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	<title>Benin &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Benin &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Croissance : la remontada économique du Bénin malgré la conjoncture mondiale</title>
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				<pubDate>Fri, 22 Apr 2022 20:10:47 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La croissance économique béninoise s’est établie à 7,2% en 2021, contre 3,8% en 2020 et 1,8% en 2015, soit sa meilleure performance depuis lors, particulièrement portée par le secteur tertiaire. Mais ce pays commercial où la réexportation constitue une activité clé en raison de sa position géographique stratégique, doit poursuivre les efforts afin développer son...]]></description>
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<p> <strong>La croissance économique béninoise s’est établie à 7,2% en 2021, contre 3,8% en 2020 et 1,8% en 2015, soit sa meilleure performance depuis lors, particulièrement portée par le secteur tertiaire. Mais ce pays commercial où la réexportation constitue une activité clé en raison de sa position géographique stratégique, doit poursuivre les efforts afin développer son industrie, à l’heure où les planètes s’alignent pour une production locale massive de biens en Afrique.</strong></p>



<p>Le climat mondial de fragilité économique dû au prolongement de la pandémie l&rsquo;an dernier n&rsquo;a pas eu raison de l&rsquo;économie béninoise. Avec un taux de croissance de 7,2% en 2021, contre 3,8% en 2020 et 1,8% en 2015 selon l&rsquo;Institut national de la statistique et de la démographie (Instad), le Bénin a réalisé sa meilleure performance économique depuis sept ans, retrouvant le niveau de 2013. A l&rsquo;origine de cette « remontada » : le dynamisme du secteur tertiaire (commerce, transport, finance, hôtellerie, restauration &#8230;) qui a contribué à plus de 3,2 points à la croissance du PIB, expliquent les statisticiens dans la note sur les comptes nationaux fraîchement publiée, soulignant l&rsquo;appui financier de l&rsquo;Etat dont ont bénéficié les entreprises du secteur.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.latribune.fr/article_body/1914367/croissance-benin.jpg" alt="Croissance Bénin"/></figure>



<p>En outre, les grands projets d&rsquo;infrastructures et de construction portés notamment par l&rsquo;Etat ont permis au secteur secondaire d&rsquo;améliorer sa valeur ajoutée de 9,1%, contre 5,2% l&rsquo;année précédente et de contribuer à hauteur de 1,5 point à la croissance. Cette donnée est de 1,4 point pour le secteur primaire porté par l&rsquo;agriculture dont la contribution au PIB est passée à 22,8% en 2021, contre 21,8% l&rsquo;année précédente selon l&rsquo;Instad. Évoquant ces résultats sur ses réseaux, le ministre de l&rsquo;Economie et de Finances, Romuald Wadagni, a salué un&nbsp;<em>« niveau de croissance [&#8230;] parmi les plus élevés d&rsquo;Afrique »</em>.</p>



<h2><strong>Avec 52% du PIB, le tertiaire reste la star de l&rsquo;économie</strong></h2>



<p>Étendu sur 114 763 km2 où vivent plus de 13,3 millions d&rsquo;habitants, le Bénin est ce qu&rsquo;on pourrait qualifier de pays commercial, largement axé sur la réexportation. Ici, le secteur tertiaire représente 52% du PIB. Le pays peut en effet compter sur sa position stratégique sur la côte ouest-africaine où le Port Autonome de Cotonou est une véritable porte maritime pour les pays voisins enclavés, le Burkina Faso et le Niger. Toutefois, une part importante du commerce béninois est nourrie grâce à la proximité géographique avec le Nigeria. Techniquement, les flux commerciaux avec la première puissance économique du continent assurent au Bénin environ 40% de ses recettes fiscales.&nbsp;<em>« C&rsquo;est ce statut, je dirais, de hub commercial qui explique la prédominance des activités de logistique, de fret, d&rsquo;assurance, &#8230; au sein de l&rsquo;économie béninoise. Le succès rencontré dans ce type d&rsquo;activité et la concentration des acteurs économiques sont à l&rsquo;origine l&rsquo;accompagnement dont bénéficie le secteur tertiaire de la part des autorités »</em>, explique à&nbsp;<em>LTA</em>&nbsp;Olivier Agboton, économiste et représentant au Bénin du Centre africain de veille en intelligence économique (CAVIE).</p>



<h2><strong>Agriculture et industrie, le nécessaire changement de cap</strong></h2>



<p>Pendant longtemps en effet, les regards se sont focalisés sur ce maillon fort de l&rsquo;économie, occultant quasiment les autres secteurs. L&rsquo;agriculture à titre d&rsquo;exemple représente 80% des recettes d&rsquo;exportations, mais les produits agricoles quittent généralement le pays à l&rsquo;état brut. Il s&rsquo;agit principalement du coton, de l&rsquo;huile de palme, la noix de cajou ou encore l&rsquo;ananas.&nbsp; Ces dernières années, le gouvernement a manifesté sa volonté de transformer structurellement l&rsquo;économie non seulement grâce aux réformes, mais aussi en renforçant sa coopération avec certains partenaires. Outre cela, le déploiement du plan national de développement 2018-2025 met l&rsquo;accent sur le potentiel d&rsquo;industrialisation, en particulier l&rsquo;agro-industrie. Ce qui exige l&rsquo;augmentation de la productivité agricole. Une nécessité qui s&rsquo;est une fois de plus renforcée avec la guerre en Ukraine, car le pays achète 100% de son blé à la Russie sous sanctions internationales.</p>



<p><em>« Le Bénin revêt de tous les atouts pour devenir une grande nation agricole. A peine 25% de nos terres arables sont exploitées. Nous avons donc une grande marge pour tripler, voire quadrupler notre production agricole »</em>, affirme Olivier Agboton, tout en argumentant :&nbsp;<em>« Pour ne parler que de l&rsquo;an dernier, nous avons pu avoir -grâce aux mesures prises par le gouvernement- une bonne campagne cotonnière avec une production de 700 000 à 800 000 tonnes, ce qui a fait du Bénin le premier producteur de coton d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Nous avons également eu de bons résultats sur l&rsquo;anacarde et bien d&rsquo;autres. Mais il faut faire plus d&rsquo;efforts et diversifier davantage les cultures non seulement pour que les Béninois deviennent des producteurs agricoles à l&rsquo;instar des Ivoiriens ou des Camerounais, mais aussi les pousser à investir dans l&rsquo;industrie. Les événements auxquels nous avons assisté sur la scène internationale nous obligent à aller dans cette direction »</em>.</p>



