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	<title>CAF &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>CAF &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Et si la CAN avait lieu tous les quatre ans ?</title>
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				<pubDate>Sun, 12 Dec 2021 18:39:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Confédération africaine de football (CAF) apporte son soutien au projet de la FIFA d’organiser la Coupe du monde tous les deux ans, ce qui pourrait changer la périodicité de la Coupe d’Afrique des nations. Pour le meilleur, ou pour le pire ? La FIFA et&#160;son président, Gianni Infantino, vont-ils bouleverser les habitudes&#160;? Ils disent...]]></description>
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<p><strong>La Confédération africaine de football (CAF) apporte son soutien au projet de la FIFA d’organiser la Coupe du monde tous les deux ans, ce qui pourrait changer la périodicité de la Coupe d’Afrique des nations. Pour le meilleur, ou pour le pire ?</strong></p>



<p>La FIFA et&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1131982/politique/presidence-de-la-caf-infantino-et-motsepe-les-raisons-dune-alliance/">son président, Gianni Infantino</a>, vont-ils bouleverser les habitudes&nbsp;? Ils disent en tout cas souhaiter organiser la Coupe du monde tous les deux ans, ce qui constituerait une véritable révolution footballistique.</p>



<p>Le projet, dirigé par le Français Arsène Wenger, ancien entraîneur de l’AS Monaco et d’Arsenal, est déjà bien avancé. Il a reçu le soutien de plusieurs confédérations (Asie, Amérique du Nord, Amérique centrale et Caraïbes) et, le 26 novembre dernier, au Caire, celui du comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF).</p>



<p>Une question, qu’Infantino avait posée en mars&nbsp;2020, taraude toutefois le monde du football africain. À l’occasion d’un séminaire qui s’était tenu à Salé, au Maroc, le Suisse s’était interrogé sur un changement calendaire de la Coupe d’Afrique des nations (CAN).</p>



<h2>«&nbsp;Plus viable et plus attrayante&nbsp;»</h2>



<p>« Je propose d’organiser la CAN tous les quatre ans, afin de la rendre plus viable&nbsp; commercialement et plus attrayante sur le plan mondial&nbsp;», avait-il lancé devant les dirigeants des fédérations africaines.</p>



<p>Jamais à court d’arguments financiers, le patron du football mondial avait ajouté : « La CAN génère vingt fois moins de revenus financiers que l’Euro. Est-ce bien, au niveau commercial, qu’elle ait lieu tous les deux ans ? Cela a-t-il développé les infrastructures ? Réfléchissez à la possibilité de l’organiser tous les quatre ans ».</p>



<p>Les revenus de la CAN sont d’environ 45 millions d’euros. À titre de comparaison, ceux de l’Euro 2016, en France, ont avoisiné 1,9&nbsp;milliard d’euros.</p>



<p>La proposition d’Infantino avait provoqué un certain nombre de réactions, majoritairement hostiles en Afrique. Le Sud-Africain&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1075795/politique/ce-quil-faut-savoir-sur-patrice-motsepe-le-milliardaire-sud-africain-qui-veut-prendre-la-tete-de-la-caf/">Patrice Motsepe, président sud-africain de la CAF,</a>&nbsp;avait rappelé son attachement au calendrier en vigueur, sans pour autant prendre le risque de froisser son ami européen en lui opposant une fin de non-recevoir. Et, jusqu’au dernier Comité exécutif de l’instance, le 26 novembre, le sujet n’avait plus été abordé.</p>



<p>Mais dans l’hypothèse, désormais de plus en plus probable, que le Mondial se jouerait tous les deux ans, la CAN pourrait par ricochet voir sa périodicité remise en cause.</p>



<p>Pour Mathurin de Chacus, président de la Fédération béninoise de football (FBF), une réflexion s’impose. « Si la Coupe du monde devenait biennale, il faudrait réfléchir à une harmonisation des calendriers internationaux. Des aménagements seront probablement nécessaires, notamment pour les confédérations qui organisent, comme l’Afrique, leur tournoi continental tous les deux ans. Personnellement, je suis attaché à une CAN disputée tous les deux ans, mais je ne suis pas opposé à des évolutions, puisque je considère que la Coupe du Monde biennale constitue une réelle opportunité pour le football africain.&nbsp;»</p>



<h3>Attachement viscéral</h3>



<p>Un avis que ne partage pas son homologue togolais, Guy Kossi Akpovy, qui souhaite que la CAN continue de se disputer au rythme qui est le sien depuis 1963. « C’est une compétition très attendue par les Africains qui aiment le football, qu’ils soient directement concernés par la phase finale ou non. Pour les joueurs et les sélectionneurs qui y participent, c’est un moment particulier.&nbsp;»</p>



<p>Outre l’attachement viscéral de l’Afrique à sa compétition phare, Akpovy met en avant les conséquences sportives d’une organisation quadriennale. « L’Afrique perdrait en visibilité au niveau international. Le fait que la CAN ait lieu tous les deux ans permet à des joueurs de se faire remarquer. Elle permet également à des équipes modestes ou moyennes d’avoir des chances de participer à une grande compétition, car la Coupe du monde semble inaccessible à beaucoup. »</p>



<p>Sans les citer, Akpovy pense notamment à la Guinée-Bissau, à la Mauritanie, au Burundi, à Madagascar, au Malawi ou à la Sierra Leone, qui ont réussi à se qualifier pour les phases finales de 2019 et/ou de 2022.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>C’EST À LA CAF, ET À ELLE SEULE, DE DÉCIDER DE L’AVENIR DU FOOTBALL AFRICAIN</p></blockquote>



<p>La Coupe du monde permet actuellement la participation de cinq sélections africaines. À partir de 2026, quand le Mondial réunira 48 équipes (au lieu de 32 actuellement), le quota réservé aux Africains passera à 9 ou 10. «&nbsp;On devrait cependant presque toujours retrouver les mêmes sélections, les plus fortes, même si, ponctuellement, certaines sélections dites moyennes parviendront à créer la surprise en se qualifiant. En se jouant tous les deux ans, la CAN conservera toute son attractivité et sa mission de promotion des talents africains, notamment ceux qui évoluent sur notre continent&nbsp;», estime Akpovy.</p>



<p>Les sélectionneurs sont, eux aussi, plutôt favorables au maintien du format actuel. «&nbsp;L’Afrique a besoin de cette compétition tous les deux ans. Le football de ce continent se doit d’être en éveil et de travailler pour continuer à progresser. À cet égard, une CAN biennale est un élément incontournable&nbsp;», plaide le Français Patrice Neveu, sélectionneur du Gabon.</p>



<p>Le Malien Mohamed Magassouba partage cet avis, et, au passage, égratigne la FIFA. « Elle donne l’impression de décider ce qui est bon ou pas pour le football africain. Elle ne se permettrait de faire la même chose avec l’Europe ou l’Amérique du Sud, deux puissantes confédérations&nbsp;! C’est à la CAF, et à elle seule, de décider de l’avenir du football africain.&nbsp;»</p>



<p>Le calendrier de la CAN ne bougera pas avant quelques années, puisque les éditions 2023 et 2025 auront lieu, respectivement, en Côte d’Ivoire et en Guinée. Mais le débat est clairement lancé.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mondial 2022: l&#8217;Af’Sud soupçonne un « match truqué » et saisit la Fifa</title>
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				<pubDate>Mon, 15 Nov 2021 13:38:14 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La Fédération sud-africaine de football (SAFA, sigle anglais) a annoncé une saisine de la FIFA et de la Confédération africaine de football (Caf) pour dénoncer la « partialité » du sifflet sénégalais Maguette Ndiaye. Un sentiment d’amertume anime la fédération sud-africaine de football après la défaite dimanche à Cape Coast contre le Ghana en match...]]></description>
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<p><strong>La Fédération sud-africaine de football (SAFA, sigle anglais) a annoncé une saisine de la FIFA et de la Confédération africaine de football (Caf) pour dénoncer la « partialité » du sifflet sénégalais Maguette Ndiaye.</strong></p>



