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	<title>berlin &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>L’opposition conteste l’accord sur le génocide en Namibie</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Sep 2021 19:01:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[génocide des Hereros]]></category>
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				<description><![CDATA[Mardi (21.09.2021) au moins 400 personnes, principalement des militants de l’opposition qui appartiennent aux ethnies Herrero et Nama, s&#8217;étaient rassemblées à Windhoek pour dénoncer l&#8217;accord passé entre leur gouvernement et l&#8217;ancienne puissance coloniale.  Un accord qui était en discussion au Parlement avant son adoption par la Namibie. Après des années de pourparlers, les Allemands et les Namibiens...]]></description>
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<p><strong>Mardi (21.09.2021) au moins 400 personnes, principalement des militants de l’opposition qui appartiennent aux ethnies Herrero et Nama, s&rsquo;étaient rassemblées à Windhoek pour </strong><a href="https://www.dw.com/fr/en-namibie-lopposition-fustige-laccord-sur-le-g%C3%A9nocide-des-herero-et-nama/a-57832750"><strong>dénoncer l&rsquo;accord passé</strong></a><strong> entre leur gouvernement et l&rsquo;ancienne puissance coloniale. </strong></p>



<p>Un accord qui était en discussion au Parlement avant son adoption par la Namibie.</p>



<p>Après des années de pourparlers, les Allemands et les Namibiens se sont entendus en mai 2021 sur une déclaration politique qui, outre&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/allemagne-namibie-hereros-namas-genocide-berlin-reparations/a-57697515">un aveu de culpabilité allemand</a>, comprend également l’engagement de Berlin de financer des projets de développement à hauteur d’environ 1,1 milliard d&rsquo;euros au cours des 30 prochaines années.&nbsp;</p>



<h4>La Covid-19 a retardé l&rsquo;accord</h4>



<p>C’est un premier pas vers la réconciliation qui est toutefois jugé insuffisant par des militants de la cause des deux ethnies.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="https://www.dw.com/fr/lopposition-conteste-laccord-sur-le-g%C3%A9nocide-en-namibie/a-59265998#"><img src="https://static.dw.com/image/35989379_404.jpg" alt="Des survivants du génocide contre les Hereros : leurs descendants demandent réparation. Image/Archives"/></a><figcaption> Des survivants du génocide contre les Hereros : leurs descendants demandent réparation. Image/Archives </figcaption></figure></div>



<p>Après l&rsquo;adoption prévue du document par le parlement namibien, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, devait se rendre à Windhoek cet été pour la signature de l’accord avec le gouvernement de l&rsquo;Etat d&rsquo;Afrique australe.&nbsp;</p>



<p>Une visite du président fédéral Frank-Walter Steinmeier était aussi prévue. Celui-ci voulait s&rsquo;excuser pour les crimes commis par les troupes allemandes pendant la période coloniale.&nbsp;</p>



<p>Mais tout ne s’est pas passé comme prévu. La cause : la Covid-19. Au cours des derniers mois, la Namibie a connu une troisième vague pandémique avec près de 2.500 personnes infectées chaque jour.</p>



<p>Le président Hage Gottfried Geingob, 80 ans, a également été infecté, tandis que le chef de la délégation des négociateurs namibiens, Zed Ngavirue, 88 ans, a succombé au virus.</p>



<p>Malgré le retard, l&rsquo;Assemblée nationale de Namibie devrait approuver l&rsquo;accord même si les discussions au Parlement ont été suspendues hier mardi avant leur reprise ce mercredi.</p>



<h4>Réparation insuffisante&nbsp;</h4>



<p>Au parlement, l’Organisation populaire du Sud-Ouest africain (Swapo), qui est soutenue par la majorité Ovambo, détient une majorité des deux tiers. En revanche,&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/lallemagne-rend-%C3%A0-la-namibie-des-ossements-des-h%C3%A9r%C3%A9ros-et-namas/a-45265797">les Herero et Nama</a>&nbsp;appartiennent pour la plupart aux partis d&rsquo;opposition. Ils rejettent ainsi fermement l&rsquo;accord.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter"><a href="https://www.dw.com/fr/lopposition-conteste-laccord-sur-le-g%C3%A9nocide-en-namibie/a-59265998#"><img src="https://static.dw.com/image/57731187_404.jpg" alt="Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, devait se rendre à Windhoek cet été pour la signature de l’accord."/></a><figcaption> Le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, devait se rendre à Windhoek cet été pour la signature de l’accord. </figcaption></figure></div>