<h2><strong>Des plans, non sans défis</strong></h2>



<p>Depuis quelques semaines, le ministère du Commerce et de l&rsquo;Industrie et celui de l&rsquo;Agriculture de l&rsquo;élevage et la prêche travaillent à la création d&rsquo;un Centre technique agro-alimentaire afin de résoudre toutes ces problématiques autour de la productivité agricole et industrielle et permettre au pays de produire conformément aux normes internationales. Alors que la pandémie de Covid-19 et désormais la guerre en Ukraine dépeignent sur les équilibres commerciaux et les chaînes d&rsquo;approvisionnement à travers le monde, la trajectoire industrielle priorisée par l&rsquo;Union africaine (UA) apparaît encore plus comme une urgence. La concrétisation de projets industriels permettrait au Bénin de dégager des niveaux de croissance encore plus importants, d&rsquo;autant qu&rsquo;un marché géant s&rsquo;ouvre au travers de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). Le pays a également matière à tirer parti de quelques projets d&rsquo;envergure sous-régionale comme l&rsquo;autoroute Abidjan-Lagos qui, d&rsquo;un coût de 15,6 milliards de dollars et en partie financé par la Banque africaine de développement (BAD) reliera les principales villes et ports d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest.</p>



<p>Au-delà de la stratégie et la méthode de toutes les parties prenantes, l&rsquo;implémentation de vision béninoise nécessitera de gros moyens financiers. Et le Bénin -dont le niveau de la dette publique est récemment noté B+ avec perspective stable par Fitch Ratings-  pourrait notamment compter sur la bonne presse internationale que lui confèrent ses résultats actuels et la poursuite des réformes.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Terrorisme en Afrique de l&#8217;Ouest: l&#8217;Initiative d&#8217;Accra finalise à Cotonou une opération conjointe</title>
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				<pubDate>Thu, 14 Apr 2022 18:20:42 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La seizième conférence des chefs des services de renseignements des pays membres de l’Initiative d’Accra, mécanisme lancé en septembre 2017 pour mieux coordonner la lutte contre le terrorisme dans la sous-région, s&#8217;est achevée mercredi 13 avril à Cotonou. L&#8217;opération conjointe d’envergure baptisée « Koudanglou renforcée », en préparation depuis quelques mois, a été validée par...]]></description>
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<p><strong>La seizième conférence des chefs des services de renseignements des pays membres de l’Initiative d’Accra, mécanisme lancé en septembre 2017 pour mieux coordonner la lutte contre le terrorisme dans la sous-région, s&rsquo;est achevée mercredi 13 avril à Cotonou. L&rsquo;opération conjointe d’envergure baptisée « Koudanglou renforcée », en préparation depuis quelques mois, a été validée par les ministres de l’Intérieur des pays concernés qui étaient présents. </strong></p>



<p>Admis comme pays observateur avec le Niger, le Mali était absent, certainement à cause des sanctions de la Cédéao. Tous les autres pays membres de l&rsquo;Initiative d&rsquo;Accra, lancée en 2017, étaient représentés : Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d&rsquo;Ivoire, du Ghana et du Togo. Une organisation dont l&rsquo;action consiste à&nbsp;partager des informations, du&nbsp;renseignement,&nbsp;et à&nbsp;des opérations militaires conjointes.</p>



<p>Dans l&rsquo;hôtel où se tenait la réunion, placé sous très bonne garde, les grands noms des services secrets de la sous-région. Les travaux ont été essentiellement consacrés au terrorisme avec une grosse inquiétude, celle de voir les groupes jihadistes sévir dans les pays côtiers.</p>



<p>Le Bénin n&rsquo;y a pas échappé : lundi seulement, alors que&nbsp;se tenait la réunion, une mine artisanale doublée d&rsquo;une embuscade a fauché cinq militaires béninois. Comment faire face ? Se mobiliser, mieux s&rsquo;organiser et riposter ensemble. Des actions communes ont été menées par le passé, il faut les poursuivre et les étoffer, a décidé la réunion.</p>



<p>Une opération conjointe d&rsquo;envergure était en préparation, elle a été validée par les ministres de l&rsquo;Intérieur. Dernière étape, un changement important, l&rsquo;opération ne va pas durer quelques jours seulement, elle sera planifiée sur douze mois. Selon nos informations, sept pays devraient y participer. Les zones frontalières seront les principales zones d&rsquo;opération.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Bénin: une mission diplomatique française à Cotonou pour évoquer les questions sécuritaires</title>
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				<pubDate>Tue, 15 Mar 2022 14:19:04 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Fréderic Bontems, envoyé spécial pour le Sahel au ministère français des Affaires étrangères a séjourné 24 heures à Cotonou. C’est sa première mission au Bénin depuis qu’il occupe ce poste. Avec les nombreuses attaques terroristes enregistrées dans le nord du Bénin, le pays intéresse tous ceux qui travaillent sur le sujet. L’ambassadeur français a rencontré...]]></description>
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<p><strong>Fréderic Bontems, envoyé spécial pour le Sahel au ministère français des Affaires étrangères a séjourné 24 heures à Cotonou. C’est sa première mission au Bénin depuis qu’il occupe ce poste. Avec les nombreuses attaques terroristes enregistrées dans le nord du Bénin, le pays intéresse tous ceux qui travaillent sur le sujet. L’ambassadeur français a rencontré plusieurs personnalités béninoises et les partenaires techniques et financiers.</strong></p>



<p>Le diplomate français est arrivé avec un collaborateur du haut-représentant de la coalition pour le Sahel et est resté 24 heures. Fréderic Bontems et son accompagnateur n’ont pas vu le président Talon, mais ils ont rencontré quatre ministres importants du gouvernement.</p>



<p>L’envoyé spécial du Sahel est venu écouter les Béninois sur des projets de lutte contre la radicalisation. Aucun détail n’a encore été rendu public sur le contenu des projets, leur nature et les objectifs. On apprend que les zones ciblées sont&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/en-bref/20220212-burkina-faso-l-arm%C3%A9e-fran%C3%A7aise-annonce-avoir-tu%C3%A9-40-jihadistes-impliqu%C3%A9s-dans-les-attaques-au-b%C3%A9nin"><strong>celles potentiellement exposées à l’extrémisme</strong></a>.</p>



