<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>attaques &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/attaques/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Sat, 16 Oct 2021 18:05:22 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.13</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>attaques &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Le drame des écoles attaquées en Afrique</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/le-drame-des-ecoles-attaquees-en-afrique/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/le-drame-des-ecoles-attaquees-en-afrique/#respond</comments>
				<pubDate>Sat, 16 Oct 2021 18:15:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[attaques]]></category>
		<category><![CDATA[Boko Haram]]></category>
		<category><![CDATA[burkina faso]]></category>
		<category><![CDATA[Cameroun]]></category>
		<category><![CDATA[écoles]]></category>
		<category><![CDATA[Education]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[Niger]]></category>
		<category><![CDATA[rdc]]></category>
		<category><![CDATA[Sahel]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=24711</guid>
				<description><![CDATA[L&#8217;enlèvement par le groupe islamiste Boko Haram, en avril 2014, de 276 lycéennes dans la ville de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, avait choqué le monde. Depuis, les rapts se poursuivent mais on en parle moins : un millier d&#8217;élèves, essentiellement des filles, auraient été enlevées depuis fin 2020 au Nigeria.  Une recrudescence qui s&#8217;explique par...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L&rsquo;enlèvement par le groupe islamiste Boko Haram, en avril 2014, de 276 lycéennes dans la ville de Chibok, dans le nord-est du Nigeria, avait choqué le monde. Depuis, les rapts se poursuivent mais on en parle moins : un millier d&rsquo;élèves, essentiellement des filles, auraient été enlevées </strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://www.dw.com/fr/au-nigeria-des-centaines-d%C3%A9l%C3%A8ves-enlev%C3%A9s-dans-le-nord/a-55940277" target="_blank"><strong>depuis fin 2020 au Nigeria</strong></a><strong>. </strong></p>



<p>Une recrudescence qui s&rsquo;explique par l&rsquo;attrait économique des rançons qui financent des bandes criminelles dont les activités n&rsquo;ont parfois rien à voir avec le djihad.</p>



<p>Les jeunes filles sont souvent la cible de ces attaques par des groupes extrémistes qui leur refusent le droit à l&rsquo;éducation.</p>



<p>Parfois, les attaques ont lieu sur le chemin de l&rsquo;école, les filles sont violées ou enlevées. Les garçons, enrôlés de force, n&rsquo;ont pas beaucoup plus de chances.</p>



<p>Le 16 février 2019, l&rsquo;attaque du collège Saint-Augustin de Kumbo, non loin de la ville de Bamenda, dans la région anglophone du Cameroun, n&rsquo;a pas fait cette fois de différence entre filles et garçons : 200 élèves ont été enlevés.&nbsp;</p>



<p>Trois mois plus tôt, 79 enfants avaient été kidnappés dans une école protestante de Bamenda, dans une région déchirée par une guerre entre l&rsquo;armée et les séparatistes qui réclament l&rsquo;indépendance.</p>



<p>A chaque fois, l&rsquo;éducation était ciblée car elle est un symbole de l&rsquo;Etat central camerounais.</p>



<h4>Spirale du malheur</h4>



<p>Cette violence qui ferme les écoles intervient sur un continent où la part des garçons et filles qui ne sont pas scolarisés est déjà importante.&nbsp;</p>



<p>Avec près d&rsquo;un quart des enfants déscolarisés au niveau de l&rsquo;enseignement primaire et plus d&rsquo;un tiers dans le secondaire, l&rsquo;Afrique subsaharienne arrive loin devant les autres régions du monde.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.dw.com/image/59506175_7.png" alt="L'Afrique subsaharienne bien plus touchée par la déscolarisation précoce."/><figcaption> L&rsquo;Afrique subsaharienne bien plus touchée par la déscolarisation précoce. </figcaption></figure>



<p>La pandémie de Covid-19 a encore aggravé la situation avec la fermeture systématique d&rsquo;écoles, cette fois pas à cause de la violence mais en raison de la crise sanitaire.&nbsp;</p>



<p>Or, les fermetures d&rsquo;établissements scolaires, comme le rappelle&nbsp;<a href="https://www.unicef.org/press-releases/schools-still-closed-nearly-77-million-students-18-months-pandemic-unicef" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;Unicef</a>, conduisent à précariser plus encore les enfants issus de milieux défavorisés, les conduisant vers « <em>l&rsquo;isolement social »</em>&nbsp;et les exposant à « <em>la violence, aux abus sexuels, aux mariages forcés ou au travail des enfants »</em>.</p>



<p>Si on élargit la focale sur la « pauvreté éducative », soit les élèves pour qui la scolarité s&rsquo;est limitée à quatre ans d&rsquo;école, alors, il est triste de constater que les jeunes filles sont, encore une fois, les plus touchées, dans une espèce de spirale du malheur.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.dw.com/image/59506197_7.png" alt="Les femmes largement moins éduquées que les hommes en Afrique subsaharienne francophone."/><figcaption> Les femmes largement moins éduquées que les hommes en Afrique subsaharienne francophone. </figcaption></figure>



