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	<title>Banque africaine de développement &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>Banque africaine de développement &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Afrique : un nouvel outil pour financer le développement</title>
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				<pubDate>Thu, 02 Sep 2021 19:03:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[outil pour financer le développement]]></category>

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				<description><![CDATA[La Banque africaine de développement (Bad) et ses partenaires lancent, le 9 septembre prochain, une nouvelle initiative pour intégrer le capital naturel dans le financement du développement en Afrique. L’initiative porte le nom de Programme sur le capital naturel pour le financement du développement de l’Afrique (Natural Capital for African Development Finance, NC4-ADF en anglais)...]]></description>
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<p><strong>La Banque africaine de développement (Bad) et ses partenaires lancent, le 9 septembre prochain, une nouvelle initiative pour intégrer le capital naturel dans le financement du développement en Afrique.</strong></p>



<p>L’initiative porte le nom de Programme sur le capital naturel pour le financement du développement de l’Afrique (Natural Capital for African Development Finance, NC4-ADF en anglais) et s’étend sur la période 2020-2022.</p>



<p>Le capital naturel, explique l’institution financière, comprend les sols ou les ressources de stockage de carbone comme l&rsquo;eau et la pêche. Il représente entre 30 % et 50 % de la richesse totale des pays d&rsquo;Afrique, bien que n’étant pas souvent pas pris en compte dans les mesures économiques comme le calcul du PIB.</p>



<p>De plus, déplore la Bad, les institutions internationales de développement tiennent peu compte du capital naturel dans les projets de financement du développement. Face au changement climatique, ce capital présente des atouts essentiels pour favoriser une croissance inclusive et verte.</p>



<p>«&nbsp;<em>La prise en compte du capital naturel dans le financement du développement est essentielle pour la reprise post-Covid-19</em>&nbsp;», a déclaré la directrice de la Division de l&rsquo;analyse des politiques au Centre africain des ressources naturelles de la Bad, Vanessa Ushie, citée par le communiqué parvenu ce jeudi à APA.</p>



<p>Selon Mme Ushie, «&nbsp;<em>la Banque reconnaît que les approches fondées sur la nature sont essentielles pour lutter contre les urgences liées à la biodiversité et au climat. Elle déploie ses efforts pour intégrer le capital naturel dans le financement des infrastructures, les investissements et les politiques économiques en Afrique.</em>&nbsp;»</p>



<p>Au cours de la rencontre de lancement de cet outil, informe le document, les différents participants, parmi lesquels des ministres et des responsables d’institutions internationales, échangeront sur les moyens d’établir une vision commune prenant en compte le capital naturel, notamment dans les projets et programmes de développement des institutions multilatérales de développement.</p>



<p>Par ailleurs, poursuit la note, ils partageront les meilleures pratiques pour intégrer le capital naturel dans l&rsquo;architecture du financement du développement. Un autre sujet de discussion portera également sur les moyens d’amener les agences de notation à intégrer les considérations de croissance verte et de capital naturel dans les notations de risque souverain et de crédit des pays africains, ajoute-t-elle.</p>



<p>Les résultats d&rsquo;un projet pilote d&rsquo;infrastructure conduit, selon des approches de capital naturel en Tanzanie, avec le soutien de la Banque africaine de développement et de l’Allemagne, seront présentés lors de ce lancement, qui se déroulera principalement en visioconférence.</p>



<p>Des représentants gouvernementaux du Nigeria, de la Tanzanie, de Madagascar et de Mozambique, dont les pays participent au programme, prendront part à l&rsquo;événement, qui regroupera de hauts représentants d’institutions partenaires du programme ainsi que ceux de la Banque mondiale, de la Banque asiatique de développement, de la Commission de l&rsquo;Union africaine, entre autres.</p>



<p><strong>Source: APA news/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Economie : la BAD prêche la reprise durable par la restructuration de la dette et la gouvernance</title>
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				<pubDate>Tue, 16 Mar 2021 15:43:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[dette]]></category>
		<category><![CDATA[Économie africaine]]></category>
		<category><![CDATA[Restructuration]]></category>

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				<description><![CDATA[Après la récession de 2020 due à la Covid-19, l’Afrique devrait renouer avec la croissance en 2021 pour une performance autour de 3,4% selon la Banque africaine de développement (BAD). Mais outre les mesures urgentes sur le plan macroéconomique, la restructuration de la dette couplée à une gouvernance pointue permettra d’échapper aux incertitudes persistantes, d’éviter...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg" alt="" class="wp-image-16969" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Le président de la Banque africaine de développement, Akinwunmi Adesina</figcaption></figure>



<p><strong>Après la récession de 2020 due à la Covid-19, l’Afrique devrait renouer avec la croissance en 2021 pour une performance autour de 3,4% selon la Banque africaine de développement (BAD). Mais outre les mesures urgentes sur le plan macroéconomique, la restructuration de la dette couplée à une gouvernance pointue permettra d’échapper aux incertitudes persistantes, d’éviter une crise de la dette dans un contexte de besoin criard de financement pour les économies africaines et ainsi paver le chemin pour une reprise pérenne.</strong></p>



<p>En 2021, le continent devrait globalement commencer à se relever de la crise économique provoquée par la pandémie de Covid-19, mais cette reprise ne pourra être pérenne que si un certain nombre de facteurs sont réunis. En première ligne, la restructuration de la dette des Etats qui poursuit une trajectoire évolutive dans un contexte de besoin criard de financement pour les économies. C&rsquo;est en substance l&rsquo;un des points saillants des perspectives économiques fraichement dévoilées par la Banque africaine de développement (BAD) sous le thème&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;De la résolution de la dette à la croissance : une feuille de route pour l&rsquo;Afrique ».</em></p>



<h4><strong>150 milliards de dollars de besoin de financement supplémentaire</strong></h4>



<p>Pour faire face aux conséquences de cette crise inédite qui a largement paralysé, voire même rétrogradé les économies, les gouvernements africains ont besoin d&rsquo;un financement brut supplémentaire d&rsquo;environ 154 milliards de dollars sur la période 2020/2021, estiment les experts de la BAD. Ces fonds devraient servir, entre autres, à huiler la machine économique et booster le secteur privé en particulier les petites et moyennes entreprises, &#8230; Et l&rsquo;urgence ne dit pas son nom, puisque le continent qui était pourtant sur une belle trajectoire jusqu&rsquo;en 2019 a été court-circuité dans son élan par la Covid-19. Ce qui s&rsquo;est traduit une récession comme il n&rsquo;en avait pas été depuis un demi-siècle, avec une contraction du PIB de 2,1% en 2020.</p>



<p>Désormais, l&rsquo;institution financière panafricaine table sur une croissance de 3,4% en Afrique en 2021 qui pourrait être soutenue notamment par la hausse des prix des matières premières, mais aussi la reprise attendue du tourisme et l&rsquo;assouplissement des restrictions dues à la Covid-19 et ce, si le vaccin est correctement administré comme prévu.</p>



<h4><strong>Si rien n&rsquo;est fait, « de graves problèmes de dette » en perspective</strong></h4>



<p>Mais alors que l&rsquo;Afrique va devoir mobiliser des fonds à grande échelle, elle devra également honorer ses engagements en matière de dette souveraine. D&rsquo;autant que les solutions d&rsquo;allègement temporaire de la dette mises en œuvre par le G20, bien qu&rsquo;<em>«&nbsp;appréciées&nbsp;»</em>&nbsp;par la BAD ne consistaient finalement qu&rsquo;à&nbsp;<em>«&nbsp;différer les remboursements&nbsp;»</em>, souligne l&rsquo;institution qui remarque,&nbsp;<em>in fine</em>, un alourdissent de la charge pour les Etats africains.</p>



<p><em>«&nbsp;Le choc de la pandémie et la crise économique qu&rsquo;il a provoquée ont eu des implications directes sur les soldes budgétaires et le fardeau de la dette des pays ; et le ratio moyen dette/PIB de l&rsquo;Afrique devrait augmenter de 10 à 15 points de pourcentage à court et moyen terme. Par conséquent, l&rsquo;Afrique pourrait se voir confrontée à de graves problèmes de dette, et les défauts de paiement et les résolutions prolongées&nbsp;pourraient entraver les progrès de l&rsquo;Afrique vers la prospérité »</em>, alerte Akinwumi Adesina, président de la BAD.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p><em>«&nbsp;Le moment est venu d&rsquo;alléger une dernière fois la dette de l&rsquo;Afrique&nbsp;»</em>, martèle-t-il, ajoutant que&nbsp;<em>«&nbsp;c&rsquo;est bien sur le lien entre la gouvernance et la croissance qu&rsquo;il faut se concentrer pour mettre l&rsquo;Afrique sur la voie d&rsquo;un endettement qui soit soutenable, et éviter à l&rsquo;avenir tout besoin d&rsquo;alléger la dette »</em>.</p></blockquote>



<h4><strong>2020-2030, une décennie décisive?</strong></h4>



<p>La BAD admet que la résolution de la dette en Afrique n&rsquo;est pas un exercice aisé, en raison notamment de l&rsquo;inexistence de procédure formelle de faillite de la dette souveraine. Et alors qu&rsquo;il a fallu&nbsp;<em>«&nbsp;plus d&rsquo;une décennie pour mettre en œuvre l&rsquo;initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE)&nbsp;»</em>&nbsp;et que&nbsp;<em>«&nbsp;la résolution récente de la dette a été retardée par de longs litiges avec des créanciers privés et officiels&nbsp;»</em>, la Banque africaine de développement suggère que les pays du continent mettent à profit le contexte actuel pour ne pas louper l&rsquo;occasion de résoudre le problème la dette pendant la décennie en cours.</p>



