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	<title>ARP &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Tunisie : Abir Moussi, alliée objective des islamistes ?</title>
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				<pubDate>Tue, 23 Mar 2021 12:51:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La présidente du parti Destourien Libre est devenue la principale opposante aux islamistes en Tunisie. Mais ses excès ne risquent-ils pas de discréditer son combat ? Elle ferraille et pourfend ses ennemis au point que certains la comparent à Jeanne d’Arc. Mais Abir Moussi ne défend d’autre roi qu’elle-même. La présidente du parti Destourien Libre...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Abir-Moussi-a-Sfax.jpg" alt="" class="wp-image-21698" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Abir-Moussi-a-Sfax.jpg 626w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2021/03/Abir-Moussi-a-Sfax-300x182.jpg 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /><figcaption>La présidente du Parti destourien libre, Abir Moussi</figcaption></figure>



<p><strong>La présidente du parti Destourien Libre est devenue la principale opposante aux islamistes en Tunisie. Mais ses excès ne risquent-ils pas de discréditer son combat ?</strong></p>



<p>Elle ferraille et pourfend ses ennemis au point que certains la comparent à Jeanne d’Arc. Mais Abir Moussi ne défend d’autre roi qu’elle-même. La présidente du parti Destourien Libre (PDL) a fait de la&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1048486/politique/tunisie-abir-moussi-ennahdha-nest-pas-un-parti-de-souche-tunisienne/">mouvance islamiste représentée en politique par Ennahdha et la Coalition El Karama la cible de tous ses combats</a>. Elle marque des points et les esprits mais à multiplier les sorties tonitruantes elle se perd aussi. Parmi ses admirateurs, certaines critiques commencent à fuser mais l’ancienne cadre du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), parti de Ben Ali, n’en a cure tant elle est sûre de son succès.</p>



<h4>Guérilla à l’Assemblée</h4>



<p>Les sondages attribuent à sa formation 43 % d’intentions de vote ; son parti serait en passe d’avoir une majorité franche à l’Assemblée et elle pourrait alors être Chef du gouvernement. Ce n’est pas tout à fait ce qu’elle désire. Son objectif est Carthage mais avec 13,1 % d’intentions de suffrages, elle est largement distancée dans la course à la présidentielle par <a href="https://www.jeuneafrique.com/mag/1049137/politique/kais-saied-la-fin-de-letat-de-grace-pour-le-president-tunisien/">l’actuel président de la République, Kaïs Saïed</a> qui caracole à 53,3 % selon un sondage Sigma Conseil de mars 2021. A moins d’une dissolution de l’Assemblée, souhaitée par certains Tunisiens pour briser la paralysie institutionnelle, le prochain scrutin doit se tenir en 2024 : cela n’empêche pas Abir Moussi de faire campagne et d’utiliser tous les moyens pour faire parler d’elle.</p>



<p>Résultat, elle est plébiscitée par les nostalgiques de la loi et de l’ordre mais aussi par des démocrates qui partagent son rejet des islamistes. Mais cela suffit-il à faire un programme ? Evidemment le PDL en a un mais sa présidente l’occulte en faveur d’une guérilla constante contre ses ennemis jurés. Dans un paysage politique atone et sans réels concurrents, Abir Moussi grimpe les échelons à force de hargne et de ténacité. Des qualités rares dans la sphère politique tunisienne mais Abir Moussi en fait tellement qu’elle est prise à son propre jeu. D’un sit-in à l’Assemblée à un autre contre l’Association des oulémas musulmans, elle enchaîne les meetings populaires et fait de l’hémicycle un champ de bataille, commence à indisposer et à susciter des interrogations.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>ELLE ENCHAÎNE LES MEETINGS POPULAIRES ET FAIT DE L’HÉMICYCLE UN CHAMP DE BATAILLE, COMMENCE À INDISPOSER ET À SUSCITER DES INTERROGATIONS</p></blockquote>



