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	<title>Boni Yayi &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Boni Yayi &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Bénin: rencontre entre le président Patrice Talon et l&#8217;opposant Boni Yayi</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Sep 2021 19:07:52 +0000</pubDate>
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<p><strong>Le chef d&rsquo;État béninois Patrice Talon a rencontré son prédécesseur et farouche opposant Boni Yayi ce mercredi 22 septembre au palais de la Marina. Les deux hommes en froid ne s&rsquo;étaient pas vus depuis 2016. La Cédéao avait déjà tenté une médiation, mais Boni Yayi avait boycotté la rencontre. Ce mercredi, ils se sont vus en tête-à-tête.</strong></p>



<p><a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/thomas-boni-yayi/"><strong>Boni Yayi</strong></a>&nbsp;est arrivé un peu avant 11&nbsp;heures, sous la pluie, portant un boubou blanc, un chapeau traditionnel et un masque noir. Patrice Talon&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20210921-b%C3%A9nin-le-pr%C3%A9sident-patrice-talon-va-recevoir-son-pr%C3%A9d%C3%A9cesseur-et-opposant-boni-yayi-ce-mercredi"><strong>l’a accueilli au 3e&nbsp;étage</strong></a>. Et d’entrée, l’ambiance était cordiale et Patrice Talon a été l’auteur de propos flatteurs. «&nbsp;<em>Monsieur le président, ravi de vous accueillir ici, où vous avez consacré dix ans de votre vie au Bénin. J’attendais ce moment, tous les Béninois aussi. Je suis ému et très fier</em>&nbsp;», a-t-il déclaré.</p>



<p>Puis il y a eu des séquences très décontractées, lors d&rsquo;un instant,&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/tag/patrice-talon/"><strong>Patrice Talon</strong></a>&nbsp;murmure quelque chose à l’oreille de Boni Yayi. Celui-ci le répète aux journalistes&nbsp;: «&nbsp;<em>Le président Talon dit que j’ai grossi</em>&nbsp;» et des éclats de rires éclatent dans la salle. Leur dernière rencontre date de 2016. Ce mercredi, le tête-à-tête a duré cinquante minutes.</p>



<h4>«&nbsp;Il n’y a pas de problèmes profonds entre Patrice Talon et moi »</h4>



<p>À l’issue de cet entretien, les deux présidents devaient faire une déclaration, mais seul Boni Yayi a pris la parole. L’ancien président a lu une note&nbsp;: «&nbsp;<em>Nous avons uniquement parlé du peuple béninois, de l’image de notre pays et de la décrispation</em>&nbsp;». Et il ajoute&nbsp;: «&nbsp;<em>Il n’y a pas de problèmes profonds entre Patrice Talon et&nbsp;</em>moi.&nbsp;<em>Pour parvenir (à cette situation), j’ai demandé au président, qui m’a écouté, la libération des détenus politiques et d’opinion.</em>&nbsp;»</p>



<p>Il a évoqué le nom de Reckya Madougou et de Joël Aïvo, la fin des arrestations politiques, le retour des exilés politiques et a également évoqué Sébastien Ajavon, Komi Koutché et d’autres. Pour finir, il a demandé un dialogue et une concertation périodique avec les anciens présidents. Puis, Yayi Boni a conclu : « <em>J’ai demandé, mais c’est le président Talon qui décide.</em> »</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Retour au Bénin de Thomas Boni Yayi : la fin d’un « exil » ?</title>
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				<pubDate>Wed, 20 Nov 2019 16:30:22 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/boni-yayi-1024x578.jpg" alt="" class="wp-image-11430" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/boni-yayi.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/boni-yayi-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/boni-yayi-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p> <strong>Il aura fallu obtenir le blanc-seing de Patrice Talon, une loi d’amnistie de décrispation pour conjurer la guillotine judiciaire au-dessus de sa tête et la compagnie d’une task-force politique de la CEDEAO pour le retour d’«exil» de Thomas Boni Yayi. L’ancien président béninois rentre au bercail ce mercredi 20 novembre à Cotonou, d’où il était parti en juin dernier, quelque peu forcé à quitter le pays. Provisoire ou définitif, son retour est en tout cas une aubaine politique pour lui et son prédécesseur.</strong></p>



