<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Art &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<atom:link href="http://www.tribunedafrique.com/tag/art/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<description>Tout un continent en un seul clic</description>
	<lastBuildDate>Tue, 09 Nov 2021 13:02:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.2.13</generator>

<image>
	<url>http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/cropped-favicone-32x32.jpg</url>
	<title>Art &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
	<link>http://www.tribunedafrique.com</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>La France finalise la restitution des 26 trésors du Bénin en présence des présidents Macron et Talon</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/la-france-finalise-la-restitution-des-26-tresors-du-benin-en-presence-des-presidents-macron-et-talon/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/la-france-finalise-la-restitution-des-26-tresors-du-benin-en-presence-des-presidents-macron-et-talon/#respond</comments>
				<pubDate>Tue, 09 Nov 2021 13:02:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[Benin]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=25171</guid>
				<description><![CDATA[L’acte de transfert de propriété des 26 œuvres qui seront restituées par la France au Bénin est signé mardi 9 novembre à l’Élysée en présence des présidents Emmanuel Macron et Patrice Talon, clôturant un processus initié il y a quatre ans. Une fois le document signé, un avion-cargo part direction Cotonou où sont attendues, mercredi...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’acte de transfert de propriété des 26 œuvres qui seront restituées par la France au Bénin est signé mardi 9 novembre à l’Élysée en présence des présidents Emmanuel Macron et Patrice Talon, clôturant un processus initié il y a quatre ans. Une fois le document signé, un avion-cargo part direction Cotonou où sont attendues, mercredi 10 novembre, les pièces, dont trois grandes statues royales bocio, des trônes, des sièges et des autels portatifs.</strong></p>



<p>En novembre 2017, à Ouagadougou, le président français Emmanuel Macron s’engage à rendre possible dans un délai de cinq ans les restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain. Au mois de mars 2018, il pose alors les premiers jalons de cet acte de restitution lors de la réception à l’Élysée&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211022-restitution-d-%C5%93uvres-d-art-au-b%C3%A9nin-le-pr%C3%A9sident-talon-annonc%C3%A9-en-france-le-9-novembre">du président béninois</a></strong>&nbsp;:</p>



<p>«&nbsp;<em>Je souhaite que nous puissions&nbsp;travailler dès maintenant avec vous, cher président Talon, sur une plus grande circulation des œuvres entre nos deux pays</em>&nbsp;», dit alors Emmanuel Macron.</p>



<p>Sept mois plus tard, le 23 novembre 2018, l’Élysée annonce la restitution des 26 œuvres au Bénin&nbsp;: seront notamment rendues des pièces de l&rsquo;ancien royaume du Danhomè, pillées par le colonel Dodds lors du sac du palais d’Abomey en 1892. L’annonce est faite le jour où les universitaires Bénédicte Savoy et Felwine Sarr remettent le rapport qu’Emmanuel Macron leur a commandé sur le sujet.</p>



<p>Pour Felwine Sarr, l’annonce est un acte fondateur&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est vraiment un moment historique, parce que l’histoire est en train de se mettre en marche à présent. Et ce qui se joue est absolument fondamental, donc c’est symbolique, mais cela aura un impact dans les autres champs de la relation.</em>&nbsp;»</p>



<p>Le processus s’engage alors. Cotonou demande à la France de soutenir la construction à Abomey d’un musée susceptible d’accueillir les œuvres. Des missions de l’Agence française de développement et des ministères de la Culture et des Affaires étrangères se rendent sur place en 2019.</p>



<h4><strong>Paris vote une loi spécifique pour les restitutions</strong></h4>



<p>Pour permettre cette restitution, une loi spécifique est votée un an plus tard par le Parlement français, le 17 décembre 2020. Et même si les sénateurs, qui souhaitent mieux encadrer la politique de restitutions, ont refusé de voter le texte, le retour de ces 26 pièces au Bénin a fait consensus.</p>