<p>D&rsquo;ailleurs, les résultats sont tout aussi mauvais en analysant l&rsquo;éducation des populations rurales : plus de 80% de celles-ci ne sont allées que quatre ans à l&rsquo;école au Niger et au Burkina Faso.</p>



<h4>Plus de 6.000 attaques en Afrique</h4>



<p>Mais revenons aux attaques, celles de groupes armés, djihadistes ou simples criminels. Le&nbsp;<a href="https://www.nrc.no/news/2020/october/12-million-children-forced-from-school-in-sahel/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Norwegian Refugee Council</a>&nbsp;(NRC) rappelle que 776.000 élèves ont manqué l&rsquo;entièreté de l&rsquo;année scolaire 2019-2020 à cause de la violence et la fermeture des écoles au Burkina Faso, au Mali et au Niger.</p>



<p>Le NRC parvient ainsi aux mêmes conclusions que l&rsquo;Unicef : en raison de la suspension des cours,&nbsp;<em>« les cas de mariage d&rsquo;enfants ont explosé au cours des dernières années »</em>.</p>



<p>Les Nations unies rapportent ainsi 387 mariages de ce genre au Mali en 2020 contre 178 deux ans plus tôt.</p>



<p>Quant aux garçons, poursuit le NRC,&nbsp;<em>« plus de 190 cas d&rsquo;enrôlements par des groupes armés ont été enregistrés au Mali au premier semestre 2020 »</em>.</p>



<p>Le rapport&nbsp;<a href="https://protectingeducation.org/wp-content/uploads/eua_2020_full.pdf" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Education under attack 2020</a>&nbsp;recense ainsi, entre 2015 et 2019, plus de 11.000 attaques dans le monde dirigées contre des établissements scolaires, contre des élèves sur le chemin de l&rsquo;école, des enseignants, ou encore l&rsquo;utilisation d&rsquo;écoles à des fins militaires.</p>



<p>L&rsquo;Afrique représente plus de la moitié de ces attaques et un pays à lui seul réunit plus de 10% d&rsquo;entre elles : la République démocratique du Congo, avec plus de 1.500 actes violents visant l&rsquo;éducation durant les cinq années scrutées par ce rapport.</p>



<p>Fait nouveau : le Niger et le Burkina Faso, qui étaient encore récemment épargnés par ce phénomène, ont connu une hausse importante de ce type de violences.</p>



<p>Mais ces deux pays sont victimes de la détérioration de la situation dans le Sahel durant cette période avec 3.300 écoles fermées et 650.000 élèves touchés entre 2017 et 2019, selon les chiffres des Nations unies.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.dw.com/image/59506183_7.png" alt="L'Afrique représente plus de la moitié des attaques contre l'éducation dans le monde."/><figcaption> L&rsquo;Afrique représente plus de la moitié des attaques contre l&rsquo;éducation dans le monde. </figcaption></figure>



<h4>80% des écoles fermées</h4>



<p>Le Cameroun a lui aussi été gravement touché par ce phénomène. La&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/cameroun-crise-anglophone/a-59486140" target="_blank" rel="noreferrer noopener">crise anglophone</a>, qui a débuté il y a cinq&nbsp;ans par une grève des avocats dans les régions du Sud-Ouest et du Nord-Ouest, s&rsquo;est transformée en une guerre qui a causé la mort de plus de 3.500 personnes et radicalisé les deux camps avec l&rsquo;indépendance autoproclamée de l&rsquo;Ambazonie, le 1er octobre 2017.</p>



<p>Les écoles qui enseignent les programmes de l&rsquo;Etat central, considéré comme l&rsquo;ennemi par les Ambazoniens, ont été la cible d&rsquo;attaques sanglantes : plus d&rsquo;un millier au cours des dernières années, toujours selon le rapport Education under attack.</p>



<p>En 2018, alors que les offensives de Boko Haram faiblissaient dans l&rsquo;Extrême-Nord, les Nations unies ont reporté que 4.437 écoles avaient été fermées, cette fois dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.</p>



<p>Amnesty International rapportait en 2018 que depuis le début de l&rsquo;insurrection, les séparatistes armés avaient brûlé 42 écoles et s&rsquo;en étaient pris violemment aux enseignant qui refusaient de suivre le boycott scolaire imposé dans l&rsquo;ouest du pays.</p>



