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	<title>attaques terroristes &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>attaques terroristes &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Double attentat en Ouganda : la police dit avoir abattu cinq suspects et arrêté 21 personnes</title>
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				<pubDate>Fri, 19 Nov 2021 15:25:43 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[La police ougandaise a annoncé, jeudi 18 novembre, avoir abattu cinq suspects et arrêté 21 personnes dans le cadre de l’enquête sur un récent double attentat suicide revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) et qui a tué quatre personnes à Kampala. Perpétrés par trois kamikazes, les deux attentats ont eu lieu à deux minutes d’intervalle mardi matin, d’abord...]]></description>
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<p><strong>La police </strong><a href="https://www.lemonde.fr/ouganda/"><strong>ougandaise</strong></a><strong> a annoncé, jeudi 18 novembre, avoir abattu cinq suspects et arrêté 21 personnes dans le cadre de l’enquête sur un récent double attentat suicide revendiqué par le groupe Etat islamique (EI) et qui a tué quatre personnes à Kampala. Perpétrés par trois kamikazes, les deux attentats ont eu lieu à deux minutes d’intervalle mardi matin, d’abord à un check-point près du quartier général de la police, puis à proximité du Parlement, dans le quartier d’affaires de la capitale.</strong></p>



<p>La police a attribué ces deux attaques à un <em>« groupe local lié aux ADF »</em>, les Forces démocratiques alliées, une rébellion née en Ouganda et active depuis vingt-cinq ans dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC) voisine. Elles ont été revendiquées par l’EI, qui désigne les ADF comme sa <em>« province d’Afrique centrale »</em> (Iscap en anglais). En mars, les Etats-Unis ont officiellement déclaré les ADF affiliés à l’EI.</p>



<p>Jeudi, au cours d’une fusillade dans l’ouest de l’Ouganda, des agents du contre-terrorisme ont tué&nbsp;<em>«&nbsp;quatre suspects à Ntoroko, d’où ils retournaient en RDC&nbsp;»</em>, a indiqué à la presse le porte-parole de la police, Fred Enanga. Un cinquième homme, Sheikh Abas Muhamed Kirevu, a été tué près de la capitale en tentant d’échapper à son arrestation, a-t-il ajouté, l’identifiant comme un chef musulman local&nbsp;<em>«&nbsp;responsable du réveil des cellules terroristes à Kampala&nbsp;»</em>. La police a en outre arrêté 21 suspects,&nbsp;<em>«&nbsp;des agents opérationnels, des coordinateurs et des argentiers d’activités terroristes&nbsp;»</em>, a poursuivi M. Enanga.</p>



<h2>«&nbsp;Les ADF se refocalisent sur l’Ouganda&nbsp;»</h2>



<p>Le double attentat de mardi est intervenu trois semaines après deux autres attaques : un attentat à la bombe contre un restaurant de la capitale, le 23 octobre, revendiqué par l’Iscap ; et un attentat-suicide dans un bus près de Kampala deux jours plus tard et non revendiqué.</p>



<p>La police avait indiqué fin octobre avoir arrêté&nbsp;<em>«&nbsp;un certain nombre&nbsp;»</em>&nbsp;de membres présumés des ADF après ces attaques, soupçonnant le groupe de&nbsp;<em>«&nbsp;préparer un attentat sérieux contre des infrastructures importantes&nbsp;»</em>. Les ADF sont considérés par les experts comme le plus meurtrier des quelque 120&nbsp;groupes armés qui arpentent l’est de la RDC, beaucoup d’entre eux étant le produit de deux guerres régionales menées il y a un quart de siècle.</p>



<p>Ce groupe rebelle est accusé d’avoir tué des milliers de civils dans l’est de la RDC. Selon Kristof Titeca, un universitaire spécialiste du groupe, <em>« il est de plus en plus clair que les ADF se refocalisent sur l’Ouganda »</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Togo dit avoir repoussé une possible attaque militante près de la frontière du Burkina Faso</title>
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				<pubDate>Sat, 13 Nov 2021 19:11:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Les forces de sécurité togolaises ont repoussé cette semaine une attaque d&#8217;hommes armés non identifiés qui avaient traversé sa frontière nord avec le Burkina Faso, a annoncé vendredi le gouvernement, le premier débordement possible de la violence des militants islamistes au Togo. Il a indiqué que les assaillants ont ciblé un avant-poste de sécurité dans...]]></description>
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<p><strong>Les forces de sécurité togolaises ont repoussé cette semaine une attaque d&rsquo;hommes armés non identifiés qui avaient traversé sa frontière nord avec le Burkina Faso, a annoncé vendredi le gouvernement, le premier débordement possible de la violence des militants islamistes au Togo.</strong></p>



<p>Il a indiqué que les assaillants ont ciblé un avant-poste de sécurité dans la préfecture de Kpendjal dans la nuit de mardi et ont été repoussés au Burkina Faso sans faire de victimes togolaises.</p>



<p>L&rsquo;affrontement est le premier du genre depuis que l&rsquo;armée a lancé une opération en 2018 pour empêcher les insurgés djihadistes liés à al-Qaïda et à l&rsquo;État islamique d&rsquo;entrer du Burkina Faso, où leurs attaques ont fait des milliers de morts et déplacé 1,2 million de personnes ces dernières années.</p>



<p>Le président Faure Gnassingbé a répondu à l&rsquo;attaque en ordonnant au gouvernement de continuer à investir dans les forces de sécurité pour renforcer les capacités de l&rsquo;armée togolaise.</p>



<p>La violence islamiste a ravagé le Burkina Faso, le Mali et le Niger dans la région du Sahel central en Afrique de l&rsquo;Ouest, au nord du Togo.</p>



<p>Malgré une réponse militaire internationale coûteuse, le nombre d&rsquo;attaques dans la région a été multiplié par huit de 2015 à 2020 avec 5,5 millions de personnes déplacées, selon l&rsquo;agence humanitaire des Nations Unies.</p>



<p><strong>Source: Reuters Afrique/ Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Les attaques djihadistes se multiplient dans le Sahel</title>
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				<pubDate>Fri, 06 Aug 2021 19:55:34 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Une vingtaine de soldats tchadiens ont péri mercredi (04.08) à la suite d’une attaque de la secte islamiste Boko Haram. Ce bilan reste encore provisoire. L&#8217;offensive s’est produite dans la région du lac Tchad, près de la frontière avec le Cameroun. Toujours au Sahel, au Burkina Faso, trente personnes, dont quinze soldats, ont été tuées ce mercredi dans des...]]></description>
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<p><strong>Une vingtaine de soldats tchadiens ont péri mercredi (04.08) à la suite d’une attaque de la secte islamiste </strong><a href="https://www.dw.com/fr/boko-haram-les-failles-dont-profite-ce-groupe-arm%C3%A9/a-54426061"><strong>Boko Haram</strong></a><strong>. Ce bilan reste encore provisoire. L&rsquo;offensive s’est produite dans la région du lac Tchad, près de la frontière avec le Cameroun.</strong></p>



