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	<title>Attentat &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>Attentat &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Somalie : attaque de djihadistes Chabab dans l’aéroport de Mogadiscio</title>
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				<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 17:08:12 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Les islamistes radicaux Chabab ont mené, mercredi 23 mars, une attaque sur l’aéroport de la capitale somalienne, Mogadiscio, enceinte placée sous haute sécurité qui abrite des bureaux de l’ONU, des ambassades et une base de la force de l’Union africaine (Amisom). Au moins un membre des forces de sécurité somaliennes a été tué et plusieurs autres...]]></description>
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<p><strong>Les islamistes radicaux Chabab ont mené, mercredi 23 mars, une attaque sur l’aéroport de la capitale somalienne, Mogadiscio, enceinte placée sous haute sécurité qui abrite des bureaux de l’ONU, des ambassades et une base de la force de l’Union africaine (Amisom).</strong></p>



<p>Au moins un membre des forces de sécurité somaliennes a été tué et plusieurs autres militaires, dont des membres de l’Amisom, blessés, a indiqué un témoin à l’AFP.</p>



<p><em>«&nbsp;Nous n’avons pas tous les détails jusqu’à présent mais au moins un membre des forces de sécurité a été tué et j’en ai vu plusieurs autres dont des casques bleus de l’Amisom blessés dans l’attaque&nbsp;»</em>, a déclaré Hussein Ismail, un ouvrier du bâtiment présent à l’intérieur de l’aéroport.</p>



<p>Des sources de sécurité ont indiqué en début d’après-midi à l’AFP que deux hommes armés ont été tués, mais les autorités cherchaient encore à savoir si d’autres combattants étaient impliqués dans l’attaque.</p>



<p>Des témoins avaient signalé à l’AFP des échanges de tirs dans la matinée.&nbsp;<em>«&nbsp;Il y a des affrontements armés à l’intérieur de l’aéroport et on nous a parlé de deux hommes armés des Chabab impliqués dans l’attaque&nbsp;»</em>, a déclaré l’un d’eux, Ahmed Dahir, employé dans un hôtel situé dans la zone sécurisée de l’aéroport.</p>



<p>La télévision nationale a annoncé sur Twitter que&nbsp;<em>«&nbsp;les forces de sécurité sont engagées dans un incident terroriste à l’une des entrées principales du complexe Halane de Mogadiscio&nbsp;»</em>, une partie de l’aéroport qui héberge notamment la représentation de l’ONU, une base de l’Amisom ainsi que plusieurs missions diplomatiques occidentales, dont celles du Royaume-Uni et des Etats-Unis. Un site pro-Chabab a par ailleurs affirmé que le groupe islamiste lié à Al-Qaida a indiqué dans un communiqué que&nbsp;<em>«&nbsp;ses combattants avaient mené un raid sur le camp de Halane&nbsp;»</em>.</p>



<h2>Attaque rare</h2>



<p>Les Chabab, qui combattent le fragile gouvernement central, ont été chassés de Mogadiscio en&nbsp;2011 après une offensive de l’Amisom, mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales de Somalie et continuent de mener des attentats sur des cibles gouvernementales et militaires.</p>



<p>Ils ont revendiqué à plusieurs reprises des attaques au mortier sur l’enceinte de l’aéroport. Mais les attaques à l’arme à feu y sont rares. L’aéroport avait été la cible de tirs de mortiers en 2019 qui avaient blessé neuf personnes, puis en 2020. Début mars, l’ONU avait encore condamné des tirs de six obus de mortier contre cette zone abritant ses installations, une attaque revendiquée par les Chabab.</p>



<p>La&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/somalie/">Somalie</a>, et particulièrement sa capitale Mogadiscio, a été ces dernières semaines le théâtre de multiples attaques, alors que le pays attend depuis plus d’un an l’élection d’un nouveau président. Le mandat du président Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmajo, est arrivé à échéance en février&nbsp;2021 sans qu’il soit parvenu à organiser un scrutin. Depuis, le processus avance péniblement, retardé par des conflits au sommet de l’exécutif et entre le gouvernement central et certains Etats fédéraux.</p>