<p>Il faut travailleur sur le sentiment d’appartenance à la communauté nationale. C’est pourquoi le haut-commissaire en charge de la sédentarisation des éleveurs et le patron de l’agence qui gère les frontières ont été associés. Selon nos sources, le Bénin souhaite et espère un appui financier de ses projets.</p>



<p><strong>Source: RDI Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Bénin : interdit d&#8217;uriner et de jeter les ordures dans la rue</title>
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				<pubDate>Mon, 14 Mar 2022 16:25:14 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Interditiction stricte d’uriner, de déféquer ou de cracher dans la rue mais aussi de déposer des ordures sur la voie publique. Le Bénin est de plus en plus déterminé à sanctionner les sales habitudes et cela à travers une loi sur l’hygiène publique, adoptée à l’Assemblée nationale puis promulguée par le président Patrice Talon.  Place du souvenir, à...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Interditiction stricte d’uriner, de déféquer ou de cracher dans la rue mais aussi de </strong><a href="https://www.dw.com/fr/graines-despoir-c%C3%B4te-divoire-environnement/a-58269261"><strong>déposer des ordures sur la voie publique</strong></a><strong>. Le Bénin est de plus en plus déterminé à sanctionner les sales habitudes et cela à travers une loi sur l’hygiène publique, adoptée à l’Assemblée nationale puis promulguée par le président Patrice Talon. </strong></p>



<p>Place du souvenir, à quelques encablures de l&rsquo;aéroport, en plein cœur de Cotonou, nous avons surpris un conducteur de taxi-moto communément appelé  »Zémidjan » en train d&rsquo;uriner au bord de la voie. Echange surprise avec le conducteur de taxi-moto.</p>



<p>Conducteur : « Mais pourquoi vous me suivez&nbsp;? »</p>



<p>Moi : « Je&nbsp;vous ai surpris tout à l&rsquo;heure en train d&rsquo;uriner »</p>



<p>Conducteur : « Je dois uriner parce que quand l&rsquo;envie me prend, je ne dois demander la permission à qui que ce soit »</p>



<p>Moi : « Mais ici c&rsquo;est une place publique !  »&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Conducteur :  » Non&nbsp;! On a dit place publique mais il n&rsquo;y a pas quelque part où on a mis toilette publique pour que je puisse aller me mettre à l&rsquo;aise là-bas&nbsp;! Mais à vrai dire, est-ce que vous, vous êtes de la police sanitaire ou bien un agent de la police pour me suivre comme cela&nbsp;? « </p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/b%C3%A9nin-interdit-duriner-et-de-jeter-les-ordures-dans-la-rue/a-61117276#"><img src="https://static.dw.com/image/56502818_404.jpg" alt="De nombreuses rues souffrent de l'insalubrité" width="620" height="348"/></a><figcaption> De nombreuses rues souffrent de l&rsquo;insalubrité </figcaption></figure>



<h2>Question environnementale</h2>



<p>À l&rsquo;instar de nombreux citoyens, ce conducteur de taxi-moto ignore encore les nouvelles dispositions en vigueur dans le pays et qui régissent désormais le secteur de l&rsquo;hygiène publique. Et des actes d&rsquo;incivisme de ce genre, les activistes environnementaux, comme Pierre Dossa, y font fréquemment face.</p>



<p>« <em>Les populations, plus précisément les usagers de la route, abandonnent de manière sauvage et dispersée de nombreux déchets, notamment des sachets d&rsquo;eau et de biscuit, des cannettes, des mégots de cigarettes, des plastiques&nbsp;et il y a des riverains qui transforment les trottoirs, la chaussée et les collecteurs d&rsquo;eau en des dépotoirs sauvages</em>« , dénonce l&rsquo;activiste.Désolé, la vidéo n&rsquo;a pas pu se charger.(Code&nbsp;d&rsquo;erreur:&nbsp;101104)<strong>Écouter l&rsquo;audio</strong><strong>02:19</strong></p>



<h2>Une loi saluée</h2>



<p>La nouvelle loi interdit donc d’uriner ou de déféquer aux abords des voies et sur les places publiques. Elle va également sanctionner l’abandon sur les voies et places publiques de tout objet, que ce soient les boîtes de conserve, les objets en matière plastique, les poissons ou les détritus, ou encore les épaves de toutes sortes.</p>



<p>Son article 12 notifie par ailleurs qu’il est interdit de se laver, de laver les ustensiles, le linge, les engins, les véhicules et autres sur les voies et places publiques.</p>



<p>« <em>L&rsquo;objectif de la loi est de préserver et de promouvoir la santé des populations en légiférant en matière d&rsquo;hygiène sur les voies publiques, dans les habitations, les bâtiments publics, dans les installations industrielles et commerciales mais aussi en matière de gestion de l&rsquo;eau et des denrées alimentaires, et puis largement en matière du milieu naturel autrement dit de l&rsquo;environnement</em>« , explique Luc Gnacadja, ancien ministre de l&rsquo;Environnement.</p>



<p><strong>Lire aussi →<a href="https://www.dw.com/fr/b%C3%A9nin-amendes-ou-prison-pour-ceux-qui-urinent-dans-la-rue/a-49698124">Bénin : amendes ou prison pour ceux qui urinent dans la rue</a></strong></p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/b%C3%A9nin-interdit-duriner-et-de-jeter-les-ordures-dans-la-rue/a-61117276#"><img src="https://static.dw.com/image/59769182_404.jpg" alt="Le Président Patrice Talon" width="610" height="343"/></a><figcaption> Le Président Patrice Talon </figcaption></figure>



<p>Tout geste allant à l&rsquo;encontre de cette mesure, est passible de sanctions graves, mais la principale préoccupation réside dans l&rsquo;applicabilité de la loi.</p>



<p>« <em>L&rsquo;exigence qu&rsquo;il y a ici, c&rsquo;est celui non seulement de continuer à informer, de former ceux qui sont chargés d&rsquo;appliquer la loi, de leur donner les moyens de les appliquer effectivement et que les sanctions, qui ne sont pas simples. Il y a des sanctions qui montent jusqu&rsquo;à 5 millions de fCFA et jusqu&rsquo;à trois années d&#8217;emprisonnement puisse être appliquées effectivement, que ces fautes soient sanctionnées avec la dernière rigueur</em>« , dit&nbsp;&nbsp;Luc Gnacadja.</p>



