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	<title>Brexit &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Brexit &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Afrique-Royaume Uni : l’ambition post-Brexit contrariée ?</title>
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				<pubDate>Fri, 26 Feb 2021 17:33:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Depuis le début de l&#8217;année, le Royaume-Uni multiplie les appels du pied à l&#8217;Afrique. Dernier en date, l&#8217;UK-Africa Investment Conference, un événement virtuel organisé par le ministère britannique du Commerce international, tenu le 20 janvier. Dédié à l&#8217;investissement sur le continent, il a réuni chefs d&#8217;entreprise, chercheurs et politiques africains et britanniques, autour d&#8217;un thème central : la construction...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/britannique-boris-johnson-le-7-juin-2019.jpg" alt="" class="wp-image-8514" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/britannique-boris-johnson-le-7-juin-2019.jpg 880w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/britannique-boris-johnson-le-7-juin-2019-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/britannique-boris-johnson-le-7-juin-2019-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 880px) 100vw, 880px" /><figcaption>Conservative MP Boris Johnson leaves a house in London on June 7, 2019. &#8211; Boris Johnson, considered the frontrunner to become Britain&rsquo;s next prime minister, is Friday challenging a private prosecution bid accusing him of misconduct in public office over the claim that Britain sends £350 million ($440 million, 400 million euros) a week to the European Union. (Photo by Daniel LEAL-OLIVAS / AFP)</figcaption></figure>



<p>Dep<strong>uis le début de l&rsquo;année, le </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/royaume-uni"><strong>Royaume-Uni</strong></a><strong> multiplie les appels du pied à l&rsquo;</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique"><strong>Afrique</strong></a><strong>. Dernier en date, l&rsquo;UK-Africa Investment Conference, un événement virtuel organisé par le ministère britannique du Commerce international, tenu le 20 janvier. Dédié à l&rsquo;investissement sur le continent, il a réuni chefs d&rsquo;entreprise, chercheurs et politiques africains et britanniques, autour d&rsquo;un thème central : la construction du partenariat économique entre le Royaume-Uni post-</strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/brexit"><strong>Brexit</strong></a><strong> et l&rsquo;Afrique. Soit l&rsquo;occasion pour les participants d&rsquo;examiner les opportunités existantes, mais aussi les secteurs et les zones géographiques à définir. Et pour le gouvernement britannique d&rsquo;afficher sa volonté de faire du continent « un partenaire d&rsquo;investissement », selon les mots du Premier ministre </strong><a href="https://www.lepoint.fr/tags/boris-johnson"><strong>Boris Johnson</strong></a><strong>. Une ambition confirmée par le ministre britannique chargée de l&rsquo;Afrique, qui n&rsquo;a pas caché son enthousiasme face à </strong><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/pourquoi-le-libre-echange-est-encore-loin-d-etre-gagne-en-afrique-04-01-2021-2408147_3826.php"><strong>l&rsquo;entrée en vigueur de la zone de libre-échange continentale africaine</strong></a><strong> (Zlecaf) le 1</strong><sup><strong>er</strong></sup><strong> janvier 2021.</strong></p>



<p>Effets d&rsquo;annonce ou réel engouement&nbsp;? Pour Manu Lekunze, professeur de relations internationales à l&rsquo;université d&rsquo;Aberdeen, «&nbsp;il faut y croire, d&rsquo;autant plus que l&rsquo;Afrique et le Royaume-Uni ont bien besoin l&rsquo;un de l&rsquo;autre en ce moment&nbsp;». «&nbsp;En général, ce genre d&rsquo;événements est efficace. Car, après les déclarations, viennent les annonces plus concrètes&nbsp;», assure-t-il. À l&rsquo;issue de la conférence, le directeur général de CDC Group, Nick O&rsquo;Donohoe, l&rsquo;institution britannique de financement du développement, a en effet communiqué le montant des investissements envisagés pour l&rsquo;année. Il est à hauteur d&rsquo;un milliard de dollars. Un chiffre en deçà de celui de l&rsquo;année précédente –&nbsp;27&nbsp;accords commerciaux et d&rsquo;investissement avaient été annoncés pour une valeur de 6,5&nbsp;milliards de livres –, mais une somme importante quand même compte tenu de la crise économique que traverse actuellement la majeure partie des pays.</p>



<h4>Infrastructures et finance en ligne de mire</h4>



<p>«&nbsp;Les deux domaines sur lesquels nous serons particulièrement concentrés cette année sont le climat, la technologie&nbsp;», a assuré Nick O&rsquo;Donohoe au média américain&nbsp;<a href="https://www.bloomberg.com/news/articles/2021-01-21/cdc-group-targets-1-billion-of-african-investments-in-2021" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Bloomberg</em></a>, qui rappelle que, ces trois dernières années, le CDC a déjà investi 3,7&nbsp;milliards de dollars en Afrique. Jusqu&rsquo;ici concentré autour des importations de fruits, de légumes et de fleurs, et d&rsquo;investissements dans le pétrole et les minerais, le partenariat britanico-africain pourrait s&rsquo;élargir, dès cette année, aux infrastructures, «&nbsp;dans les secteurs de l&rsquo;énergie, de l&rsquo;aviation et de la sécurité&nbsp;», affirme Manu Lekunze. «&nbsp;Si le Royaume-Uni tire avantage de l&rsquo;agriculture et des denrées alimentaires du continent, les pays africains, eux, ont tout intérêt à profiter de l&rsquo;expertise technique britannique relative aux infrastructures. C&rsquo;est donnant-donnant.&nbsp;»</p>



<p>Autres secteurs concernés par le partenariat, «&nbsp;les assurances et les services financiers britanniques&nbsp;», rapporte Dominique Fruchter, économiste chargé de l&rsquo;Afrique à la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/coface">Coface</a>. Londres en a fait d&rsquo;ailleurs récemment la promotion, via un sommet dédié les&nbsp;3&nbsp;et 4&nbsp;février derniers. Les participants à l&rsquo;UK-Africa Fintech Summit ont, durant deux jours, listé «&nbsp;les compétences de la fintech britannique et mis en lumière les opportunités offertes par l&rsquo;Afrique&nbsp;», d&rsquo;après la communication officielle. «&nbsp;Avec ce sommet, nous reconnaissons le rôle que jouera la fintech pour soutenir la reprise et construire des économies plus durables et inclusives, a déclaré Emma Wade-Smith, commissaire au Commerce pour l&rsquo;Afrique de Sa Majesté. Le Royaume-Uni soutient trois pôles technologiques en Afrique et un certain nombre de programmes et projets, tels que le Catalyst Fund, Female Tech Founders, Tech for Growth et le Global Entrepreneur Program&nbsp;», a-t-elle ajouté.</p>



