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	<title>armée malienne &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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	<title>armée malienne &#8211; Tribune d&#039;Afrique</title>
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		<title>Au Mali la plupart des gouverneurs sont des militaires, encore des militaires</title>
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				<pubDate>Thu, 26 Nov 2020 19:33:36 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Au Mali, le Conseil des ministres a nommé 13 officiers, des militaires donc, et sept civils pour occuper les vingt postes de gouverneurs. Certains s&#8217;inquiètent de cette transition en uniforme. Au Mali, un gouverneur est le plus haut représentant de l&#8217;Etat dans les régions. Ces nominations d&#8217;officiers à des postes hauts placés dans l&#8217;appareil exécutif&#160;font...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/54882917_303.jpg" alt="" class="wp-image-20296" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/54882917_303.jpg 700w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2020/11/54882917_303-300x169.jpg 300w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /><figcaption>Au Mali, l&rsquo;exécutif s&rsquo;uniformise</figcaption></figure>



<p><strong>Au Mali, le Conseil des ministres a nommé 13 officiers, des militaires donc, et sept civils pour occuper les vingt postes de gouverneurs. Certains s&rsquo;inquiètent de cette transition en uniforme.</strong></p>



<p>Au Mali, un gouverneur est le plus haut représentant de l&rsquo;Etat dans les régions. Ces nominations d&rsquo;officiers à des postes hauts placés dans l&rsquo;appareil exécutif&nbsp;font réagir : certains s&rsquo;inquiètent au Mali de la&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/mali-pourquoi-le-cnsp-na-t-il-pas-encore-%C3%A9t%C3%A9-dissout/a-55326284" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mainmise de l&rsquo;armée sur les autorités de la transition</a>&nbsp;censée rendre le pouvoir aux civils.</p>



<h4>Redécoupage administratif</h4>



<p>Le nombre de régions au Mali est passé de quinze à vingt à la faveur du redécoupage administratif du territoire. A cette occasion, des colonels et généraux ont été choisis par les autorités de la transition pour diriger treize régions, contre sept qui seront gouvernées par des civils.&nbsp;</p>



<p>Cela équivaut à une multiplication quasiment par trois du nombre de militaires qui représentent l&rsquo;Etat à l&rsquo;intérieur du pays, notamment dans le centre et le nord.</p>



<h4>Le tout militaire</h4>



<p>Ces officiers sont des proches du vice-président de la transition, Assimi Goïta. C&rsquo;est une façon pour les putschistes de s&rsquo;attacher durablement ceux qui les ont aidés à renverser le régime précédent. D&rsquo;ailleurs, de nombreux militaires sont aussi nommés aux postes de préfets et de sous-préfets, souligne Christian Klatt, directeur de la&nbsp;<a href="http://www.fes-mali.org/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Fondation allemande Friedrich Ebert</a>&nbsp;à Bamako :</p>



<p><em>« Ces nominations de militaires montrent clairement que la transition met l&rsquo;accent sur l&rsquo;aspect militaire. Cela est évident non seulement pour les gouverneurs mais aussi pour les préfets ou les sous-préfets qui sont de plus en plus des militaires. »</em></p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/au-mali-la-plupart-des-gouverneurs-sont-des-militaires-encore-des-militaires/a-55740613#"><img src="https://static.dw.com/image/55337763_401.jpg" alt="A Kati, des soldats contrôlent des véhicules le jour du putsch: 18 août 2020"/></a></figure>



<p>A Kati, des soldats contrôlent des véhicules le jour du putsch: 18 août 2020</p>



<p>Les nouveaux gouverneurs auront pour charge de rétablir l&rsquo;autorité de l&rsquo;Etat central dans des régions parfois affaiblies par la présence de groupes armés et d&rsquo;appliquer la nouvelle stratégie de sécurisation des populations. Ce dernier aspect peut légitimer le choix de militaires dans certaines zones particulièrement exposées.</p>



<h4>Le retour de Kéba Sangaré</h4>



<p>Parmi les noms les plus contestés&nbsp;: celui du général Kéba Sangaré, ancien chef d&rsquo;état-major de l&rsquo;Armée de terre en 2019 et 2020, qui va prendre la tête de la région de Bougouni, dans le sud. Il avait été limogé par le président IBK à la veille du putsch pour n&rsquo;avoir pas su éviter la récidive de&nbsp;<a href="https://www.dw.com/fr/mali-apr%C3%A8s-les-tueries-dogossagou-les-sanctions/a-48048069" target="_blank" rel="noreferrer noopener">massacres dans le village d&rsquo;Ogossagou</a>&nbsp;en pays Dogon (dans le centre).</p>