<p>Après maints reports, la clôture des élections de la chambre basse a été fixée au 31 mars. Cette étape doit ouvrir une nouvelle phase devant mener à la désignation d’un nouveau chef de l’Etat. Les reports à répétition inquiètent la communauté internationale, qui estime qu’ils détournent l’attention des autorités de sujets cruciaux pour le pays, comme l’insurrection des Chabab. Principal bailleur de fonds du gouvernement somalien, les Etats-Unis ont prononcé des restrictions de visas contre des personnalités accusées de <em>« saper le processus démocratique en Somalie »</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>République démocratique du Congo : un attentat fait au moins cinq morts dans la ville de Beni, au Nord-Kivu</title>
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				<pubDate>Sun, 26 Dec 2021 15:49:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Un kamikaze a tué au moins cinq personnes en faisant exploser sa bombe, samedi 25 décembre à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo. Les autorités provinciales accusent les rebelles du groupe Forces démocratiques alliées (ADF), dont les chefs ont fait allégeance à l’organisation djihadiste Etat islamique. « Le kamikaze, empêché par les vigiles d’accéder...]]></description>
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<p><strong>Un kamikaze a tué au moins cinq personnes en faisant exploser sa bombe, samedi 25 décembre à Beni, dans l’est de la République démocratique du Congo. Les autorités provinciales accusent les rebelles du groupe Forces démocratiques alliées (ADF), dont les chefs ont fait allégeance à l’organisation djihadiste Etat islamique.</strong></p>



<p><em>« Le kamikaze, empêché par les vigiles d’accéder au bar bondé de clients, a activé la bombe à l’entrée. Le bilan encore provisoire fait état de six morts, dont le kamikaze, et treize blessés admis dans les hôpitaux de la place »</em>, a écrit le général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole du gouverneur militaire du Nord-Kivu.</p>



<p>Quelques minutes après l’explosion, un correspondant de l’Agence France-Presse (AFP) avait vu trois corps déchiquetés. Une source de la mairie de Beni a rapporté que, parmi les personnes tuées, il y avait&nbsp;<em>«&nbsp;deux enfants&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Parmi les blessés se trouvent les deux bourgmestres adjoints des communes de Mulekera et de Ruwenzori&nbsp;»</em>, a-t-elle ajouté. La bombe a explosé à l’intérieur du restaurant In Box où plus d’une trentaine de personnes célébraient la fête de Noël, selon deux témoins.</p>



<h2>Sous état de siège depuis mai</h2>



<p><a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/06/28/rdc-deux-bombes-artisanales-explosent-a-beni-dont-une-a-l-interieur-d-une-eglise_6086005_3212.html">Le 27 juin, l’explosion d’une bombe artisanale dans une église catholique</a> avait blessé deux femmes. Le même jour, le porteur d’une bombe avait été tué dans l’explosion de son engin près d’un bar et non loin d’une mosquée. La veille, un autre engin avait explosé, non loin d’une station-service, sans faire de dégâts. Les autorités avaient accusé les rebelles ADF d’être responsables de ces attentats.</p>



<p>Le Nord-Kivu et l’Ituri sont depuis début mai sous état de siège, une mesure exceptionnelle qui a donné les pleins pouvoirs aux militaires, mais qui n’a pas permis jusqu’à présent de stopper les exactions des groupes armés.</p>



<p>Dans ces deux provinces de la RDC, <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/11/28/en-rdc-l-armee-ougandaise-autorisee-a-passer-la-frontiere-pour-traquer-les-rebelles-adf_6103952_3212.html">les armées congolaise et ougandaise mènent depuis le 30 novembre</a> des opérations militaires conjointes contre des positions des rebelles du groupe d’origine ougandaise Forces démocratiques alliées (ADF). Groupe le plus meurtrier en RDC, <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2021/10/27/en-ouganda-les-islamistes-des-adf-dans-le-viseur-des-autorites_6100131_3212.html">les ADF sont aussi accusés par Kampala d’être responsables de récents attentats</a> sur son sol, revendiqués par l’EI, qui présente ce groupe comme sa province en Afrique centrale.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Une voiture piégée visant la police somalienne fait au moins 5 morts</title>
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				<pubDate>Sat, 10 Jul 2021 18:37:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<p><strong>Une grosse voiture piégée visant un éminent responsable de la police a explosé samedi dans la capitale somalienne, Mogadiscio, tuant au moins cinq personnes, ont indiqué la police et des témoins.</strong></p>



<p>L&rsquo;attaque a été revendiquée par Al Shabab, le groupe islamiste lié à Qaïda qui a mené des vagues d&rsquo;attaques pendant des années dans le but de renverser le gouvernement somalien.</p>



<p>Le kamikaze, utilisant un véhicule chargé d&rsquo;explosifs, a frappé le cortège du commissaire de police de la région, Farhan Mohamud, à une intersection très fréquentée, a déclaré le porte-parole de la police somalienne Sadiiq Dudishe.</p>



<p>Cinq personnes ont été tuées et neuf autres ont été blessées, a déclaré M. Dudishe, mais le commandant de la police a survécu.</p>