<p>Pour ceux-ci, au lieu de l&rsquo;aide au développement élargie à tout le pays, ils exigent des indemnisations beaucoup plus importantes qui devraient en premier lieu aller aux descendants des véritables victimes.&nbsp;</p>



<p>« Dites non au faux accord sur le génocide », « le sang de nos ancêtres n&rsquo;a pas été versé en vain » ou encore « une réparation adéquate maintenant », pouvait-on lire sur certaines des pancartes brandies hier mardi (21.09.2021) par les manifestants devant le Parlement.&nbsp;</p>



<p>De son côté, le ministre de la Défense, Frans Kapofi, devant les députés, a qualifié l&rsquo;accord de « réussite” car pour lui, “l&rsquo;Allemagne a accepté sa responsabilité dans le génocide”.</p>



<p>Il a précisé que le gouvernement avait exprimé des inquiétudes quant au montant promis, que Berlin ne veut pas qualifier de réparation mais plutôt de « geste de reconnaissance » des souffrances infligées.&nbsp;</p>



<p>« En fonction des négociations entre les parties, une amélioration des termes des réparations, notamment sur le montant, n&rsquo;est pas exclue », a déclaré le ministre.&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/histoire-coloniale-allemande-en-namibie-10-millions-deurospour-panser-les-plaies/a-54602266">Ces atrocités des colons et de l&rsquo;armée allemande</a> ont empoisonné les relations entre la Namibie et l&rsquo;Allemagne pendant des décennies. </p>



<p><strong>Source:Deutsche Welle Afrique/ Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée<br> </strong></p>
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		<title>L’Afrique australe, base économique de Berlin sur le continent</title>
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				<pubDate>Thu, 06 Feb 2020 12:15:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Angela Merkel entame une courte tournée ce jeudi en Afrique du Sud et en Angola, alors que la région concentre les intérêts économiques allemands continentaux. Angela Merkel est en terrain conquis à Pretoria, où elle vient en visite ce jeudi 6 février. L’Afrique du Sud représente depuis des décennies sa principale base en Afrique. C’est ici...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/cyril-et-rama.jpg" alt="" class="wp-image-14022" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/cyril-et-rama.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/02/cyril-et-rama-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption> La chancelière allemande Angela Merkel et le président sud-africain Cyril Ramaphosa à Pretoria, le 6 février 2020. PHILL MAGAKOE / AFP </figcaption></figure>



<p><strong>Angela Merkel entame une courte tournée ce jeudi en Afrique du Sud et en Angola, alors que la région concentre les intérêts économiques allemands continentaux.</strong></p>



<p>Angela Merkel est en terrain conquis à Pretoria, où elle vient en visite ce jeudi 6 février. L’Afrique du Sud représente depuis des décennies sa principale base en Afrique. C’est ici que se concentrent 600 des 800 entreprises à capitaux allemands installées sur le continent. <em>« L’Afrique équivaut à 2 % de nos exportations, dont 1,2 % vers la seule Afrique du Sud »,</em> précise Frank Aletter, le président de la chambre de commerce allemande à Johannesburg. Le « <em>tournant africain »</em> de l’Allemagne a eu lieu en 2017, lorsqu’elle devient le premier fournisseur européen de l’Afrique. Les exportations de Berlin atteignent cette année-là 25,6 milliards d’euros, devant celles des entreprises françaises (25,5 milliards d’euros).</p>



<p>L’Afrique du Sud est une destination phare. Près des deux tiers des investissements allemands sont concentrés dans la «&nbsp;nation arc-en-ciel&nbsp;», principalement dirigés vers les industries automobile, chimique et pharmaceutique. D’abord car l’économie diversifiée sud-africaine est assez développée pour recevoir les produits haut de gamme de l’industrie allemande. Ensuite&nbsp;<em>«&nbsp;car beaucoup d’entreprises s’installent dans la région de Johannesburg pour pouvoir se tourner vers le reste de la région&nbsp;»,</em>&nbsp;continue Frank Aletter.</p>