<p>Parti du Bénin pour «<em>raisons médicales</em>»,&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-05-02/benin-heurts-autour-de-la-residence-de-boni-yayi-les-elements-declencheurs-815926.html"><strong>Thomas Boni Yayi</strong>&nbsp;</a>y revient principalement pour des raisons politiques. Attendu ce mercredi 20 novembre à Cotonou en fin d&rsquo;après-midi, l&rsquo;ancien président béninois (<strong>2006-2016</strong>) va fouler à nouveau le sol de son pays, cinq mois après l&rsquo;avoir quitté dans un contexte politique particulièrement délétère. Alors pour son retour, l&rsquo;ancien chef d&rsquo;Etat a voulu marquer le coup.</p>



<h4>Une forte délégation de&nbsp;«gardes du corps» de la&nbsp;CEDEAO</h4>



<p>Dans les longues négociations pour la décrispation d&rsquo;un climat politique grisant depuis&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-04-03/legislatives-au-benin-sauf-coup-de-theatre-l-opposition-exclue-du-scrutin-du-28-avril-813020.html"><strong>les législatives d&rsquo;avril 2019</strong>,</a>&nbsp;le président d&rsquo;honneur des Forces Cauris pour un Bénin émergent (<strong>FCBE</strong>) avait exigé, outre le renforcement de sa sécurité personnelle, de se faire accompagner par un ancien président et une forte délégation de la CEDEAO. Dans l&rsquo;avion qui&nbsp; va le ramener à Cotonou, l&rsquo;ancien président béninois devrait avoir comme voisins de siège, à défaut d&rsquo;<strong>Olesegun Obasanjo</strong>, l&rsquo;ancien président nigérian&nbsp;<strong>Abdulsalami Abubakar&nbsp;</strong>(<strong>1998-1999</strong>), de l&rsquo;Ivoirien&nbsp;<strong>Jean-Claude Brou</strong>, le président de la commission de la CEDEAO et d&rsquo;autres diplomates accrédités par des capitales ouest-africaines. Ce seront un peu les&nbsp;«<em>gardes du corp</em>s» de l&rsquo;ancien président.</p>



<p>Principal enjeu de ce retour au pays, la rencontre entre Thomas Boni Yayi et son successeur<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/economie/strategies/2016-12-19/patrice-talon-veut-reveler-le-benin-a-coups-de-milliards.html">&nbsp;Patrice Talon&nbsp;</a></strong>au Palais de la Marina. Dès son atterrissage à Cotonou, l&rsquo;actuel chef de l&rsquo;Etat devrait recevoir son prédécesseur. Ce sera la première entrevue officielle entre les deux hommes depuis la crise politique née du rejet du Code électoral, qui s&rsquo;est exacerbée avec l&rsquo;organisation de&nbsp;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-03-06/benin-des-legislatives-sans-l-opposition-809738.html">législatives sans la participation de l&rsquo;opposition</a></strong>. Cinq mois plus tôt,&nbsp;<strong><a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-05-02/benin-heurts-autour-de-la-residence-de-boni-yayi-les-elements-declencheurs-815926.html">le «&nbsp;<em>reclus de Cadjéhoun</em>»</a></strong>quittait Cotonou presque en catimini, évoquant la dégradation de son état de santé, au moment même où il devait être auditionné par un juge sur les violences post-électorales.</p>



<p>En marge du sommet de l&rsquo;UA à Niamey en juillet déjà, sous l&rsquo;égide de Mahamadou Issoufou du Niger, une rencontre entre Patrice Talon et Boni Yayi, en exil à Lomé, était à l&rsquo;ordre du jour mais n&rsquo;a pu se faire sous l&rsquo;effet d&rsquo;une multiplication d&rsquo;exigences. La rencontre de ce mercredi 20 novembre pourrait être la bonne, même si à la présidence on se garde de confirmer le timing et les sujets à aborder. Entre temps, des efforts de médiation sous-régionale ont préparé le terrain du retour de Thomas Boni Yayi avec le vote le 31 octobre dernier, d&rsquo;une loi d&rsquo;<em>«amnistie des faits criminels</em>» commis dans le cadre des violences post-électorales. Amnistie obtenue après la tenue rapide d&rsquo;un dialogue politique qui avait conduit à la désescalade politique.</p>



<h4>Une occasion pour Patrice Talon de mettre de l&rsquo;eau dans son Sodabi</h4>



<p>Par ailleurs, la durée du séjour de Thomas Boni Yayi en terre béninoise est aussi un des grands enjeux de ce retour d&rsquo;«exil». Entretenant le clair-obscur, l&rsquo;entourage du président d&rsquo;honneur des FCBE a fait prospérer l&rsquo;idée que leur mentor n&rsquo;effectue qu&rsquo;un retour provisoire pour jouer sa partition dans le règlement de la crise politique au Bénin. Toujours selon son entourage, l&rsquo;ancien président devrait encore quitter son pays dans le but de préparer son grand retour, le vrai.</p>