<p>« L&rsquo;objectif des terroristes était de se débarrasser du commandant de police visé, des autres officiers avec lui et de tout autre passant civil », a déclaré M. Dudishe.</p>



<p>Al Shabab a rapidement revendiqué la responsabilité, affirmant dans un communiqué que l&rsquo;explosion a tué et blessé un « grand nombre » de gardes du chef de la police et détruit plusieurs véhicules.</p>



<p>Mire Adan, qui se trouvait à quelques mètres de la scène, a déclaré que l&rsquo;explosion « a causé d&rsquo;énormes dégâts et des pertes parmi la police et les civils ».&nbsp;Un autre témoin, Osman Adan, a fait un récit similaire, affirmant qu&rsquo;il avait vu plusieurs cadavres, pour la plupart des civils, et que « toute la zone est enfumée ».</p>



<p>Le groupe djihadiste se bat pour renverser le gouvernement fédéral depuis 2007 et lance de fréquentes attaques contre des cibles gouvernementales et civiles.</p>



<p>Il a contrôlé la capitale jusqu&rsquo;en 2011, date à laquelle il a été chassé par les troupes de l&rsquo;Union africaine, mais il détient toujours des territoires à la campagne.</p>



<p>Des militants du groupe ont&nbsp;<a href="https://www.nytimes.com/2021/07/03/world/africa/suicide-suicide-explosion.html">organisé une agression la semaine dernière contre un salon de thé bondé</a>&nbsp;à Mogadiscio, à quelques centaines de mètres du siège de la Somali Intelligence Agency.</p>



<p>L&rsquo;attaque du café, souvent fréquenté par des membres des forces de sécurité somaliennes, a fait 10 morts et des dizaines de blessés.</p>



<p><strong>Source : The New York Times/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>La branche d’Al-Qaida au Sahel revendique la mort de deux soldats français</title>
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				<pubDate>Tue, 05 Jan 2021 11:10:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans dénonce dans son communiqué le passé colonial de la France. Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), alliance djihadiste affiliée à Al-Qaida, a revendiqué l’attaque qui a coûté la vie à deux soldats français, samedi 2 janvier, au Mali, dans un communiqué publié...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/03b516e_243744198-000-8y373x-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-20706" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/03b516e_243744198-000-8y373x-1024x682.jpg 1024w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/03b516e_243744198-000-8y373x-300x200.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/03b516e_243744198-000-8y373x-768x512.jpg 768w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/01/03b516e_243744198-000-8y373x.jpg 1328w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser, de la force « Barkhane », tués le 2 janvier 2021 par un engin explosif dans la région de Ménaka, au Mali. AFP</figcaption></figure>



<p>Le G<strong>roupe de soutien à l’islam et aux musulmans dénonce dans son communiqué le passé colonial de la France.</strong></p>



<p>Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), alliance djihadiste affiliée à Al-Qaida, a revendiqué l’attaque qui a coûté la vie à deux soldats français, samedi 2 janvier, au Mali, dans un communiqué publié par sa plate-forme de propagande Al-Zallaqa.</p>



<p>Le GSIM, qui dénonce notamment le passé colonial français, confirme avoir <em>« fait exploser un engin explosif »</em> au passage du véhicule de deux soldats de la force antidjihadiste « Barkhane », dont une femme, <em>« portant le bilan total à 5 morts en moins d’une semaine »</em>, selon ce communiqué.</p>



<p>Le sergent Yvonne Huynh et le brigadier Loïc Risser, tous deux issus du 2<sup>e</sup>&nbsp;régiment de hussards de Haguenau, près de Strasbourg (est) ont été tués dans la région de Ménaka (nord-est). Cinq jours plus tôt, trois autres soldats français avaient été tués dans la zone frontalière avec le Niger et le Burkina Faso lors d’une mission d’escorte.</p>



<p>Au total, 50 soldats français ont été tués au Sahel depuis 2013 dans les opérations «&nbsp;Serval&nbsp;» puis «&nbsp;Barkhane&nbsp;».</p>



<h4>« L’occupant français »</h4>



<p>Le GSIM clame en revanche son innocence dans l’attaque de deux villages de l’ouest du Niger près de la frontière avec le Mali et le Burkina Faso, qui a fait 100 morts samedi, la plus meurtrière commise par des djihadistes contre des civils au Sahel.</p>



