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	<title>balkanisation &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
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	<title>balkanisation &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>RDC : le « Minembwegate » ou l’antienne de la « balkanisation »</title>
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				<pubDate>Wed, 28 Oct 2020 19:20:38 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[L’installation en grande pompe du bourgmestre de Minembwe, commune du Sud-Kivu théâtre de tensions entre Banyamulenge rwandophones et Babembe « autochtones », divise. Tentative d’apaisement pour les uns, provocation pour les autres… Le débat sur un potentiel démantèlement de l’Est ressurgit. Le 28 septembre, une délégation politique, militaire et diplomatique de haut niveau a assisté...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/jad20202110-ass-rdc-conflit-hauts-plateaux-592x296-1603897877.jpg" alt="" class="wp-image-19773" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/jad20202110-ass-rdc-conflit-hauts-plateaux-592x296-1603897877.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/10/jad20202110-ass-rdc-conflit-hauts-plateaux-592x296-1603897877-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>L’installation en grande pompe du bourgmestre de Minembwe, commune du Sud-Kivu théâtre de tensions entre Banyamulenge rwandophones et Babembe « autochtones », divise. Tentative d’apaisement pour les uns, provocation pour les autres… Le débat sur un potentiel démantèlement de l’Est ressurgit.</strong></p>



<p>Le 28 septembre, une délégation politique, militaire et diplomatique de haut niveau a assisté à la cérémonie d’installation du bourgmestre de la commune rurale de Minembwe – une entité de gouvernance locale non coutumière –, située sur les hauts plateaux de la province du Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC. Alors que le bourgmestre avait pris ses fonctions depuis sa nomination en février 2019, cette cérémonie a causé un choc et suscité des débats animés à travers la société congolaise, diaspora comprise.ÀRDC : le « Minembwegate » ou l’antienne de la « balkanisation » </p>



<p>Dans les jours qui ont suivi, les parlementaires ont interpellé Azarias Ruberwa, le ministre de la Décentralisation, jugé responsable de la création de cette commune malgré des irrégularités de procédure. Des militants du Sud-Kivu ont également organisé un sit-in devant le bureau du Premier ministre, à Kinshasa. Même l’Église catholique, en particulier l’évêque d’Uvira, et la plus grande Église protestante du pays se sont senties obligées de prendre position.</p>



<p>Cette intense mobilisation a obligé le président Tshisekedi à prendre la parole. Le 8 octobre, lors d’une conférence de presse qui s’est tenue à Goma, il a donc annoncé la suspension temporaire de l’installation de la commune et la création d’une commission scientifique chargée d’examiner la question.</p>



<p>Comment la cérémonie d’installation d’une commune locale a-t-elle pu créer une telle agitation nationale ? Lorsqu’on analyse le langage utilisé pour la dénoncer, la réponse devient immédiatement plus claire :&nbsp;<a href="https://blog.kivusecurity.org/fr/pourquoi-la-violence-dans-les-hauts-plateaux-du-sud-kivu-nest-pas-ethnique-et-autres-idees-recues-sur-la-crise/">Minembwe évoque le spectre de la «&nbsp;balkanisation&nbsp;» qui fait régulièrement surface dans le débat politique congolais.</a></p>



<h4>Des « envahisseurs »</h4>



<p>La création de la commune est considérée comme une tentative des Banyamulenge, un peuple parlant le kinyarwanda et généralement considéré comme «&nbsp;tutsi&nbsp;», de dominer la gouvernance locale dans la région. Il s’agirait donc de la première étape d’un plan visant à démembrer la RDC en annexant des parties de l’Est congolais aux pays voisins, en particulier le Rwanda, afin de créer un prétendu empire «&nbsp;Hema/Tutsi&nbsp;».</p>



