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	<title>Boko Haram &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Boko Haram &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Le drame des écoles attaquées en Afrique</title>
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				<pubDate>Sat, 16 Oct 2021 18:15:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L&#8217;enlèvement par le groupe islamiste Boko Haram, en avril 2014, de 276 lycéennes dans la ville de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, avait choqué le monde. Depuis, les rapts se poursuivent mais on en parle moins : un millier d&#8217;élèves, essentiellement des filles, auraient été enlevées depuis fin 2020 au Nigeria.  Une recrudescence qui s&#8217;explique par...]]></description>
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<p><strong>L&rsquo;enlèvement par le groupe islamiste Boko Haram, en avril 2014, de 276 lycéennes dans la ville de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, avait choqué le monde. Depuis, les rapts se poursuivent mais on en parle moins : un millier d&rsquo;élèves, essentiellement des filles, auraient été enlevées </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.dw.com/fr/au-nigeria-des-centaines-d%C3%A9l%C3%A8ves-enlev%C3%A9s-dans-le-nord/a-55940277" target="_blank"><strong>depuis fin 2020 au Nigeria</strong></a><strong>. </strong></p>



<p>Une recrudescence qui s&rsquo;explique par l&rsquo;attrait économique des rançons qui financent des bandes criminelles dont les activités n&rsquo;ont parfois rien à voir avec le djihad.</p>



<p>Les jeunes filles sont souvent la cible de ces attaques par des groupes extrémistes qui leur refusent le droit à l&rsquo;éducation.</p>



<p>Parfois, les attaques ont lieu sur le chemin de l&rsquo;école, les filles sont violées ou enlevées. Les garçons, enrôlés de force, n&rsquo;ont pas beaucoup plus de chances.</p>



<p>Le 16 février 2019, l&rsquo;attaque du collège Saint-Augustin de Kumbo, non loin de la ville de Bamenda, dans la région anglophone du Cameroun, n&rsquo;a pas fait cette fois de différence entre filles et garçons : 200 élèves ont été enlevés.&nbsp;</p>



<p>Trois mois plus tôt, 79 enfants avaient été kidnappés dans une école protestante de Bamenda, dans une région déchirée par une guerre entre l&rsquo;armée et les séparatistes qui réclament l&rsquo;indépendance.</p>



<p>A chaque fois, l&rsquo;éducation était ciblée car elle est un symbole de l&rsquo;Etat central camerounais.</p>



<h4>Spirale du malheur</h4>



<p>Cette violence qui ferme les écoles intervient sur un continent où la part des garçons et filles qui ne sont pas scolarisés est déjà importante.&nbsp;</p>



<p>Avec près d&rsquo;un quart des enfants déscolarisés au niveau de l&rsquo;enseignement primaire et plus d&rsquo;un tiers dans le secondaire, l&rsquo;Afrique subsaharienne arrive loin devant les autres régions du monde.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.dw.com/image/59506175_7.png" alt="L'Afrique subsaharienne bien plus touchée par la déscolarisation précoce."/><figcaption> L&rsquo;Afrique subsaharienne bien plus touchée par la déscolarisation précoce. </figcaption></figure>



<p>La pandémie de Covid-19 a encore aggravé la situation avec la fermeture systématique d&rsquo;écoles, cette fois pas à cause de la violence mais en raison de la crise sanitaire.&nbsp;</p>



<p>Or, les fermetures d&rsquo;établissements scolaires, comme le rappelle&nbsp;<a href="https://www.unicef.org/press-releases/schools-still-closed-nearly-77-million-students-18-months-pandemic-unicef" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;Unicef</a>, conduisent à précariser plus encore les enfants issus de milieux défavorisés, les conduisant vers « <em>l&rsquo;isolement social »</em>&nbsp;et les exposant à « <em>la violence, aux abus sexuels, aux mariages forcés ou au travail des enfants »</em>.</p>



<p>Si on élargit la focale sur la « pauvreté éducative », soit les élèves pour qui la scolarité s&rsquo;est limitée à quatre ans d&rsquo;école, alors, il est triste de constater que les jeunes filles sont, encore une fois, les plus touchées, dans une espèce de spirale du malheur.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.dw.com/image/59506197_7.png" alt="Les femmes largement moins éduquées que les hommes en Afrique subsaharienne francophone."/><figcaption> Les femmes largement moins éduquées que les hommes en Afrique subsaharienne francophone. </figcaption></figure>



<p>D&rsquo;ailleurs, les résultats sont tout aussi mauvais en analysant l&rsquo;éducation des populations rurales : plus de 80% de celles-ci ne sont allées que quatre ans à l&rsquo;école au Niger et au Burkina Faso.</p>



<h4>Plus de 6.000 attaques en Afrique</h4>



<p>Mais revenons aux attaques, celles de groupes armés, djihadistes ou simples criminels. Le&nbsp;<a href="https://www.nrc.no/news/2020/october/12-million-children-forced-from-school-in-sahel/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Norwegian Refugee Council</a>&nbsp;(NRC) rappelle que 776.000 élèves ont manqué l&rsquo;entièreté de l&rsquo;année scolaire 2019-2020 à cause de la violence et la fermeture des écoles au Burkina Faso, au Mali et au Niger.</p>



<p>Le NRC parvient ainsi aux mêmes conclusions que l&rsquo;Unicef : en raison de la suspension des cours,&nbsp;<em>« les cas de mariage d&rsquo;enfants ont explosé au cours des dernières années »</em>.</p>



<p>Les Nations unies rapportent ainsi 387 mariages de ce genre au Mali en 2020 contre 178 deux ans plus tôt.</p>



<p>Quant aux garçons, poursuit le NRC,&nbsp;<em>« plus de 190 cas d&rsquo;enrôlements par des groupes armés ont été enregistrés au Mali au premier semestre 2020 »</em>.</p>



<p>Le rapport&nbsp;<a href="https://protectingeducation.org/wp-content/uploads/eua_2020_full.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Education under attack 2020</a>&nbsp;recense ainsi, entre 2015 et 2019, plus de 11.000 attaques dans le monde dirigées contre des établissements scolaires, contre des élèves sur le chemin de l&rsquo;école, des enseignants, ou encore l&rsquo;utilisation d&rsquo;écoles à des fins militaires.</p>



<p>L&rsquo;Afrique représente plus de la moitié de ces attaques et un pays à lui seul réunit plus de 10% d&rsquo;entre elles : la République démocratique du Congo, avec plus de 1.500 actes violents visant l&rsquo;éducation durant les cinq années scrutées par ce rapport.</p>



<p>Fait nouveau : le Niger et le Burkina Faso, qui étaient encore récemment épargnés par ce phénomène, ont connu une hausse importante de ce type de violences.</p>