<p>Un sentiment d’amertume anime la fédération sud-africaine de football après la défaite dimanche à Cape Coast contre le Ghana en match éliminatoire du Mondial 2022 au Qatar. «&nbsp;<em>La Fédération a décidé de déposer une plainte formelle afin que la conduite de l’officiel du match soit examinée de près par la FIFA et la Caf</em>&nbsp;», a annoncé le président de l’instance, Tebogo Motlanthe, sur Twitter.</p>



<p>Selon les médias locaux parus ce lundi, le président de la SAFA, Tebogo Motlanthe, a déclaré que la fédération de football locale souhaiterait que la Fifa et la Caf enquêtent sur «&nbsp;<em>l’arbitre sénégalais Maguette Ndiaye de ses assistants El Hadji Malick Samba, Djibril Camara et le quatrième arbitre Daouda Guèye</em>&nbsp;».&nbsp;</p>



<p>Maguette Ndiaye (34 ans), numéro un de l’arbitrage sénégalais depuis la retraite de Malang Diédhiou, avait désigné le point de &nbsp;penalty en faveur du Ghana sur une «<em>&nbsp;légère poussette</em>&nbsp;» De Reuck sur Daniel Amartey.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous soupçonnons que le match a été truqué et notre position est que cela doit faire l&rsquo;objet d&rsquo;une enquête. La conduite des officiels du match laisse beaucoup à désirer et nous voulons que la CAF et la FIFA mènent une enquête&nbsp;</em>», a déclaré Motlanthe.</p>



<p>Ce penalty réussi par Andre Ayew à la 33ème minute est l’unique but de cette « finale » du groupe G. Il permet surtout aux Black Stars de coiffer les <em>Bafana Bafana</em> à la première place alors que les deux sélections comptent le même nombre de points (13). Les hommes de Milovan Rajevac grâce à leur meilleure attaque (7 buts marqués contre six pour l’Afrique du Sud) se qualifient aux barrages du Mondial 2022 qui se joueront au mois de mars 2022.</p>



<p><strong>Source: APA news/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Football : la confédération africaine séduite par l’idée d’une Coupe du monde tous les deux ans</title>
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				<pubDate>Tue, 26 Oct 2021 18:40:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>Pour Mohamed Magassouba, l’affaire est d’ores et déjà tranchée : bientôt, la Coupe du monde de football aura lieu tous les deux ans. </strong><em><strong>« Je ne vois pas comment cela ne pourrait pas se faire. La FIFA veut que ce projet aboutisse et il semble être à un stade avancé »</strong></em><strong>, estime le sélectionneur des Aigles du Mali, alors que la Fédération internationale de football (FIFA) milite activement depuis plusieurs mois pour une refonte du calendrier de la compétition reine.</strong></p>



<p>Après une étude de faisabilité lancée en mai et des entretiens avec les acteurs du football mondial, la proposition doit être discutée le 21 décembre lors d’un sommet réunissant en visioconférence les 211 fédérations nationales membres de la FIFA. L’objectif de Gianni Infantino, président de l’organisation : basculer dès 2028 sur un Mondial biennal.</p>



<p>Deux confédérations, l’UEFA (Europe) et la Conmebol (Amérique du Sud), ont déjà affiché leur hostilité au projet. Une étude indépendante commandée par l’UEFA a révélé que les fédérations européennes perdraient 3&nbsp;milliards d’euros sur quatre ans si la Coupe du monde devenait biennale. A l’inverse, l’AFC (Asie) et la Concacaf (Amérique centrale, Amérique du Nord et Caraïbes) sont favorables à l’idée. L’Océanie ne s’est pas encore exprimée. Quant à la Confédération africaine de football (CAF), elle se dit plutôt séduite et ouverte à la discussion.</p>



<h2>«&nbsp;Un risque de banalisation&nbsp;»</h2>



<p>L’Afrique pourrait-elle jouer les arbitres&nbsp;? Avec 54&nbsp;fédérations, le continent pèse d’un poids certain, notamment dans l’élection du président de la FIFA, la prochaine étant programmée en&nbsp;2023. Lors du vote sur une biennalisation de la Coupe du monde, les voix africaines, cumulées à celles de l’Asie et de la Concacaf, pourraient être déterminantes.</p>



<p>En juillet, à l’issue d’une réunion du comité exécutif de la CAF à Rabat, Patrice Motsepe, le président sud-africain de l’instance, avait déclaré que <em>« l’Afrique pourrait être la plus grande bénéficiaire d’une Coupe du monde tous les deux ans »</em>, avant d’ajouter dans un communiqué publié deux mois plus tard qu’il était<em> « important de poursuivre les discussions et les négociations »</em>.</p>



<p>Une position proche de celle de Fouzi Lekjaa, président de la fédération&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/maroc/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">marocaine</a>, vice-président de la CAF et membre du conseil de la FIFA, très proche de Gianni Infantino. Dans un&nbsp;<a href="https://m.le360.ma/sport/maroc/interview-exclusive-fouzi-lekjaa-une-coupe-du-monde-tous-les-deux-ans-donnerait-de-lespoir-des-87456" target="_blank" rel="noreferrer noopener">entretien accordé au site marocain&nbsp;<em>360sport&nbsp;</em>en août</a>, il a affiché un soutien franc et massif à la réforme du Mondial.&nbsp;<em>«&nbsp;Cela donnerait davantage d’opportunités aux équipes africaines de progresser en affrontant les meilleures sélections du monde, et permettrait aux joueurs africains les plus talentueux de briller&nbsp;»</em>, a-t-il assuré<em>.</em></p>



<p>Michel Dussuyer, le sélectionneur français du&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/benin/">Bénin</a>, avoue être plus&nbsp;<em>«&nbsp;partagé&nbsp;»</em>&nbsp;sur la question.&nbsp;<em>«&nbsp;Une Coupe du monde tous les deux ans, c’est casser un mythe</em>, estime-t-il.<em>&nbsp;Il y a pour certains un risque de banalisation de l’événement. Et le calendrier international est déjà très chargé. Mais pour des équipes comme le Bénin, cela augmenterait les chances de se qualifier, avec une phase finale tous les deux ans&nbsp;»</em>, argumente le technicien.</p>



<h2>Entre 50 et 60&nbsp;matchs par saison</h2>



<p>Au&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/mali/">Mali</a>, Mohamed Magassouba admet que certains de ses joueurs sont sensibles à l’hypothèse, tout en mesurant les inconvénients.&nbsp;<em>«&nbsp;Disputer une telle compétition, c’est évidemment positif pour le palmarès, pour l’expérience</em>, note le technicien.<em>&nbsp;Mais ils savent aussi que cela va augmenter les cadences, déjà élevées, et s’inquiètent des conséquences de l’accumulation de matchs pour leur corps, et donc des risques de blessures.&nbsp;»</em></p>



<p>Qu’ils évoluent en Afrique, en Europe ou en Asie, les joueurs doivent enchaîner compétitions domestiques (championnats et coupes), compétitions continentales de clubs et rencontres des sélections nationales. Cela peut représenter, pour certains, entre 50 et 60 matchs par saison. Pour alléger ce calendrier, le Français Arsène Wenger, directeur du développement du football mondial à la FIFA, propose de réformer le système des qualifications.</p>



<p>A l’heure actuelle, chaque confédération choisit son propre format. Pour la Coupe du monde 2022, l’Afrique a ainsi opté pour un tour préliminaire (matchs aller-retour) réunissant les 28&nbsp;sélections les plus faibles, un deuxième tour pendant lequel 40&nbsp;formations s’affrontent, puis un troisième d’où cinq équipes sortent qualifiées pour la phase finale au Qatar. Cela représente, pour se qualifier, huit matchs au minimum et dix au maximum.</p>