<p>Dans ce projet, les Banyamulenge apparaissent comme des «&nbsp;étrangers&nbsp;» ou des «&nbsp;envahisseurs&nbsp;» qui tentent d’usurper la terre et l’autorité locale de groupes qui se considèrent comme «&nbsp;autochtones&nbsp;» dans la région. Le discours de balkanisation va donc de pair avec la remise en cause du statut des Banyamulenge en tant que citoyens congolais.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE SPECTRE DE LA BALKANISATION A UNE LONGUE HISTOIRE EN RDC</p></blockquote>



<p>Le spectre de la balkanisation a une longue histoire en RDC. Il serait apparu dans les années 1960, dans un Congo tout juste indépendant, lorsque les provinces du Katanga et du Kasaï ont fait sécession. À l’époque, la balkanisation a été associée à l’impérialisme avec la sécession du Katanga sous l’influence de l’ancien colon belge. Dans les années 1990, ce discours a refait surface dans le cadre d’une concurrence politique et de troubles accrus à la suite de l’annonce d’une transition – jamais réalisée – vers la démocratie multipartite au Zaïre. La Conférence nationale souveraine (CNS), un organe élu qui devait ouvrir la voie à un nouveau régime politique, est devenue une plateforme cruciale pour sa diffusion.</p>



<p>La débat actuel autour de Minembwe fait fortement écho aux arguments et au langage des politiques du milieu des années 1990. Depuis près de trois décennies maintenant, les mêmes discours sont recyclés, et ce, comme le montre le débat sur l’affaire Minembwe, avec la même efficacité politique. Comment l’expliquer ?</p>



<h4>Un slogan de ralliement attrayant</h4>



<p>Le discours sur la balkanisation présente un certain nombre de caractéristiques qui en font un slogan de ralliement attrayant.</p>



<p>Tout d’abord, il est simple ; il fournit une explication monocausale claire au malaise politique et économique de la RDC, en occultant le fait qu’il est le produit d’un ensemble complexe de facteurs.</p>



<p>En outre, il rejette la responsabilité des problèmes du pays sur les «&nbsp;étrangers&nbsp;» et les «&nbsp;outsiders&nbsp;», détournant ainsi l’attention des hommes politiques et des décideurs congolais. En outre, il concentre l’attention sur les questions liées à l’identité, bloquant ainsi les débats sur les réformes socio-économiques indispensables dans l’un des pays les plus pauvres du continent. Ce qui n’est pas sans rappeler comment s’en prendre à l’immigration est devenu un moyen commode d’éviter d’évoquer – et de réparer – les effets socioéconomiques désastreux des réformes néolibérales en Europe.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UN SCHÉMA MORAL SIMPLE, QUI ASSOCIE LES «&nbsp;ÉTRANGERS&nbsp;» AU «&nbsp;MAL&nbsp;»</p></blockquote>



<p>Le discours sur la balkanisation est toujours utilisé également en raison de son fort attrait émotionnel et parce qu’il garantit donc presque un impact sur les esprits : il fait appel à des sentiments d’appartenance ethnique profondément enracinés et invoque un schéma moral simple, qui associe les «&nbsp;étrangers&nbsp;» au «&nbsp;mal&nbsp;» et les populations «&nbsp;autochtones&nbsp;» au «&nbsp;bien&nbsp;».</p>



<p>En outre, il évoque les traumatismes des violences liées aux guerres du Congo et aux épisodes ultérieurs de conflits armés, où l’ingérence militaire des pays voisins a joué un rôle crucial. Dans le cas spécifique de Minembwe, l’argument de la balkanisation évoque également les craintes d’érosion de l’autorité coutumière, qui intervient au niveau de l’identité, les chefs régnant sur des groupes ethniques et des territoires spécifiques.</p>