<p>Au sommet de la crise, en juin 2019,&nbsp;<a href="https://news.un.org/en/story/2019/06/1041071" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;Unicef</a>&nbsp;estimait ainsi que 80% des écoles étaient fermées dans les deux régions anglophones du Cameroun.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://static.dw.com/image/59506167_7.png" alt="Des centaines de milliers d'enfants victimes des fermetures d'écoles."/><figcaption> Des centaines de milliers d&rsquo;enfants victimes des fermetures d&rsquo;écoles. </figcaption></figure>



<h4>Qu&rsquo;en est-il aujourd&rsquo;hui ?&nbsp;</h4>



<p>La situation s&rsquo;est améliorée. Alors que près de 10.000 écoles étaient fermés en 2019 dans les pays les plus touchés d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest et d&rsquo;Afrique centrale, avec près de deux millions d&rsquo;élèves impactés, ce chiffre s&rsquo;est réduit aujourd&rsquo;hui de 40%.</p>



<p>Mais il faut, à ce stade, s&rsquo;interroger sur ces données.</p>



<p>Les sources onusiennes sont fiables mais la chute spectaculaire des fermetures d&rsquo;écoles (98%) enregistrée au Cameroun, si elle est correcte, n&rsquo;illustre pas la tension qui persiste dans les zones anglophones.</p>



<p>Il semble que pour l&rsquo;instant &#8211; et les informations sur le terrain le confirment &#8211; que&nbsp;les deux camps qui s&rsquo;affrontent aient renoncé à s&rsquo;en prendre aux écoles. Ce qui est tout de même une bonne nouvelle.</p>



<p>Enfin, la dégradation se poursuit dans le Sahel : au Mali, Niger et Burkina Faso, ce dernier pays apparaissant désormais comme étant celui qui enregistre le plus grand nombre d&rsquo;école fermées, plus de 2.000, avec 305.000 écoliers affectés.&nbsp;</p>



<p>Un record que le pays des hommes intègres n&rsquo;a pas mérité mais il paye ainsi le prix de la migration, vers le Sud, des groupes djihadistes.</p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/le-drame-des-ecoles-attaquees-en-afrique/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Des rebelles écument des villages du Nord-Kivu</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/24590-2/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/24590-2/#respond</comments>
				<pubDate>Mon, 11 Oct 2021 15:49:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Centrale]]></category>
		<category><![CDATA[République démocratique du Congo]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[attaques]]></category>
		<category><![CDATA[rebelles]]></category>
		<category><![CDATA[republique democratique du congo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=24590</guid>
				<description><![CDATA[Des hommes armés, présumés être des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), ont écumé, ce week-end, des villages du territoire de Beni, dans le nord-est de la RDC, où une source locale parle d’au moins huit morts et plusieurs personnes enlevées, a rapporté hier l’AFP. Dans la nuit de vendredi à samedi, ils ont attaqué...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Des hommes armés, présumés être des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF), ont écumé, ce week-end, des villages du territoire de Beni, dans le nord-est de la RDC, où une source locale parle d’au moins huit morts et plusieurs personnes enlevées, a rapporté hier l’AFP.</strong></p>



<p>Dans la nuit de vendredi à samedi, ils ont attaqué les villages de Mbingi et Mapasana, à environ 25 km à l’ouest du chef-lieu Oicha. «Là, nous avons 4 personnes tuées, 7 motos et plusieurs maisons incendiées, ainsi que le kidnapping de plusieurs personnes», a indiqué le président de la société civile du territoire, Kinos Katuo. Hier, selon lui, c’est le village de Mangazi, à quelque 7 km du lieu de la première attaque, qui a été ciblé par les rebelles. L’armée les a repoussés. Un rebelle a été tué, a-t-il dit. Ensuite, dans l’après-midi, ils sont allés non loin de là, à Matekelambi et Mabuo, «où l’ennemi se trouve encore&nbsp;». «Pour le moment nous avons un bilan de 4 personnes tuées et plusieurs autres disparues», a-t-il ajouté.</p>



<p>Beni, dans le nord la province orientale du Nord-Kivu, est au cœur du territoire où opèrent les ADF, considérés comme le plus meurtrier des groupes armés qui sévissent depuis plus d’un quart de siècle dans l’est de la République démocratique du Congo. Les ADF, à l’origine des rebelles musulmans ougandais, sont désormais présentés par l’organisation djihadiste Etat islamique comme sa branche en Afrique centrale. Depuis le mois de mai, le Nord-Kivu et la province voisine de l’Ituri sont sous état de siège.</p>



