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	<title>Banque mondiale &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Banque mondiale &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Mali : la Banque mondiale suspend ses décaissements</title>
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				<pubDate>Thu, 21 Apr 2022 19:59:46 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Dans son courrier, la Banque mondiale exprime toutefois sa disponibilité à aider le Mali dans le cadre des « interventions d’urgence et les projets à caractère social et humanitaire ». La mesure était en vigueur depuis le 15 mars 2022. Elle est désormais actée dans le cadre d’une lettre de l&#8217;institution de Bretton Woods qui...]]></description>
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<p><strong>Dans son courrier, la Banque mondiale exprime toutefois sa disponibilité à aider le Mali dans le cadre des « interventions d’urgence et les projets à caractère social et humanitaire ».</strong></p>



<p>La mesure était en vigueur depuis le 15 mars 2022. Elle est désormais actée dans le cadre d’une lettre de l&rsquo;institution de Bretton Woods qui suspend tous ses décaissements financiers vers le Mali.</p>



<p>«&nbsp;<em>La présente lettre a pour objet de vous informer de cette décision de suspension des décaissements de la Banque mondiale et vous invite à prendre les dispositions nécessaires</em>&nbsp;», souligne le courrier daté du 14 avril 2022 et adressé au ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou.</p>



<p>En conséquence ajoute le document, le gouvernement malien devra «&nbsp;<em>informer les entreprises et autres prestataires, titulaires de marchés dans le cadre de la mise en œuvre de vos Projets et Programmes, de ladite décision et me fournir, au plus tard le 20 avril 2022, l’impact de ladite suspension sur la mise en œuvre des activités de vos Projets et Programmes, notamment en termes de décaissements attendus mais également sur le plan économique et financier.</em>»</p>



<p>La Banque mondiale est le premier partenaire au développement du Mali avec un portefeuille actif de 30 projets dont 20 à caractère national et 10 à caractère régional.</p>



<p>Le taux global de décaissement cumulé du portefeuille était de 41,20% à la date du 31 octobre 2021, soit 452,41 milliards de Fcfa. Le cumul du montant de ses engagements en faveur du Mali au 31 octobre 2021 était de 1,9 milliard de dollars américains soit environ 1.098 milliards de Fcfa.</p>



<p>Dans sa correspondance, le vice-président de la région Afrique de l’Ouest et du Centre de la Banque mondiale, Ousmane Diagna évoque comme raison «&nbsp;<em>l’accumulation des échéances au titre du service de la dette publique extérieure pendant plus de 45 jours</em>&nbsp;».</p>



<p>Le Mali est sous embargo de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l&rsquo;Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour non-respect de la durée de la transition politique après les coups d&rsquo;Etat d&rsquo;août 2020 et mai 2021 perpétrés par des militaires.&nbsp;</p>



<p>Ces deux institutions ont prononcé depuis le mois de janvier 2022 des sanctions économiques et financières contre Bamako, dont le gel de ses avoirs dans les banques centrales des pays de la Cedeao.</p>



<p><strong>Source: APA Nws-/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Madagascar : la Banque mondiale sanctionne Bouygues Bâtiment International</title>
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				<pubDate>Wed, 05 Jan 2022 19:22:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le groupe de la Banque mondiale a annoncé hier la radiation conditionnelle pour 12 mois de la société française Bouygues Bâtiment International, spécialisée dans les projets de construction complexes dans le monde, en rapport avec une pratique collusoire dans le cadre du projet Airports Madagascar. La sanction découle d&#8217;une enquête menée par la vice-présidence de...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>L<strong>e groupe de la Banque mondiale a annoncé hier la radiation conditionnelle pour 12 mois de la société française Bouygues Bâtiment International, spécialisée dans les projets de construction complexes dans le monde, en rapport avec une pratique collusoire dans le cadre du projet Airports Madagascar.</strong></p>



<p>La sanction découle d&rsquo;une enquête menée par la vice-présidence de l&rsquo;intégrité du groupe de la Banque mondiale que dirige Mouhamadou Diagne et souligne les efforts de l&rsquo;institution pour promouvoir des normes d&rsquo;intégrité élevées dans les projets financés par la Société financière internationale (SFI). L&rsquo;affaire a été résolue par des accords de règlement négociés avec les multiples entreprises impliquées.</p>



<h2><strong>Possibilité d&rsquo;une sanction de radiation</strong></h2>



<p>«&nbsp;<em>La sanction de non radiation conditionnelle signifie que Bouygues Bâtiment International et ses filiales sanctionnées &#8211; Entreprise Internationale de Construction (EIC) &#8211; resteront éligibles pour participer à des projets et opérations financés par des institutions du groupe de la Banque mondiale, à condition qu&rsquo;elles respectent leurs obligations dans le cadre de l&rsquo;accord de règlement</em>&nbsp;», explique la Banque mondiale dans un communiqué.</p>



<p>Si le responsable de la conformité à l&rsquo;intégrité du groupe de la Banque mondiale détermine que ces obligations ne sont pas respectées dans une période de 12 mois, la non-radiation conditionnelle sera convertie en une sanction de radiation avec libération conditionnelle et l&rsquo;entreprise et sa société affiliée deviendront alors inéligibles pour participer à des activités financées par le groupe de la Banque mondiale jusqu&rsquo;à ce que les conditions de libération définies dans l&rsquo;accord de règlement soient remplies, insiste les responsables de la Banque mondiale.</p>



<h2><strong>Des réunions «&nbsp;inappropriées&nbsp;» tenues entre février et mai 2015</strong></h2>



<p>Le projet, qui est soutenu par la SFI, prévoit le financement partiel de la conception et du développement des travaux d&rsquo;extension et de rénovation des deux principaux aéroports de Madagascar : l&rsquo;aéroport international d&rsquo;Ivato et l&rsquo;aéroport de Fascene.</p>



<p>Selon les faits de l&rsquo;affaire rapportés par le département de l&rsquo;Intégrité de la Banque mondiale, Bouygues Bâtiment International s&rsquo;est livré à une pratique collusoire en participant à des réunions inappropriées avec des représentants du gouvernement, entre le 4 février 2015 et le 4 mai 2015, lors de l&rsquo;appel d&rsquo;offres pour le contrat de concession de 28 ans pour l&rsquo;exploitation des aéroports.</p>