<p>Le&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/france/20211027-restitution-d-%C5%93uvres-au-b%C3%A9nin-%C3%A0-paris-une-c%C3%A9r%C3%A9monie-d-adieu-%C3%A0-forte-valeur-symbolique">processus aura finalement duré près de trois ans</a></strong>. Entre blocages, retards et autres, tout n’aura pas été si simple. Ce qui n’étonne guère l’historienne de l’art Bénédicte Savoy&nbsp;:</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>Tous les cas de restitution dans l’histoire ont montré que, quand des pays qui ont été dépossédés, se réapproprient leur patrimoine, dans un premier temps, ils ne savent pas exactement comment le gérer. Et c’est normal,&nbsp;on sait gérer un patrimoine quand on l’a.</p></blockquote>



<h4><strong>Pour Cotonou, le début d&rsquo;autres processus</strong></h4>



<p>La France a justement souhaité aider les autorités béninoises à mettre en valeur les pièces restituées. L’Agence française de développement a ainsi effectué un prêt de 25 millions d’euros pour la construction du musée et la rénovation des palais d’Abomey. À cela s’est ajouté un don de 10 millions pour l’accompagnement technique et la formation, des actions de sensibilisation et de formation seront également entreprises.</p>



<p>Soit une coopération muséale dont s’est récemment félicité Aurélien Agbénonci, le ministre béninois des Affaires étrangères&nbsp;: «&nbsp;<em>C’est ici le lieu de saluer l’esprit de compréhension mutuelle et le dialogue constructif qui ont prévalu entre les administrations béninoises et françaises, concernées tout au long de ce processus, et qui ont permis, face aux obstacles et polémique de tout ordre, d’accroître le champ de nos convergences plutôt que celui d’une inévitable divergence.</em>&nbsp;»</p>



<p>Pour les autorités béninoises, ces retours ne marquent pas pour autant la fin d’un processus, mais&nbsp;<strong><a href="https://www.rfi.fr/fr/afrique/20211009-b%C3%A9nin-cotonou-se-r%C3%A9jouit-de-la-restitution-imminente-de-26-%C5%93uvres-d-art">le début d’une nouvelle histoire</a></strong>&nbsp;qui doit se concrétiser à terme par d’autres restitutions.</p>



<p>José Pliya, chargé de mission patrimoine et tourisme à la présidence béninoise, explique : «&nbsp;<em>Nous poursuivons l’effort pour que, au-delà du&nbsp;premier effort de 26 pièces, celles qui ont été pillées par d’autres militaires et celles prises par des administrateurs coloniaux fassent également l’objet de discussions et qu’elles entrent dans le projet de restitution. Nous insistons toujours sur cette idée de restitution, circulation, et la statue du dieu Gou reste réellement une quête majeure sur laquelle nous continuons de travailler.</em>&nbsp;»</p>



<p>En attendant d’autres retours, les 26 œuvres du trésor royal d’Abomey vont, elles, retrouver leur pays d’origine mercredi 10 novembre. Une cérémonie est prévue pour fêter leur arrivée sur le sol béninois.</p>



<h4><strong>Des précautions particulières pour&nbsp;chaque œuvre</strong></h4>



<p>Alain Godonou, directeur du programme musée à l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (ANPT) au Bénin, explique les précautions prises pour recevoir les pièces. Il va jouer un rôle central dans le suivi de ces œuvres, notamment en faisant le constat de leur état.</p>



<p>Alain Godonou, directeur du programme musée à l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (ANPT) au Bénin, explique les précautions prises pour recevoir les pièces.</p>



<p>Après une période d’acclimatation, elles seront exposées au palais de la présidence. Mais elles ne rejoindront leur écrin –&nbsp;le musée de l&rsquo;épopée des Amazones et des rois du Danhomè –&nbsp;que d’ici trois ans environ. Elles seront, avant cela, exposées au fort portugais de Ouidah.</p>



<hr class="wp-block-separator"/>



<h4>Les Béninois partagés</h4>



<p>Selon Calixte Biah, conservateur du musée d&rsquo;Histoire de Ouidah, les précautions prises pour chaque œuvre prennent en compte les spécificités de chacune d’entre elles. «&nbsp;<em>Il n’y a pas une œuvre qui prend le dessus sur l’autre</em>&nbsp;», dit-il en démontant les œuvres à Paris.</p>



<p>Calixte Biah, conservateur du Musée d&rsquo;Histoire de Ouidah, explique que chaque pièce est considérée comme importante</p>