<p>Toujours au Sahel, au Burkina Faso, trente personnes, dont quinze soldats, ont été tuées ce mercredi dans des attaques de djihadistes présumés dans le nord du pays.</p>



<p>« <em>La mort des soldats rappelle les défis sécuritaires auxquels nous sommes toujours confrontés dans une partie de nos frontières. Le lourd tribut que nous payons dans cette guerre asymétrique est amer mais il ne sera pas vain. Nous ferons capituler l&rsquo;hydre terroriste »</em>, a affirmé Mahamat Idriss Déby, président du Conseil militaire de transition tchadien, sur son compte Twitter.</p>



<p>C&rsquo;est lui qui a pris le pouvoir depuis&nbsp;la mort de son père Idriss Déby Itno en avril dernier, officiellement lors de combats contre des rebelles du Front pour l&rsquo;alternance et la concorde au Tchad (FACT).</p>



<p>Pour l’analyste Mahamadou Sawadogo, un ancien gendarme burkinabè et spécialiste de l&rsquo;extrémisme violent dans le Sahel, la disparition d&rsquo;Idriss Déby pourrait être l’une des causes de cette incursion meurtrière contre les soldats tchadiens.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Face à l’insurrection djihadiste, le Mozambique demande officiellement une aide militaire régionale</title>
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				<pubDate>Fri, 16 Jul 2021 12:18:38 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le Mozambique a officiellement demandé l’aide militaire des pays d’Afrique australe pour lutter contre les djihadistes qui terrorisent depuis plus de trois ans le nord-est du pays, riche en gaz, a déclaré, jeudi 15 juillet, à l’AFP le ministre de la défense. La « demande d’intervention de la SADC [Communauté de développement de l’Afrique australe], au Cabo Delgado a été formellement...]]></description>
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<p><strong>Le </strong><a href="https://www.lemonde.fr/mozambique/"><strong>Mozambique</strong></a><strong> a officiellement demandé l’aide militaire des pays d’Afrique australe pour lutter contre les djihadistes qui terrorisent depuis plus de trois ans le nord-est du pays, riche en gaz, a déclaré, jeudi 15 juillet, à l’AFP le ministre de la défense.</strong></p>



<p>La <em>« demande d’intervention de la SADC </em>[Communauté de développement de l’Afrique australe]<em>, au Cabo Delgado a été formellement finalisée »</em>, a déclaré Jaime Neto par téléphone, ajoutant que le document officiel a été signé.</p>



<p>Fin juin, les seize pays de la région réunis à Maputo avaient annoncé un accord pour l’envoi prochain de troupes. Le président mozambicain Filipe Nyusi s’était jusque-là montré réticent à toute intervention étrangère, insistant sur la souveraineté du pays.</p>



<p>Le calendrier et le nombre de soldats qui seront envoyés ne sont pas encore connus.</p>



<h4>Civils décapités</h4>



<p>Le Rwanda a annoncé la semaine dernière envoyer un millier de soldats dans le nord du Mozambique.</p>



<p>Des groupes connus localement sous le nom d’Al-Chabab (<em>«&nbsp;les jeunes&nbsp;»</em>&nbsp;en arabe) font régner la terreur depuis fin 2017 dans la province pauvre et à majorité musulmane du Cabo Delgado, frontalière de la Tanzanie, incendiant les villages et décapitant des civils. Leurs attaques sont montées en puissance depuis un an.</p>



<p>Le 24&nbsp;mars, une attaque surprise d’ampleur contre la ville portuaire de Palma, qui a fait des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, a inquiété la communauté internationale.</p>



<p>Cette attaque, l’une des plus importantes depuis le début des violences dans le Cabo Delgado, a interrompu un mégaprojet gazier de 16,8&nbsp;milliards d’euros, opéré par le français Total et situé à seulement quelques kilomètres de Palma.</p>



<p>PpLes attaques dans le nord-est du pays ont tué 2 900 personnes, selon l’ONG ALCED, et forcé près de 800 000 autres à fuir, créant une grave crise humanitaire, selon l’ONU.</p>



<p><strong>Source : Le Monde Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Insécurité au Burkina Faso : Des centaines de femmes manifestent dans le Nord</title>
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				<pubDate>Sun, 11 Jul 2021 13:29:32 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Fin juin, le Balai Citoyen, mouvement de la société civile du Burkina Faso, a déposé plainte contre le gouvernement pour&#160;«non-assistance à personnes en danger»&#160;lors de l’attaque de Solhan. Plusieurs centaines de femmes ont manifesté hier à Dori, dans le nord du Burkina Faso, pour dénoncer l’insécurité et les violences djihadistes, rapporte l’AFP. Les manifestantes ont...]]></description>
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<p><strong>Fin juin, le Balai Citoyen, mouvement de la société civile du Burkina Faso, a déposé plainte contre le gouvernement pour&nbsp;<em>«non-assistance à personnes en danger»</em>&nbsp;lors de l’attaque de Solhan.</strong></p>



<p><strong>P</strong>lusieurs centaines de femmes ont manifesté hier à Dori, dans le nord du Burkina Faso, pour dénoncer l’insécurité et les violences djihadistes, rapporte l’AFP. Les manifestantes ont défilé dans les rues de la ville de Dori, chef-lieu de la région du Sahel.&nbsp;<em>«Plus d’un mois après le massacre de Solhan, la situation sécuritaire dans notre région demeure peu rassurante, malgré les discours officiels»</em>, a déclaré la porte-parole du collectif des femmes du Sahel, à l’origine de la manifestation, Aminata Cissé.</p>



<p>Et d’ajouter&nbsp;:&nbsp;<em>«Nous, femmes du Sahel, sommes à bout : nous n’en pouvons plus et n’accepterons plus de supporter plus longtemps ces peines et souffrances qui marquent de manière horrible le vécu quotidien des populations du Sahel en général et celui des femmes en particulier.»</em>&nbsp;Elle a indiqué que les femmes du Burkina&nbsp;<em>«veulent vivre enfin débarrassées de deuils récurrents et de veuvage à porter, du fait des massacres de leurs époux et de leurs enfants»</em>.</p>



<p>Dans la nuit du 4 au 5 juin, au moins 132 personnes, selon le gouvernement, et 160, selon des sources locales, ont été tuées dans l’attaque du village de Solhan, près de la frontière avec le Mali et le Niger. Cette attaque est la plus meurtrière depuis le début de l’insurrection djihadiste au Burkina Faso, il y a six ans, qui a fait plus de 1500 morts et contraint un million de personnes à fuir leurs foyers.</p>



<p><strong>Colère</strong></p>



<p>Mi-juin, l’opposition a réclamé la démission du Premier ministre, Christophe Dabiré, et du ministre de la Défense face à la montée des violences djihadistes. Le 29, le Balai Citoyen, mouvement de la société civile du Burkina Faso, a déposé plainte contre le gouvernement pour&nbsp;<em>«non-assistance à personnes en danger»&nbsp;</em>lors de l’attaque de Solhan.</p>