<p><em>« Cette attaque, quels qu’en soient les auteurs, n’est pas différente des massacres de l’occupant français et de ses milices criminelles »</em>, estime le GSIM, qui revendique que son <em>« djihad »</em> (guerre sainte) n’est pas tourné contre son peuple et promet des représailles à court ou à long terme. Une allusion implicite à son grand rival dans la région, le groupe Etat islamique au grand Sahara (EIGS), contre lequel les combats sont très violents dans la zone depuis plusieurs mois.</p>



<p>En 2020, la France a engagé 600 soldats supplémentaires au Sahel, portant ses effectifs à environ 5&nbsp;100 militaires. Elle examine actuellement l’évolution de cet engagement.</p>



<p>Fin novembre, le commandant de «&nbsp;Barkhane&nbsp;», Marc Conruyt, avait désigné devant les députés français le GSIM comme l’<em>«&nbsp;ennemi le plus dangereux&nbsp;»</em>&nbsp;au Sahel. Un an auparavant, c’est l’EIGS qui avait été désigné comme ennemi numéro un dans la région.</p>



<p>Le communiqué a été authentifié par le centre américain de surveillance des sites djihadistes SITE.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Soudan : le Premier ministre Abdallah Hamdok échappe à un « attentat terroriste » à Khartoum</title>
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				<pubDate>Mon, 09 Mar 2020 16:28:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Abdallah-Hamdok.jpg" alt="" class="wp-image-11938" width="723" height="362" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Abdallah-Hamdok.jpg 650w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/12/Abdallah-Hamdok-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 723px) 100vw, 723px" /><figcaption>Abdallah Hamdok</figcaption></figure>



<p><strong>Le convoi du Premier ministre soudanais a été visé lundi par un attentat « terroriste » à la bombe dans la capitale, selon des responsables et des médias d’État. L’attaque, qui n’a pas été revendiquée, a fait un blessé léger parmi les membres du protocole.</strong></p>



<p>«&nbsp;Une explosion s’est produite au passage de la voiture du&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/818918/politique/soudan-leconomiste-abdalla-hamdok-investi-premier-ministre-de-transition/">Premier ministre Abdallah Hamdok</a>&nbsp;mais grâce à dieu personne n’a été touché&nbsp;», a écrit Ali Bakhit, le chef de cabinet de Abdallah Hamdok, sur Facebook.</p>



<p><a href="https://www.jeuneafrique.com/825203/politique/soudan-abdallah-hamdok-devoile-le-premier-gouvernement-post-bechir/">Un responsable du Conseil des ministres</a>&nbsp;a confirmé que «&nbsp;M. Hamdok a échappé à un attentat&nbsp;» en matinée.&nbsp;»</p>



<p>Le Premier ministre a été visé par une tentative d’assassinat mais il se porte bien et a été transporté dans un lieu sûr&nbsp;», a ensuite annoncé la télévision d’État, évoquant un «&nbsp;attentat terroriste&nbsp;».</p>



<p>Radio Om Dormane, une station d’État, a indiqué que le convoi du Premier ministre avait été visé par des tirs d’armes automatiques lors de l’explosion, ajoutant que M. «&nbsp;Hamdok a été transporté dans un hôpital&nbsp;».</p>



<h4>Explsotion suivie de tirs</h4>



<p>Le lieu de l’explosion, survenue à Kober, un quartier du nord-est de Khartoum, à l’entrée d’un pont sur le Nil, a été bouclé par les forces de l’ordre, qui ont immédiatement lancé une enquête.</p>



<p>Les images de deux véhicules endommagés par l’explosion ont été diffusées par la télévision d’État.</p>



<p>Dans un communiqué lu par le ministre de la Culture et de l’information, Fayçal Mohammed Saleh, le Conseil des ministres a qualifié l’attaque de «&nbsp;terroriste&nbsp;» sans en désigner les responsables.</p>



<p>L’attentat, qui n’a pas été revendiqué dans l’immédiat, a été provoqué par une explosion suivie de tirs visant le convoi de Abdallah Hamdok, selon le communiqué.</p>



<p>Il a fait un blessé léger parmi les membres du protocole accompagnant le Premier ministre, a précisé le Conseil, promettant de «&nbsp;faire face avec détermination à toutes les attaques terroristes&nbsp;».</p>



<h4>La «&nbsp;révolution&nbsp;» ciblée par l’attaque</h4>



<p>C’est la «&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/818537/politique/soudan-formation-du-conseil-souverain-cense-piloter-la-transition/">révolution soudanaise qui a été visée par cette attaque</a>&nbsp;(…) mais nous ferons en sorte que cette révolution poursuive sa marche&nbsp;», a souligné le Conseil des ministres.</p>