<p>A l&rsquo;analyse, si avec son retour &#8211; celui de certains exilés politiques- Boni Yayi sauve la face, Patrice Talon se voit offrir une occasion de mettre de l&rsquo;eau dans le Sodabi (boisson béninoise). La baisse de la tension politique qu&rsquo;il n&rsquo;a pu obtenir par la tenue d&rsquo;un dialogue politique à demi-boycotté, le locataire du Palais de la Marina tente de l&rsquo;obtenir avec cette loi d&rsquo;amnistie votée à la hâte. Comme point d&rsquo;orgue d&rsquo;une stratégie pour redorer son image écornée, le blanc-seing pour le retour de son prédécesseur passe pour un nouveau succès politique. Le goût de la confrontation sans doute, face aux mises en garde dans son projet de mise sous coupe des institutions Patrice Talon est resté placide, donnant l&rsquo;impression de gouverner avec une poigne d&rsquo;acier dissimulé dans un gant de soie. L&rsquo;élève a peut-être surpassé le maître en matière d&rsquo;art politique.</p>



<p>En véritable animal politique, Boni Yayi s&rsquo;est sorti de&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/politique/2019-05-02/benin-heurts-autour-de-la-residence-de-boni-yayi-les-elements-declencheurs-815926.html"><strong>la bunkerisation forcée de sa résidence de Cadjéhoun</strong></a>&nbsp;d&rsquo;où il n&rsquo;avait que très peu de marge de manœuvre pour incarner le symbole qu&rsquo;il devait être pour l&rsquo;opposition. L&rsquo;on ne saura jamais avec précision si l&rsquo;ancien président a quitté le Bénin par détresse sanitaire ou subterfuge politique pour fuir un climat politique délétère? En tout cas, depuis son lieu d&rsquo;exil, il a pu plaider sa cause auprès des pairs de Patrice Talon et établir des contacts pour booster sa lutte dans l&rsquo;opposition. Cette liberté retrouvée est peut-être la raison de la tergiversation dans son camp sur un retour provisoire ou définitif.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Jean-Alexandre Hountondji : « L’opposition béninoise est déjà exclue des prochaines élections »</title>
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				<pubDate>Sun, 10 Nov 2019 19:01:25 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/HOUNTONDJI-750x400.jpg" alt="" class="wp-image-11093" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/HOUNTONDJI-750x400.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/HOUNTONDJI-750x400-300x160.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p><strong>Médecin, Jean-Alexandre Hountondji enseigne l’infectiologie et est aussi spécialiste de santé publique et gestionnaire des Services et Systèmes de Santé. Il aura été très proche de Yayi Boni, ancien président du Bénin dont il fut le chargé de mission, puis ministre chargé des relations avec les Institutions ainsi que porte-parole du gouvernement. Si au début, il a cru au vent de rupture annoncé par Talon, il a vite déchanté. Aujourd’hui, c’est un homme en colère qui se livre à Afrika Stratégies France. Ferme, furieux et presque radical, il peint en noir la gestion de l’actuel régime et dénonce des réformes entre copains pour «&nbsp;<em>mettre à genoux, définitivement, la démocratie</em>«&nbsp;. Rencontre avec un ancien ministre amère&nbsp;!</strong></p>



<p><strong>Vous avez été un ancien collaborateur du président Boni Yayi, quelles sont vos relations avec l’homme aujourd’hui&nbsp;?</strong></p>



<p>Nos &nbsp;relations humaines&nbsp; sont au beau fixe. Nous sommes unis par la résistance aussi, dans le combat pour éviter à notre pays le naufrage dictatorial qu’il connaît aujourd’hui. Donc Boni Yayi et moi, nous sommes des amis, et nous sommes tous deux des sociaux-démocrates. J’ai été son ministre, j’ai été surtout son conseiller spécial à la politique et à la santé.</p>



<p><strong>Mais Yayi Boni, il est où aujourd’hui&nbsp;?</strong></p>



<p>Officiellement, il est&nbsp; en train de se soigner, parce qu’il a été pris en otage dans son propre domicile pendant 52 jours, comme suite à son opposition à l’exclusion de tous les partis politiques de l’opposition, des élections législatives du 28 avril 2019. Mais aux dernières nouvelles, je crois savoir que &nbsp;sa santé s’est améliorée et qu’il est en train de récupérer de toutes ces émotions, de toutes ces frustrations et brimades, dans un pays voisin.</p>



