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	<title>Blanchiment d argent &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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		<title>Blanchiment d’argent : l’Ouganda menacé de sanctions</title>
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				<pubDate>Fri, 21 Jan 2022 16:28:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’Ouganda risque d’être placé sur la liste noire du Groupe d’action financière (GAFI). En matière de lutte contre le blanchiment d’argent, l’Ouganda doit faire des efforts. Il figure sur la liste des pays qui présentent des lacunes importantes dans ce domaine, révèle le Directeur exécutif de la Finance Intelligence Authority, Sydney Asubo. «&#160;L’Ouganda a été...]]></description>
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<p><strong>L’Ouganda risque d’être placé sur la liste noire du Groupe d’action financière (GAFI).</strong></p>



<p>En matière de lutte contre le blanchiment d’argent, l’Ouganda doit faire des efforts. Il figure sur la liste des pays qui présentent des lacunes importantes dans ce domaine, révèle le Directeur exécutif de la Finance Intelligence Authority, Sydney Asubo.</p>



<p>«&nbsp;<em>L’Ouganda a été placé sur la liste grise en 2020. Cela signifie que le pays a été identifié mais qu’il s’est engagé auprès du Groupe d’action financière (GAFI) à traiter les problèmes spécifiques dans un délai bien défini</em>&nbsp;», a déclaré M. Asubo, hier jeudi, devant la Commission des finances.</p>



<p>Il a ajouté que le GAFI a écrit au ministre ougandais des Finances qui lui a répondu en s’engageant à résoudre les problèmes identifiés d’ici janvier 2022, mais que cet engagement a ensuite été repoussé à mai 2022 en raison de l’impact de Covid-19.</p>



<p><em>« Malheureusement, un certain nombre de problèmes restent en suspens. Le GAFI est donc préoccupé et a écrit que si ces problèmes ne sont pas résolus, le pays sera placé sur la liste noire</em>&nbsp;», a-t-il averti.</p>



<p>Selon M. Asubo, les conséquences sont terribles car le fait d’être sur la liste grise signifie que le monde entier est conscient du fait que le pays a des difficultés à lutter contre le blanchiment d’argent.</p>



<p>«&nbsp;<em>Certaines personnes ont déjà commencé à en ressentir l’impact, en particulier les transactions internationales qui devaient prendre un jour ou deux, prennent maintenant une semaine ou deux. Ce processus d’examen va au-delà de l’examen normal</em>&nbsp;», a précisé le Directeur exécutif de la Finance Intelligence Authority, Sydney Asubo, soulignant que l’Ouganda a été jugé largement en conformité avec cinq des 40 recommandations du GAFI.</p>



<p>Il a indiqué qu’au cours de l’exercice 2020/2021, l’Autorité a reçu et analysé 2.419 Déclarations de transactions suspectes (DTS).</p>



<p>«&nbsp;<em>Sur les 2.419 DTS reçues et analysées, 76 rapports de renseignement ont été générés et diffusés à divers organismes d’application de la loi pour des enquêtes supplémentaires</em>&nbsp;», a expliqué Asubo.</p>



<p>Il a exhorté les législateurs ougandais à allouer 12,2 milliards de shillings pour répondre aux priorités non financées, qui comprennent le personnel, les technologies de l’information et de la communication et la sensibilisation du public, entre autres, pour permettre à l’Autorité de mener à bien son mandat.</p>



<p><strong>Source: APA News/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Tunisie, l’arrestation de Nabil Karoui ajoute au climat politique tendu</title>
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				<pubDate>Fri, 25 Dec 2020 15:25:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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				<description><![CDATA[L’ex-candidat à l’élection présidentielle, leader du parti Qalb Tounes et membre de la coalition au pouvoir, est soupçonné de blanchiment d’argent. Le magnat de la télévision Nabil Karoui, fondateur de la chaîne Nessma TV, l’une des plus suivies en Tunisie, a été arrêté, jeudi 24 décembre, dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent qui lui avait déjà...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/nabil-karouiiiiiiiiiii.jpg" alt="" class="wp-image-8920" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/nabil-karouiiiiiiiiiii.jpg 960w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/nabil-karouiiiiiiiiiii-300x193.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/nabil-karouiiiiiiiiiii-768x494.jpg 768w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p><strong>L’ex-candidat à l’élection présidentielle, leader du parti Qalb Tounes et membre de la coalition au pouvoir, est soupçonné de blanchiment d’argent</strong>.</p>