<p>«&nbsp;Je veux rassurer le peuple soudanais que je me porte bien et que ce qui s’est passé n’arrêtera pas la marche (du Soudan) sur la voie du changement&nbsp;», a écrit le Premier ministre sur Twitter.</p>



<p>À la mi-journée, Abdallah Hamdok a présidé une réunion des dirigeants des Forces pour la liberté et le changement (FLC), fer de lance de la contestation qui a conduit au départ de l’ancien président Omar el-Béchir en avril 2019.</p>



<p>Il a ensuite réuni ses ministres pour une réunion extraordinaire, selon l’un de ses aides.</p>



<h4>Défis</h4>



<p>Dans des images de la télévision d’État, Abdallah Hamdok est apparu souriant pendant ces réunions et donnant l’accolade aux personnalités venues montrer leur soutien après l’échec de la tentative d’assassinat.</p>



<p>Plusieurs cortèges de manifestants soutenant le dirigeant ont commencé à sillonner Khartoum, selon des témoins.</p>



<p>Ce sont les FLC qui ont proposé cet ex-économiste de l’ONU au poste de Premier ministre pour la période de transition politique ayant fait l’objet d’un&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/892960/politique/hemetti-lex-chef-de-milice-proche-domar-el-bechir-desormais-a-la-tete-du-conseil-souverain/">accord en août 2019 entre les militaires et les civils.</a></p>



<p>Depuis son investiture le 21 août, il s’emploie à relancer une économie en berne, à négocier la paix avec des mouvements rebelles de l’ouest et du sud du pays et à réformer un système politique hérité du&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/869722/politique/soudan-omar-el-bechir-condamne-a-deux-ans-de-detention-pour-corruption/">pouvoir d’Omar el-Béchir.</a></p>



<p>Aux États-Unis, un haut responsable du département d’État en charge de l’Afrique, Tibor Nagy, a condamné l’attentat,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/845957/economie/le-soudan-etrangle-par-sa-dette-et-par-les-etats-unis/">réaffirmant le soutien de son pays</a>&nbsp;au «&nbsp;gouvernement de transition dirigé par des civils au Soudan et au peuple soudanais&nbsp;».</p>



<p>La mission conjointe des Nations unies et de l’Union africaine au Darfour (Minuad) a également condamné, dans un communiqué, l’attaque, estimant qu’elle visait « à faire dérailler le processus de transition au Soudan ».</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>En Tunisie, un attentat-suicide vise l’ambassade des Etats-Unis</title>
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				<pubDate>Fri, 06 Mar 2020 14:22:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[ambassade des Etats unis]]></category>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/2020-03-06t123735z_588732627_rc2cef90h88l_rtrmadp_3_tunisia-security-blast-592x296-1583499934.jpg" alt="" class="wp-image-15030" width="722" height="361" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/2020-03-06t123735z_588732627_rc2cef90h88l_rtrmadp_3_tunisia-security-blast-592x296-1583499934.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/03/2020-03-06t123735z_588732627_rc2cef90h88l_rtrmadp_3_tunisia-security-blast-592x296-1583499934-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 722px) 100vw, 722px" /><figcaption> Près de l’ambassade des Etats-Unis à Tunis, vendredi 6 mars 2020. </figcaption></figure>



<p><strong>Selon des témoins, une moto aurait tenté de forcer l’entrée de la représentation diplomatique et aurait explosé. Bilan provisoire : un policier et « deux assaillants » tués.</strong></p>



<p>Au moins un policier a été tué, vendredi 6&nbsp;mars, dans un attentat-suicide qui a visé l’ambassade des Etats-Unis à Tunis, selon l’agence Tunis Afrique Presse (TAP). Un premier bilan, communiqué par le ministère de l’intérieur, faisait état de six blessés, cinq agents et une passante, l’opération ayant entraîné la&nbsp;<em>«&nbsp;</em><em>mort de deux assaillants&nbsp;».</em></p>



<p>L’explosion a retenti en fin de matinée, près de cette représentation diplomatique située dans le quartier des Berges-du-Lac, à une dizaine de kilomètres du centre-ville. Selon des témoins, une moto aurait tenté de forcer l’entrée de l’ambassade et aurait explosé au niveau d’un point de contrôle des forces de l’ordre. Depuis l’attaque et la mise à sac de cette même ambassade par des militants salafistes en septembre&nbsp;2012, un dispositif permanent sécurise la représentation diplomatique américaine.</p>



<p>Le dernier attentat en date en Tunisie remontait à fin juin 2019, lorsqu’un double attentat-suicide avait visé des policiers dans le centre de Tunis et devant une caserne. Revendiqués par l’organisation djihadiste Etat islamique (EI), ils avaient provoqué la mort d’un policier et fait resurgir le spectre de la violence dans un pays traumatisé par une série d’attaques en 2015-2016.</p>