<p><strong>Malgré tout ce que vous faites, Patrice Talon continue se dérouler sa politique unilatérale. Comment expliquez-vous cela&nbsp;?</strong></p>



<p>Mais ce n’est pas d’une politique qu’il s’agit au Bénin. Il s’agit d’une gouvernance redoutable, une gouvernance sociale, économique et politique et d’autres encore, qui s’acharne non seulement à compromettre l’avenir de ce pays, mais aussi à créer un État la terreur. Un acharnement contre la constitution a amené le régime en place, à adopter un mode&nbsp; de gouvernement du pays, qui&nbsp; se passe complètement de ladite constitution, grâce à l’instrumentalisation la cour constitutionnelle, qui a été illégalement mise en place, dans le choix de ses membres, une cour constitutionnelle monocolore. Devant nous, on dirige ce pays depuis longtemps dans l’arbitraire, dans l’injustice, dans la corruption d’État, dans la prédation, des conflits d’intérêt au sommet de l’État, dans la confiscation du pouvoir, dans la fusion des institutions de la République.</p>



<p><strong>Les Fcbe ont boycotté le dialogue initié par le chef de l’État, qu’est ce qui en est sorti de positif&nbsp;?</strong></p>



<p>Non Fcbe n’a pas participé à cela, parce qu’en fait,   il s’agit d’un prétexte à fournir aux affidés du mouton noir qui profane le palais des gouverneurs à Porto-Novo, qui se font pompeusement appeler député  et qui ne sont pas élus par peuple. C’est pour donner un prétexte à ceux là pour organiser un triffouillage de la constitution. A mon avis, rien de positif n’en est sorti.</p>



<p><strong>Patrice Talon a réussi à ouvrir la voie à une modification de la constitution, quelle lecture en faites-vous&nbsp;?</strong></p>



<p>Il ne s’agit pas d’une révision de la Constitution mais d’une légalisation&nbsp; de sa violation habituelle par le tyran au pouvoir au Bénin. Le mode par lequel la révision&nbsp; de la Constitution&nbsp; pourrait se faire est prévu&nbsp; par elle- même. Il s’agit d’un trifouillage clandestin, fait à la hâte par des affidés qui ont opéré dans la nuit noire de la Toussaint peu après&nbsp; minuit. A part les auteurs, nul ne connaît&nbsp; le contenu, le fond des modifications apportées&nbsp; à la loi fondamentale.&nbsp; C’est proprement scandaleux.</p>



<p><strong>Qu’est-ce vous trouvez de bon dans la gestion de Patrice Talon, depuis plus de 3ans au pouvoir maintenant&nbsp;?</strong></p>



<p>Non c’est à moi de vous le demander, moi je suis de la résistance, je suis de l’opposition pure et dure. Tous les repères ont été sapés. Tous les efforts que nous avons faits pour construire ce pays sont en train d’être sapés devant nous. Rien de bon ne peut en sortir.</p>



<p><strong>N’avez-vous pas peur qu’en faisant la politique de la chaise vide, le pouvoir n’en profite pour écarter l’opposition des prochaines élections&nbsp;?</strong></p>



<p>Le calendrier électoral a été constitutionnalisé pour les besoins de ce que vous savez. &nbsp;L’opposition est déjà exclue depuis longtemps. On a pris des mesures supplémentaires, on a instauré un certain parrainage et si vous voulez être candidat aujourd’hui, il faut que&nbsp; ce soit des gens qu’ils ont élus dans nos régions ici et là qui vous parrainent. Mais eux ils n’ont pas besoin de parrainage, ce sont ceux qui veulent se présenter contre le chef de l’État, qui ont besoin de parrainage politique, or les partis qui sont entérinés aujourd’hui sont ceux du chef de l’État, ou des partis soumis au président de la République. L’opposition est déjà exclue et d’ailleurs le peuple béninois est exclu de ce qui se passe aujourd’hui, parce que, personne n’est associé et personne n’a donné son accord dans tout ce qui se passe aujourd’hui et qu’on a appelé «&nbsp;réformes&nbsp;».</p>



<p><strong>Le Bénin&nbsp;&nbsp;devrait désormais organiser des élections générales cumulées. Que craignez-vous&nbsp;?</strong></p>



<p>Chaque réforme vise à exclure les opposants et le peuple. Il n’y a plus d’élection au Bénin. Il n’y a que des mascarades et la décision de cumuler les scrutins vient d’une constitution modifiée clandestinement. Tout est fait pour maintenir le même système contre toute démocratie, aussi longtemps que voudra Patrice Talon.</p>