<p>En raison de son fort potentiel de mobilisation et de l’explication simple – bien qu’imparfaite – qu’il offre, le discours sur la balkanisation fait surface à une époque où incertitude et concurrence politiques se combinent. L’impasse actuelle, liée à la cohabitation difficile entre le Cach [Cap pour le changement] du président Tshisekedi et&nbsp;le FCC [Front commun pour le Congo], la plateforme de l’ancien président Kabila, et à leur lutte pour le pouvoir, l’illustre. Comme lors de la transition annoncée dans les années 1990, les promesses de réforme politique et en particulier d’un système davantage pluraliste restent encore à tenir.</p>



<h4>Un argument pour discréditer et mobilier</h4>



<p>En cette période d’instabilité, l’argument de la balkanisation sert d’arme pour faire pression sur les opposants et les discréditer. Il permet également de démontrer son pouvoir en suscitant une mobilisation populaire. Cela ne veut pas dire qu’il est toujours déployé de manière délibérée et calculatrice, mais que les circonstances politiques incitent à l’utiliser.</p>



<p>Ce schéma restera d’actualité dans un avenir proche. L’impasse politique actuelle semble s’inscrire parfaitement dans un positionnement (pré-)électoral, garantissant à la fois la concurrence et l’incertitude politiques. De véritables réformes socioéconomiques ne sont pour l’instant pas perceptibles, ce qui encourage les élites à maintenir l’attention sur les questions d’identité. Pour la même raison, la notion de citoyenneté « civique » est lente à s’imposer.</p>



<p>Enfin, l’ingérence militaire des pays voisins demeure une réalité, ce qui donne du crédit au discours sur la balkanisation. On peut donc s’attendre à ce que les mêmes discours politiques continuent d’être recyclés.</p>



<p><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Sahel : le général Lecointre précise le plan d’action français</title>
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				<pubDate>Wed, 22 Jan 2020 15:43:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/20371047_8405763-1024x385.jpg" alt="" class="wp-image-13507" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/20371047_8405763-1024x385.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/20371047_8405763-300x113.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/20371047_8405763-768x289.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/20371047_8405763.jpg 1197w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Des renforts à la force « Barkhane » dans la région des trois frontières seront décidés prochainement en conseil de défense par Emmanuel Macron.</strong></p>



<p><em>«&nbsp;Des moyens supplémentaires seront présentés au président de la République dans les jours qui viennent&nbsp;»</em>&nbsp;pour les opérations au Sahel. Le chef d’état-major des armées françaises, François Lecointre, a précisé mercredi 22&nbsp;janvier devant la presse qu’il s’agit de rendre «&nbsp;<em>permanente l’action sur le terrain, H24 et 7 jours sur 7&nbsp;»</em>, dans la région des trois frontières (Mali, Niger et Burkina Faso) où la force «&nbsp;Barkhane&nbsp;» concentre désormais pleinement ses moyens.</p>



<p>Depuis la Côte d’Ivoire, 220 légionnaires en mission de courte durée ont déjà renforcé les effectifs. D’autres suivront si Emmanuel Macron valide le plan le 29 janvier en conseil de défense. Sont aussi prévus des moyens d’accompagnement <em>« logistiques et de renseignement supplémentaires » </em>nécessaires à cet effort tactique. Les renforts <em>« nous font espérer qu’on va obtenir une bascule »</em>, dit le général.</p>



<p>Le repositionnement avait été validé par l’Elysée avant le sommet du G5 Sahel de Pau, qui l’a officialisé, le 13&nbsp;janvier. La ministre des armées Florence Parly a achevé mardi 21&nbsp;janvier une tournée de trois jours auprès des&nbsp;<em>«&nbsp;partenaires&nbsp;»</em>&nbsp;africains pour en décliner la mise en œuvre. L’effort vise l’organisation Etat islamique au grand Sahara (EIGS), désignée comme l’ennemi principal.</p>