<p>Arsène Wenger veut réduire le nombre de rencontres pour les équipes de tous les continents&nbsp;; et celles-ci seraient jouées sur deux dates (octobre et mars), contre cinq actuellement.</p>



<h2>«&nbsp;Cela va faire des mécontents&nbsp;»</h2>



<p>Cet argument interpelle le Suisse Raoul Savoy, sélectionneur de la <a href="https://www.lemonde.fr/centrafrique/">Centrafrique</a> : <em>« Certes, avec un système de qualifications moins long et difficile, cela offrirait plus de chances à certaines petites équipes de jouer une Coupe du monde. Mais en Afrique, la sélection nationale représente beaucoup en termes de passion, de lien social. Si les Africains ne voient leur équipe que deux fois par an, contre cinq fois en ce moment, cela va faire des mécontents. Les supporteurs ont envie de regarder jouer les internationaux évoluant à l’étranger. Les Sénégalais voudront voir Sadio Mané et les Egyptiens Mohamed Salah plus souvent. »</em></p>



<p>Quoi qu’il en soit, la FIFA souhaite avancer rapidement sur ce projet. Le calendrier international a été planifié jusqu’en&nbsp;2024 et la Coupe du monde 2026 se jouera pour la première fois avec 48&nbsp;équipes, dont neuf ou dix issues du continent africain.</p>



<p>Avec une compétition biennale, les sommes engrangées par la FIFA, dont 90 % des ressources dérivent des revenus de la Coupe du monde, connaîtraient une augmentation substantielle. Cela profiterait également aux fédérations, lesquelles verraient les dotations versées par l’instance s’accroître mécaniquement. Un argument auquel de nombreuses fédérations africaines, moins aisées que d’autres, sont sensibles.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>CAF : pourquoi Issa Hayatou a été sanctionné par la Fifa</title>
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				<pubDate>Mon, 09 Aug 2021 15:15:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Fifa suspend l’ancien président de la Confédération africaine de football de toute activité liée au football pour un an. En cause : le contrat signé entre le Camerounais et Lagardère Sports en 2016. C’est une nouvelle à laquelle Issa Hayatou (74 ans) devait s’attendre : l’ancien président de la CAF ne pourra pas exercer...]]></description>
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<p><strong>La Fifa suspend l’ancien président de la Confédération africaine de football de toute activité liée au football pour un an. En cause : le contrat signé entre le Camerounais et Lagardère Sports en 2016.</strong></p>



<p>C’est une nouvelle à laquelle Issa Hayatou (74 ans) devait s’attendre : l’ancien président de la CAF ne pourra pas exercer une quelconque activité liée au football jusqu’au 3 août 2022. Celui qui est depuis janvier 2021 président d’honneur de l’instance <a href="https://www.jeuneafrique.com/420880/societe/apres-29-annees-a-tete-de-caf-bilan-issa-hayatou/">qu’il a dirigée pendant presque trente ans (1988-2017)</a> – et qui préside en outre le conseil d’administration de l’Académie nationale de football au Cameroun – ne pourra plus exercer pendant douze mois ces deux fonctions, certes purement honorifiques. Hayatou a pris acte de cette sanction, assortie d’une amende de 28 000 euros, prononcée par la chambre de jugement de la Commission d’éthique de la Fifa.</p>



<h4>«&nbsp;Verdict purement politique&nbsp;»</h4>



<p>Après avoir mené sa petite enquête, la Fifa a motivé sa décision par deux points précis : le Camerounais n’aurait pas respecté les règles de la concurrence dans la signature du contrat avec Lagardère Sports, et n’aurait pas tenu informés certains membres du comité exécutif de la CAF de la reconduction de cette collaboration avec le groupe français. Contactée par<em>&nbsp;Jeune Afrique</em>, la Fifa n’a pas souhaité faire de commentaires supplémentaires, nous renvoyant au communiqué de presse expliquant sa décision.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>C’EST AUSSI UN MOYEN DE PUNIR HAYATOU À QUELQUES MOIS DE LA CAN AU CAMEROUN&nbsp;»</p></blockquote>



<p>« Ce verdict est purement politique. La Fifa vient de fournir des leviers à&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1142854/societe/patrice-motsepe-pourra-t-il-redresser-la-caf/">Patrice Motsepe, le nouveau président de la CAF</a>&nbsp;pour mieux aborder la bataille juridique avec Lagardère Sports.&nbsp;C’est aussi un moyen de punir Hayatou à quelques mois de la CAN au Cameroun, où il aurait pu jouer un rôle, même mineur », estime un ancien membre de la CAF et bon connaisseur du dossier.</p>



<p>Cela fait plusieurs années que cette affaire de contrat signé avec Lagardère Sports en 2016 poursuit l’ancien patron du football africain, avec qui<em>&nbsp;JA</em>&nbsp;n’est pas parvenu à entrer en contact. Alors qu’il présidait la CAF, Issa Hayatou avait reconduit le bail pour la période 2017-2018 pour un montant de 906 millions d’euros, le groupe français s’engageant à assurer les droits TV et marketing des principales compétitions organisées par la CAF, et notamment la Coupe d’Afrique des nations (CAN), le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) et la Ligue des Champions.</p>



<h4>Devant la justice suisse</h4>



<p>À l’époque, la société égyptienne Presentation Sports s’était elle-aussi positionnée, et avait même proposé une somme supérieure (environ 1 milliard d’euros). Elle n’avait cependant pas été choisie. S’estimant lésée, elle avait ensuite saisi la justice de son pays, estimant que les règles de la concurrence n’avaient pas été respectées par les instances africaines du football. Les tribunaux égyptiens avaient alors jugé qu’Issa Hayatou n’avait pas lancé d’appel d’offres, favorisant ainsi Lagardère Sports, partenaire de la CAF depuis 1993.</p>



<p>Le Camerounais et le Marocain Hicham el-Amrani, secrétaire général de la CAF, avaient été condamnés à une amende d’un montant total de 49,5 millions d’euros, somme qui ne sera évidemment jamais réglée par les deux hommes. En novembre 2019, la CAF, alors présidée par <a href="https://www.jeuneafrique.com/1133330/societe/presidence-de-la-caf-ahmad-ahmad-suspendu-pour-deux-ans-par-le-tas-definitivement-hors-course/">le Malgache Ahmad Ahmad</a>, avait mis un terme au contrat avec Lagardère Sports, <a href="https://www.jeuneafrique.com/856284/societe/face-a-lagardere-qui-denonce-la-rupture-de-son-contrat-la-caf-se-retranche-derriere-une-decision-de-la-justice-egyptienne/">en se réfugiant derrière le verdict rendu par les tribunaux cairotes</a>. Mais l’affaire se poursuit en Suisse, devant la Chambre de commerce internationale de Genève, Lagardère Sports estimant avoir à son tour subi un préjudice lors de la résiliation du contrat par la CAF.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en Ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Le Bénin accuse la Confédération africaine de football d’« encourager les tricheurs »</title>
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				<pubDate>Wed, 28 Apr 2021 11:42:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
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				<description><![CDATA[Mathurin de Chacus, le président de la Fédération béninoise de football (FBF), ne décolérait pas, mardi 27 avril en fin de journée, après avoir pris connaissance de la décision de la commission d’appel de la Confédération africaine de football (CAF). Celle-ci a confirmé que le match entre la Sierra Leone et le Bénin, qui n’avait pas pu se jouer...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/caff-696x478-3.jpg" alt="" class="wp-image-11378" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/caff-696x478-3.jpg 696w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/caff-696x478-3-300x206.jpg 300w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p><strong>Mathurin de Chacus, le président de la Fédération béninoise de football (FBF), ne décolérait pas, mardi 27 avril en fin de journée, après avoir pris connaissance de la décision de la commission d’appel de la Confédération africaine de football (CAF). Celle-ci a confirmé que le match entre la </strong><a href="https://www.lemonde.fr/sierra-leone/"><strong>Sierra Leone</strong></a><strong> et le </strong><a href="https://www.lemonde.fr/benin/"><strong>Bénin</strong></a><strong>, qui n’avait pas pu se jouer fin mars en raison d’un imbroglio autour de tests au Covid-19, serait reporté au mois de juin. L’enjeu de cette rencontre ? La qualification pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), en 2022 au Cameroun – la Sierra Leone doit gagner tandis que le Bénin n’a besoin que d’un match nul.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Cette décision est une honte, un véritable scandale&nbsp;»,</em>&nbsp;peste Mathurin de Chacus, qui n’a toujours pas digéré l’incident du 30&nbsp;mars. Ce jour-là, à quelques heures du coup d’envoi du match censé se dérouler au National Stadium de Freetown, les Béninois avaient été informés que cinq de leurs joueurs avaient été testés positifs au&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/l-afrique-face-au-covid-19/">Covid-19</a>&nbsp;la veille à leur hôtel. Mais au lieu de fournir un document officiel émis par un laboratoire, les Sierra-Léonais avaient produit une simple feuille blanche où étaient inscrits les noms des cinq joueurs, avant d’exiger leur mise à l’isolement – une requête rejetée par les Béninois.</p>