<p>Mais ces deux pays sont victimes de la détérioration de la situation dans le Sahel durant cette période avec 3.300 écoles fermées et 650.000 élèves touchés entre 2017 et 2019, selon les chiffres des Nations unies.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.dw.com/image/59506183_7.png" alt="L'Afrique représente plus de la moitié des attaques contre l'éducation dans le monde."/><figcaption> L&rsquo;Afrique représente plus de la moitié des attaques contre l&rsquo;éducation dans le monde. </figcaption></figure>



<h4>80% des écoles fermées</h4>



<p>Le Cameroun a lui aussi été gravement touché par ce phénomène. La&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-crise-anglophone/a-59486140" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise anglophone</a>, qui a débuté il y a cinq&nbsp;ans par une grève des avocats dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, s&rsquo;est transformée en une guerre qui a causé la mort de plus de 3.500 personnes et radicalisé les deux camps avec l&rsquo;indépendance autoproclamée de l&rsquo;Ambazonie, le 1er octobre 2017.</p>



<p>Les écoles qui enseignent les programmes de l&rsquo;Etat central, considéré comme l&rsquo;ennemi par les Ambazoniens, ont été la cible d&rsquo;attaques sanglantes : plus d&rsquo;un millier au cours des dernières années, toujours selon le rapport Education under attack.</p>



<p>En 2018, alors que les offensives de Boko Haram faiblissaient dans l&rsquo;Extrême-Nord, les Nations unies ont reporté que 4.437 écoles avaient été fermées, cette fois dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.</p>



<p>Amnesty International rapportait en 2018 que depuis le début de l&rsquo;insurrection, les séparatistes armés avaient brûlé 42 écoles et s&rsquo;en étaient pris violemment aux enseignant qui refusaient de suivre le boycott scolaire imposé dans l&rsquo;ouest du pays.</p>



<p>Au sommet de la crise, en juin 2019,&nbsp;<a href="https://news.un.org/en/story/2019/06/1041071" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;Unicef</a>&nbsp;estimait ainsi que 80% des écoles étaient fermées dans les deux régions anglophones du Cameroun.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.dw.com/image/59506167_7.png" alt="Des centaines de milliers d'enfants victimes des fermetures d'écoles."/><figcaption> Des centaines de milliers d&rsquo;enfants victimes des fermetures d&rsquo;écoles. </figcaption></figure>



<h4>Qu&rsquo;en est-il aujourd&rsquo;hui ?&nbsp;</h4>



<p>La situation s&rsquo;est améliorée. Alors que près de 10.000 écoles étaient fermés en 2019 dans les pays les plus touchés d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et d&rsquo;Afrique centrale, avec près de deux millions d&rsquo;élèves impactés, ce chiffre s&rsquo;est réduit aujourd&rsquo;hui de 40%.</p>



<p>Mais il faut, à ce stade, s&rsquo;interroger sur ces données.</p>



<p>Les sources onusiennes sont fiables mais la chute spectaculaire des fermetures d&rsquo;écoles (98%) enregistrée au Cameroun, si elle est correcte, n&rsquo;illustre pas la tension qui persiste dans les zones anglophones.</p>



<p>Il semble que pour l&rsquo;instant &#8211; et les informations sur le terrain le confirment &#8211; que&nbsp;les deux camps qui s&rsquo;affrontent aient renoncé à s&rsquo;en prendre aux écoles. Ce qui est tout de même une bonne nouvelle.</p>



<p>Enfin, la dégradation se poursuit dans le Sahel : au Mali, Niger et Burkina Faso, ce dernier pays apparaissant désormais comme étant celui qui enregistre le plus grand nombre d&rsquo;école fermées, plus de 2.000, avec 305.000 écoliers affectés.&nbsp;</p>



<p>Un record que le pays des hommes intègres n&rsquo;a pas mérité mais il paye ainsi le prix de la migration, vers le Sud, des groupes djihadistes.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Dans le nord du Nigeria, l’éducation en voie de disparition à cause des enlèvements d’élèves</title>
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				<pubDate>Fri, 16 Apr 2021 11:52:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Boko Haram]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/nigeria-le-refus-de-scolariser-les-enfants-est-sanctionne-660x330.jpg" alt="" class="wp-image-21937" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/nigeria-le-refus-de-scolariser-les-enfants-est-sanctionne-660x330.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/04/nigeria-le-refus-de-scolariser-les-enfants-est-sanctionne-660x330-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption>Des écoliers nigerians</figcaption></figure>



<p><strong>Les </strong><em><strong>« bandits »</strong></em><strong> qui ont enlevé Hafsat, 14 ans, et Aisha, 13 ans, dans le nord-ouest du </strong><a href="https://www.lemonde.fr/nigeria/"><strong>Nigeria</strong></a><strong>, vraisemblablement pour obtenir une rançon, ne leur ont pas seulement arraché leur joie de vivre et leur insouciance. Ils ont sans doute aussi ruiné leur avenir.</strong></p>



<p>Les deux sœurs ont été enlevées fin février et retenues pendant une semaine dans l’Etat de Zamfara, avec plus de 250 de leurs camarades de classe après une série d’enlèvements de masses similaires d’enfants ou d’adolescents.</p>



<p>Dans cette région, près de 700&nbsp;élèves, enfants ou adolescents, ont été kidnappés par des groupes armés, appelés localement&nbsp;<em>«&nbsp;bandits&nbsp;»</em>, en échange de rançons depuis décembre. Il y a un mois encore, 39&nbsp;jeunes hommes et femmes ont été enlevés après l’attaque de leur lycée professionnel à Kaduna et, pour l’instant, seuls 10 d’entre eux ont été libérés.</p>



<p>Aucun auteur de ces rapts de masse n’a été pour l’instant appréhendé ni traduit en justice mais, pour prévenir de nouvelles attaques, six Etats du nord et du nord-ouest du pays ont fermé leurs établissements scolaires, renvoyant des centaines de milliers d’enfants chez eux.</p>



<h4>10 millions d’enfants privés d’école</h4>



<p><em>«&nbsp;Mes filles sont inquiètes que leur école reste fermée pour toujours</em>, confie à l’AFP Mustapha Muhammad, le père des deux adolescentes de Jangebe, à Zamfara.&nbsp;<em>Cela signifierait la fin de leur éducation et de la promesse d’un avenir meilleur.&nbsp;»</em></p>



<p>Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) estime à 10 millions le nombre d’enfants n’allant déjà pas à l’école au Nigeria, bien qu’elle soit en théorie gratuite et obligatoire. Plus de 60 % d’entre eux se trouvent dans le nord du pays où les taux de déscolarisation, notamment des filles, sont alarmants.</p>



<p>Dans ces régions, où l’extrême pauvreté frôle les 80&nbsp;% de la population, où le nombre d’enfants par femme est parmi le plus élevé au monde, et dans cette société musulmane conservatrice, envoyer ses enfants à l’école&nbsp;<em>«&nbsp;occidentale&nbsp;»</em>&nbsp;est un effort et un sacrifice que peu de parents peuvent offrir à leurs enfants.</p>