<p>Actualité oblige, le secteur de la pharmacie pourrait bien prendre le pas sur tous les autres, dans les mois à venir. «&nbsp;Les produits pharmaceutiques et pétroliers sont, avec les avions, les automobilesainsi que les turbines à gaz et générateurs électriques&nbsp;fournies par les usines britanniques, les produits les plus exportés vers l&rsquo;Afrique&nbsp;», explique Dominique Fruchter. L&rsquo;Afrique ne compte en effet que&nbsp;365&nbsp;sociétés pharmaceutiques, contre 7&nbsp;000 en Chine et 11&nbsp;000 en Inde. Avec la pandémie de Covid-19, le continent pourrait donc bien faire appel au Royaume-Uni. Les laboratoires britanniques sont en effet en bonne place dans la lutte contre la pandémie. Après déjà trois vaccins sur le marché, le pays s&rsquo;apprête en effet à en lancer un quatrième. Celui-ci a été développé par l&rsquo;américain Novavax mais fabriqué à Stockton-on-Tees, dans le nord-est de l&rsquo;Angleterre.</p>



<p>Une piste de solution après&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-l-afrique-du-sud-suspend-son-programme-de-vaccins-astrazeneca-08-02-2021-2413039_3826.php">la suspension par l&rsquo;Afrique du Sud, du programme de vaccination avec le vaccin AstraZeneca</a>, efficace à seulement 22&nbsp;% contre les formes modérées du variant apparu dans le pays d&rsquo;après une étude de l&rsquo;université du Witwatersrand à Johannesburg. Dans son interview accordée à&nbsp;<em>Bloomberg</em>, Nick O&rsquo;Donohoe l&rsquo;assure&nbsp;: «&nbsp;Nous accorderons davantage d&rsquo;attention aux investissements dans la santé&nbsp;». Et d&rsquo;ajouter&nbsp;: «&nbsp;le secteur privé aura un rôle plus important à jouer&nbsp;».</p>



<h4>Un lien privilégié avec le Soudan…</h4>



<p>Et en particulier, les acteurs du secteur privé au Maroc, au Nigeria et en Égypte, des pays régulièrement cités dans les interventions de la Conférence sur l&rsquo;investissement en Afrique. Mais c&rsquo;est au Soudan et au Kenya que le partenariat semble le plus se concrétiser. Le secrétaire britannique aux Affaires étrangères, Dominic Raab, y a conclu, le 21&nbsp;janvier dernier, une visite de deux jours. À Khartoum, elle a pris une teinte plus politique, avec le soutien affiché des autorités britanniques au gouvernement de transition. Mais les ambitions économiques étaient bien présentes.</p>



<p>Depuis sa nomination le 21&nbsp;août 2019,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/soudan-qui-est-abdallah-hamdok-le-futur-premier-ministre-16-08-2019-2330086_3826.php">le Premier ministre Abdallah Hamdok</a>, économiste de formation et ancien&nbsp;haut fonctionnaire de l&rsquo;ONU, s&rsquo;efforce de renouer avec les bailleurs de fonds et de reconstruire des relations bilatérales avec l&rsquo;étranger. L&rsquo;effacement par les États-Unis du Soudan de la liste noire des pays soutenant le terrorisme est une bouffée d&rsquo;oxygène bienvenue, dans laquelle s&rsquo;engouffre désormais le Royaume-Uni. «&nbsp;Londres arrive au bon moment, puisque la décision américaine va permettre de débloquer des prêts, affirme Dominique Fruchter. Le rapprochement britannique est assez inattendu, mais c&rsquo;est une bonne surprise pour le Soudan&nbsp;», qui a obtenu une promesse d&rsquo;aide de près de 55&nbsp;millions de dollars, pour fournir à 1,6&nbsp;million de personnes un «&nbsp;soutien financier direct&nbsp;».</p>



<h4>… et avec le Kenya</h4>



<p>Le Kenya a obtenu, quant à lui, une enveloppe de 73&nbsp;millions de dollars pour financer la construction de 100&nbsp;000 logements à des prix abordables, prévus par le programme de développement du président Uhuru Kenyatta, le Big Four Agenda. Près de 65&nbsp;millions de dollars ont également été promis par Dominic Raab&nbsp;pour soutenir les stratégies d&rsquo;atténuation du changement climatique au Kenya. Des investissements qui viennent à la suite de l&rsquo;accord commercial signé par les deux pays en décembre, qui confirme les accords antérieurs de l&rsquo;Union européenne comme l&rsquo;accès en franchise pour les exportateurs kényans au marché britannique.</p>



<p>«&nbsp;Il y a un lien très fort entre le Kenya, ancienne colonie britannique, et Londres, affirme Manu Lekunze. Compte tenu de leur histoire commune, les échanges sont naturellement plus simples. D&rsquo;autant plus que la demande kényane en investissements étrangers, dont le pays a besoin pour financer son plan de développement, est très forte&nbsp;». «&nbsp;Le tropisme des anciennes colonies est encore très présent, confirme Dominique Fruchter. Pour le gouvernement kényan, les opportunités qu&rsquo;offrent les Britanniques sont intéressantes. Mais celles-ci devront tout de même rester prudentes, car&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/kenya-cette-dette-qui-hypotheque-l-avenir-03-02-2021-2412545_3826.php">le Kenya est très endetté&nbsp;</a>&nbsp;».</p>



<h4>Un partenariat fragile</h4>



<p>Pour Manu Lekunze, le Royaume-Uni devra également montrer patte&nbsp;blanche&nbsp;sur un autre point, crucial dans les relations entre ancien colon et ancienne colonie&nbsp;: celui du paternalisme. «&nbsp;C&rsquo;est vraiment un élément très sensible, que les Britanniques doivent prendre en compte. Pour que le partenariat puisse fonctionner, il faut qu&rsquo;il y ait des opportunités équitablement réparties, des deux côtés, soutient-il. Le problème affecte souvent les relations entre les pays européens et les états africains. Ce qui amène de la défiance, et favorise la concurrence chinoise et américaine&nbsp;».</p>