<p>Ce même général Sangaré était cité dans un rapport d&rsquo;experts remis au Conseil de sécurité de l&rsquo;ONU en août pour ses « prises de décision douteuses » lors du redéploiement des FAMA (armée malienne) dans le nord, fin 2019.</p>



<p>Christian Klatt, directeur de la Fondation allemande Friedrich Ebert à Bamako, estime que ces nominations sonnent le glas des « espoirs de nouveau départ » après le coup d&rsquo;Etat du mois d&rsquo;août dernier.&nbsp;<em>« L&rsquo;armée malienne a de nombreux problèmes qui n&rsquo;ont pas disparu »,&nbsp;</em>constate-t-il.<em>&nbsp;« Il y a de nombreuses accusations de corruption contre l&rsquo;armée. Ramener un personnage comme Sangaré dans le jeu dit clairement qu&rsquo;on n&rsquo;a pas complètement rompu avec l&rsquo;ancien système »,&nbsp;</em>pense Christian Klatt.</p>



<h4>Transition dans la continuité</h4>



<p>Mohamed Cissé, porte-parole du&nbsp;<a href="https://www.facebook.com/CICRMali/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">CICR</a>&nbsp;au Mali, ne peut pas commenter les décisions politiques. Mais il assure que&nbsp;le Comité international de la Croix Rouge va continuer à intervenir dans les régions – comme il le fait quelles que soient les autorités en place.</p>



<p><em>« Nous entretenons des dialogues bilatéraux avec les autorités pour avoir accès aux personnes qui souffrent dans les zones de conflits armés afin de leur prêter assistance »,&nbsp;</em>assure-t-il.</p>



<h4>Mécontentement</h4>



<p><a href="https://www.dw.com/fr/mali-le-m5-rfp-au-bord-de-limplosion/a-54927043" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le mouvement contestataire du M5-RPM</a>&nbsp;n’est pas satisfait de la composition du Conseil national de transition et il le fait savoir. Le M5-RPM réclame aux militaires au pouvoir de signer – je cite – un « accord de Collaboration clair et sincère pour réussir une transition de rupture et de refondation d’un Mali Nouveau (Mali Koura) en lieu et place de la transition de continuité en cours ».&nbsp;C’est ce qui ressort d’un courrier signé de Choguel Maïga en date du 16 novembre, adressé à Assimi Goïta et publié ce jeudi (26.11.2020) dans la presse malienne (journal Le Républicain).</p>



<figure class="wp-block-image"><a href="https://www.dw.com/fr/au-mali-la-plupart-des-gouverneurs-sont-des-militaires-encore-des-militaires/a-55740613#"><img src="https://static.dw.com/image/54635351_401.jpg" alt="Mali : Choguel Maiga (à g.) réclame aux militaires de passer un accord avec le M5-RPM"/></a></figure>



<p>Choguel Maiga (à g.) réclame aux militaires de passer un accord avec le M5-RPM</p>



<p>Christian Klatt, de la Fondation Friedrich Ebert, note par ailleurs que la confédération de syndicats UNTM (Union nationale des travailleurs du Mali) a déjà lancé une grève en novembre pour protester contre cette militarisation de l&rsquo;exécutif et qu&rsquo;il appelle de nouveau à protester en décembre.</p>



<p>Les plus optimistes rappellent que dans moins de dix-huit mois, un nouveau président et une nouvelle assemblée devraient être élus au Mali. Et que le nouveau pouvoir en place aura alors toute licence de remplacer ces gouverneurs par des civils.</p>



<p>En attendant, le Conseil supérieur de défense prévu aujourd&rsquo;hui a dû être reporté pour raisons sanitaires après la découverte d&rsquo;un « foyer de Covid-19 » à la présidence.</p>



<p><strong>Source : Deutsche Welle Afrique/ Mis en ligne : Lhi-Tshiess Makaya-Exaucée</strong></p>
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		<title>Mali : plusieurs milliers de personnes réunies à Bamako pour soutenir l’armée</title>
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				<pubDate>Sat, 09 Nov 2019 13:30:52 +0000</pubDate>
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				<description><![CDATA[Entre 3 500 et 5 000 personnes se sont réunies vendredi 8 novembre à Bamako pour exprimer leur soutien à l&#8217;armée nationale, frappée par deux attaques meurtrières en un mois et confrontée au doute face à la pression terroriste. «&#160;Je soutiens mon armée&#160;», «&#160;L’armée malienne se bat pour sauver le pays&#160;», ou «&#160;Il faut donner...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/policeradissok-592x296.jpg" alt="" class="wp-image-11058" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/policeradissok-592x296.jpg 592w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/policeradissok-592x296-300x150.jpg 300w" sizes="(max-width: 592px) 100vw, 592px" /></figure>