<p>Depuis le début de la pandémie de Covid-19, la question de la dette est devenue centrale pour l&rsquo;économie du continent. Si quelques chefs d&rsquo;Etats comme Macky Sall du Sénégal ou Félix Tshisekedi de la RDC ont carrément demandé l&rsquo;annulation de la dette, plusieurs experts se sont également prononcés en faveur d&rsquo;une restructuration. C&rsquo;est le cas notamment de&nbsp;<a href="https://afrique.latribune.fr/think-tank/entretiens/2020-04-23/carlos-lopes-la-dette-publique-n-est-plus-un-probleme-africain-mais-mondial-845896.html">Carlos Lopes</a>, ancien secrétaire exécutif de la Commission économique des Nations Unies pour l&rsquo;Afrique (CEA).&nbsp;<em>«&nbsp;Je propose qu&rsquo;il y ait une restructuration de la dette africaine pays par pays et que cela permette d&rsquo;alléger le fardeau de la dette en ramenant les taux d&rsquo;intérêt à des niveaux plus bas&nbsp;»</em>, déclarait-il dans un entretien avec&nbsp;<em>La Tribune Afrique</em>&nbsp;en avril 2020 sous le feu de la crise, préconisant une annulation de la dette uniquement pour&nbsp;<em>«&nbsp;les pays les plus fragiles économiquement&nbsp;»</em>. Désormais, le tout est non seulement dans l&rsquo;entente internationale autour des mesures à prendre pour résoudre une fois pour toute le problème de la dette africaine, mais aussi trouver le moyen efficace de la restructurer.</p>



<p>Après étude, la BAD propose que la communauté internationale fasse pression en faveur d&rsquo;une coordination mondiale renforcée, mais aussi l&rsquo;adoption et le partage entre pays africains d&rsquo;innovations juridiques et financières qui facilitent la restructuration de la dette, le relèvement du niveau de gouvernance en faveur de la croissance pour éviter une crise de la dette, le renforcement de la gestion des finances publiques ou encore l&rsquo;accélération de la digitalisation et la promotion de la concurrence libre et loyale.</p>



<p><strong>Source: La Tribune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La BAD élue meilleure institution financière multilatérale du monde pour 2021</title>
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				<pubDate>Wed, 10 Mar 2021 13:32:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[Meilleure institution financière multilatérale du monde]]></category>

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				<description><![CDATA[La Banque africaine de développement (BAD) a été élue « meilleure institution financière multilatérale du monde pour 2021 » , par le magazine américain Global Finance, spécialisé dans les marchés financiers. « Ce prix est une reconnaissance mondiale des efforts constants que la Banque a déployés pour devenir une banque de solutions pour l&#8217;Afrique à...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bad-1.jpg" alt="" class="wp-image-15079" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bad-1.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bad-1-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<h4>La Banque africaine de développement (BAD) a été élue « meilleure institution financière multilatérale du monde pour 2021 » , par le magazine américain Global Finance, spécialisé dans les marchés financiers.</h4>



<p>« Ce prix est une reconnaissance mondiale des efforts constants que la Banque a déployés pour devenir une banque de solutions pour l&rsquo;Afrique à travers une combinaison d&rsquo;opérations, prestations de connaissance et choix d&rsquo;investissement appuyant l&rsquo;accélération du développement du continent », lit-on dans un communiqué de la BAD parvenu mercredi à APA.</p>



<p>Ce prix représente un soutien évident à la stratégie opérationnelle que la Banque poursuit sous la direction de son président, Akinwumi A. Adesina, réélu à l&rsquo;unanimité, en août 2020, pour un deuxième mandat consécutif de cinq ans à la tête de l&rsquo;institution.</p>



<p>« Alors qu&rsquo;on s&rsquo;attend en général à des fusions dans de nombreux secteurs partout dans le monde, les banques d&rsquo;investissement joueront un rôle de premier plan dans la refonte de l&rsquo;économie mondiale après la pandémie », a déclaré Joseph D. Giarraputo, éditeur et directeur éditorial de Global Finance, à l&rsquo;annonce de la liste des lauréats le 18 février dernier.</p>



<p>« Les entreprises ont plus que jamais besoin de comprendre les spécialités et les savoir-faire qu&rsquo;apportent les banques d&rsquo;investissement. Les prix remis par Global Finance sont pour cela un guide précieux », a-t-il ajouté.</p>



<p>En 2020, la Banque africaine de développement a été largement saluée pour avoir su répondre avec rapidité aux besoins du continent africain face à la pandémie de Covid-19 et pour le rôle précurseur qu&rsquo;elle a joué en termes de cohésion sociale.</p>



<p>Elle a été amplement reconnue pour la réorientation rapide de son programme de prêts en 2020 et pour la mise en place d&rsquo;un appui budgétaire face à la crise, grâce à un processus d&rsquo;approbation accéléré et à des décaissements rapides destinés à apporter aux pays une marge de manœuvre budgétaire appropriée : cela leur a permis de réagir de toute urgence face aux impacts économiques les plus graves de la crise sanitaire et leur a facilité l&rsquo;achat de produits d&rsquo;importation et de fournitures médicales vitales indispensables pour la lutte contre le virus.</p>



<p>La BAD a également axé ses efforts sur la collaboration et les partenariats en vue d&rsquo;optimiser sa réponse à la crise par un travail commun avec des partenaires de développement majeurs, dont la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. Malgré les problèmes affectant son portefeuille, elle a pu maintenir des pratiques de gestion des risques très robustes.</p>



<p>En octobre 2020, au terme d&rsquo;un vote des principaux acteurs des marchés obligataires, la Banque africaine de développement a été désignée comme l&rsquo;institution ayant été, l&rsquo;an dernier, le meilleur émetteur d&#8217;emprunt obligataire contre la pandémie de Covid-19 par le biais de son obligation à impact social « Combattre le Covid-19 » de trois milliards de dollars américains, libellée dans cette même monnaie et émise le 27 mars 2020.</p>



<p>L&rsquo;obligation à impact social « Combattre le Covid-19 » a reçu un fort soutien de la part des investisseurs. Elle a été introduite à la Bourse de Luxembourg et, au moment de son émission, elle est devenue l&rsquo;obligation à impact social la plus importante à l&rsquo;échelle mondiale. Depuis, l&rsquo;obligation a été cotée à la Bourse de Londres et admise dans le Réseau d&rsquo;obligations durables du Nasdaq. Le produit de l&rsquo;obligation, dont l&rsquo;échéance est de trois ans, permettra d&rsquo;atténuer les répercussions de la pandémie sur les moyens de subsistance et les économies des pays africains.</p>



<p>Le président Adesina a estimé que ce prix était « dûment mérité » et a attribué le succès permanent de la Banque au solide travail d&rsquo;équipe du personnel dans l&rsquo;ensemble des pays où elle est présente. « Je m&rsquo;en voudrais de ne pas mentionner l&rsquo;aide de notre fantastique Conseil d&rsquo;administration, qui a fait d&rsquo;un processus d&rsquo;approbation accéléré une caractéristique de nos mesures d&rsquo;intervention face à la pandémie. », a-t-il ajouté.</p>



<p>En février 2021, l&rsquo;agence de notation financière S&amp;P Global Ratings a confirmé la note de crédit des émetteurs en devises « AAA/A-1 + » de la Banque africaine de développement, avec perspective stable.</p>



<p><strong>Source : APA news/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<item>
		<title>La BAD et la BEI d&#8217;accord pour accélérer le développement en Afrique</title>
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				<pubDate>Fri, 22 Jan 2021 15:59:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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				<description><![CDATA[La Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont signé un plan d’action conjoint de partenariat pour parvenir à un développement accéléré sur le continent africain. L&#8217;accord a été signé par Bajabulile Swazi Tshabalala, premier vice-président par intérim de la BAD, et Thomas Östros, vice-président de la BEI, au cours d&#8217;une...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bad-1.jpg" alt="" class="wp-image-15079" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bad-1.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bad-1-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<h4>La Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne d’investissement (BEI) ont signé un plan d’action conjoint de partenariat pour parvenir à un développement accéléré sur le continent africain.</h4>



<p>L&rsquo;accord a été signé par Bajabulile Swazi Tshabalala, premier vice-président par intérim de la BAD, et Thomas Östros, vice-président de la BEI, au cours d&rsquo;une cérémonie virtuelle à laquelle ont assisté plus de 100 parties prenantes de toute l&rsquo;Afrique et de l&rsquo;Europe, indique-t-on.</p>



<p>Selon le communiqué de presse de la BAD publié jeudi, le plan d&rsquo;action conjoint a été élaboré à la suite d&rsquo;une réunion entre une délégation de la Banque européenne d&rsquo;investissement et de la Banque africaine de développement en février 2020.</p>



<p>Ce plan d&rsquo;action devrait également mettre en avant leur coopération renforcée et leurs priorités de développement mutuelles et ainsi mettre l&rsquo;accent sur la stimulation des investissements des secteurs public et privé en Afrique, précise le communiqué.</p>



<p>L&rsquo;accord conjoint permet aux deux institutions de développer une réserve commune de projets bancables autour de thèmes clés complémentaires auxquels chaque institution apporterait son avantage global.</p>



<p>En conséquence, les institutions travaillent ensemble sur l&rsquo;action climatique et la durabilité environnementale, l&rsquo;investissement transformateur à grande échelle dans des infrastructures de qualité, les infrastructures et services des technologies de l&rsquo;information et de la communication (TIC), l&rsquo;inclusion financière dans une perspective de genre visant à l&rsquo;autonomisation des filles et des femmes, l&rsquo;éducation et la formation et le secteur de la santé.</p>



<p>Cette signature intervient dans le contexte de la pandémie de Covid-19 qui accroît la pauvreté sur le continent africain et menace les marchés et les moyens de subsistance, ce qui rend l&rsquo;action encore plus urgente.</p>



<p>«<em>&nbsp;I</em><em>l est crucial qu&rsquo;un plus grand nombre de banques de développement multinationales et d&rsquo;autres institutions de financement du développement s&rsquo;engagent à collaborer plus étroitement et plus fortement, comme le montre ce plan d&rsquo;action conjoint entre la BAD et la BEI, afin de soutenir plus efficacement nos pays membres régionaux en ces temps troubles</em>&nbsp;», a déclaré Bajabulile Swazi Tshabalala, vice-président principal par intérim de la BAD.</p>