<p>Au Kenya, la concurrence est rude pour le Royaume-Uni. Car Uhuru Kenyatta multiplie les contacts avec d&rsquo;autres puissances, comme les États-Unis &#8211;&nbsp;un accord commercial est en discussion &#8211;&nbsp;et la Chine, devenue en quelques années un partenaire majeur. En avril&nbsp;2019, le Kenya a par exemple obtenu de Pékin un financement de 660&nbsp;millions de dollars pour la construction de plusieurs infrastructures, sous forme&nbsp;de prêts concessionnels et de partenariats publics privés. Peu à peu, la Chine, à coups de milliards de dollars de prêts, a réussi le pari de se substituer au Royaume-Uni dans l&rsquo;esprit collectif.</p>



<p>«&nbsp;Pour la jeune génération africaine, la Grande-Bretagne est considérée comme faisant partie du passé et non du futur, écrit Nicholas Westcott, chercheur à l&rsquo;université de Londres dans un article publié par&nbsp;<a href="https://theconversation.com/britain-needs-african-partners-after-brexit-it-must-not-neglect-the-continent-now-137568" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>The Conversation</em></a>. Beaucoup d&rsquo;étudiants me disent que pour les affaires, ils préfèrent aller en Chine, pour étudier aux États-Unis, au Canada ou en Inde, pour s&rsquo;amuser à Dubai. Pour les Africains plus âgés, il y a toujours une affection, voire du respect, en particulier pour la famille royale, la BBC et pour Londres – mais aussi un sentiment croissant de distance&nbsp;». Une situation qui trouve aussi racine dans l&rsquo;histoire du pays avec le continent. Ainsi, «&nbsp;l&rsquo;incapacité de régler la Déclaration unilatérale d&rsquo;indépendance de la Rhodxésie en&nbsp;1965&nbsp;et les relations étroites persistantes de la Grande-Bretagne avec l&rsquo;Afrique du Sud de l&rsquo;apartheid ont altéré les relations politiques avec le reste de l&rsquo;Afrique&nbsp;», explique le chercheur.</p>



<h4>Un objectif (trop) ambitieux ?</h4>



<p>Difficile donc aujourd&rsquo;hui pour le Royaume-Uni de se faire une place sur le continent, malgré une volonté affichée de changer la donne. D&rsquo;autant plus que le pays a réduit ses dépenses d&rsquo;aide au développement à 0,5&nbsp;% du produit intérieur brut contre 0,7&nbsp;% en novembre dernier, provoquant le tollé des agences de développement. «&nbsp;Le Royaume-Uni post-Brexit ne va pas peser grand-chose dans la balance, alors même que l&rsquo;Union européenne achève la renégociation de l&rsquo;accord de Cotonou, qui définit les contours de l&rsquo;aide aux pays d&rsquo;Afrique-Caraïbes-Pacifique (ACP), prévient Dominique Fruchter. «&nbsp;En matière d&rsquo;investissements et d&rsquo;aide au développement, les Africains ont davantage intérêt à se tourner vers l&rsquo;Asie&nbsp;».</p>



<p>Surtout en ces temps de pandémie, qui pour l&rsquo;économiste « ne feront que ralentir le processus et refroidir les ardeurs des investisseurs ». « La crise économique et la baisse des aides britanniques ne sont pas bon signe pour une majorité d&rsquo;observateurs, reconnaît Manu Lekunze. Mais on peut aussi voir le verre à moitié plein. Baisser l&rsquo;aide peut également remodeler les relations bilatérales sur des bases plus fortes, et plus saines, via un partenariat gagnant-gagnant. En ce qui concerne la pandémie, on peut espérer une amélioration de la situation grâce aux différents vaccins, britanniques et autres, même si cela va prendre du temps », espère-t-il. Et entrevoir l&rsquo;objectif que le pays s&rsquo;était fixé en 2018, celui de devenir le premier investisseur des pays du G7 en Afrique d&rsquo;ici 2022.</p>



<p><strong>Source : Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Brexit: un accord entre le Royaume-Uni et le Kenya pour préserver les échanges</title>
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				<pubDate>Mon, 04 Jan 2021 14:33:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/kenya.jpg" alt="" class="wp-image-12160" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/kenya.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/kenya-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>Kenya</figcaption></figure>



<p><strong><br>Les Britanniques, sortis de l’Union européenne, doivent négocier désormais des contrats commerciaux avec de nombreux pays. C’est le cas avec le Kenya notamment, pour qui le Royaume-Uni est l’un des plus importants partenaires commerciaux. Thé, fleurs et légumes kényans sont principalement exportés vers Londres. Pour préserver ces échanges, les deux pays ont conclu, début décembre, un accord bilatéral.</strong></p>



<p>Limiter un maximum&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20210104-brexit-premier-test-avec-la-reprise-de-l-activit%C3%A9-apr%C3%A8s-les-f%C3%AAtes"><strong>les effets du Brexit</strong></a>&nbsp;sur les échanges commerciaux entre Londres et Nairobi, c’est l’objectif du récent accord signé entre les deux pays tout juste avant le Brexit. Un texte qui garantit les mêmes conditions avantageuses pour l’import-export que le prévoyait l’accord signé entre le Kenya et l’Union européenne, à savoir, l’exonération des taxes d’importation et le libre accès sans quota au marché britannique pour les produits kenyans.</p>



<p>«&nbsp;&nbsp;<em>On n’était pas tellement inquiets,&nbsp;</em>nous expliqueIsabelle Spindler est productrice de roses kényanes non loin de Nairobi. Le Royaume-Uni fait partie de ses clients<em>. Pour l’instant, personne n’a intérêt à ne pas importer des fleurs du Kenya.&nbsp;Nous, on ne voit pas tellement de changement. Ils ont prix l’accord Union européenne &#8211; Kenya et ils ont remplacé « Union européenne »&nbsp;par « Royaume-Uni ». À mon avis, le comportement de la livre britannique pourrait avoir un impact sur les volumes, si elle s’affaiblit ou si elle se renforce</em>.&nbsp;»</p>



<p>Dans un avenir proche, d’autres pays membres de la Communauté d’Afrique de l’Est pourrait rejoindre l’accord. C’est en tous les cas le souhait des Britanniques. Le texte pourra être renégocié tous les cinq ans.</p>



<p><strong>Source: Le Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Brexit: Abidjan signe avec Londres un accord de libre échange</title>
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				<pubDate>Sat, 26 Dec 2020 10:26:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/cacao-1024x512.png" alt="" class="wp-image-6338" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/cacao-1024x512.png 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/cacao-300x150.png 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/cacao-768x384.png 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><br><strong>Le Brexit et ses conséquences pour l&rsquo;Afrique : Abidjan a annoncé, cette semaine, avoir conclu un accord de partenariat économique avec Londres. Le Royaume-Uni quittant l&rsquo;Union européenne, l&rsquo;accord de partenariat économique ne s&rsquo;applique plus au marché britannique dès le 1er janvier 2020. Or, pour la Côte d&rsquo;Ivoire, Londres est un partenaire important. Beaucoup de pays africains sont dans la même situation et ont signé des accords avec les Britanniques.</strong></p>