<p>Le lendemain, le président Kaboré a limogé les ministres de la Défense, Chériff Sy, et de la Sécurité, Ousséni Compaoré, et assumera lui-même le poste de la Défense.&nbsp;Début juillet,&nbsp;àl’appel de l’opposition et des organisations de la société civile, plusieurs milliers de personnes ont marché dans les rues de nombreuses villes du Burkina Faso, dont la capitale Ouagadougou, contre<em>&nbsp;«l’aggravation»</em>&nbsp;de la situation sécuritaire.Advertisements</p>



<p>Depuis 2015, le Nord, la capitale Ouagadougou et l’Est connaissent régulièrement des enlèvements, dont ceux d’Occidentaux, ainsi que des attaques perpétrées par des groupes djihadistes affiliés à Al Qaîda ou à l’organisation Etat islamique (EI). Le 15 janvier 2016, un attentat contre l’hôtel Splendid et le restaurant Cappuccino à Ouagadougou fait 30 morts, majoritairement des Occidentaux.</p>



<p>L’attentat, premier de ce type dans le pays, est revendiqué par le groupe djihadiste Al Qaîda au Maghreb islamique (Aqmi), qui l’attribue au groupe Al Mourabitoune de l’Algérien Mokhtar Belmokhtar. Le 7 février 2017, l’opposition critique le président Kaboré sur sa gestion de la question sécuritaire. Le 2 mars 2018, des attaques simultanées visent l’état-major et l’ambassade de France : huit militaires sont tués.</p>



<p>L’attentat est revendiqué par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al Qaîda. Pour la première fois, les assaillants ont utilisé une voiture piégée. Fin 2018, l’état d’urgence est décrété dans plusieurs provinces. A partir de 2019, les attaques deviennent quasi quotidiennes. En début d’année, le chef d’état-major général des armées est limogé, un nouveau gouvernement est formé, puis l’armée réorganisée.</p>



<p>En mai, les gouverneurs des régions en proie à des attaques djihadistes sont limogés. Le 19 août, 24 soldats sont tués dans l’attaque d’une base militaire à Koutougou (nord), près du Mali. Le 6 novembre, au moins 38 personnes sont tuées et 63 blessées dans l’attaque d’un convoi transportant des employés de la mine d’or de Boungo, exploitée par une société canadienne dans l’Est.</p>



<p>Le 24 décembre, 200 djihadistes attaquent la base militaire et la ville d’Arbinda, près du Mali, faisant 42 morts. Le 25 janvier 2020, un massacre fait 39 morts sur un marché du village de Silgadji (nord), où des hommes sont exécutés après avoir été séparés des femmes. Ce massacre intervient moins d’une semaine après l’attaque des villages de Nagraogo et Alamou (province de Sanmatenga), où les assaillants ont tué 36 civils.</p>



<p>En août, le code électoral est modifié pour que les élections de novembre puissent être validées, même si elles ne peuvent se tenir sur tout le territoire en raison de l’insécurité.</p>



<p>Le 26 avril dernier, deux journalistes espagnols et un militant écologiste irlandais sont exécutés alors qu’ils se trouvaient avec une patrouille antibraconnage attaquée dans l’Est. Le 3 mai, au moins 25 civils sont tués dans l’attaque du village de Kodyel, dans la commune de Foutouri (est). Depuis l’attaque de Solhan les manifestations de colère se multiplient dans tout le pays.</p>



<p><strong>Source :  El Watan/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Burkina : l’incapacité de l’armée à anticiper les attaques des djihadistes</title>
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				<pubDate>Thu, 10 Jun 2021 13:30:14 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Le récent massacre de Solhan a une nouvelle fois soulevé la question de l’incapacité de l’armée à anticiper les attaques des djihadistes. Avec quelques 11.200 hommes,&#160;l’armée burkinabé&#160;a pour mission première de ‘’garantir la sécurité, la souveraineté et l’intégrité du territoire national’’. Une mission qu’elle peine de plus en plus à mener à bien avec l’activisme...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><br><strong>Le récent massacre de Solhan a une nouvelle fois soulevé la question de l’incapacité de l’armée à anticiper les attaques des djihadistes.</strong></p>



<p>Avec quelques 11.200 hommes,&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/emoi-burkina-faso-attaque-solhan/a-57807279">l’armée burkinabé</a>&nbsp;a pour mission première de ‘’garantir la sécurité, la souveraineté et l’intégrité du territoire national’’. Une mission qu’elle peine de plus en plus à mener à bien avec l’activisme grandissant des&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/des-interrogations-au-burkina-apr%C3%A8s-lattaque-de-solhan/a-57798830">groupes djihadistes</a>&nbsp;au Burkina Faso.</p>



<p>Pour Seidik Aba, journaliste et spécialiste des questions sécuritaires, les difficultés du Burkina Faso dans la lutte contre le terrorisme sont similaires à celles que rencontrent ses voisins du Sahel.&nbsp;<br><br><em>« Au-delà même de l’aspect équipement, à la fois en matière de composante aérienne et d’équipement de combat nocturne, il y a aussi la faiblesse du renseignement militaire dans la plupart des pays africains, notamment dans le cas du Burkina Faso et dans le cas même des autres pays de la sous-région, le Mali et le Niger. Ces armées n’ont pas de capacité de riposte suffisante. Lorsque les premières unités sont au combat contre les terroristes, on voit que ceux-ci prennent facilement le dessus et il n’y a pas de composante aérienne suffisamment développée qui vienne porter assistance. »&nbsp; &nbsp;</em></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/burkina-lincapacit%C3%A9-de-larm%C3%A9e-%C3%A0-anticiper-les-attaques-des-djihadistes/a-57841026#"><img src="https://static.dw.com/image/57790840_401.jpg" alt="Plus de 138 personnes ont été tuées lors de l'attaque de Solhan"/></a><figcaption>Plus de 138 personnes ont été tuées lors de l&rsquo;attaque de Solhan</figcaption></figure>



<p>Au manque d&rsquo;équipement et de capacités de renseignements s’ajouteraient également des problèmes d&rsquo;organisation au niveau de la chaîne opérationnelle.&nbsp;Des difficultés que soulève également Gerry Taama. L’ancien militaire reconverti dans la politique insiste lui aussi sur l’importance du développement du renseignement et des moyens aériens. Mais il rappelle que l’armée burkinabè, comme celle des autres pays de la région, fait face à une guerre qui sort de l’ordinaire.<br><br><em>« Aujourd’hui, les armées sont organisées de façon à faire face à une situation au Burkina Faso qui est quand même une situation de guerre asymétrique. Mais comme on l’a vu dans d’autres pays, quand l’ennemi est bien organisé, est organisé en petites équipes, quelle que soit la force des troupes loyalistes, il est toujours très difficile de faire face à ce genre d’ennemi. Mais aujourd’hui, on peut aussi dire que le Burkina Faso est en avance sur de nombreux pays. Parce qu’ils ont quand même lancé un système de volontariat avec des gens qui sont engagés après une certaine formation pour accompagner les forces de sécurité et de défense. »</em></p>