<p>M. Tshabalala a ajouté que «&nbsp;<em>la croissance économique durable et la sécurité dans les régions confrontées à des défis particuliers, telles que le Sahel et la Corne de l&rsquo;Afrique, sont notre priorité absolue</em>&nbsp;».</p>



<p>Le vice-président de la BEI chargé des investissements européens, Thomas Östros, a pour sa part déclaré que le partenariat est crucial pour les activités et l&rsquo;impact de la BEI, et que ce partenariat avec Africa&rsquo;s Bank est crucial pour l&rsquo;Afrique.</p>



<p>« <em>Le plan d&rsquo;action signé aujourd&rsquo;hui avec la Banque africaine de développement démontre la ferme volonté de la Banque européenne d&rsquo;investissement, la Banque de l&rsquo;UE, de réaliser des investissements qui font une réelle différence pour l&rsquo;Afrique. Le renforcement de notre travail avec la Banque africaine de développement, la banque multilatérale de développement de l&rsquo;Afrique, est une priorité stratégique pour la BEI et l&rsquo;Europe</em> », a précisé le vice-président.</p>



<p><strong>Source : APA News/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Banque africaine de développement : Akinwumi Adesina réélu président</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/banque-africaine-de-developpement-akinwumi-adesina-reelu-president/</link>
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				<pubDate>Thu, 27 Aug 2020 17:04:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Adesina Akinwumi]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>

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				<description><![CDATA[Seul candidat à sa réélection, le Nigérian Akinwumi Adesina a été reconduit à son poste, ce 27&#160;août, lors des&#160;assemblées&#160;annuelles&#160;de la banque panafricaine. C&#8217;est sa victoire à lui. Sorti blanchi des accusations de mauvaise gouvernance portées contre lui,&#160;le Nigérian Akinwumi Adesina, 60&#160;ans, a été réélu président de la Banque africaine de développement (BAD), à l&#8217;issue de...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg" alt="" class="wp-image-16969" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Le président de la Banque africaine de développement, Akinwunmi Adesina</figcaption></figure>



<h4>Seul candidat à sa réélection, le Nigérian Akinwumi Adesina a été reconduit à son poste, ce 27&nbsp;août, lors des&nbsp;assemblées&nbsp;annuelles&nbsp;de la banque panafricaine.</h4>



<p>C&rsquo;est sa victoire à lui. Sorti blanchi des accusations de mauvaise gouvernance portées contre lui,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/economie/cote-d-ivoire-kaba-niale-la-transformation-locale-des-matieres-premieres-est-une-priorite-18-05-2016-2040104_28.php">le Nigérian Akinwumi Adesina</a>, 60&nbsp;ans, a été réélu président de la Banque africaine de développement (BAD), à l&rsquo;issue de son assemblée générale annuelle qui s&rsquo;est tenue sur deux jours à Abidjan. Le plébiscite est sans appel, il sonne comme une revanche. «&nbsp;Le résultat de l&rsquo;élection (…) lui a permis d&rsquo;obtenir 100&nbsp;% des votes de tous les membres régionaux et non régionaux de la Banque. En tant que président nouvellement réélu, le Dr Adesina, ancien ministre nigérian de l&rsquo;Agriculture, débutera son nouveau mandat (de 5&nbsp;ans) le 1er&nbsp;septembre 2020&nbsp;», dévoile le texte du communiqué diffusé par la BAD ce jeudi 27&nbsp;août après-midi. «&nbsp;Ces assemblées annuelles sont pour moi l&rsquo;occasion de vous offrir à nouveau mes services et de briguer un second mandat à la présidence de la BAD&nbsp;», avait d&#8217;emblée fixé comme enjeu Akinwumi&nbsp;Adesina, élu en 2015.</p>



<h4>Une réélection sans surprise</h4>



<p>Fin juillet, ce fils de paysan pauvre devenu superbanquier de l&rsquo;Afrique&nbsp;avait été disculpé d&rsquo;accusations de mauvaise gestion par un comité d&rsquo;experts, à l&rsquo;issue d&rsquo;un feuilleton médiatico-financier qui a duré trois mois et déstabilisé l&rsquo;institution. Des accusations qui ont terni l&rsquo;image de cet économiste du développement de renommée mondiale qui avait assuré avec brio une augmentation de capital géante de 115&nbsp;milliards de dollars en octobre&nbsp;2019. «&nbsp;Je suis ravi que le Conseil des gouverneurs ait réélu M. Adesina pour un second mandat à la présidence du groupe de la Banque. En tant qu&rsquo;actionnaires, nous soutenons fermement la Banque et apporterons à M. Adesina tout le soutien nécessaire pour poursuivre et mettre en œuvre sa vision convaincante pour la Banque au cours des cinq prochaines années&nbsp;», a assuré&nbsp;Niale Kaba, présidente du Conseil des gouverneurs de la Banque et également ministre du Plan et du Développement de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/cote-d-ivoire">Côte d&rsquo;Ivoire</a>.</p>



<h4>La success story Adesina</h4>



<p>Le flamboyant nigérian, qui&nbsp;jongle subtilement entre les mondes anglophones et francophones, commencera son nouveau mandat dès ce&nbsp;1<sup>er&nbsp;</sup>septembre avec&nbsp;devant lui&nbsp;d&rsquo;importants défis à relever pour les cinq prochaines années. Dès ses premiers pas à Abidjan, capitale ivoirienne qui abrite le siège de la&nbsp;BAD, une des cinq principales banques multilatérales de développement au monde, créée en 1964, l&rsquo;homme avait imaginé reprendre le flambeau du Rwandais&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/donald-kaberuka">Donald Kaberuka</a>&nbsp;en axant son programme sur cinq piliers&nbsp;connus sous l&rsquo;appellation «&nbsp;High 5&nbsp;», à savoir&nbsp;: nourrir, électrifier, industrialiser, intégrer le continent et améliorer la qualité de vie de ses habitants. «&nbsp;Je suis profondément reconnaissant pour la confiance collective placée en moi, la confiance et le soutien fermes de nos actionnaires qui m&rsquo;ont élu pour un second mandat à la présidence de la Banque. Il s&rsquo;agit là d&rsquo;un nouvel appel à un service désintéressé pour l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;et la Banque africaine de développement, auquel je me consacrerai avec passion&nbsp;», a-t-il réagi dans un communiqué transmis à la presse.</p>



<p>Charismatique, réputé beau parleur, cet excellent communicateur a donné une visibilité internationale à l&rsquo;institution panafricaine de développement, attirant les capitaux et multipliant les annonces de financements de projets sur le continent. Jusqu&rsquo;aux accusations, tout était parfait. La success story commence le 6&nbsp;février&nbsp;1960&nbsp;dans une famille de fermiers de l&rsquo;État d&rsquo;Ogun (sud-ouest du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/nigeria">Nigeria</a>).&nbsp;Diplômé d&rsquo;une licence en économie agricole à l&rsquo;université d&rsquo;Ife (sud-ouest du Nigeria), puis d&rsquo;un doctorat de la prestigieuse université Purdue aux&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/etats-unis">États-Unis</a>&nbsp;en 1988, il occupe des fonctions d&rsquo;économiste dans des institutions agricoles internationales, collabore à la Fondation Rockefeller, puis devient l&rsquo;un des dirigeants de l&rsquo;Alliance pour la révolution verte en Afrique (Agra).</p>



<p>En 2011, c&rsquo;est la consécration politique dans son pays&nbsp;: il est nommé ministre de l&rsquo;Agriculture. Son action pour développer le secteur agricole sera largement saluée, jusqu&rsquo;à lui valoir une renommée médiatique internationale&nbsp;: il est élu «&nbsp;personnalité africaine de l&rsquo;année&nbsp;» par le magazine&nbsp;<em>Forbes</em>&nbsp;en 2013.</p>



<p>En 2015, il s&#8217;empare à l&rsquo;issue d&rsquo;un intense lobbying de la présidence de la BAD, une des cinq grandes banques multilatérales de développement, succédant au Rwandais Donald Kaberuka.</p>



<p>Dans un rapport détaillé, des lanceurs d&rsquo;alerte lui reprochent alors son favoritisme dans des nominations de hauts responsables, en particulier de compatriotes nigérians. Il est aussi accusé d&rsquo;avoir nommé ou promu des personnes soupçonnées ou reconnues coupables de corruption, ou de leur avoir accordé de confortables indemnités de départ sans les sanctionner.</p>



<p>Adesina use alors de son lyrisme habituel&nbsp;pour défendre son «&nbsp;honneur&nbsp;» et son «&nbsp;intégrité&nbsp;», convoquant la mémoire de ses «&nbsp;héros&nbsp;» Nelson Mandela, Kofi Annan et Martin Luther King.</p>



<p>«&nbsp;La personnalité d&rsquo;Akinwumi Adesina est inédite&nbsp;», juge un économiste ivoirien. «&nbsp;Il est exubérant, sans doute trop visible pour le monde feutré de la banque, jusqu&rsquo;à donner une impression d&rsquo;arrogance, de tout se permettre.&nbsp;»</p>



<h4>Un boulevard pour les cinq prochaines années</h4>



<p>Bien sûr, durant ces deux jours d&rsquo;assemblées annuelles virtuelles&nbsp;pour cause de pandémie de coronavirus, l&rsquo;homme reconnaissable à son éternel costume nœud&nbsp;papillon&nbsp;est largement revenu sur son bilan, chiffres à l&rsquo;appui, même s&rsquo;ils sont invérifiables. Ainsi, d&rsquo;après lui, sous sa direction&nbsp;: 18&nbsp;millions de personnes ont eu accès à l&rsquo;électricité, 141&nbsp;millions de personnes ont bénéficié de technologies agricoles améliorées au titre de la sécurité alimentaire, 15&nbsp;millions de personnes ont eu accès à des financements provenant d&rsquo;investissements privés, 101&nbsp;millions de personnes ont bénéficié de transports améliorés&nbsp;et 60&nbsp;millions de personnes ont eu accès à l&rsquo;eau et à l&rsquo;assainissement.</p>