<p>Interrogée par l’AFP, l’Unicef considère que la scolarité et les études de 5&nbsp;millions d’enfants sont menacées dans une région où déjà,&nbsp;<em>«&nbsp;plus de la moitié des filles ne vont pas à l’école&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Avec l’accélération des attaques et des kidnappings visant spécifiquement des élèves, c’est tout le système scolaire qui va s’effondrer si rien n’est fait très rapidement&nbsp;»</em>, précise l’Unicef.</p>



<h4>Près de 3&nbsp;000 professeurs assassinés</h4>



<p>Depuis plus de dix ans déjà, dans le nord-est, l’éducation est directement visée par le groupe djihadiste Boko Haram, dont le nom même signifie&nbsp;<em>«&nbsp;l’éducation occidentale est péché&nbsp;»</em>. Près de 3&nbsp;000&nbsp;professeurs ont été tués, particulièrement au début la rébellion en&nbsp;2009 et les djihadistes ont détruit quelque 1&nbsp;400&nbsp;écoles, toujours selon l’Unicef.</p>



<p>C’est d’ailleurs Boko Haram qui s’est livré aux premiers rapts dans des écoles, avec l’enlèvement de plus de 200 jeunes filles dans leur dortoir de Chibok en 2014, suscitant l’émoi de l’opinion publique mondiale. En 2018, le groupe Etat islamique en Afrique de l’Ouest (Iswap), dissident de Boko Haram, avait à son tour kidnappé plus de 120 filles de l’école de Dapchi, les libérant peu de temps après à la condition qu’elles ne retournent pas en classe.</p>



<p>Désormais, c’est tout le nord du pays qui est visé par ces groupes criminels, agissant non plus par idéologie mais par seul appât du gain. La conséquence, toutefois, reste la même.&nbsp;<em>«&nbsp;La situation est très compliquée avec toutes les écoles fermées et les enfants qui doivent rester à la maison&nbsp;»</em>, raconte à l’AFP Mustapha Ahmad, professeur à Kano, immense ville du nord, où douze grands pensionnats publics ont été fermés en février à la suite des derniers enlèvements de masse.</p>



<p>Un autre enseignant, Yusuf Sadiq, note que ce sont les établissements publics qui ont fermé leurs portes. Ces écoles, gratuites ou peu coûteuses, accueillent les enfants les plus pauvres.&nbsp;<em>«&nbsp;Ces attaques ont détruit tous les efforts déployés pour qu’ils aillent à l’école&nbsp;»</em>, regrette le professeur, pour qui l’éducation est leur seul espoir de&nbsp;<em>«&nbsp;gravir l’échelle sociale&nbsp;»</em>.</p>



<p>Ces établissements sont aussi, pour de nombreuses familles, la seule manière de nourrir leurs enfants, grâce aux distributions alimentaires.&nbsp;<em>«&nbsp;Si les filles restent trop longtemps à la maison à cause de l’insécurité, la seule option qui leur reste, c’est d’être mariées&nbsp;»</em>, se désole-t-il. En effet, les jeunes filles sont mariées dès la puberté, parfois dès l’âge de 12&nbsp;ans, dans le nord musulman où s’applique la charia, la loi islamique.</p>



<p>A Jangebe, le père d’Hafsat et Aisha assure que cinq parents d’élèves ont déjà reçu des propositions de mariage pour leurs filles. <em>« Les filles sont encore plus touchées par cette triste histoire</em>, soupire-t-il. <em>Parce que beaucoup de parents vont les forcer à se marier plutôt que de les garder à ne rien faire à la maison. »</em></p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Au Nigeria, Boko Haram revendique l’enlèvement de centaines de lycéens</title>
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				<pubDate>Tue, 15 Dec 2020 18:41:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
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				<description><![CDATA[Au moins 333 adolescents sont portés disparus depuis l’attaque de leur pensionnat à Kankara, dans le nord-ouest du pays. Abubakar Shekau, leader de Boko Haram, a revendiqué mardi l’enlèvement de plusieurs centaines de lycéens dans le nord-ouest du Nigeria, dans une zone éloignée de leur bastion, marquant un tournant important dans l’expansion du groupe djihadiste. Au moins...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/0051b1b_374245510-rtx8g2hj-1024x682.jpeg" alt="" class="wp-image-20590" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/0051b1b_374245510-rtx8g2hj-1024x682.jpeg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/0051b1b_374245510-rtx8g2hj-300x200.jpeg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/0051b1b_374245510-rtx8g2hj-768x512.jpeg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/12/0051b1b_374245510-rtx8g2hj.jpeg 1328w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>La mère d’un des élèves enlevés, à Kankara, le 14 décembre 2020. Afolabi Sotunde / REUTERS</figcaption></figure>



<p><strong>Au moins 333 adolescents sont portés disparus depuis l’attaque de leur pensionnat à Kankara, dans le nord-ouest du pays.</strong></p>



<p>Abubakar Shekau, leader de Boko Haram, a revendiqué mardi l’enlèvement de plusieurs centaines de lycéens dans le nord-ouest du <a href="https://www.lemonde.fr/nigeria/">Nigeria</a>, dans une zone éloignée de leur bastion, marquant un tournant important dans l’expansion du groupe djihadiste. Au moins 333 adolescents sont portés disparus depuis l’attaque de leur pensionnat à Kankara, dans l’Etat de Katsina, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 décembre. Plus d’une centaine d’hommes armés à moto ont attaqué cette école publique rurale et alors que certains lycéens ont réussi à s’échapper, d’autres ont été rattrapés, séparés en plusieurs groupes et emmenés par des assaillants, selon des habitants contactés par l’Agence France-Presse (AFP).</p>



<p>Bien que ce kidnapping de masse ait ravivé le spectre de l’enlèvement de Chibok, en 2014, lorsque 276 jeunes filles avaient été enlevées lors d’un examen, il a d’abord été attribué à des <em>« bandits »</em> agissant a priori sans motivation idéologique ni religieuse. En effet, les kidnappings contre rançon sont monnaie courante dans cette partie du Nigeria, où des groupes armés terrorisent les populations, volent leur bétail et leur village pour des raisons financières. Mais mardi matin, dans un message vocal diffusé sur les canaux traditionnels du groupe, le leader historique de Boko Haram a revendiqué l’enlèvement des lycéens à Katsina. <em>« Je suis Abubakar Shekau et nos frères sont derrière l’enlèvement à Katsina »</em>, a-t-il fait savoir.</p>