<p>Son rituel d’empêcheuse de tourner en rond au parlement est immuable : pour être sûre de se faire entendre et que nul ne lui coupe la parole, elle s’arme d’un porte-voix et déambule dans les couloirs en dénonçant les dérives des islamistes. Des joutes qu’elle filme en personne et diffuse en direct. Succès assuré sur la toile mais aussi agacement et réprobation chez ses pairs. Un crescendo de provocations qui a depuis longtemps tourné au clash avec les députés d’Ennahdha et la Coalition El Karama&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1087793/politique/tunisie-pugilat-a-lassemblee/">dont certains font preuve de violence physique à son encontre</a>. Du pain béni pour Abir Moussi.</p>



<h4>Offensive désordonnée</h4>



<p>La pasionaria est effectivement menacée de mort et vit sous haute sécurité mais ce sont ses ennemis qui craignent que leur rivale politique devienne un martyr. Ils perdraient alors tout le bénéfice de cette guerre sans fin qu’elle a enclenchée. Effet inattendu de la rage encombrante que met l’ancienne avocate à s’opposer à Ennahdha, les islamistes qui avaient perdu un peu plus d’un million de voix entre le scrutin de 2011 et celui de 2019 consolident leurs rangs, oublient leurs dissensions internes et ont beau jeu de signifier qu’ils sont de nouveau la cible des héritiers de Ben Ali. Les Tunisiens en oublient leur désastreuse gouvernance depuis 2011 et le scénario à la libanaise qui menace le pays.</p>



<blockquote class="wp-block-quote"><p>EFFET INATTENDU DE LA RAGE ENCOMBRANTE QUE MET L’ANCIENNE AVOCATE À S’OPPOSER À ENNAHDHA : LES ISLAMISTES CONSOLIDENT LEURS RANGS</p></blockquote>



<p>À force d’excès, Abir Moussi s’égare et perd la notion de limite. Les vociférations qui caractérisent chacune de ses interventions de députée, ses hurlements quand ceux qu’elle titille avec constance réagissent et sa manière de prendre à témoins les Tunisiens lui assurent une certaine visibilité et une popularité auprès de ceux qui la perçoivent comme l’ange sauveur. Les autres s’interrogent sur son offensive désordonnée et improductive : elle n’a de rendement que la confusion qu’elle orchestre et empêche l’assemblée de tenir son agenda.</p>



<p>Son entourage assure qu’elle n’écoute pas les conseils mais il est certain qu’elle est néanmoins bien cornaquée pour rendre coup pour coup et tenir en haleine pendant deux heures un auditoire sans un regard sur ses notes. Des qualités qui ne suffisent pas à faire oublier son opposition à l’égalité successorale entre frères et sœurs, son refus d’abolir la peine de mort et son absence de prise de position, sauf quand il s’agit de membres de son parti, quant aux violences faites aux femmes.</p>



<p>Un rapport très distancié avec les droits humains mais aussi avec ceux qui pourraient être ses partenaires. En quelques semaines, Abir Moussi s’est brouillée avec la puissante centrale syndicale de l’UGTT, la plupart des partis et les journalistes. Comment ambitionner d’être la présidente de tous les Tunisiens quand on se coupe de tous pour obéir aux diktats du buzz médiatique ? Abir Moussi est à la croisée des chemins : son succès dépendra de ses capacités à transcender les clivages et à contrôler ses excès pour au moins rassurer sur un possible vivre ensemble.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne:Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : l’ARP approuve le remaniement ministériel, Kaïs Saïed isolé</title>
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				<pubDate>Wed, 27 Jan 2021 13:42:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[Le Parlement a approuvé tard dans la soirée du 26 janvier le remaniement ministériel mené par Hichem Mechichi. Le président apparaît plus isolé que jamais. Explications. Tard dans la nuit du 26 janvier, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé&#160;le remaniement que le Chef du gouvernement se proposait d’apporter à son équipe.&#160;Contrairement à toutes...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi.jpg" alt="" class="wp-image-16966" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi.jpg 626w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi-300x182.jpg 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /><figcaption>Rached Ghanouchi</figcaption></figure>