<p><strong>Source: Afrika Strategies France/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>L’ex-président du Bénin Boni Yayi quitte le pays pour des raisons de santé, en pleine crise politique</title>
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				<pubDate>Sun, 23 Jun 2019 08:49:36 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Benin-Web-TV-3.jpg" alt="" class="wp-image-5879" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Benin-Web-TV-3.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Benin-Web-TV-3-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p>Ce départ surprise intervient après des semaines de fortes tensions entre le président Patrice Talon et son prédécesseur. Ce dernier a promis qu’il ne se soustraira pas à la justice.</p>



<p>L’opposition au Bénin vient de voir s’envoler son symbole. Après deux mois de crise politique et de siège des forces de police autour de son domicile, l’ancien président Boni Yayi a quitté le pays samedi 22 juin pour des raisons de santé, a annoncé Nourénou Atchadé, le porte-parole des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE). <em>« Son état de santé s’est considérablement dégradé »</em>, a-t-il précisé, dans une interview avec Radio France Internationale (RFI), sans préciser où il s’était rendu.</p>



<p><em>«&nbsp;Effectivement</em>&nbsp;[il est parti]&nbsp;<em>sans s’expliquer devant la justice&nbsp;»</em>, a commenté son porte-parole.&nbsp;<em>«&nbsp;Il a dit lui-même que dès que sa santé le permettra, il le fera volontiers. Il ne se soustrait pas à la justice. Il ne se reproche absolument rien.&nbsp;»</em></p>



<p>Samedi matin, la police républicaine avait déjà annoncé que Cadjehoun (le quartier de Cotonou où se trouve la résidence de Boni Yayi) était&nbsp;<em>«&nbsp;libéré de tout dispositif policier&nbsp;»</em>, au terme de négociations entre le président Patrice Talon et les chefs traditionnels ainsi que les cadres de Savè et Tchaourou, ville d’origine de Boni Yayi.</p>



<h2>Le tournant autoritaire du chef de l’Etat béninois dénoncé</h2>



<p>Des violences, faisant au moins deux morts civils et des dizaines de blessés du côté des forces de l’ordre, ont éclaté à la mi-juin dans ces deux localités, après une première série de manifestations réprimées à balles réelles, les 1<sup>er</sup> et 2 mai autour du domicile de Boni Yayi à Cotonou.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous voulons ardemment la paix maintenant&nbsp;»</em>, avait déclaré vendredi le président béninois, promettant avoir&nbsp;<em>«&nbsp;pris des mesures&nbsp;»</em>&nbsp;pour résoudre cette crise. De nombreux observateurs locaux et internationaux dénoncent le tournant autoritaire du chef de l’Etat béninois dans un pays réputé pour être un exemple démocratique en Afrique de l’Ouest. La grande majorité des opposants au président vivent désormais en exil, craignant des mesures judiciaires à leur encontre s’ils reviennent au Bénin.</p>



<p>Boni Yayi, perçu comme le symbole de l’opposition qui restait dans le pays, avait dénoncé&nbsp;<em>«&nbsp;un coup d’Etat électoral&nbsp;»</em>&nbsp;lors des législatives tenues le 28&nbsp;avril, où aucun parti de l’opposition n’avait été autorisé à présenter de candidats. Il avait appelé le président Talon à annuler le processus électoral et la population à se soulever.</p>



<p>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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		<title>Bénin: le sort de Boni Yayi au centre des discussions</title>
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				<pubDate>Thu, 20 Jun 2019 21:30:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Benin-Web-TV-2.jpg" alt="" class="wp-image-5777" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Benin-Web-TV-2.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Benin-Web-TV-2-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<h4>Au Bénin, le procureur a annoncé cette semaine «&nbsp;des mesures coercitives&nbsp;» à l&rsquo;encontre de l&rsquo;ancien président Boni Yayi pour avoir refusé à plusieurs reprises d’être auditionné par un juge à son domicile. La médiation ivoirienne se poursuit. Jeudi, le chef de l&rsquo;État Patrice Talon a été reçu à Abuja par le président nigérian Muhamadu Buhari. Un huis clos au&nbsp; cours duquel les deux hommes ont évoqué la crise post-électorale et le sort de l’ancien président Boni Yayi.</h4>