<h4>Les Européens doivent «&nbsp;absolument faire plus&nbsp;»</h4>



<p>Les éléments de la force conjointe du G5 se concentreront eux aussi dans la zone des trois frontières. Ils couvraient jusqu’alors une bande de 50 kilomètres de part et d’autre des limites des Etats sahéliens, de la Mauritanie au Tchad. Le général Lecointre confirme la venue d’un bataillon tchadien. Mais il appelle les Européens à équiper d’urgence ces unités africaines, notamment les deux bataillons maliens.</p>



<p>La force «&nbsp;Takuba&nbsp;», des unités spéciales européennes et françaises complémentaires, se joindra pour&nbsp;<em>«&nbsp;accompagner les Maliens au combat&nbsp;»</em>. Sa première capacité militaire sera déclarée&nbsp;<em>«&nbsp;à partir de l’été&nbsp;»</em>, pour&nbsp;<em>«&nbsp;être pleinement opérationnelle à partir de l’automne&nbsp;»</em>. Paris espère 500 militaires mais, remarque le chef français&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Là où j’attends l’Europe, je la trouve un peu longue à se mettre en branle. Cela fait maintenant sept mois que j’ai écrit, avec le général commandant la mission européenne au Mali et le chef américain d’Africom, une lettre demandant à l’UE qu’elle fasse un travail plus complet d’accompagnement des armées, et pas seulement leur entraînement. On perd beaucoup de temps.&nbsp;»</em></p>



<p>Les Européens doivent&nbsp;<em>«&nbsp;absolument faire plus&nbsp;»</em>, a lancé le 20&nbsp;janvier Joseph Borrell, le haut représentant de l’UE, rappelant qu’en&nbsp;2019 les fragiles pays du Sahel avaient perdu 1&nbsp;500&nbsp;militaires et déploré 4&nbsp;000&nbsp;morts civils dans des attaques djihadistes. Le chiffre le plus important depuis 2012.</p>



<h4>«&nbsp;Un électrochoc&nbsp;»</h4>



<p>Le général Lecointre admet qu’il <em>« peut y avoir des ratés »</em>, <em>« des erreurs »</em>. <em>« Nous menons un travail de retour d’expérience constant pour voir les erreurs que nous faisons. Mais, ensuite, il y a la fortune de guerre. Je ne prétends pas que les armées françaises sont infaillibles », </em>précise-t-il. Selon lui, cette <em>« guerre civile très complexe »</em> sahélienne <em>« est un engagement long »</em>. Et de répéter : <em>« Elle ne peut être gagnée que si les pouvoirs politiques de ces pays mettent à profit, pour redéployer l’Etat, les gains tactiques que nous avons réalisés. »</em></p>



<p>Avec la mort de treize soldats français en novembre&nbsp;2019 et les massacres contre les forces locales, François Lecointre veut croire que se sont produits&nbsp;<em>«&nbsp;un électrochoc&nbsp;»</em>&nbsp;et une&nbsp;<em>«&nbsp;prise de conscience très brutale&nbsp;»</em>, parmi les Africains comme les Européens. Autrement dit&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Notre idée, c’est bien aussi de faire passer le singe sur l’épaule de ceux qui ont une part de responsabilité plus importante que nous dans la solution de cette crise.&nbsp;»</em></p>



<p>Il faudra agir contre les mises en cause de la présence française&nbsp;: le chef d’état-major évoque une&nbsp;<em>«&nbsp;guerre des perceptions&nbsp;»</em>. Mais il dénonce aussi un&nbsp;<em>«&nbsp;</em>“<em>french bashing</em>”<em>&nbsp;un peu facile&nbsp;»</em>, alimenté&nbsp;<em>«&nbsp;y compris par le regard exagérément critique&nbsp;»</em>&nbsp;de la presse française sur les résultats de «&nbsp;Barkhane&nbsp;».&nbsp;<em>«&nbsp;Le fait que les choses n’aient pas plus dégénéré est déjà en soi un succès&nbsp;»</em>, assure-t-il.</p>