<h4>Un ministre « intimidé »</h4>



<p>La situation s’était envenimée, alors que les joueurs et le staff technique des Ecureuils étaient restés bloqués plusieurs heures dans leur bus. <em>«</em> <em>Un policier sierra-léonais a même intimidé Mathurin de Chacus et Oswald Homeky, le ministre des sports, en sortant une arme</em> <em>»,</em> se souvient l’ancien international Jean-Marc Adjovi-Boco, présent à Freetown en tant que conseiller du ministre béninois. Le match n’avait finalement pas eu lieu et lacommission d’organisation de la CAN avait décidé de le reporter en juin.</p>



<p>Mais le Bénin, dénonçant des manœuvres frauduleuses, s’était empressé de constituer un dossier pour la CAF.&nbsp;<em>«</em>&nbsp;<em>Nous avons des vidéos sur la façon dont les tests ont été effectués à Freetown, dans des conditions d’hygiène discutables. Toute la délégation béninoise, soit 77&nbsp;personnes, avait été testée à Cotonou soixante-douze heures avant le match. Il y a également eu des tests au retour de Freetown, effectués à Cotonou, tous négatifs. Et les cinq joueurs supposés positifs ont été de nouveau testés en France, avec toujours le même résultat</em>&nbsp;<em>»,</em>&nbsp;poursuit Jean-Marc Adjovi-Boco, précisant que la FBF a demandé à plusieurs reprises à la fédération sierra-léonaise de lui adresser les documents officiels – sans succès.</p>



<p>Les Béninois avaient demandé la disqualification de leur adversaire pour triche manifeste, alors que la Sierra Leone exigeait une victoire par forfait puisque le Bénin ne s’était pas présenté sur le terrain.</p>



<h4>Un mauvais signal</h4>



<p>Les Ecureuils soulignent que la décision de la commission d’appel de la CAF de faire jouer ce match au mois de juin est un mauvais signal envoyé au football africain.</p>



<p><em>« Cela signifie que même si vous essayez de frauder et que vous vous faites prendre, vous ne risquez rien. Avec une telle décision, on encourage les tricheurs et on donne une très mauvaise image de l’Afrique »</em>, intervient le milieu de terrain Jodel Dossou (Clermont Foot), l’un des cinq joueurs concernés par l’affaire des tests : <em>« Moi, j’avais été testé positif le 3 mars à Clermont, mis à l’isolement puis testé négatif. J’ai donc développé des anticorps et je ne pouvais pas être de nouveau infecté dix jours plus tard. C’est absolument scandaleux. Il est hors de question que je remette les pieds en Sierra Leone, un pays qui me déclare malade alors que je ne le suis pas et qui envoie ses militaires à notre hôtel à 2 heures du matin pour essayer de nous placer à l’isolement.</em> »</p>



<p>La CAF n’a pas précisé si le match aurait lieu à Freetown ou sur un terrain neutre. Le président de la FBF envisage defaire appelde cette décision devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) sans tarder, comme il l’a confirmé au <em>Monde Afrique.</em> Contacté, le Congolais Veron Mosengo-Omba, secrétaire général de la CAF, a rappelé que <em>« les différentes commissions de l’instance sont souveraines dans leurs décisions</em> ». Une façon d’exonérer l’exécutif d’une procédure qui risque de faire une mauvaise publicité à la CAF au moment où le Sud-Africain Patrice Motsepe vient d’en prendre la tête.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Maroc-CAF : quand Fouzi Lekjaâ remporte une bataille diplomatique contre l’Algérie</title>
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				<pubDate>Mon, 15 Mar 2021 15:27:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le 12 mars, l’Assemblée générale de la CAF a approuvé un amendement qui exclut l’éventuel projet d’une fédération de football pour la RASD (République arabe sahraouie démocratique) appuyé par l’Algérie. Une victoire diplomatique pour le royaume. Il faut rendre à&#160;Fouzi Lekjaâ ce qui appartient à Fouzi Lekjaâ. Non seulement le président de la Fédération royale...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/jad20210315-mmo-maroc-caf-fouzilekjaa-592x296-1615806646.jpg" alt="" class="wp-image-21625" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/jad20210315-mmo-maroc-caf-fouzilekjaa-592x296-1615806646.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/jad20210315-mmo-maroc-caf-fouzilekjaa-592x296-1615806646-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Fouzi Lejaâ, président de la FRMF (Fédération royale marocaine de football).
Fouzi Lejaâ, président de la FRMF (Fédération royale marocaine de football). © Royal Moroccan Football Federation president Fouzi Lekjaa attends the first ever African Football Symposium in Skhirat, on the outskirts of the Moroccan capital, on July 18, 2017. &#8211; Delegates from CAF&rsquo;s 55 member federations, coaches, retired players as well as top football officials from FIFA are in the Moroccan capital to discuss, among other issues, the future of African Cup of Nations, including its format and timing © AFP</figcaption></figure>



<p><strong>Le 12 mars, l’Assemblée générale de la CAF a approuvé un amendement qui exclut l’éventuel projet d’une fédération de football pour la RASD (République arabe sahraouie démocratique) appuyé par l’Algérie. Une victoire diplomatique pour le royaume.</strong></p>



<p>Il faut rendre à&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/825527/politique/maroc-enquete-sur-linoxydable-fouzi-lekjaa/">Fouzi Lekjaâ ce qui appartient à Fouzi Lekjaâ</a>. Non seulement le président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) s’est fait élire membre du conseil de la Fifa, devenant le premier Marocain à siéger à ce poste, mais il a réussi en même temps un coup de maître. Ce vendredi 12 mars à Rabat, l’Assemblée générale ordinaire de la Confédération Africaine de Football (CAF) a approuvé un amendement historique pour lequel Fouzi Lakjaâ s’est battu de longs mois.</p>



<h4>Pas de fédération pour la RASD</h4>



<p>Cet amendement décrète que « la Confédération africaine de football est ouverte à toutes candidatures d’associations nationales africaines comme représentants officiels gérant le football dans un pays reconnu comme État indépendant et membre de l’ONU ». Auparavant, l’article 4 stipulait que « la Confédération africaine de football est ouverte à toutes candidatures d’associations nationales africaines comme représentants officiels gérant le football dans leurs pays respectifs ».</p>