<p>Cette nouvelle mesure largement saluée par les Béninois vient renforcer certaines dispositions de la loi cadre sur l&rsquo;environnement.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong><br></p>
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		<item>
		<title>Œuvres restituées par la France : les Béninois redécouvrent leur trésors à Cotonou</title>
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				<pubDate>Sun, 20 Feb 2022 18:59:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[De nombreux visiteurs sont venus découvrir, dimanche, les 26 trésors restitués au Bénin par la France, et désormais exposés à Cotonou. Ces œuvres avaient été pillées en 1892 par les troupes coloniales françaises au royaume du Dahomey, dans le centre-sud du Bénin actuel. « C&#8217;est une immense fierté, c&#8217;est notre grandeur qui nous a été enlevée et...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>De nombreux visiteurs sont venus découvrir, dimanche, les 26 trésors restitués au Bénin par la France, et désormais exposés à Cotonou. Ces œuvres avaient été pillées en 1892 par les troupes coloniales françaises au royaume du Dahomey, dans le centre-sud du Bénin actuel.</strong></p>



<p>« C&rsquo;est une immense fierté, c&rsquo;est notre grandeur qui nous a été enlevée et que nous retrouvons aujourd&rsquo;hui », dit très ému Abdou Malehossou, venu découvrir pour la première fois&nbsp;les 26 trésors restitués en novembre par la France au Bénin,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20220219-les-26-oeuvres-restitu%C3%A9es-par-la-france-au-b%C3%A9nin-expos%C3%A9es-%C3%A0-cotonou">exposés à partir de dimanche 20 février à Cotonou</a>.</p>



<p>Pour « ce jour historique », ce Béninois de 32 ans est venu avec sa fille de deux ans, voir et « apprendre en famille cette histoire que l&rsquo;on ne connaît pas », celle avant la colonisation, dit-il.</p>



<p>Ces 26 trésors avaient été pillés en 1892 par les troupes coloniales françaises au royaume du Dahomey, dans le centre-sud du&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/b%C3%A9nin/">Bénin</a>&nbsp;actuel, composé alors de plusieurs royaumes.</p>



<p>Toujours détenues 129 ans après par la France, ces œuvres, dont certaines revêtent un caractère sacré,&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/afrique/20211027-restitution-le-mus%C3%A9e-du-quai-branly-fait-ses-adieux-aux-%C5%93uvres-d-art-du-b%C3%A9nin">ont finalement été restituées en novembre dernier au Bénin</a>, après plus de deux ans de négociations entre Paris et Cotonou.</p>



<h2>« C&rsquo;est votre patrimoine »</h2>



<p>Trois salles aux immenses parois peintes en noir, tel un écrin leur donnant un caractère solennel, accueillent les trésors.&nbsp;</p>



<p>Dès leur entrée, les Béninois font face au trône d&rsquo;apparat du roi Ghézo (1797-1818), majestueuse sculpture de bois de près de deux mètres, surmontée d&rsquo;une tablette incurvée.</p>



<p>Étudiants par dizaines, couples venus avec leurs enfants se placent respectueusement en arc de cercle face au trône, avant que l&rsquo;un des médiateurs de l&rsquo;exposition&nbsp;ne les enjoigne à s&rsquo;approcher.&nbsp;</p>



<p>« N&rsquo;ayez pas peur, c&rsquo;est votre patrimoine », leur lance-t-il.&nbsp;</p>



<p>Il n&rsquo;en faut pas plus pour que les visiteurs se l&rsquo;approprient. Certains collent presque leur visage à la vitrine pour scruter ses incroyables motifs afro-brésiliens sculptés dans le bois. D&rsquo;autres s&rsquo;interpellent pour venir se placer de tel ou tel côté et l&rsquo;admirer sous tous ses angles. Tous se prennent en photo avec lui.</p>



<p>Devant chaque vitrine, de la statue mi-homme mi-lion du roi Glèlè aux portes du palais royal, l&rsquo;émotion et surtout la fierté se lisent sur les visages.&nbsp;&nbsp; &nbsp;</p>



<p>« C&rsquo;est un honneur que ces œuvres soient le patrimoine de tous les Béninois, et pas seulement des descendants des rois d&rsquo;Abomey », dit à l&rsquo;AFP Cosme Houegbe Lo Béhanzin, arrière petit-fils du roi Béhanzin, dont la statue mi-homme mi-requin est également exposée.</p>



<p><strong>Source: France 24/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Restitutions : l’Afrique doit prendre l’initiative</title>
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				<pubDate>Thu, 13 Jan 2022 17:49:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La restitution par la France de 26 œuvres au Bénin restera une victoire à la Pyrrhus pour l’Afrique si de nouvelles lois ne sont pas adoptées. Et si les détenteurs des objets restent les maîtres des horloges. En venant assister à&#160;la restitution des 26 œuvres au Bénin,&#160;le président Talon a commencé son intervention par dire...]]></description>
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<p><strong>La restitution par la France de 26 œuvres au Bénin restera une victoire à la Pyrrhus pour l’Afrique si de nouvelles lois ne sont pas adoptées. Et si les détenteurs des objets restent les maîtres des horloge</strong>s.</p>



<p>En venant assister à&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1264930/culture/benin-apres-la-reception-des-26-oeuvres-fierte-et-unite-nationale/">la restitution des 26 œuvres au Bénin,</a>&nbsp;le président Talon a commencé son intervention par dire « merci » à Emmanuel Macron. Merci ? Ou pardon ? Merci pourquoi ? Même si certains peuvent aisément imaginer la réponse, il serait bien de préciser pourquoi on doit dire merci dans de telle circonstances après tant d’années. Merci d’avoir conservé les objets en bon état ? Oui, bien évidemment.</p>



<p>Mais nous aurions aimé qu’il commence plutôt par dire « pardon ». Surtout quand on pense que les 26 œuvres ont fait l’objet d’un choix unilatéral de la France. Le Bénin aurait, à la place, préféré d’autres objets culturels ou cultuels plus chargés symboliquement (tel que le Dieu Gou, par exemple). Donc, pardon aux ancêtres, d’avoir attendu aussi longtemps (130 ans !) pour ramener ces objets sur leurs terres.</p>