<p>L&rsquo;accord de règlement prévoit une période de sanction réduite compte tenu de la coopération de l&rsquo;entreprise. Comme condition de libération de la sanction selon les termes de l&rsquo;accord de règlement, Bouygues Bâtiment International s&rsquo;est engagée à adapter son programme de conformité à l&rsquo;intégrité de l&rsquo;entreprise à l&rsquo;échelle du groupe afin de refléter les principes énoncés dans les directives de conformité à l&rsquo;intégrité du groupe de la Banque mondiale. L&rsquo;entreprise française, qui, jusqu&rsquo;à l&rsquo;écriture de ses lignes, n&rsquo;avait toujours pas réagi à la décision de la Banque mondiale, aurait accepté «&nbsp;<em>de mettre en œuvre et de maintenir ce programme dans le cadre de ses activités commerciales futures, y compris à EIC&nbsp;».</em></p>



<p>Pour rappel, le marché de construction et de gestion de l&rsquo;aérogare d&rsquo;Ivato avait été remporté en 2015 par le consortium regroupant Aéroports de Paris (ADP), le fonds Meridiam et les groupes de BTP Bouygues et Colas Madagascar.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>L&#8217;IFC du Groupe de la Banque mondiale s&#8217;associe à un groupe technologique sud-africain pour renforcer l&#8217;infrastructure numérique</title>
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				<pubDate>Mon, 08 Nov 2021 19:23:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La Société financière internationale (IFC) du Groupe de la Banque mondiale s&#8217;est associée à la société sud-africaine Liquid Intelligent Technologies pour étendre la capacité des centres de données et déployer des câbles à fibres optiques sur le continent, ont déclaré les groupes dans un communiqué conjoint le Lundi. Le rapprochement avec Liquid Intelligent Technologies, anciennement...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p>L<strong>a Société financière internationale (IFC) du Groupe de la Banque mondiale s&rsquo;est associée à la société sud-africaine Liquid Intelligent Technologies pour étendre la capacité des centres de données et déployer des câbles à fibres optiques sur le continent, ont déclaré les groupes dans un communiqué conjoint le Lundi.</strong></p>



<p>Le rapprochement avec Liquid Intelligent Technologies, anciennement Liquid Telecom, vise à accroître la connectivité numérique en Afrique et à soutenir l&rsquo;écosystème numérique en pleine croissance de la région, ont déclaré les partenaires.</p>



<p>L&rsquo;investissement dans les centres de données souligne la demande croissante de services cloud, même dans des coins relativement peu développés du continent.</p>



<p>Les géants américains de la technologie tels que Microsoft&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/companies/MSFT.O" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(MSFT.O)</a>&nbsp;et Amazon&nbsp;<a href="https://www.reuters.com/companies/AMZN.O" target="_blank" rel="noreferrer noopener">(AMZN.O)</a>&nbsp;sont déjà en concurrence avec la société de télécommunications chinoise Huawei (HWT.UL) pour mettre en place des centres de données massifs sur le continent alors que la demande de connectivité cloud monte en flèche alors que les entreprises économisent énormément en louant un espace de stockage plutôt que de construire leurs propres serveurs.</p>



<p>Les investissements en capitaux propres et en dette d&rsquo;IFC dans Liquid, qui s&rsquo;élèvent à ce jour à environ 250 millions de dollars, aideront l&rsquo;entreprise à accroître la capacité de ses centres de données à grande échelle en Égypte, au Kenya, au Nigéria et en Afrique du Sud via sa filiale, Africa Data Centres, selon le communiqué. .</p>



<p>« Alors que la population de l&rsquo;Afrique augmente et est de plus en plus urbanisée, la consommation de données devrait augmenter fortement et avec cela vient le besoin d&rsquo;un hébergement de données local sécurisé », ont-ils ajouté.</p>



<p>Les investissements soutiendront également la poursuite du déploiement du réseau à large bande en fibre de Liquid, qui couvre aujourd&rsquo;hui plus de 100 000 kilomètres d&rsquo;Afrique subsaharienne.</p>



<p>Selon la Commission du haut débit pour le développement durable, l&rsquo;Afrique subsaharienne a besoin d&rsquo;environ 100 milliards de dollars d&rsquo;investissements pour atteindre un accès haut débit abordable et de haute qualité d&rsquo;ici 2030. Il faudrait au moins 250 000 kilomètres de nouvelles lignes de fibre pour y parvenir.</p>



<p>Le dernier investissement d&rsquo;IFC dans Liquid fait suite à son investissement dans la société en février 2021 via le placement obligataire de Liquid sur Euronext Dublin, la principale bourse d&rsquo;Irlande.&nbsp;L&rsquo;émission a permis de récolter 620 millions de dollars.</p>



<p>(Cette histoire a été rediffusée pour indiquer clairement qu&rsquo;IFC fait partie du « Groupe de la Banque mondiale » dans le titre et le 1er paragraphe)</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Soudan: le putsch «remet en cause» l&#8217;annulation de la dette par le Club de Paris</title>
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				<pubDate>Sat, 06 Nov 2021 18:54:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le coup d&#8217;État militaire au Soudan « remet en cause » l&#8217;annulation de sa dette par le Club de Paris. C&#8217;est du moins la mise en garde du ministère français des Affaires étrangères, un peu moins de deux semaines après le putsch. Khartoum, dont la charge de la dette extérieure représentait en 2020, 163 % du PIB, pourrait...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le coup d&rsquo;État militaire au Soudan «</strong><em><strong> remet en cause</strong></em><strong> » l&rsquo;annulation de sa dette par le Club de Paris. C&rsquo;est du moins la mise en garde du ministère français des Affaires étrangères, un peu moins de deux semaines après le putsch. Khartoum, dont la charge de la dette extérieure représentait en 2020, 163 % du PIB, pourrait cependant conserver d&rsquo;autres programmes d&rsquo;aide.</strong></p>



<p>L&rsquo;annulation de 14 des 23,5 milliards de dollars de dette, détenue par les membres du Club de Paris, a été approuvée mi-juillet, mais le processus n&rsquo;est pas terminé, chaque créancier devant désormais signer un accord bilatéral.</p>



<p>Pour obtenir l&rsquo;effacement de sa dette, le Soudan devait remplir deux conditions&nbsp;: apurer ses arriérés auprès des institutions multilatérales et mettre en œuvre des «&nbsp;<em>réformes économiques montrant le sérieux et la rigueur des autorités</em>&nbsp;».&nbsp;<em>A</em>ux yeux de Paris, ce processus faisait aussi partie, rappelle le Quai d&rsquo;Orsay, de son soutien à la transition démocratique au Soudan.</p>