<h4>«&nbsp;Eviter que les Américains s’en aillent&nbsp;»</h4>



<p>La stratégie globale ne changera pas, partagée avec les Etats-Unis&nbsp;: elle consiste à cloisonner les théâtres du terrorisme islamiste – Moyen-Orient, Afrique de l’Est, du centre, de l’Ouest, Libye.&nbsp;<em>«&nbsp;Aujourd’hui, Daech se réorganise comme une multinationale avec des appareils de propagande extrêmement efficaces, et revendique des actions de groupes terroristes qui se sont érigés en filiales&nbsp;»,</em>précise-t-il. L’état-major assure que&nbsp;<em>«&nbsp;leurs modes d’action en rezzou ne sont pas nouveaux&nbsp;»</em>.</p>



<p>Mais le général Lecointre se dit<em> « frappé par la transmission des savoir-faire »</em>. Les engins explosifs improvisés, généralisés en Afghanistan à partir de 2010, apparus au Sahel en 2012, deviennent plus sophistiqués. Même vigilance devant <em>« l’emploi de drones, assez rustiques mais très efficaces »</em>, observé au Levant. <em>« Je crains la transmission de ce savoir-faire à tous les niveaux en Afrique. »</em></p>



<p>D’ici à deux mois, les Etats-Unis reconfigureront leur présence militaire en Afrique, un enjeu déterminant. Les drones américains sont ainsi les seuls à avoir une capacité d’écoute électromagnétique – la France ne l’aura pas avant fin 2020. Par ailleurs, il faudra solliciter davantage les Européens sur le transport stratégique et le ravitaillement en vol. Dans ce dernier domaine, selon les informations du&nbsp;<em>Monde</em>, les inquiétudes françaises ont été ravivées par un retrait ponctuel des moyens américains, en fin d’année.</p>



<p><em>«&nbsp;Je m’échine à éviter que les Américains s’en aillent&nbsp;»</em>, déclare le général français. Ses homologues américains le rassurent, expliquant que leur engagement africain est&nbsp;<em>«&nbsp;cost effective&nbsp;»</em>(rentable). Mais la Maison Blanche doit en être convaincue, a récemment admis l’Elysée.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>RDC-Rwanda : les chimères de la « balkanisation »</title>
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				<pubDate>Mon, 20 Jan 2020 19:30:14 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/fardc-592x296-1579534728.jpg" alt="" class="wp-image-13434" width="628" height="314" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/fardc-592x296-1579534728.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/fardc-592x296-1579534728-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 628px) 100vw, 628px" /><figcaption> Des soldats congolais près de Goma, dans l&rsquo;est de la RDC, le 25 octobre 2013 (illustration). © Kay Joseph/AP/Sipa </figcaption></figure>



<p><strong>La vieille rengaine de la « balkanisation » a repris de plus belle depuis l’élection de Félix Tshisekedi, brandie par une opposition congolaise qui n’a aucun intérêt à ce que la paix revienne en RDC et qui attise la haine contre les Rwandais et les Congolais d’expression rwandaise. Une imposture pure et simple.</strong></p>



<p>On croirait presque regarder un documentaire sur les guerres du XXème siècle dans les Balkans, montrant l’émiettement géographique de cette péninsule, jadis unifiée par&nbsp;l’empire Ottoman, en une myriade d’États. À la différence que la scène se passe dans les rues de Kinshasa en 2020 et que les manifestants&nbsp;ne sont ni Hongrois ni Turcs mais Congolais, et scandent : «&nbsp;Non à la balkanisation de la RDC&nbsp;!&nbsp;»</p>



<p>Dans la région des Grands Lacs, le&nbsp;terme de «&nbsp;balkanisation&nbsp;» apparaît à la fin des années 1990, à l’époque des invasions de l’ex-Zaïre par le Rwanda et l’Ouganda. Les Zaïrois craignent alors que leurs deux voisins ne reprennent les territoires qui leur avaient autrefois appartenu avant le partage de l’Afrique. Il n’en sera rien.</p>