<p>C’est le cas des grands constructeurs automobiles allemands qui entretiennent une histoire de longue date avec l’Afrique du Sud. Ils s’y étaient déjà implantés sous le régime de l’apartheid. Les lignes d’assemblages de BMW, Volkswagen et Mercedes-Benz se succèdent dans la province du Cap-Oriental et produisent à elles trois 230&nbsp;000&nbsp;véhicules, dont un quart est destiné à l’exportation dans la région. Le secteur est primordial pour le président Cyril Ramaphosa, qui ne peut se passer de son partenaire allemand.</p>



<h4>L’exception sud-africaine</h4>



<p>Cependant, Pretoria fait figure d’exception. Les entreprises allemandes sont frileuses à l’idée de s’aventurer dans les autres pays de la région. Pour diversifier les investissements, la chancelière Merkel a lancé son initiative «&nbsp;Compact With Africa&nbsp;» en&nbsp;2017, avec l’idée d’accompagner plus d’acteurs à s’installer en Afrique. Le constat est pour l’heure mitigé. Bien que les investissements aient augmenté de 10&nbsp;% en&nbsp;2018, seulement 5&nbsp;% des entreprises allemandes se disent aujourd’hui prêtes à tenter le pari africain.</p>



<p>Pour le directeur de la German African Business Association, Stephan Kannengieser, les ambitions de Berlin ne se traduisent pas dans les actes : <em>« Les autorités doivent en faire plus si elles veulent pousser les Allemands à investir sur le continent. »</em> Les garanties offertes aux entreprises par l’agence allemande de crédit Eules Hermes sont par exemple jugées insuffisantes. <em>« Il est toujours plus risqué de venir investir en Afrique qu’ailleurs</em>, continue M. Kannengieser. <em>Par exemple, si vous exportez une turbine vers un pays africain, la police d’assurance sera de seulement 90 %, contre 98 % si vous exportez vers l’Autriche. »</em> Pas très engageant si l’on y ajoute des contextes politiques parfois instables.</p>



<p>L’Angola, en pleine reconstruction après les années dos Santos, pourrait être l’une des nouvelles cibles des entreprises allemandes à long terme.&nbsp;<em>«&nbsp;Nous sommes encore invisibles à Luanda&nbsp;»</em>, reconnaît Franck Aletter, précisant que seulement quinze entreprises d’outre-Rhin ont des contrats dans le pays. La chancelière est venue accompagnée d’une délégation d’hommes d’affaires, mais les ambitions économiques se heurtent à plusieurs obstacles.&nbsp;<em>«&nbsp;C’est la deuxième économie de la sous-région, mais le pouvoir d’achat est encore trop faible pour les produits allemands&nbsp;»,</em>&nbsp;souligne le président de la chambre de commerce. En outre, l’archi-domination portugaise ne facilite pas la tâche d’éventuels concurrents européens.</p>



<p>Pour l’heure, le déplacement de la chancelière à Luanda est avant tout politique, assure Melanie Mueller, chercheuse à l’Institut allemand des relations Internationales (SWP)&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Elle vient rendre hommage aux efforts du président Lourenço pour lutter contre la corruption et créer un environnement économique stable&nbsp;»</em>. A Pretoria, l’économie fera aussi place à une séquence diplomatique, alors que la chancelière allemande s’apprête à prendre la présidence du conseil de l’Union européenne au mois de juillet, et que son homologue Cyril Ramaphosa assume cette charge à la tête de l’Union africaine pour 2020.&nbsp;<em>«&nbsp;Angela Merkel s’investit de plus en plus dans les affaires du continent, comme le prouve la conférence sur la Libye organisée récemment à Berlin&nbsp;»,</em>&nbsp;explique Melanie Mueller. Le président sud-africain fait lui aussi preuve d’un interventionnisme grandissant dans les négociations sud-soudanaises et le conflit autour des eaux du Nil.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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