<h4>Réveiller nos gouvernants</h4>



<p>Un pardon accompagné d’un coup de clairon pour réveiller les gouvernants africains. Doit-on attendre encore une initiative française pour voir un jour une nouvelle restitution ? Pourquoi les Africains doivent-ils participer à des rituels festifs en grande pompe organisés par le détenteur des objets lors des restitutions ? Pourquoi le détenteur doit-il être le maître des horloges et le maître des cérémonies ? La situation actuelle des 26 œuvres, dans des caissons, au palais de la Marina – même s’il y a des explications rationnelles fournies par les autorités, soulève quelques questions sur le processus.</p>



<p>Les pays africains devraient garder en tête l’enjeu de chaque restitution. Ces œuvres qui manquaient au Bénin manquaient également à toute l’Afrique. Il est illusoire de ne prendre les restitutions qui sont décidées que pour soi. Cette situation issue du bilatéralisme voulu par la France est trompeuse, car elle nous éloigne du fait que tout Africain, quel que soit son pays d’origine, s’est senti Béninois par cette restitution.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>IL FAUT POSER DES ACTES QUI SERVIRONT AUX AUTRES DEMANDEURS AFRICAINS, À LA LIBÉRATION D’AUTRES OBJETS</p></blockquote>



<p>Cette problématique nous oblige par conséquent à garder en perspective deux choses : l’Afrique (le bénéficiaire ultime) et le sort des autres objets restés en exil. Une victoire obtenue sur ce chemin de la restitution serait une victoire à la Pyrrhus si les protagonistes ne posent pas des actes qui serviront également aux autres demandeurs africains et à la libération d’autres objets exilés dans les musées.</p>



<h4>Une loi sur les biens restituables</h4>



<p>Dans mon livre&nbsp;<em>Sur le chemin de la restitution des œuvres aux africains</em>, j’ai exprimé ma préférence pour une solution uniforme et un traitement multilatéral impliquant les Africains et la France dans la recherche d’une solution partagée et sans équivoque. L’éventualité d’une loi-cadre en France signe une démarche qui va dans le bon sens, mais qui reste perfectible.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>S’IL EST ACQUIS QUE CES BIENS PEUVENT ÊTRE RESTITUÉS, POURQUOI ATTENDRE QUE LES AFRICAINS SE PROSTERNENT POUR Y AVOIR DROIT ?</p></blockquote>



<p>Je propose l’adoption d’une loi unique en France qui sortirait tous les biens restituables du patrimoine du détenteur sans pour autant les intégrer dans le patrimoine des États sources. Si elle est adoptée, celle-ci consoliderait la volonté de Paris de mettre fin à cette situation de possession douteuse. Elle permettra de s’affranchir de la dictature des trois « I » (inaliénabilité, insaisissabilité, imprescriptibilité) et leur remplacement par les trois C : compassion, coexistence et coopération.</p>



<p>En complément, je préconise la création d’un CIC (Comité interculturel) composé de conservateurs et artistes africains et français et chargé d’instruire les demandes de restitution et de coopérer sur un travail de documentation autour des objets (origines, fonctions…). On détacherait ainsi les décisions en la matière des agendas diplomatiques. Enfin, je propose avec humilité des moyens de financer de façon autonome tout ce processus…</p>



<h4>Relation infantilisante</h4>



<p>Emmanuel Macron précisait que le Benin a eu le courage de « demander et de redemander ». Le temps est venu pour les deux parties de mettre fin à cette forme de relation infantilisante. S’il est acquis que ces biens doivent être restitués car ils ont été « mal acquis », pourquoi attendre que les Africains se prosternent pour y avoir droit ? Dans ce même élan, nous réfutons l’idée, bien commode, qu’il s’agit là d’un premier pas. On utilise cette expression pour les enfants. Or, ici, nous avons affaire à un vieux continent qui, depuis des lustres, réclame ces objets par la voix, rarement audible,&nbsp; de ses enfants. Des enfants tributaires des humeurs et du bon vouloir des détenteurs actuels de ces objets.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>EN CAS DE CHANGEMENT DE PRÉSIDENCE EN FRANCE, IL N’EST PAS CERTAIN QU’IL Y AURA CONTINUITÉ</p></blockquote>



<p>Sur le chemin de la restitution des objets aux africains, l’initiative doit changer de camp. Car après quatre ans de négociations, force est de constater que nous sommes revenus à la case départ. Le processus n’a concerné que 26 œuvres du Benin et surtout, il doit son existence à la seule volonté personnelle d’Emmanuel Macron. En cas de changement de présidence en France, il n’est pas certain qu’il y aura continuité. « La restitution des 26 œuvres que nous consacrons aujourd’hui n’est qu’une étape », assure le président Talon. Mais pour&nbsp; qu’il en soit ainsi, il faut que les Africains commencent par décroiser les bras. Cela passe inévitablement par une prise de conscience des gouvernants sur l’importance du sujet.</p>



<p>Enfin, la restitution est une opportunité pour construire une nouvelle éthique relationnelle entre la France et les anciennes colonies. Les mentalités doivent évoluer des deux côtés. Il faut sortir de la diplomatie de « l’hirondelle » : on te sort une hirondelle pour te faire croire que le printemps est arrivé ! Le transfert d’objets d’un musée occidental vers un musée du continent ne peut être l’unique issue pour cette problématique. Une fois le droit de propriété reconnu aux Africains, nous aurions une ouverture vers de multiples possibilités d’honorer et de jouir de ces œuvres, tous ensemble. Ne ratons pas ce rendez-vous avec l’universalisme !</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Verdicts Aïvo et Madougou : le ton se durcit entre le Bénin et les États-Unis</title>
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				<pubDate>Mon, 20 Dec 2021 18:29:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Après les condamnations de Joël Aïvo et de Reckya Madougou à des peines de prison ferme, Washington dénonce le « ciblage systématique des figures de l’opposition politique ». Le Bénin rétorque que la justice est libre et transparente sur son territoire. Le communiqué n’y va pas par quatre chemins. Réagissant aux lourdes peines de prison ferme prononcées...]]></description>
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<p><strong>Après les condamnations de Joël Aïvo et de Reckya Madougou à des peines de prison ferme, Washington dénonce le « ciblage systématique des figures de l’opposition politique ». Le Bénin rétorque que la justice est libre et transparente sur son territoire.</strong></p>