<p>Si le Royaume-Uni est loin d&rsquo;être un marché essentiel pour les produits ivoiriens, en revanche, il est partenaire stratégique d&rsquo;un point de vue financier. C&rsquo;est à Londres – et en livre sterling – qu&rsquo;est côtée la&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201201-cacao-la-c%C3%B4te-d-ivoire-et-le-ghana-s-insurgent-contre-deux-chocolatiers-am%C3%A9ricains">fève de cacao</a></strong>, dont la Côte d&rsquo;Ivoire est le premier producteur mondial. C&rsquo;est aussi à la City de Londres, la place financière la plus importante du Vieux continent, que le gouvernement ivoirien emprunte une partie des fonds qui servent à financer le développement du pays.</p>



<p>D&rsquo;où la nécessité pour Abdijan de s&rsquo;assurer que les liens économiques ne vont pas se compléxifier avec le&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/europe/20201224-brexit-ce-que-l-on-sait-de-l-accord-conclu-entre-le-royaume-uni-et-l-ue">Brexit</a></strong>. Le traité conclu en octobre et annoncé cette semaine reprend les termes de l&rsquo;accord de partenariat économique passé avec l&rsquo;Union européenne. Il garantit un accès libre au marché britannique en échange d&rsquo;une ouverture progressive du marché ivoirien.</p>



<p>En Afrique, treize pays ont déjà signé des accords similaires avec Londres. Pour des nations comme l&rsquo;Égypte et le Kenya, le marché anglais pèse plusieurs milliards de dollars chaque année. Quant au Nigeria ou à l&rsquo;Afrique du Sud, c&rsquo;est à la bourse de Londres que sont côtés les fleurons de leur économie. Le Brexit ne devrait pas entraver les flux de capitaux dont l&rsquo;Afrique a besoin pour son développement. Au contraire, il pourrait peut-être même les renforcer, puisque londres a plus que jamais besoin de nouveaux partenaires.</p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Brexit, une opportunité nouvelle pour le commerce en Afrique ?</title>
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				<pubDate>Fri, 25 Dec 2020 09:30:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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				<description><![CDATA[Le Brexit pousse le Royaume-Uni à diversifier ses partenaires commerciaux. À cet égard, depuis le début de l&#8217;année 2020, Londres a renforcé sa diplomatie commerciale avec l&#8217;Afrique et signé des accords avec plus d&#8217;une dizaine de pays africains. Délaissée depuis quelques années, l&#8217;Afrique, qui ne représente que 3% du commerce extérieur britannique, pourrait à l&#8217;avenir jouer un rôle plus important. ...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/britannique-boris-johnson-le-7-juin-2019.jpg" alt="" class="wp-image-8514" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/britannique-boris-johnson-le-7-juin-2019.jpg 880w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/britannique-boris-johnson-le-7-juin-2019-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/britannique-boris-johnson-le-7-juin-2019-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 880px) 100vw, 880px" /><figcaption>Conservative MP Boris Johnson leaves a house in London on June 7, 2019. &#8211; Boris Johnson, considered the frontrunner to become Britain&rsquo;s next prime minister, is Friday challenging a private prosecution bid accusing him of misconduct in public office over the claim that Britain sends £350 million ($440 million, 400 million euros) a week to the European Union. (Photo by Daniel LEAL-OLIVAS / AFP)</figcaption></figure>



<p><strong><br>Le Brexit pousse le Royaume-Uni à diversifier ses partenaires commerciaux. À cet égard, depuis le début de l&rsquo;année 2020, Londres a renforcé sa diplomatie commerciale avec l&rsquo;Afrique et signé des accords avec plus d&rsquo;une dizaine de pays africains. Délaissée depuis quelques années, l&rsquo;Afrique, qui ne représente que 3% du commerce extérieur britannique, pourrait à l&rsquo;avenir jouer un rôle plus important. </strong></p>



<p>Plus loin de l&rsquo;Europe mais plus près de l&rsquo;Afrique, voilà l&rsquo;un des effets&nbsp;attendus du&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/grand-reportage/20201221-le-brexit-une-histoire-tumultueuse">Brexit</a></strong>&nbsp;par les Anglais. Depuis deux ans, le ministre&nbsp;britannique pour l&rsquo;Afrique, James Duddridge, multiplie les déplacements&nbsp;sur le continent tandis que son administration recrute à tour de bras des&nbsp;spécialistes de l&rsquo;Afrique.</p>



<p>Les échanges avec l&rsquo;Afrique ne représentent qu&rsquo;environ 40 milliards de livres sterling par an, mais Londres veut les voir croître et se diversifier. À cet égard, le sommet organisé en janvier dernier à Londres est <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200131-brexit-afrique-johnson-boris-union-europeenne-commerce-royaume-uni">considéré comme un tournant</a></strong> par le directeur du programme Afrique du cercle de réflexion Chatham House, Alex Vines :</p>



<p>«&nbsp;<em>La réalité, c’est que ces dernières années, on assiste à un déclin du&nbsp;commerce britannique avec l’Afrique. Et le sommet &lsquo;UK-Africa&nbsp;Investment&rsquo; en début d’année pourrait marquer un nouveau départ. Le&nbsp;signe que le Royaume-Uni veut améliorer son partenariat avec le&nbsp;continent africain.</em>&nbsp;»</p>



<p>Pour séduire l&rsquo;Afrique, Londres dispose d&rsquo;un atout non négligeable&nbsp;: la&nbsp;City et sa puissance financière. 112 entreprises africaines sont cotées à&nbsp;la Bourse de Londres, pour une valeur de 160 milliards de livres sterling.&nbsp;L&rsquo;effet d&rsquo;entraînement n&rsquo;est pas près de s&rsquo;estomper, estime Alex Vines&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;<em>La City de Londres restera un centre financier de première importance.&nbsp;Et c&rsquo;est avant tout pour cela que les pays africains restent intéressés&nbsp;par l&rsquo;Angleterre. Ce n&rsquo;est pas juste pour les beaux yeux des Anglais&nbsp;!&nbsp;</em>»</p>