<p>La CAF, à laquelle sont affiliées les cinquante-quatre fédérations de football du continent, et qui organise l’ensemble des compétitions se déroulant sur le sol africain, notamment la Coupe d’Afrique des nations (CAN), le Championnat d’Afrique des nations (CHAN) et la Ligue des champions, n’admettra plus un membre nouveau au sein de sa famille, s’il n’est pas reconnu comme un État indépendant par l’ONU.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE RÊVE ALGÉRIEN DE FAIRE ADMETTRE UN JOUR UNE FÉDÉRATION DE FOOTBALL DE LA « RASD » AU SEIN DE LA CAF VIENT DE S’ÉVAPORER</p></blockquote>



<p>Autrement dit, le rêve algérien de faire admettre un jour une fédération de football de la « RASD » [République arabe sahraouie démocratique] au sein de la CAF vient de s’évaporer. Sans tambour ni trompette. Et l’Algérie n’a rien pu y faire.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/474829/societe/maroc-fouzi-lekjaa-lambassadeur-du-royaume-dans-le-monde-du-football/">Entre les mains de Fouzi Lekjaâ, la FRMF est ainsi devenue un puissant atout diplomatique pour le Maroc</a>, tant au niveau continental qu’à l’échelle internationale.</p>



<h4>Mandat réussi</h4>



<p style="text-align:right">Alors qu’il a pu reconquérir lors de la session précédente de l’Assemblée générale ordinaire de la CAF une place au sein du comité exécutif, Fouzi Lekjaâ a obtenu, ce vendredi à l’issue de la 43e Assemblée générale ordinaire de la CAF, un amendement crucial relatif à l’article 4 de la charte africaine, dont les Marocains ne peuvent que s’enorgueillir, et ce, trois mois après la reconnaissance américaine de la souveraineté du royaume sur le Sahara.</p>



<p>Ces dernières années, Fouzi Lekjaâ a façonné son image de puissant dirigeant du football national et ses efforts ont permis au Maroc d’assurer la protection de ses intérêts nationaux, y compris dans l’univers du sport.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1049239/politique/maroc-soutien-royal-au-football-feminin/">Son mandat à la tête de la FRMF a également été marqué par des décisions fortes,</a>&nbsp;qui ont permis d’accélérer la modernisation et la construction d’infrastructures sportives d’envergure et le développement de plusieurs académies sportives.</p>



<p>Sous sa houlette, l’équipe nationale a retrouvé son lustre et les clubs marocains disputent les premiers rangs des compétitions africaines. Giani Infantino, le président de la Fifa, généralement peu prodigue d’éloges, a d’ailleurs reconnu à Lekjaâ ses qualités de manager et sera certainement ravi de l’avoir à ses côtés au conseil de la Fifa.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Foot: le Sud-Africain Patrice Motsepe élu président de la CAF</title>
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				<pubDate>Fri, 12 Mar 2021 17:18:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Patrice Motsepe a été élu par acclamation président de la Confédération africaine de football (CAF), ce 12 mars à Rabat, pour la période 2021-2025. Premier Sud-Africain à occuper ce poste, le milliardaire succède au Malgache Ahmad, suspendu 2 ans de toute activité liée au foot. Patrice Motsepe est devenu le 7e président élu de la...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Patrice-Motsepe.jpg" alt="" class="wp-image-21606" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Patrice-Motsepe.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Patrice-Motsepe-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption>Patrice Motsepe </figcaption></figure>



<p><strong>Patrice Motsepe a été élu par acclamation président de la Confédération africaine de football (CAF), ce 12 mars à Rabat, pour la période 2021-2025. Premier Sud-Africain à occuper ce poste, le milliardaire succède au Malgache Ahmad, suspendu 2 ans de toute activité liée au foot.</strong></p>



<p>Patrice Motsepe est devenu le 7e président élu de la Confédération africaine de football (CAF), ce 12 mars 2021. Le milliardaire est le premier Sud-Africain et le premier anglophone à occuper ce poste prestigieux sur le continent. L’homme d’affaires succède à Ahmad, persona non grata durant cette 43e Assemblée générale élective (AGE) de la CAF. Le Malgache, qui avait battu le Camerounais Issa Hayatou à la surprise générale en 2017, a été suspendu 5 ans par la Fédération internationale de football (FIFA), avant que cette sanction ne soit ramenée à 2 ans par le Tribunal arbitral du sport (TAS).</p>



<p>C’est aux côtés de Gianni Infantino, patron de la FIFA, qu’un Patrice Motsepe très détendu et très attendu est arrivé à cette AGE. Une FIFA qui a œuvré pour qu’il soit le seul candidat en lice – avec les désistements de l’Ivoirien Jacques Anouma, du Sénégalais Augustin Senghor et du Mauritanien Ahmed Yahya – et dont Motsepe va devenir le vice-président de facto.</p>



<h4>« Nous ne pouvons réussir qu’en étant unis »</h4>



<p>«&nbsp;<em>C’est vraiment un très grand honneur et un privilège incroyable pour moi</em>, a réagi l’intéressé, sitôt après les timides applaudissements qui ont confirmé sa victoire.&nbsp;<em>Je voudrais remercier mon frère Gianni pour sa vision et ses encouragements pour que nous travaillions dans l’unité et c’est uniquement ainsi que nous pourrons relever les défis posés à l’Afrique. Nous ne pouvons réussir qu’en étant unis</em>&nbsp;».</p>



<p>Il a aussi eu un mot pour ceux qui ont fini par renoncer à se présenter, après un «&nbsp;compromis&nbsp;» obtenu avec le concours de la FIFA, fin février à Rabat. «&nbsp;<em>Mes frères Senghor, Yahya et Jacques Anouma, merci infiniment&nbsp;!&nbsp;</em>»</p>



<h4>La CAF au bord de l’impasse financière</h4>



<p>Celui qui figure parmi les plus grandes fortunes du continent va devoir redresser un organisme malade. Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine (FRMF) et de la Commission des finances de la CAF, a en effet invité ses hôtes à redresser la barre rapidement, après quatre années pénibles. «&nbsp;<em>La CAF s’installe dans un déficit annuel autour des 10 millions de dollars. Elle est en train de bouffer&nbsp;</em>(sic)&nbsp;<em>ses capitaux, ses fonds propres</em>, a-t-il lâché peu avant l’élection de Patrice Motsepe.&nbsp;<em>Le défi majeur de la nouvelle équipe est d’inverser la courbe, ce qui permettrait à la CAF de jouer son rôle en développant le football</em>&nbsp;».</p>



<p>Le Marocain conclut, au sujet de réserves financières propres estimées à 60 millions de dollars : «&nbsp;<em>Si on continue dans cette logique, on aura de quoi fonctionner normalement durant le mandat qui vient puis ce sera l’impasse.</em>&nbsp;»</p>



<h4>Un président très entouré</h4>



<p>Pour relancer l’institution créée en 1957 et basée au Caire, Patrice Motsepe pourra s’appuyer sur cinq vice-présidents, contre trois sous Ahmad. Une augmentation pour assurer une «&nbsp;<em>meilleure représentativité&nbsp;des différentes composantes de la CAF</em>&nbsp;», selon le chef de l’administration (Secrétaire général) de la CAF, Abdelmounaïm Bah. Plus sûrement pour contenter un maximum de personnes.</p>



<p>Outre l’élection du président, la CAF désignait également les membres de son gouvernement (Comité exécutif) et de ses représentants au gouvernement (Conseil) de la FIFA. Les tractations ont été intenses ces dernières semaines… Des désistements ont eu lieu jusque tard dans la nuit précédant cette 43e AG, comme celui de l’Algérien Kheïreddine Zetchi. Résultat, l’Egyptien Hany Abo Rida et le Marocain Fouzi Lekjaa, deux poids lourds du foot africain, ont été élus à la FIFA sans opposition…</p>