<p><em>S</em>i pour le ministère français des Affaires étrangères, il est donc «&nbsp;<em>évident</em>&nbsp;» que l&rsquo;effacement de la dette de Khartoum est remis en cause, le FMI, lui, temporise.</p>



<p>Le Fonds monétaire international estime qu&rsquo;il est trop tôt pour savoir si le coup de force du général al-Burhan&nbsp;compromettra son programme d&rsquo;aide approuvé en juin. Il était, de toute façon, conditionné au passage en revue de la situation économique du pays, l&rsquo;an prochain<em>.</em></p>



<p>Le FMI ne se prononce pas non plus sur l&rsquo;allègement de la dette. L&rsquo;autre institution de Washington a, au contraire, réagi sans délai. La Banque mondiale a en effet suspendu son aide le jour du coup d&rsquo;État. </p>



<p><strong>Source: RFI Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Banque mondiale : pourquoi il faut sauver le rapport Doing Business</title>
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				<pubDate>Wed, 06 Oct 2021 18:16:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Annoncé le 16 septembre dernier, l’arrêt définitif de l’enquête annuelle sur le climat des affaires est une erreur. Véritable référence pour l’analyse économique et entrepreneuriale dans 190 pays, c’est un instrument perfectible, mais indispensable. Dans la foulée d’une enquête indépendante menée par le cabinet d’avocats WilmerHale, qui pointait les pressions inopportunes exercées par la Chine...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Annoncé le 16 septembre dernier, l’arrêt définitif de l’enquête annuelle sur le climat des affaires est une erreur. Véritable référence pour l’analyse économique et entrepreneuriale dans 190 pays, c’est un instrument perfectible, mais indispensable</strong>.</p>



<p>Dans la foulée d’une enquête indépendante menée par le cabinet d’avocats WilmerHale, qui pointait les pressions inopportunes exercées par la Chine et par d’autres pays lors de la préparation de <a href="https://www.jeuneafrique.com/847160/economie/rapport-doing-business-2020-la-banque-mondiale-juge-difficile-la-vie-des-entreprises-en-afrique/">son rapport annuel Doing Business</a>, la Banque mondiale a décidé de suspendre, purement et simplement, cette publication. C’est une mauvaise décision. Ce rapport représente en effet un bien public d’une énorme valeur, puisqu’il passe en revue les réformes favorables à la libre entreprise à travers le monde. Au lieu de l’éliminer, il aurait plutôt fallu le dissocier des méthodes de gestion de l’institution.</p>



<h4>Données objectives</h4>



<p>Depuis son lancement au début des années 2000, ce document a établi une approche innovante et pertinente dans l’évaluation du climat des affaires dans 190 pays. Contrairement aux sondages, sur lesquels s’appuient nombre d’exercices similaires, la méthodologie de Doing Business repose presque exclusivement sur des données objectives compilées par des intermédiaires de confiance, le plus souvent des firmes juridiques locales réputées. Par exemple, le rapport ne demande pas aux usagers ce qu’ils pensent d’une société d’électricité, mais combien de jours en moyenne nécessite un nouveau raccordement au réseau.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES « NOTES PAYS » FONT AUSSI L’OBJET DE PRESSIONS SANS QU’IL SOIT QUESTION DE LES JETER À LA POUBELLE</p></blockquote>



<p>Le classement apporte en outre une vue exhaustive sur la facilité ou non d’entreprendre, en couvrant douze thèmes. On peut certes l’accuser, comme c’est le cas en France, de faire la promotion de valeurs néo-libérales. Le rapport n’en apporte pas moins des informations très utiles. Par exemple, les États-Unis, au premier rang pour leur environnement général propice à l’entreprise, se classaient deuxième en 2020 dans le domaine de la gestion de l’insolvabilité, dix-septième en matière d’application des contrats, et seulement vingt-cinquième en ce qui concerne la facilité de payer les impôts. La Russie se classe loin derrière, nous apprend le rapport – sauf pour l’application des contrats, où elle apparaît quatre rangs plus bas que les États-Unis.</p>



<p>Même si son score doit maintenant être questionné, la Chine se distingue parmi les pays où il est le plus facile de faire des affaires, plus que quasiment toutes les économies à revenus intermédiaires. Et ce, alors que son climat des affaires reste bien moins favorable à celui des États-Unis et des grands pays européens.</p>



<h4>Zone grise</h4>



<p>Comme&nbsp;pour&nbsp;tout exercice&nbsp;de ce type, à la fois&nbsp;complexe et d’envergure – et très peu atteignent le niveau de&nbsp;Doing&nbsp;Business&nbsp;–, la méthodologie et les sources pour évaluer tel ou tel&nbsp;aspect spécifique&nbsp;s’avèrent questionnables.&nbsp;Le choix des mesures et des poids accordés à différentes variables implique inévitablement une marge discrétionnaire de la part des experts de la Banque mondiale.</p>



<p>Mais bien d’autres rapports sont sujets à une mesure plus ou moins lourde de pression politique, à l’instar des « notes pays » ou articles « T4 » du FMI, sans qu’il soit question de les jeter à la poubelle. Faut-il le rappeler  ? Tous les rapports à portée mondiale sont passés en revue et font l’objet d’un examen par les comités de direction des institutions qui les publient, parce qu’une zone grise prévaut toujours dans le jeu de leur élaboration, entre le travail des équipes de chercheurs et les intérêts des pays membres des institutions.</p>



<p>Quoi qu’il en soit,&nbsp;Doing&nbsp;Business&nbsp;est devenu une référence pour l’analyse économique et entrepreneuriale, une source de données pour les réflexions&nbsp;politiques, les présentations dans le secteur privé et les discours académiques. Plus important encore, les décideurs politiques suivent le rapport, et des dizaines de pays ont élaboré des réformes pour répondre aux faiblesses qui y sont pointées !</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE MEILLEUR MOYEN DE GÉRER UN CONFLIT D’INTÉRÊTS CONSISTE À L’ABORDER FRONTALEMENT</p></blockquote>



<p>Bien des pays ont rationnalisé les processus pour établir une nouvelle entreprise, au bénéfice des PME comme des investisseurs étrangers. Les chefs d’État et les ministres se félicitent régulièrement des avancées de leur pays dans le rapport, et chaque année, le classement est couvert par la presse internationale. Doing Business est une référence essentielle dans les secteurs du commerce et du développement. Il a notamment relevé la forte détérioration de la situation en Afrique du Sud, passée du 41e au 84e rang entre 2014 et 2020.</p>