<p><strong>Source : El Watan/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/24590-2/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Don de sang pour les victimes des attaques au Burkina Faso</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/don-de-sang-pour-les-victimes-des-attaques-au-burkina-faso/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/don-de-sang-pour-les-victimes-des-attaques-au-burkina-faso/#respond</comments>
				<pubDate>Wed, 09 Jun 2021 18:48:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[attaques]]></category>
		<category><![CDATA[burkina faso]]></category>
		<category><![CDATA[don de sang]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=22221</guid>
				<description><![CDATA[Après l’attaque le week-end dernier à Solhan (nord-est) des gestes de solidarité se multiplient. A Ouagadougou, une organisation d&#8217;étudiants a organisé une collecte de sang. Au moins 120 étudiants se sont présentés au Centre national de transfusion sanguine de Ouagadougou. Il s’agit pour eux de donner leur sang en signe de solidarité avec les victimes...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Après l’attaque le week-end dernier à Solhan (nord-est) des gestes de solidarité se multiplient. A Ouagadougou, une organisation d&rsquo;étudiants a organisé une collecte de sang.</strong></p>



<p>Au moins 120 étudiants se sont présentés au Centre national de transfusion sanguine de Ouagadougou. Il s’agit pour eux de donner leur sang en signe de solidarité avec les victimes de l’attaque par des présumés djihadistes du village de Sohlan. &nbsp;</p>



<p>Amadou Dicko est le président de l&rsquo;Association des élèves et étudiants pour le développement de Yagha, la province dans laquelle s’est produite le drame. Face à cette situation, il n’avait pas d’autre choix que d’agir.&nbsp;<br><em>« C’est de là d’où nous venons. Et un drame de ce genre ne peut pas s’y produire sans que nous agissions »</em>, affirme-t-il.&nbsp;</p>



<p>Comme Amadou, Ouamarou Bokoum, lui aussi étudiant, n’a pas pu s’empêcher de venir en aide aux victimes. Il voulait à tout prix faire quelque chose.&nbsp;<br><em>« J&rsquo;ai demandé à mon père comment je pouvais aider. Il m&rsquo;a dit de jeûner car je suis musulman. J&rsquo;ai jeûné hier et je suis venu donner mon sang aujourd&rsquo;hui »</em>, confie-t-il.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/don-de-sang-pour-les-victimes-des-attaques-au-burkina-faso/a-57833413#"><img src="https://static.dw.com/image/57787307_404.jpg" alt="L'attaque de Solhan est la plus meurtrière depuis 2015"/></a><figcaption>L&rsquo;attaque de Solhan est la plus meurtrière depuis 2015</figcaption></figure>



<p>La mobilisation de ces jeunes étudiants est saluée par l’infirmière du Centre, Félicienne Ouédraogo.&nbsp;<em>« Ils sont venus en grand nombre. Ils se sont vraiment mobilisés. Nous les félicitons beaucoup car grâce à eux, nous avons obtenu plus de 85 poches de sang jusqu&rsquo;à présent. »</em></p>



<p>Au moins <a href="https://www.dw.com/fr/emoi-burkina-faso-attaque-solhan/a-57807279">160 personnes sont mortes</a> et de nombreuses autres ont été blessées après que des hommes armés ont abattu des civils, brûlé des maisons et le marché de Solhan.</p>



<p><strong>Inquiétude chez les humanitaires&nbsp;</strong></p>



<p>Une violence qui inquiète le Comité international de la Croix-Rouge. Laurent Sagy est le responsable du CICR dans le pays. &nbsp;</p>



<p><em>« Le sentiment du CICR, c’est une extrême préoccupation quant à une certaine spirale de la violence avec les populations civiles qui sont prises entre le marteau et l’enclume. »</em></p>



<p>Selon lui, certaines personnes blessées par armes à feu ont des fractures ouvertes. Des médicaments contre la douleur sont nécessaires mais il en faut plus.&nbsp;</p>



<p>Depuis cinq ans, l&rsquo;armée burkinabè, mal équipée et sous-entraînée, s&rsquo;efforce d&rsquo;endiguer une insurrection djihadiste liée à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique.</p>



<p>L&rsquo;attaque de Sohlan est la plus meurtrière depuis 2015. En raison de cette violence,  le pays compte plus de 1,2 million de déplacées internes. </p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/don-de-sang-pour-les-victimes-des-attaques-au-burkina-faso/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Au Mozambique, les attaques de jihadistes affiliés à l&#8217;OEI prennent de l&#8217;ampleur</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/au-mozambique-les-attaques-de-jihadistes-affilies-a-loei-prennent-de-lampleur/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/au-mozambique-les-attaques-de-jihadistes-affilies-a-loei-prennent-de-lampleur/#respond</comments>
				<pubDate>Sun, 16 Aug 2020 16:59:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique Australe]]></category>
		<category><![CDATA[Mozambique]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[attaques]]></category>
		<category><![CDATA[djihadistes]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=18920</guid>
				<description><![CDATA[La prise du port stratégique de Mocimboa da Praia, mercredi, au Mozambique, par des militants islamistes soulève l&#8217;inquiétude chez les pays voisins.&#160;La question sera centrale, lundi, au sommet annuel de la Communauté de développement d&#8217;Afrique australe. Le conflit à huis clos qui déchire le nord du Mozambique depuis 2017 a pris un nouveau tournant, mercredi...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2573940_18996-vji5tb.kj1x.jpg" alt="" class="wp-image-6185" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2573940_18996-vji5tb.kj1x.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2573940_18996-vji5tb.kj1x-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Soldiers from the Mozambican army patrol the streets after security in the area was increased, following a two-day attack from suspected islamists in October last year, on March 7, 2018 in Mocimboa da Praia, Mozambique.  / AFP PHOTO / ADRIEN BARBIER</figcaption></figure>