<p>Si les forces de sécurité peuvent s’appuyer sur les milices d’auto- défense, ces dernières sont toutefois souvent accusées d’abus, tout comme certains soldats de l’armée régulière. Une armée qui a fort à faire pour mener à bien sa mission de protection des populations.  </p>



<p><strong>Source: Deutsche Welle Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mozambique : à Palma, l’attaque minutieusement préparée de l’État islamique</title>
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				<pubDate>Tue, 30 Mar 2021 12:53:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Depuis le 24 mars, les terroristes du groupe Al-Shabab mènent une vaste offensive contre la ville de Palma, dans le Cabo Delgado. L’État islamique a revendiqué l’attaque et des milliers de personnes cherchent toujours à fuir la zone. Mercredi 24 mars. Il est environ 15h30 quand la cheffe d’une entreprise de construction reçoit un appel...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2573940_18996-vji5tb.kj1x.jpg" alt="" class="wp-image-6185" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2573940_18996-vji5tb.kj1x.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/2573940_18996-vji5tb.kj1x-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>Soldiers from the Mozambican army patrol the streets after security in the area was increased, following a two-day attack from suspected islamists in October last year, on March 7, 2018 in Mocimboa da Praia, Mozambique.  / AFP PHOTO / ADRIEN BARBIER</figcaption></figure>



<p><strong>Depuis le 24 mars, les terroristes du groupe Al-Shabab mènent une vaste offensive contre la ville de Palma, dans le Cabo Delgado. L’État islamique a revendiqué l’attaque et des milliers de personnes cherchent toujours à fuir la zone.</strong></p>



<p>Mercredi 24 mars. Il est environ 15h30 quand la cheffe d’une entreprise de construction reçoit un appel téléphonique de ses employés. « Ils m’ont dit qu’ils venaient de quitter les bureaux, qu’il y avait une attaque », raconte-t-elle. Ce jour-là, elle-même est en déplacement à Pemba, la capitale régionale de la province du Cabo Delgado située à 400 km au sud de Palma. « Ils ne savaient pas où aller, certains étaient très paniqués. » Une heure plus tard, les télécommunications sont coupées. « Depuis, nous n’avons plus de nouvelles », soupire-t-elle, préoccupée par le sort de ses 120 employés.</p>



<p>Jeudi 25 mars. Pris au piège dans un hôtel avec 180 clients, un homme se filme à l’aide de son téléphone pour faire le point sur la situation au deuxième jour de l’assaut. «&nbsp;Ils ont commencé les attaques vers 9 heures du matin, armés de katanas, ils s’en sont pris à différentes personnes. Des attaques à l’arme à feu ont commencé à partir de 15 heures. Cela fait 24 heures que l’on est reclus dans cet hôtel. On ne sait pas comment on va sortir d’ici&nbsp;», relate-t-il. En fond sonore, le bruit des hélicoptères qui patrouillent au-dessus de l’hôtel.</p>



<h4>Opération d’exfiltration</h4>



<p>Quelques opérations de sauvetage vont pouvoir être réalisées grâce aux appareils de l’entreprise paramilitaire sud-africaine D.A.G. Sous contrat avec le gouvernement mozambicain, ses mercenaires couvrent la région depuis un an. Une vingtaine de personnes sont ainsi évacuées d’un hôtel, sur la pelouse duquel elles avaient écrit les lettres SOS. Mais la capacité en sièges et en carburant des hélicoptères est limitée. Beaucoup doivent être laissés sur place.</p>



<p>Vendredi 26 mars. Au troisième jour de l’assaut, une opération d’exfiltration est tentée par la route. En quittant l’Amarula, la colonne de 17 camions est attaquée par les insurgés. Sept civils sont tués, selon le porte-parole de l’armée mozambicaine. Un Britannique et un Sud-Africain font partie des victimes confirmées.</p>



<p>Ce dernier conduisait l’un des camions de ce convoi désespéré. Son père et son frère étaient à bord. Après avoir essuyé des tirs, ces derniers ont abandonné le camion et se sont cachés dans la végétation. Les deux miraculés ont veillé le corps de leur fils et frère une nuit entière, dissimulés dans la nature, avant d’être secourus.</p>



<p>En envahissant la ville, les terroristes ont également tué au moins une douzaine de personnes d’après l’armée mozambicaine, mais les liaisons téléphoniques n’ayant toujours pas été rétablies, il est difficile d’établir un bilan précis. Sans doute sera-t-il bien plus lourd.</p>



<h4>Cible d’attaques jihadistes depuis 2017</h4>



<p>Le groupe Al-Shabab («&nbsp;les jeunes&nbsp;», en arabe, différent du groupe homonyme qui sévit en Somalie) mène des attaques depuis 2017 dans le Cabo Delgado. Cette province pauvre à majorité musulmane se situe à l’extrême-nord du Mozambique, près de la frontière avec la Tanzanie.</p>



<p>«&nbsp;[Beaucoup sont] des jeunes frustrés, y compris des petits commerçants et des pêcheurs pauvres, qui ont commencé à construire leurs propres mosquées dans la province de Cabo Delgado et à défier les chefs religieux qu’ils considéraient comme trop proches du pouvoir&nbsp;», explique International Crisis Group dans une étude qui leur est consacrée.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>LE GROUPE AL-SHABAB AFFIRME AVOIR TUÉ 55 PERSONNES, DONT DES SOLDATS MOZAMBICAINS, DES CHRÉTIENS ET DES OCCIDENTAUX.</p></blockquote>



<p>Ils s’en prennent volontiers aux bâtiments publics et aux symboles de l’État, mais n’oublient pas de piller les banques. Le groupe Al-Shabab a fait allégeance au groupe État islamique, qui a revendiqué l’attaque de Palma, le 29 mars, et affirmé avoir tué 55 personnes, dont des soldats mozambicains, des Chrétiens et des Occidentaux.</p>



<p>De nombreux étrangers sont présents dans la zone. Ils travaillent notamment pour les entreprises qui opèrent sur l’immense site gazier sécurisé d’Afungi, à 20 km au sud de Palma. Le français Total y développe un projet de 20 milliards de dollars pour extraire du gaz naturel liquéfié.</p>



<p>Le groupe avait mis ses activités en pause depuis le mois de décembre en raison de la menace terroriste. Coïncidence malheureuse, il venait d’annoncer son retour, le 24&nbsp;mars, le jour de l’attaque terroriste. Depuis l’assaut, Total a fait machine arrière et réduit au strict minimum le personnel sur place. Des milliers d’employés ont été renvoyés par bateaux vers la ville de Pemba.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ENTRE 6 000 ET 10 000 PERSONNES ATTENDENT TOUJOURS D’ÊTRE ÉVACUÉES</p></blockquote>