<p>Plus concrètement, il faut souligner que la Banque a conservé sa note AAA attribuée par toutes les grandes agences mondiales de notation pendant cinq années consécutives. Un triple A loin d&rsquo;être un acquis. L&rsquo;agence Fitch menaçait il y a encore quelques années de revoir sa notation à la baisse si la BAD ne faisait rien pour arrêter l&rsquo;hémorragie de l&rsquo;endettement. Adesina, il faut le dire, sait trouver des arguments auprès de ses interlocuteurs. Résultat&nbsp;: en fin d&rsquo;année 2019, le Conseil des gouverneurs de la BAD a approuvé une augmentation de 125&nbsp;% du capital général de l&rsquo;institution, le faisant passer de 93&nbsp;milliards de dollars à 208&nbsp;milliards de dollars, soit l&rsquo;augmentation la plus importante. «&nbsp;L&rsquo;avenir nous invite à œuvrer pour une Afrique plus développée et pour un Groupe de la Banque africaine de développement beaucoup plus fort et plus résistant. Nous nous appuierons sur les solides bases du succès enregistré au cours des cinq dernières années, tout en renforçant davantage l&rsquo;institution, pour une plus grande efficacité et un plus grand impact&nbsp;», a déclaré M. Adesina.</p>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-c-est-le-moment-d-y-investir-12-11-2019-2346570_3826.php">Très optimiste, Akinwumi Adesina semble avoir tourné la page de ces derniers mois de tensions</a>. Si elles n&rsquo;ont pas empêché sa réélection, les accusations et le feuilleton ont marqué le personnel de la BAD. Car en interne, la gestion du personnel de M. Adesina a causé des remous sans précédent en cinq ans, entraînant le départ de nombreux cadres. Sous couvert de l&rsquo;anonymat, des employés lui reprochent de diriger par la « terreur », ce qui a entraîné une hémorragie de cadres depuis son arrivée. « Il s&rsquo;est fait beaucoup d&rsquo;ennemis en tentant de réformer la banque, il a notamment beaucoup favorisé les anglophones par rapport aux francophones », nuance l&rsquo;économiste ivoirien cité par l&rsquo;AFP. Des cadres l&rsquo;accusent aussi de communiquer plus que d&rsquo;agir, et d&#8217;embellir son bilan. D&rsquo;autres craignent désormais qu&rsquo;avec sa réélection qui lui « donne à nouveau les coudées franches », il se lance dans une « chasse aux sorcières ».</p>



<p><strong>Source :Le Point Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Banque africaine de développement : les enjeux d&#8217;une élection</title>
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				<pubDate>Tue, 25 Aug 2020 19:15:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>
		<category><![CDATA[Élections]]></category>

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				<description><![CDATA[Réunis du 26 au 27 août, les 80 gouverneurs de la BAD devraient élire le président de l&#8217;institution dans un contexte de lutte d&#8217;influences entre plusieurs puissances. Ce n&#8217;était jamais arrivé dans l&#8217;histoire de la Banque africaine de développement depuis sa création en 1964. Pour la première fois, la principale institution de financement du continent africain tient du mercredi 26 au jeudi 27 août...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bad-1.jpg" alt="" class="wp-image-15079" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bad-1.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bad-1-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p><strong>Réunis du 26 au 27 août, les 80 gouverneurs de la BAD devraient élire le président de l&rsquo;institution dans un contexte de lutte d&rsquo;influences entre plusieurs puissances.</strong></p>



<p>Ce n&rsquo;était jamais arrivé dans l&rsquo;histoire de la Banque africaine de développement depuis sa création en 1964. Pour la première fois, la principale institution de financement du continent africain tient du mercredi 26 au jeudi 27 août ses assemblées annuelles sur le mode virtuel à cause de la pandémie du Covid-19. Exit donc les bruits de couloirs, les rumeurs de l&rsquo;hôtel Ivoire-Sofitel où s&rsquo;est tenue la dernière réunion des gouverneurs à Abidjan en 2015. Après avoir porté, à la surprise générale, leur choix sur <a href="https://www.lepoint.fr/economie/presidence-de-la-bad-adesina-et-le-nigeria-raflent-la-mise-28-05-2015-1931952_28.php">le Nigérian Akinwumi Adesina</a> parmi huit candidats en lice, les décideurs n&rsquo;auront pas beaucoup d&rsquo;intrigues à démêler, car l&rsquo;actuel président de la banque panafricaine est le seul candidat en lice pour un deuxième mandat de cinq ans après avoir été blanchi de toutes <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/la-banque-africaine-de-developpement-lance-une-enquete-independante-sur-son-president-05-06-2020-2378552_3826.php">les allégations d&rsquo;abus de pouvoir et de corruption </a>dont il était la cible par un panel indépendant.</p>



<p>Ces accusations ont cependant terni l&rsquo;image du flamboyant président de la BAD, dont la réélection semblait assurée au début de l&rsquo;année, avec le soutien de l&rsquo;Union africaine, de la Communauté économique des États de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest (Cedeao), et après une augmentation de capital géante de 115 milliards de dollars réussie en octobre 2019. Les réunions annuelles devaient se tenir à la fin mai, elles ont été reportées en raison de la propagation du coronavirus.</p>



<h4>Akinwumi Adesina, de la consécration à la tourmente</h4>



<p>Ce feuilleton médiatico-financier qui dure depuis avril, lorsque les accusations ont fuité dans les médias, a déstabilisé l&rsquo;institution panafricaine de développement, et particulièrement son président.&nbsp;Adesina, 60&nbsp;ans, ancien ministre de l&rsquo;Agriculture du&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/nigeria">Nigeria</a>, s&rsquo;est, dès le début, vigoureusement défendu, rejetant en bloc toutes les accusations et clamant son «&nbsp;innocence&nbsp;».</p>



<p>Le panel, dirigé par M<sup>me</sup> Robinson, avocate de profession qui a aussi été haute-commissaire des Nations unies aux droits de l&rsquo;homme de 1997 à 2002, a considéré que les seize accusations qui visaient cet économiste spécialiste de l&rsquo;agriculture et du développement avaient été correctement examinées par le comité d&rsquo;éthique de la BAD, au regard des règlements et procédures internes de la banque, considérant notamment que <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/banque-africaine-de-developpement-le-president-adesina-dans-le-viseur-14-05-2020-2375497_3826.php">les lanceurs d&rsquo;alerte n&rsquo;avaient pas apporté de preuves</a>.</p>



<p>Mais M<sup>me</sup>&nbsp;Robinson et les deux autres experts, le magistrat gambien Hassan B. Jallow et le Sud-Africain Leonard F. McCarthy, ancien vice-président pour l&rsquo;intégrité à la Banque mondiale, n&rsquo;ont pas enquêté sur les accusations elles-mêmes, ce qui n&rsquo;était pas leur mandat.</p>



<p>Les&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/etats-unis">États-Unis</a>, deuxième actionnaire de la BAD après le Nigeria, avaient exigé, fin mai, le lancement d&rsquo;une enquête indépendante sur ces accusations, remettant en cause le travail du comité d&rsquo;éthique qui avait disculpé le Nigérian&nbsp;quelques semaines plus tôt. Avant de se ranger à la position du conseil des gouverneurs de la BAD, favorable à une simple «&nbsp;revue&nbsp;».</p>



<p>Les lanceurs d&rsquo;alerte, qui se présentaient comme des «&nbsp;employés préoccupés de la BAD&nbsp;», accusaient Akinwumi Adesina d&rsquo;enrichissement personnel, de favoritisme dans de nombreuses nominations de hauts responsables, en particulier de compatriotes nigérians, d&rsquo;avoir nommé ou promu des personnes soupçonnées ou reconnues coupables de fraude ou de corruption, ou encore de leur avoir accordé de confortables indemnités de départ sans les sanctionner.</p>



<p>Charismatique, beau parleur, anglophone mais parfaitement à l&rsquo;aise en français, cet excellent communicateur, toujours élégamment habillé de costumes et nœuds papillon, a en effet donné une visibilité internationale à l&rsquo;institution panafricaine de développement,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/afrique-c-est-le-moment-d-y-investir-12-11-2019-2346570_3826.php">attirant les capitaux et multipliant les annonces de financements de projets sur le continent.</a></p>



<p>En interne, sa gestion du personnel a causé des remous depuis cinq ans, entraînant le départ de nombreux cadres. Il compte également un&nbsp;adversaire de poids à sa réélection, les États-Unis, suivis par les pays de la zone euro et les pays scandinaves, selon des observateurs.</p>



<h4>Le Nigeria a presque doublé ses droits de vote</h4>



<p>Si l&rsquo;élection du président de la BAD constitue le principal enjeu de ce rendez-vous, le Nigeria, pays dont est originaire Adesina, a fait preuve d&rsquo;une certaine anticipation en doublant presque ses droits de vote au sein de l&rsquo;institution multilatérale africaine à 16,8 % avant l&rsquo;assemblée générale annuelle. Selon une information donnée par</p>



<p>l&rsquo;agence&nbsp;Bloomberg, un mémorandum envoyé au conseil des gouverneurs de la BAD&nbsp;indique que le Nigeria est devenu le plus grand détenteur de droits, suivi des membres non régionaux, l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/allemagne">Allemagne</a>&nbsp;avec 7,4&nbsp;% et les États-Unis 5,5&nbsp;%. «&nbsp;La disculpation d&rsquo;Akinwumi Adesina de toutes les allégations contre lui confirme sa compétence et son intégrité à la tête de la BAD […]. Le Nigeria le soutient pleinement&nbsp;» pour un second mandat, avait réagi le président nigérian&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/muhammadu-buhari">Muhammadu Buhari</a>.</p>