<p>L’attentat de ce vendredi coïncide d’ailleurs avec la date anniversaire de l’attaque, en mars&nbsp;2016, de la ville frontalière de Ben&nbsp;Gardane par une centaine de membres de l’EI, dont une partie venait de la Libye voisine.</p>



<p>L’état d’urgence a été proclamé en Tunisie depuis novembre 2015 et <a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/11/28/trois-personnes-en-lien-avec-l-attentat-de-tunis-recherchees_4819737_3212.html">une attaque-suicide contre la garde présidentielle à Tunis</a> lors de laquelle douze agents avaient été tués. Cet attentat avait également été revendiqué par l’EI.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Attentat du 6 avril 1994 au Rwanda : la décision sur la validité du non-lieu sera rendue le 3 juillet</title>
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				<pubDate>Sun, 19 Jan 2020 10:48:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Afrique de l'Est]]></category>
		<category><![CDATA[Diplomatie]]></category>
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				<description><![CDATA[La cour d’appel de Paris devra se prononcer le 3 juillet prochain sur la validité du non-lieu qui a conclu près de vingt ans d’enquête sur l’attentat contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana, épisode déclencheur du génocide de 1994. Les familles des victimes avaient fait appel de la&#160;décision des juges antiterroristes, rendue le 21...]]></description>
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<figure class="wp-block-image is-resized"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/secret-rwanda-rs22945_ja12110712470002-592x296-1476459302.jpg" alt="" class="wp-image-13397" width="618" height="309" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/secret-rwanda-rs22945_ja12110712470002-592x296-1476459302.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/01/secret-rwanda-rs22945_ja12110712470002-592x296-1476459302-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 618px) 100vw, 618px" /><figcaption> Les débris du Falcon 50 de Juvénal Habyarimana, dans l&rsquo;enceinte de sa résidence. © Archives J.A. </figcaption></figure>



<p><strong>La cour d’appel de Paris devra se prononcer le 3 juillet prochain sur la validité du non-lieu qui a conclu près de vingt ans d’enquête sur l’attentat contre l’avion du président rwandais Juvénal Habyarimana, épisode déclencheur du génocide de 1994.</strong></p>



<p>Les familles des victimes avaient fait appel de la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/645321/politique/attentat-du-6-avril-1994-au-rwanda-le-parquet-de-paris-requiert-un-non-lieu/">décision des juges antiterroristes, rendue le 21 décembre 2018</a>, dans l’espoir d’obtenir le procès en France de neuf membres ou anciens membres de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/484553/politique/rwanda-france-ce-quil-faut-savoir-sur-le-nouveau-temoin-qui-accuse-paul-kagame/">l’entourage de l’actuel président rwandais Paul Kagame.</a></p>



<p>Pendant près de huit heures, la chambre de l’instruction a examiné mercredi à huis clos ce dossier qui&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/549316/politique/attentat-du-6-avril-1994-le-debut-dune-controverse-historique-entre-la-france-et-le-rwanda/">empoisonne les relations entre Paris et Kigali depuis 20 ans.</a></p>



<p>Outre confirmer le non-lieu, les magistrats peuvent décider de relancer l’enquête, voire de renvoyer tout ou partie des suspects devant une cour d’assises.</p>



<p>Pour sa part, le parquet général a demandé de confirmer l’abandon des poursuites.</p>



<h4>Huis clos</h4>



<p>« Les parties civiles se réjouissent que la cour se laisse un long temps de réflexion, ce qui est indispensable dans ce dossier complexe », a réagi Me Philippe Meilhac, avocat d’Agathe Habyarimana, veuve du président.</p>



<p>« Chacun a pu développer de façon approfondie sa position », s’est félicité de son côté Me Bernard Maingain, avocat avec Me Léon Lef-Forster de l’ensemble des suspects.</p>



<p>Le 6 avril 1994, l’avion de Juvénal Habyarimana et du président burundais Cyprien Ntaryamira a été abattu en phase d’atterrissage vers Kigali par au moins un missile.</p>



<p>Cet attentat est considéré comme le déclencheur du génocide. L’enquête, ouverte en 1998 après la plainte des familles de l’équipage français, avait d’abord privilégié l’hypothèse d’un attentat commis par des soldats de l’ex-rébellion tutsi du FPR, dirigé par Paul Kagame.</p>



<h4>Contradictions et manipulations</h4>



<p>Mais cette thèse a été fragilisée après un rapport d’experts en 2012 qui ont désigné comme zone de tir probable le camp de Kanombe, alors aux mains de la garde présidentielle d’Habyarimana.</p>