<p>De nombreux observateurs avaient mis en garde contre un possible rapprochement de ces&nbsp;<em>«&nbsp;bandits&nbsp;»</em>&nbsp;criminels avec les groupes djihadistes qui étendent leur influence dans toute la région&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/sahel/">sahélienne</a>, du centre du Mali au lac Tchad (nord du Cameroun).&nbsp;<em>«&nbsp;Il y a eu des informations selon lesquelles des anciens combattants qui ont quitté Boko Haram ou l’Iswap&nbsp;</em>[Etat islamique en Afrique de l’Ouest]<em>&nbsp;ont désormais rejoint les rangs des bandits dans le nord-ouest&nbsp;»&nbsp;</em>du Nigeria, explique Idayat Hassan, experte en sécurité au Centre pour la démocratie et le développement (CDD-West Africa), un think tank établi à Abuja&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;D’autre part, nous avons vu certains groupes prêter allégeance à Shekau ces derniers mois.&nbsp;»</em></p>



<h4>« Infiltration djihadiste »</h4>



<p>Un constat partagé par Nnamdi Obasi, chercheur nigérian pour l’International Crisis Group (ICG), qui avait publié un rapport, en mai, s’inquiétant de l’expansion de l’influence des groupes djihadistes à travers tout le nord du Nigeria, et notamment dans les Etats du Nord-Ouest (Katsina, Zamfara, Sokoto, Kaduna…).&nbsp;<em>«&nbsp;Depuis début 2019, les gouverneurs de ces Etats ont prévenu&nbsp;</em>[le pouvoir central]<em>&nbsp;de l’infiltration djihadiste du groupe de Boko Haram dans la région&nbsp;»</em>, rappelle M.&nbsp;Obasi.</p>



<p>Le président nigérian, Muhammadu Buhari, qui est lui-même originaire de Katsina et qui était d’ailleurs en visite chez lui au moment de l’enlèvement, a condamné l’attaque et ordonné le renforcement de la sécurité dans toutes les écoles. Les établissements scolaires ont également été fermés. L’armée a affirmé lundi avoir localisé <em>« le repaire des bandits »</em>, ajoutant qu’une opération militaire était en cours.</p>



<p>La situation sécuritaire s’est largement détériorée dans le nord du Nigeria depuis l’élection de M.&nbsp;Buhari, en&nbsp;2015. Musulman originaire du nord du pays, il avait pourtant fait de la lutte contre Boko Haram sa priorité. La semaine dernière, le chef de l’Etat, âgé de 77&nbsp;ans, avait annoncé qu’il s’exprimerait devant l’Assemblée nationale pour s’expliquer au sujet de l’insécurité rampante qui gagne le pays, avant de faire marche arrière.&nbsp;<em>«&nbsp;L’Assemblée nationale n’a aucun pouvoir constitutionnel pour faire la leçon au président en son rôle de commandant général des forces armées&nbsp;»</em>, a justifié le ministre de la justice, Abubakar Malami.</p>



<p>Le conflit djihadiste a fait 36 000 morts, essentiellement dans le nord-est du pays, sur les pourtours du lac Tchad, et plus de 2 millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. Il s’est étendu au Tchad, au Cameroun et au Niger.</p>



<p><strong>Source:  Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tchad: l’ONU appelle à une gestion coordonnée des réfugiés fuyant Boko Haram</title>
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				<pubDate>Sun, 25 Oct 2020 13:54:25 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/logo-hcr.jpg" alt="" class="wp-image-11555" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/logo-hcr.jpg 499w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/logo-hcr-300x180.jpg 300w" sizes="(max-width: 499px) 100vw, 499px" /><figcaption>HCR, 60 ans déjà.</figcaption></figure>



<p><br><strong>Face aux activités de Boko Haram, le représentant du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés appelle à une meilleure coordination sur l’assistance aux réfugiés fuyant le groupe terroriste. Selon Papa Kysma Sylla, seulement un effort commun des pays du lac Tchad peut permettre d’arriver à bout du phénomène terroriste, a dit le nouveau représentant du UNHCR après une visite de terrain d’une semaine au Tchad.</strong></p>



<p>Autour du lac Tchad, les&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200405-tchad-idriss-deby-boko-haram-op%C3%A9ration-colere-bohoma">opérations contre les islamistes de Boko Haram ne sont pas toujours coordonnées</a></strong>, à tel point&nbsp;que certains pays riverains ne coupent pas la retraite aux islamistes. Ceux-ci ont alors le temps de s’organiser pour revenir à l’assaut.</p>



<p>C’est pourquoi le nouveau représentant du Haut-Commissariat des Nations unies pour&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200831-laugmentation-nombre-d%C3%A9plac%C3%A9s-le-lac-tchad-inqui%C3%A8te-lonu">les réfugiés au Tchad</a></strong>&nbsp;plaide pour une action concertée des pays riverains. Cela non seulement en matière sécuritaire, mais sur le plan du développement aussi, en s’appuyant sur la&nbsp;<strong><a href="http://www.cblt.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Commission du bassin du lac Tchad</a></strong>.&nbsp;<em>«</em>&nbsp;<em>Nous restons convaincus que régler les problèmes au Tchad simplement ne réglera pas le mouvement des populations autour du lac géographique, car cela implique plusieurs pays</em>, explique le nouveau représentant du Haut-Commissariat des Nations unies aux réfugiés Papa Kysma Sylla<em>. Si on règle le problème au Tchad, ça ne fera qu’être un appel d’air pour les autres populations qui vivent de l’autre côté du lac. C’est une approche régionale, avec un échange pour définir une stratégie commune. Cela pour la situation des déplacés, mais aussi des réfugiés.</em>&nbsp;<em>»</em></p>



<p>Réagir de manière concertée ne devrait pas se faire seulement sur <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200328-tchad-province-lac-tchad-d%C3%A9clar%C3%A9e-%C3%A9tat-urgence">le plan militaire</a></strong>, mais il faut que les programmes d’aide et de développement soient le fruit d’un consensus entre les quatre pays riverains du lac Tchad. Cela de sorte que le réfugié ou le déplacé au Tchad ne se sente pas mieux traité que <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20200803-cameroun-une-attaque-attribu%C3%A9e-%C3%A0-boko-haram-vise-camp-d%C3%A9plac%C3%A9s-le-nord">la victime de Boko Haram au Cameroun</a></strong>, au Niger ou <strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/podcasts/20200904-nigeria-les-retomb%C3%A9es-ceux-b%C3%A9n%C3%A9ficient-services-agro-rangers">au Nigeria</a></strong>.</p>



<p><strong>Source : RFI Afrique/Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Trois Camerounaises poursuivies pour espionnage</title>
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				<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 16:50:50 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Marie Dawandala, Damaris Doukouya,et Marthe Weteya: ces trois jeunes femmes ont échappé à Boko Haram,mais pas à la justice camerounaise. Marie Dawandala, Damaris Doukouya, et Marthe Weteya&#160;: ces trois jeunes femmes ont échappé à Boko Haram, mais pas à la justice camerounaise. Elles purgent aujourd&#8217;hui une longue peine de prison à Mokolo, dans l&#8217;extrême nord...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/cameroun7.jpg" alt="" class="wp-image-8170" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/cameroun7.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/cameroun7-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption>cameroun</figcaption></figure>