<p><strong>La prise du port stratégique de Mocimboa da Praia, mercredi, au Mozambique, par des militants islamistes soulève l&rsquo;inquiétude chez les pays voisins.&nbsp;La question sera centrale, lundi, au sommet annuel de la Communauté de développement d&rsquo;Afrique australe.</strong></p>



<p>Le conflit à huis clos qui déchire le nord du Mozambique depuis 2017 a pris un nouveau tournant, mercredi 12 août, lorsqu&rsquo;un groupe d&rsquo;hommes armés&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/20200813-au-mozambique-des-jihadistes-s-emparent-d-un-port-strat%C3%A9gique">a pris le contrôle du port de Mocimboa da Praia</a>&nbsp;et mis en déroute l&rsquo;armée mozambicaine. C&rsquo;est la première fois que les insurgés jihadistes, présents dans la province du Cabo Delgado, à la frontière avec la Tanzanie, arrivent à prendre et conserver un lieu aussi stratégique.</p>



<p>L&rsquo;inquiétude grandit depuis plusieurs mois dans ce pays d&rsquo;Afrique australe et chez ses voisins. Le groupe jihadiste, connu sous le nom d&rsquo;Ahlu Sunna wal Jamaa, ou « Chabab » (sans lien direct avec&nbsp;<a href="https://www.france24.com/fr/tag/shebab/">les Shebab somaliens</a>) qui, jusque-là, accumulait les escarmouches avec les forces de l&rsquo;ordre et les attaques de village, a prêté allégeance à l’organisation État islamique en 2019 et monte en puissance. « Nous les avons vus au cours des 12 à 18 derniers mois développer leurs capacités, devenir plus agressifs et utiliser des techniques communes dans d&rsquo;autres parties du monde et qui sont associées [au groupe] État islamique », a déclaré, début août, le chef des opérations spéciales américaines en Afrique, le général Dagvin Anderson.</p>



<p>Jeudi, la ministre mozambicaine des Affaires étrangères Veronica Macamo a affirmé que le nord du pays faisait « face à une menace de terrorisme et d’extrémisme violents qui, s&rsquo;ils ne sont pas contenus, pourraient s&rsquo;étendre » à travers l&rsquo;Afrique australe. La Communauté de développement d&rsquo;Afrique australe (SADC), qui regroupe 16 pays dont le Mozambique, la Tanzanie et l&rsquo;Afrique du Sud, doit se réunir, lundi 17 août, pour évoquer la situation critique à Mocimboa da Praia. Selon Veronica Macamo, les États membres doivent mener « une consultation et une coordination des actions pour combattre le terrorisme qui représente une menace majeure pour notre région ».</p>



<p><strong>Débuts similaires à Boko Haram</strong></p>



<p>Bouclée par l&rsquo;armée, très difficile à atteindre par voie terrestre et interdite d&rsquo;accès aux journalistes, la région du Cabo Delgado, à majorité musulmane et grande comme deux fois la Belgique, est la plus pauvre du pays. Selon&nbsp;<a target="_blank" href="http://issafrica.s3.amazonaws.com/site/uploads/sar-27.pdf" rel="noreferrer noopener">un rapport de l&rsquo;organisation sud-africaine Institute for Security Studies((ISS)</a>, la rébellion jihadiste qui l&rsquo;agite, « semble consister » à l&rsquo;origine de jeunes locaux défavorisés ayant suivi un chemin radical de l&rsquo;islam. Semblables dans leur constitution aux débuts du groupe terroriste nigérian Boko Haram, les Chabab restent très mystérieux, toujours en mouvement, leurs motivations et le nom de leurs dirigeants restant inconnus.</p>



<p>Le premier fait d&rsquo;arme du groupe remonte au 5 octobre 2017, quand des hommes armés de machettes et de fusils ont pris d&rsquo;assaut des postes de police et des bâtiments administratifs à Mocimboa do Praia, qui comptait alors quelque 30 000 habitants. Dix-sept personnes, dont la majorité d&rsquo;assaillants, deux policiers et un chef communautaire, y avaient perdu la vie.</p>