<p>En attendant leur arrivée, les Béninois se disent d’ores et déjà très partagés au sujet de ces restitutions. Beaucoup&nbsp;accusent la France de ne restituer qu’une partie des œuvres, mais d’autres se réjouissent.</p>



<p>Face au retour de 26 pièces depuis la France, des Béninois partagés entre méfiance et joie</p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/la-france-finalise-la-restitution-des-26-tresors-du-benin-en-presence-des-presidents-macron-et-talon/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>BENIN: Au pays du vaudou, Soeur Henriette prêche par la peinture</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/benin-au-pays-du-vaudou-soeur-henriette-preche-par-la-peinture/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/benin-au-pays-du-vaudou-soeur-henriette-preche-par-la-peinture/#respond</comments>
				<pubDate>Sun, 30 May 2021 21:28:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Bénin]]></category>
		<category><![CDATA[Réligion]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[Benin]]></category>
		<category><![CDATA[Sr Henriette]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=22162</guid>
				<description><![CDATA[L’Eglise a besoin d’artistes autant que de Saints», répète Sœur Henriette, 53 ans. Cette prophétie du pape Benoit XVI lors des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Madrid en 2011 résonne toujours chez la religieuse. La même année, dans une église canadienne de Montréal, au cours d’une célébration eucharistique, les fidèles ont écrit sur...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’Eglise a besoin d’artistes autant que de Saints», répète Sœur Henriette, 53 ans. Cette prophétie du pape Benoit XVI lors des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Madrid en 2011 résonne toujours chez la religieuse.</strong></p>



<p>La même année, dans une église canadienne de Montréal, au cours d’une célébration eucharistique, les fidèles ont écrit sur des bouts de papiers leurs intentions les plus chères. L’ensemble a été brûlé. Avec la cendre, en compagnie de Daniel LeBlond, Sœur Henriette reproduira l’un des tableaux les plus émouvants de sa carrière. «Une façon de présenter à Dieu leurs demandes, au travers de l’art», se souvient la religieuse.</p>



<p>De cette rencontre avec l’illustre prêtre jésuite et peintre montréalais de renommée internationale, la religieuse béninoise restera marquée. «Toutes les personnes qui regardaient la toile y lisaient leurs états d’âme», se souvient-elle.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.afrikastrategies.fr/wp-content/uploads/2019/10/adcorona.jpg" alt="Espace pub 830 X 140"/></figure>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.cath.ch/wp-content/uploads/sites/3/2021/05/Toile-3-SrHenriette-1878x1440.jpg" alt="" class="wp-image-283742"/><figcaption>«Le déjeuner», 2016, acrylique sur toile | DR</figcaption></figure>



<p>Depuis, Henriette Goussikindey a acquis une grande notoriété au Bénin, où ses toiles ont pris de la valeur: de 150 euros, elles peuvent maintenant atteindre jusqu’à 3’000 euros. Mais le plus important est ailleurs car, avoue-t-elle, «peindre, c’est d’abord me mirer, expérimenter à travers l’art l’Amour divin et le propager». Avant d’en arriver là, la religieuse du sud-est du Bénin a dû franchir des étapes et surtout compter sur le soutien infaillible de sa congrégation.</p>



<p><strong>Des vêtements liturgiques aux tableaux, un pas</strong></p>



<p>Une salle assez large où le mur blanc valorise la multitude de tableaux qui y sont accrochés. Une odeur de mélange de colles, de diluants et de peintures flotte dans les lieux. Ici un chevalet qui porte une toile à peine achevée. Là, quelques gros sacs remplis de divers matériaux que Sr Henriette transformera au fil de ses inspirations.</p>



<p>Dans sa galerie, à St Michel, quartier populaire de Cotonou, Sœur Henriette a tout d’une femme peintre. Mais sous son tablier sur lequel se pose ostensiblement une croix, elle porte une robe blanche auréolée du voile, signe de son appartenance à la Congrégation des Sœurs de Saint Augustin, qui lui a mis les lieux à disposition.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.cath.ch/wp-content/uploads/sites/3/2021/05/Toile-1-SrHenriette-1392x1440.jpg" alt="" class="wp-image-283741"/><figcaption>«Énergie spirituelle», 2012, aquarelle sur toile | DR</figcaption></figure>