<p>La majorité des évacuations en cours se fait par la mer. D’après des données GPS, des bateaux de toutes tailles et de tous types ont été déroutés vers Palma pour secourir les habitants réfugiés sur la plage. La presse a comparé ces mouvements à l’opération Dynamo qui a permis l’évacuation de Dunkerque dans le nord de la France pendant la seconde guerre mondiale.</p>



<p>«&nbsp;Des pétroliers, des ferrys, des remorqueurs et des bateaux de plaisance ont secouru des gens à leurs propres risques&nbsp;», a commenté l’internaute qui a mis ces manœuvres en évidence. Entre 6 000 et 10 000 personnes attendent toujours d’être évacuées selon des agences d’aide internationales.</p>



<h4>«&nbsp;Un gouvernement incapable de contrôler l’insurrection&nbsp;»</h4>



<p>L’armée est de retour à Palma et fait face à des poches de résistances. Pourra-t-elle libérer cette ville de 75 000 habitants ? En août 2020, les forces de sécurité mozambicaines ont été contraintes d’abandonner la localité portuaire de Mocímboa da Praia, à 80&nbsp;km au sud de Palma. Aujourd’hui, celle-ci serait encore en partie contrôlée par les terroristes. C’est d’ailleurs une photo prise dans les environs de Mocímboa da Praia qui illustre la revendication du groupe État islamique.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>UNE ATTAQUE PAREILLE NÉCESSITE DEUX À TROIS MOIS DE PRÉPARATION</p></blockquote>



<p>L’invasion de Palma et son évidente préparation ont de quoi inquiéter. «&nbsp;La plupart des Sud-Africains qui travaillent ici ont fait l’armée, raconte un témoin qui a pu échanger avec des rescapés. Selon eux, une attaque pareille nécessite deux à trois mois de préparation. Les terroristes étaient très bien armés, ils avaient beaucoup de munitions et des armes lourdes.&nbsp;»</p>



<p>Les défaites de l’armée mozambicaine ont nourri l’arsenal des terroristes.&nbsp;<em>Historicoblog</em>, spécialiste français des mouvements djihadistes, a répertorié les armes récupérées sur les forces armées nationales. Ses tableaux racontent autant les déroutes des soldats mozambicains que la montée en puissance du groupe Al-Shabab.</p>



<p>« Ce qu’il faut retenir de cette attaque, c’est la destruction des infrastructures, la sophistication de l’attaque et sa brutalité », résume Jasmine Opperman, analyste pour l’ONG ACLED (Armed Conflict Location &amp; Event Data Project). Mais cette spécialiste du conflit dans le Cabo Delgado veut aussi attirer l’attention sur la faillite de l’État mozambicain et sur « la mise à nue d’un gouvernement incapable de contrôler l’insurrection » : « Pour combien de temps encore, la communauté internationale va-t-elle rester sans rien dire et accepter la petite histoire qui veut que le Mozambique ne peut pas protéger sa propre souveraineté ? </p>



<p style="text-align:left"><strong>Source : Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Le Burkina Faso entièrement déconseillé aux voyageurs, selon le Quai d’Orsay</title>
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				<pubDate>Wed, 20 Nov 2019 20:49:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le ministère français des affaires étrangères vient de classer tout le pays en zones orange et rouge. Le Burkina Faso, jadis assez prisé par les touristes mais en proie depuis 2015 à des attaques djihadistes récurrentes, est désormais entièrement « déconseillé sauf raison impérative » ou « formellement déconseillé » par le ministère français des affaires étrangères. Le Quai d’Orsay a actualisé sa carte...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/64ae2ee__vq5WMuYKVXmwTnm07OdVLA6.jpg" alt="" class="wp-image-11464" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/64ae2ee__vq5WMuYKVXmwTnm07OdVLA6.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/64ae2ee__vq5WMuYKVXmwTnm07OdVLA6-300x229.jpg 300w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption> Le Burkina Faso est désormais entièrement déconseillé aux voyageurs, selon le ministère français des affaires étrangères. Ministère français des affaires étrangères </figcaption></figure>



<p><strong>Le ministère français des affaires étrangères vient de classer tout le pays en zones orange et rouge.</strong></p>



<p>Le <a href="https://www.lemonde.fr/burkina-faso/">Burkina Faso</a>, jadis assez prisé par les touristes mais en proie depuis 2015 à des attaques djihadistes récurrentes, est désormais entièrement <em>« déconseillé sauf raison impérative »</em> ou <em>« formellement déconseillé »</em> par le ministère français des affaires étrangères. Le Quai d’Orsay a actualisé sa carte de conseils aux voyageurs sur le Burkina : la zone rouge (formellement déconseillée) reste la même, couvrant tout le nord, l’est et les frontières ouest, alors que tout le reste du pays est désormais orange (déconseillé sauf raison impérative). Jusqu’à récemment le centre du pays était encore en jaune (vigilance renforcée), alors que la capitale Ouagadougou était en zone orange depuis mars 2018.</p>



<p>Les attaques attribuées aux groupes djihadistes, certains affiliés à Al-Qaida, d’autres au groupe Etat islamique, ont fait près de 700 morts depuis début 2015, selon un comptage de l’AFP, et environ 500&nbsp;000&nbsp;déplacés internes et réfugiés, selon l’ONU.&nbsp;<em>«&nbsp;La détérioration sécuritaire au Sahel est très préoccupante. L’épicentre de l’insécurité était auparavant au Mali. Aujourd’hui, le Burkina Faso est désormais au cœur du conflit&nbsp;»</em>, a estimé mardi Patrick Youssef, directeur adjoint du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) pour l’Afrique, lors d’une conférence de presse au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique.</p>



<h4>485&nbsp;000 déplacés internes</h4>



<p><em>«&nbsp;Depuis le début de l’année, le nombre de déplacés internes a augmenté en flèche. Rien qu’entre juillet et septembre, leur nombre est passé de 280&nbsp;000&nbsp;à 485&nbsp;000&nbsp;»</em>, a-t-il rappelé, pointant que la situation s’est particulièrement dégradée dans la province du Soum (nord du Burkina, à la frontière avec le Mali), où&nbsp;<em>«&nbsp;des groupes armés prennent progressivement le contrôle territorial de la zone&nbsp;»</em>.</p>



<p>Ces derniers mois au Burkina,&nbsp;<em>«&nbsp;plus de cent centres de santé ont cessé de fonctionner, ils ne reçoivent plus d’assistance médicale pour aider les populations ou ont été la cible d’attaques&nbsp;»</em>, s’est inquiété le représentant du CICR.</p>