<p><strong>Le Parlement a approuvé tard dans la soirée du 26 janvier le remaniement ministériel mené par Hichem Mechichi. Le président apparaît plus isolé que jamais. Explications.</strong></p>



<p>Tard dans la nuit du 26 janvier, l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a approuvé&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1106245/politique/tunisie-vaste-remaniement-ministeriel/">le remaniement que le Chef du gouvernement se proposait d’apporter à son équipe.</a>&nbsp;Contrairement à toutes les prévisions, les onze nouveaux ministres ont été adoubés avec bien plus que les 109 voix requises.</p>



<p>Le Chef du gouvernement a désormais les coudées franches pour appliquer un programme centré sur les réformes, réclamées notamment par le Fonds monétaire international (FMI) lors de son évaluation de la situation de la Tunisie fin 2020. En pleine crise politique, Hichem Mechichi confirme qu’il a ses appuis dans l’hémicycle. Il a pu compter sur les voix d’Ennahdha, de Qalb Tounes, de la Coalition El Karama, de Tahya Tounes et du bloc parlementaire d’El Islah, soit 127 députés sur les 217 que compte l’hémicycle. « Il fallait que tout le monde se mette d’accord pour éviter un clash institutionnel » commente l’ancien député Mondher Belhaj Ali. Effectivement, avec ces soutiens, Mechichi s’est assuré de conditions de gouvernance plus paisibles.</p>



<h4>Équilibres précaires</h4>



<p>Pour autant, les équilibres demeurent précaires, voire fluctuants au gré des intérêts politiques. Mais le premier résultat de la plénière est d’abord un sentiment de soulagement ; comme si le vote avait éloigné, au moins pour un temps, les risques de chute de l’exécutif, souhait exprimé par une rue tunisienne en proie à une forte agitation sociale depuis plus d’un mois. Seulement le système tunisien est un monstre à trois têtes avec un exécutif bicéphale et les relations entre La Kasbah et Carthage sont essentielles à l’équilibre de l’exécutif. <a href="https://www.jeuneafrique.com/1111122/politique/tunisie-conflit-ouvert-entre-kais-saied-et-hichem-mechichi/">Or, depuis quelques jours, la discorde et les tensions entre le président de la République, Kaïs Saied et Hichem Mechichi se sont publiquement dégradées.</a></p>



<p>Kaïs Saied avait affiché clairement son dépit de ne pas avoir été consulté par Hichem Mechichi pour la composition du gouvernement. Il accuse notamment le Chef du gouvernement de ne pas avoir appliqué la constitution à la lettre et de ne pas s’être assuré de l’éligibilité morale des ministres pressentis. Depuis la tribune de l’hémicycle, le Chef du gouvernement évoque le populisme dangereux qui tend à cliver les Tunisiens, alors qu’il faudrait de se préoccuper des besoins concrets de la population. Mais les tensions à la tête de l’exécutif reflètent un bras de fer plus important encore entre le chef de l’Etat, Kaïs Saïed et celui de l’Assemblée, Rached Ghannouchi, depuis quelques mois.&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/1033713/politique/tunisie-mechichi-snobe-les-partis/">Mechichi, poulain que Kaïs Saied avait choisi pour diriger le gouvernement</a>, escomptant ainsi contrôler l’exécutif, ce que ses prérogatives ne permettent pas, est passé dans le camp de Ghannouchi, dont le parti le soutient à l’ARP. Un alignement que Kaïs Saïed considère comme une forfaiture.</p>