<p><strong>Marie Dawandala, Damaris Doukouya,et Marthe Weteya: ces trois jeunes femmes ont échappé à Boko Haram,mais pas à la justice camerounaise</strong>.</p>



<p>Marie Dawandala, Damaris Doukouya, et Marthe Weteya&nbsp;: ces trois jeunes femmes ont échappé à Boko Haram, mais pas à la justice camerounaise. Elles purgent aujourd&rsquo;hui une longue peine de prison à Mokolo, dans l&rsquo;extrême nord du Cameroun et risquent la peine de mort. Leur procès doit s&rsquo;ouvrir aujourd&rsquo;hui.&nbsp;</p>



<p>En 2014, les offensives de Boko Haram font rage dans l&rsquo;extrême nord du Cameroun. Au plus fort de la guerre, trois adolescentes s&rsquo;enfuient vers le Nigeria voisin. De ce côté de la frontière, la situation n&rsquo;est pas plus sûre.</p>



<p>Les trois filles retournent&nbsp; dans leur village, à une trentaine de kilomètres de la ville camerounaise de Mokolo. C&rsquo;est là où les forces de défense et de sécurité du Cameroun viendront les interpeller. Elles seront inculpées d&rsquo;espionnage et de complicité avec le mouvement djihadiste Boko Haram. Maître Nestor Toko est l&rsquo;avocat de ces trois jeunes femmes.</p>



<p><em> »Nous nous sommes rendus à la prison de Maroua. Elles sont venues à nous. Et c&rsquo;est là que nous avons pu au détour d&rsquo;un échange faire la connaissance de&nbsp;Marie Dawandala, Damaris Doukouya et Marthe Weteya qui nous ont fait état de leur pénible situation. Elles étaient en détention depuis fort longtemps, depuis 2014. Elles ne comprenaient toujours pas pourquoi leur peine perdurait.</em> »</p>



<h4><em> »Une peine de mort est possible »</em></h4>



<p>Ces trois femmes&nbsp;avaient environ 17 ans quand elles ont été&nbsp;arrêtées. Six ans plus tard, leur procès les a conduites du tribunal militaire de Maroua où elles ont été condamnées à mort, au tribunal civil de Mokolo où elles risquent toujours la peine de mort, selon Maître Nestor Toko&nbsp;:</p>



<p><em> »Une peine de mort est possible. Il ne faut pas l&rsquo;écarter, surtout lorsqu&rsquo;on sait que très souvent, les magistrats camerounais sont un tout petit peu hostiles à l&rsquo;application du droit international. Parce qu&rsquo;il faut le dire, le Cameroun a ratifié la convention des Nations unies sur les droits des enfants, qui interdit justement l&rsquo;application de la peine de mort pour les personnes mineures</em>. »</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="https://m.dw.com/image/39068145_301.jpg" alt="Kamerun Zwiebelmarkt in Yaounde" width="323" height="182"/></figure>



<p>Marie&nbsp;Dawandala a accouché en prison dans des conditions critiques. L&rsquo;enfant lui a été retiré et confié à une organisation religieuse. Marie Dawandala, Damaris Doukouya et Marthe Weteya ne sont pas les seules dans cette situation.Souleymane Mapaya, militant des droits de l&rsquo;homme, les a souvent rencontrées en prison et au tribunal.</p>



<p>‘&rsquo;<em>Les personnes soupçonnées d&rsquo;appartenir à Boko Haram sont les plus isolées des détenus. Elles ont parfois séjourné longtemps dans les camps militaires avant d&rsquo;être déférés dans les prisons pour que les juges examinent leurs dossiers. Et la durée de détention de certains dépassent souvent la durée prescrite par la loi, souvent plusieurs mois, voire des années ».</em></p>



<p><em> »Certaines sont jugées avec dans des langues qu&rsquo;elles ne comprennent même pas. Les avocats commis d&rsquo;office par l&rsquo;Etat, par le tribunal, ne réalisent pas les voies de recours prévues. Je veux dire voie d&rsquo;appel, la cassation et le recours en grâce.</em> »a-t-il poursuivi.</p>



<p>L&rsquo;audience des trois jeunes femmes est attendue ce vendredi 24 juillet à Mokolo, après avoir été reportée quatre fois à cause de l&rsquo;absence du juge.</p>



<p><strong>Source : Deutsche welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Le Nigeria promet de riposter à l&#8217;assassinat de travailleurs humanitaires</title>
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				<pubDate>Thu, 23 Jul 2020 18:05:02 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Cinq travailleurs humanitaires nigérians ont été tués par leurs ravisseurs, des djihadistes. Le président Buhari demande aux forces de sécurité de mieux coopérer avec les ONG pour éviter ce type d&#8217;enlèvements. Muhammadu Buhari&#160;a exprimé sa compassion pour les familles des cinq travailleurs humanitaires, dont un employé de l&#8217;ONG française Action contre la faim (ACF) qui...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/50585367_303-1.jpg" alt="" class="wp-image-18356" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/50585367_303-1.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/07/50585367_303-1-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>En 2019,des jihadistes de l&rsquo;Iswap avaeient enlevé un groupe de six travailleurs humanitaires dont une employée d&rsquo;ACF.
En 2019,des djihadistes de l&rsquo;ISWAP avaeient enlevé un groupe de six travailleurs humanitaires dont une employée d&rsquo;ACF, ils les ont exécutés.</figcaption></figure>



<p><strong>Cinq travailleurs humanitaires nigérians ont été tués par leurs ravisseurs, des djihadistes. Le président Buhari demande aux forces de sécurité de mieux coopérer avec les ONG pour éviter ce type d&rsquo;enlèvements.</strong></p>



<p>Muhammadu Buhari&nbsp;a exprimé sa compassion pour les familles des cinq travailleurs humanitaires, dont un employé de l&rsquo;ONG française Action contre la faim (ACF) qui ont été tués par leurs ravisseurs dans le nord-est du Nigeria.</p>



<p>Le président nigérian&nbsp;promet que les djihadistes seront « éliminés ».&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Il réclame aux forces de sécurité de mieux coopérer avec les ONG pour que de tels enlèvements ne puissent pas se reproduire.</p>



<p>Réagissant à cet assassinat, Alh Usman Kadafur, vice-gouverneur de l&rsquo;Etat de Borno, au nord-est du Nigeria, invite les travailleurs humanitaires à plus de prudence dans leurs opérations de terrain:</p>



<p><em> »J&rsquo;aimerais inviter tous les travailleurs humanitaires à la vigilance, spécialement en ce qui concerne les opérations dans cette partie nord du pays. Le plus important dans l&rsquo;action humanitaire, comme vous le savez, c&rsquo;est le volontariat, donner le meilleur de soi pour assister les personnes dans le besoin. Et donc c&rsquo;est comme un sacrifice ».</em></p>