<p>Jusqu&rsquo;à présent, Londres a signé des accords économiques avec 13 pays d&rsquo;Afrique et espère en conclure rapidement avec une trentaine d&rsquo;autres.</p>



<p><strong>Source : Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Royaume-Uni travaille son « come-back » sur le continent</title>
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				<pubDate>Fri, 31 Jan 2020 17:03:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[Brexit]]></category>
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				<description><![CDATA[Avec son premier sommet Royaume-Uni-Afrique, Londres a fait des nouveaux partenariats avec le continent une priorité. Le&#160;Royaume-Uni&#160;est à la recherche de nouveaux partenaires commerciaux&#160;alors que le&#160;Brexit, prévu ce 31&#160;janvier, va mettre fin à quarante-sept&#160;ans de vie commune et d&#8217;échanges privilégiés avec l&#8217;Union européenne. Cette nouvelle donne intervient à un moment opportun, selon Londres, qui s&#8217;est...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19950786lpw-19950990-article-jpg_6881772_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-13847" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19950786lpw-19950990-article-jpg_6881772_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/19950786lpw-19950990-article-jpg_6881772_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>Avec son premier sommet Royaume-Uni-Afrique, Londres a fait des nouveaux partenariats avec le continent une priorité.</h4>



<p>Le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/royaume-uni">Royaume-Uni</a>&nbsp;est à la recherche de nouveaux partenaires commerciaux&nbsp;alors que le&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/brexit">Brexit</a>, prévu ce 31&nbsp;janvier, va mettre fin à quarante-sept&nbsp;ans de vie commune et d&rsquo;échanges privilégiés avec l&rsquo;Union européenne. Cette nouvelle donne intervient à un moment opportun, selon Londres, qui s&rsquo;est lancé&nbsp;voilà deux ans&nbsp;dans une offensive tous azimuts en direction de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>. Car la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/grande-bretagne">Grande-Bretagne</a>&nbsp;s&rsquo;est rendu compte qu&rsquo;elle perdait de son influence sur le continent dans un environnement hautement concurrentiel. Elle a donc décidé de faire ce qu&rsquo;elle peut pour profiter de sa sortie de l&rsquo;Union européenne. D&rsquo;ailleurs, ce tout premier sommet Royaume-Uni-Afrique pour l&rsquo;investissement a mis au jour cette perte d&rsquo;influence&nbsp;avec la présence de seulement&nbsp;16&nbsp;dirigeants – anglophones majoritairement – venus du continent, contre&nbsp;43&nbsp;pour le dernier sommet&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/russie">Russie</a>-Afrique à Sotchi en octobre et l&rsquo;indétrônable Chine-Afrique&nbsp;qui a réuni plus de&nbsp;51&nbsp;chefs d&rsquo;État en 2018. Soit deux fois plus de présidents africains que l&rsquo;Assemblée générale des Nations unies à New York.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/economie/royaume-uni-afrique-le-brexit-une-aubaine-pour-relancer-la-cooperation-31-08-2018-2247343_28.php">Dans tous les cas, la rencontre de ce lundi faisait&nbsp;suite à la tournée en Afrique subsaharienne en&nbsp;2018&nbsp;de l&rsquo;ancienne Première ministre conservatrice&nbsp;Theresa May, la première qu&rsquo;un dirigeant britannique effectuait en cinq ans.</a></p>



<h4>Soft power et migration</h4>



<p>Au programme des échanges, il a été d&rsquo;abord question de soft power et d&rsquo;influence diplomatique. Depuis le référendum de 2016, le Royaume-Uni a accru sa présence diplomatique en Afrique&nbsp;: ouverture de nouvelles ambassades, multiplication des visites de la famille royale et renforcement de la présence militaire.&nbsp;Ainsi, Boris Johnson a assuré devant un parterre de chefs d&rsquo;État, parmi lesquels le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi et le dirigeant kenyan Uhuru Kenyatta, que le Royaume-Uni serait plus ouvert aux migrants du continent africain après le Brexit.</p>



<p>Il a souligné que la sortie du Royaume-Uni de l&rsquo;Union européenne à la fin du mois marquerait la fin du traitement de faveur des migrants européens. «&nbsp;Notre système (migratoire) devient plus juste et équitable entre nos amis et partenaires du monde entier et traite les gens de la même manière, d&rsquo;où qu&rsquo;ils viennent&nbsp;», a-t-il déclaré. «&nbsp;En faisant passer les gens avant leur passeport, nous serons en mesure d&rsquo;attirer les meilleurs talents&nbsp;», a-t-il ajouté. Rien de concret pour l&rsquo;instant, mais il est question pour le gouvernement britannique d&rsquo;introduire un système de points un peu comme ce qui se fait déjà en Australie. Dans ce système, ceux qui souhaitent travailler au Royaume-Uni pourraient se voir attribuer des points en fonction d&rsquo;un certain nombre de caractéristiques professionnelles et personnelles telles que les niveaux d&rsquo;éducation.</p>



<p>Actuellement, en vertu de la libre circulation, les citoyens de l&rsquo;UE n&rsquo;ont pas besoin de visa pour travailler au Royaume-Uni, mais les immigrants de l&rsquo;extérieur sont soumis à un système de points basé sur les compétences en anglais, le parrainage d&rsquo;entreprises et d&rsquo;autres critères comme un seuil de salaire à respecter,&nbsp;etc. «&nbsp;En mettant les gens devant les passeports, nous pourrons attirer les meilleurs talents du monde entier, où qu&rsquo;ils se trouvent&nbsp;», a déclaré Boris Johnson.<br>Tous les principaux partis sont largement derrière l&rsquo;idée d&rsquo;un système basé sur les compétences.</p>