<h4>Ghannouchi devient incontournable</h4>



<p>Dans cette grande dispute, se joue l’avenir du système politique tunisien. Brimé par cette rebuffade politique, Kaïs Saïed s’isole et permet ainsi à ses adversaires de démontrer que le président n’a qu’un rôle honorifique voire secondaire et que tout se joue entre la Kasbah et le Bardo. Il est vrai, comme l’a souligné Mechichi, que « c’en est fini du président unique et du régime à parti unique » mais il n’en est pas moins garant de la constitution et de ce fait jouit d’un rôle fédérateur. Seulement, l’objectif de Kaïs Saïed est d’instaurer un autre régime, de revoir la gouvernance du pays et d’être président d’un Etat qui n’existe encore qu’en termes de déclarations d’intentions. Un état de faits qui profite à <a href="https://www.jeuneafrique.com/1101078/politique/tunisie-rached-ghannouchi-ou-la-tentation-du-pouvoir-personnel/">Rached Ghannouchi, devenu incontournable</a> et qui démontre qu’il a les leviers pour agir et être dans une position de chef, sans avoir été élu au suffrage universel.</p>



<p>Pour Mechichi, ce n’est qu’une victoire d’étape. Pour être légitimés, les nouveaux ministres doivent encore prêter serment en présence du président de la République. Il n’est pas dit que Kaïs Saïed les invite à le faire. Le président, après avoir montré son hostilité au fond et à la forme de ce remaniement, peut difficilement l’approuver sans avoir l’air de se dédire. A moins qu’il ne prenne en considération l’intérêt suprême de la nation et présente la prestation de serment à Carthage comme un signe d’apaisement.</p>



<p> qu’il en soit, le malaise s’installe durablement. Le 26 janvier 2014, la Tunisie avait adopté avec émotion et joie sa nouvelle constitution. Six ans plus tard jour pour jour, l’incident entre Kaïs Saïed et Hichem Mechichi montre, comme en d’autres occasions depuis 2014, ses limites et ses manques. Pour autant, aucun courant politique ne fait d’une refonte de la loi fondamentale ou même de la mise en place d’une cour constitutionnelle, une priorité…</p>



<p> qu’il en soit, le malaise s’installe durablement. Le 26 janvier 2014, la Tunisie avait adopté avec émotion et joie sa nouvelle constitution. Six ans plus tard jour pour jour, l’incident entre Kaïs Saïed et Hichem Mechichi montre, comme en d’autres occasions depuis 2014, ses limites et ses manques. Pour autant, aucun courant politique ne fait d’une refonte de la loi fondamentale ou même de la mise en place d’une cour constitutionnelle, une priorité…</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne: Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Tunisie : Ghannouchi perd des plumes à l’Assemblée à cause de la Libye</title>
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				<pubDate>Sat, 06 Jun 2020 10:05:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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				<description><![CDATA[La plénière de jeudi de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a montré à quel point les Tunisiens étaient divisés. Le président de l’ARP, Rached Ghannouchi, a compris qu’il était sur une chaise éjectable. Son allié, le bloc de Qalb Tounes, du magnat des médias, Nabil Karoui, s’est ligué contre lui avec les libéraux et...]]></description>
								<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi.jpg" alt="" class="wp-image-16966" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi.jpg 626w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/06/ghannouchi-rached-presi-300x182.jpg 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /><figcaption>Rached Ghanouchi</figcaption></figure>



<p><strong>La plénière de jeudi de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a montré à quel point les Tunisiens étaient divisés. Le président de l’ARP, Rached Ghannouchi, a compris qu’il était sur une chaise éjectable.</strong></p>



<p>Son allié, le bloc de Qalb Tounes, du magnat des médias, Nabil Karoui, s’est ligué contre lui avec les libéraux et condamné l’intervention étrangère en Libye. La motion de condamnation a recueilli 94 voix favorables contre 68 défavorables. Mais, au-delà de la motion, c’est Ghannouchi qui a laissé apparaître de véritables signes de faiblesse.</p>



<p>Le débat à l’ARP montre le niveau d’enracinement de la démocratie tunisienne. Le président de l’ARP, Rached Ghannouchi, a été auditionné par les députés pour son écart par rapport à la ligne de conduite de la diplomatie tunisienne. Le président Saïed et nombre de partis reprochent à Rached Ghannouchi son soutien ouvert à l’axe islamiste Doha-Ankara en Libye, alors qu’il est président de l’Assemblée. Il fait de l’ombre au chef de l’Etat, en charge constitutionnellement de la diplomatie.</p>