<p><strong>Entre 3 500 et 5 000 personnes se sont réunies vendredi 8 novembre à Bamako pour exprimer leur soutien à l&rsquo;armée nationale, frappée par deux attaques meurtrières en un mois et confrontée au doute face à la pression terroriste.</strong></p>



<p>«&nbsp;Je soutiens mon armée&nbsp;», «&nbsp;L’armée malienne se bat pour sauver le pays&nbsp;», ou «&nbsp;Il faut donner les équipements nécessaires aux hommes&nbsp;», pouvait-on lire sur les banderoles ou les calicots lors de ce rassemblement à l’initiative d’organisations de la société civile.</p>



<p>Vêtues de noir, plusieurs veuves de soldats morts au combat se sont mêlées aux manifestants qui étaient au nombre de 5 000 selon les organisateurs, et 3 500 selon la police.</p>



<p>L’armée malienne vient de perdre en quelques semaines une centaine de soldats dans les deux&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/851118/politique/mali-letat-islamique-revendique-deux-attaques-contre-larmee-malienne-et-un-convoi-francais-dans-la-region-de-menaka/">attaques jihadistes les plus meurtrières qu’elle ait essuyées depuis des années.</a></p>



<h4>L’armée face au doute</h4>



<p>Ces revers et la dégradation de la situation sécuritaire ont renforcé les interrogations sur la faculté de l’armée à faire face aux agissements jihadistes et aux autres violences auxquelles le pays est en proie depuis 2012 et qui ont fait des milliers de morts, civils et combattants.</p>



<p>« Nous voulons qu’on donne de bon équipements à l’armée. Nos maris ont choisi le métier qui donne vite la mort. Mais il faut les protéger sur le terrain avec l’équipement indiqué », a déclaré Aïcha Diakité, 33 ans, dont le mari soldat est décédé lors d’une des <a href="https://www.jeuneafrique.com/838290/politique/mali-le-bilan-de-la-double-attaque-de-boulkessi-et-mondoro-reevalue-a-38-soldats-morts/">deux récentes attaques, à Boulkessy, près du Burkina Faso</a>.</p>



<h4>Opposition à la présence française et onusienne</h4>



<p>Les événements des dernières semaines ont aussi suscité des expressions de&nbsp;<a href="https://www.jeuneafrique.com/846042/politique/au-mali-la-multiplication-des-attaques-renforce-le-sentiment-anti-francais/">rejet des forces française et onusienne</a>&nbsp;présentes au Mali. Une frange des manifestants a réclamé leur départ vendredi.</p>



<p>«&nbsp;Nous demandons le départ des troupes de l’ONU et françaises. Si elles ne peuvent pas intervenir contre les terroristes, elle n’ont pas leur place ici. Nous demandons aux Russes de venir&nbsp;», a déclaré Ousmane Coulibaly, 24 ans, étudiant diplômé sans emploi.</p>



<p>«&nbsp;Barkhane, Minusma, dégage!&nbsp;», lisait-on sur des banderoles faisant référence aux forces française et onusienne.</p>



<p><strong>Source: Jeune Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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		<title>Les si inquiétants signes de faiblesse de l&#8217;armée malienne</title>
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				<pubDate>Sun, 03 Nov 2019 11:52:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[Tribune d'Afrique]]></dc:creator>
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				<description><![CDATA[La présence des forces de Barkhane et de la Minusma n&#8217;y fait rien. L&#8217;armée malienne n&#8217;en finit pas de perdre des hommes à la suite d&#8217;attaques djihadistes. Si l&#8217;on compte les disparus, c&#8217;est plus d&#8217;une centaine de soldats que l&#8217;armée malienne a perdu au combat en un mois, malgré l&#8217;appui des aéronefs français, qui arrivent...]]></description>
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<figure class="wp-block-image"><img src="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19608256lpw-19609182-article-jpg_6632911_660x281.jpg" alt="" class="wp-image-10864" srcset="http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19608256lpw-19609182-article-jpg_6632911_660x281.jpg 660w, http://www.tribunedafrique.com/wp-content/uploads/2019/11/19608256lpw-19609182-article-jpg_6632911_660x281-300x128.jpg 300w" sizes="(max-width: 660px) 100vw, 660px" /></figure>