<p>Le concept refait surface après l’installation de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/799592/politique/la-vie-apres-le-pouvoir-rdc-joseph-kabila-le-gentleman-farmer/">Joseph Kabila</a>&nbsp;au pouvoir, en 2001. Ses détracteurs l’accusent de dissimuler des origines rwandaises et d’être partie prenante à un grand complot international dont l’objectif serait de morceler l’État-continent tout en le dépossédant de ses provinces orientales, riches en minerais, au profit du Rwanda.</p>



<p>La récente accession<a href="https://www.jeuneafrique.com/714840/politique/rdc-felix-tshisekedi-officiellement-investi-president-du-pays/">&nbsp;au pouvoir de Félix Tshisekedi</a>&nbsp;n’a apparemment rien arrangé. La vieille rengaine a repris de plus belle, alimentée cette fois par la coalition Lamuka, du candidat malheureux Martin Fayulu, officiellement arrivé second du scrutin présidentiel, mais aussi par la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco), qui avait présenté ce dernier comme le véritable vainqueur de l’élection. Lamuka, tout comme la Cenco, n’a pas digéré la défaite électorale de Fayulu.</p>



<h4>Attiser la haine</h4>



<p>De son côté, à peine élu, le président Félix Tshisekedi s’est efforcé de normaliser les relations avec le Rwanda, avant de déployer un important effectif des forces armées congolaises à l’est de la RDC pour combattre les groupes armés qui y sévissent. Les FARDC y ont enregistré certains succès, reprenant le contrôle de territoires jusque-là gangrenés par ces milices. De sorte que si projet de balkanisation il y a avait, les risques qu’il se concrétise tendent désormais vers zéro.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>CETTE OPPOSITION PRÉFÈRE ATTISER LA HAINE CONTRE LES RWANDAIS ET LES CONGOLAIS D’EXPRESSION RWANDAISE AFIN DE SAPER LES EFFORTS DE RAPPROCHEMENT ENTRE LE RWANDA ET LA RDC</p></blockquote>



<p>Mais l’opposition n’a aucun intérêt à ce que la paix revienne en RDC. Ces 25 dernières années, le climat d’insécurité dans l’est du pays a permis aux seigneurs de guerre de s’enrichir et de faire carrière dans la politique ou dans l’armée. L’ADF-Nalu, par exemple, que l’on croyait être une milice ougandaise, s’est avérée être un groupe autochtone nandé financé par <a href="https://www.jeuneafrique.com/791388/politique/rdc-antipas-mbusa-nyamwisi-quitte-la-coalition-lamuka/">un politicien déchu de l’ère Kabila, Mbusa Nyamwisi</a>, qui vit actuellement en Ouganda.</p>



<p>Alors que la RDC est en passe de sortir d’un chaos qui aura duré plus de vingt ans, notamment grâce à une bonne coopération avec ses voisins de l’Est, cette opposition préfère attiser la haine contre les Rwandais – sous-entendu : les Tutsi – et contre les Congolais d’expression rwandaise, afin de saper les efforts de rapprochement entre le Rwanda et la RDC.</p>



<h4>Imposture</h4>



<p>Le drame est que la théorie de balkanisation est une accusation en miroir. Pendant que l’actuel coordonnateur de la plateforme d’opposition Lamuka et ancien Premier ministre&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/873515/politique/rdc-adolphe-muzito-appelle-a-faire-la-guerre-au-rwanda-et-divise-de-nouveau-lamuka/">Adolphe Muzito déclare ouvertement son intention d’attaquer le Rwanda et de l’annexer si possible</a>, la même opposition accuse le Rwanda de nourrir une ambition de «&nbsp;balkanisation&nbsp;». Alors qu’ils accusaient Joseph Kabila à l’époque, puis Félix Tshisekedi à présent de coopérer avec le Rwanda, eux-mêmes avaient collaboré avec Kigali par le passé. Une imposture pure et simple.</p>