<p>Dans cette autre hypothèse, retenue en 2009 par l’enquête du régime rwandais, le président aurait été éliminé par des extrémistes hutu de son propre camp, opposés au processus de paix d’Arusha.</p>



<p>«&nbsp;En l’absence d’éléments matériels indiscutables&nbsp;», l’accusation repose sur des témoignages «&nbsp;largement contradictoires ou non vérifiables&nbsp;», notaient les juges antiterroristes dans leurs conclusions, rappelant le «&nbsp;climat délétère&nbsp;» de l’enquête, émaillée d’assassinats, de disparitions de témoins et de manipulations.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie: le groupe EI revendique les attentats-suicides de Tunis</title>
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				<pubDate>Thu, 27 Jun 2019 21:03:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Deux attentats-suicides ont frappé la ville de Tunis, ce jeudi 27&#160;juin, tuant un policier et faisant 8&#160;blessés. La principale artère de la capitale, l&#8217;avenue Bourguiba, près de la vieille ville, a d&#8217;abord été le théâtre d&#8217;un attentat suicide qui visait la police, blessant deux policiers dont l&#8217;un est ensuite décédé des suites de ses blessures....]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/000_1hw449_0_0.jpg" alt="" class="wp-image-6070" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/000_1hw449_0_0.jpg 600w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/000_1hw449_0_0-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption> Une voiture criblée de balles et en partie calcinée dans le centre de Tunis, ce jeudi 27 juin 2019. © Fethi Belaid / AFP </figcaption></figure>



<h4>Deux attentats-suicides ont frappé la ville de Tunis, ce jeudi 27&nbsp;juin, tuant un policier et faisant 8&nbsp;blessés. La principale artère de la capitale, l&rsquo;avenue Bourguiba, près de la vieille ville, a d&rsquo;abord été le théâtre d&rsquo;un attentat suicide qui visait la police, blessant deux policiers dont l&rsquo;un est ensuite décédé des suites de ses blessures. Trois autres civils ont été blessés. Au même moment, quatre autres personnes ont été blessées dans un deuxième attentat contre une caserne de la Garde nationale. L&rsquo;organisation État islamique a revendiqué les actes terroristes jeudi soir, via son organe de propagande Amaq.</h4>



<p>Deux attentats-suicides ont ciblé la ville de Tunis, ce jeudi 27&nbsp;juin vers 11h du matin heure locale, tuant un policier et faisant 8&nbsp;blessés, dont des civils. Un kamikaze a d&rsquo;abord visé la police sur la principale avenue de la capitale tunisienne, l&rsquo;avenue Bourguiba, un lieu central qui marque le début de la médina, cette vieille ville aux mille échoppes, très touristique surtout en ce moment. Cette attaque a blessé deux policiers dont l&rsquo;un est ensuite décédé des suites de ses blessures. Trois civils ont également été blessés.</p>



<p>Revendiqué plus tard dans la soirée par le groupe EI, l’attaque-suicide a provoqué un mouvement panique aux portes de la médina de Tunis comme en témoigne Aziza, qui faisait ses courses&nbsp;: «&nbsp;<em>J’ai entendu l’explosion, j’étais à la galerie de l’artisanat, il y a eu une vraie ruée.</em>&nbsp;»</p>



<p>La protection civile et la police ont rapidement déployé des renforts sur l&rsquo;avenue Bourguiba, où se trouve le ministère de l&rsquo;Intérieur. De nombreux commerces et administrations ont fermé après l&rsquo;attentat et la police a bouclé le secteur appelant les passants à s&rsquo;éloigner.</p>



<p>Sur les lieux de l’attentat, des restes de corps, probablement ceux du kamikaze, jonchent le sol tout en haut de l’avenue. L’ambassade de France, située à quelques dizaines de mètres seulement de l’explosion, vient d’appeler tous ses ressortissants à ne pas se rendre à Tunis-centre.<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20181029-tunisie-attentat-suicide-avenue-bourguiba-femme" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<p>L’avenue Bourguiba, l’équivalent de l’avenue parisienne des Champs-Élysées, est désormais fermée à la circulation. Tout en haut de cette avenue centrale de Tunis, près de la porte de France, la présence policière massive empêche les badauds d’accéder au lieu de l’attaque. Des centaines de Tunisiens massés devant les grilles qui leur barraient le chemin chantent et scandent des slogans affirmant que le terrorisme ne gagnera jamais. «&nbsp;<em>Nous sommes plus forts que vous, la Tunisie est plus forte que les terroristes</em>&nbsp;», crient-ils en refrain.</p>