<p>Le gouvernement de Maputo, qui se contentait au début d&rsquo;évoquer des événements isolés, ignorant les signes d&rsquo;une radicalisation grandissante dans la jeunesse des villages du Nord, a envoyé l&rsquo;armée. La répression brutale, l&rsquo;extrême pauvreté et les violents combats entre les jihadistes et des habitants locaux, organisés en groupes d&rsquo;autodéfense, n&rsquo;a fait que renforcer l&rsquo;insurrection, affirme l&rsquo;ISS. Depuis, le conflit a fait au moins 1 500 victimes et déplacé 250 000 personnes – 10&nbsp;% de la population du Cabo Delgado – selon le projet&nbsp;<a target="_blank" href="http://acleddata.com/tag/mozambique/" rel="noreferrer noopener">Armed Conflict Location &amp; Event Data</a>.</p>



<p>Les autorités mozambicaines indiquent que les islamistes pourraient financer leurs attaques avec des armes issues du trafic de drogue et de l&rsquo;exploitation illégale des mines de pierres précieuses abondante dans le nord du pays,&nbsp;<a target="_blank" href="http://www.bbc.com/afrique/region-53678175" rel="noreferrer noopener">explique la BBC</a>. « Ils ont maintenant des armes et des véhicules, ils se déplacent donc facilement et peuvent mener des attaques sur de larges rayons. Et ils utilisent des uniformes de soldats. Les gens sont donc très confus et très effrayés », déclarait en début d&rsquo;année l&rsquo;évêque catholique de la capitale provinciale Pemba, Luiz Fernando Lisboa.</p>



<p><strong>Un potentiel « Qatar africain »</strong></p>



<p>Emportez l&rsquo;actualité internationale partout avec vous ! Téléchargez l&rsquo;application France 24<a href="https://play.google.com/store/apps/details?id=com.france24.androidapp" target="_blank" rel="noreferrer noopener"></a></p>



<p>En visite vendredi 14 août dans un camp de réfugiés à Pemba, le président Felipe Nyusi a promis de « tout faire pour que la paix et la stabilité soient restaurés » à Mocimboa da Praia. Les enjeux sont de taille pour le pays, car la région du Cabo Delgado renferme des quantités considérables de gaz, qui pourraient à terme transformer l&rsquo;un des pays les plus pauvres du monde en un exportateur massif de gaz naturel liquéfié (GNL), à l&rsquo;image d&rsquo;un « Qatar africain ».</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://s.france24.com/media/display/4585fe3e-ef09-11e9-b9ff-005056a964fe/w:900/p:16x9/2019-10-15_0611_lections_au_mozambique__le_nouvel_eldorado_africain_du_gaz_33.webp" alt=""/></figure>



<p>Élections au Mozambique : le nouvel eldorado africain du gaz (3/3)</p>



<p>Le groupe français Total mène pour un consortium dans la péninsule d&rsquo;Afungi, à 60 km au nord de Mocimboa da Praia, la construction de deux centrales d&rsquo;extraction de GNL. Avec un autre projet mené par l’américain ExxoMobil, ce sont près de 60 milliards de dollars (52 millions d&rsquo;euros) qui doivent être investis dans la région, mais les entreprises dépendent du port de Mocimboa da Praia pour s&rsquo;approvisionner. Selon Felipe Nyusi, les deux projets ne sont pas mis en péril par les combats.</p>



<p>Mais l&rsquo;attaque de mercredi, d&rsquo;après Adriano Nuvunga, directeur du Centre pour la démocratie et le développement du Mozambique, interrogé par l&rsquo;AFP, montre que l&rsquo;insurrection « gagne du terrain et de l&rsquo;élan », et est « un revers » pour le développement du projet. L&rsquo;armée mozambicaine, très présente dans le Cabo Delgado mais mal équipée, peine à faire reculer les combattants islamistes, y compris avec le soutien de mercenaires russes et sud-africains.</p>



<p>Le SADC doit « venir en aide urgemment au Mozambique pour endiguer l&rsquo;insurrection violente »,&nbsp;<a rel="noreferrer noopener" target="_blank" href="http://issafrica.org/about-us/press-releases/mozambique-insurgency-requires-urgent-response-from-sadc-and-the-au">selon une note de l&rsquo;ISS</a>, pour qui le sommet de lundi présente « une opportunité cruciale pour prendre des actions décisives pouvant aider à mettre fin à la crise ». Sans quoi, selon l&rsquo;ONG, la situation pourrait atteindre des proportions similaires aux crises sécuritaires au Sahel, dans le bassin du lac Tchad et dans la corne de l&rsquo;Afrique. Entre autres mesures, l&rsquo;institution devrait aider le Mozambique à « développer une stratégie à long terme pour répondre aux racines des violences, qui comprennent la confiscation de terres pour l&rsquo;industrie minière, le manque d&#8217;emploi, l&rsquo;analphabétisme, le sous-développement et le manque de services de bases », affirme l&rsquo;ISS.</p>