<p>Le magnat de la télévision Nabil Karoui, fondateur de la chaîne Nessma TV, l’une des plus suivies en <a href="https://www.lemonde.fr/tunisie/">Tunisie</a>, a été arrêté, jeudi 24 décembre, dans le cadre d’une affaire de blanchiment d’argent qui lui avait déjà valu une première arrestation en 2019. Son parti Qalb Tounes (« Au cœur de la Tunisie »), qui a dit <em>« sa confiance en la justice »,</em> a rappelé que <em>« cette arrestation n’est pas une condamnation, car il bénéficie toujours de la présomption d’innocence »,</em> appelant les partisans <em>« au calme et à la retenue ».</em></p>



<p>Qalb Tounes est le troisième parti représenté au Parlement et soutient la coalition gouvernementale dirigée par le technocrate Hichem Mechichi. Nabil Karoui, quant à lui, avait créé la surprise en se qualifiant au second tour du scrutin présidentiel d’octobre&nbsp;2019 après être sorti de prison, où il avait passé sept semaines au titre d’une détention préventive dans le cadre de la même affaire. Ce nouveau rebondissement survient dans climat déjà très lourd en Tunisie, marqué par une paralysie politique sur fond de récession économique et de tensions sociales.</p>



<h4>Paradis fiscaux</h4>



<p>L’association I-Watch, ONG qui lutte contre la corruption, est à l’origine de l’affaire. Son président, Achref Aouadi, a rappelé sur son compte Facebook qu’il s’attendait à cette arrestation<em>,</em>&nbsp;précisant que&nbsp;<em>«&nbsp;Nabil Karoui devait s’y attendre&nbsp;»</em>&nbsp;après que ce dernier eut pris connaissance des résultats de l’expertise demandée par le juge d’instruction du pôle judiciaire et financier sur les soupçons de blanchiment d’argent. A ses yeux, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle Nabil Karoui avait&nbsp;<em>«&nbsp;fait glisser une disposition dans la loi de finances complémentaire pour l’année 2020, censée créer une commission ad hoc au sein du ministère des finances pour gérer les litiges fiscaux&nbsp;».</em>&nbsp;Cette mesure – baptisée&nbsp;<em>«&nbsp;l’article Karoui&nbsp;»</em>&nbsp;par l’opposition – avait finalement été censurée par l’instance de contrôle de constitutionnalité des projets de loi.</p>



<p>L’affaire Karoui suit un rythme ordinaire, selon le président de l’ONG. <em>« Les résultats de l’expertise en cours depuis l’été 2019 étaient attendus en décembre 2020, comme mentionné par les experts »</em> qu’il a rencontrés en août. Les représentants de l’association avaient été auditionnés dès 2017. Quant à Nabil Karoui, sa première audition a eu lieu en 2018. Le gros de l’investigation a été mené par l’ONG, qui a révélé un réseau d’entreprises dans différents pays, notamment en France et dans des paradis fiscaux comme le Luxembourg ou les Emirats arabes unis. Selon le porte-parole du tribunal de Tunis, Mohsen Daly, <em>«</em> <em>c’est à la discrétion du juge d’instruction que l’arrestation a été décidée : il doit avoir eu assez d’éléments lui permettant d’estimer qu’une détention préventive était la bonne décision, des éléments qu’il est le seul à avoir ».</em></p>



<p>C’est la deuxième fois que Nabil Karoui est arrêté à titre préventif dans le cadre de cette affaire. Durant l’été 2019, alors qu’il menait sa campagne pour la présidentielle, il s’était vu interdire de voyage et ses avoirs avaient été gelés, avant d’être visé par un mandat d’amener. Il avait alors dénoncé un acharnement du chef du gouvernement de l’époque, Youssef Chahed, lui aussi candidat à l’élection présidentielle. Certaines chancelleries et organisations occidentales avaient exprimé leur émoi de voir un candidat en prison en pleine campagne électorale. La mission d’observation de l’Union européenne (UE) avait même appelé à sa libération&nbsp;<em>«&nbsp;pour garantir l’égalité des chances&nbsp;»</em>&nbsp;entre les deux finalistes du scrutin, Nabil Karoui et Kaïs Saïed. Cette vague de solidarité internationale avait provoqué une incompréhension au sein de l’Association des magistrats tunisiens, qui avait dénoncé une pression sur la justice.</p>