<h4>Créer un département indépendant</h4>



<p>WilmerHale a fait plusieurs recommandations visant à protéger le rapport Doing Business des manipulations, en rendant ses procédures et sa méthodologie transparentes. La Banque mondiale doit poursuivre le rapport, et même aller au-delà de ces recommandations. Le meilleur moyen de gérer un conflit d’intérêts consiste à l’aborder frontalement, avec les moyens dont on dispose.<br>La Banque mondiale possède ainsi d’un Département d’évaluation indépendante dont le rôle est de juger de l’échec ou du succès des projets menés en lien direct avec le conseil d’administration. Ses chefs sont choisis parmi les managers les plus expérimentés et les plus chevronnés, proches de leur fin de carrière – et donc dans l’impossibilité de briguer un autre poste par la suite. L’équipe du rapport Doing Business pourrait être établie sur le même modèle, en tant que département indépendant de la Banque mondiale, afin de fournir un service essentiel à la communauté internationale.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Bénin : la Banque mondiale finance un nouveau projet d&#8217;amélioration de l&#8217;accès à l&#8217;électricité</title>
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				<pubDate>Wed, 16 Jun 2021 14:55:32 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[ La Banque mondiale vient d&#8217;approuver un financement de 200 millions de dollars de l&#8217;Association Internationale de Développement &#8211; l&#8217;institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète &#8211; pour aider le Bénin à améliorer l&#8217;accès aux services d&#8217;électricité pour les ménages, les entreprises et les services publics de base....]]></description>
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<p><strong> La Banque mondiale vient d&rsquo;approuver un financement de 200 millions de dollars de l&rsquo;Association Internationale de Développement &#8211; l&rsquo;institution de la Banque mondiale qui aide les pays les plus pauvres de la planète &#8211; pour aider le Bénin à améliorer l&rsquo;accès aux services d&rsquo;électricité pour les ménages, les entreprises et les services publics de base. Les fonds octroyés financeront des projets d&rsquo;amélioration de l&rsquo;accès à l&rsquo;électricité pour plus de 150 000 ménages, un millier de PME et 500 services publics de base seront raccordés au réseau. Les fonds financeront également les travaux de densification et d&rsquo;extension du réseau.</strong></p>



<p>Ainsi, environ 2&nbsp;000 km de lignes moyenne tension et 4 000km de lignes basse tension seront construites ou réhabilitées dans 1 100 localités et 80 000 kVA de transformateurs installés. Plus 20 000 éclairages publics seront également installés dans les zones ciblées.</p>



<p>«&nbsp;<em>Les gains économiques s&rsquo;accroissent lorsque l&rsquo;électricité augmente en disponibilité. Cette opération offrira des avantages sociaux aux ménages et des opportunités commerciales aux micro, petites et moyennes entreprises qui ont besoin de l&rsquo;énergie disponible et à moindre coût pour se développer&nbsp;</em>», a souligné dans le communiqué Atou Seck, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin.</p>



<p>Selon lui, « <em>le manque d&rsquo;électricité empêche l&rsquo;adoption de technologies modernes et diminue la qualité de la prestation de services tels que les soins de santé, l&rsquo;éducation et d&rsquo;autres services publics. L&rsquo;électrification des écoles et des cliniques va permettre à coup sûr d&rsquo;améliorer les indicateurs du pays en matière d&rsquo;éducation et de santé</em> ».</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique /Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Afrique du Nord, la Banque mondiale craint « une reprise chaotique »</title>
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				<pubDate>Tue, 20 Oct 2020 15:03:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Maghreb]]></category>
		<category><![CDATA[Maroc]]></category>
		<category><![CDATA[Banque mondiale]]></category>

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				<description><![CDATA[Au Maroc, près d’un ménage modeste sur deux déclare n’avoir perçu aucun revenu durant le confinement. C’est l’un des enseignements du dernier rapport de l’institution internationale sur les répercussions du Covid dans la région. Tous les paramètres sont dans le « rouge ». Tel est le constat livré par la Banque mondiale (BM) dans un...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/unnamed-2.jpg" alt="" class="wp-image-19580" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/unnamed-2.jpg 332w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/unnamed-2-199x300.jpg 199w" sizes="(max-width: 332px) 100vw, 332px" /><figcaption>Une rue du Maroc</figcaption></figure>



<p><strong>Au Maroc, près d’un ménage modeste sur deux déclare n’avoir perçu aucun revenu durant le confinement. C’est l’un des enseignements du dernier rapport de l’institution internationale sur les répercussions du Covid dans la région.</strong></p>



<p>Tous les paramètres sont dans le « rouge ». Tel est le constat livré par la Banque mondiale (BM) dans un rapport, publié le 19 octobre, présentant les perspectives économiques pour le Maghreb et le Moyen-Orient.</p>



<p>Dans le document, intitulé « Commercer ensemble : vers une relance de l’intégration de la région Maghreb et Moyen-Orient à l’ère post-Covid », l’institution internationale dresse un tableau très sombre de la conjoncture après sept mois de pandémie dans cette région, qui correspond grosso modo au monde arabe, si l’on en exclut l’Iran et Djibouti.À</p>



<p>Les plus défavorisés pâtissent en effet d’une grande fragilité ne serait-ce que parce qu’ils jouissent d’une plus faible mobilité. En Tunisie, 59 % des travailleurs qui ont été privés d’emplois durant le confinement n’ont pas perçu de salaire, 30 % l’ont conservé et 10 % n’en ont reçu qu’une partie. Au Maroc, 44 % des ménages les plus pauvres ont déclaré n’avoir touché aucun revenu durant le confinement, une proportion qui atteint 10 % parmi les ménages les plus riches.</p>



<p>Même si elles sont connues, la Banque rappelle les causes de ces difficultés : « mauvaises performances en matière de logistique, inefficacité des services douaniers, niveau élevé des coûts d’infrastructures, inadaptation des cadres juridiques à l’investissement, hétérogénéité des réglementations qui s’ajoutent au coût élevé des opérations commerciales et représentent désormais des obstacles non-tarifaires au commerce ».</p>



<h4>Repenser les politiques économiques</h4>



<p>Pour l’accès des entreprises au crédit, la région est « à la traîne du reste du monde », souligne l’institution. Il faut compter en moyenne 442 dollars et 53 heures pour remplir les formulaires à l’export, c’est-à-dire un montant trois fois plus important et un délai quatre fois plus long que dans les pays développés de l’OCDE.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>POUR RÉUSSIR CETTE MUTATION, TOUS LES PAYS DOIVENT COMMERCER AVEC LEURS VOISINS</p></blockquote>