<p>Peu investi publiquement lors de sa campagne pour la présidence de la CAF, déjà très occupé par ses affaires, Patrice Motsepe promet pourtant ne pas prendre sa nouvelle fonction à la légère.&nbsp;Même pour lui, le cumul des mandats a ses limites. Une fois élu président de la CAF, il promet de déléguer la direction de son club, le FC Mamelodi Sundowns. Non par manque de temps mais pour éviter les conflits d&rsquo;intérêt, précise le milliardaire.&nbsp;</p>



<p>Pourtant cet homme d&rsquo;affaires a déjà «&nbsp;<em>assez de challenges dans la vie</em>&nbsp;», comme il le dit lui-même. Et toutes les cartes en main : la richesse avec une fortune évaluée à 3 milliards de dollars, l&rsquo;influence avec un beau-frère nommé Cyril Ramaphosa, le président sud-africain, mais aussi la philanthropie avec sa Fondation éponyme. Et enfin le sport avec son puissant club de football.&nbsp;</p>



<p>À tout cela s&rsquo;ajoute donc la présidence de la CAF et une envie de parcourir le continent à la rencontre de tous les présidents de fédération dès la première année de son mandat. Lui qui ne vient pas de ce sérail, plutôt habitué à côtoyer les grands de ce monde comme lors du Forum économique de Davos qu&rsquo;il adore, Patrice Motsepe s&rsquo;invite dans un nouveau cercle, celui des patrons du football mondial.</p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Présidence de la CAF : Patrice Motsepe poussé par la Fifa, Jacques Anouma ne s’avoue pas vaincu</title>
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				<pubDate>Thu, 04 Mar 2021 17:17:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Dernière ligne droite, et dernières négociations, dans la course à la présidence de la Confédération africaine de football. Tandis que le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe profite du ralliement du Sénégalais Augustin Senghor et du Mauritanien Ahmed Yahya, l’Ivoirien Jacques Anouma ne s’avoue pas vaincu. Il reste à peine plus d’une semaine avant que les présidents...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/sans-titre-3-1-592x296.jpg" alt="" class="wp-image-21530" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/sans-titre-3-1-592x296.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/sans-titre-3-1-592x296-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Patrice Mostepe et Jacques Anouma, tous deux candidats à la présidence de la CAF. © Photos : Reuters</figcaption></figure>



<p>Dernière ligne droite, et dernières négociations, dans la course à la présidence de la Confédération africaine de football. Tandis que le milliardaire sud-africain Patrice Motsepe profite du ralliement du Sénégalais Augustin Senghor et du Mauritanien Ahmed Yahya, l’Ivoirien Jacques Anouma ne s’avoue pas vaincu.</p>



<p>Il reste à peine plus d’une semaine avant que les présidents des 54 fédérations qui forment la Confédération africaine de football (CAF) ne se retrouvent à Rabat, vendredi 12 mars, pour élire celui qui présidera l’instance durant les quatre prochaines années. À mesure que l’échéance approche, les évènements s’accélèrent, entre batailles d’influence entre les candidats en lice et alliances de circonstance.</p>



<p>Le dernier épisode de cette campagne riche en rebondissements est la décision de la Fédération sénégalaise de football (FSF), mercredi 3 mars, de valider le « protocole de Rabat ». Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise qui était jusque-là en lice pour la présidence de la CAF, accepte donc de faire un pas de côté et de se ranger derrière <a href="https://www.jeuneafrique.com/1075795/politique/ce-quil-faut-savoir-sur-patrice-motsepe-le-milliardaire-sud-africain-qui-veut-prendre-la-tete-de-la-caf/">la candidature du Sud-Africain Patrice Motsepe</a>, dont il serait le vice-président en cas d’élection.</p>



<p>Mais si ce retrait a été entériné à l’issue d’une réunion du comité d’urgence de la FSF, composé de sept membres, le principe en avait en fait été acquis lors de la rencontre des 27 et 28 février à Rabat. Gianni Infantino, le président de la Fédération internationale de football association (Fifa), y avait envoyé deux émissaires,&nbsp; le Congolais Véron Mosengo Omba et le Suédois Mattias Grafström, pour demander aux quatre candidats en lice de s’entendre. Augustin Senghor, Jacques Anouma, Ahmed Yahya et&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/1079035/economie/motsepe-dangote-benjelloun-ces-milliardaires-qui-veulent-guerir-lafrique/">Patrice Motsepe</a>&nbsp;se sont vu proposer le « deal » suivant, sous réserve de parvenir à un consensus autour d’un programme commun : la présidence pour Motsepe, Senghor premier vice-président, Yahya deuxième vice-président et Anouma conseiller spécial du président.</p>



<p>Le Mauritanien a, lui aussi, donné son accord et en a informé son gouvernement. Ahmed Yahya doit cependant encore l’officialiser. Ce sera le cas samedi 6 mars à Nouakchott, en marge de la finale de la Coupe d’Afrique des nations des moins de 20 ans (CAN-U20), que la Mauritanie organise.</p>



<h4>Anouma fait de la résistance</h4>



<p>Jacques Anouma, au contraire, refuse de se ranger derrière le « consensus » proposé par Infantino. « Il aurait en outre très mal vécu la fameuse “réunion de Rabat”. Il ne s’attendait pas à ce que Motsepe soit là », assure un membre du comité exécutif de la CAF sous couvert d’anonymat. La même source précise également que « dans l’entourage [d’Anouma], mais aussi plus largement à la tête de plusieurs fédérations africaines, il y a du monde pour l’encourager à maintenir sa candidature à la présidence. »</p>



<p>Jacques Anouma ne cache pas sa colère, et n’hésite pas à la faire savoir. « Ce qui se passe n’est pas trop démocratique, on impose aux électeurs un schéma. Qui vous dit qu’ils sont preneurs ? » a-t-il notamment réagi auprès de l’AFP mercredi, le jour où la FSF a officialisé le ralliement de Senghor à la candidature de Motsepe. « Je consulte, j’explique à ceux qui me soutiennent, tant en Côte d’Ivoire qu’au niveau international. Mais la décision finale de me présenter ou non m’appartient », précise l’Ivoirien contacté ce jeudi 4 mars par&nbsp;<em>Jeune Afrique.</em>&nbsp;« Je serai bien présent à Nouakchott. Il y a eu une réunion à Rabat, mais ce qui compte, c’est ce que pensent les votants », ajoute Anouma, qui se trouve actuellement à Ouagadougou où il a rencontré Lazare Banssé, le président de la Fédération burkinabè de football (FBF).</p>



<p>Une posture qui fait craindre à la Fifa qu’Anouma ne torpille sa stratégie en décidant de maintenir sa candidature, le 12 mars. À la suite d’un article paru sur le site insideworldfootball.com affirmant que l’État ivoirien lui avait apporté un soutien financier de 15 millions d’euros, la Fifa lui a demandé des éclaircissements. Anouma, qui estime que l’injonction ne doit rien au hasard, affirme y avoir répondu « dans les délais » et assure qu’il « ne reçoit pas d’argent des autorités de son pays », lesquelles se bornent, à l’en croire, « à mener des actions diplomatiques et relationnelles » pour promouvoir sa candidature. Anouma, qui sera également présent à Nouakchott samedi, le jour où doit théoriquement être officialisé le « protocole de Rabat », espère profiter de l’occasion pour convaincre des présidents de fédération de se rallier à sa candidature.</p>