<p>Le communiqué n’y va pas par quatre chemins. Réagissant aux lourdes peines de prison ferme prononcées quelques jours plus tôt <a href="https://www.jeuneafrique.com/1277760/politique/benin-lopposant-joel-aivo-condamne-a-dix-ans-de-prison/">contre les opposants Joël Aïvo (dix ans)</a> et Reckya Madougou (20 ans), reconnus coupables de blanchiment d’argent pour l’un et de financement du terrorisme pour l’autre, les États-Unis ont dit leur préoccupation. Exprimant de « graves inquiétudes quant à l’ingérence de la politique dans le système de justice pénale du Bénin », le communiqué du département d’État dénonce un « ciblage systématique des figures de l’opposition politique ».</p>



<p>Une sortie que le gouvernement béninois a peu goûtée. Par la voix de son porte-parole, il a tenu à réaffirmer que la justice était libre et indépendante au Bénin. «&nbsp;Les institutions jouent leur rôle étant entendu que nous sommes dans un régime de séparation des pouvoirs, a répliqué Wilfried Léandre Houngbédji. Tout le reste n’est que conjecture.&nbsp;»</p>



<h4>Tout près de l’incident diplomatique</h4>



<p>Ce n’est pas la première fois que le ton monte entre Porto-Novo et Washington. En avril dernier déjà, quelques semaines après l’arrestation d’Aïvo et de Madougou, le département d’État américain avait fait part de ses inquiétudes, et l’on avait frôlé l’incident diplomatique. Le ministre béninois des Affaires étrangères, Aurélien Agbenonci, ne s’était pas privé d’exprimer son mécontentement à l’ambassadrice américaine à Cotonou. L’affaire n’avait pas connu de suites publiques.</p>



<p>Cette fois-ci, les États-Unis ont décidé de frapper le Bénin au portefeuille. Au lendemain de la publication du communiqué du département d’État, le Millennium Challenge Corporation (MCC) a annoncé la réduction du montant de ses investissements au profit du Bénin. Le conseil d’administration du MCC s’est justifié en mettant en avant « le déclin des principes de gouvernance démocratique » au Bénin. Il ne mentionne pas directement la condamnation des deux opposants, mais le timing laisse peu de place au doute.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE BÉNIN S’EMPLOIE À CONSTRUIRE UNE DÉMOCRATIE RÉSILIENTE. SI TOUT CELA EST PERÇU, POUR CERTAINS, COMME UN DÉCLIN DÉMOCRATIQUE, C’EST LEUR PERCEPTION DES CHOSES</p></blockquote>



<p>Le MCC est un programme d’investissement dont le Bénin bénéficie depuis 2004. Il avait notamment permis, dans une première phase, de renforcer les infrastructures du port de Cotonou et de faciliter l’accès à la justice. Le second volet, signé en 2015, s’accompagnait lui d’une enveloppe de 375 millions de dollars et était orienté vers la production d’énergie électrique.</p>



<p>Au sein de l’exécutif béninois, on dit «&nbsp;prendre acte&nbsp;» de la décision américaine et l’on tente de relativiser. « Le Bénin s’emploie à construire une démocratie résiliente avec des institutions fortes, une justice qui juge autant les soutiens que les opposants au pouvoir, commente Wilfried Léandre Houngbédji. Si tout cela est perçu, pour certains, comme un déclin démocratique, c’est leur perception des choses.&nbsp;»</p>



<h4>Ils ne feront pas appel</h4>



<p>Cette passe d’armes intervient alors que l’on a appris qu’Aïvo et Madougou ne comptaient pas faire appel. Leurs avocats dénoncent une justice « prise en otage ». « Faire appel serait une perte de temps et d’énergie, tacle Me Renaud Agbodjo, l’avocat de Reckya Madougou. Car ce sont les mêmes juges de la même juridiction qui [se prononceront] en appel. »</p>



<p>Joël Aïvo, qui avait jusqu’à ce lundi 20 décembre pour déposer un recours contre sa condamnation, n’a pas expliqué pourquoi il ne poursuivait pas son combat judiciaire. Mais l’un de ses avocats, Me. Nadine Dossou Sakponou, a estimé que l’universitaire avait perdu foi en la justice de son pays. Le choix de Joël Aïvo correspondrait à sa volonté de rester « digne et cohérent ».</p>



<p>Les proches des deux opposants espèrent maintenant que leur sort fera l’objet de tractations politiques et diplomatiques. « Aujourd’hui, seul le chef de l’État détient la clé de la situation, a indiqué Me Renaud Agbodjo. Nous allons concentrer nos efforts sur ce terrain-là. »</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makayya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L’assurance universelle en Afrique, encore du chemin à faire</title>
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				<pubDate>Wed, 15 Dec 2021 15:07:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Au cours de la conférence annuelle de l’organe en charge de la santé de l&#8217;Union africaine (CDC Africa), qui s’est ouvert mardi [14.12.21] et dure jusqu’au 16 décembre prochain, les chercheurs et décideurs discuteront des solutions possibles pour réaliser davantage de progrès pour renforcer les systèmes de santé et l&#8217;innovation scientifique en Afrique. Et l’une...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Au cours de la conférence annuelle de l’organe en charge de la santé de l&rsquo;Union africaine (</strong><a href="https://www.dw.com/fr/le-variant-delta-inqui%C3%A8te-en-afrique/a-58184571"><strong>CDC Africa</strong></a><strong>), qui s’est ouvert mardi [14.12.21] et dure jusqu’au 16 décembre prochain, les chercheurs et décideurs discuteront des solutions possibles pour réaliser davantage de progrès pour renforcer les systèmes de santé et l&rsquo;innovation scientifique en Afrique. Et l’une des pistes, est l’instauration dans les pays, l’assurance maladie pour tous.</strong></p>



<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="https://static.dw.com/image/4612999_404.jpg" alt="Alors que la prise en charge des soins reste inégale sur le continent, certains pays expérimentent le système d’assurance universelle." width="621" height="349"/><figcaption> Alors que la prise en charge des soins reste inégale sur le continent, certains pays expérimentent le système d’assurance universelle. </figcaption></figure>



<p>Dès le début de l&rsquo;année 2019, les chefs d&rsquo;État et de gouvernement des pays de l&rsquo;Union Africaine ont clairement identifié le problème du&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/covid-19-oms-sant%C3%A9-afrique/a-58996349">financement insuffisant de la santé</a>. Le président de la Commission de l&rsquo;UA, Moussa Faki Mahamat, soulignait à l&rsquo;époque les « objectifs ambitieux » pour 2030 :&nbsp;<em>« En finir avec les épidémies et parvenir à des soins de santé complets pour tous »</em>. Près de trois ans plus tard, les écarts sont toujours importants.</p>



