistes dans le nord et, de l&rsquo;autre, le&nbsp;conflit indépendantiste meurtrier dans les zones dites anglophones&nbsp;paralyse toujours un quart du pays. Ces deux provinces abritent environ 16&nbsp;% de la population camerounaise. Alors que le parti du premier opposant, Maurice Kamto, compte boycotter des élections qu&rsquo;il estime impossibles à tenir dans ce contexte, et que le parti du président&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/paul-biya">Paul Biya</a>&nbsp;part grand favori, quels sont les enjeux des législatives, dont la campagne a officiellement démarré le 25&nbsp;janvier&nbsp;?</p>



<h4>Qui participera aux législatives&nbsp;?</h4>



<p>Une trentaine de partis politiques, la plupart se réclamant de l&rsquo;opposition, seront en lice pour&nbsp;180&nbsp;sièges de député. Il faut savoir qu&rsquo;ayant été élus en 2013&nbsp;les députés et les conseillers municipaux devaient achever leur mandat en 2018, mais celui-ci a été prorogé à deux reprises.</p>



<p>Le parti de la majorité présidentielle, le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), qui jouit actuellement d&rsquo;une majorité écrasante avec&nbsp;148&nbsp;députés, est le grand favori. Présents dans toutes les circonscriptions électorales, les candidats du RDPC n&rsquo;auront pas de concurrents dans de nombreuses localités du pays.</p>



<p>Principal parti d&rsquo;opposition au Parlement avec&nbsp;18&nbsp;députés, le Social Democratic Front (SDF) avait menacé de boycotter les prochaines législatives, mais la direction s&rsquo;est finalement résolue à y participer, même si des divergences persistent. «&nbsp;Aux dernières élections, le SDF avait reculé, il s&rsquo;agit de reconquérir les positions perdues&nbsp;», explique Stéphane Akoa, chercheur à la fondation Paul Ango Ela.</p>



<p>Parmi les autres partis en lice, on retrouve le Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) du jeune opposant Cabral Libii, troisième à la présidentielle d&rsquo;octobre&nbsp;2018. Ce parti rêve de damer le pion au SDF et de lui prendre la place de premier parti d&rsquo;opposition au Parlement. «&nbsp;Cela ne fera pas de mal à la majorité présidentielle&nbsp;», estime le chercheur Stéphane&nbsp;Akoa.</p>



<h4>Comment les conflits affecteront-ils les élections&nbsp;?</h4>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/cameroun-le-conflit-a-baisse-en-intensite-dans-la-guerre-contre-boko-haram-16-08-2018-2243943_3826.php">Longtemps perçu comme un îlot de stabilité par rapport à certains de ses voisins d&rsquo;Afrique centrale, le Cameroun fait depuis plusieurs années face à deux crises meurtrières.</a>&nbsp;Dans l&rsquo;ouest du pays, les indépendantistes anglophones s&rsquo;opposent à l&rsquo;armée dans un conflit qui a fait plus de 3&nbsp;000 morts en deux ans, selon des ONG. Lors de l&rsquo;élection présidentielle de 2018, la participation avait à peine atteint 5&nbsp;% dans ces deux régions.</p>



<p>Et, alors que la campagne présidentielle s&rsquo;était déroulée sans violence, des candidats aux municipales et aux législatives ont déjà subi des violences (kidnappings, incendies). Et, dans la région de l&rsquo;Extrême-Nord, frontalière du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/nigeria">Nigeria</a>, ont lieu des attaques régulières des djihadistes de Boko Haram et de l&rsquo;ISWAP, faction affiliée au groupe État islamique.</p>



<p>Le vote des déplacés internes et des réfugiés de ces régions (plus de 700&nbsp;000 pour la crise anglophone et 250&nbsp;000 dans l&rsquo;Extrême-Nord, selon différentes ONG) sera également difficile.</p>



<h4>Pourquoi le principal opposant appelle au boycottage&nbsp;?</h4>



<p>Le grand absent des législatives sera le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (<a href="https://www.lepoint.fr/tags/mrc">MRC</a>) du principal opposant, Maurice Kamto, deuxième à la dernière présidentielle. Ce parti a décidé de boycotter les élections de février&nbsp;et a demandé aux Camerounais de faire de même.</p>