<p><strong>Tensions à l’ARP</strong></p>



<p>Le pire, c’est que Ghannouchi a téléphoné à Fayez Al Sarraj, le président du Gouvernement d’union nationale en Libye, pour le féliciter suite à la reprise en mai dernier de la base d’Al Watiya. La présidence de la République et plusieurs partis politiques ont vigoureusement riposté, considérant cet agissement comme une intervention dans le domaine diplomatique, réservé au président de la République, selon la Constitution de 2014. Le problème est d’autant plus grave que Ghannouchi avait fait un pareil écart diplomatique en janvier dernier, en visitant la Turquie.</p>



<p>La tension en Tunisie sur la question libyenne survient à un moment où tous les feux sont braqués sur la Libye, lui donnant davantage de portée. En effet, pas plus tard qu’il y a cinq jours, le ccommandant de l’Africom, le général américain Stephen Townsend, a téléphoné au ministre tunisien de la Défense, Imed Hazgui, pour lui exprimer «la préoccupation accrue» des Etats-Unis de voir «la Russie continuer à attiser les flammes du conflit libyen». Le communiqué publié par Africom, suite à cet entretien, a parlé de «recours à notre brigade d’assistance aux forces de sécurité».</p>



<p>Laquelle terminologie a nécessité des éclaircissements ultérieurs disant qu’il «ne s’agit pas de forces de combat». Il s’agit plutôt d’une petite unité de formation dans le cadre du programme d’assistance militaire, accordé à la Tunisie. Par ailleurs, cette vive tension en Libye et ses répercussions politiques en Tunisie mettent la pression sur le président tunisien Saïed, afin de bouger en vue de contribuer à trouver une solution au conflit libyen. Une quelconque suite à son projet, annoncé auprès des tribus libyennes, pourrait replacer le Président sur la scène diplomatique, surtout qu’il est connu par sa neutralité.</p>



<p><strong>Majorité fragile</strong></p>



<p>Les interventions des députés avant-hier en disent long sur la fragilité de la majorité autour du gouvernement Fakhfakh. Les députés du parti Chaab, d’El Islah (réformiste) et de Tahya Tounes de l’ancien chef du gouvernement, Youssef Chahed, tiraient à l’arme lourde contre Ghannouchi, le président de l’ARP, l’accusant carrément d’être le pion de la Turquie, alors qu’ils font partie, tous et avec les islamistes d’Ennahdha, de la majorité soutenant le gouvernement.</p>



<p>Le député Zouhaïr Maghzaoui, Secrétaire général du parti Chaab, l’une des composantes du bloc démocratique, n’a pas manqué d’attaquer Ghannouchi. «Le retrait de confiance du président de l’Assemblée est envisageable», a-t-il déclaré. Mustapha Ben Ahmed, président du bloc de Tahya Tounes, a insisté, pour sa part, sur le «devoir de réserve du président de l’ARP, ce qui n’a pas été respecté par Ghannouchi», lui rappelant que «ce n’est pas la 1re fois». Il a déjà été sermonné en janvier dernier suite à sa visite en Turquie.</p>



<p>Quant à Hassouna Nasfi, président du bloc El Islah, il a insisté sur «le fait que Ghannouchi assume ses agissements ; il ne respecte pas consciemment la Constitution». Cela dénote d’un manque flagrant d’harmonie au sein de la majorité gouvernante, d’une part, et dans la ceinture du président de l’ARP.</p>



<p>Les altercations entre les députés des partis Chaab, bloc réformiste et Tahya Tounes, d’une part, et Ennahdha, d’autre part, deviennent monnaie courante, alors qu’ils forment, tous, la ceinture du gouvernement Fakhfakh. Le parti Qalb Tounes s’est désolidarisé jeudi du président de l’ARP, Ghannouchi, laissant présager un possible retrait de confiance, pas cette fois. Mais, tout peut donc être envisagé.</p>



<p><strong>Source: El Watan /Mis en : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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