<p><strong>Source: France 24 /Mis en ligne :Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée </strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/au-mozambique-les-attaques-de-jihadistes-affilies-a-loei-prennent-de-lampleur/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Mali : les troupes du G5 Sahel dans le viseur des groupes djihadistes</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/mali-les-troupes-du-g5-sahel-dans-le-viseur-des-groupes-djihadistes/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/mali-les-troupes-du-g5-sahel-dans-le-viseur-des-groupes-djihadistes/#respond</comments>
				<pubDate>Wed, 02 Oct 2019 16:00:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Mali]]></category>
		<category><![CDATA[sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[attaques]]></category>
		<category><![CDATA[djihadiste]]></category>
		<category><![CDATA[G5 Sahel]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=9966</guid>
				<description><![CDATA[L&#8217;attaque de deux camps militaires maliens par des djihadistes s&#8217;est soldée par l&#8217;un des plus lourds bilans depuis des mois pour les forces gouvernementales et leurs alliés africains. Comment comprendre ces événements&#160;? Dans une réunion avec des chefs d&#8217;État africains en marge de l&#8217;Assemblée générale des Nations unies à New York le 25&#160;septembre, le secrétaire...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/19440491lpw-19441584-article-jpg_6549821_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-9975" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/19440491lpw-19441584-article-jpg_6549821_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/19440491lpw-19441584-article-jpg_6549821_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /><figcaption> Les événements de Boulkessy sont les plus meurtriers pour l&rsquo;armée malienne depuis mars, quand l&rsquo;attaque d&rsquo;un camp à Dioura (Centre) par des djihadistes avait fait près de trente morts.<br><em>© AFP</em> </figcaption></figure>



<h4>L&rsquo;attaque de deux camps militaires maliens par des djihadistes s&rsquo;est soldée par l&rsquo;un des plus lourds bilans depuis des mois pour les forces gouvernementales et leurs alliés africains. Comment comprendre ces événements&nbsp;?</h4>



<p><a href="https://www.lepoint.fr/afrique/terrorisme-le-g5-sahel-et-l-onu-sonnent-le-tocsin-29-09-2019-2338388_3826.php">Dans une réunion avec des chefs d&rsquo;État africains en marge de l&rsquo;Assemblée générale des Nations unies à New York le 25&nbsp;septembre, le secrétaire général Antonio Guterres avait fait un constat amer de la situation au Sahel</a>, appelant tous les pays à redoubler leurs efforts pour soutenir la force conjointe du G5, «&nbsp;cruciale, selon lui, pour combattre les groupes armés extrémistes et les terroristes&nbsp;». Afin que la communauté internationale prenne bien conscience du désastre qui s&rsquo;annonce au cœur de l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/afrique">Afrique</a>&nbsp;en passe d&rsquo;imploser sous les coups de boutoir des djihadistes, il ne s&rsquo;était pas voilé la face&nbsp;: «&nbsp;Nous sommes en train de perdre du terrain face à la violence&nbsp;», annonçait-il. Cinq jours après, la réalité sur le terrain lui donnait raison.</p>



<h4>Que s&rsquo;est-il passé&nbsp;?</h4>



<p>Attaque d&rsquo;opportunité ou réponse aux propos tenus à l&rsquo;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/onu">ONU</a>&nbsp;que les terroristes entendent à la radio dans leurs campements de brousse, les djihadistes lancent pendant deux jours, le 30&nbsp;septembre et le 1er&nbsp;octobre, deux opérations simultanées et d&rsquo;envergure dans le centre du Mali. Véhicules&nbsp;4&#215;4 et motos déboulent sur le camp de Boulkessy, situé près de la frontière du Burkina Faso, qui abrite le bataillon malien de la force du G5 Sahel. Dans un même temps, à une centaine de kilomètres, une autre attaque se produit contre le poste de Mondoro. La bataille fait rage&nbsp;dans les deux localités. Les victimes sont nombreuses. Vingt-cinq soldats sont tués, quatre sont blessés et une soixantaine sont portés disparus. Un chiffre qui risque d&rsquo;augmenter les pertes. Au minimum, deux civils sont morts. Côté djihadistes, une quinzaine ont été abattus.&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/monde/attaque-terroriste-ce-lourd-tribut-que-paie-l-armee-malienne-19-03-2019-2302177_24.php">Le bilan est très lourd chez les forces gouvernementales</a>, qui n&rsquo;ont pas connu une telle hécatombe depuis l&rsquo;attaque le 17&nbsp;mars contre le camp de l&rsquo;armée de Dioura, également dans le centre du pays, qui avait fait près de 30&nbsp;morts. Quant au G5, c&rsquo;est le premier coup dur depuis que les soldats placés sous son commandement se déploient à nouveau sur le terrain. Des attaques&nbsp;surprises préparées avec des assaillants en nombre et bien équipés, qui ont pu se rassembler en passant «&nbsp;sous les radars&nbsp;» des drones français et américains.</p>