<h4>Une pluie d&rsquo;accords, mais…</h4>



<p>Très réactif et enthousiaste, Boris Johnson a poursuivi en disant que «&nbsp;l&rsquo;Afrique est l&rsquo;avenir et le Royaume-Uni a un rôle énorme et actif à jouer dans cet avenir. Selon le ministère britannique du Commerce international, le commerce bilatéral avec l&rsquo;Afrique au deuxième trimestre de&nbsp;2019&nbsp;s&rsquo;est terminé à 46&nbsp;milliards de dollars.&nbsp;Dans le même temps, le commerce bilatéral de l&rsquo;Afrique avec la Chine, le plus grand partenaire commercial du continent, était de 208&nbsp;milliards de dollars en 2019. Parmi les pays prioritaires du Royaume-Uni post-Brexit figurent le Nigeria, l&rsquo;Égypte, l&rsquo;Afrique du Sud, mais aussi le Botswana, l&rsquo;Éthiopie, le Ghana, le Kenya et l&rsquo;Ouganda.<a href="https://www.gov.uk/government/news/uk-ais-commercial-deals" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;Le géant britannique&nbsp;Matalan a&nbsp;annoncé un investissement de 25&nbsp;millions de livres sterling en Égypte pour lancer&nbsp;11&nbsp;nouveaux magasins, GSK a engagé un investissement supplémentaire de 5&nbsp;millions de livres sterling en Égypte et Diageo veut mettre plus&nbsp;de 167&nbsp;millions de livres sterling au Kenya et en Afrique de l&rsquo;Est pour soutenir la durabilité de ses&nbsp;brasseries.</a>&nbsp;L&rsquo;Afrique francophone est absente de ces annonces. À&nbsp;part la Côte d&rsquo;Ivoire, avec un investissement de plus de 80&nbsp;millions de livres sterling annoncé&nbsp;par Aggreko pour la fourniture d&rsquo;énergie. Et la Tunisie, qui bénéficiera d&rsquo;un&nbsp;investissement de 26&nbsp;millions de livres sterling pour la production de pétrole et de gaz. En bref, le Royaume-Uni ne sort pas tellement de sa zone de confort anglophone «&nbsp;Nous voulons que le Royaume-Uni soit le partenaire d&rsquo;investissements de choix pour les entreprises africaines et leurs gouvernements.&nbsp;Notre expertise de premier plan dans les domaines de la finance, de la technologie et de l&rsquo;innovation devrait faire de nous le choix évident et faire du Royaume-Uni et de l&rsquo;Afrique des partenaires naturels pour la prospérité mutuelle&nbsp;», a déclaré la secrétaire d&rsquo;État au Commerce international&nbsp;Liz Truss. À la fin de la journée,&nbsp;27&nbsp;accords d&rsquo;une valeur de plus de 6,5&nbsp;milliards de livres sterling (7,6&nbsp;milliards d&rsquo;euros) ont été signés entre entreprises britanniques et du continent africain.</p>



<p>Pour le chef du gouvernement marocain, Saadeddine El Otmani, ce sommet revêt une grande importance car il permettra à l&rsquo;Afrique d&rsquo;avoir plus de visibilité sur ses liens avec le Royaume-Uni après sa sortie de l&rsquo;Union européenne (UE). «&nbsp;Le Maroc s&#8217;emploiera à raffermir les liens entre l&rsquo;Afrique et le Royaume-Uni après le Brexit&nbsp;», a-t-il indiqué.</p>



<p>Pour Alassane Ouattara, le président de la Côte d&rsquo;Ivoire, pays francophone dans lequel le Royaume-Uni est essentiellement présent dans les secteurs des mines et de l&rsquo;énergie, le moment semble opportun pour&nbsp;inviter et inciter les entreprises britanniques à venir investir. Tony Blair, l&rsquo;ancien Premier ministre britannique qu&rsquo;a rencontré le chef de l&rsquo;État ivoirien, a depuis longtemps décidé d&rsquo;y installer l&rsquo;Intitut Tony Blair, qui fait en Côte d&rsquo;Ivoire la promotion de l&rsquo;anarcarde et du textile ivoirien.</p>



<h4>Le réchauffement climatique comme priorité</h4>



<p>La finance, les échanges commerciaux ne suffisent pas pour rattraper le retard britannique, Boris Johnson et ses équipes ambitionnent aussi d&rsquo;être sur les sujets clés comme le réchauffement climatique. Alors que le pays va accueillir la COP26 à Glasgow en fin d&rsquo;année, le Premier ministre a également annoncé une modification de la stratégie d&rsquo;investissement britannique pour contribuer à lutter contre le réchauffement climatique. «&nbsp;Ça n&rsquo;a pas de sens pour le Royaume-Uni de réduire la quantité de charbon que nous consommons&nbsp;» si c&rsquo;est pour encourager dans le même temps les États africains à en utiliser davantage, a-t-il argué. «&nbsp;Nous respirons tous le même air, vivons sous le même ciel. Quand les émissions de carbone augmentent et que la planète se réchauffe, nous en souffrons tous&nbsp;», a-t-il ajouté. «&nbsp;Plus le moindre centime des contribuables britanniques ne sera directement investi dans l&rsquo;extraction de charbon ou sa combustion pour produire de l&rsquo;électricité, a poursuivi Boris Johnson. Nous allons à la place nous concentrer sur le soutien à la transition vers des alternatives zéro ou bas carbone.&nbsp;» Le&nbsp;Commonwealth Development Corporation, entité chargée des investissements du secteur privé, sera la tête de pont de l&rsquo;offensive anglaise en Afrique avec un budget propre de près de 7&nbsp;milliards de livres. Sur l&rsquo;ensemble du continent, les secteurs des finances, des nouvelles technologies, de l&rsquo;agriculture, des énergies renouvelables sont dans le viseur de la Grande-Bretagne post-Brexit.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique /Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Afrique du Sud et Brexit, des conséquences difficiles à évaluer</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Jan 2020 12:19:08 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/gettyimages-1140536676_0-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-13754" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/gettyimages-1140536676_0.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/gettyimages-1140536676_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/gettyimages-1140536676_0-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> Six pays d&rsquo;Afrique australe ont signé un accord commercial de libre-échange autonome avec le Royaume-Uni. Getty Images </figcaption></figure>



<p><strong>En Afrique du Sud, et dans la sous-région, on a pris les devants, pour s’organiser en amont du Brexit. Ce départ inédit du Royaume-Uni de l’Union européenne a des conséquences sur le continent africain mais les économistes peinent à évaluer à long-terme l&rsquo;évolution des relations commerciales et d&rsquo;investissement</strong></p>



<p>Les pays de la zone australe n’ont pas attendu le divorce effectif pour se préparer&nbsp;: en septembre dernier, le Royaume-Uni et les cinq pays membres de l’Union douanière de l’Afrique Australe ont signé un accord commercial. Aux côtés de l’Afrique du Sud, la Namibie, le Botswana, le Lesotho, et eSwatini &#8211;&nbsp;anciennement connu sous le nom de Swaziland&nbsp;&#8211; se sont ainsi assurés la continuité des échanges économiques avec Londres. Et le Mozambique s’est également ajouté à l’accord. Les effets du Brexit sont ainsi minimisés, puisqu’il n’y aura pas de barrières supplémentaires, et les pays pourront préserver les conditions préférentielles qui existent déjà avec l’Union européenne.</p>