<h4>Le cas Ahmad Ahmad</h4>



<p>Reste, en outre, l’inconnue persistante du<a href="https://www.jeuneafrique.com/1117802/politique/presidence-de-la-caf-le-retour-dahmad-ahmad-fait-monter-la-tension/">&nbsp;cas Ahmad Ahmad</a>. Suspendu pour cinq ans de toute activité liée au football au niveau national ou international par la Commission d’éthique indépendante de la Fifa le 23 novembre dernier,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1078860/societe/caf-ahmad-ahmad-suspendu-pour-cinq-ans-par-la-fifa/">sur fond de soupçons de détournements de fonds et d’abus de pouvoir</a>, le Malgache est redevenu président de la CAF à la faveur d’une décision du Tribunal arbitral du sport (TAS) du 20 janvier.</p>



<p>Il devra cependant attendre pour être fixé sur son sort : le président sortant de la CAF attend en effet les résultats de la procédure rapide engagée par le TAS le 2 mars. Toutefois, même en cas de décision en sa faveur, il semble peu probable que le Malgache, qui a retrouvé Mahajunga, sa ville natale, depuis plusieurs mois, se lance dans la bataille. « Il n’a pas pu faire campagne, et on se demande surtout s’il a vraiment envie d’y aller », glisse l’un de ses proches. Le TAS a promis de se prononcer avant le 12 mars.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Élection à la CAF : quatre candidats en lice et un compromis trouvé par la Fifa?</title>
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				<pubDate>Mon, 01 Mar 2021 17:14:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/caff-696x478-3.jpg" alt="" class="wp-image-11378" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/caff-696x478-3.jpg 696w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/caff-696x478-3-300x206.jpg 300w" sizes="(max-width: 696px) 100vw, 696px" /></figure>



<p><strong>La Fifa aurait-elle trouvé un compromis entre les quatre candidats en lice pour la présidence de la CAF ? Le Sud-Africain Patrice Motsepe serait porté à la tête de la CAF, le Sénégalais Augustin Senghor serait son premier vice-président et le Mauritanien Ahmed Yahya, 2e vice-président. Quant à l’Ivoirien Jacques Anouma, il aurait un poste de conseiller spécial du président.</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Je le respecte beaucoup</em>&nbsp;(Gianni Infantino, président de la Fifa, ndlr).&nbsp;<em>Quand j&rsquo;ai décidé de me présenter, je l&rsquo;ai appelé, comme certains de ses collaborateurs, et on a échangé. Je n&rsquo;ai pas à déflorer notre conversation mais pour l&rsquo;essentiel, Infantino tient le même discours à tous les candidats&nbsp;: il s&rsquo;agit d&rsquo;une élection de la CAF, pas de la Fifa. Même si le président élu sera vice-président de la Fédération internationale&nbsp;</em>», expliquait le Sénégalais Augustin Senghor en décembre dernier dans les colonnes du quotidien&nbsp;<em>L’Équipe</em>.</p>



<p>Sauf que Infantino a visiblement son mot à dire sur le prochain président de la CAF. Diverses sources font état d&rsquo;un arrangement trouvé par la Fifa pour répartir les hauts postes de direction de la CAF entre les candidats à la succession du Malgache Ahmad qui saura d’ici le 3 mars si le Tribunal arbitral du sport lève la sanction d’inéligibilité de cinq ans par la Fifa<em>.</em></p>



<h4>Des émissaires de la Fifa à Rabat</h4>



<p>Selon le journal sénégalais&nbsp;<em>Sud-Quotidien,&nbsp;</em>à l’issue d’une rencontre tenue les 27 et 28 février à Rabat avec les trois candidats d’Afrique de l’Ouest, deux émissaires de la Fifa, le Suédois Mattias Grafström (principal assistant du président de la Fifa) et le Congolais Véron Mosengo-Omba (directeur de la division Associations membres de la Fifa) seraient parvenus à une entente sur la répartition des rôles dans le futur exécutif africain. Présenté comme le favori de la Fifa, le Sud-Africain Patrice Motsepe prendrait la présidence. Le Sénégalais Augustin Senghor serait son premier vice-président et le Mauritanien Ahmed Yahya, son deuxième vice-président. Quant à l’Ivoirien Jacques Anouma, il serait nommé «&nbsp;conseiller spécial&nbsp;» du président. Aucun candidat à la présidence de la CAF n’a réagi pour le moment.</p>



<p>Ces dernières semaines, Gianni Infantino a effectué une tournée sur le continent africain. A-t-il pris la température auprès des chefs d’État&nbsp;pour savoir si la candidature de Patrice Motsepe était appréciée, ou est-il venu faire part du choix de la Fifa&nbsp;?</p>



<p>Patrice Motsepe, dixième fortune du continent africain selon le dernier classement du magazine américain Forbes, a aussi été le premier Noir milliardaire en Afrique du Sud et il est, avec ses 2,6 milliards de dollars, le troisième homme le plus riche du pays. L’une de ses sœurs aînées, Tshepo Motsepe, est l’épouse du chef de l’État, Cyril Ramaphosa.</p>



<p>Depuis 2004, il est le président du FC Mamelodi Sundowns, le club de foot le plus titré d’Afrique du Sud, qui a remporté en 2016 la Ligue des champions de la CAF face à la prestigieuse équipe égyptienne Zamalek. En 2017, le club s’était offert la Supercoupe d’Afrique. «&nbsp;<em>Je veux apporter ma modeste contribution en toutes circonstances afin d&rsquo;utiliser le sport pour unir les Africains</em>&nbsp;», a déclaré jeudi 25 février cet homme d&rsquo;affaires sud-africain de 58 ans, lors d&rsquo;une conférence de presse. «<em>&nbsp;Nous réussirons et nous rendrons le football africain compétitif au niveau international</em>&nbsp;», a-t-il assuré. La Fifa aurait demandé aux candidats en lice de se déterminer avant le 6 mars prochain.</p>



<p>À Rabat, le 12 mars prochain, le mode de scrutin, une voix pour chacune des 54 fédérations, annonçait une élection disputée. Jamais la CAF n’avait connu autant de prétendants au titre. « <em>La Fifa ne cherche pas le profil idéal pour le foot africain mais seulement une marionnette</em> », assurait pourtant il y a peu à l&rsquo;AFP Bacary Cissé, patron de l&rsquo;hebdomadaire sportif du <em>Sénégal Record</em>. En février, Fatma Samoura, secrétaire générale de la Fifa, avait assuré dans un média sénégalais que « <em>le meilleur candidat est celui qu’auront choisi les 54 fédérations africaines membres de la CAF, selon leurs critères</em> ».  Et d’ajouter : « <em>Que le meilleur gagne</em>. »</p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Crise à la CAF : l’Afrique doit s’en prendre à elle-même, pas à la Fifa</title>
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				<pubDate>Tue, 02 Feb 2021 16:50:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Si la Fifa intervient dans les scandales qui éclaboussent la CAF, c’est d’abord parce que les Africains ne parviennent pas à gérer leurs propres affaires. Et discréditent ainsi l’ensemble du continent. Il faut être sourd pour n’avoir pas entendu parler, ces derniers jours, des rebondissements –&#160;ou devrais-je dire des scandales&#160;– dont se nourrit la campagne...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/ahmad-ahmad.jpg" alt="" class="wp-image-12879" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/ahmad-ahmad.jpg 1023w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/ahmad-ahmad-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/ahmad-ahmad-768x432.jpg 768w" sizes="(max-width: 1023px) 100vw, 1023px" /></figure>



<p><strong>Si la Fifa intervient dans les scandales qui éclaboussent la CAF, c’est d’abord parce que les Africains ne parviennent pas à gérer leurs propres affaires. Et discréditent ainsi l’ensemble du continent.</strong></p>