<p>Du coup, Boulkessy et Mondoro tombent dans un premier temps, avant d&rsquo;être repris au bout de 48&nbsp;heures grâce aux bombardements des Mirage&nbsp;2000 et des hélicoptères de combat français du dispositif Barkhane qui décollent de Niamey. Une demi-douzaine de véhicules terroristes sont détruits et des commandos des Forces spéciales sont déposés en renfort pour mener la contre-attaque avec les soldats maliens encore valides sous le feu des terroristes qui se cachent autour dans les replis de terrain. Ils finissent par décrocher, mais ont réussi à emporter du bétail, des vivres, du matériel militaire et des véhicules qui n&rsquo;ont peut-être pas tous été pulvérisés par les roquettes françaises. Depuis, une vaste opération de ratissage est en cours avec les troupes burkinabées, appuyées par des drones et des aéronefs français qui essaient de prendre en tenaillesles islamistes d&rsquo;Ansarou islam, le groupe du prêcheur salafiste Ibrahim Malam Dicko, qui recrute dans les populations peules. Affilié au Groupe pour le soutien de l&rsquo;islam et des musulmans (GSIM) de l&rsquo;émir touareg&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/sahel-au-coeur-de-la-traque-du-chef-terroriste-iyad-ag-ghali-06-12-2018-2277143_3826.php">Iyad Ag Ghali&nbsp;</a>qui a prêté allégeance à&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/al-qaida">Al-Qaïda</a>,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/mali-quand-barkhane-se-deploie-pres-de-la-frontiere-du-burkina-faso-04-04-2019-2305895_3826.php">Ansarou Islam mène la guerre au Burkina</a>, dans le centre du Mali et au&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/niger">Niger</a>&nbsp;en menant des incursions meurtrières.</p>



<h4>Mode opératoire</h4>



<p>Les mines sont devenues leurs armes favorites. Des engins explosifs improvisés (IED) de plus en plus sophistiqués grâce à des techniciens venus de&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/tags/libye">Libye</a>&nbsp;ou de Syrie qui, au Mali, ont déjà piégé des cadavres, comme ils ont appris au Levant. Début septembre, quatorze passagers ont été tués et vingt-quatre blessés dans l&rsquo;explosion de leur autobus qui a sauté sur une mine entre Douentza, dans le centre du pays, et Gao. À la même époque, c&rsquo;est un véhicule de l&rsquo;armée qui explose sur une route près de Douentza. Bilan&nbsp;: trois soldats morts et sept autres blessés. L&rsquo;armée américaine vient d&rsquo;offrir du matériel de détection contre les mines aux unités du génie des forces militaires maliennes, mais l&rsquo;avantage de la guerre asymétrique du faible au fort est désormais clairement du côté des groupes terroristes. Depuis l&rsquo;opération Serval en 2013, le dispositif Barkhane qui lui a succédé doit faire face à un ennemi qui choisit l&rsquo;heure et les objectifs de ses attaques contre des forces africaines en permanence sur le qui-vive.</p>



<h4>La situation au Sahel est-elle hors de contrôle&nbsp;?<br></h4>



<p>L&rsquo;initiative du combat est rarement de leur fait. Elles subissent alors que, faute de moyens et de coordination, elles devraient mettre une pression permanente sur ces groupes armés qui restent insaisissables. Sans le soutien aérien français, elles seraient souvent en grande difficulté face aux coups de main de plus en plus hardis des djihadistes. Malgré ses moyens, le dispositif français est lui aussi à la peine,&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/l-afrique-au-g7-le-sahel-attend-plus-d-actions-pas-des-discours-26-08-2019-2331635_3826.php">les militaires de Barkhane</a>&nbsp;intervenant la plupart du temps après coup, dans une chasse aux terroristes qui se dispersent dans la nature. Pour être plus mobiles et rapides, les commandos ont abandonné leurs blindés pour des pick-up&nbsp;4&#215;4 semblables à ceux utilisés par les terroristes. Mais les longues patrouilles qui s&rsquo;effectuent hors pistes pour éviter les mines ne donnent guère de résultats. L&rsquo;ennemi semble à chaque fois s&rsquo;être volatilisé, se regroupant seulement pour passer à l&rsquo;action afin éviter de se faire repérer. Des paramètres intégrés par les présidents africains du Sahel et le secrétaire général de l&rsquo;ONU, qui tiennent désormais un langage de vérité face à une situation sécuritaire qui échappe à ceux qui combattent le terrorisme dans cette vaste région.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/mali-les-troupes-du-g5-sahel-dans-le-viseur-des-groupes-djihadistes/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