<p>Dans ce contexte, «&nbsp;la pandémie de la Covid-19 offre aux pays de la région une excellente occasion de repenser leurs politiques économiques et sociales et de renforcer l’intégration commerciale, tout en réduisant leur dépendance à l’égard du pétrole&nbsp;», plaide la responsable du rapport, Blanca Moreno-Dodson, directrice du Centre pour l’intégration de la Méditerranée.À LIRE&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1043028/societe/tribune-coronavirus-pourquoi-le-maghreb-doit-rompre-avec-le-chacun-pour-soi/">[Tribune] Coronavirus : pourquoi le Maghreb doit rompre avec le chacun pour soi</a></p>



<p>Pour réussir cette mutation, tous les pays doivent jouer la carte régionale et commercer avec leurs voisins, qu’il s’agisse de sécurité alimentaire, de système de santé, d’énergies renouvelables ou d’économie du savoir, insiste la Banque mondiale.</p>



<h3>Plaidoyer en faveur de l’intégration régionale</h3>



<p>« Une connexion internet de piètre qualité » avec des « solutions de paiement électronique inexistantes » doit se transformer en un «&nbsp;marché numérique commun » qui améliorera la productivité et la résilience des économies. Sans compter que la perspective d’accéder enfin à un marché régional plus vaste attirera les investisseurs aujourd’hui découragés par les barrières douanières et réglementaires servant des intérêts locaux de courte vue.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE MAGHREB ÉCHANGE PLUS AVEC L’EUROPE QU’AVEC SES VOISINS</p></blockquote>



<p>Pour rappel, l’Union du Maghreb arabe (UMA) a l’un des taux d’intégration les plus faibles du monde : le commerce entre ses membres est seulement de 2,4 % de leur commerce international total. Le Maghreb échange plus avec l’Europe qu’avec ses voisins.</p>



<p>La Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca) devrait fournir des « gains de bien-être » de 5,3 % au Maroc, de 5 % à l’Égypte ou encore de 4,8 % à la Tunisie… lorsque les restrictions au commerce seront levées et la circulation temporaire (via les visas) des personnes sera facilitée entre les 55 États membres, avance la BM. D’où l’urgence, selon l’institution, d’en finir avec le repli sur soi.</p>



<p> LIRE <a href="https://www.jeuneafrique.com/1058309/societe/coronavirus-le-maghreb-face-a-la-deuxieme-vague/">Coronavirus : le Maghreb face à la deuxième vague</a></p>



<p>La croissance du produit intérieur brut (PIB) y chutera de 5,2 % en 2020, soit 7,8 points de moins qu’il était prévu en octobre 2019. Plusieurs autres indicateurs sont sans appel : les comptes courants seront déficitaires de -4,8 % du PIB, les déficits budgétaires plongeront à -10,1&nbsp;% du PIB et la dette publique bondira de 45 % du PIB en 2019 à 58 % en 2022.</p>



<h4>Seule l’Égypte évite la récession</h4>



<p>En Afrique du Nord, il n’y a que l’Égypte pour tirer son épingle du jeu et éviter une récession avec +5,6 % de croissance en 2019, +3,5 % en 2020 et +2,3 % en 2021. Tous les autres pays sont à la peine : l’Algérie (+0,8 %, -6,7 %, +4,1%), le Maroc (+2,5 %, -6,3 %, +3,4%) et la Tunisie (+1 %, -9,2 %, +5,9%). La Libye n’est citée que pour mémoire tant son chaos rend difficile l’appréciation de son économie (+1 %, -40,9 %, -3,6%). Sans surprise, la BM en conclut que « cela laisse présager une reprise chaotique et difficile », qui touchera en premier lieu les plus pauvres.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>POUR L’ACCÈS DES ENTREPRISES AU CRÉDIT, LA RÉGION EST « À LA TRAÎNE DU RESTE DU MONDE »</p></blockquote>



<p>Les plus défavorisés pâtissent en effet d’une grande fragilité ne serait-ce que parce qu’ils jouissent d’une plus faible mobilité. En Tunisie, 59 % des travailleurs qui ont été privés d’emplois durant le confinement n’ont pas perçu de salaire, 30 % l’ont conservé et 10 % n’en ont reçu qu’une partie. Au Maroc, 44 % des ménages les plus pauvres ont déclaré n’avoir touché aucun revenu durant le confinement, une proportion qui atteint 10 % parmi les ménages les plus riches.</p>



<p>Même si elles sont connues, la Banque rappelle les causes de ces difficultés : « mauvaises performances en matière de logistique, inefficacité des services douaniers, niveau élevé des coûts d’infrastructures, inadaptation des cadres juridiques à l’investissement, hétérogénéité des réglementations qui s’ajoutent au coût élevé des opérations commerciales et représentent désormais des obstacles non-tarifaires au commerce ».</p>



<h4>Repenser les politiques économiques</h4>



<p>Pour l’accès des entreprises au crédit, la région est « à la traîne du reste du monde », souligne l’institution. Il faut compter en moyenne 442 dollars et 53 heures pour remplir les formulaires à l’export, c’est-à-dire un montant trois fois plus important et un délai quatre fois plus long que dans les pays développés de l’OCDE.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>POUR RÉUSSIR CETTE MUTATION, TOUS LES PAYS DOIVENT COMMERCER AVEC LEURS VOISINS</p></blockquote>



<p>Dans ce contexte, « la pandémie de la Covid-19 offre aux pays de la région une excellente occasion de repenser leurs politiques économiques et sociales et de renforcer l’intégration commerciale, tout en réduisant leur dépendance à l’égard du pétrole », plaide la responsable du rapport, Blanca Moreno-Dodson, directrice du Centre pour l’intégration de la Méditerranée.</p>



<p>Pour réussir cette mutation, tous les pays doivent jouer la carte régionale et commercer avec leurs voisins, qu’il s’agisse de sécurité alimentaire, de système de santé, d’énergies renouvelables ou d’économie du savoir, insiste la Banque mondiale.</p>