<p>Alors qu’elle expose actuellement à la Résidence de l’Union européenne, une autre exposition se tient au Ministère béninois des affaires étrangères. Sa passion pour la peinture remonte à son enfance, «Petite, je peignais tout le temps», se souvient-elle. Sa communauté lui a offert une formation à l’Institut des Beaux-Arts du Cameroun.</p>



<p><strong>Un pinceau au service de l’évangile</strong></p>



<p>Après quelques années à peindre des chasubles, des étoles et autres ornements liturgiques, Henriette Goussikindey a vite retrouvé sa passion originelle: les tableaux, les toiles, les pyrogravures, la céramique, sans que cela ne l’éloigne, «à aucun moment» de sa vocation première.</p>



<p>Derrière ses lunettes et arborant un sourire qui ne quitte jamais son visage, elle peint tout en guettant d’une oreille les offices et les moments de vie en communauté qu’elle ne manquerait pour rien au monde. Car pour l’intéressée, son œuvre est avant tout «un moment de prière et d’évangélisation». Dans chaque tableau, elle essaie de porter et d’exprimer un message biblique. «Amour, vérité, partage, abnégation, fidélité, fraternité, paix…», égrène-t-elle.</p>



<p><strong>Les femmes et les enfants en première ligne</strong></p>



<p>Mars 2020. A Cotonou, les premiers cas de Covid-19 ont jeté la panique dans un pays au système de santé déficitaire. Au centre culturel Artisttik Africa, des foules se bousculent, majoritairement des femmes. Depuis fin février, «Les amazones d’ombre», sa dernière exposition, fait le plein. «Je voulais mettre en exergue la femme dans ses sacrifices et son rôle primordial dans l’éducation des enfants», insiste Sœur Henriette.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.cath.ch/wp-content/uploads/sites/3/2021/05/Toile-2-SrHenriette-1467x1440.jpg" alt="" class="wp-image-283743"/><figcaption>«Bâtisseurs du présent», 2009, acrylique sur toile avec pigment naturel tiré du sol | DR</figcaption></figure>



<p>Pendant trois semaines, ses œuvres, essentiellement abstraites, représentent sous plusieurs formes des femmes battantes qui apportent leurs pierres au quotidien de la vie en société. «La condition des femmes, des enfants et des personnes fragiles» est le cœur de sa production.</p>



<p><strong>La bonne nouvelle, l’espoir</strong></p>



<p>Mais Sœur Henriette qui juge «déterminants» la vie communautaire et le soutien de ses consœurs tient à ce que sa peinture transmette «la bonne nouvelle, l’espoir» dans le silence qu’elle affectionne tant. Une innovation dans ce pays où vaudou, animisme et syncrétisme ont pignon sur rue.</p>



<p>La promotion de la femme étant un fondement du charisme des Sœurs de St Augustin, elle enchaîne des ateliers de formations pour les jeunes filles, financés par la congrégation, «pour leur ouvrir de nouveaux horizons, car l’art libère, conclut la religieuse. Plusieurs dizaines de jeunes filles qu’elle a formées tentent aujourd’hui de vivre de cette passion.</p>



<p><strong>Face à la covid-19, des toiles pour méditer</strong></p>



<p>«La covid-19 interpelle notre fragilité et nous pousse à une remise en cause», raconte celle qui y trouve «un appel à l’introspection». Et en cette période plus qu’à n’importe quelle autre, cette épreuve «nous impose une pause», rime la religieuse.</p>



<p>Elle insiste sur «l’importance de contemplation et de méditation» face à la pandémie et comprend l’engouement que suscite le besoin de se recueillir face à cette épreuve et regrette de ne pas «pouvoir accueillir plus de monde» malgré une plus forte demande.</p>



<p>En sortant de son atelier, contigu à la célèbre église Saint Michel où elle a volontiers posé pour des photos, on est vite rattrapé par le tohu-bohu que produit, à quelques dizaines de mètres, Dantokpa, le plus grand marché de plein air d’Afrique. Un choc qui donne envie de retourner chez Sœur Henriette pour y prolonger la méditation. (cath.ch/msc/bh)</p>