<h4>Justice en ébullition</h4>



<p>Cette nouvelle arrestation intervient dans un contexte d’instabilité en Tunisie. La coalition au pouvoir peine à faire adopter le budget 2021 et les rumeurs d’un remaniement se font de plus en plus pressantes. La tension s’est aussi exacerbée au sein du Parlement entre les élus de la majorité et l’opposition. Le gouvernement de Hichem Mechichi est de plus en plus critiqué, y compris par ceux qui ont voté pour lui, notamment Qalb Tounes et le parti islamo-conservateur Ennahda. Partis politiques, syndicats et société civile réclament l’ouverture d’un «<em>&nbsp;dialogue national&nbsp;»,</em>&nbsp;mais Kais Saïed, le chef de l’Etat, continue de répéter que si dialogue il y a,&nbsp;<em>«&nbsp;les corrompus n’y seront pas conviés&nbsp;»</em>&nbsp;– sans jamais nommer Nabil Karoui ou Qalb Tounes, que tous les observateurs identifient comme les premiers concernés par cette potentielle exclusion.</p>



<p>Au-delà de la sphère politique, la justice est elle aussi en ébullition. Les récents échanges entre deux hauts magistrats, Taieb Rached, le premier président de la Cour de cassation, et Béchir Akremi, ex-procureur de la République de Tunis réputé proche d’Ennahda, ont ému la société civile. Le premier vient de voir son immunité levée dans le cadre d’une enquête pour corruption économique. Quant au second, il doit répondre des accusations de corruption politique et d’obstruction à la justice émises par son confrère. Pendant ce temps, les magistrats ont mené la grève la plus longue de l’histoire du pays, qui a finalement été levée cette semaine à la suite d’un accord entre le gouvernement et les différentes organisations professionnelles.</p>



<p>Au-delà de ses affaires fiscales, Nabil Karoui a été récemment pointé du doigt dans un rapport de la Cour des comptes, chargée du contrôle des comptes de campagne. Les juges financiers ont établi l’existence d’un financement étranger consistant en un contrat de lobbying payé par un compte bancaire non déclaré, au nom de son épouse à Dubaï – une entorse à la loi passible de prison, d’amende et d’inéligibilité, selon la législation tunisienne. Sans compter l’instrumentalisation de Nessma TV et d’une association dans un but politique. Une enquête avait été ouverte en octobre 2019. Pourtant, selon Mohsen Daly, les rapports de l’enquête préliminaire n’ont été transmis au pôle économique et financier que fin octobre 2020.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Blanchiment d’argent : la liste noire de l’UE, double peine pour l’Afrique</title>
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				<pubDate>Mon, 15 Jun 2020 15:11:55 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La liste noire de l&#8217;Union européenne s&#8217;attaque paradoxalement à des pays parmi les plus avancés du continent, au risque de les déstabiliser&#8230; Décryptage avec Régis Fagbemi, consultant en économie et finance, formateur à l&#8217;EEP d&#8217;Orléans et chargé de cours de finance au CNAM. Relativement épargnée par le coronavirus sur le plan sanitaire, l&#8217;Afrique ne le...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/aeroport-harare-zimbabwe.jpg" alt="" class="wp-image-17308" width="727" height="364" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/aeroport-harare-zimbabwe.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/aeroport-harare-zimbabwe-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 727px) 100vw, 727px" /><figcaption> Le Zimbabwe vient de se voir ajouté à la liste de pays déjà blacklistés en févier 2019 par l&rsquo;Union européenne. (Crédits : DR.) </figcaption></figure>



<p> <strong>La liste noire de l&rsquo;Union européenne s&rsquo;attaque paradoxalement à des pays parmi les plus avancés du continent, au risque de les déstabiliser&#8230; Décryptage avec Régis Fagbemi, consultant en économie et finance, formateur à l&rsquo;EEP d&rsquo;Orléans et chargé de cours de finance au CNAM.</strong></p>



<p>Relativement épargnée par le coronavirus sur le plan sanitaire, l&rsquo;Afrique ne le sera pas sur le plan économique. Dépendant du secteur informel autant que des transferts d&rsquo;argent de sa diaspora, le continent, en partie privé de ces deux ressources, s&rsquo;apprête à connaître une crise sans précédent. Si la Banque mondiale voit dans la coopération pour aider l&rsquo;Afrique un «&nbsp;impératif moral&nbsp;» de «&nbsp;l&rsquo;intérêt de tous&nbsp;», l&rsquo;Union européenne vient pourtant de lui infliger une difficulté supplémentaire, en publiant une liste noire des pays considérés comme «&nbsp;à haut risque&nbsp;» en matière de blanchiment d&rsquo;argent comprenant cinq pays africains. A ce timing malheureux s&rsquo;ajoute le sentiment d&rsquo;une certaine lâcheté de Bruxelles, sa liste étant essentiellement composée de pays en développement, de peu de poids sur la scène internationale.</p>



<h4><strong>L&rsquo;Afrique, durement frappée par la crise économique</strong></h4>