<h4>Plaidoyer en faveur de l’intégration régionale</h4>



<p>« Une connexion internet de piètre qualité » avec des « solutions de paiement électronique inexistantes » doit se transformer en un «&nbsp;marché numérique commun » qui améliorera la productivité et la résilience des économies. Sans compter que la perspective d’accéder enfin à un marché régional plus vaste attirera les investisseurs aujourd’hui découragés par les barrières douanières et réglementaires servant des intérêts locaux de courte vue.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE MAGHREB ÉCHANGE PLUS AVEC L’EUROPE QU’AVEC SES VOISINS</p></blockquote>



<p>Pour rappel, l’Union du Maghreb arabe (UMA) a l’un des taux d’intégration les plus faibles du monde : le commerce entre ses membres est seulement de 2,4 % de leur commerce international total. Le Maghreb échange plus avec l’Europe qu’avec ses voisins.</p>



<p>La Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca) devrait fournir des « gains de bien-être » de 5,3 % au Maroc, de 5 % à l’Égypte ou encore de 4,8 % à la Tunisie… lorsque les restrictions au commerce seront levées et la circulation temporaire (via les visas) des personnes sera facilitée entre les 55 États membres, avance la BM. D’où l’urgence, selon l’institution, d’en finir avec le repli sur soi.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La Banque mondiale redoute une perte en capital humain en Afrique</title>
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				<pubDate>Thu, 17 Sep 2020 15:39:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque mondiale]]></category>

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				<description><![CDATA[La Banque mondiale dévoile un rapport qui affirme que depuis dix ans, le monde, et notamment l’Afrique, a fait des progrès pour l’éducation et la santé des enfants. Mais ces gains sont menacés par la pandémie de Covid-19. Depuis dix ans, le monde a progressé dans le domaine de l’éducation et de la santé des...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-9234" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale-1024x576.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale-768x432.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Banque mondiale </figcaption></figure>



<p><br><strong>La Banque mondiale dévoile un rapport qui affirme que depuis dix ans, le monde, et notamment l’Afrique, a fait des progrès pour l’éducation et la santé des enfants. Mais ces gains sont menacés par la pandémie de Covid-19.</strong></p>



<p>Depuis dix ans, le monde a progressé dans le domaine de l’éducation et de la santé des enfants. Le capital humain, comme l’appelle la Banque mondiale, s’améliore. Mais la pandémie de Covid-19 risque de remettre en cause ces avancées.</p>



<p>«&nbsp;<em>Le nombre de gens tombés dans l’extrême pauvreté s’est accru de plus de cent millions. Ce qui nous préoccupe beaucoup, car la pauvreté entraîne des problèmes dans l’éducation et dans la santé, et remet donc en cause la capacité d’un pays à se développer</em>&nbsp;», dit David Malpass, le président de la Banque mondiale.</p>



<p><strong>Repartir de l’avant dans l’éducation</strong></p>



<p>Pour la Banque mondiale, le capital humain est fondamental pour l’avenir des pays.&nbsp;Or les fermetures d’écoles durant plusieurs mois pendant les confinements risquent d’avoir des conséquences bien plus lourdes que prévu.</p>



<p>«&nbsp;<em>Nous savons qu’un milliard d’enfants dans le monde ont été laissés derrière à cause de la pandémie. Ils ne sont pas allés à l’école. Et les études nous montrent qu’une fois que l’on arrête d’apprendre, alors les capacités d’apprentissage reculent elles aussi. Par exemple, les enfants qui commencent à lire perdent les gains obtenus. Il est donc urgent de commencer à repartir de l’avant dans le domaine de l’éducation</em>&nbsp;», insiste le président de la Banque mondiale.</p>



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<p><strong>160 milliards de dollars pour combattre les effets de la pandémie</strong></p>



<p>Si le constat est terrible, la Banque mondiale entend apporter des solutions. Elle oriente désormais une partie de ses investissements vers les secteurs liés au développement du capital humain, l’éducation et la santé. Ainsi dans le Sahel, la Banque finance un programme baptisé Swedd dont le but est de permettre en autres de maintenir les filles à l’école.</p>



<p>«&nbsp;<em>Durant la pandémie les inégalités se sont accrues et les personnes vulnérables ont beaucoup perdu. Et c’est un vrai problème en particulier pour les femmes et les jeunes filles. Le programme Swedd est une façon d’y remédier. Il permet d’augmenter l’accès aux soins de santé maternelle, ce qui constitue un gain réel pour les mères de famille</em>&nbsp;», ajoute David Malpass.</p>



<p>La Banque mondiale qui décaissera sur un an et demi, un montant total de 160 milliards de dollars pour combattre les effets de la pandémie en appelle aussi à la solidarité des pays riches. Ils doivent investir dans le capital humain, selon David Malpass qui déplore enfin que sur la question de la dette, les créanciers privés ainsi que certaines puissances émergentes rechignent toujours à annuler une partie de leurs créances envers les pays africains.</p>



<p><strong>Source: Rfi Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>Banque mondiale-Chine-Afrique : nouvelle donne</title>
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				<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 16:15:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Banque mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>

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				<description><![CDATA[Le « modèle chinois » que la Banque mondiale et Lin Yifu (Justin Lin), un temps son économiste en chef, vantaient aux pays africains en mal de solutions miracles serait-il désormais en berne ? David Malpass, l&#8217;actuel président du groupe de la Banque mondiale, dans les&#160;remarques pour la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-9234" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale-1024x576.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale-768x432.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Banque mondiale </figcaption></figure>



<p><strong>Le « modèle chinois » que la Banque mondiale et Lin Yifu (Justin Lin), un temps son économiste en chef, vantaient aux pays africains en mal de solutions miracles serait-il désormais en berne ?</strong></p>



<p>David Malpass, l&rsquo;actuel président du groupe de la Banque mondiale, dans les&nbsp;<a href="https://www.worldbank.org/en/news/statement/2020/07/18/world-bank-group-president-david-malpass-remarks-at-the-g20-finance-ministers-and-central-bank-governors-meeting" target="_blank" rel="noreferrer noopener">remarques pour la réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques centrales du G20</a>, qu&rsquo;il énonça le 18&nbsp;juillet 2020, a d&rsquo;une manière feutrée très clairement mis en joue la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/chine">Chine</a>&nbsp;à cause de son attitude dans la recherche d&rsquo;une solution pour les pays hautement endettés. Nous traduisons quelques brefs passages&nbsp;:</p>