<p><strong>Les échanges commerciaux</strong></p>



<p>Les économistes sont pour l’heure incertains sur les conséquences exactes, à long-terme. Le Royaume-Uni est la quatrième destination la plus importante pour les exportations sud-africaines, soit environ 5% des exportations du pays. Ces échanges concernent avant tout les secteurs de l’agriculture, de l’automobile et des matières premières.</p>



<p>Alors d’un côté, il y a un risque que le divorce entre le Royaume-Uni et l’Europe ait des conséquences sur la santé économique de ces deux entités. Or, une diminution de leur croissance serait une mauvaise nouvelle pour les exportations sud-africaines, qui pourraient être freinées. Mais d’autre part, de nouvelles portes pourraient s’ouvrir pour la région australe, avec la nécessité pour le Royaume-Uni de renforcer ses échanges en dehors de l’Europe, et de soigner ses partenaires traditionnels du Commonwealth, dont l’Afrique du Sud.</p>



<p><strong>Partenaires d&rsquo;investissement de choix</strong></p>



<p>Le Royaume-Uni est aussi très important en termes d’investissements directs en Afrique du Sud, puisqu’il est le premier contributeur, une donnée importante pour le président Cyril Ramaphosa, qui table beaucoup sur les investissements étrangers pour redynamiser la croissance.&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200120-sommet-royaume-uni-afrique-londres-positionne-optique-post-brexit" rel="noreferrer noopener"><strong>Lors du premier sommet Grande-Bretagne Afrique</strong></a>, la semaine dernière, le Premier ministre Boris Johnson s’est voulu rassurant, en affirmant que les Britanniques resteraient des «&nbsp;<em>investisseurs de choix</em>&nbsp;» sur le continent. Londres a aussi montré une volonté de renforcer ses liens diplomatiques, avec en 2018, une visite de Theresa May, notamment en Afrique du Sud, et l’année dernière, la réouverture des haut-commissariats du Lesotho et d’eSwatini. On voit donc que le Royaume-Uni essaye coûte que coûte convaincre les pays de la zone que malgré les incertitudes très importantes, il saura rester un partenaire et un allié de choix.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;Afrique australe se prépare aussi aux conséquences commerciales du Brexit</title>
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				<pubDate>Mon, 21 Oct 2019 05:00:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Brexit &#8211; quand il aura lieu, s&#8217;il a lieu &#8211; aura des conséquences sur les exportations, même si les nombreux partenaires commerciaux ont eu tout le loisir de s&#8217;y préparer. Les inquiétudes portent notamment sur les matières premières. Le gouvernement de&#160;Boris Johnson&#160;continue de marteler que le Brexit aura bien lieu le 31 octobre, après...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/mine_platine_afusd_2004_432-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-10497" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/mine_platine_afusd_2004_432.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/mine_platine_afusd_2004_432-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/mine_platine_afusd_2004_432-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption> Une mine de platine en Afrique du Sud en 2004. Certaines matières premières pourraient souffrir des conséquences indirectes du Brexit.<br>© AFP </figcaption></figure>



<h4>Le Brexit &#8211; quand il aura lieu, s&rsquo;il a lieu &#8211; aura des conséquences sur les exportations, même si les nombreux partenaires commerciaux ont eu tout le loisir de s&rsquo;y préparer. Les inquiétudes portent notamment sur les matières premières.</h4>



<p>Le gouvernement de&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/europe/20191020-brexit-royaume-uni-boris-johnson-nouveau-vote" rel="noreferrer noopener">Boris Johnson</a></strong>&nbsp;continue de marteler que le Brexit aura bien lieu le 31 octobre, après avoir dû demander un nouveau report ce week-end. Depuis 2016, les partenaires commerciaux du Royaume-Uni se préparent en tout cas à cette échéance.</p>



<p>Mi-septembre, le Royaume-Uni et les cinq pays membres de l&rsquo;Union douanière de l&rsquo;Afrique australe (Sacu) ont pris les devants, en signant un accord commercial qui permettra une continuité des échanges économiques, sans barrières supplémentaires.</p>



<p>«&nbsp;<em>Cet accord commercial entre l&rsquo;Union douanière de l&rsquo;Afrique Australe et la Grande-Bretagne permet de minimiser les effets du Brexit. Mais un retour des barrières douanières entre le Royaume-Uni et l&rsquo;Union européenne aurait tout de même quelques conséquences sur les exportations de l&rsquo;Afrique du Sud,</em>&nbsp;explique Chiedza Madzima, analyste pour Fitch Solutions en Afrique du Sud.</p>



<p><em>La demande va certainement diminuer par exemple pour les produits qui sont manufacturés en Grande-Bretagne, qui gagnent en valeur ajoutée, avant d&rsquo;être exportés de nouveau vers l&rsquo;Union européenne. Et cela va être ressenti par les pays exportateurs de matières premières, comme l&rsquo;Afrique du Sud. C&rsquo;est notre principale source d&rsquo;inquiétude. Cela concerne par exemple les produits agricoles, ou les matières premières issus des mines sud-africaines comme le platine ou l&rsquo;or. Par contre, pour les biens tels que les voitures ou les produits agricoles transformés comme le vin, il n&rsquo;y aura pas vraiment de différence en cas de Brexit.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>L’Afrique au risque d’un Brexit sans accord</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/lafrique-au-risque-dun-brexit-sans-accord/</link>
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				<pubDate>Fri, 23 Aug 2019 20:51:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Autres parties du monde]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Brexit]]></category>

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				<description><![CDATA[En cas de «&#160;no deal&#160;», certains pays africains pourraient perdre leurs avantages sur le marché britannique. Alors que grandit le risque d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) sans accord, les pays africains sont dans le flou. Si le nouveau premier ministre Boris Johnson échoue à s’entendre avec l’UE d’ici au 31&#160;octobre, ces partenaires...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/britannique-boris-johnson-le-7-juin-2019.jpg" alt="" class="wp-image-8514" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/britannique-boris-johnson-le-7-juin-2019.jpg 880w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/britannique-boris-johnson-le-7-juin-2019-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/britannique-boris-johnson-le-7-juin-2019-768x511.jpg 768w" sizes="(max-width: 880px) 100vw, 880px" /><figcaption>Conservative MP Boris Johnson leaves a house in London on June 7, 2019. &#8211; Boris Johnson, considered the frontrunner to become Britain&rsquo;s next prime minister, is Friday challenging a private prosecution bid accusing him of misconduct in public office over the claim that Britain sends £350 million ($440 million, 400 million euros) a week to the European Union. (Photo by Daniel LEAL-OLIVAS / AFP)</figcaption></figure>