<p><strong>Des expositions dans le monde entier&nbsp;</strong>Depuis 1995, Sœur Heuriette a réalisé une cinquantaine d’expositions dans une dizaine de pays, dont le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Canada ou encore le Japon. Elle attend impatiemment que les frontières s’ouvrent pour «faciliter les déplacements». En attendant, celle qui ne veut pas perdre le temps s’acharne sur une immense toile et pense déjà à sa prochaine exposition. MSC</p>



<p><strong>Les Sœurs de Saint Augustin au Bénin</strong><br>Issue de l’Institut missionnaire des Sœurs de Notre Dame des Apôtres, la Congrégation des Sœurs de St Augustin est Fondée en 1968 par le Cardinal Bernardin Gantin, alors archevêque de Cotonou et qui aura été entre autres Préfet de la Congrégation pour les évêques. Elle visait, dans la ligne droite du Concile Vatican II, à favoriser l’émergence d’une communauté religieuse autochtone. L’éducation, la santé, les internats, les foyers de jeunes filles, les orphelinats, des centres d’accueil pour handicapés, la Communauté qui compte environ 250 membres dont plus de 180 au Bénin touche à tout. Elle est aussi présente en France, en Italie, au Niger, au Tchad, et au Togo. MSC</p>



<p><strong><em>Par MAX-SAVI Carmel pour cath.ch</em></strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/benin-au-pays-du-vaudou-soeur-henriette-preche-par-la-peinture/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
		<item>
		<title>Burkina Faso : Ouagadougou accueille la première biennale de la sculpture du continent</title>
		<link>http://www.tribunedafrique.com/burkina-faso-ouagadougou-accueille-la-premiere-biennale-de-la-sculpture-du-continent/</link>
				<comments>http://www.tribunedafrique.com/burkina-faso-ouagadougou-accueille-la-premiere-biennale-de-la-sculpture-du-continent/#respond</comments>
				<pubDate>Wed, 09 Oct 2019 14:21:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique de l'ouest]]></category>
		<category><![CDATA[Burkina Faso]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
		<category><![CDATA[Art]]></category>
		<category><![CDATA[biennale de la sculpture]]></category>
		<category><![CDATA[burkina faso]]></category>
		<category><![CDATA[Léon Nyaba Ouedraogo]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.tribunedafrique.com/?p=10169</guid>
				<description><![CDATA[Créée à l&#8217;initiative du photographe burkinabè Léon Nyaba Ouedraogo et du responsable des ventes d&#8217;art contemporain de la maison Piasa, Christophe Person, la première édition de la Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou (BISO) a lieu jusqu&#8217;au 15 novembre. Un peu plus de deux semaines après&#160;la naissance de la Biennale d’art contemporain de Rabat (Maroc),...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/32864624_913497242155081_4484768781347848192_n-592x296-1570632232.jpg" alt="" class="wp-image-10170" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/32864624_913497242155081_4484768781347848192_n-592x296-1570632232.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/10/32864624_913497242155081_4484768781347848192_n-592x296-1570632232-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /><figcaption> Ousmane Sow © Beatrice Soulé-Roger Viollet- ADAGP / Facebook (BISO) </figcaption></figure>



<p><strong>Créée à l&rsquo;initiative du photographe burkinabè Léon Nyaba Ouedraogo et du responsable des ventes d&rsquo;art contemporain de la maison Piasa, Christophe Person, la première édition de la Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou (BISO) a lieu jusqu&rsquo;au 15 novembre.</strong></p>



<p>Un peu plus de deux semaines après&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/831245/culture/au-maroc-la-premiere-biennale-de-rabat-pour-ecrire-un-nouveau-monde/">la naissance de la Biennale d’art contemporain de Rabat (Maroc)</a>, le continent est fier de vous annoncer la naissance de la première Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou (BISO), au Burkina-Faso. Ouverte par le ministre de la Culture Abdoul Karim Sango le 8 octobre au sein de l’Institut français, elle fermera ses portes le 15 novembre prochain.</p>