<h4>Comment est élu le président de la BAD&nbsp;?</h4>



<p>Créée en 1964, la BAD compte&nbsp;80&nbsp;pays actionnaires (54 pays africains et&nbsp;26&nbsp;non africains, d&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/europe">Europe</a>, d&rsquo;Amérique et d&rsquo;Asie), d&rsquo;où le nombre de gouverneurs qu&rsquo;on appelle&nbsp;communément les «&nbsp;faiseurs de rois&nbsp;». Elle est la seule institution africaine cotée triple A par les agences de notation financière.&nbsp;Le président élu doit avoir recueilli la majorité des suffrages exprimés.&nbsp;<a href="https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Boards-Documents/ADB_Statement_of_Subscriptions_and_Voting_Powers_as_of_31_January_2019.pdf#_blank" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Soit 58,8&nbsp;% des pouvoirs de vote des membres africains et 41&nbsp;% des membres non africains</a>.&nbsp;Cette nouvelle évolution du pouvoir nigérian pourrait garantir à Adesina un autre mandat à la tête de la BAD. En effet, plus un&nbsp;pays souscrit au capital de la banque, plus il pèse au moment du scrutin. Le Nigeria a toujours été le seul pays africain à être aussi influent&nbsp;au sein du conseil des gouverneurs.</p>



<p>Habituellement, le suspense débute dès le premier tour puisque chaque gouverneur est appelé à voter pour l&rsquo;un des candidats en lice.&nbsp;Après chaque tour, le candidat ayant reçu le moins de voix se retire. Mais il peut arriver qu&rsquo;aucun ne remporte le scrutin. Cela s&rsquo;est déjà produit en 1995, lors de l&rsquo;élection du Marocain Omar Kabbaj et, en 2005, pour le premier mandat de Donald Kaberuka.</p>



<p>Reste à savoir si les gouverneurs tiendront compte des efforts déployés par la banque pour contrer la pandémie du Covid-19 sur le continent. Depuis que la pandémie de Covid-19 a frappé les côtes du continent début mars, plus d&rsquo;un million de cas confirmés de virus ont été enregistrés en Afrique. Elle a durement frappé les économies de la région à la suite de la chute des prix des produits de base et des mesures de confinement prises par les gouvernements qui ont conduit à des fermetures de pays. <a href="https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-en-afrique-la-bad-promet-10-milliards-de-dollars-09-04-2020-2370727_3826.php">Au mois d&rsquo;avril, la Banque a mis en place un plan de riposte de 10 milliards de dollars</a>. Elle a également levé un montant de 3 milliards de dollars grâce à une obligation sociale Covid-19 introduite à la Bourse de Londres.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>A la Banque africaine de développement, le président Adesina disculpé par un rapport d’experts</title>
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				<pubDate>Tue, 28 Jul 2020 12:43:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Akinwunmi Adesina]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>

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				<description><![CDATA[Un panel indépendant était chargé de faire la lumière sur les accusations de favoritisme et d’enrichissement personnel portées contre le Nigérian. Un nouveau chapitre vient de s’écrire dans le feuilleton à rebondissements qui dure depuis le mois d’avril sur la Banque africaine de développement (BAD) et son président, le Nigérian, Akinwumi Adesina. Ce dernier était...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg" alt="" class="wp-image-16969" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Le président de la Banque africaine de développement, Akinwunmi Adesina</figcaption></figure>



<p><strong>Un panel indépendant était chargé de faire la lumière sur les accusations de favoritisme et d’enrichissement personnel portées contre le Nigérian.</strong></p>



<p>Un nouveau chapitre vient de s’écrire dans le feuilleton à rebondissements qui dure depuis le mois d’avril sur la Banque africaine de développement (BAD) et son président, le Nigérian, Akinwumi Adesina. Ce dernier était accusé de favoritisme, d’enrichissement personnel et de&nbsp;<em>«&nbsp;violations du code de conduite&nbsp;»</em>&nbsp;par des employés de l’institution, l’une des cinq principales banques multilatérales de développement au monde. Sur pression des Etats-Unis, deuxième actionnaire de la BAD après le Nigeria, une enquête indépendante avait été confiée début juillet à un panel de trois experts mené par l’ancienne présidente irlandaise (1990-1997), Mary Robinson. Son rapport, très attendu, a été transmis, lundi 27&nbsp;juillet, à la banque.</p>



<p>Dans ce document de 31 pages que <em>Le Monde Afrique</em> a consulté, le panel d’experts disculpe M. Adesina et note que les accusations portées à son encontre par des employés devenus <em>« lanceurs d’alerte » </em>sont <em>« sans fondement », </em>trop souvent <em>« générales »</em>,<em> « manquent de précisions et ne sont pas étayées par des preuves ». </em>Avant de préconiser qu’elles soient <em>« rejetées »</em>, faute de <em>« crédibilité ».</em> Le panel confirme ainsi les conclusions du comité d’éthique de la banque qui, dans son enquête préliminaire rendue fin avril, avait balayé chacune des seize allégations. <em>« Elles ont été correctement examinées et rejetées »</em>, tranche le panel d’experts dans son rapport.</p>



<p>Plus qu’une enquête à proprement parler, il s’agit d’un examen des méthodes et des conclusions du comité d’éthique de la banque pour qui la plainte&nbsp;<em>«&nbsp;ne reposait sur aucun fait objectif et solide&nbsp;»</em>. Se disant traqués et intimidés par des proches du président Adesina, les employés à l’origine de l’affaire avaient refusé de transmettre des preuves,&nbsp;<em>«&nbsp;au motif qu’ils voulaient préserver leur anonymat&nbsp;»</em>. Fin mai, le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin avait exprimé de&nbsp;<em>«&nbsp;sérieuses réserves&nbsp;»</em>&nbsp;sur le travail produit par le comité d’éthique. Alors que le Nigérian est candidat à sa succession, prévue fin août, Washington a pris au sérieux cette affaire et souhaité que la lumière soit faite, notamment sur les accusations d’enrichissement personnel, de nominations à des postes stratégiques de proches de M.&nbsp;Adesina, pour certains soupçonnés de corruption.</p>



<h4>Un mois pour convaincre</h4>



<p>Aucun élément nouveau ne figure dans ce rapport du panel d’experts qui n’avait de toute façon pas mandat pour diligenter ses propres investigations. Ses conclusions sont un soulagement pour le président de la BAD qui ressort toutefois fragilisé de cette affaire, révélée par&nbsp;<em>Le Monde Afrique</em>&nbsp;et survenue en pleine pandémie de nouveau coronavirus. Malgré un bilan salué par les actionnaires et ses partenaires – M.&nbsp;Adesina a notamment réussi à boucler une augmentation de capital massive de 115&nbsp;milliards de dollars en octobre&nbsp;2019 –, le Nigérian de 60&nbsp;ans, à la tête de la BAD depuis 2015, reste très contesté en interne pour sa gouvernance.</p>



<p>S’il a bénéficié du soutien d’une partie des présidents africains, à commencer par le Nigérian Muhammadu Buhari, soucieux de préserver ou de conquérir des postes stratégiques à l’Union africaine et aux Nations unies, M. Adesina en a agacé d’autres. Certains lui reprochent un tropisme ouest-africain, mais aussi de confier les postes les plus importants à des Nigérians.</p>



<p>Depuis le début du scandale, le président Adesina a toujours clamé son innocence. Pour se défendre, il n’a pas hésité à pointer un acharnement des Etats-Unis, puis à jouer sur la fibre de l’ingérence occidentale visant à déstabiliser l’institution panafricaine. Au risque d’exacerber des tensions entre certains des 27 actionnaires non régionaux et les 54 pays membres africains. Sa gestion maladroite de cette crise a, selon plusieurs analystes, nui à la crédibilité de la BAD, un temps mise à l’écart des réflexions et de la riposte continentale au coronavirus. Ces dernières semaines, les agences de notation financière lui ont cependant confirmé son précieux triple A.</p>



<p>Désormais, il reste un mois à Akinwumi Adesina avant l’assemblée annuelle de la BAD, prévue fin août, pour convaincre les actionnaires de lui confier un second mandat. Il est le seul en lice.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Comment les États-Unis planifient le contrôle de la Banque africaine de développement</title>
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				<pubDate>Mon, 27 Jul 2020 13:45:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
		<category><![CDATA[Banque africaine de développement]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg" alt="" class="wp-image-16969" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Le président de la Banque africaine de développement, Akinwunmi Adesina</figcaption></figure>



<h4>C&rsquo;est l&rsquo;illustration de la nouvelle guerre froide que les États-Unis et la Chine se livrent au sein des institutions et des bailleurs de fonds à l&rsquo;international.</h4>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/guerre-commerciale-chine-usa-comment-l-afrique-peut-y-gagner-19-08-2019-2330510_3826.php">La guerre économique et commerciale entre les États-Unis et la Chine</a>&nbsp;ouvre des lignes de front en&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>. Après avoir ouvertement négligé le continent au début du mandat de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/donald-trump">Donald Trump</a>, l&rsquo;administration américaine met les bouchées doubles pour y bloquer l&rsquo;expansion chinoise et reconquérir les parts de marché abandonnées. Une stratégie élaborée par les conseillers de l&rsquo;ombre du président américain depuis 2017. Dans ce combat, la prise de contrôle des leviers de financement sur le continent est une priorité pour les Américains, avec comme cible majeure la Banque africaine de développement (BAD). Dans ce contexte, son président Akinwumi Adesina serait-il un pion à dégager&nbsp;?</p>



<h4><strong>Adesina, un caillou dans la chaussure d&rsquo;influence américaine&nbsp;?</strong></h4>