<p>«&nbsp;Le pire est à venir&nbsp;». Voici&nbsp;<a href="https://blogs.worldbank.org/fr/voices/crise-du-coronavirus-pour-les-pays-les-plus-pauvres-le-pire-est-venir">la sombre prédiction de Mari Elka Pangestu</a>, directrice générale de la Banque mondiale pour les politiques de développement et les partenariats, à propos des pays les plus pauvres. S&rsquo;ils ont été relativement épargnés par la pandémie elle-même, ils seront en revanche très durement frappés par la crise économique à venir. La faute à une économie moins résiliente et largement tributaire des échanges commerciaux internationaux.</p>



<p>L&rsquo;Afrique est particulièrement exposée en raison du poids du secteur informel dans son économie, représentant jusqu&rsquo;aux trois quarts des emplois dans les capitales d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Une structure économique s&rsquo;acclimatant mal aux mesures de distanciation sociale, mettant à l&rsquo;arrêt l&rsquo;activité des millions de vendeurs de rue, manutentionnaires ou petits artisans qui peuplent les mégapoles du continent. A défaut de mécanismes de protection sociale ou de stabilisation des revenus, ces travailleurs se voient dans l&rsquo;impossibilité d&rsquo;assurer leur subsistance au quotidien.</p>



<p>La crise impacte également les finances de la diaspora dont les transferts d&rsquo;argent «&nbsp;<em>représentaient, en 2019, un volume global de près de 550 milliards de dollars&nbsp;à l&rsquo;échelle de l&rsquo;ensemble du monde en développement&nbsp;</em>»,&nbsp;<a href="https://theconversation.com/covid-19-double-peine-economique-en-vue-pour-les-pays-en-developpement-136480">rappelle Flore Gubert</a>, directrice de recherche au sein de l&rsquo;Institut de recherche pour le développement (IRD). Une manne menacée par le Coronavirus, la majorité des membres de cette diaspora occupant des emplois peu qualifiés, dans des secteurs (les services à la personne, la restauration, le nettoyage, le tourisme, la construction, etc.) à l&rsquo;arrêt durant plusieurs mois.</p>



<p>Face à ces difficultés, la Banque mondiale recommande la solidarité, ceci pour la simple raison que «<em>&nbsp;les pays qui restent intégrés dans l&rsquo;économie mondiale seront les mieux placés pour faire face efficacement à la crise et se relever plus rapidement</em>&nbsp;». A contre-courant de ces recommandations, l&rsquo;Union européenne vient pourtant d&rsquo;aggraver les difficultés de cinq pays africains &#8211; le Botswana, le Ghana, l&rsquo;île Maurice, le Zimbabwe et l&rsquo;Ouganda -, en les inscrivant sur une&nbsp;<em>black list</em>&nbsp;des pays «&nbsp;à risque&nbsp;» en matière de blanchiment d&rsquo;argent.</p>



<h4><strong>L&rsquo;Union européenne applique la double peine</strong></h4>



<p>Concrètement, cette mise à l&rsquo;index devrait compliquer leur accès aux capitaux internationaux, les banques et autres institutions financières européennes étant tenues de contrôler de plus près leurs opérations dans ces pays. Elles seront donc incitées à se tourner vers d&rsquo;autres pays n&rsquo;imposant pas ces contraintes de «&nbsp;compliance&nbsp;» supplémentaires. Ceci au moment où ces pays ont plus que jamais besoin de ces financements.</p>



<p>C&rsquo;est particulièrement vrai pour le Zimbabwe, au bord de l&rsquo;effondrement économique. Dans un courrier envoyé au Fonds monétaire international et à la Banque mondiale, Mthuli Ncube, ministre des Finances du pays, écrit que «<em>&nbsp;l&rsquo;économie du Zimbabwe pourrait se contracter de 15 % à 20 % en 2020, avec des conséquences sociales graves</em>&nbsp;», alors que la moitié de la population souffre déjà d&rsquo;insécurité alimentaire. Même inquiétude au Ghana, qui a vu ses prévisions de croissance passer de 4 % à 2 % en raison de la crise.</p>



<p>La liste noire de l&rsquo;Union européenne s&rsquo;attaque paradoxalement à des pays parmi les plus avancés du continent, au risque de les déstabiliser. Le Ghana, Maurice et le Botswana sont des démocraties régulièrement citées parmi les bons élèves africains, et se distinguent par leurs efforts en matière de bonne gouvernance. Il est d&rsquo;autant plus surprenant que l&rsquo;Union européenne ait choisi un moment aussi peu opportun pour les sanctionner sévèrement, sans leur laisser le temps de corriger leurs insuffisances ou même de se défendre. Bruxelles prend une fois de plus le risque d&rsquo;être accusée de manquer de solidarité et de clairvoyance politique.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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