<p>De plus, à l’ère de la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/800230/economie/zlec-lancement-historique-de-la-zone-de-libre-echange/">Zone de libre-échange de l’Union africaine</a>, et alors que la RDC vient de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/787954/politique/la-rdc-veut-entrer-dans-une-east-african-community-minee-par-les-tensions-internes/">demander à intégrer l’East African Community (EAC)</a>, la perspective d’annexion de territoires étrangers apparaît totalement farfelue.</p>



<p>Au lieu de proposer des solutions aux problèmes réels auxquels font face les Congolais, c’est-à-dire le chômage, le manque d’industrialisation ou la dégradation des infrastructures – autant de carences pouvant pousser une jeunesse désœuvrée à basculer dans la délinquance ou à s’enrôler dans les rangs les milices armées – l’opposition congolaise préfère pourtant échauffer les esprits de ses concitoyens autour de vieilles chimères.</p>



<p>Fustiger le Rwanda ou tout autre pays de la région n’améliore pas la productivité, cela ne crée pas d’emploi ni n’apportera la prospérité. Ceux qui parlent de balkanisation ne se sont visiblement jamais rendus à la frontière entre le Rwanda et la RDC, l’une des plus fréquentées au monde, pas plus qu’ils n’ont écouté le témoignage des vendeuses qui la traversent plusieurs fois par jour pour gagner leur vie.</p>



<p>La vraie richesse du Congo, c’est son peuple. Partout en Afrique, les ressources naturelles ne profitent qu’aux multinationales qui les exploitent et à quelques dirigeants, qui en reçoivent des miettes ainsi que des garanties de protection de leur régime. Avec Félix Tshisekedi, la RDC a une chance de devenir une nation pacifiée, qui va de l’avant. Mais cela doit passer par l’inclusion des diverses communautés qui constituent sa véritable richesse.</p>



<p>Désigner le Rwanda à la vindicte en le faisant passer pour l’ennemi commun est une lubie certes fédératrice mais aussi vaine qu’éphémère.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>G5 Sahel, Cedeao, Uemoa… En finir avec la balkanisation institutionnelle de l’Afrique</title>
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				<pubDate>Fri, 10 Jan 2020 16:50:30 +0000</pubDate>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-697x1024.jpg" alt="" class="wp-image-13055" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-697x1024.jpg 697w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara-204x300.jpg 204w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/moussa-mara.jpg 720w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /><figcaption>moussa mara</figcaption></figure>



<p><strong>Il est nécessaire de stopper la tendance à la création d’institutions, d’agences, de projets régionaux susceptibles de contraindre la réalisation d’une vision partagée par les États ouest-africains. L’objectif pourrait être de disposer, à l’horizon 2030, d’une seule organisation politique interétatique en Afrique de l’Ouest.</strong></p>



<p>S’il y a bien un domaine dans lequel l’Afrique est meilleure qu’ailleurs, c’est celui qui se rapporte au nombre d’institutions, de politiques et de stratégies mises en place pour faire face aux différents défis. Ces créations effrénées produisent l’effet inverse de celui recherché : les différents services et organisations finissent pas se concurrencer plus préoccupés par la justification de leur existence que par la recherche de l’efficacité.&nbsp;On en vient finalement, comme le déplore&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/812257/culture/un-nouvel-essai-de-kako-nubukpo-prevu-en-septembre/">l’économiste togolais Kako Nubukpo dans son dernier livre</a>, à célébrer les moyens, voire les intentions, plutôt que les résultats.</p>