<p>Engagé dans une campagne de pure forme pour décrocher, fin août, un second mandat à la tête de la Banque africaine de développement,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/economie/migrations-akinwumi-adesina-creer-25-millions-d-emplois-sur-dix-ans-10-12-2018-2277904_28.php">Akinwumi Adesina est finalement plongé au cœur d&rsquo;un combat qui le dépasse</a>. Certes, le Nigérian demeure le seul candidat à sa propre succession. Et s&rsquo;il peut toujours se prévaloir du soutien de l&rsquo;Union africaine, il n&rsquo;obtiendra pas la victoire facile que tout le monde lui promettait. Car la rivalité économique et commerciale entre les&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/etats-unis">États-Unis</a>&nbsp;et la&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/chine">Chine</a>&nbsp;traverse désormais l&rsquo;Afrique. Et dans cette bagarre pour contrôler les leviers de décision et de financement sur le continent, la BAD, et donc le président qui la dirige, sont des enjeux majeurs pour le camp américain.</p>



<h4>Stratégie de reconquête de l&rsquo;administration Trump&nbsp;?</h4>



<p>Depuis son arrivée au pouvoir en janvier&nbsp;2017,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/pays-de-merde-face-au-rejet-de-l-afrique-donald-trump-fait-marche-arriere-27-01-2018-2190097_3826.php">Donald Trump a pourtant paru ignorer l&rsquo;Afrique</a>. Le président américain n&rsquo;a ainsi reçu que deux chefs d&rsquo;État&nbsp;du continent à la Maison-Blanche. Du jamais-vu. Inquiets de l&rsquo;omniprésence de Pékin sur le continent et de la perte d&rsquo;influence économique de Washington sur le terrain, les conseillers de l&rsquo;administration Trump ont concocté à partir de la fin&nbsp;2018&nbsp;une stratégie de reconquête susceptible de contrer la Chine en Afrique. Un lent travail de persuasion s&rsquo;engage à l&rsquo;égard du président américain et vire à l&rsquo;obsession dans les rangs des néoconservateurs. Ironie de l&rsquo;histoire, l&rsquo;offensive est élaborée et menée dès l&rsquo;origine par le faucon John Bolton, alors conseiller à la Sécurité nationale.</p>



<p>Car les conservateurs américains sont très inquiets.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/l-afrique-face-a-la-nouvelle-route-de-la-soie-31-05-2019-2316258_3826.php">De 178&nbsp;milliards de dollars en 2016, le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l&rsquo;Afrique a atteint 186&nbsp;milliards de dollars en 2018</a>, pour dépasser la barre symbolique des 200&nbsp;milliards de dollars en 2019. Si l&rsquo;objectif annoncé par Pékin en&nbsp;2014&nbsp;de viser les 400&nbsp;milliards de dollars en&nbsp;2020&nbsp;se révèle irréaliste aujourd&rsquo;hui, la tendance à la hausse inexorable et rapide des échanges entre la Chine et l&rsquo;Afrique s&rsquo;écrit de manière irréversible. Tout à l&rsquo;inverse des relations commerciales entre les États-Unis et le continent.</p>



<h4><strong>Attaquer par le biais commercial</strong></h4>



<p>Pierre angulaire de la stratégie commerciale américaine sur le continent africain, l&rsquo;Agoa (loi sur la croissance et les opportunités en Afrique) s&rsquo;offre un piètre bilan pour ses 20&nbsp;ans en 2020. Lancée en&nbsp;2000&nbsp;sous&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/bill-clinton">Bill Clinton</a>, l&rsquo;Agoa offre une franchise de droits de douane à l&rsquo;entrée du marché américain à 6&nbsp;500 produits africains (produits pétroliers, agricoles, textiles, artisanat…). Trente-neuf pays à majorité subsahariens en profitent. L&rsquo;objectif&nbsp;? Contribuer à diversifier les échanges avec le continent pour favoriser l&rsquo;industrialisation de l&rsquo;Afrique subsaharienne.</p>



<p>Toutefois, les produits pétroliers continuent de représenter les deux tiers des importations américaines… Après avoir quadruplé de&nbsp;2002&nbsp;à 2008, pour se hisser à 100&nbsp;milliards de dollars, selon les chiffres de l&rsquo;USAID, les échanges bilatéraux entre les États-Unis et l&rsquo;Afrique s&rsquo;effritent. Ils ont chuté à 39&nbsp;milliards de dollars en&nbsp;2017&nbsp;pour faiblement remonter 41,2&nbsp;milliards de dollars en 2018, principalement en raison de l&rsquo;autosuffisance énergétique des États-Unis.</p>



<p>Parallèlement, au cours des cinq dernières années, les exportations américaines vers l&rsquo;Afrique subsaharienne ont stagné en moyenne à 19&nbsp;milliards de dollars par an. L&rsquo;Amérique de Trump se rassure comme elle peut. Avec 54&nbsp;milliards de dollars d&rsquo;investissements directs étrangers en Afrique, les États-Unis devancent toujours la Chine dans ce domaine.</p>



<p>Mais cette domination chinoise en Afrique est un camouflet pour l&rsquo;Oncle Sam. Peu à peu, des conseillers vont convaincre le président américain de regarder au-delà des frontières des États-Unis. Vice-président du Centre d&rsquo;études stratégiques et internationales (Center for Strategic and International Studies, CSIS), à Washington, et président, entre autres, du Comité consultatif de l&rsquo;Afrique subsaharienne pour la Banque d&rsquo;import-export des États-Unis (Exim), Daniel Runde alimente la réflexion de l&rsquo;administration Trump sur l&rsquo;engagement économique des États-Unis dans le monde, notamment en matière de développement.</p>



<h4><strong>Passer par les institutions de développement, dont la BAD</strong></h4>



<p>Pour le conseiller, contrer la Chine en Afrique, en s&rsquo;appuyant sur les institutions de développement, devient une fin en soi. Dans une note intitulée «&nbsp;L&rsquo;administration Trump dirigera finalement le système de Bretton Woods&nbsp;», Daniel Runde écrit dès la mi-2017 que «&nbsp;les États-Unis chercheront à avoir leur mot à dire dans les nominations à venir des dirigeants des banques multilatérales de développement.&nbsp;» En octobre&nbsp;2017, un autre proche de Donald Trump, Steven Dowd, l&rsquo;actuel administrateur de la BAD en tant que représentant des États-Unis et président du comité d&rsquo;audit et des finances de la banque panafricaine, confirmait cette volonté. «&nbsp;Je tirerai parti de la contribution financière américaine auprès de la banque afin de veiller à ce qu&rsquo;elle soit utilisée au mieux pour l&rsquo;Afrique et qu&rsquo;elle serve les intérêts de la politique étrangère américaine là-bas. […]&nbsp;Je m&rsquo;efforcerai d&rsquo;ouvrir l&rsquo;Afrique aux investissements et au savoir-faire américains&nbsp;», promettait alors ce proche de Daniel Runde aux sénateurs américains pour décrocher le poste auprès de la BAD.</p>



<p>Républicain fidèle à Donald Trump, Daniel Runde précise, en octobre&nbsp;2019, l&rsquo;intérêt des Américains à contrôler la BAD pour enrayer la longue marche de Pékin sur le continent. «&nbsp;La BAD est une alternative à l&rsquo;engagement en Afrique qui n&rsquo;est pas dirigée par la Chine et elle peut contribuer à aider à recadrer l&rsquo;Afrique comme une formidable opportunité économique.&nbsp;»</p>



<h4>La charge menée contre Adesina</h4>



<p>Porté dans une tribune sur le site américain The Hill, le message est clair. Sur sa lancée, le conservateur mène une charge contre la gestion de la banque&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/economie/presidence-de-la-bad-adesina-et-le-nigeria-raflent-la-mise-28-05-2015-1931952_28.php">par Akinwumi Adesina, son président</a>. Daniel Runde insiste sur son manque de transparence et son soutien à des régimes autoritaires, notamment en organisant des assemblées annuelles de la BAD à Malabo (Guinée équatoriale), en juin&nbsp;2019. «&nbsp;Quiconque a lu le livre classique&nbsp;<em>Tropical Gangsters</em>&nbsp;reconnaîtra que le gouvernement de la Guinée équatoriale est probablement l&rsquo;un des plus corrompus du monde&nbsp;», assène Daniel Runde.</p>



<p>L&rsquo;offensive s&rsquo;était déjà accélérée depuis la nomination de Tibor Nagy en juillet&nbsp;2018 comme secrétaire d&rsquo;État adjoint américain aux Affaires africaines, un poste laissé vacant pendant plusieurs mois. Le 3&nbsp;mars dernier, à l&rsquo;ambassade des États-Unis à Kinshasa, il entamait son discours sur ce que devait faire «&nbsp;l&rsquo;administration Trump en Afrique&nbsp;: contrer le discours de la Chine et montrer clairement que l&rsquo;ampleur et la profondeur de l&rsquo;engagement des États-Unis en Afrique sont incomparables.&nbsp;»</p>



<p>Sur le terrain, Tibor Nagy peut compter sur la renaissance, en mai&nbsp;2019, de la Banque d&rsquo;import-export des États-Unis (Exim) présidée par Kimberly Reed, une avocate qui a été conseillère principale des secrétaires du Trésor américain en 2004. À l&rsquo;arrêt depuis 2012, le Congrès a redonné un mandat à l&rsquo;agence fédérale qui dispose désormais d&rsquo;une force de frappe théorique de 135&nbsp;milliards de dollars. À charge pour l&rsquo;Exim de consacrer 20&nbsp;% de ses moyens à débloquer des financements capables de neutraliser les offres chinoises en Afrique. Le 14&nbsp;mai 2020, le conseil d&rsquo;administration de l&rsquo;agence américaine a ainsi validé un prêt de 4,7&nbsp;milliards de dollars au profit du Mozambique pour construire une installation de GNL. «&nbsp;C&rsquo;est un excellent exemple de la manière dont une Exim revitalisée, grâce au leadership du président Trump et au soutien bipartisan du Congrès, peut aider à garantir l&rsquo;utilisation des produits et des services made in USA, sans céder du terrain à des pays comme la Chine et la Russie&nbsp;», s&rsquo;est réjouie Kimberly Reed.</p>