<p>Enlevés depuis le 8 juin par des combattants affiliés au groupe Etat islamique en Afrique de l&rsquo;Ouest (ISWAP), les cinq humanitaires, dont un salarié d&rsquo;Action contre la faim, ont été exécutés à Monguno.</p>



<p>L&rsquo;ISWAP, qui a fait scission de Boko Haram en 2016 pour faire allégeance à Abou Bakr al-Baghadi, fondateur de l&rsquo;Etat islamique, s&rsquo;attaque régulièrement aux employés d&rsquo;ONG locales et internationales.</p>



<p><strong>Situation sécuritaire alarmante</strong></p>



<p>Une autre ONG, International rescue committee (IRC), qui a condamné  »ce comportement barbare », a confirmé qu&rsquo;un de ses employés avait également été tué.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/le-nigeria-promet-de-riposter-%C3%A0-lassassinat-de-travailleurs-humanitaires/a-54299571#"><img src="https://www.dw.com/image/50916576_404.jpg" alt="Plus de 36.000 personnes ont été tuées depuis 2009 dans les violences au Nigeria. La région du Lac Tchad fait partie des plus instables."/></a></figure>



<p>Plus de 36.000 personnes ont été tuées depuis 2009 dans les violences au Nigeria. La région du Lac Tchad fait partie des plus instables.</p>



<p>Abdulaziz Mala, travailleur humanitaire dans l&rsquo;état de Borno, parle du climat de violence auquel ses confrères et lui sont confrontés au quotidien. Il évoque une&nbsp;<em>&lsquo; situation très alarmante qui se détériore chaque jour ».</em></p>



<p>Selon lui,&nbsp;<em>« cet assassinat est un recul pour les interventions dans les régions éloignées et une menace pour les interventions humanitaires. Nos populations subiront les conséquences au bout du compte ».</em></p>



<p>Le nord-est du Nigeria est en proie à une insurrection de djihadistes qui prospèrent dans cette zone reculée, proche du lac Tchad, dont les rives sont partagées par quatre pays (Nigeria, Cameroun, Niger, Tchad).</p>



<p>Les Nations unies estiment que près de sept millions de personnes dépendent de l&rsquo;aide humanitaire dans cette région ruinée par plus de dix ans de conflit contre les groupes djihadistes.</p>



<p><strong>Source : Deutsche welle Afrique/Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Le Tchad abolit la peine capitale</title>
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				<pubDate>Wed, 29 Apr 2020 13:58:48 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[L&#8217;Assemblée nationale tchadienne a voté mardi (28.04) l&#8217;abolition de la peine de mort. Celle-ci était encore autorisée pour les faits de terrorisme dans un pays sous la menace de groupes djihadistes. C&#8217;est à l&#8217;unanimité que les députés tchadiens se sont prononcés en faveur de l&#8217;abolition de la peine de mort pour les actes de terrorisme....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/18396945_303.jpg" alt="" class="wp-image-16845" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/18396945_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/18396945_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>



<p><strong>L&rsquo;Assemblée nationale tchadienne a voté mardi (28.04) l&rsquo;abolition de la peine de mort. Celle-ci était encore autorisée pour les faits de terrorisme dans un pays sous la menace de groupes djihadistes.</strong></p>



<p>C&rsquo;est à l&rsquo;unanimité que les députés tchadiens se sont prononcés en faveur de l&rsquo;abolition de la peine de mort pour les actes de terrorisme.</p>



<p>Il y a six mois, le ministre de la Justice, Djimet Arabi, avait présenté un projet de loi en ce sens : il s&rsquo;agissait de modifier la loi dite « antiterroriste » qui s&rsquo;applique au Tchad, un pays menacé depuis 2014 par des groupes jihadistes.</p>



<p>Le président Idriss Déby Itno disposant d&rsquo;une écrasante majorité à l&rsquo;Assemblée, la promulgation de la mesure ne devrait pas poser de problème.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/le-tchad-abolit-la-peine-capitale/a-53282000#"><img src="https://www.dw.com/image/41953747_404.jpg" alt="Une fois promulgée par le président Déby, la nouvelle mesure pourra rentrer en vigueur"/></a></figure>



<p>Une fois promulgée par le président Déby, la nouvelle mesure pourra rentrer en vigueur</p>



<p><strong>Première réforme en 2016</strong></p>



<p>En 2016 déjà, le Tchad avait adopté une réforme de son Code pénal : la peine capitale avait été abrogée, sauf pour les personnes condamnées pour des actes terroristes.</p>



<p>« Cette fois », explique le ministre de la Justice », il s&rsquo;agissait d&rsquo;harmoniser notre législation contre le terrorisme avec celles de tous les pays du G5 Sahel qui ne prévoient pas la peine de mort pour les actes de terrorisme. »</p>



<p>En vérité, parmi les pays qui composent l&rsquo;organisation régionale &#8211; la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad &#8211; seul le Burkina Faso a abrogé la peine de mort. Dans les autres pays, elle est toujours inscrite dans la loi même si, officiellement, elle n&rsquo;est plus appliquée depuis des années.</p>



<p>Au Tchad, la dernière exécution de prisonniers condamnés à la peine capitale remonte à août 2015. Dix membres du groupe djihadiste Boko Haram, jugés pour leur responsabilité dans un double attentat suicide à N&rsquo;Djamena, la capitale, avaient été fusillés.</p>



<p>En août 2018, quatre hommes avaient également été condamnés à mort par la justice pour avoir assassiné une commerçante chinoise à N&rsquo;Djamena. Mais l&rsquo;exécution n&rsquo;avait pas eu lieu.&nbsp;</p>



<p><strong>Une décision saluée</strong></p>



<p>« Nous saluons cette décision d&rsquo;abolir la peine de mort par le législateur tchadien », a déclaré Jean Bosco Manga, fondateur du Mouvement citoyen pour la préservation des libertés au Tchad.</p>



<p>Selon lui, « la logique de tuer un homme pour le punir d&rsquo;avoir lui-même enlevé la vie à un autre est absurde. »</p>



<p>C&rsquo;est en particulier la province du Lac, dans l&rsquo;ouest du Tchad, qui fait l&rsquo;objet d&rsquo;attaques meurtrières contre des civils et des militaires. Des attaques auxquelles le président Déby a répondu, il y a un mois environ, par une offensive militaire qui s&rsquo;est étendu jusqu&rsquo;au Niger et au Nigeria.</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/le-tchad-abolit-la-peine-capitale/a-53282000#"><img src="https://www.dw.com/image/19314932_404.jpg" alt="Dans la région, l'armée tchadienne est réputée particulièrement efficace"/></a></figure>



<p>Dans la région, l&rsquo;armée tchadienne est réputée particulièrement efficace</p>



<p><strong>Morts suspectes</strong></p>



<p>Au terme de cette opération, 58 présumés membres de Boko Haram avaient été faits prisonniers et transférés, mi-avril, dans une prison de la capitale tchadienne, pour y être auditionnés, puis jugés par une cour criminelle. Mais quelques jours plus tard, 44 d&rsquo;entre eux ont été retrouvés morts dans leur cellule.</p>