<p>Au Burkina comme au Mali et au Niger,&nbsp;<em>«&nbsp;l’émergence de nouveaux groupes armés et leur fragmentation rendent de plus en plus difficile l’obtention de garanties pour se déplacer dans les zones affectées par les violences&nbsp;»</em>, a-t-il déploré, en enjoignant les Etats du Sahel à&nbsp;<em>«&nbsp;œuvrer pour garantir un accès à l’aide humanitaire&nbsp;»</em>.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne: Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Les si inquiétants signes de faiblesse de l&#8217;armée malienne</title>
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				<pubDate>Sun, 03 Nov 2019 11:52:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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		<category><![CDATA[Analyse]]></category>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19608256lpw-19609182-article-jpg_6632911_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-10864" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19608256lpw-19609182-article-jpg_6632911_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19608256lpw-19609182-article-jpg_6632911_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>La présence des forces de Barkhane et de la Minusma n&rsquo;y fait rien. L&rsquo;armée malienne n&rsquo;en finit pas de perdre des hommes à la suite d&rsquo;attaques djihadistes.</h4>



<p>Si l&rsquo;on compte les disparus, c&rsquo;est plus d&rsquo;une centaine de soldats que l&rsquo;armée malienne a perdu au combat en un mois, malgré l&rsquo;appui des aéronefs français, qui arrivent souvent trop tard sur la zone désertée par les GAT, les groupes armés terroristes s&rsquo;étant égaillés dans la nature une fois leur coup de main terminé. Au&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/mali-53-soldats-et-1-civil-tues-dans-une-attaque-terroriste-02-11-2019-2344792_3826.php">lendemain des&nbsp;49&nbsp;militaires maliens tués dans l&rsquo;attaque à l&rsquo;heure du déjeuner de leur camp d&rsquo;Indelimane&nbsp;</a>par une centaine de terroristes à moto, c&rsquo;est un soldat français, le brigadier Ronan Pointeau, qui décède après le déclenchement d&rsquo;un engin explosif au passage de son véhicule blindé. À l&rsquo;approche de cette fin d&rsquo;année, les groupes djihadistes redoublent d&rsquo;activité.</p>



<h4>Une base militaire prise pour cible</h4>



<p>Le 1er&nbsp;octobre, des Mirage qui avaient décollé de leur base de Niamey, au Niger, avaient effectué une démonstration de force au-dessus du camp de Boulkessy investi par les djihadistes. Un rase-mottes avec, si possible, le soleil dans le dos qui aveugle l&rsquo;ennemi, surpris par le vacarme assourdissant et terrifiant des avions qui peuvent passer le mur du son à quelques mètres du sol. Un avertissement avant un bombardement, message d&rsquo;habitude bien compris par les rebelles islamistes. Une procédure très souvent employée en Afghanistan pour éviter des tirs amis sur les militaires de la coalition lorsque les talibans étaient trop imbriqués, c&rsquo;est-à-dire trop près d&rsquo;eux. Suivant la munition et la charge employée, en général une bombe BLU de&nbsp;250&nbsp;kilogrammes, le pilote doit tenir compte d&rsquo;un minimum de distance pour tirer. Il est déjà arrivé qu&rsquo;il passe exceptionnellement outre, à la demande express du JTAC, le Joint Terminal Attack Controller dans le jargon de l&rsquo;Otan, un officier présent&nbsp;au sol aux côtés de ses camarades pris sous le feu des djihadistes. Par radio, le JTAC communique directement avec le pilote qui entend tout dans son casque&nbsp;: le staccato des fusils mitrailleurs, les détonations des lance-roquettes, les hurlements et l&rsquo;effroi des soldats qui essayent de se parler. Le pilote voit non seulement le champ de bataille à chacun de ses passages, mais il ressent la tension extrême de ses camarades qui demandent, implorent parfois, son aide pour se dégager. Ils préfèrent courir le risque d&rsquo;être touché par une bombe de leur camp plutôt que de tomber aux mains d&rsquo;un ennemi réputé pour ne pas respecter les conventions de Genève concernant les prisonniers.</p>



<h4>Effet de surprise</h4>



<p>Au Mali, l&rsquo;armée ne possède pas ce genre de spécialiste. Si un détachement des&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/sahel-entre-boko-haram-et-al-qaida-les-armees-africaines-et-l-operation-barkhane-21-04-2019-2308773_3826.php">Forces armées maliennes (Fa</a>ma) n&rsquo;est pas accompagné par des éléments français, le guidage des Mirage sur des cibles précises est impossible. Les communications sur le terrain semblent aussi difficiles entre alliés africains et français. Les&nbsp;49&nbsp;soldats maliens morts le 1er&nbsp;novembre dans leur poste&nbsp;de la région de Ménaka, près de la frontière du Niger, semblaient bien isolés. Ils ont été submergés par plusieurs groupes qui ont déboulé de plusieurs directions après des tirs de mortiers. Les soldats qui n&rsquo;avaient pas déguerpi avaient plongé dans leurs abris. L&rsquo;effet de surprise et la panique ont fait le reste. Du ciel, le salut est arrivé trop tard. Il est de toute manière difficile pour les avions aux cocardes tricolores de couvrir en permanence l&rsquo;immense territoire dont ils ont la charge. Ils sont trop peu nombreux et trop sollicités. À la différence du théâtre afghan où des chasseurs de la coalition volaient 24&nbsp;heures sur&nbsp;24&nbsp;grâce à des relèves dans un périmètre délimité et à de nombreux ravitaillements en vol. Un système complexe conduit depuis Bahreïn par le Central Command avancé américain qui assurait en moins de cinq minutes un appui feu à des troupes alliées mises en difficulté au sol.</p>



<h4>Le plan de Barkhane contrecarré</h4>



<p>Quasi impossible au Mali pour le dispositif Barkhane qui ne possède pas les centaines d&rsquo;aéronefs des US Air Force déployés dans le Golfe et censés intervenir dans une zone de plus en plus vaste, sans moyens supplémentaires. Si les troupes françaises disposent de liaisons efficaces, leurs alliés maliens ne sont pas forcément en réseau déjà avec leur propre hiérarchie, dans leurs multiples implantations disséminées du nord au centre du pays. La force conjointe du G5 Sahel sur laquelle comptait Emmanuel Macron pour se désengager peu à peu du Sahel est restée un vœu pieux. Pour sortir de ce tunnel et espérer arrêter cette dangereuse fuite en avant dans laquelle les Forces maliennes se délitent dans un rapport de force qui leur est défavorable, les autorités françaises cherchent de nouveaux alliés, européens ou pas, qui détacheraient, dès le début 2020, des Forces spéciales auprès des unités maliennes au combat.</p>



<p>Une initiative qui s&rsquo;apparente aux OMLT (Operational Mentoring and Liaison Teams, ELTO en français pour Équipe de liaison et de tutorat opérationnel), déployés jadis en Afghanistan. Les militaires de la Task Force Lafayette appelaient avec le sourire «&nbsp;omelette&nbsp;» l&rsquo;acronyme de Operational Mentoring and Liaison Teams, de&nbsp;15&nbsp;à&nbsp;50&nbsp;spécialistes par unité afghane, qui entraînaient, conseillaient et permettaient aux soldats afghans de bénéficier des renseignements, des photographies aériennes et surtout de l&rsquo;appui feu des avions de la coalition de l&rsquo;époque. Français, Américains, mais aussi la majorité des&nbsp;68&nbsp;pays contributeurs avaient dépêché des militaires dans les OMLT répartis dans les cinq régions de l&rsquo;Afghanistan.</p>