<h4>Dès 2018, un outil nommé Prosper Africa…</h4>



<p>De plus, lorsque John Bolton a présenté la stratégie américaine pour l’Afrique subsaharienne en décembre&nbsp;2018, il en a profité pour lancer Prosper America. Cette initiative, qui rassemble les ressources de plus de&nbsp;15&nbsp;agences gouvernementales américaines, est destinée à contrer la nouvelle route de la soie (Belt&nbsp;&amp;&nbsp;Road), tracée par Pékin depuis 2013, avec la mission de doubler le commerce et l’investissement entre les États-Unis et l’Afrique. Prosper America est en train de mettre en place un guichet unique pour faciliter l’accès des entreprises américaines à plus de&nbsp;60&nbsp;services de soutien aux investissements commerciaux. Toutefois, l’initiative patine. «&nbsp;Elle a perdu beaucoup de son élan en raison d’un déploiement très lent&nbsp;», soulignait en juin dernier Judd Devermont, directeur du programme Afrique au CSIS.</p>



<h4>… suivi du Build Act</h4>



<p>Autre brique posée par le Congrès en mars&nbsp;2018, l&rsquo;adoption du Build Act, qui crée l&rsquo;US&nbsp;<a href="https://www.brookings.edu/blog/future-development/2018/03/29/building-a-robust-us-development-finance-institution/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">International Development Finance Corporation (IDFC)</a>, la banque de développement américaine, dotée de 60&nbsp;milliards de dollars d&rsquo;investissements contre 29&nbsp;milliards pour sa prédécesseure. Concrètement, l&rsquo;administration Trump cherche aussi à marquer des points en traitant directement avec les États.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/accord-commercial-les-etats-unis-veulent-le-kenya-08-02-2020-2361795_3826.php">Washington tente ainsi de signer à tout prix un accord de libre-échange avec le Kenya.</a>&nbsp;Des négociations sont en cours. Après celui conclu avec le Maroc en 2004, ce serait le deuxième que ratifieraient et concluraient les États-Unis avec un pays du continent. L&rsquo;exemple serait symbolique du retour de l&rsquo;Oncle Sam. En 2019, le Kenya a ainsi importé pour 391&nbsp;millions&nbsp;de dollars des États-Unis contre plus de 3&nbsp;milliards depuis la Chine. Dans l&rsquo;esprit des Américains, un accord avec le Kenya servirait de tremplin pour négocier de nouveaux accords de manière bilatérale avec d&rsquo;autres états.</p>



<p>Mais les néoconservateurs de Washington sont convaincus que les États-Unis ne peuvent juguler efficacement la mainmise chinoise en Afrique qu&rsquo;à la condition de contrôler les leviers majeurs de financement sur le continent, comme la BAD, qui a approuvé plus de 7&nbsp;milliards de dollars d&rsquo;engagements en&nbsp;2018&nbsp;et qui bénéficie de la note remarquable de triple A de la part des agences internationales de notation.</p>



<h4>Objectif final&nbsp;: contrôler les leviers de financement avec des candidats adoubés par Washington</h4>



<p>La désignation statutaire d&rsquo;un nouveau président de la BAD en&nbsp;2020&nbsp;n&rsquo;est-elle pas une opportunité rêvée pour Washington de manœuvrer pour contrôler l&rsquo;institution panafricaine et de favoriser ainsi la nomination d&rsquo;un président acquis aux intérêts américains&nbsp;?&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/economie/banque-africaine-de-developpement-un-moment-decisif-27-05-2015-1931357_28.php">Sauf qu&rsquo;Akinwumi Adesina barre la route des conseillers de Washington.</a>&nbsp;Et il est le seul candidat à se présenter à sa propre succession. De plus, c&rsquo;est un ressortissant du Nigeria, premier actionnaire de la BAD avec&nbsp;9,1&nbsp;% du capital de la banque. Avec 6,5&nbsp;% de l&rsquo;actionnariat, les États-Unis n&rsquo;arrivent «&nbsp;qu&rsquo;en&nbsp;» seconde position. Délicat.</p>



<p>Qu&rsquo;importe. La banque compte&nbsp;80&nbsp;pays actionnaires, dont&nbsp;26&nbsp;pays non africains. Daniel Runde conteste ouvertement la gouvernance de la BAD qui donne la prééminence de vote aux pays africains, avec «&nbsp;<a href="https://www.afdb.org/fileadmin/uploads/afdb/Documents/Boards-Documents/ADB_Statement_of_Subscriptions_and_Voting_Powers_as_of_31_January_2019.pdf#_blank" target="_blank" rel="noreferrer noopener">58,89&nbsp;%</a>&nbsp;des voix.&nbsp;» Or, s&rsquo;étonne le républicain, en octobre&nbsp;2019, dans une note du CSIS sur le rôle futur de la BAD, «&nbsp;à la Banque mondiale, les États-Unis ont 15,7&nbsp;% des voix et un droit de veto de facto, alors qu&rsquo;ils ne détiennent pas un droit de veto similaire à la BAD&nbsp;». Une évidence s&rsquo;impose pour le conseiller&nbsp;: «&nbsp;Les banques régionales de développement fonctionnent mieux lorsqu&rsquo;elles suivent la règle d&rsquo;or, à savoir&nbsp;: celui qui possède l&rsquo;or établit les règles.&nbsp;» En clair, ceux qui financent désignent les rois et commandent.</p>



<h4>Des obstacles sur le chemin de l&rsquo;augmentation de capital de la BAD</h4>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/monde/afrique-le-president-de-la-bad-accuse-d-abus-nie-en-bloc-06-04-2020-2370294_24.php">Comme par hasard, ce coup de pression des États-Unis est intervenu alors qu&rsquo;Akinwumi Adesina négociait une augmentation du capital de la banque, conclue favorablement en octobre&nbsp;2019</a>, qui le hissera «&nbsp;de&nbsp;93&nbsp;à 208&nbsp;milliards de dollars&nbsp;» sur dix ans, «&nbsp;de&nbsp;2020&nbsp;à 2030&nbsp;». Soit une hausse de 125&nbsp;%. Au même moment, Daniel Runde écrit&nbsp;: «&nbsp;Les actionnaires vont devoir poser de sérieuses questions.&nbsp;Les États-Unis, en tant que principal donateur, n&rsquo;ont pas le même vote et la même influence au sein de la BAD que dans les autres banques multilatérales de développement&nbsp;», comme à la Banque asiatique de développement et à la Banque interaméricaine de développement. «&nbsp;La BAD devrait reconsidérer la position de ses grands actionnaires non régionaux, qui s&rsquo;expriment de plus en plus sur le pouvoir de vote disproportionné qu&rsquo;ils détiennent par rapport à l&rsquo;importance de leurs contributions. S&rsquo;ils sont prêts à payer, ils devraient avoir un plus grand nombre d&rsquo;actions à mener au sein de la banque.&nbsp;»</p>



<p>Manifestement, les États-Unis n&rsquo;ont pas obtenu gain de cause. Akinwumi Adesina leur a-t-il opposé une fin de non-recevoir&nbsp;? S&rsquo;est-il dressé contre le dessein américain&nbsp;? Difficile à dire. Pour l&rsquo;instant,&nbsp;les protagonistes restent murés dans le silence. Mais c&rsquo;est à partir de là que les ennuis du président de la BAD ont commencé.</p>



<h4>Le tir parti de la Banque mondiale…</h4>



<p>Premier sniper&nbsp;: David Malpass. Ce fidèle soutien du président Trump, nommé sous-secrétaire au Trésor américain chargé des affaires internationales, est propulsé à la tête de la Banque mondiale en avril&nbsp;2019. Il décoche une flèche en février&nbsp;2020.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/covid-19-en-afrique-la-bad-promet-10-milliards-de-dollars-09-04-2020-2370727_3826.php">Pointant la gestion du président de la BAD, il déclare que&nbsp;plusieurs banques de développement</a>&nbsp;«&nbsp;ont tendance à prêter trop rapidement et à aggraver le problème de la dette des pays&nbsp;». Réponse d&rsquo;Akinwumi Adesina&nbsp;: la Banque mondiale «&nbsp;a des opérations beaucoup plus importantes en Afrique que la BAD&nbsp;», la première «&nbsp;ayant approuvé des financements à hauteur de 20,2&nbsp;milliards de dollars en&nbsp;2018&nbsp;contre 10,1&nbsp;milliards de dollars&nbsp;» pour la seconde, complète la BAD dans un communiqué.</p>



<h4>… dans le sillon de lanceurs d&rsquo;alerte pour comportements non conformes à l&rsquo;éthique</h4>



<p>Pour renforcer les attaques, les artisans de l&rsquo;opération de déstabilisation du Nigérian saisiront l&rsquo;opportunité d&rsquo;un courrier adressé aux gouverneurs de la banque panafricaine en janvier&nbsp;2020 par des lanceurs d&rsquo;alerte. Ces derniers accusent Akinwumi Adesina de comportement contraire à l&rsquo;éthique, de favoritisme dans des nominations de Nigérians à des postes de hauts responsables, d&rsquo;enrichissement personnel. Ce qu&rsquo;il nie en bloc. Entre-temps, ces griefs à l&rsquo;encontre du président de la banque ont fuité dans la presse, donnant un écho planétaire aux accusations qui pèsent sur lui, alors qu&rsquo;il est déjà engagé dans la campagne pour sa réélection. Le conservateur Steven Dowd, l&rsquo;actuel président américain du comité d&rsquo;audit et des finances de la BAD, est soupçonné d&rsquo;être à l&rsquo;origine des fuites sur les accusations qui touchent le Nigérian.</p>