<p>Si le président d’honneur de cette première édition est le sculpteur burkinabé Siriki Ky, maître du bois, du métal et du bronze, les deux hommes à l’origine de cette initiative sont le photographe burkinabé Nyaba Léon Ouedraogo et le responsable des ventes d’art contemporain africain au sein de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/356346/culture/art-africain-maison-piasa-organise-troisieme-vente-a-paris/">la maison Piasa</a>, le Français Christophe Person.</p>



<h4>Amitié</h4>



<p>Tout a donc commencé avec la naissance d’une amitié, il y a un peu plus de deux ans. «&nbsp;Cela a été un processus assez long, se souvient Léon Nyaba Ouedraogo. Nous avons longuement discuté, avec Christophe, autour de l’idée de “faire quelque chose” en Afrique. Il y avait déjà&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/527070/culture/sculpture-lo-sow-et-les-autres-a-la-biennale-de-dakar-2018/">la biennale de Dakar</a>, bien entendu, les&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/498974/culture/photographie-ouverture-des-rencontres-de-bamako-reinvestir-les-imaginaires/">Rencontres de la photo de Bamako</a>, et puis nous nous sommes dit “Pourquoi pas la sculpture&nbsp;?” ».</p>



<p>Pour l’un comme pour l’autre, il s’agissait de sortir de sa zone de confort et de s’attaquer à un média qui, s’il a une longue tradition en Afrique, reste compliqué à exposer (fragilité des œuvres, coûts de transport, etc.).</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2019/10/09/pa082523-1-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-840798"/></figure>



<p>Leur idée bien arrêtée, Ouedraogo et Person ont mobilisé leurs réseaux amicaux et professionnels et obtenu très vite des soutiens de poids. « En Martinique, lors du vernissage d’une exposition organisé par la Fondation Clément avec la fondation Dapper, j’ai discuté avec Barthélémy Toguo et Soly Cissé et tous deux m’ont dit&nbsp;: “Frère, je viens&nbsp;!” » .</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>L’ART DES AUTRES NOUS PERMET D’ENVOYER AU MONDE UN MESSAGE QUI DIT : VOILÀ QUI NOUS SOMMES</p></blockquote>



<p>De fait, le plasticien camerounais et le peintre sénégalais sont aujourd’hui membres du jury de la biennale, aux côtés de l’artiste malien Abdoulaye Konaté, du galeriste Félix Frachon et de la collectionneuse Gervanne Leridon.</p>



<h4>Un projet politique et sociétal</h4>



<p>Comme ces artistes de renommée internationale qui parrainent la jeune biennale, Nyaba Leon Ouedraogo entend faire œuvre de transmission&nbsp;: «&nbsp;Aujourd’hui, je peux utiliser mon nom pour lancer des projets, déclare-t-il. L’art des autres me nourrit, nous nourrit et nous permet d’envoyer au monde un message qui dit&nbsp; : “voilà qui nous sommes” . Il faut abandonner les vieilles cassettes et&nbsp;le refrain qui dit que “c’est la faute de l’Europe”, que “l’Afrique doit se prendre en main”. BISO, c’est un projet politique et sociétal.&nbsp;»</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ON PEUT AUJOURD’HUI DIRE QUE LES CHOSES SONT EN TRAIN DE SE FAIRE EN AFRIQUE, À SÉGOU, À OUAGADOUGOU, À KINSHASA</p></blockquote>



<p>Barthélémy Toguo, lui-même à l’origine du centre d’art Bandjoun Station, au Cameroun, dresse le même constat : « La création est belle et elle est là. On peut aujourd’hui dire que les choses sont en train de se faire en Afrique, à Ségou, à Ouagadougou, à Kinshasa. Il y a des révélations dans cette biennale et il était important pour nous, Cissé, Konaté et moi, d’être présents pour faire le lien avec la jeunesse et de l’encourager à monter des projets. »</p>



<p>Comme d’autres, Léon Nyaba Ouedraogo rappelle que «&nbsp;Bisso&nbsp;», qui fait écho à l’acronyme BISO désignant la biennale, signifie en lingala «&nbsp;Entre nous&nbsp;».</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2019/10/09/pa082528-1-2-e1570631292721-768x1024.jpg" alt="" class="wp-image-840804"/></figure>