<p>Selon les résultats d&rsquo;une autopsie, les prisonniers sont décédés après avoir ingéré une substance toxique à l&rsquo;origine indéterminée.</p>



<p>Des associations de la société civile notamment avaient alors accusé les geôliers d&rsquo;avoir infligé de mauvais traitements aux détenus… des allégations formellement démenties par le gouvernement.</p>



<p><strong>Source : Deutsche welle Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Tchad: la polémique enfle après la mort de membres présumés de Boko Haram en prison</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Apr 2020 17:30:37 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200422_182747.png" alt="" class="wp-image-16568" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200422_182747.png 720w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/IMG_20200422_182747-300x174.png 300w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /></figure>



<p><strong>La semaine dernière, 44 membres présumés de Boko Haram, arrêtés au cours des opérations militaires qui ont eu lieu fin mars dans la région du lac Tchad, ont été retrouvés morts dans leur cellule. Après les réserves de la société civile, la Commission nationale des droits de l’homme a décidé d’ouvrir une enquête.</strong></p>



<p>Selon les conclusions du rapport d’autopsie du médecin légiste commis par le procureur, que RFI a pu consulter,<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200420-questions-enquete-morts-membres-boko-haram-cellule" rel="noreferrer noopener">&nbsp;la mort collective des détenus</a></strong>&nbsp;est due à une consommation d’une substance létale ayant produit un trouble du rythme cardiaque. Les conclusions font aussi mention d’autres complications qui pourraient faire l’objet d’une enquête et d’analyses appropriées.</p>



<p>Des analyses pour expliquer ce qui s’est vraiment passé, c’est ce que revendique depuis quelques jours la société civile. La Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) a donc décidé d’ouvrir une enquête.</p>



<p><strong>« <em>Rien ne prouve le suicide collectif ou l’assassinat</em> »</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Quarante-quatre personnes dans une prison, c’est inquiétant. Ce n’est parce que ces gens sont des terroristes qu’on les tue. Si l’armée tchadienne avait voulu les tuer, elle les aurait tués en brousse. Nous sommes dans un État de droit. Il n’y a rien qui prouve aujourd’hui&nbsp;<strong><a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200420-membres-boko-haram-morts-prison-tchad-version-officielle-convainc-pas" rel="noreferrer noopener">qu’il y a eu suicide collectif&nbsp;</a></strong>ou assassinats&#8230; Je répondrai à cette question lorsque nos enquêtes prendront fin</em>&nbsp;», estime Djidda Oumar Mahamat, le président de la CNDH.</p>



<p>Sans remettre en cause les premières conclusions du médecin légiste, l’organe du gouvernement en charge de la protection des droits de l’homme cherche à établir les responsabilités. Selon certaines sources, les conditions de détention des prisonniers seront pointées dans le rapport à venir.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<p><strong>■ La thèse du suicide ne convainc pas</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>On sait que de tradition les membres de Boko Haram ne se suicident pas parce que, eux sont partisans d’un islam beaucoup plus rigoriste que celui qui est pratiqué dans cette zone du lac Tchad. Le seul cas de suicide qu’on connait chez Boko Haram, c’est les opérations kamikazes. L’idéologie de Boko Haram dit à ceux qui partagent les opérations kamikazes qu’ils vont aller au paradis. Deuxième élément, puisque les gens sont décédés dans la prison au Tchad ont été arrêtés sur le terrain, puis transférés à Ndjamena, on ne voit pas dans quelles conditions ils auraient pu accéder à des médicaments alors qu’ils étaient sous bonne garde. Par ailleurs, il y a beaucoup de prisonniers de Boko Haram au Niger, au Tchad, au Cameroun et même au Nigeria, et on n’a pas documenté de cas où ils se seraient donnés la mort. Troisième élément, pour l’instant à notre connaissance, ce ne sont pas vraiment des gens qui sont dans la haute hiérarchie du mouvement, qui ont des secrets à cacher et qui pourraient préférer mourir avec le secret plutôt que de se laisser capturer.</p></blockquote>



<p><strong>Source : Rfi Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Au Tchad, l&#8217;armée est-elle nationale?</title>
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				<pubDate>Fri, 10 Apr 2020 09:49:56 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/w1240-p16x9-2013-01-31T094404Z_339392357_GM1E91V1CN201_RTRMADP_3_MALI-REBELS_0-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-15901" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/w1240-p16x9-2013-01-31T094404Z_339392357_GM1E91V1CN201_RTRMADP_3_MALI-REBELS_0-1024x576.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/w1240-p16x9-2013-01-31T094404Z_339392357_GM1E91V1CN201_RTRMADP_3_MALI-REBELS_0-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/w1240-p16x9-2013-01-31T094404Z_339392357_GM1E91V1CN201_RTRMADP_3_MALI-REBELS_0-768x432.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/w1240-p16x9-2013-01-31T094404Z_339392357_GM1E91V1CN201_RTRMADP_3_MALI-REBELS_0.jpg 1240w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>des soldats tchadiens</figcaption></figure>



<p><strong>Alors que l’armée a annoncé le succès de sa contre-offensive contre les islamistes de Boko Haram, des Tchadiens s’interrogent sur la configuration de leur armée qu’ils qualifient d’ethnique, clanique et inféodé.</strong></p>



<p>Au lendemain de l’attaque terroriste ayant entrainé la mort d’une centaine de soldats tchadiens, &nbsp;la Convention tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH) s’est interrogée sur les causes de cette tragédie.&nbsp;</p>



<p>Selon la CTDDH « les injustices et les discriminations » au sein de l’armée tchadienne seraient à l’origine de ce manque d’efficacité.</p>



<p>A cela s’ajouterait, toujours selon la CTDDH, les nominations de civils proches du chef de l’Etat Idriss à la tête des différents détachements de cette armée&nbsp;et leur promotion au grade de général.</p>



<p>Pour beaucoup de Tchadiens, l’armée de leur pays a une architecture clanique avec une pléthore de généraux. Ceux-ci sont souvent nommés non pas pour leur compétence mais en raison de leur proximité avec le président Idriss Déby Itno.</p>



<p><em>« Tout le&nbsp;monde dit que l’armée est clanique. Le président de la République en est conscient et il prendra certainement en compte ces critiques et d’ailleurs ce sont des critiques qui vont dans le bon sens. On a assisté à la distribution de grades à des personnes qui ne sont pas passées par des académies militaires. Le président, qui est militaire de formation, pourquoi privilégie-t-il beaucoup plus les gens de son camp&nbsp;?&nbsp;&nbsp;400 voire 500 généraux pour une armée de 40.000 ou 50.000 hommes c’est trop. Le président de la République, en tant que militaire de formation, doit pouvoir revoir ça. Et ne pas donner ainsi des grades aux civils pour leur faire plaisir‘ »</em>, affirme l’analyste politique Narcisse Laldjim.</p>