<p>Le 5&nbsp;mai, une enquête interne de la banque disculpera Akinwumi Adesina, faute de preuves. Contrariés, les États-Unis jettent un pavé dans la mare. Dans une lettre datée du 22&nbsp;mai, le secrétaire d&rsquo;État américain au Trésor, Steven Mnuchin, émet «&nbsp;de sérieuses réserves&nbsp;» sur les conclusions de l&rsquo;enquête. Et en tant que membre du conseil d&rsquo;administration de la BAD, il demande «&nbsp;une enquête approfondie sur ces allégations par un enquêteur extérieur indépendant&nbsp;». Après&nbsp;15&nbsp;jours de silence, le Bureau des conseils des gouverneurs de la BAD accepte, le 5&nbsp;juin, qu&rsquo;une nouvelle enquête soit «&nbsp;menée par une personne neutre, intègre, de haut calibre ayant une expérience incontestable et une réputation internationale avérée, dans un délai de deux à quatre semaines au maximum, en tenant compte du calendrier électoral de la banque.&nbsp;» Cette mission est confiée début juillet à l&rsquo;ancienne présidente&nbsp;irlandaise&nbsp;Mary Robinson.</p>



<h4>Suspense quant à l&rsquo;issue, mais la bataille va laisser des traces</h4>



<p>Qu’il soit innocenté ou accusé, quel sera le sort d’Akinwumi Adesina, sous la menace du rouleau compresseur américain&nbsp;? Selon l’agence Bloomberg, Washington a obtenu, entre-temps, le soutien de la Suisse, ainsi que celui du Danemark, de la Suède, de la Norvège et de la Finlande. Le Nigérian bénéficie toujours du soutien du camp africain et de l’agence de notation S&amp;P Global Ratings. Tout en maintenant la note triple A à la BAD, elle précise dans un communiqué du 19&nbsp;juin&nbsp;2020&nbsp;que «&nbsp;le bureau des conseils des gouverneurs de la BAD a souscrit aux conclusions du comité d’éthique qui a exonéré le président de tout acte répréhensible, bien qu’il autorise un examen indépendant du rapport compte tenu des opinions divergentes des gouverneurs. Nous pensons que, conformément à nos attentes, cette question a été traitée de manière appropriée par les voies institutionnelles appropriées. […]&nbsp;Nous nous attendons à ce que le soutien des actionnaires demeure solide, quel que soit le résultat de l’enquête indépendante.&nbsp;»</p>



<p>Interrogée par la BBC, le 30 mai 2020, Nancy Birdsall, associée senior au Center for Global Development, un think tank anglo-saxon, prédit que « le Trésor américain devrait rechercher une forme de compromis discret dans lequel personne ne perdrait la face ». Fin du suspense d&rsquo;ici quelques semaines.</p>



<p><strong>Source : Le Point Afrique /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
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		<title>Covid-19 : la BAD réserve aux pays du Sahel une partie de son fonds de soutien</title>
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				<pubDate>Fri, 24 Jul 2020 16:30:37 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bad-1.jpg" alt="" class="wp-image-15079" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bad-1.jpg 612w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/bad-1-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 612px) 100vw, 612px" /></figure>



<p><strong>La Banque africaine de développement vient d&rsquo;accorder 285 millions de dollars aux cinq pays de la sous-région. Le soutien financier s&rsquo;insère&nbsp;dans le cadre de la Facilité de réponse rapide contre le Covid-19&nbsp;lancée par la BAD en avril et dotée de 10 milliards de dollars.</strong></p>



<p>La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé jeudi accorder un total de 285 millions de dollars de financements au Burkina Faso, au Mali, à la Mauritanie, au Niger et au Tchad pour les aider à lutter contre la pandémie de coronavirus.</p>



<p>«&nbsp;<em>Le conseil d&rsquo;administration de la BAD a approuvé un appui budgétaire de 284,8 millions de dollars pour soutenir les efforts des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) dans la mise en œuvre de leurs plans de riposte à la pandémie de Covid-19 et de relance économique</em>&nbsp;», indique la banque dans un communiqué.</p>



<p>Le Niger bénéficiera d&rsquo;un financement de 108,8 millions de dollars, le Burkina Faso de 54,6 millions et le Mali de 48,9 millions, sous forme de prêts et de dons. Le Tchad recevra 61,2 millions de dollars et la Mauritanie 10,2 millions, sous forme de dons. Ce soutien financier entre&nbsp;«&nbsp;<em>dans le cadre de<a href="https://www.afdb.org/fr/documents/facilite-de-reponse-rapide-la-covid-19-crf-du-groupe-de-la-banque-africaine-de-developpement" target="_blank" rel="noreferrer noopener">&nbsp;la Facilité de réponse rapide contre le Covid-19</a></em>&nbsp;» dotée de 10 milliards de dollars, lancée par la BAD en avril. Il permettra de renforcer les systèmes de santé des pays concernés, de soutenir la «&nbsp;résilience économique&nbsp;» et d&rsquo;atténuer l&rsquo;impact social de l&rsquo;épidémie, selon la BAD.</p>



<p>«&nbsp;<em>Cet appui est particulièrement important pour les pays du G5 Sahel déjà sévèrement touchés par un triple choc climatique, humanitaire et sécuritaire</em>&nbsp;», a déclaré Marie-Laure Akin Olugbade, directrice générale de la Banque pour l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, citée dans le communiqué.</p>



<p>A l&rsquo;exception de la Mauritanie, les pays du G5 Sahel sont en proie à des attaques jihadistes meurtrières depuis plusieurs années. Le Mali traverse en outre une grave crise politique.</p>



<p><strong>Source : La Tribune Afrique /Mis en ligne :Lhi-tshiess Makaya-exaucée </strong></p>
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		<title>Banque africaine de développement : Le président Adesina visé par une enquête indépendante</title>
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				<pubDate>Sat, 06 Jun 2020 13:43:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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				<description><![CDATA[La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, jeudi dernier, le lancement d’une enquête indépendante sur les accusations de prévarication contre son président, le Nigérian Akinwumi Adesina, seul candidat à sa réélection pour un nouveau mandat mais dont la position apparaît de plus en plus fragilisée. Après avoir temporisé deux semaines, l’institution panafricaine de développement,...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg" alt="" class="wp-image-16969" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad.jpeg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/bad-300x200.jpeg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Le président de la Banque africaine de développement, Akinwunmi Adesina</figcaption></figure>



<p><strong>La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, jeudi dernier, le lancement d’une enquête indépendante sur les accusations de prévarication contre son président, le Nigérian Akinwumi Adesina, seul candidat à sa réélection pour un nouveau mandat mais dont la position apparaît de plus en plus fragilisée.</strong></p>



<p>Après avoir temporisé deux semaines, l’institution panafricaine de développement, qui siège à Abidjan, a finalement cédé à l’exigence des Etats-Unis, insatisfaits de l’enquête interne qui avait totalement disculpé M. Adesina de graves accusations formulées par un groupe de «lanceurs d’alerte», telles que «comportement contraire à l’éthique, enrichissement personnel et favoritisme». «Le Bureau (du conseil des gouverneurs de la BAD) convient d’autoriser une revue indépendante» sur les «allégations» des lanceurs d’alerte visant M. Adesina, a déclaré dans un communiqué de la présidente du bureau du conseil, Nialé Kaba, également ministre ivoirienne du Plan et du Développement, à l’issue d’une nouvelle réunion du Bureau ce jeudi.</p>



<p>Cette «revue indépendante devra être menée par une personne neutre, intègre, de haut calibre, ayant une expérience incontestable et une réputation internationale avérée, dans un délai de deux à quatre semaines maximum, en tenant compte du calendrier électoral» de la Banque, qui doit élire son président fin août, précise Mme Kaba citée par l’AFP. M. Adesina, élu en 2015 à la tête de la BAD, l’une des cinq principales banques multilatérales de développement au monde, fait l’objet depuis le début de l’année d’une série d’accusations embarrassantes, divulguées dans la presse en avril, indique l’agence française.</p>



<p>Dans un rapport détaillé, rapporte la même source, les lanceurs d’alerte lui reprochent son favoritisme dans de nombreuses nominations de hauts responsables, en particulier de compatriotes nigérians, d’avoir nommé ou promu des personnes soupçonnées ou reconnues coupables de fraude ou de corruption, ou encore de leur avoir accordé de confortables indemnités de départ sans les sanctionner.</p>



<p><strong>Enquête approfondie</strong></p>



<p>Des accusations réfutées en bloc par M. Adesina, 60 ans, premier Nigérian à diriger la BAD depuis sa création en 1964, qui a clamé à plusieurs reprises son «innocence», et qui avait rapidement été disculpé par la Banque sur la foi d’un rapport de son comité d’éthique interne. Mais les Etats-Unis,&nbsp; deuxième actionnaire de la BAD après le Nigeria, ont exigé, fin mai, le lancement d’une enquête indépendante, remettant en cause, dans une lettre cinglante du secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin, le travail du comité d’éthique, et provoquant une sérieuse crise dans l’institution panafricaine. «Considérant l’étendue, la gravité et la précision des allégations contre le seul candidat au leadership de la Banque pour les cinq prochaines années, nous pensons qu’une enquête plus approfondie est nécessaire pour que le président de la BAD bénéficie du soutien et de la confiance complets des actionnaires», écrivait M. Mnuchin.</p>



<p>La décision de lancer une enquête indépendante a été prise «dans le but de réconcilier les différents points de vue», précise d’ailleurs Mme Kaba, citée par l’AFP.</p>



<p>Alors que sa réélection semblait assurée il y a six mois, avec le soutien de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, et à la suite d’une augmentation de capital géante de 115 milliards de dollars acceptée en octobre 2019, la position de M. Adesina apparaît désormais de plus en plus fragile.</p>



<p>La BAD compte 80 pays actionnaires (54 pays africains et 26 non africains, d’Europe, d’Amérique et d’Asie). Elle est la seule institution africaine cotée triple A par les agences de notation financière.</p>



<p>En interne, la gestion du personnel menée par M. Adesina a causé des remous depuis cinq ans, entraînant le départ de nombreux cadres. Dans une lettre ouverte datée du 30 mai, un «groupe de membres du personnel africain de la BAD» a durement critiqué sa gestion, lui reprochant «mystification et enfumage», c’est-à-dire de communiquer plus que d’agir, et d’avoir «affaibli» la Banque.</p>



<p><strong>Source: El Watan/Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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