<p>Selon plusieurs sources,&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20190619-benin-mesures-coercitives-evoquees-encontre-boni-yayi" rel="noreferrer noopener"><strong>Boni Yayi</strong></a>&nbsp;pourrait être autorisé à quitter le territoire pour se faire soigner, s’il accepte d’être entendu par le juge d’instruction avant. Selon Paul Kato Atita, l&rsquo;un des avocats de l’ancien président, une audition pourrait notamment ouvrir la voie à son inculpation éventuelle. «&nbsp;<em>Ils veulent le contraindre à l’exil, comme ils l’ont fait pour de nombreux opposants</em>&nbsp;», et de citer les noms de Sébastien Ajavon,&nbsp; Komi Koutché ou encore Lehadi Soglo. «&nbsp;<em>Mais</em>, précise l&rsquo;avocat,&nbsp;<em>Boni Yayi n’a pas l’intention d’accepter ce marché</em>.&nbsp;»</p>



<p>Pour un observateur de la vie politique, «&nbsp;<em>c’est la présidentielle de 2021 qui est en ligne de mire</em>&nbsp;». Même s&rsquo;il ne peut plus être candidat, Boni Yayi est toujours très actif sur le terrain. «&nbsp;<em>Il se bouge tout le temps, il draine du monde</em>&nbsp;», et ce n’est pas un hasard, souligne-t-il, si sur les réseaux sociaux circule en ce moment l’extrait d’une interview de Patrice Talon à la télévision nationale qui date de 2016 quand, alors qu’il était encore candidat,&nbsp; il déclarait&nbsp;parlant des autres chefs d’État&nbsp;: «&nbsp;<em>Quand vous n’avez pas de compétiteur, vous avez beau être mauvais, vous serez réélu</em>&nbsp;».</p>



<p>Dans le camp présidentiel, on s’inscrit en faux pour dire que le président Patrice Talon n’a certainement pas peur de Boni Yayi, et que lors des manifestations des bâtiments publics et des biens privés ont été détruits, et qu&rsquo;il est bien normal que la justice suive son cours.</p>



<p>Source:RFI/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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		<title>Bénin : des « mesures coercitives » annoncées à l’encontre de Thomas Boni Yayi</title>
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				<pubDate>Tue, 18 Jun 2019 21:07:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le procureur de la République a annoncé que des « mesures coercitives » allaient être prises à l’encontre de Thomas Boni Yayi, après plusieurs reports de son audition par un juge d’instruction chargé d’enquêter sur les violences post-électorales. Les avocats de l’ancien président béninois dénoncent « une machination politique ». C’est un nouvel épisode dans...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Benin-Web-TV-1.jpg" alt="" class="wp-image-5672" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Benin-Web-TV-1.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Benin-Web-TV-1-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></figure>



<p><strong>Le procureur de la République a annoncé que des « mesures coercitives » allaient être prises à l’encontre de Thomas Boni Yayi, après plusieurs reports de son audition par un juge d’instruction chargé d’enquêter sur les violences post-électorales. Les avocats de l’ancien président béninois dénoncent « une machination politique</strong> ».</p>



<p>C’est un nouvel épisode dans le bras de fer judiciaire qui se joue à Cotonou, dont les échos ont d’ores et déjà provoqué des violences meurtrières à Tchaourou et Savé, deux villes du centre du pays où des affrontements violents entre des partisans de l’ancien président béninois et les forces de l’ordre ont provoqué plusieurs victimes la semaine dernière.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/789226/politique/benin-deux-civils-tues-dans-des-affrontements-avec-les-forces-de-securite/">Au moins deux personnes sont tombées, victimes de tirs à balles réelles</a>, dans ce fief de Boni Yayi, où une médiation est actuellement menée pour tenter d’apaiser les tensions.</p>



<h2>« Implication personnelle » de Boni Yayi ?</h2>



<p>Le procureur de la République Mario Metonou s’est montré particulièrement offensif à l’encontre de l’ancien président béninois, ce mardi. Il a notamment affirmé que des éléments du dossier de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/785438/politique/violences-post-electorales-au-benin-thomas-boni-yayi-va-etre-auditionne-par-un-juge-dinstruction/">l’instruction actuellement en cours sur les violences post-électorales du 1er et 2 mai</a>, montrent qu’il y a « une implication personnelle de l’ancien président de la République, M. Thomas Boni Yayi&nbsp;».</p>



<p>Il a par ailleurs affirmé que les deux&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/786046/politique/violences-post-electorales-au-benin-laudition-de-thomas-boni-yayi-reportee/">reports de l’audition de Thomas Boni Yayi</a>&nbsp;dans le cadre de cette affaire ont conduit le juge du 4ème cabinet d’instruction du tribunal de première instance de Cotonou, Aubert Kodjo, à «&nbsp;envisager à son encontre la mise en œuvre de mesures coercitives&nbsp;».</p>