<h4>130 000 euros de budget</h4>



<p>Pour une première édition montée en deux ans avec « les moyens du bord », l’événement a reçu le soutien du Ministère de la culture burkinabè, de l’Union européenne, de l’Institut français, de l’association Solidarité laïque, d’African Artist for Dévelopment, d’Oryx, ou encore de BZZ. Nyaba Leon Ouedraogo évalue à environ 130 000 euros son budget final, inférieur à la somme que Christophe Person et lui espéraient récolter (280 000 euros), mais tous deux évoquent déjà de la seconde édition, dont le parrain sera le sculpteur congolais Freddy Tsimba, « papa machette » pour les Kinois.</p>



<p>Chacun espère que, d’ici là,&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/820486/politique/le-mali-veut-cooperer-avec-le-burkina-pour-venir-a-bout-des-terroristes/">la situation sécuritaire du pays se sera améliorée</a>. Pour l’heure, malgré l’existence d’un «&nbsp;off&nbsp;» dans quelques espaces de la ville, l’exposition internationale a trouvé refuge dans les locaux de l’Institut français, l’un des rares espaces offrant à la fois les conditions de sécurité et les infrastructures nécessaires pour un tel événement.</p>



<p><strong>17 artistes sélectionnés</strong></p>



<p>C’est donc dans la vaste pièce circulaire de l’Institut qu’ont été installées les œuvres des 17 artistes sélectionnés pour cette édition. Sans rigidité excessive, Christophe Person et Léon Nyaba Ouedraogo se sont appliqués à chercher des équilibres en invitant des hommes et des femmes, des francophones et des anglophones, des Africains du Nord, des Subsahariens et des artistes de la diaspora.</p>



<p>Le résultat&nbsp;? 17 propositions qui se répondent et illustrent des tendances de la création africaine.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>CONTESTATAIRE, CRITIQUE, ANALYTIQUE, SENSUELLE, LA SCULPTURE QUI SE CRÉE EN AFRIQUE A BEAUCOUP À DIRE</p></blockquote>



<p>Plusieurs artistes s’interrogent ainsi sur l’avenir de notre planète&nbsp;: le Burkinabè Issouf Diero crée des sculptures monumentales à partir de pneus et de chambres à air récupérés dans la rue, l’Ougandais Donald Wasswa crée une installation envahissante à partir de déchets récoltés, eux aussi, dans la rue, tandis que la Franco-Camerounaise Beya Gille nous montre un enfant au corps couvert de perles bleues protégeant de son corps une jeune plante.</p>



<p><strong>Motifs ancestraux</strong></p>



<p>D’autres s’interrogent sur la tradition même de la sculpture en Afrique en retravaillant et questionnant des motifs ancestraux – statuettes, masques, reliquaires – souvent détournés de leur fonction première lors de la colonisation. Soudeur autodidacte, le Burkinabé Issiaka Savadogo introduit des rouages mécaniques dans des sculptures d’inspiration classique quand le Belgo-Malien Thiemoko Diarra répare et soigne à sa manière des statuettes conçues pour des touristes blancs mais blessées dans le transport et rendues invendables.</p>



<figure class="wp-block-image"><img src="https://www.jeuneafrique.com/medias/2019/10/09/pa082533-1-1024x768.jpg" alt="" class="wp-image-840812"/></figure>



<p>Enfin, Dimitri Fagbohoun, né au Bénin, propose une vaste installation interrogeant les rapports entre l’art dit « africain » et les maîtres occidentaux. En faisant réaliser par des bronziers burkinabè une figure rappelant à la fois La muse de Constantin Brancusi et Noire et blanche de Man Ray, il rend à César ce qui appartient à César puisque ces deux artistes s’inspirèrent de créations africaines.</p>



<p>Contestataire, critique, analytique, sensuelle, la sculpture qui se crée en Afrique a beaucoup à dire, parfois même trop tant le poids du monde est parfois lourd à porter. Mais avec BISO, elle dispose désormais d’une plateforme d’où elle pourra faire entendre sa parole et ses coups de gueule.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne:  Lhi-Tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
]]></content:encoded>
							<wfw:commentRss>http://www.tribunedafrique.com/burkina-faso-ouagadougou-accueille-la-premiere-biennale-de-la-sculpture-du-continent/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
							</item>
	</channel>
</rss>