<h4>La présence des forces de Barkhane et de la Minusma n&rsquo;y fait rien. L&rsquo;armée malienne n&rsquo;en finit pas de perdre des hommes à la suite d&rsquo;attaques djihadistes.</h4>



<p>Si l&rsquo;on compte les disparus, c&rsquo;est plus d&rsquo;une centaine de soldats que l&rsquo;armée malienne a perdu au combat en un mois, malgré l&rsquo;appui des aéronefs français, qui arrivent souvent trop tard sur la zone désertée par les GAT, les groupes armés terroristes s&rsquo;étant égaillés dans la nature une fois leur coup de main terminé. Au&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/mali-53-soldats-et-1-civil-tues-dans-une-attaque-terroriste-02-11-2019-2344792_3826.php">lendemain des&nbsp;49&nbsp;militaires maliens tués dans l&rsquo;attaque à l&rsquo;heure du déjeuner de leur camp d&rsquo;Indelimane&nbsp;</a>par une centaine de terroristes à moto, c&rsquo;est un soldat français, le brigadier Ronan Pointeau, qui décède après le déclenchement d&rsquo;un engin explosif au passage de son véhicule blindé. À l&rsquo;approche de cette fin d&rsquo;année, les groupes djihadistes redoublent d&rsquo;activité.</p>



<h4>Une base militaire prise pour cible</h4>



<p>Le 1er&nbsp;octobre, des Mirage qui avaient décollé de leur base de Niamey, au Niger, avaient effectué une démonstration de force au-dessus du camp de Boulkessy investi par les djihadistes. Un rase-mottes avec, si possible, le soleil dans le dos qui aveugle l&rsquo;ennemi, surpris par le vacarme assourdissant et terrifiant des avions qui peuvent passer le mur du son à quelques mètres du sol. Un avertissement avant un bombardement, message d&rsquo;habitude bien compris par les rebelles islamistes. Une procédure très souvent employée en Afghanistan pour éviter des tirs amis sur les militaires de la coalition lorsque les talibans étaient trop imbriqués, c&rsquo;est-à-dire trop près d&rsquo;eux. Suivant la munition et la charge employée, en général une bombe BLU de&nbsp;250&nbsp;kilogrammes, le pilote doit tenir compte d&rsquo;un minimum de distance pour tirer. Il est déjà arrivé qu&rsquo;il passe exceptionnellement outre, à la demande express du JTAC, le Joint Terminal Attack Controller dans le jargon de l&rsquo;Otan, un officier présent&nbsp;au sol aux côtés de ses camarades pris sous le feu des djihadistes. Par radio, le JTAC communique directement avec le pilote qui entend tout dans son casque&nbsp;: le staccato des fusils mitrailleurs, les détonations des lance-roquettes, les hurlements et l&rsquo;effroi des soldats qui essayent de se parler. Le pilote voit non seulement le champ de bataille à chacun de ses passages, mais il ressent la tension extrême de ses camarades qui demandent, implorent parfois, son aide pour se dégager. Ils préfèrent courir le risque d&rsquo;être touché par une bombe de leur camp plutôt que de tomber aux mains d&rsquo;un ennemi réputé pour ne pas respecter les conventions de Genève concernant les prisonniers.</p>



<h4>Effet de surprise</h4>



<p>Au Mali, l&rsquo;armée ne possède pas ce genre de spécialiste. Si un détachement des&nbsp;<a href="https://www.lepoint.fr/afrique/sahel-entre-boko-haram-et-al-qaida-les-armees-africaines-et-l-operation-barkhane-21-04-2019-2308773_3826.php">Forces armées maliennes (Fa</a>ma) n&rsquo;est pas accompagné par des éléments français, le guidage des Mirage sur des cibles précises est impossible. Les communications sur le terrain semblent aussi difficiles entre alliés africains et français. Les&nbsp;49&nbsp;soldats maliens morts le 1er&nbsp;novembre dans leur poste&nbsp;de la région de Ménaka, près de la frontière du Niger, semblaient bien isolés. Ils ont été submergés par plusieurs groupes qui ont déboulé de plusieurs directions après des tirs de mortiers. Les soldats qui n&rsquo;avaient pas déguerpi avaient plongé dans leurs abris. L&rsquo;effet de surprise et la panique ont fait le reste. Du ciel, le salut est arrivé trop tard. Il est de toute manière difficile pour les avions aux cocardes tricolores de couvrir en permanence l&rsquo;immense territoire dont ils ont la charge. Ils sont trop peu nombreux et trop sollicités. À la différence du théâtre afghan où des chasseurs de la coalition volaient 24&nbsp;heures sur&nbsp;24&nbsp;grâce à des relèves dans un périmètre délimité et à de nombreux ravitaillements en vol. Un système complexe conduit depuis Bahreïn par le Central Command avancé américain qui assurait en moins de cinq minutes un appui feu à des troupes alliées mises en difficulté au sol.</p>