<p>Pour maximiser le soutien indispensable aux pays éligibles à l&rsquo;initiative de suspension du service de la dette (ISSD), tous les créanciers bilatéraux officiels, y compris les banques politiques nationales, doivent mettre en œuvre l&rsquo;ISSD de manière transparente. Par exemple, la pleine participation de la Banque chinoise de développement en tant que créancier bilatéral officiel est importante pour que l&rsquo;initiative fonctionne. La transparence de la dette, y compris la transparence des restructurations de la dette dont nous avons parlé précédemment, est bien sûr le point de départ de dénouements plus équilibrés en matière de dette.</p>



<p>Les créanciers du Club de Paris en voient l&rsquo;intérêt, mais une grande partie du crédit bilatéral officiel provient de l&rsquo;extérieur du Club de Paris, comprendre de la Chine. Pour que l&rsquo;ISSD soit pleinement efficace, il faut qu&rsquo;il y ait un ensemble commun minimum d&rsquo;informations sur la restructuration de la dette. Cela permettra d&rsquo;éviter les rééchelonnements secrets qui sont en cours dans certains pays, tels que l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/angola">Angola</a> et le <a href="https://www.lepoint.fr/tags/laos">Laos</a>, souvent assortis de délais de grâce et de conditions non divulgués.</p>



<h4>Plongée dans les créances chinoises</h4>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://static.lpnt.fr/images/2020/07/24/20574111lpw-20574805-embed-libre-jpg_7249469.jpg"><img src="https://static.lpnt.fr/images/2020/07/24/20574111lpw-20574805-embed-libre-jpg_7249469.jpg" alt=""/></a><figcaption>Thierry Pairault met le doigt sur des changements importants en train de s&rsquo;opérer du côté de la Banque mondiale.&nbsp; © DR</figcaption></figure>



<p>La référence à l&rsquo;Angola et au Laos n&rsquo;est pas neutre et vise très spécifiquement la Chine.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/angola-le-coup-de-grace-avec-la-crise-du-covid-19--15-07-2020-2384422_3826.php">L&rsquo;Angola, qui est débiteur d&rsquo;un tiers des créances chinoises de l&rsquo;Afrique, doit faire face en 2020</a>&nbsp;à un service de la dette publique bilatérale dont 90&nbsp;% sont dus à la Chine. Le total de ce qui est dû à la Chine s&rsquo;élève à près de 60&nbsp;% du service total de la dette. Le Laos doit faire face en cette même année&nbsp;2020&nbsp;à un service de la dette publique bilatérale dont 70&nbsp;% sont dus à la Chine.</p>



<p><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.worldbank.org/en/news/statement/2020/07/18/world-bank-group-president-david-malpass-remarks-at-the-g20-finance-ministers-and-central-bank-governors-meeting?cid=ECR_TT_worldbank_EN_EXT" target="_blank">Les déclarations de David Malpass</a> sont à mettre en relation avec un autre événement, la nomination de <a href="https://www.lepoint.fr/tags/carmen-reinhart">Carmen Reinhart</a> comme économiste en chef de la Banque mondiale, un poste que Lin Yifu avait occupé de 2008 à 2012, à une époque où la Chine faisait figure de modèle incontournable que tous les pays en développement se devaient d&rsquo;émuler. Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;arrivée de Carmen Reinhart signalerait elle aussi une nouvelle ère dans laquelle la Chine n&rsquo;aurait plus un si beau rôle.</p>



<p>En juin&nbsp;2019, soit six à neuf mois avant que ne se déclenche l&rsquo;actuelle crise sanitaire et ne soient lancés les appels à l&rsquo;annulation des dettes des pays les plus pauvres, Carmen Reinhart a publié avec deux coauteurs, Sebastian Horn et Christoph Trebesch, une étude sur les prêts de la Chine à l&rsquo;étranger dont la version initiale a été corrigée en avril de cette année. Voici la présentation qu&rsquo;en donnent les auteurs&nbsp;:</p>



<p>« Le rôle de la Chine dans la finance mondiale est mal compris par rapport à son statut prééminent dans le commerce mondial. Cette note de recherche étudie la taille, les caractéristiques et les déterminants des exportations de capitaux de la Chine en construisant une nouvelle base de données de 5 000 prêts et subventions à 152 pays, de 1949 à 2017. Nous constatons que 50 % des prêts de la Chine aux pays en développement ne sont pas déclarés au <a href="https://www.lepoint.fr/tags/fmi">FMI</a> ou à la Banque mondiale. Ces « dettes cachées » faussent la surveillance des politiques, l&rsquo;évaluation des risques et les analyses de viabilité de la dette. Étant donné que les prêts chinois à l&rsquo;étranger sont presque entièrement publics, c&rsquo;est-à-dire contrôlés par l&rsquo;État, les facteurs habituels de « poussée » et de « traction » des flux transfrontaliers privés ne s&rsquo;appliquent pas de la même manière. »</p>



<h4>Changement de paradigme</h4>



<p>Même si Deborah Bräutigam, de la&nbsp;China Africa Research Initiative de l&rsquo;université Johns-Hopkins, a pu discuter de certains aspects méthodologiques de ce travail dans un article paru sur son blog (<a href="http://www.chinaafricarealstory.com/2020/04/is-china-hiding-its-overseas-lending.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Is China Hiding its Overseas Lending&nbsp;? Horn, Reinhart and Trebesch&rsquo;s «&nbsp;Hidden Loans&nbsp;» and Hidden Data</a>), ce qui nous intéresse ici est non pas l&rsquo;exactitude du contenu, mais d&rsquo;abord et avant tout le message que fait passer l&rsquo;étude&nbsp;de Carmen Reinhart dans la mesure où il servira d&#8217;emblème à sa mission à la Banque mondiale – comme le fut en son temps le livre de Lin Yifu sur le miracle chinois. La nommer à la tête de la Banque mondiale dans la conjoncture a forcément un sens politique très fort et, indirectement, lance une accusation à l&rsquo;égard de la Chine.</p>