<p>L’assurance maladie universelle, telle qu’instaurée il y a deux mois au Togo et actuellement en discussion au Bénin, jouent ici un rôle important. Dans certains autres pays, en revanche, il existe déjà une première expérience avec les assurances-maladies universelles &#8211; par exemple au Ghana.</p>



<h4>L&rsquo;assurance maladie ne couvre pas tout</h4>



<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="https://static.dw.com/image/6520412_404.jpg" alt="Dans beaucoup de pays, l'assurance ne couvre pas toujours tous les frais." width="623" height="350"/><figcaption> Dans beaucoup de pays, l&rsquo;assurance ne couvre pas toujours tous les frais. </figcaption></figure>



<p>Au Ghana l&rsquo;assurance maladie a été introduite en 2003 : tous les citoyens peuvent s&rsquo;inscrire moyennant de faibles cotisations annuelles : les adultes paient actuellement environ 30 cedis ghanéens (soit environ 4,35 euros), les enfants 6 cedis. Avec une carte de santé, ils peuvent accéder aux services de n&rsquo;importe quel établissement participant au programme gouvernemental.</p>



<p>Mais l&rsquo;assurance ne couvre pas toujours tous les frais. Betty Yawson vit à Accra. Elle s&rsquo;est plainte des sommes élevées qu&rsquo;elle a dû payer pour le traitement de sa petite fille &#8211; malgré la carte d&rsquo;assurance qu&rsquo;elle avait présentée elle a encore payé 400 cedis ghanéens (environ 58 euros) pour pouvoir traiter sa fille.</p>



<p><em>«&nbsp;Ce n&rsquo;était qu&rsquo;une petite blessure qui a dû être traitée. Nous payons cher pour l&rsquo;assurance ! Je pense que le service doit être meilleur. »</em>&nbsp;De plus, seuls les médicaments bon marché sont remboursés.</p>



<p>Au Kenya en Afrique de l&rsquo;Est, le gouvernement a essayé différents modèles avant que finalement le président Uhuru Kenyatta ne fasse de l’assurance universelle une priorité politique en 2017, explique Patricia Odero, directrice régionale du Duke Global Health Institute à Nairobi.</p>



<h4>Les pauvres paient eux-mêmes le traitement</h4>



<figure class="wp-block-image is-resized"><a href="https://www.dw.com/fr/lassurance-universelle-en-afrique-encore-du-chemin-%C3%A0-faire/a-60127838#"><img src="https://static.dw.com/image/56566200_404.jpg" alt="Les objectifs ambitieux de l'UA pour 2030 : En finir avec les épidémies et parvenir à des soins de santé complets pour tous." width="624" height="351"/></a><figcaption> Les « objectifs ambitieux » de l&rsquo;UA pour 2030 : « En finir avec les épidémies et parvenir à des soins de santé complets pour tous ». </figcaption></figure>



<p>L&rsquo;accent est désormais mis sur l&rsquo;élargissement des soins :<em>&nbsp;« Notre caisse nationale d&rsquo;assurance et nos assurances maladie privées couvrent une petite partie de la population, qui est souvent constituée de salariés et des personnes ayant volontairement opté pour une assurance maladie privée »</em><strong>,</strong>&nbsp;a précisé Patricia Odero.</p>



<p><em>« Cependant, la majorité de notre population paie elle-même les soins. De nombreuses personnes suivent des traitements, mais ne peuvent pas le payer. Ils n&rsquo;ont pas d&#8217;emploi formel et leurs revenus sont donc irréguliers. Cela rend difficile le développement de produits qui répondent à leurs besoins</em>« , déplore également la chercheuse.</p>



<p>De plus, la pandémie de Covid 19 a eu un fort impact sur l&rsquo;économie, c&rsquo;est pourquoi la priorisation de l&rsquo;assurance maladie prépayée a baissé. Pour y faire face, le gouvernement a annoncé renforcer les soins de santé primaires, et cela est conforme aux propositions de l&rsquo;Organisation mondiale de la santé.</p>



<h4>Le Rwanda &#8211; un pionnier de l&rsquo;assurance</h4>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/le-rwanda-bon-%C3%A9l%C3%A8ve-en-mati%C3%A8re-de-sant%C3%A9-en-afrique/a-50876734">Le Rwanda a longtemps fait figure de pionnier</a>&nbsp;en matière d&rsquo;assurance maladie.&nbsp; Parmi les plus grandes réalisations du système rwandais, citons l&rsquo;assurance maladie communautaire « Mutuelles de Santé », dont bénéficient 88% de la population.</p>



<p>Un grand pas en avant, pense Jean-Olivier Schmidt &#8211; il est expert en santé à la Société allemande pour la coopération internationale (GIZ).</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/lassurance-universelle-en-afrique-encore-du-chemin-%C3%A0-faire/a-60127838#"><img src="https://static.dw.com/image/59505322_404.jpg" alt="Au Rwanda, les autorités font du respect des règles d'hygiène leur priorité face à la Covid-19."/></a></figure>



<p>Au Rwanda, les autorités font du respect des règles d&rsquo;hygiène leur priorité face à la Covid-19.</p>



<p>Depuis une vingtaine d&rsquo;années, le gouvernement rwandais fait d&rsquo;énormes efforts pour mettre en place une assurance maladie pour les pauvres, une assurance pour tous. La GIZ apporte son soutien à ce programme.</p>



<p><em>« Jusqu&rsquo;à il y a quelques années, les Rwandais devaient payer les visites chez le médecin de leur poche. Afin de pouvoir se permettre des interventions coûteuses, comme une césarienne, un accouchement d&rsquo;urgence. Les habitants des campagnes, par exemple les familles d&rsquo;agriculteurs, ont dû vendre leurs bétails. Parce qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas d&rsquo;assurance maladie comme celle que nous connaissons en Allemagne depuis 130 ans ».</em></p>



<h4>Cotisations fixées selon les revenus</h4>



<p>Le système actuel ressemble à ceci : «<em>&nbsp;Chaque citoyen verse une cotisation régulière dans une cagnotte de santé qui est administrée par la communauté. Après la visite chez le médecin ou à l&rsquo;hôpital, les postes de santé facturent les prestations aux assurances communautaires et non, comme auparavant, par paiement direct. »</em></p>