<h4>Les attaques augmentent</h4>



<p>Au Sahel, ce dispositif&nbsp;pourrait être dupliqué. À l&rsquo;occasion d&rsquo;une visite en juin dernier au 4e Régiment d&rsquo;hélicoptères des forces spéciales à Pau, la ministre des Armées, Françoise Parly, a clairement lancé un appel aux pays européens pour qu&rsquo;ils envoient des forces spéciales auprès des armées sahéliennes. L&rsquo;Estonie et la Grande Bretagne, déjà présentes, les Pays-Bas, le Danemark, l&rsquo;Espagne, en tout une dizaine de pays ont été consultés pour constituer une force de&nbsp;450&nbsp;commandos qui pourraient d&rsquo;abord se répartir au sein des Fama. La plupart hésitent beaucoup à engager leurs soldats d&rsquo;élite dans une guerre africaine, dans un projet qui peut apparaître bien fragile face aux attaques coordonnées des groupes armés terroristes qui semblent galvaniser par les défaites successives de l&rsquo;armée malienne, laquelle perd des hommes, du matériel, des armes et des munitions à chaque attaque, ce qui encourage de nouvelles attaques.</p>



<p>Une situation qui a des répercussions dans l&rsquo;opinion africaine inquiète pour son avenir et de plus en plus critique envers l&rsquo;opération Barkhane qui tient pourtant les forces maliennes et burkinabè à bout de bras. «&nbsp;Cette saignée que le Mali vit ne peut plus continuer. Voulez-vous qu&rsquo;on se résigne à ce calvaire&nbsp;? Nous pouvons résister&nbsp;», a déclaré à Bamako au lendemain de l&rsquo;attaque l&rsquo;influent imam Mahamoud Dicko. Le défenseur des droits de l&rsquo;homme, le Sénégalais Alioune Tine, très influent dans la société civile africaine, prévient, lui, sur Twitter que «&nbsp;si l&rsquo;Afrique ne se mobilise pas pour le Mali et le Burkina, elle ne sera pas épargnée par le feu de brousse qui va vite gagner les pays côtiers de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, les prochaines cibles de choix&nbsp;» des djihadistes.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Le Burkina Faso au bord de l’effondrement</title>
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				<pubDate>Sat, 05 Oct 2019 19:00:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/bc84ac7_ReRhmfgIt199zBcWqCkzF7NH.jpg" alt="" class="wp-image-10079" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/bc84ac7_ReRhmfgIt199zBcWqCkzF7NH.jpg 688w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/bc84ac7_ReRhmfgIt199zBcWqCkzF7NH-300x198.jpg 300w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/bc84ac7_ReRhmfgIt199zBcWqCkzF7NH-455x300.jpg 455w" sizes="(max-width: 688px) 100vw, 688px" /><figcaption>A young woman, who is among the 300,000 internally displaced because of jihadist violence in northern and eastern Burkina Faso, holds a baby, on September 17, 2019 in the village of Yagma near Ouagadougou.
 Burkina Faso, a poor country in West Africa, has been caught in a four-and-a-half-year spiral of violence attributed to jihadist armed groups that has led to the closure of schools in the north and east of the country. Jihadist attacks have internally displaced more than 300,000 people including many children who have dropped out of school. / AFP / ISSOUF SANOGO</figcaption></figure>



<p><strong>Une grande partie du territoire échappe désormais au contrôle de Ouagadougou qui commence à peine à sortir du déni face à la multiplication des attaques des groupes armés et des milices dites « d’autodéfense ».</strong></p>



<p>Il a fallu du temps aux autorités du Burkina Faso pour sortir de leur déni alors que les attaques se multipliaient sur le territoire jusqu’à frapper la capitale Ouagadougou. Ce temps est révolu. Il est à l’urgence devant&nbsp;<em>«&nbsp;l’extrême gravité de la situation sécuritaire&nbsp;»</em>&nbsp;qui fait&nbsp;<em>«&nbsp;qu’il n’y a pas un jour, pas une semaine sans de nouvelles victimes&nbsp;»</em>, selon les mots du ministre des affaires étrangères Alpha Barry. A tel point que de hauts responsables occidentaux en viennent à redouter un effondrement de l’Etat, à l’image du voisin malien en&nbsp;2012 sous les assauts alors combinés d’indépendantistes touareg et de groupes djihadistes.</p>



<p>Ouagadougou a en effet perdu la main sur une bonne partie du pays. <em>« Environ un tiers du territoire échappe à son contrôle »</em>, affirme un officier de la police burkinabé. Une estimation confirmée par d’autres sources occidentales. Attablé à une terrasse de restaurant de la capitale, le policier trace les zones rouges à grands traits sur une carte du pays. Région par région, d’ouest en est, il isole la moitié de la Boucle du Mouhoun, les deux tiers du Centre-Nord, la totalité du Sahel, et un demi de l’Est. Autant de zones frontalières du Mali, du Niger, du Bénin et du Togo. <em>« Pour compléter le tableau, le Sud-Ouest </em>[proche de la Côte d’Ivoire]<em> est sous la menace des bandits et des coupeurs de route »</em>, ajoute le policier.</p>



<h4>«&nbsp;Ils grappillent du terrain comme des fourmis&nbsp;»</h4>



<p>Prenons Djibo, grande ville du nord du Burkina distante de seulement 210 kilomètres de Ouagadougou. Sa caserne est la seule à tenir encore dans la province du Soum, jouxtant le Mali. Harcelés, sous-équipés, démoralisés, les militaires burkinabés ont déserté les cinq autres positions qu’ils occupaient dans cette province. Cette débandade entamée il y a quelques mois s’est accélérée depuis&nbsp;<a href="https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/08/20/au-burkina-faso-au-moins-24-morts-dans-l-attaque-d-une-base-militaire_5501119_3212.html">l’attaque, fin août, de Koutougou, proche de la frontière malienne, soldée par la mort d’au moins vingt-quatre soldats</a>&nbsp;– les officiers avaient abandonné la place quelques jours plus tôt – et le pillage d’un arsenal important.</p>



<p>L’assaut par des combattants en motos a été revendiqué par le Groupe de défense de l’islam et des musulmans (GSIM) lié à Al-Qaida. Pour les services burkinabés, le groupe Etat islamique au grand Sahara (EIGS) en serait l’auteur. Selon une source occidentale,&nbsp;<em>«&nbsp;sept à neuf groupes armés sont présents dans le nord du pays et travaillent ensemble&nbsp;»</em>.</p>