<p>En cas de «&nbsp;no deal&nbsp;», certains pays africains pourraient perdre leurs avantages sur le marché britannique.</p>



<p>Alors que grandit le risque d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) sans accord, les pays africains sont dans le flou. Si le nouveau premier ministre Boris Johnson échoue à s’entendre avec l’UE d’ici au 31&nbsp;octobre, ces partenaires commerciaux de longue date vont perdre leur accès préférentiel au marché britannique. Ils seront alors obligés de rivaliser avec d’autres pays comme la Chine ou le Brésil, dont les produits coûtent moins cher.</p>



<p>Pour éviter cette situation désavantageuse, les gouvernements africains devront signer avec Londres de nouveaux traités. Aujourd’hui, deux types d’accords régulent les relations entre l’Afrique et l’UE : le Système généralisé de préférences (GSP) et l’Accord de partenariat économique (APE). Le premier s’appuie sur l’initiative Tout sauf les armes dont bénéficient les pays en développement. Grâce à ce programme, ils peuvent exporter leurs produits vers des pays développés sans payer les droits de douane. L’APE est, quant à lui, un traité de libre-échange moins généreux, signé entre l’UE et les pays d’Afrique, Caraïbes et Pacifique.</p>



<p>En théorie, un processus visant à répliquer ces accords n’est pas compliqué.&nbsp;<em>«&nbsp;La Grande-Bretagne pourrait simplement les copier, en remplaçant “l’Union européenne” par “la Grande-Bretagne”&nbsp;»</em>, explique la chercheuse de l’université de York, Peg Murray-Evans. Même si le pays n’a pas le droit de signer ces traités avant le Brexit,&nbsp;<em>«&nbsp;son gouvernement a déjà annoncé que l’accès préférentiel des pays pauvres au marché britannique sera prolongé&nbsp;»</em>, rappelle le chercheur de l’Institut de développement d’outre-mer, Maximiliano Mendez-Parra. Mais&nbsp;<em>«&nbsp;pour l’instant, la façon dont ces traités vont fonctionner&nbsp;n’est pas claire&nbsp;»</em>, ajoute Peg Murray-Evans, spécialiste des relations commerciales entre l’Afrique et l’UE.</p>



<h4>Le Ghana et le Cameroun seraient les plus touchés</h4>



<p><em>«&nbsp;Ce changement de la politique douanière va plus directement impacter les dix-neuf pays africains du Commonwealth, si les accords ne sont pas signés à l’heure&nbsp;»</em>, avertit Dirk Kohnert, spécialiste de l’Afrique à l’Institut allemand des affaires globales et régionales (GIGA). Faute de Brexit ordonné, certains secteurs pourraient souffrir.&nbsp;<em>«&nbsp;En Afrique du Sud, par exemple, les producteurs de composants automobiles pourraient subir des pertes de l’ordre de 50&nbsp;millions d’euros&nbsp;»</em>, estime Maximiliano Mendez-Parra. Compte tenu de la taille de l’économie sud-africaine, la plus importante du continent, ce manque à gagner restera marginal, mais pour d’autres pays, un «&nbsp;no deal&nbsp;» présenterait un risque plus important.</p>



<p>Selon Dirk Kohnert, le Ghana et le Cameroun seraient les plus touchés, avec des pertes respectivement de 91 millions de dollars et de 17 millions. L’agence des Nations unies sur le développement et le commerce, la Cnuced, a fait d’autres prévisions : dans un rapport réalisé en avril, elle distingue, parmi les perdants, le Maroc, la Tunisie et l’Egypte.</p>



<p>Mais, toujours selon cette étude, un Brexit dur pourrait aussi apporter des avantages à certains pays africains. C’est le cas de l’Afrique du Sud, l’ancienne colonie britannique riche en ressources diverses. Historiquement, le pays entretient de bonnes relations commerciales avec la Grande-Bretagne. A titre d’exemple, les exportations d’oranges sud-africaines pourraient bénéficier de la disparition de certaines réglementations.&nbsp;<em>«&nbsp;Aujourd’hui, pour protéger la production en Espagne et en Italie, l’UE interdit d’importer des oranges avec des tâches noires</em>, explique Maximiliano Mendez-Parra.<em>&nbsp;Il est peu probable que la Grande-Bretagne sera intéressée à garder cette règle après le Brexit.&nbsp;»</em></p>



<h4>Un marché à explorer</h4>



<p>Reste à savoir si Londres accordera une importance particulière au continent. En 2018, pendant son mandat, l’ancienne première ministre Theresa May a effectué une tournée en Afrique du Sud, au Nigeria et au Kenya, des pays membres du Commonwealth. Les raisons sont évidentes : après avoir quitté l’Union douanière, la Grande-Bretagne devra chercher et soigner d’autres partenaires. L’Afrique, avec sa forte démographie, pourrait représenter un marché à explorer. <em>« De plus, les taux de croissance sont très rapides dans beaucoup de pays du continent »</em>, rappelle le chercheur Paul Melly, du groupe de réflexion Chatham House. Autre motif supplémentaire d’intérêt pour le Royaume-Uni : la négociation d’un projet de zone de libre-échange continentale entre les cinquante-quatre Etats membres de l’Union africaine.</p>



<p>Pour autant, le commerce du Royaume-Uni avec l’Afrique reste modeste. Le pays y achète essentiellement du pétrole, des pierres précieuses et des fruits frais.<em>&nbsp;«&nbsp;La France, l’Allemagne et l’Italie exportent plus que le double de biens vers l’Afrique que le Royaume-Uni&nbsp;»</em>, souligne Dirk Kohnert. Même l’Espagne, dont l’économie est deux fois plus petite, y exporte plus de produits. Quant aux échanges avec les pays africains du Commonwealth,&nbsp;<em>«&nbsp;ils représentent seulement 9&nbsp;% du commerce international du Royaume-Uni&nbsp;»</em>, affirme Dirk Kohnert.</p>



<p>Au moment du Brexit,&nbsp;<em>«&nbsp;le Royaume-Uni va avant tout s’intéresser aux joueurs globaux comme les Etats-Unis, le Canada, l’Australie et l’Afrique du Sud</em>, estime l’expert.&nbsp;<em>Le reste des pays africains du Commonwealth devra attendre.&nbsp;»</em></p>



<p>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée</p>
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