<p>Succès Masra, leader du parti « Les transformateurs », un parti d’opposition partage cette appréhension.</p>



<p><em>« C’est vrai, il y a une inflation du nombre d’officiers supérieurs. Est-ce que c’est la meilleure manière de célébrer l’armée&nbsp;? Je ne le pense pas. Ces centaines de généraux sont à comparer à l’armée camerounaise par exemple qui en compte une vingtaine pour une population deux fois plus importante que la nôtre et avec plus de moyens financiers que la nôtre. Est-ce soutenable, une armée dont la tête est plus grande que le corps ? »,</em>&nbsp;s’interroge l’ancien économiste en chef à la Banque africaine de développement (BAD).</p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/au-tchad-larm%C3%A9e-est-elle-nationale/a-53085566#"><img src="https://www.dw.com/image/16814154_404.jpg" alt="Idriss Déby Itno (au milieu) en compagnie son fils Mahamat Idriss Déby Itno (à droite) et du chef du contingent tchadien au Mali, le général Oumar Bikimo (archives)" width="710" height="399"/></a></figure>



<p>Idriss Déby Itno (au milieu) en compagnie son fils Mahamat Idriss Déby Itno (à droite) et du chef du contingent tchadien au Mali, le général Oumar Bikimo (archives)</p>



<p><strong>Armée nationale</strong></p>



<p>Pour sa part, Jean-Bernard Padaré, Secrétaire général adjoint, Chargé de la communication,  et Porte-parole du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) au pouvoir indique que<em> « le président (Idriss Déby Itnon, ndlr) sait pourquoi il élève x ou y au grade de général. S’il n’avait pas des raisons professionnelles, il n’élèverait jamais ces gens-là. Je répète qu’il s’agit d’une armée nationale et vous savez très bien qu’il y a des communautés qui ne veulent pas aller dans l’armée. Par exemple, la mienne : vous demandez aux jeunes Moundangs d’aller dans l’armée, ils refusent. Ils préfèrent aller étudier, ils ont peur. Alors, si les autres veulent y aller en quoi c’est clanique ? Est-ce que ceux qui sont taxés de clanique dans l’armée défendent seulement leur communauté ? Ils défendent tous les Tchadiens ! S’ils meurent au combat, leurs parents gagnent quoi ? Ces jeunes combattent au nom du Tchad et on doit les encourager. »</em></p>



<p><strong>Des djihadjistes tués</strong></p>



<p>L&rsquo;opération militaire lancée contre la secte islamiste Boko Haram au lac Tchad a coûté la vie à « 52 militaires tchadiens », selon le porte-parole de l&rsquo;armée tchadienne, &nbsp;le colonel Azem Bermendoa Agouna, affirmant qu&rsquo;un millier de jihadistes ont été tués.</p>



<p>Déployée le 31 mars, l&rsquo;armée tchadienne a achevé son opération mercredi (08.04), sous le commandement du président Idriss Déby Itno, qui voulait venger la centaine de militaires tués dans une attaque de Boko Haram le 21 mars sur la presqu&rsquo;île de Bohoma, la pire défaite subie en une journée par son armée.</p>



<p>Au-delà de ses frontières, l&rsquo;armée tchadienne a poursuivi Boko Haram « en profondeur sur le territoire du Niger et du Nigéria, en attendant que leurs troupes prennent le relais » dans cette région frontalière, a assuré le porte-parole.</p>



<p>« Le Tchad est seul à supporter tout le poids de la guerre contre Boko Haram », s&rsquo;est plaint le président Idriss Déby Itno, le week-end dernier.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Tchad est «seul» face à Boko Haram, se plaint le président Idriss Déby</title>
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				<pubDate>Sun, 05 Apr 2020 20:03:55 +0000</pubDate>
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<p><strong>Au Tchad, le président Idriss Déby annonce que Boko Haram a été chassé du territoire. Le chef de l’Etat tchadien qui s’est rendu sur le théâtre des opérations, a indiqué que toute la partie tchadienne du Lac Tchad où se trouvaient des éléments de Boko Haram a été nettoyée dans le cadre de l’opération « Colère de Bohoma  » lancée, après la mort de plus de 90 soldats tchadiens suite à une attaque de Boko Haram.</strong></p>



<p>«&nbsp;<em>Le Tchad est seul</em>&nbsp;» et Idriss Déby s&rsquo;en plaint. Face à Boko Haram, le président tchadien affirme que ses voisins manquent d&rsquo;engagement alors que son armée a obtenu, elle, des résultats.</p>



<p>«&nbsp;<em>Il n’y a pas un seul Boko Haram aujourd’hui au Tchad. Deux postes de commandement essentiels dans le lac Tchad ont donc été repris par nos forces et elles ont détruit sérieusement&nbsp; Boko Haram. Le peu qui reste sont soit rentrés au Niger, soit au Nigeria, soit au Cameroun. C’est fini pour ce qui concerne notre pays et il n’y a donc plus de terroristes maintenant</em>&nbsp;», assure-t-il avant d’ajouter que les forces tchadiennes «&nbsp;<em>sont maintenant à l’intérieur des pays voisins et nous leur apportons notre appui. Malheureusement, depuis notre engagement jusqu’à aujourd’hui, le constat qu’on peut faire est que le Tchad est seul à supporter tout le poids de la guerre de Boko Haram</em>&nbsp;».</p>



<p><strong>Une information crédible</strong></p>



<p>Joint par RFI, Seidik Abba, spécialiste de la région du Lac Tchad, considère qu’au vu des importants moyens déployés, l&rsquo;armée tchadienne a, selon lui, avancé sans grande résistance, quand une partie des combattants de Boko Haram auraient pris la fuite.</p>



<p>«&nbsp;<em>Boko Haram s’était réfugié dans une partie lagunaire du lac qui était difficile d’accès et qui était un peu sous-administrée. Mais depuis le lancement de l’opération « colère de Bohoma</em>,&nbsp;<em>le Tchad a visiblement pris le dessus et réussi à récupérer les deux principales bases de Boko Haram, là où il y a le commandement général et là où se trouve apparemment le quartier militaire d’où Boko Haram partait faire des attaques. D’après les informations qui remontent, un des commandants opérationnels a été capturé par les forces tchadiennes</em>&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;<em>Même si Boko Haram a été chassé de la partie tchadienne du lac Tchad, le mouvement reste encore actif dans la forêt de Sambisa. On sait aussi que certains éléments ont réussi à s’enfuir principalement vers le Niger, le Nigeria et le Cameroun, sans doute</em>&nbsp;».</p>



<p>Le spécialiste de la région du lac Tchad, Seidik Abba  estime aussi que les pays frontaliers doivent s&rsquo;engager à leur tour dans le cadre de la force mixte multinationale (FMM) qui comprend le Tchad, le Nigeria, le Niger et le Cameroun.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en Ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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