<h4>Le plan de Barkhane contrecarré</h4>



<p>Quasi impossible au Mali pour le dispositif Barkhane qui ne possède pas les centaines d&rsquo;aéronefs des US Air Force déployés dans le Golfe et censés intervenir dans une zone de plus en plus vaste, sans moyens supplémentaires. Si les troupes françaises disposent de liaisons efficaces, leurs alliés maliens ne sont pas forcément en réseau déjà avec leur propre hiérarchie, dans leurs multiples implantations disséminées du nord au centre du pays. La force conjointe du G5 Sahel sur laquelle comptait Emmanuel Macron pour se désengager peu à peu du Sahel est restée un vœu pieux. Pour sortir de ce tunnel et espérer arrêter cette dangereuse fuite en avant dans laquelle les Forces maliennes se délitent dans un rapport de force qui leur est défavorable, les autorités françaises cherchent de nouveaux alliés, européens ou pas, qui détacheraient, dès le début 2020, des Forces spéciales auprès des unités maliennes au combat.</p>



<p>Une initiative qui s&rsquo;apparente aux OMLT (Operational Mentoring and Liaison Teams, ELTO en français pour Équipe de liaison et de tutorat opérationnel), déployés jadis en Afghanistan. Les militaires de la Task Force Lafayette appelaient avec le sourire «&nbsp;omelette&nbsp;» l&rsquo;acronyme de Operational Mentoring and Liaison Teams, de&nbsp;15&nbsp;à&nbsp;50&nbsp;spécialistes par unité afghane, qui entraînaient, conseillaient et permettaient aux soldats afghans de bénéficier des renseignements, des photographies aériennes et surtout de l&rsquo;appui feu des avions de la coalition de l&rsquo;époque. Français, Américains, mais aussi la majorité des&nbsp;68&nbsp;pays contributeurs avaient dépêché des militaires dans les OMLT répartis dans les cinq régions de l&rsquo;Afghanistan.</p>



<h4>Les attaques augmentent</h4>



<p>Au Sahel, ce dispositif&nbsp;pourrait être dupliqué. À l&rsquo;occasion d&rsquo;une visite en juin dernier au 4e Régiment d&rsquo;hélicoptères des forces spéciales à Pau, la ministre des Armées, Françoise Parly, a clairement lancé un appel aux pays européens pour qu&rsquo;ils envoient des forces spéciales auprès des armées sahéliennes. L&rsquo;Estonie et la Grande Bretagne, déjà présentes, les Pays-Bas, le Danemark, l&rsquo;Espagne, en tout une dizaine de pays ont été consultés pour constituer une force de&nbsp;450&nbsp;commandos qui pourraient d&rsquo;abord se répartir au sein des Fama. La plupart hésitent beaucoup à engager leurs soldats d&rsquo;élite dans une guerre africaine, dans un projet qui peut apparaître bien fragile face aux attaques coordonnées des groupes armés terroristes qui semblent galvaniser par les défaites successives de l&rsquo;armée malienne, laquelle perd des hommes, du matériel, des armes et des munitions à chaque attaque, ce qui encourage de nouvelles attaques.</p>



<p>Une situation qui a des répercussions dans l&rsquo;opinion africaine inquiète pour son avenir et de plus en plus critique envers l&rsquo;opération Barkhane qui tient pourtant les forces maliennes et burkinabè à bout de bras. «&nbsp;Cette saignée que le Mali vit ne peut plus continuer. Voulez-vous qu&rsquo;on se résigne à ce calvaire&nbsp;? Nous pouvons résister&nbsp;», a déclaré à Bamako au lendemain de l&rsquo;attaque l&rsquo;influent imam Mahamoud Dicko. Le défenseur des droits de l&rsquo;homme, le Sénégalais Alioune Tine, très influent dans la société civile africaine, prévient, lui, sur Twitter que «&nbsp;si l&rsquo;Afrique ne se mobilise pas pour le Mali et le Burkina, elle ne sera pas épargnée par le feu de brousse qui va vite gagner les pays côtiers de l&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest, les prochaines cibles de choix&nbsp;» des djihadistes.</p>



<p><strong>Source: Le Point Afrique/Mis en ligne : Lhi-tshiess Makaya-exaucée</strong></p>
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