<p>En novembre, Maurice Kamto a appelé au boycottage, invitant «&nbsp;les Camerounais à ne pas aller voter et à rester chez eux le 9&nbsp;février&nbsp;2020&nbsp;afin de ne pas cautionner les élections qui ne ramèneront pas la paix dans [leur]&nbsp;pays&nbsp;». «&nbsp;Organiser des élections au Cameroun aujourd&rsquo;hui, qui plus est des élections locales, sans avoir rétabli la paix dans les régions (anglophones) du Nord-Ouest et du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/sud-ouest">Sud-Ouest</a>,&nbsp;c&rsquo;est donner le message que (les) populations (de ces régions) ne sont pas des Camerounais et, ce faisant, consacrer la partition de fait du pays&nbsp;», estime l&rsquo;opposant&nbsp;Kamto.</p>



<p>Après la présidentielle de 2018, des manifestations avaient été organisées pour contester leur résultat, et Maurice&nbsp;Kamto avait été emprisonné pendant neuf mois avant d&rsquo;être libéré en octobre. «&nbsp;Entre sa libération et le moment de se mettre en ordre de bataille pour les législatives, le délai était trop court&nbsp;», estime Stéphane&nbsp;Akoa.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;opposition burundaise fait campagne à mots couverts</title>
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				<pubDate>Mon, 20 Jan 2020 13:22:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Nkurunziza_Pierre-1024x577.jpg" alt="" class="wp-image-13415" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Nkurunziza_Pierre.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Nkurunziza_Pierre-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/Nkurunziza_Pierre-768x433.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Face à un pouvoir autoritaire qui n’accorde aucune véritable liberté de parole, les rares opposants restés au Burundi tentent de faire passer leur message. Pour éviter la répression, ils surveillent leur langage.</strong></p>



<p>A quatre mois des élections générales, les partis d&rsquo;opposition burundais poursuivent une campagne discrète, conscients des risques qu&rsquo;ils prennent si leur message est trop critique vis-à-vis du gouvernement.</p>



<p>Selon Arcade Habiyambere, secrétaire général et porte-parole du parti Front Populaire National Imboneza, la situation politique n&rsquo;est pas rassurante. Pour ce parti âgé de sept mois, la stratégie consiste d&rsquo;abord à faire profil bas.</p>



<p><em>« La stratégie qu&rsquo;on applique au sein&nbsp; du parti FPN Imboneza est d&rsquo;abord d&rsquo;expliquer notre message à la population, de&nbsp;vulgariser l&rsquo;idéologie du parti mais d&rsquo;une façon discrète, pour ne pas tomber dans les pièges de l&rsquo;ennemi. Si vous allez sur le terrain, vous pourriez pensez que le FPN ne fait rien. Mais c&rsquo;est la stratégie que nous avons adoptée&nbsp;: on dissimule. C&rsquo;est parce qu&rsquo;ici au Burundi, si tu montres que tu es fort, alors tu deviens l&rsquo;ennemi de tout le monde. On a déjà vécu cela et c&rsquo;est la raison pour laquelle on se comporte de cette manière. »&nbsp;</em></p>



<p><strong>Mobiliser la jeunesse</strong></p>



<p>Fidélité Nibigira est candidate à l&rsquo;élection présidentielle pour le parti Alliance pour la paix le développement et la réconciliation. Elle insiste sur la mobilisation de la jeunesse qui est majoritaire dans l&rsquo;électorat :&nbsp;<em>« Nous voulons que les jeunes s&rsquo;inscrivent sur les listes électorales afin de voter pour les députés et les conseillers communaux. Le message que je leur donne est de rester unis et de travailler ensembles pour que l&rsquo;objectif de gagner les élections soit atteint. »</em></p>



<p><strong>S&rsquo;implanter à l&rsquo;échelle nationale</strong></p>



<p>Quant au parti Union pour la paix et le développement, il&nbsp; a pour objectif principal de s&rsquo;assurer une implantation nationale, conformément au code électoral. Kassim Abdoul est le candidat à la présidentielle de ce parti :&nbsp;<em>« On s&rsquo;attelle principalement à l&rsquo;implantation du parti au niveau communal parce qu&rsquo;un parti doit présenter des listes par colline. C&rsquo;est un enjeu très important qui est la principale innovation du code électoral. Un parti doit prouver qu&rsquo;il est&nbsp; implanté sur tout le territoire national. »</em></p>



<p>Cinq&nbsp;partis d&rsquo;opposition ont déjà présenté leurs candidats à la présidentielle de 2020. Il y a une femme parmi eux. Les formations politiques ont jusqu&rsquo;à la fin du mois de février pour présenter leurs candidats.&nbsp;</p>



<p>Après les annonces répétées par le président Pierre Nkurunziza qu&rsquo;il ne se présenterait pas pour un quatrième mandat en 2020, la classe politique attend de connaître le nom du futur candidat du parti présidentiel.&nbsp;</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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