<p>Car ici il ne s&rsquo;agit plus de discuter de l&rsquo;interprétation à donner aux chiffres officiels, comme j&rsquo;ai pu moi-même le faire, mais de mettre en cause un système de financement opaque qui pourrait endetter outre mesure les pays les plus pauvres. In fine, le message pourrait être de dénoncer, sans vraiment le dire, une entreprise hégémonique qui aurait pris les apparences patelines des nouvelles routes de la soie. D&rsquo;ailleurs, Carmen Reinhart et ses coauteurs notent que « les deux plus importants bailleurs chinois à l&rsquo;étranger sont, de loin, les deux banques d&rsquo;État chinoises » : la Banque chinoise d&rsquo;import-export et la Banque chinoise de développement. Traditionnellement, ces deux institutions étaient axées sur les pays en développement et les pays à revenu intermédiaire, mais, depuis cinq ans, elles sont de plus en plus souvent actives dans les pays avancés.Cette vision est confirmée par l&rsquo;interview que le président de l&rsquo;Exim Bank de Chine, Zhang Qingsong, a accordée à la chaîne de télévision chinoise CCTV le 23 avril 2020. Il affirmait que 1 800 projets le long des nouvelles routes de la soie bénéficieraient de l&rsquo;aide financière de sa banque qui y aurait ainsi contribué pour un trillion de renminbi – soit près de 150 milliards de dollars. Zhang Qingsong insistait sur le rôle de ces relations financières, de ces prêts-emprunts souverains pour souligner qu&rsquo;ils servaient l&rsquo;internationalisation du renminbi et l&rsquo;affirmation de la Chine comme grande puissance. Il s&rsquo;agit donc clairement d&rsquo;une politique assumée d&rsquo;influence et non d&rsquo;une simple stratégie commerciale.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Dette africaine : Moody’s face aux foudres de l’ONU et la Banque mondiale</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Jul 2020 14:38:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale-1024x576.jpg" alt="" class="wp-image-9234" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale-1024x576.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale-300x169.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale-768x432.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/Banque-mondiale.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Banque mondiale </figcaption></figure>



<p><strong>Moody’s a placé sous surveillance cinq pays, dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Cameroun. Une décision désavouée par les Nations unies.</strong></p>



<p>L’agence Moody’s se retrouve dans un face-à-face délicat avec « l’establishment »&nbsp; public international.</p>



<p>Alors qu’ils ont obtenu l’aval du G20, des Nations unies et de la Banque mondiale pour suspendre temporairement le paiement de leur dette, la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun mais aussi l’Éthiopie et le Pakistan, encourent la dégradation de leur note souveraine par l’agence de notation américaine.</p>



<p>Bien que lesdites créances n’ont pas été annulées mais suspendues à l’égard des prêteurs publics ou internationaux,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1001310/economie/dette-le-senegal-et-la-cote-divoire-sous-surveillance-quelles-consequences/">Moody’s a témoigné de son inquiétude</a>, au cours des dernières semaines, quant au traitement qui pourrait être appliqué aux créanciers privés.</p>



<p>« L’appel du G20 aux créanciers du secteur privé pour qu’ils participent à cette Initiative dans des conditions comparables [à celles proposées par les créanciers bilatéraux] augmente le risque de défaut de paiement de la dette privée selon la définition de Moody’s », a affirmé l’agence dans trois communications distinctes relatives au Cameroun, au Sénégal et à la Côte d’Ivoire.</p>



<h4>Nations unies et Banque mondiale se rebellent</h4>



<p>Mais des sorties récentes des Nations unies et de la Banque mondiale prolongent la bataille de communication au sujet de la cruciale question du moratoire sur la dette des pays les plus pauvres, en plein cœur de la crise du Covid-19.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LES PAYS EMPRUNTEURS DEVRAIENT SORTIR RENFORCÉS DU PROGRAMME</p></blockquote>



<p>Le département des Affaires économiques et sociales des Nations unies a contesté la position de Moody’s, affirmant que le programme «&nbsp;devrait améliorer la viabilité de la dette des pays et ne devrait donc pas servir de base à une dégradation des crédits&nbsp;», rapporte le&nbsp;<em>Financial Times</em>. Il a ajouté: «&nbsp;Les pays emprunteurs devraient sortir du programme avec un crédit plus fort que s’ils n’y avaient pas participé.&nbsp;»</p>



<p>Quelques jours plus tôt, le 18 juillet, le président de la Banque mondiale, David Malpass, avait lui exhorté les pays du G20 «&nbsp;à repousser l’échéance de l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) jusqu’en fin 2021 et [au lieu de fin 2020, tel que prévu actuellement]&nbsp;» et à «&nbsp;en élargir la portée dans la mesure du possible&nbsp;».</p>



<p>Il a également appelé les créanciers commerciaux des gouvernements participant au programme à «&nbsp;cesser tout recouvrement des paiements effectués par les pays les plus pauvres […] confrontés à un risque de surendettement&nbsp;».</p>



<p>«&nbsp;Je suis déçu du peu de progrès enregistré à ce jour alors que nous sommes plongés dans une crise mondiale et j’exhorte les créanciers commerciaux à former une coalition qui aidera à suspendre véritablement le service de la dette par les pays les plus pauvres&nbsp;», a-t-il plaidé.</p>



<h4>Moratoire considéré comme un cas de défaut</h4>



<p>Ce sont donc deux visions qui s’opposent dans ce dossier. D’un côté les institutions internationales de premier plan, de l’autre les créanciers rejoints finalement dans leurs craintes par l’agence de notation américaine.</p>



<p>Le raisonnement de Moody’s fait directement écho à la réaction du lobby des prêteurs privés à l’échelle mondiale, l’Institut de la finance internationale (IIF), en réponse à la DSSI.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/946163/economie/dettes-africaines-pourquoi-les-preteurs-prives-se-rebellent/">Dans un courrier adressé à la directrice générale du FMI</a>, Kristalina Georgieva, au président de la Banque mondiale, David Malpass, et à la présidente du Club de Paris, Odile Renaud-Basso, Timothy D. Adams, le patron américain de l’IIF, dressait un certains nombre de conditions restrictives à la transposition du mécanisme de moratoire sur la dette vis-à-vis des créanciers privés.</p>



<p>Le risque de dégradation par les agences de notation a par ailleurs été mis en avant par certains pays endettés qui craignent pour leurs futures émissions obligataires – un mode de financement dont ils sont fort dépendants. Tel est le cas notamment du Bénin, dont le ministre de Finances, Romuald Wadagni a invoqué ce risque pour expliquer les réserves du pays vis-à-vis de l’Initiative du G20.</p>



<p>À la de juin, selon les calculs de la Banque mondiale, sur 73 pays éligibles à la DSSI, seuls 35 pays ont demandé un moratoire – dont 25 pays africains. Début juin,<a href="https://www.jeuneafrique.com/998399/economie/dettes-africaines-la-cadence-des-moratoires-saccelere/"> ils étaient 8 pays africains sur 31 dossiers</a> déposés par les États à travers le monde, à avoir signé un accord avec le Club de Paris.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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