<p>À l’échelle régionale, les mêmes constats sont malheureusement de mise. Nous sommes champions dans la création et la superposition d’institutions, souvent du fait de circonstances particulières, voire même de décisions exogènes. L’exemple de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad),&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/167258/politique/mohammed-benhammou-la-cen-sad-est-le-meilleur-h-ritage-de-kadhafi/">une organisation qui ne doit sa création qu’à la volonté de l’ancien&nbsp;guide de la révolution libyenne&nbsp;Mouammar&nbsp;Kadhafi</a>, en est la preuve.</p>



<p>Dans une certaine mesure, c’est également le cas du G5 Sahel qui ne serait sans doute pas ce qu’il est aujourd’hui sans la forte induction de la France. D’autres institutions comme la&nbsp;Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ou l’Autorité de Liptako-Gourma – pour ne citer que deux d’entre elles – possèdent des fonctions similaires à certaines du G5 Sahel. Des similitudes existent par ailleurs entre l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) et la Cedeao, obligeant ces deux institutions à mettre en place un cadre de coopération et un secrétariat technique commun afin de rationaliser leurs interventions.</p>



<h4>Rationaliser l’environnement institutionnel</h4>



<p>Si toutes ces organisations devaient réunir régulièrement et distinctement les sessions de leurs Conseils des ministres et de leurs sommets des chefs d’États, les leaders ouest-africains se déplaceraient sans cesse, pour souvent répéter les même choses, et n’auraient plus le temps de s’occuper des défis de leur pays respectif. C’est d’ailleurs ce qui les oblige parfois à jumeler les sessions des instances de ces différentes organisations.</p>



<p>Il est donc urgent de restructurer et de rationaliser l’environnement institutionnel régional pour lui donner une cohérence indispensable à ses ambitions politiques et socio-économiques. Ce processus doit partir de la décision stratégique de stopper la tendance à la création d’institutions, d’agences ou de projets régionaux, susceptibles de contraindre la réalisation d’une vision partagée par les États.</p>



<p>L’objectif pourrait être de disposer, à l’horizon 2030, d’une seule organisation politique interétatique compétente sur toutes les questions que les États ouest-africains souhaiteraient aborder ensemble. Ceci baliserait le chemin vers la réalisation et la fédération. Dans cette optique, notre institution commune, la Cedeao, préfigure cette organisation. Elle doit être dotée de la légitimité nécessaire pour cela.</p>



<h4>Une seule organisation régionale politique</h4>



<p>Dans un second temps, il conviendra d’ouvrir une période transitoire relative à la transformation progressive des organisations actuelles en agences techniques de la Cedeao sur les questions pour lesquelles elles disposent de compétences avérées et qui sont jugées pertinentes par les États.</p>



<p>En parallèle, il conviendra de supprimer celles dont la justification n’est pas probante, notamment celles ayant une compétence territoriale et non sectorielle comme le G5 Sahel et le Conseil de l’Entente. Le regroupement de certaines autres entités plus homogènes et efficientes, peut être envisagé.</p>



<p>À la fin de ce processus de réformes, qui pourra durer une décennie, l’Afrique de l’Ouest pourrait disposer d’une seule organisation régionale politique, exerçant des missions confiées par les États, et dotée de politiques et de stratégies mises en œuvre par ses structures. Elle disposera d’un système de financement stable avec des compétences claires.&nbsp;Elle sera forte et orientée uniquement vers les intérêts de la zone.</p>



<p>Après cette étape, cette institution pourrait engager une phase de plus forte intégration conduisant au fédéralisme ouest-africain. Avec l’ambition de réaliser, sur une autre décade, à l’horizon 2040, une Afrique de l’Ouest politiquement unie et qui sera la première puissance économique du continent.</p>



<p>Cet espace, le plus peuplé du continent et profondément intégré, entraînera les autres communautés régionales vers l’unité à laquelle aspiraient les fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), en 1963. Et alors, peut-être qu’il sera possible de parvenir à cette unité politique continentale d’ici le centenaire de la défunte organisation, afin de faire converger l’intégration africaine avec la prospérité économique déclinée dans l’agenda 2063.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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