<p>En clair, le procureur de la République affirme que le juge va délivrer un mandat d’amener visant l’ancien président béninois pour que celui-ci réponde aux questions du juge. Et le fait que le message du procureur de la République ait été relayé par les comptes officiels du gouvernement béninois sur les réseaux sociaux n’augure sans doute rien de très positif pour <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/789712/politique/benin-les-bons-offices-dalassane-ouattara-pour-sortir-du-bras-de-fer-patrice-talon-thomas-boni-yayi/">la médiation entreprise sous l’égide du président ivoirien</a>. Le 12 juin dernier, Alassane Ouattara avait en effet dépêché à Cotonou Patrick Achi, secrétaire général de la présidence ivoirienne, pour tenter de sortir de la crise entre le président béninois Patrice Talon et son prédécesseur Thomas Boni Yayi.</p>



<h3>Une « machination politique », selon les avocats</h3>



<p>Une prise de position qui a déclenché la fureur des avocats de l’intéressé, qui ont prévu de tenir une conférence de presse, ce mardi en fin de journée à Cotonou. «&nbsp;La première chose qu’il convient de relever, c’est une grossière irrégularité de droit&nbsp;: en se faisant le porte-parole du juge d’instruction, le procureur a violé le dossier d’instruction et signifie de manière implicite qu’il y a une forme de connivence. Il y a confusion des rôles&nbsp;», accuse Me Renaud Agbodjo, l’un des avocats du collectif qui défend l’ancien président béninois, joint par&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>.</p>



<p>Au-delà, c’est face au fond même des accusations portées par le procureur que l’avocat est le plus remonté. «&nbsp;Dès le 1er mai, lorsque la police a été envoyée pour bloquer la résidence de Thomas Boni Yayi, celui-ci avait été désigné comme un supposé commanditaire des violences. Cette prise de parole du procureur vient confirmer qu’il s’agit, depuis le début, d’une machination politique&nbsp;», a-t-il affirmé. «&nbsp;Thomas Boni Yayi dérange, il faut l’abattre. On ne lui pardonne pas de s’être élevé contre l’exclusion de l’opposition du scrutin des législatives&nbsp;», affirme l’avocat.</p>



<p>Cette annonce du procureur intervient après deux tentatives infructueuses du juge d’instruction d’auditionner l’ancien président béninois, les 7 et 12 juin dernier. Chaque fois, les avocats de Thomas Boni Yayi ont affirmé que leur client, souffrant, n’était pas en capacité de subir ces auditions.</p>



<h4>Enquête sur les violences des 1er et 2 mai</h4>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2019/06/14/36270985416_0f3b001d7e_z.jpg" alt="" class="wp-image-788713"/></figure>



<p>Dans ce dossier, une soixantaine de personnes, arrêtées les 1er et 2 mai, ont été inculpées pour incitation ou participation à un attroupement armé. «&nbsp;La rigueur de la loi doit s’appliquer à tous, tout en tenant compte du statut particulier des anciens chefs d’État&nbsp;», a commenté auprès de&nbsp;<em>Jeune Afrique</em>&nbsp;Fidèle Marcos Kikan, directeur de l’antenne béninoise d’Amnesty International.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UNE ENQUÊTE IMPARTIALE DEVRAIT ÉGALEMENT SE PENCHER SUR LES RESPONSABILITÉS DU CÔTÉ DES FORCES DE L’ORDRE</p></blockquote>



<p>«&nbsp;Cependant, nous avons demandé une enquête approfondie et impartiale suite aux violences des 1er et 2 mai, et nous ne pouvons que dire notre déception de voir que l’enquête semble pour le moment ne s’orienter que sur la responsabilité des civils et des manifestants. Une enquête impartiale devrait également se pencher sur les responsabilités du côté des forces de l’ordre&nbsp;», insiste le directeur d’Amnesty.</p>



<p>Au lendemain des violences, l’ONG avait établi un rapport, affirmant notamment avoir documenté « la mort par arme à feu, d’au moins quatre personnes&nbsp;», évoquant notamment le cas d’«&nbsp;une mère de sept enfants&nbsp;» et d’un jeune de dix-neuf ans, tués par balles à Kandi, dans le nord du pays.</p>