<p>Le Burkina Faso s’enfonce sournoisement dans une guerre qui ne dit pas encore son nom. Cela se traduit par plus de quatre cents incidents violents répertoriés depuis 2016 et des centaines de morts. Et si, depuis trois mois, tout semble calme dans l’Est, contrairement au premier semestre, c’est, selon une source policière, parce que <em>« les militaires ne patrouillent plus par peur des embuscades ou des engins explosifs. Les routes sont tenues par les groupes armés »</em>. <em>« Ils grappillent du terrain comme des fourmis, méthodiquement »</em>, observe Mahamoudou Savadogo, chercheur sur les questions de sécurité. Ils contrôlent les campagnes et noyautent les milieux urbains.</p>



<h4>«&nbsp;La haine et la peur se sont installées&nbsp;»</h4>



<p>Longtemps, Ouagadougou a ignoré les ressorts locaux des violences dont les prémices remontent pourtant à 2016 avec la montée en puissance du prédicateur radical Ibrahim Malam Dicko, porteur d’un message quasi révolutionnaire auprès des plus démunis délaissés par le pouvoir central ou subissant le poids social des structures traditionnelles.</p>



<p>En octobre&nbsp;2018, la présidence de Roch Marc Christian Kaboré servait encore un&nbsp;<em>«&nbsp;scénario complotiste&nbsp;»</em>&nbsp;au ministre français des affaires étrangères&nbsp;: la main vengeresse de l’ancien président Blaise Compaoré (1987-2014), chassé par la rue, serait derrière toutes ces attaques. Puis on a accusé la France, soupçonnée de vouloir s’accaparer on ne sait quelles richesses nationales.&nbsp;<em>«&nbsp;Ils ont perdu du temps&nbsp;»</em>, ponctue un diplomate.</p>



<p><em>«&nbsp;Certains émirs ou idéologues sont étrangers mais le terrorisme, chez nous, est devenu endogène à cause de la mauvaise gouvernance, de l’injustice, des spoliations…&nbsp;»</em>, énumère Mahamoudou Savadogo.&nbsp;<em>«&nbsp;C’est une insurrection armée locale mais les autorités préfèrent l’auto-victimisation et dire que tout cela serait importé du Mali&nbsp;»</em>, ajoute le chercheur.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p><em>«&nbsp;Jamais la défense n’a reçu autant d’argent, mais on ne sait pas où ça va au nom du secret militaire&nbsp;»,&nbsp;</em>dénonce Luc Marius Ibriga, chef de l’autorité supérieure de lutte contre la corruption</p></blockquote>



<p>Rencontré à Ouagadougou, l’influent chef d’un village frontalier du Mali raconte comment la situation s’est dégradée à partir de 2016&nbsp;; comment l’armée a usé d’une force disproportionnée pour tenter d’annihiler le mouvement du prédicateur Dicko.&nbsp;<em>«&nbsp;Des jeunes ont fui au Mali et rejoint le Mujao</em>[Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest]<em>, d’où ils sont revenus quelques mois plus tard pour se venger. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à aller vers les groupes armés. Ils n’ont plus d’autres choix parce que les FDS</em>[l’armée]<em>&nbsp;tuent, pillent, ciblent des villages ou des familles entières parce que l’un des leurs a rejoint les djihadistes. La haine et la peur se sont installées&nbsp;»</em>, déplore-t-il. Ainsi, son village, comme tant d’autres dans la région, se vide. A l’échelle du pays, le nombre de déplacés est passé de 87&nbsp;000 personnes au mois de février à 289&nbsp;000 en septembre. Environ 2&nbsp;000 écoles ont été fermées. On ne compte plus les assassinats de représentants de l’Etat, de chefs traditionnels ou de certains marabouts considérés comme déviants par les djihadistes. Ce cycle est entretenu par les groupes armés djihadistes ou les milices dites d’autodéfense soufflant sur les braises de différends communautaires. Sans parler de l’enjeu du contrôle de voies de trafics en tous genres, partant du golfe de Guinée jusqu’aux rives de la Méditerranée à travers, entre autres, le Burkina.</p>



<p>Le notable nordiste concède aujourd’hui son impuissance : <em>« En tant que chef traditionnel, nous avons perdu de l’importance. »</em> <em>« Résultat, tout le monde tire sur tout le monde. Et tout le monde est responsable : groupes armés, communautés, djihadistes. Une chose est sûre, la réponse militaire n’est pas la solution »</em>, observe un haut fonctionnaire en poste dans le Nord.</p>



<h4>Evanescence du pouvoir</h4>



<p>Mais aucune autre dynamique ne semble à l’œuvre. Le rapport final de la réunion extraordinaire du conseil de médiation et de sécurité sur le terrorisme de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), tenue le 12&nbsp;septembre à Ouagadougou, dressait ainsi un constat alarmant&nbsp;:&nbsp;<em>«&nbsp;Faible implication des leaders communautaires, religieux, des femmes et des jeunes&nbsp;; sous-équipement des forces de défense et de sécurité&nbsp;; impact des changements climatiques et prolifération des armes légères&nbsp;; faible coordination pour lutter contre l’insécurité&nbsp;; faiblesse des moyens de financement disponibles&nbsp;»</em>…</p>



<p>On pourrait ajouter, dans le cas burkinabé, l’évanescence du pouvoir depuis la dissolution du système semi-autoritaire de Blaise Compaoré. <em>« Il n’a pas de stratégie pour contrer celle des groupes armés qui ciblent les structures étatiques, exacerbent les tensions intercommunautaires et religieuses »</em>, tranche un observateur étranger.</p>



<p>A l’image de son homologue et voisin malien, Ibrahim Boubacar Keïta, le président Kaboré, élu fin 2015, est accusé de passivité.&nbsp;<em>«&nbsp;Notre administration ne fonctionne pas comme un Etat en guerre. Il y a une perte totale du sens de l’Etat au profit de la prédation&nbsp;»</em>, constate Luc Marius Ibriga. Rapport après rapport, ce chef de l’autorité supérieure de contrôle de l’Etat et de lutte contre la corruption dénonce, en vain,&nbsp;<em>«&nbsp;une montée des actes de malversation du haut en bas de l’échelle depuis 2016, en toute impunité&nbsp;»</em>.&nbsp;<em>«&nbsp;Jamais la défense n’a reçu autant d’argent, mais on ne sait pas où ça va au nom du secret militaire&nbsp;»</em>, ajoute-t-il.</p>



<p>A un an de la présidentielle, le pouvoir devrait pourtant s’inquiéter de ces pratiques qui alimentent le mécontentement d’une part grandissante de la population.&nbsp;<em>«&nbsp;Blaise Compaoré a été chassé à cause de sa mauvaise gouvernance démocratique et de la corruption&nbsp;»</em>, rappelle Bassolma Bazie, le secrétaire général de la confédération générale du travail (CGTB). Il laisse entendre que les mêmes causes pourraient produire les mêmes effets. Signe du malaise ambiant, la CGTB, aux côtés d’autres syndicats et des organisations de la société civile, a tenté de protester, le 16&nbsp;septembre, dans les rues de la capitale. Une marche qui fut presque immédiatement dispersée par la police à coups de gaz lacrymogènes.</p>



<p><strong>Source: Le Monde Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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