<p>Pour Ahmed, chemise cravate malgré la canicule, qui est venu témoigner de sa solidarité, il existe une volonté de déstabiliser le pays à l’approche des scrutins législatif et présidentiel prévus à l’automne et la menace terroriste a toujours existé.  «&nbsp;<em>C’est très possible, c’est attendu,&nbsp;</em>dit-il.&nbsp;<em>Puisque les élections sont très proches. Mais le peuple tunisien, rassurez-vous, il est très fort.&nbsp;</em>» Quant à savoir qui se cache derrière ces attaques, Mohamed est formel, ce ne sont pas de vrais Tunisiens&nbsp;: «&nbsp;<em>Ce sont des fous, c’est des gens fanatiques.&nbsp;</em>»</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Une demie-heure plus tard, une personne s&rsquo;est faite sauter devant la porte arrière du complexe de Gorjani, où sont rassemblés des services de la Garde nationale et de la police judiciaire, a indiqué le porte-parole du ministère de l&rsquo;Intérieur, Sofiène Zaaq. Le kamikaze s’est fait exploser dans le parking de cette caserne, faisant cette fois quatre blessés.</p><cite> <strong>Un témoin raconte27-06-2019&nbsp;&#8211; Par&nbsp;RFI</strong> </cite></blockquote>



<p>Dans un message posté sur son compte Twitter, le président français Emmanuel Macron a fermement condamné les attentats de ce matin. «&nbsp;<em>La France se tient au côtés du peuple tunisien dans cette épreuve</em>&nbsp;», a-t-il ajouté.</p>



<p><strong>Le tourisme impacté</strong>&nbsp;<strong>?</strong></p>



<p>Ces attentats interviennent alors que la saison touristique démarre tout juste. Le très médiatique ministre du Tourisme, René Trabelsi, mise sur neuf millions de touristes cette année, un record. Il affirme d&rsquo;ailleurs qu’un million de Français viendraient en Tunisie. L’impact de ces attaques sur le potentiel touristique du pays est encore à déterminer, car les vacances scolaires débutent à peine.</p>



<p>La Tunisie, qui dépend largement du tourisme, a relevé ses mesures de sécurité depuis une série d&rsquo;attentats commis en 2015, dont&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/emission/20160318-tunisie-apres-attentat-bardo-an" rel="noreferrer noopener"><strong>l&rsquo;attaque contre le musée du Bardo</strong></a>&nbsp;où 21&nbsp;personnes ont été tuées, puis dans<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20150626-historique-attaques-tunisie-terrorisme-aqmi-ei" rel="noreferrer noopener"><strong>&nbsp;la station balnéaire de Sousse, qui a fait 38&nbsp;morts.</strong></a></p>



<p>Le toursime tunisien a mis trois ans à se remettre de ces attentats. Trois ans qui ont failli ruiner un secteur vital pour l&rsquo;économie tunisienne, puisqu&rsquo;il représente actuellement 14% du produit intérieur brut, selon une étude parue la semaine dernière. Il fait vivre directement près de 500 000 personnes et indirectement deux millions, si l&rsquo;on inclus notamment le secteur artisanal.</p>



<p>Les Français sont revenus en masse, les Russes aussi ; quant aux voisins algériens et libyens qui ont sauvé les hôteliers tunisiens après 2015, ils ont manifestement pris goût aux plages et aux golfes du littoral. L&rsquo;optimisme est de mise, et le gouvernement pousse les professionnels à moderniser les installations, ainsi qu&rsquo;à monter en gamme. Car le tourisme tunisien est dominé par les formules dites all inclusive, beaucoup moins rentables en terme de devises étrangères. Tunis a profité de la dépréciation du dinar pour redevenir attractif. Encore faudra-t-il que la situation sécuritaire ne fasse pas douter les clients.&nbsp;</p>



<p>Celle-ci était stable depuis ces dernières grandes attaques.&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.rfi.fr/afrique/20181029-tunisie-attentat-suicide-avenue-bourguiba-femme" rel="noreferrer noopener"><strong>Fin octobre 2018 sur cette même avenue Bourguiba, une kamikaze</strong></a>, seule victime de l&rsquo;attentat, s’était fait exploser aux abords d’un véhicule de police.</p>



<p>Le pays est depuis quatre ans en état d’urgence. La menace terroriste existe bien sûr, mais les forces de l’ordre avaient pu jusque-là déjouer des attaques majeures. Autant dire que le pays est tout de même en ce moment sous le choc.</p>



<p>Source:RFI/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</p>
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