<p>Il faut être sourd pour n’avoir pas entendu parler, ces derniers jours, des rebondissements –&nbsp;ou devrais-je dire des scandales&nbsp;– dont se nourrit la campagne pour l’élection, le 12&nbsp;mars, du président de la Confédération africaine de football (CAF). Le Tribunal arbitral du sport vient de rétablir dans ses fonctions de président le sortant Ahmad Ahmad, mettant ainsi fin à&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1078860/societe/caf-ahmad-ahmad-suspendu-pour-cinq-ans-par-la-fifa/">la suspension de cinq ans de toute activité liée au football que lui avait infligée la Fifa</a>&nbsp;pour des malversations financières présumées. Quarante-huit heures auparavant, précisément à cause de cette sanction, la candidature du Malgache à sa propre succession avait été jugée irrecevable par la commission de gouvernance de la CAF mais d’abord et surtout par… la Fifa.</p>



<p>Face à l’intervention de la Fifa, deux attitudes sont envisageables. On peut crier au paternalisme, car elle resserre son étreinte sur la CAF en la plaçant, de fait, sous tutelle. En effet, comment expliquer que cette instance censée être autonome, avec une commission d’intégrité chargée d’évaluer les candidatures, laisse la Fifa décider à sa place, sans aucune considération pour ses prérogatives, vidant ainsi ladite commission de toute sa substance ?</p>



<p>On peut aussi interroger la capacité des Africains à gérer leur football. En réalité, il importe surtout de savoir comment on en est arrivé là. Car ce qui se passe à la CAF n’a d’équivalent dans aucune autre confédération. Mais, il faut bien l’admettre, les Africains ont leur part de responsabilité. Si vous manquez de dignité, les autres vous manqueront de respect…</p>



<h4>Plus opportunistes que convaincus</h4>



<p>L’arrivée d’Ahmad Ahmad avait semblé marquer la fin de l’opacité dans la gestion de la CAF. On avait même parié sur l’émergence, dans cet environnement, d’un concept jusqu’alors inconnu, celui de «&nbsp;bonne gouvernance&nbsp;». Pari risqué : façonnés dans le même moule que leurs prédécesseurs, les hommes censés incarner ce renouveau ont conservé les habitudes du passé. Et prôné un changement aux allures de slogan de campagne, d’ailleurs emprunté à la Fifa, qui, elle-même, n’avait pas réalisé sa mue de son plein gré mais sous la pression de la justice américaine.</p>



<p>La CAF n’a pas choisi non plus d’adhérer à un quelconque nouvel ordre. Celui-ci lui a été imposé sans qu’elle s’en saisisse pour évoluer. Pour preuve, ses chevaliers blancs, plus opportunistes qu’acteurs convaincus, se sont juste employés à crédibiliser leur campagne électorale. Eux qui avaient mis en avant l’exigence de transparence pour évincer Issa Hayatou auraient pourtant dû s’attendre à rendre des comptes.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LA GESTION PRÉCÉDEMMENT PEU ORTHODOXE ET OPAQUE DE LA CAF N’EST PLUS ACCEPTÉE</p></blockquote>



<p>Longtemps, les présidents de la CAF comme ceux des différentes fédérations ont été perçus comme les propriétaires des instances sportives qu’ils dirigeaient. Hissés sur un piédestal, voire déifiés par les membres mêmes, ils étaient considérés comme incapables d’entendre la moindre voix discordante, la moindre proposition. Isolés de fait, ils sont devenus des potentats redoutés et ont pris, seuls, les décisions les plus contestables. C’est précisément du fait de leur incapacité à suivre les règles que se sont produits, à répétition, tant de scandales.</p>



<p>De même qu’en politique certains pays sont aujourd’hui pointés du doigt pour leur déficit de liberté – ce qui, il y a peu, était la norme –, l’idée de transparence, de strict respect des règles dans un monde qui se judiciarise, s’impose dans les esprits. Et la gestion précédemment peu orthodoxe et opaque de la CAF, à l’image d’un continent rompu aux petits arrangements, n’est plus acceptée. Tous ceux qui ont fait semblant de l’ignorer en paient aujourd’hui le prix.</p>



<h4>Une incapacité à se prendre en main</h4>



<p>La Fifa aurait-elle dû s’abstenir d’intervenir&nbsp;? Il est peu souhaitable que la justice ait à faire irruption dans la sphère privée. La seule manière pour la CAF de l’éviter est de se montrer irréprochable, organisée et de porter à sa tête un chef consensuel. La Fifa ne s’invite pas à la CAF, ce sont les Africains qui l’y convient. Au vu du chaos qui y règne, elle finit par y faire ce qu’elle ne se permettrait nulle part ailleurs.</p>



<p>Dans un autre registre, c’est parce que nos autorités politiques osent l’indicible que l’ONU nous envoie ses forces. L’Italie change de Premier ministre tous les six mois. Lorsque la coalition au pouvoir ne s’entend plus, on dissout le gouvernement. Les Italiens sont ordonnés dans leur désordre. Si nous pouvions faire de même, notre linge sale serait lavé en famille.</p>



<p>Je n’en veux donc pas à la Fifa mais aux Africains, qui ne parviennent pas à gérer leurs propres affaires. Ils jettent l’anathème sur l’ensemble du continent, le discréditent, le fragilisent et freinent son évolution. Ce discrédit rejaillit sur la perception que les autres ont de nos États. Bien plus que sur le développement du football, la tutelle de la Fifa a des répercussions négatives sur l’Africain, dans son être même. Le football doit être un vecteur d’éducation et de communication. Or c’est par le football que les Africains sont infantilisés&nbsp;: à travers ce sport, on les place face à leurs insuffisances, à leur incapacité à se prendre en main.</p>



<p>Ceux d’entre nous qui crient à l’infantilisation seraient surpris du nombre de fois où la CAF a sollicité Zurich dans le règlement du moindre conflit. Comme si personne à Yaoundé, à Libreville, à Dakar ou à Abidjan n’était capable de dire le droit. Ils resteraient pantois de la voir se prosterner devant les envoyés de la Fédération internationale lorsque ceux-ci arrivent sur le sol africain.</p>



<h4>Faire rimer football et éthique</h4>



<p>J’ai appris du football une leçon essentielle&nbsp;: nous sommes tous soumis à des règles. L’arbitre est là non pas pour nous les imposer mais pour nous les rappeler. C’est sans doute là le sens de l’intervention de la Fifa. Efforçons-nous de suivre les règles, de les respecter et de les appliquer à tous et partout. Il faut que les Africains –&nbsp; et les Européens&nbsp;– cessent de vouloir forger des règles spécifiques pour le continent. On ne peut pas prétendre à l’universel et militer pour des règles locales.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UNE PURGE POUR SAUVER LA CAF ? PAS NÉCESSAIREMENT</p></blockquote>



<p>Une purge pour sauver la CAF&nbsp;? Pas nécessairement. Il faudra en revanche arriver à faire rimer football et éthique, y croire, le marteler chaque jour. Que la CAF tende vers l’éthique doit être un combat de tous les instants. Le football n’est pas un îlot sacré. Il est le produit d’une société et il est géré par ceux-là mêmes qui, à sa tête, traînent des tares. Comment attendre de gens qui truquent le jeu politique qu’ils fassent montre d’un soudain sens de l’éthique lorsqu’il s’agit de football&nbsp;? Pour que la CAF respecte les règles, l’ensemble des fédérations nationales qui la composent doivent être en mesure de les suivre. Ce défi n’est pas à relever par ce seul homme providentiel que serait le président de la CAF.</p>



<p>L’élection du 12 mars opposera des candidats au fait de ce qui s’est passé auparavant. Ceux-ci devront en tirer des enseignements pour leurs programmes. Surtout, ils devront eux-mêmes se fixer des limites, savoir qu’il y a des pratiques inadmissibles et des principes intangibles. Otages, de fait, de leurs électeurs, à eux de se constituer prisonniers de la vérité, en fondant leur campagne sur une nouvelle donne et en soulignant les risques encourus quand on s’affranchit des règles. Il est temps de sortir des scandales… et de redoubler d’attention.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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