<p>A cette époque, il n&rsquo;y avait pas de personnel qualifié pour ce travail dans les communes, comme il y en avait en Allemagne pour les travailleurs de la sécurité sociale.</p>



<p>La GIZ a formé à des postes de trésorerie au Rwanda pour cette fonction. Les cotisations sont payées par tous les citoyens, mais échelonnées en fonction de la richesse. Pour les plus pauvres, c’est l’Etat qui paye.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Bénin: le procès de l&#8217;opposante Reckya Madougou s&#8217;ouvre devant la Criet</title>
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				<pubDate>Fri, 10 Dec 2021 18:30:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Au Bénin, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) juge ce vendredi l’opposante Reckya Madougou pour « financement du terrorisme ». L’ancienne ministre de la Justice du Bénin et conseillère du président Faure Gnassingbé, candidate recalée à l’élection présidentielle contestée d’avril 2021, a été arrêtée le mercredi 3 mars 2021.  Reckya Madougou est&#160;poursuivie...]]></description>
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<p><strong>Au Bénin, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) juge ce vendredi l’opposante Reckya Madougou pour « financement du terrorisme ». L’ancienne ministre de la Justice du Bénin et conseillère du président Faure Gnassingbé, candidate recalée à l’élection présidentielle contestée d’avril 2021, a été arrêtée le mercredi 3 mars 2021. </strong></p>



<p>Reckya Madougou est&nbsp;<a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211201-b%C3%A9nin-toujours-d%C3%A9tenus-les-opposants-reckya-madougou-et-jo%C3%ABl-aivo-bient%C3%B4t-jug%C3%A9s"><strong>poursuivie pour « financement du terrorisme »</strong></a>, ses cinq co-accusés, dont son neveu,&nbsp;un policier et un colonel à la retraite,&nbsp;sont jugés pour « association de malfaiteurs » ou « actes de terrorisme » ou encore « abus de fonction ».</p>



<p>Pour justifier son arrestation, en mars dernier, Mario Metonou, procureur spécial de la Criet expliquait que l’opposante a financé des opérations «&nbsp;<em>pour semer la terreur et saboter l’élection présidentielle</em>&nbsp;».</p>



<h2>&nbsp;«&nbsp;<em>Le financement venait de Madame Madougou&nbsp;</em>»</h2>



<p>Il ajoute qu’un «&nbsp;<em>colonel a accepté la mission</em>&nbsp;» et que&nbsp;ce dernier a révélé que «&nbsp;<em>le financement venait de Madame Madougou&nbsp;</em>». Des faits qu’elle a toujours niés selon ses conseils.</p>



<p>Avant l&rsquo;ouverture de son procès Reckya Madougou est&nbsp;«&nbsp;<em>calme mais combative</em>&nbsp;» affirme&nbsp;Me Agbodjo&nbsp;qui la voit au moins deux fois par semaine depuis son incarcération. Elle sera défendue par un collège de six avocats dont le Français Antoine Vey.&nbsp;Tous répètent depuis le début que le dossier est «<em>politique et sans preuve</em>&nbsp;».</p>



<p>Le président du parti Les Démocrates, dont Reckya Madougou était la candidate recalée à l&rsquo;élection présidentielle d&rsquo;avril 2021, Éric Houndete estime qu’à ce procès la justice joue son indépendance et sa crédibilité. Le tribunal rendra son verdict vendredi soir ou tôt samedi matin.</p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Bénin: l&#8217;opposant Joël Aïvo face à la justice pour une tentative présumée de coup d&#8217;État</title>
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				<pubDate>Mon, 06 Dec 2021 18:35:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Joël Aïvo et trois accusés sont poursuivis pour complot contre l’autorité de l’État et blanchiment dans la capitale béninoise, Porto-Novo. Les quatre co-accusés ont tous plaidé non coupable devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), ce lundi 6 décembre. Joël Aïvo, chemise blanche aux manches relevées et gilet bleu de...]]></description>
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<p><strong>Joël Aïvo et trois accusés sont poursuivis pour complot contre l’autorité de l’État et blanchiment dans la capitale béninoise, Porto-Novo. Les quatre co-accusés ont tous plaidé non coupable devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), ce lundi 6 décembre.</strong></p>



<p>Joël Aïvo, chemise blanche aux manches relevées et gilet bleu de détenu par-dessus, a plaidé non coupable le premier. D&rsquo;une voix ferme, il a répondu : «<em>&nbsp;Madame la présidente, je ne reconnais pas les faits&nbsp;</em>». Les trois autres co-accusés,&nbsp;deux militaires et le responsable financier de son mouvement&nbsp; Dynamique Aïvo, donnent la même réponse.</p>



<p>La présidente résume ensuite les faits. Elle rapporte des propos tenus par l’opposant, qui aurait annoncé en pleine tournée une alternance certaine à l’occasion d’élection présidentielle. Ensuite, elle parle d’un projet de coup d’État imaginé par un soutien financier du constitutionnaliste, puis elle ajoute qu’une réunion aurait eu lieu dans son bureau.</p>



<h2>Joël Aïvo mis hors de cause par un co-accusé</h2>



<p>Enfin, sur le blanchiment d’argent, les quatre prévenus auraient manipulé des biens d’origine douteuse, selon la présidente.</p>



<p>À la barre, le premier prévenu qui est interrogé – un ancien militaire – reconnaît l’existence d’un tel projet. Mais selon le militaire, il s’agissait plutôt d’un projet pour escroquer son concepteur et pour lui soutirer un peu d’argent. Il n’y a jamais eu de projet réel de coup d’État.</p>



<p>Il met d&rsquo;ailleurs le professeur Aïvo hors de cause. Il dit ne pas le connaître et n’a jamais tenu des réunions avec lui. Cela fait bientôt huit mois que l’opposant&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20210806-b%C3%A9nin-l-opposant-jo%C3%ABl-a%C3%AFvo-reste-en-prison-l-instruction-va-commencer">Joël Aïvo est en détention provisoire</a></strong>. Selon ses avocats, le dossier est vide et il s’agit d’un procès politique.</p>



<p>Selon nos informations, sauf imprévu, l’audience devrait aller à son terme et livrer son verdict ce lundi.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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