<p>Autre inquiétude de ce défenseur des droits de l’homme&nbsp;: les conséquences possibles que pourraient avoir les «&nbsp;mesures coercitives&nbsp;» annoncées dans un climat politique déjà très tendu. «&nbsp;Cela risque de gêner la mission de pacification actuellement en cours à Tchaourou&nbsp;», pointe Fidèle Marcos Kikan.</p>



<p>Au moins deux personnes ont été tuées dans des affrontements qui ont éclaté dans cette ville du centre du Bénin et sa voisine, Savé,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/786767/politique/benin-dans-le-nord-du-pays-des-violences-secouent-la-ville-dorigine-de-lex-president-boni-yayi/">après l’arrestation dans la nuit du 9 au 10 juin de deux personnes suspectées d’avoir participé à des violences pré ou post-électorales</a>. La voie reliant Cotonou à Parakou, axe essentiel pour l’économie du pays, avait été coupée, tandis que les affrontements entre forces de l’ordre et chasseurs traditionnels ont rapidement dégénéré en échanges de tirs.</p>



<p>Source:Jeune Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée  </p>
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		<title>Bénin: l&#8217;état de santé de Thomas Boni Yayi inquiète ses avocats</title>
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				<pubDate>Sun, 09 Jun 2019 06:00:04 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Benin-Web-TV.jpg" alt="" class="wp-image-5287" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Benin-Web-TV.jpg 750w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/Benin-Web-TV-300x172.jpg 300w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption> <a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="https://www.google.com/url?sa=i&amp;source=imgres&amp;cd=&amp;cad=rja&amp;uact=8&amp;ved=2ahUKEwiNkvDY7dviAhWq3OAKHSvEDP4QjB16BAgBEAQ&amp;url=https%3A%2F%2Fbeninwebtv.com%2F2019%2F06%2Fbenin-le-juge-aubert-kodjo-etait-au-domicile-de-boni-yayi-ce-vendredi%2F&amp;psig=AOvVaw0Wact7VRKvyPS-Rgsl8Ow8&amp;ust=1560151039303802">Benin Web TV</a> </figcaption></figure>



<h2>Au Bénin, les avocats de l’ancien président Boni Yayi, Me Kato Atita et Me Renaud Agbodjo ont tenu une conférence de presse le samedi 8 juin dans l&rsquo;après-midi pour tirer la sonnette d’alarme sur l’état de santé de leur client après 31 jours, «&nbsp;bloqué&nbsp;» à son domicile selon ses avocats.</h2>



<p>Le 7 juin, Boni Yayi n’a pu recevoir le magistrat instructeur qui devait l’entendre à son domicile, en raison de son état de santé dégradé expliquent ses conseils. Des avocats qui parlent de «&nbsp;<em>séquestration</em>&nbsp;» à propos du dispositif policier autour de sa résidence, mis en place depuis les incidents meurtriers consécutifs aux législatives très contestées.</p>



<p>La conférence de presse commence par des explications sur cette audition manquée. Rien de fantaisiste, selon Me Kato Atita&nbsp;: «&nbsp;<em>Sa santé s’est sérieusement dégradée. Sa tension artérielle est de 17 sur 10. Ses médicaments sont épuisés. Monsieur Yayi Boni ne dort plus en raison d’une crise sciatique et on dit, il faut aller l’entendre. Même si on doit le crucifier, il faut qu’il soit vivant. On n’a pas crucifié le cadavre du Christ, c’est son corps vivant qui l’a été.</em>&nbsp;»</p>



<p><strong>Le ton est offensif</strong></p>



<p>Les avocats disent avoir transmis un dossier médical au juge qui voulait l’entendre. Puis ils sont revenus ce qu’ils ont appelé le «&nbsp;<em>siège</em>&nbsp;» autour de la résidence. Le ton est très offensif. Ça fait 31 jours de séquestration, comptabilisent les conseils.</p>



<p>Pour les avocats leur client est une cible, il se trouve toujours dans le collimateur du pouvoir&nbsp;: «&nbsp;<em>Yayi Boni n’était pas le seul à aller tenir des réunions au siège de la résistance. Mais pourquoi c’est à lui qu’on s’attaque&nbsp;? Il est le seul leader politique&nbsp;? Aujourd’hui son destin est entre leurs mains ils n’ont qu’à faire de lui ce qu’ils veulent</em>&nbsp;». Il y a le combat du repli des policiers de Cadjehoun, mais aussi celui d’obtenir, selon Me Renaud Agbdjo, l’évacuation sanitaire de l’ancien président.</p>



<p>Source:RFI /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée</p>
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